Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

1 Corinthians 5:1-8

Le bruit est généralement répandu qu'il y a parmi vous de l'impudicité, et une impudicité telle qu'elle n'existe pas même chez les Gentils, car elle va jusques au point que l'un de vous possède la femme de son père ! Et vous êtes enflés d'orgueil ! Et vous n'êtes pas plutôt dans le deuil, afin que celui qui a commis cette action soit ôté du milieu de vous ? Car, pour moi, qui suis absent de corps, mais présent par l'esprit, j'ai déjà décidé, comme si j'étais présent, de livrer celui qui a commis cette action, après que mon esprit et vos personnes ont été rassemblés au nom de notre seigneur Jésus, de livrer, dis-je, un tel homme à Satan, par la puissance de notre Seigneur Jésus, pour détruire sa chair, afin que l'esprit soit sauvé dans la journée du seigneur. Votre orgueil est bien mal placé ! Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever la pâte tout entière ? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle ; aussi bien êtes-vous sans levain, car notre pâque aussi a été immolée, je veux dire Christ. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de perversité et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité.

First Reading

Isaiah 42

Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme prend plaisir : je mets mon esprit sur lui ; il montrera la justice aux nations. Il ne crie point, il n'élève point la voix, et ne la fait point retentir dans les rues. Il ne brise point le roseau cassé, et n'éteint point le lumignon qui fume encore, selon la vérité il montrera la justice. Il ne se ralentit ni ne se précipite, jusqu'à ce qu'il ait établi la justice sur la terre, et les îles sont dans l'attente de sa loi. Ainsi parle le Dieu, l'Éternel, qui créa les Cieux et les déploya, qui étendit la terre avec ses productions, qui mit un souffle dans le peuple qu'elle porte et un esprit dans ceux qui y marchent : Moi, l'Éternel, je t'appelle en ma grâce, et te prends par la main, je veux te garder, et te faire le médiateur de l'alliance de mon peuple et la lumière des nations, pour ouvrir les yeux aveugles, pour tirer de prison les captifs, et du cachot les habitants des ténèbres. Je suis l'Éternel, c'est là mon nom, et je ne donne ma gloire à nul autre, ni mon honneur aux idoles. Voici, les premiers oracles se sont accomplis, et j'annonce des choses nouvelles ; avant qu'elles germent, je vous les indique. Chantez à l'Éternel un cantique nouveau, et sa louange au bout de la terre, vous qui voguez sur la mer, et vous, les êtres qu'elle enserre, îles et hommes qui les habitez ! Que le désert et ses villes, et les campements habités par Cédar élèvent la voix ! qu'ils chantent, les habitants des rochers, et que de la cime des montagnes partent des acclamations ! Qu'on rende gloire à l'Éternel, et que dans les îles on publie ses louanges ! L'Éternel s'avance comme un héros, comme un homme de guerre ïl excite son ardeur, Il pousse un cri, et élève la clameur du combat, et contre ses ennemis Il montre sa force. Dès longtemps je me suis tu, je me suis tenu en repos, je me suis contenu ; comme la femme en travail je vais crier, pousser mon souffle et aspirer l'air à la fois. Je vais dévaster monts et coteaux, et sécher toute leur verdure ; je changerai les fleuves en terre ferme, et mettrai les lacs à sec. Et je ferai marcher des aveugles dans un chemin inconnu, et sur des sentiers inconnus je les mènerai, devant eux je changerai les ténèbres en clarté et les aspérités en plaine : ces choses je les ferai, et n'y manquerai point. Alors reculeront et seront confus ceux qui se confient aux idoles, et disent aux images : Vous êtes nos dieux. Sourds, entendez ! et vous, aveugles, regardez et voyez ! Qui est aveugle, sinon mon serviteur, et sourd comme mon envoyé que je délègue ? Qui est aveugle comme l'ami de Dieu, et aveugle comme le serviteur de l'Éternel ? Tu as vu beaucoup de choses, mais tu n'y as pas pris garde ; les oreilles étaient ouvertes, mais on n'écoutait pas. L'Éternel trouva bon, pour l'amour de sa justice, de donner une loi grande et magnifique. Et cependant, c'est un peuple pillé et dépouillé ! on les a tous mis aux fers dans des fosses, et dans des cachots ils sont cachés, ils ont été livrés en proie, et point de Sauveur ! au pillage, et personne qui dise : Restitue ! Qui parmi vous prêtera l'oreille à ceci, pour entendre et écouter à l'avenir ? Qui est-ce qui a livré Jacob au pillage et Israël aux spoliateurs ? N'est-ce pas l'Éternel contre qui nous péchâmes, et dont ils ne voulurent ni suivre la voie, ni écouter la loi ? Aussi a-t-il versé sur lui le feu de sa colère, et le poids de la guerre ; elle l'embrasa de toutes parts, et il ne comprit pas ; elle le consuma, et il ne rentra point en lui-même.

First Reading

Isaiah 6:1-13

L'année de la mort du roi Hosias, je vis le Seigneur assis sur un trône éminent et élevé, et les pans de son manteau remplissaient le temple. Des Séraphins debout l'entouraient ; ils avaient chacun d'eux six ailes : de deux ils se couvraient le visage, et de deux ils se couvraient les pieds, et de deux ils volaient. Et ils s'entre-répondaient disant : Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa magnificence ! Et les bases des seuils s'ébranlaient à la voix de ce chœur, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis : Malheur à moi ! je vais périr ! car je suis un homme aux lèvres souillées, et j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres souillées, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées ! Mais l'un des Séraphins vola jusqu'à moi, ayant dans sa main une pierre brûlante qu'avec une pince il avait prise sur l'autel. Et il en toucha ma bouche et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres, et ton crime est enlevé, et ton péché expié. Et j'entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Alors je dis : Me voici ! envoie-moi ! Et Il dit : Va, et dis à ce peuple : Écoutez, écoutez ! mais vous n'entendrez pas ! regardez ! regardez ! mais vous ne comprendrez pas ! Appesantis le cœur de ce peuple, et rends ses oreilles dures, et ses yeux aveugles ! de peur qu'il ne voie de ses yeux et n'entende de ses oreilles, et que son cœur ne comprenne, et qu'il ne se convertisse et ne soit guéri. Alors je dis : Jusques à quand ?… Seigneur ! Et il dit : Jusqu'à ce que s'écroulent leurs villes privées d'habitants, et leurs maisons privées d'hommes, et que leur pays soit désolé et désert. Car l'Éternel éloignera les hommes, et grande sera la solitude dans le pays. Que s'il y reste encore la dixième partie, une seconde ruine l'atteindra. Mais tel un térébinthe ou un chêne auquel, après la coupe, il reste un rejeton, ainsi [il lui restera] une sainte race pour rejeton.

Morning Prayer — First Lesson

Job 23

Et Job répondit et dit : Maintenant ma plainte est une révolte ! et pourtant la main qui me frappe, arrête de son poids l'essor de mes soupirs. Ah ! si je savais Le trouver, et arriver jusqu'à son trône ! J'exposerais ma cause devant Lui, et j'aurais la bouche pleine d'arguments ; je saurais en quels termes Il me répondrait, et j'entendrais ce qu'il me dirait. Faut-il qu'avec la plénitude de sa puissance, Il se constitue ma partie ? Non ! seulement qu'il me prête attention ! Alors ce serait un juste qui plaiderait avec Lui, et j'échapperais pour toujours à mon juge. Mais voici, vais-je à l'Orient ; Il n'y est pas ! à l'Occident ; je ne l'aperçois pas ! Agit-Il au Nord ; je ne le découvre pas ! S'enfonce-t-Il dans le Midi ; je ne le vois pas !… C'est qu'il sait quelle est la voie que je suis. Qu'il me mette à l'épreuve, j'en sortirai comme l'or. Mon pied a tenu ferme sur Ses pas, j'ai gardé sa voie, et n'ai point dévié. Des ordres de ses lèvres je ne m'écartai point, et je fis céder ma volonté aux paroles de sa bouche. Cependant Il n'a qu'une pensée : et qui l'en fera revenir ? Son âme a désiré, et Il exécute : Oui, Il accomplira mon destin, et Il me garde nombre de maux pareils. Voilà pourquoi en sa présence je suis éperdu ; je réfléchis, et je prends peur de Lui. Dieu aussi bien a brisé mon courage, et le Tout-puissant m'a effarouché ; car je ne suis pas muet par la crainte des ténèbres, ou parce que je m'effraie de moi-même qui suis couvert d'un sombre nuage.

Epistle

1 Peter 5:6-11

humiliez-vous donc sous la main puissante de Dieu, afin qu'il vous élève au moment convenable, ayant rejeté sur Lui tous vos soucis, car c'est Lui qui prend soin de vous. Soyez sobres, veillez : votre adversaire le diable, semblable à un lion rugissant, se promène en cherchant à dévorer ; résistez-lui en étant fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à ceux de vos frères qui sont dans le monde ; mais le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Christ à posséder Sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert pour un peu de temps, vous perfectionnera Lui-même, vous affermira, vous fortifiera. A Lui soit le pouvoir, pour les siècles. Amen !

First Reading

Proverbs 15

Une douce réponse calme le courroux ; mais une parole dure excite la colère. La langue des sages rend la science aimable ; la bouche des insensés épanche la folie. Les yeux de l'Éternel sont en tous lieux, observant les méchants et les bons. La langue qui calme, est un arbre de vie ; mais celle qui trouble, brise l'âme. L'insensé dédaigne les leçons de son père ; mais qui garde la correction, agit prudemment. Grande abondance dans la maison du juste, désordre dans le revenu de l'impie. Les lèvres du sage sèment la science, et le cœur des fous, des choses vaines. Le sacrifice des impies est l'abomination de l'Éternel ; mais la prière des hommes droits lui est agréable. La voie de l'impie est l'abomination de l'Éternel ; mais Il aime celui qui s'attache à la justice. Sévère leçon à qui s'écarte de la voie ; qui n'aime pas à être repris, périra. Les Enfers et l'abîme sont à découvert pour l'Éternel, et plus encore les cœurs des enfants des hommes. Le moqueur n'aime pas à être repris ; il ne s'approche point des sages. Un cœur joyeux rend le visage serein ; mais quand le cœur souffre, l'esprit est abattu. Le cœur de l'homme sensé cherche la science ; et le regard de l'insensé se repaît de folie. Tous les jours sont mauvais pour le malheureux ; mais le cœur content est un festin perpétuel. Mieux vaut avoir peu, et la crainte de Dieu, que de grands trésors, et le trouble. Mieux vaut un plat d'herbes, et de la cordialité, qu'un bœuf gras, et de la haine. L'homme colère excite des querelles, le patient apaise les rixes. La voie du paresseux est comme une haie d'épines ; le chemin des gens de bien est uni. Un fils sage réjouit son père ; mais un homme insensé méprise sa mère. La folie est le bonheur de qui manque de sens ; mais l'homme raisonnable suit le droit chemin. Inutiles sont les avis là où l'on ne délibère pas ; mais où il y a plusieurs conseillers, ils sont efficaces. C'est un plaisir pour l'homme quand sa bouche sait répondre ; et qu'un mot dit à propos va bien ! Le chemin de la vie est montant pour le sage, afin qu'il évite celui des Enfers qui descend. L'Éternel renverse la maison des superbes ; mais Il rend stable la borne de la veuve. Les plans de la malice sont l'abomination de l'Éternel ; mais les paroles de bonté sont pures devant lui. Celui-là ruine sa maison, qui est avide de gain ; mais celui qui n'aime pas les présents, vivra. Le cœur du juste médite sa réponse ; mais la bouche des impies vomit la malice. L'Éternel s'éloigne des impies, mais Il prête l'oreille à la prière des justes. Un regard affectueux réjouit le cœur ; une bonne nouvelle verse de la moelle dans les os. Celui dont l'oreille écoute les leçons de la vie, se trouve toujours au milieu des sages. Qui repousse les leçons, se condamne soi-même ; mais qui écoute les avis, gagne du sens. La crainte de l'Éternel est l'école de la sagesse ; et l'humilité précède la gloire.

Morning Prayer — Second Lesson

Mark 15

Et dès le matin, les grands prêtres ayant tenu conseil avec les anciens et les scribes, et le sanhédrin tout entier, après avoir enchaîné Jésus, l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Et Pilate lui demanda : « Es-tu le roi des Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Et les grands prêtres portaient contre lui de nombreuses accusations. Mais Pilate l'interrogeait de nouveau, en disant : « Est-ce que tu ne réponds pas ? Vois de combien de choses ils t'accusent. » Cependant Jésus ne répliqua plus rien, en sorte que Pilate était tout émerveillé. Or il leur accordait lors d'une fête l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'ils demandaient ; or le nommé Barabbas se trouvait enchaîné avec les séditieux qui, dans la sédition, avaient commis un meurtre. Et la foule étant montée, commença à réclamer ce qu'il faisait ordinairement pour eux ; et Pilate leur répliqua : « Voulez-vous que je vous élargisse le roi des Juifs ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Mais les grands prêtres soulevèrent la foule, afin qu'il leur élargît plutôt Barabbas. Or Pilate prenant de nouveau la parole leur disait : « Que ferai-je donc, dites-moi, du roi des Juifs ? » Et ils crièrent derechef : « Crucifie-le. » Mais Pilate leur disait : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux crièrent de plus belle : « Crucifie-le. » Or Pilate, voulant satisfaire la foule, leur, accorda l'élargissement de Barabbas, et livra Jésus après l'avoir fait flageller, afin qu'il fût crucifié. Cependant les soldats l'emmenèrent dans l'intérieur de la cour (c'est le prétoire), et ils convoquent toute la cohorte. Et ils le revêtent de pourpre ; et ils le ceignent, après l'avoir tressée, d'une couronne d'épines ; et ils se mirent à le saluer : « Salut, roi des Juifs ; » et ils lui frappaient la tête avec un roseau, et ils crachaient sur lui, et se mettant à genoux ils l'adoraient. Et lorsqu'ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent de la pourpre et le revêtirent de ses vêtements. Et ils l'emmenèrent pour le crucifier ; et ils mettent en réquisition, comme il passait, un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs (le père d'Alexandre et de Rufus), afin qu'il portât sa croix, Et ils le conduisent à l'endroit de Golgotha (qui signifie, étant traduit, endroit du crâne). Et ils lui donnaient du vin parfumé, mais lui ne le prit pas. Et ils le crucifient, et ils partagent ses vêtements, en les tirant au sort pour savoir ce que chacun prendrait. Or c'était la troisième heure, et ils le crucifièrent ; et l'inscription de sa sentence portait les mots : Le roi des Juifs. Et avec lui ils crucifièrent deux brigands, un à sa droite et un à sa gauche. [ Et ce passage de l'Écriture a été accompli, qui dit : « Et il a été compté parmi les criminels » ] Et les passants l'injuriaient, en branlant la tête et en disant : « Ohé ! toi qui détruis le temple et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même en descendant de la croix ! » De même aussi les grands prêtres, le bafouant entre eux avec les scribes, disaient : « Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! » Et ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient. Et quand la sixième heure fut venue, des ténèbres survinrent sur la terre entière jusques à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus s'écria en jetant un grand cri : « Eloi ! Eloi ! Lama sabaphthani ? » ce qui signifie, étant traduit : « Mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? » Et quelques-uns des assistants l'ayant entendu, disaient : « Voyez, il appelle Élie. » Mais quelqu'un étant accouru, et ayant rempli une éponge de vinaigre et l'ayant fixée à un roseau, lui donnait à boire, en disant : « Laissez, voyons si Élie vient le descendre. » Mais Jésus ayant poussé un grand cri expira. Et le rideau du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas. Mais le centurion, qui se tenait en face de lui, ayant vu qu'il avait expiré de la sorte, dit : « Vraiment cet homme était fils de Dieu. » Or il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, parmi lesquelles aussi Marie la Magdalène, et Marie mère de Jacques le petit, et la mère de Josès, et Salomé, lesquelles, lorsqu'il était en Galilée, le suivaient et le servaient, et beaucoup d'autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Et comme le soir était déjà venu (parce que c'était la préparation, c'est-à-dire l'avant-sabbat), arriva Joseph d'Arimathée, sénateur de distinction, qui lui aussi attendait le royaume de Dieu, et il s'introduisit hardiment auprès de Pilate, et réclama le corps de Jésus. Mais Pilate s'étonna qu'il fût déjà mort, et ayant fait appeler le centurion, il lui demanda si déjà il était mort ; et l'ayant appris du centurion, il fit don du cadavre à Joseph. Et ayant acheté un linceul, il l'enveloppa dans le linceul après l'avoir descendu, et il le déposa dans un sépulcre, qui avait été taillé dans le roc, et il roula une pierre contre l'entrée du sépulcre. Or Marie la Magdalène et Marie mère de Josès regardaient où on le mettait.

Responsorial Psalm

Psalm 119:1-16

Heureux ceux dont la voie est innocente, qui marchent selon la loi de l'Éternel ! Heureux ceux qui observent ses ordonnances, le cherchent de tout leur cœur, ne commettent point le mal, et marchent dans ses voies ! Tu as prescrit tes commandements, pour qu'on les garde avec soin ! O ! si mes voies étaient dirigées vers l'observation de tes commandements ! Alors je ne serais pas confus, en considérant tous tes préceptes. Je te louerai d'un cœur sincère, en apprenant tes justes lois. Je veux garder tes commandements : ne me laisse pas trop dans l'abandonnement !Beth. Comment un jeune homme rendra-t-il sa voie pure ? C'est en la surveillant d'après ta parole. Je te cherche de tout mon cœur : fais que je ne m'écarte pas de tes commandements ! Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne point pécher contre toi. Sois béni, ô Éternel ! enseigne-moi tes décrets ! De mes lèvres j'énumère toutes les lois sorties de ta bouche. La voie que tracent tes préceptes, me donne autant de joie que tous les trésors. Je veux méditer tes commandements, et avoir les yeux sur tes sentiers. Je fais mes délices de tes décrets, et je n'oublie point ta parole.Guimel.

Gospel

Luke 15:1-10

Or tous les publicains et les pécheurs s'approchaient de lui pour l'entendre, et les pharisiens et les scribes murmuraient en disant : « Celui-ci accueille des pécheurs et mange avec eux ! » Mais il leur adressa cette parabole-ci, en disant : « Quel est parmi vous l'homme qui, possédant cent brebis, s'il vient à en perdre une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert, et n'aille après celle qui est perdue jusques à ce qu'il l'ait retrouvée ? Et, quand il l'a retrouvée, il la place tout joyeux sur ses épaules, et, de retour chez lui, il appelle ses amis et ses voisins, en leur disant : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. » Je vous déclare que, de même, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. Ou bien, quelle est la femme qui, possédant dix drachmes, si elle vient à en perdre une, n'allume une lampe, et ne balaye sa maison, et ne cherche soigneusement jusques à ce qu'elle la retrouve ? Et, après l'avoir trouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, en disant : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue. » De même, je vous le déclare, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »

Responsorial Psalm

Psalm 6

Au maître chantre. Avec les instruments à cordes. En octave. Cantique de David.Éternel, ne me châtie pas selon ta colère, et ne me punis pas selon ton courroux ! Sois-moi propice, Éternel ! car je suis défaillant ; guéris-moi, Éternel ! car mes os sont ébranlés, et mon âme est fort ébranlée : mais toi, Éternel, jusques à quand ?… Reviens, Éternel, délivre mon âme, sauve-moi pour l'amour de ta grâce ! Car dans la mort ta mémoire n'est pas rappelée, et dans les Enfers qui pourrait te louer ? Je m'épuise en soupirs, et chaque nuit je baigne mon lit de pleurs, j'en inonde ma couche. Mes yeux s'éteignent dans le chagrin, ils dépérissent à cause de tous mes ennemis. Loin de moi, vous tous les artisans de malice ! car l'Éternel entend la voix de mes pleurs ; l'Éternel entend ma supplication, l'Éternel accueille ma prière. Tous mes ennemis sont confus, saisis d'un grand effroi, ils reculent confondus tout-à-coup.

Responsorial Psalm

Psalm 16

Ecrit de David.Garde-moi, ô Dieu, car je me retire vers toi ! J'ai dit à l'Éternel : Tu es le Seigneur, en toi j'ai mon souverain bien. Les saints, qui sont dans le pays, sont les nobles en qui je prends tout mon plaisir. Nombreux sont les maux de ceux qui courent ailleurs ; je n'offre point leurs libations de sang, et leurs noms ne sont jamais sur mes lèvres. L'Éternel est mon lot, et la coupe qui est ma part ; c'est toi qui m'assures mon héritage. Mon domaine m'est échu dans de beaux lieux, et mon patrimoine est aussi mon délice. Je bénis l'Éternel qui a été mon conseil ; et, les nuits même, mon cœur me donne ses avis. Je me suis proposé l'Éternel devant moi constamment ; car s'Il est à ma droite, je ne serai pas ébranlé. Aussi la joie est dans mon cœur, et l'allégresse dans mon âme, et ma chair aussi repose sûrement ; car tu n'abandonneras pas mon âme aux Enfers, et tu ne permettras pas que celui qui t'aime voie le tombeau. Tu me montreras les sentiers de la vie. En ta présence on trouve plénitude de joie, et dans ta droite, des plaisirs pour toujours.

Responsorial Psalm

Psalm 15

Cantique de David.Éternel, qui sera ton hôte dans ta tente ? Qui habitera sur ta sainte montagne ? Celui qui vit dans l'intégrité, et pratique la justice, et dit la vérité telle qu'elle est dans son cœur ; dont la langue ne sème point la calomnie, à son prochain ne cause point de dommage, et ne profère pas d'outrages contre son frère ; aux yeux de qui le réprouvé est digne de mépris, et qui honore les hommes craignant l'Éternel ; qui jure au méchant, et ne se dédit point ; qui ne tire de son argent aucun intérêt, et contre l'innocent n'accepte point de présents. Qui ainsi agira, ne sera point ébranlé.

Evening Prayer — First Lesson

Job 24;Job 25

Pourquoi le Tout-puissant n'a-t-Il pas des époques en réserve, et ses adorateurs ne voient-ils pas ses jours [de vengeance] ? On déplace les bornes, on ravit les troupeaux, et on les fait paître comme siens ; on enlève l'âne de l'orphelin, on prend pour gage le bœuf de la veuve ; on pousse le pauvre hors du chemin, et les malheureux du pays se cachent tous ; voici, comme des onagres, ils vont dans le désert à leur labeur, cherchant une proie ; la steppe leur donne du pain pour leurs enfants ; ils ramassent dans les champs leur fourrage, et grapillent dans la vigne de l'impie ; nus ils passent la nuit, faute de manteau, ils sont sans abri durant la froidure ; trempés par les pluies des montagnes, et manquant d'asile, ils embrassent les rochers. On arrache l'orphelin à la mamelle, et l'on prend pour gage la couverture du pauvre, qui s'en va nu, privé de manteau, et qui reste affamé en portant les gerbes ; dans leurs enclos il pressure l'olive, il foule au pressoir, et reste altéré. Du sein des villes sortent les soupirs des mourants, et l'âme des blessés crie au secours… Mais pour Dieu n'importe le contre-sens ! D'autres sont ennemis de la lumière, n'en connaissent pas les voies, et n'en pratiquent point les sentiers. Au jour, le meurtrier se lève, tue le misérable et le pauvre, et la nuit, il est comme le voleur. L'œil de l'adultère épie le crépuscule, disant : Aucun œil ne me verra ! et d'un voile il se couvre la tête… De nuit, ils percent les murs des maisons, de jour, ils se tiennent renfermés, ne connaissant pas la lumière. Car le matin est pour eux l'ombre de la mort, et les terreurs nocturnes leur sont familières. Vite [l'impie] passe comme glissant sur les eaux ! dans le pays son héritage est maudit ! il ne se tourne plus du côté de ses vignes ! Comme le sec et le chaud enlèvent l'eau de neige, ainsi l'Enfer absorbe ceux qui ont péché ! le sein maternel les oublie ! ils font le régal des vers ! on ne pense plus à eux ! comme le bois l'impie est brisé, lui qui dépouilla la femme stérile, celle qui n'enfantait pas, et qui ne fit aucun bien à la veuve !… Non ! Dieu par sa force conserve les violents ; l'impie se relève, alors qu'il ne compte plus sur sa vie. Il lui donne de quoi se rassurer, afin qu'il soit soutenu, et Il a les yeux sur ses voies ; ils se sont élevés : il ne faut qu'un instant, et ils ne sont plus : les voilà gisants, ils meurent comme tous les hommes, ils sont moissonnés comme les cimes des épis. S'il n'en était pas ainsi, qui me démentirait, et mettrait mon discours à néant ? Et Bildad de Such répondit et dit : Il a l'empire et une majesté redoutable ; Il fait régner la paix dans ses hautes régions. Peut-on compter ses bataillons ? Et sur qui ne se lève pas sa lumière ? Aussi comment serait juste l'homme devant Dieu, et comment pur, l'enfant de la femme ? Voici, la lune même n'est pas brillante, ni les étoiles pures, à ses yeux ! Combien moins le mortel, qui est un ver, et l'enfant de l'homme, qui est un vermisseau !

Second Reading

Galatians 2

Ensuite, après quatorze ans d'intervalle, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, en prenant aussi Tite avec moi. Mais j'y montai par suite d'une révélation, et je leur exposai l'évangile que je prêche parmi les Gentils, mais je m'entretins séparément avec les plus considérés, afin de ne pas courir ou de n'avoir pas couru inutilement. Mais Tite qui m'accompagnait, et qui était Grec, ne put pas même être contraint de se faire circoncire, et ce fut à cause des faux frères intrus qui s'étaient furtivement introduits pour espionner la liberté que nous possédons en Christ Jésus, afin de nous asservir complètement ; auxquels nous n'accordâmes, pas même un instant, la soumission qu'ils demandaient, afin que la vérité de l'évangile vous fût maintenue. Mais, de la part de ceux qui étaient tenus en haute considération… quels qu'ils aient été, cela ne me fait rien ; Dieu ne fait pas acception de personnes… quant à moi en effet, les plus considérés ne me suggérèrent rien, mais au contraire, voyant que l'évangile de l'incirconcision m'a été confié, comme à Pierre celui de la circoncision, (en effet Celui qui a agi en faveur de Pierre pour l'apostolat de la circoncision a aussi agi en ma faveur parmi les Gentils), et reconnaissant la grâce qui m'a été donnée, Jacques, et Céphas, et Jean, qui sont tenus pour les colonnes, me donnèrent leurs mains droites ainsi qu'à Barnabas, en signe d'union, afin que, nous, nous allassions vers les Gentils, et eux vers les circoncis ; demandant seulement que nous nous souvinssions des pauvres, ce que je me suis aussi appliqué à faire, précisément à cause de cela. Mais, lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il avait été condamné ; en effet, avant l'arrivée de quelques personnes qui venaient d'auprès de Jacques, il mangeait en commun avec les Gentils, mais quand il fut venu, il s'esquivait et se tenait à l'écart par crainte des circoncis ; et les autres Juifs s'associèrent à sa dissimulation, en sorte que Barnabas aussi fut entraîné par leur hypocrisie. Mais, lorsque je vis qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'évangile, je dis à Céphas en présence de tous : « Si toi, qui es Juif, tu vis en Gentil et non en Juif, comment contrains-tu les Gentils à judaïser ? Pour nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pas des pécheurs d'entre les Gentils ; néanmoins, sachant que l'homme n'est point justifié par les œuvres de la loi, mais par la foi en Christ Jésus, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi ; car, par les œuvres de la loi personne ne sera justifié. Mais, si, en cherchant à être justifiés par Christ, nous-mêmes aussi nous étions trouvés pécheurs, Christ ne devient-il pas un ministre du péché ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si ce que j'ai détruit, je le construis derechef, je me déclare moi-même un transgresseur ; car, pour moi, c'est par la loi que je suis mort quant à la loi, afin de vivre pour Dieu ; j'ai été crucifié avec Christ ; si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ qui vit en moi ; quant à la vie dont je vis maintenant dans ma chair, je vis dans la foi en Dieu et en Christ qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car, si c'est par la loi que s'obtient la justice, c'est donc pour rien que Christ est mort ! »

Second Reading

I Corinthians 7

Quant aux points sur lesquels vous m'avez écrit, je réponds qu'il est bon pour un homme de s'abstenir de femme ; toutefois que chacun, à cause des impudicités, ait sa propre femme, et que chacune ait son propre mari. Que le mari paie sa dette à sa femme, et la femme de même à son mari. La femme n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est le mari ; de même aussi le mari n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est la femme ; ne vous privez pas l'un de l'autre, si ce n'est momentanément d'un commun accord, afin de vaquer à la prière et de vous rapprocher de nouveau, afin que Satan ne vous séduise pas à la faveur de votre incontinence. Toutefois c'est par condescendance, et non comme un ordre, que je dis cela, car je voudrais que tous les hommes fussent comme moi ; mais chacun tient de Dieu une grâce particulière, l'un d'une façon, et l'autre d'une autre. Or, je déclare à ceux qui ne sont pas mariés, et aux veuves, qu'il leur est bon de demeurer dans l'état où je suis aussi ; mais s'ils manquent de continence, qu'ils se marient, car il vaut mieux se marier que de brûler. Quant à ceux qui sont mariés, je leur prescris (non pas moi toutefois, mais le Seigneur), que la femme ne se sépare pas de son mari ; (si toutefois elle s'en sépare, qu'elle demeure hors mariage, ou se réconcilie avec son mari) ; et que le mari ne répudie pas sa femme. Quant aux autres, c'est moi, et non le Seigneur, qui leur dis : si un frère a une femme incrédule, et que celle-ci consente à habiter avec lui, qu'il ne la répudie pas ; et qu'une femme qui a un mari incrédule, si celui-ci consent à habiter avec elle, qu'elle ne répudie pas son mari ; car le mari incrédule a été sanctifié par sa femme, et la femme incrédule a été sanctifiée par le frère, puisque autrement vos enfants seraient impurs, tandis qu'en fait ils sont saints. Mais si l'incrédule se sépare, qu'on le laisse faire ; le frère ou la sœur ne sont pas asservis dans des cas pareils, mais c'est pour vivre dans la paix que Dieu nous a appelés. En effet que sais-tu, ô femme, si tu sauveras ton mari ? Ou que sais-tu, ô homme, si tu sauveras ta femme ? Seulement, que chacun se conduise selon le lot que le Seigneur lui a départi, selon l'appel que Dieu lui a adressé ; et c'est ainsi que j'ordonne dans toutes les églises. Quelqu'un a été appelé étant circoncis, qu'il ne simule pas l'incirconcision. Quelqu'un a été appelé étant incirconcis, qu'il ne se fasse pas circoncire. La circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien, mais ce qui est tout, c'est d'observer les commandements de Dieu. Que chacun demeure en l'état où il était quand il a été appelé : as-tu été appelé étant esclave, ne t'en fais point de souci, mais, quand même tu peux devenir libre, reste plutôt ce que tu es, car l'esclave qui a été appelé dans le seigneur est un affranchi du seigneur ; de même aussi l'homme libre qui a été appelé est un esclave de Christ. Vous avez été chèrement achetés ; ne devenez pas esclaves des hommes. Frères, que chacun demeure devant Dieu dans l'état où il était lorsqu'il a été appelé. Quant à ceux qui sont vierges, je ne possède aucun ordre du seigneur, mais je donne un avis, comme ayant reçu de la miséricorde du Seigneur la grâce d'être fidèle : je pense donc qu'il est bon, vu l'imminente crise, qu'il est bon, dis-je, à un homme d'être en cet état. Es-tu lié à une femme ? Ne cherche pas à t'en détacher. N'as-tu plus de femme ? Ne recherche pas de femme. Toutefois, quand même tu t'es marié, tu n'as pas péché, et si quelqu'un qui est vierge s'est marié, il n'a pas péché ; mais ceux qui agissent ainsi auront des tribulations en leur chair, tandis que moi je vous ménage. Or ce que je dis, frères, c'est que le temps qui reste est court, afin que ceux aussi qui ont des femmes soient comme n'en ayant pas, et ceux qui pleurent comme ne pleurant pas, et ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas, et ceux qui achètent comme ne possédant pas, et ceux qui usent du monde comme n'en abusant pas ; car la figure de ce monde passe ; or je voudrais que vous fussiez libres de toute inquiétude. Celui qui n'est pas marié s'inquiète des choses du Seigneur, et de la manière dont il plaira au Seigneur, tandis que celui qui est marié s'inquiète des choses du monde, et de la manière dont il plaira à sa femme, et il est partagé. La femme non mariée et la vierge s'inquiètent aussi des choses du Seigneur, afin d'être saintes, et de corps, et d'esprit, tandis que celle qui est mariée s'inquiète de la manière dont elle plaira à son mari. C'est dans votre intérêt que je vous parle ainsi, non pour vous prendre dans un filet, mais en vue de ce qui convient et de ce qui affermit dans le Seigneur sans distraction. Toutefois, si quelqu'un pense qu'il est inconvenant pour sa fille de la laisser dépasser la fleur de l'âge, et qu'il faut que cela se fasse ainsi, qu'il agisse comme il l'entend ; il ne pèche pas ; qu'ils se marient. Mais celui qui est parfaitement décidé en son cœur, qui, loin de subir aucune nécessité, possède le plein exercice de sa propre volonté, et qui a résolu en son cœur de conserver sa fille vierge, celui-là fera bien ; en sorte que celui qui marie sa fille vierge fera bien, et celui qui ne la marie pas fera mieux. Une femme est liée pendant tout le temps que vit son mari ; mais si son mari est venu à mourir, elle est libre de se marier à qui elle veut ; seulement, que ce soit dans le seigneur ; toutefois, si elle demeure comme elle est, elle est plus heureuse à mon avis, car je m'imagine que moi aussi je possède l'esprit de Dieu.

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1 Peter 1:1-12

Pierre, apôtre de Jésus-Christ, aux voyageurs de la dispersion dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie, qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l'esprit, pour obéir, et pour recevoir l'aspersion du sang de Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées ! Béni soit Dieu, qui est aussi le Père de notre seigneur Jésus-Christ, Lui qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts pour une espérance vivante, pour un héritage incorruptible, immaculé, inaltérable, lequel est réservé dans les cieux pour vous, qui, grâce à la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi, en vue du salut prêt à être révélé dans l'époque dernière, dans laquelle vous devez tressaillir d'allégresse, après avoir été, pendant peu de temps encore, s'il le faut, attristés par des tentations de diverse nature, afin que l'épreuve à laquelle est mise votre foi, plus précieuse que l'or qui, tout périssable qu'il est, est cependant éprouvé par le feu, se tourne en louange, en gloire, et en honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ, que vous aimez sans l'avoir vu, à l'égard duquel, sans le voir encore, mais en croyant, vous êtes transportés d'une joie inexprimable et glorieuse, parce que vous obtenez, ce qui est le terme de la foi, le salut des âmes. C'est de ce salut que se sont informés et enquis les prophètes qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était destinée, recherchant à quel moment ou à quelles circonstances faisait allusion l'esprit qui, en eux, attestait d'avance les souffrances à endurer pour Christ et les gloires dont elles seraient suivies. Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils étaient chargés des choses qui vous sont maintenant annoncées par l'entremise de ceux qui vous ont prêché la bonne nouvelle par l'esprit saint envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards.

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Philippians 2:1-4

Si donc il existe quelque consolation en Christ, s'il existe quelque soulagement de la charité, s'il existe quelque union d'esprit, s'il existe quelque tendresse et quelques compassions, rendez ma joie parfaite, afin d'être animés du même sentiment, ayant la même charité, formant une seule âme, étant animés d'un seul et même sentiment, et d'aucun de ceux qu'inspirent l'intrigue et la vaine gloire, mais regardant réciproquement les autres par humilité comme supérieurs à vous-mêmes, ne songeant point chacun à vos propres intérêts, mais chacun aussi à ceux des autres.

Gospel

Luke 12

Sur ces entrefaites les myriades de la multitude s'étant agglomérées de manière à se fouler réciproquement, il se mit à dire à ses disciples : « Avant tout tenez-vous en garde contre le levain, je veux dire l'hypocrisie, des pharisiens ; mais il n'est rien de couvert qui ne doive être manifesté, ni rien de caché qui ne doive être connu. C'est pourquoi tout ce que vous avez dit dans les ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce dont vous avez parlé à l'oreille dans les chambres sera proclamé sur les toits. Mais je vous dis, à vous qui êtes mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus ; mais je vous montrerai qui vous avez à craindre. Craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne. Oui, je vous le dis, craignez Celui-là. Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as ? Eh bien, pas un seul d'entre eux n'est oublié devant Dieu ; mais les cheveux même de votre tête ont tous été comptés. Ne craignez point ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux. Or je vous déclare que quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, le fils de l'homme se déclarera aussi pour lui devant les anges de Dieu ; mais celui qui m'aura renié devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu. Et quiconque proférera une parole contre le fils de l'homme, il lui sera pardonné, mais à celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, il ne sera pas pardonné. Mais quand ils vous entraîneront devant les synagogues et les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez point de la forme ni des moyens de votre défense, ni de ce que vous pourrez dire ; car le Saint-Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu'il faut dire. » Or quelqu'un de la foule lui dit : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Mais il lui dit : « O homme ! qui est-ce qui m'a établi sur vous juge ou arbitre ? » Puis il leur dit : « Prenez garde, et préservez-vous de toute espèce de cupidité ; car ce n'est pas parce qu'il a du superflu, que la vie de quelqu'un dépend de ce qu'il possède. » Or il leur adressa une parabole, en disant : « La terre d'un homme riche avait porté une abondante récolte, et il délibérait en lui-même, disant : « Que ferai-je ? car je n'ai pas de place pour serrer mes fruits ? » Et il dit : « Voici ce que je ferai ; j'abattrai mes greniers et j'en bâtirai de plus grands, et j'y serrerai tout mon blé et mes biens, et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens amassés pour beaucoup d'années, repose-toi, mange, bois, réjouis-toi. » Mais Dieu lui dit : « Insensé, cette nuit-ci on doit te redemander ton âme, mais ce que tu as mis en réserve, à qui sera-t-il ? » Il en est ainsi de celui qui thésaurise pour lui-même et qui ne s'enrichit pas pour Dieu. » Puis il dit aux disciples : « C'est pourquoi je vous le déclare : ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus ; car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. Observez les corbeaux : car ils ne sèment, ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien ne valez-vous pas mieux que les oiseaux ? Mais lequel de vous peut, par ses inquiétudes, ajouter une coudée à sa taille ? Si donc vous ne pouvez pas même la moindre chose, pourquoi vous inquiétez-vous du reste ? Observez les lys : comment croissent-ils ? Ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous le déclare, Salomon dans toute sa gloire ne s'est pas même vêtu comme l'un d'eux. Or, si Dieu revêt ainsi dans là campagne l'herbe qui vit aujourd'hui et qui demain est jetée dans un four, à combien plus forte raison le fera-t-Il pour vous, gens de peu de foi ? Ne cherchez pas non plus ce que vous mangerez et ce que vous boirez, et soyez sans inquiétude ; car ce sont les nations de ce monde qui recherchent toutes ces choses, tandis que votre Père sait que vous en avez besoin. Eh bien cherchez Son royaume, et ces choses-là vous seront données par-dessus. Ne craignez point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume ; vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumônes, faites-vous des bourses qui ne vieillissent point, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n'approche point, et où la teigne ne détruit point ; car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. « Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées, et soyez vous-mêmes semblables à des hommes qui attendent le moment où leur maître reviendra des noces, afin que, lorsqu'il sera arrivé et qu'il aura heurté, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces esclaves-là que le maître à son arrivée trouvera veillant ! En vérité je vous déclare qu'il se ceindra, et les fera mettre à table, et qu'il viendra les servir. Et, soit qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, et qu'il les trouve en cet état, bien heureux sont-ils ! Mais sachez ceci, c'est que si le chef de famille savait à quelle heure le voleur devait venir, il aurait veillé, et n'aurait pas laissé forcer sa maison. Vous aussi soyez prêts, car le fils de l'homme doit venir à l'heure dont vous ne vous doutez pas. ». Mais Pierre dit : « Seigneur, est-ce à nous que tu adresses cette parabole, ou aussi à tous. » Et le seigneur dit : « Quel est donc l'économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens pour donner la ration à propos ? Heureux cet esclave que son maître, à son arrivée, trouvera agissant de la sorte ! En vérité je vous déclare qu'il le mettra à la tête de tous ses biens. Mais si cet esclave-là se dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, et qu'il se mette à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, le maître de cet esclave arrivera le jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas, et il le pourfendra, et il lui assignera son lot parmi les infidèles. Mais cet esclave qui, ayant connu la volonté de son maître, ne s'est pas tenu prêt ou n'a pas agi selon sa volonté, sera battu de plusieurs coups ; tandis que celui qui, ne l'ayant pas connue, a fait néanmoins des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. Or, à quiconque il a été beaucoup donné, il lui sera beaucoup redemandé, et à qui on a beaucoup confié, on lui demandera encore davantage. Je suis venu apporter du feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer si déjà il est allumé ? Mais il est un baptême dont je dois être baptisé ; et dans quelle angoisse ne suis-je pas, jusques à ce qu'il ait été accompli ! Vous imaginez-vous que je suis venu pour mettre la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais plutôt la discorde ; car désormais il y en aura cinq dans une maison qui seront en discorde, trois contre deux, et deux contre trois ; le père sera en discorde avec le fils et le fils avec le père, la mère avec la fille, et la fille avec la mère, la belle-mère avec sa bru, et la bru avec la belle-mère. » Or il disait aussi à la foule : « Quand vous voyez un nuage qui se lève au couchant, vous dites aussitôt : « la pluie va venir, » et c'est ce qui arrive ; et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dites : « il y aura une grande chaleur, » et c'est ce qui arrive. Hypocrites ! vous savez discerner l'aspect de la terre et du ciel, mais comment ne savez-vous pas discerner le temps actuel ? Mais pourquoi ne jugez-vous pas non plus par vous-mêmes de ce qui est juste ? Car lorsque tu vas avec ton adversaire devant un magistrat, fais tes efforts pendant la route pour te réconcilier avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge ; et le juge te livrera au recors et le recors te jettera en prison. Je te déclare que tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé jusqu'à la dernière pite. »

Evening Prayer — Second Lesson

2 Corinthians 12

Faut-il s'enorgueillir ? Il est vrai que cela n'est pas utile, néanmoins j'en viendrai même aux visions et aux révélations du Seigneur : je connais un homme en Christ qui, il y a quatorze ans, que ce fût avec son corps, je l'ignore, que ce fût sans son corps, je l'ignore, Dieu le sait, un homme, dis-je, qui fut enlevé jusqu'au troisième ciel. Et je sais que ce même homme, que ce fût avec son corps, que ce fût sans son corps, Dieu le sait, fut enlevé dans le paradis, et entendit d'ineffables paroles qu'il n'est pas permis à un homme de proférer. C'est pour cet homme-là que je m'enorgueillirai, mais pour moi-même je ne m'enorgueillirai point, si ce n'est de mes faiblesses, (ce n'est pas que, si je voulais m'enorgueillir, j'eusse perdu la raison, car je dirais la vérité, mais je m'en abstiens, afin que personne ne m'attribue plus que ce qu'il me voit faire ou m'entend dire) et si ce n'est de l'excès de mes révélations. C'est pourquoi, afin que je ne m'exalte point, il m'a été donné, comme une épreuve pour la chair, un ange de Satan, afin qu'il me soufflette pour que je ne m'exalte point ; trois fois j'ai prié à son sujet le seigneur, afin qu'il s'éloignât de moi, et il m'a dit : « Ma grâce te suffit, car la puissance déploie tous ses effets dans la faiblesse. » Je m'enorgueillirai donc beaucoup plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C'est pourquoi je prends plaisir aux faiblesses, aux injures, aux calamités, aux persécutions et aux détresses, à cause de Christ ; car quand je suis faible, alors je suis puissant. Je me suis laissé aller à déraisonner ; c'est vous qui m'y avez contraint, car quant à moi j'aurais dû être recommandé par vous ; je n'ai en effet été inférieur en quoi que ce soit aux apôtres de la plus haute volée, quoique je ne sois rien. Les marques de l'apôtre se sont fait reconnaître parmi vous avec une pleine persévérance par des signes et des prodiges et des miracles. Car en quoi avez-vous été lésés par comparaison avec les autres églises, sauf en ce que moi-même je ne vous ai pas été à charge ? Pardonnez-moi cette injustice. Voici, pour la troisième fois je suis prêt à me rendre auprès de vous, et je ne vous serai pas à charge, car ce n'est pas ce qui est à vous que je recherche, mais c'est vous ; ce ne sont pas en effet les enfants qui doivent thésauriser pour leurs parents, mais les parents pour leurs enfants. Quant à moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même entièrement pour vos âmes, dussé-je, en vous aimant toujours plus, être toujours moins aimé. Eh bien ! soit ; je ne vous ai pas été personnellement à charge, mais, étant plein d'astuce, je me suis emparé de vous par ruse. Est-ce qu'aucun de ceux que je vous ai envoyés m'a servi à vous duper ? J'ai encouragé Tite, et avec lui j'ai envoyé le frère ; est-ce que Tite vous a dupés ? N'avons-nous pas marché dans le même esprit et suivi les mêmes traces ? Vous vous imaginez depuis longtemps que nous nous justifions devant vous ; c'est devant Dieu que nous parlons en Christ, mais tout ce que nous disons, mes bien-aimés, c'est pour votre édification ; car je crains qu'à mon arrivée je ne vous trouve pas tels que je désirerais, et que moi-même je ne sois pas trouvé par vous tel que vous désireriez ; je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des emportements, des intrigues, des calomnies, des délations, des vanteries, des révoltes. Est-ce qu'à mon arrivée mon Dieu m'humiliera de nouveau par rapport à vous, et aurai-je à pleurer sur beaucoup de ceux qui ont ci-devant péché, et qui ne se seront pas repentis de l'impureté, de l'impudicité, du débordement auxquels ils se sont livrés ?

Gospel

Luke 20:20-40

Et s'étant mis à l'épier, ils dépêchèrent des gens subornés qui feignaient d'être justes, afin de surprendre une parole de lui, de manière à le livrer au magistrat et à l'autorité du gouverneur. Et ils l'interrogèrent en disant : « Maître, nous savons que tu parles et que tu enseignes comme il convient, et que tu ne fais point acception de personnes, mais que tu enseignes avec vérité la voie de Dieu. Nous est-il permis ou non de payer le tribut à l'empereur ? » Mais ayant démêlé leur fourberie, il leur dit : « Montrez-moi un denier : de qui porte-t-il l'effigie et la légende ? » Ils dirent : « De l'empereur. » Or il leur dit : « Eh bien, rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils ne purent rien reprendre à cette parole en présence du peuple, et émerveillés de sa réponse ils se turent. Or quelques-uns des sadducéens, qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, s'étant approchés, l'interrogeaient en disant : « Maître, Moïse nous a prescrit que, si le frère de quelqu'un vient à mourir en ayant une femme, et qu'il soit sans enfant, son frère prenne la femme et suscite une postérité à son frère. Il y avait donc sept frères ; et le premier ayant pris une femme est mort sans enfant ; et le second et le troisième la prirent ; mais de même aussi les sept n'ont point laissé d'enfants, et ils sont morts ; enfin la femme aussi mourut. Cette femme donc, lors de la résurrection, duquel d'entre eux doit-elle devenir la femme ? Car les sept l'ont eue pour femme. » Et Jésus leur dit : « Les fils de ce siècle-ci prennent des femmes et les femmes des maris, mais ceux qui auront été jugés dignes d'avoir part à ce siècle-là et à la résurrection d'entre les morts ne prennent point de femmes ni les femmes de maris, en effet ils ne peuvent plus mourir, car ils sont égaux aux anges, et ils sont fils de Dieu en étant fils de la résurrection. Mais, que les morts ressuscitent, c'est ce que Moïse même a indiqué dans le passage du buisson, lorsqu'il parle du Seigneur qui est le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob. Or Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants, car pour Lui tous sont vivants. » Or quelques-uns des scribes prenant la parole dirent : « Maître, tu as bien parlé ! » Car ils n'osaient plus lui adresser aucune question.

Gospel

Matthew 5:21-26

« Vous avez appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne tueras point ; mais celui qui aura tué sera justiciable du tribunal. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque s'irrite contre son frère, sera justiciable du tribunal ; et que celui qui aura dit à son frère : Raca, sera justiciable du sanhédrin ; et que celui qui lui aura dit : Insensé, sera justicié dans la géhénne du feu. « Si donc tu viens présenter ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque grief contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va-t-en d'abord te réconcilier avec ton frère, et alors reviens présenter ton offrande. Mets-toi promptement d'accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, de peur que ton adversaire ne te livre au juge, et le juge à l'huissier, et que tu ne sois jeté en prison. En vérité je te déclare, tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé le dernier quadrant.

Gospel

Luke 12

Sur ces entrefaites les myriades de la multitude s'étant agglomérées de manière à se fouler réciproquement, il se mit à dire à ses disciples : « Avant tout tenez-vous en garde contre le levain, je veux dire l'hypocrisie, des pharisiens ; mais il n'est rien de couvert qui ne doive être manifesté, ni rien de caché qui ne doive être connu. C'est pourquoi tout ce que vous avez dit dans les ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce dont vous avez parlé à l'oreille dans les chambres sera proclamé sur les toits. Mais je vous dis, à vous qui êtes mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus ; mais je vous montrerai qui vous avez à craindre. Craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne. Oui, je vous le dis, craignez Celui-là. Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as ? Eh bien, pas un seul d'entre eux n'est oublié devant Dieu ; mais les cheveux même de votre tête ont tous été comptés. Ne craignez point ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux. Or je vous déclare que quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, le fils de l'homme se déclarera aussi pour lui devant les anges de Dieu ; mais celui qui m'aura renié devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu. Et quiconque proférera une parole contre le fils de l'homme, il lui sera pardonné, mais à celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, il ne sera pas pardonné. Mais quand ils vous entraîneront devant les synagogues et les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez point de la forme ni des moyens de votre défense, ni de ce que vous pourrez dire ; car le Saint-Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu'il faut dire. » Or quelqu'un de la foule lui dit : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Mais il lui dit : « O homme ! qui est-ce qui m'a établi sur vous juge ou arbitre ? » Puis il leur dit : « Prenez garde, et préservez-vous de toute espèce de cupidité ; car ce n'est pas parce qu'il a du superflu, que la vie de quelqu'un dépend de ce qu'il possède. » Or il leur adressa une parabole, en disant : « La terre d'un homme riche avait porté une abondante récolte, et il délibérait en lui-même, disant : « Que ferai-je ? car je n'ai pas de place pour serrer mes fruits ? » Et il dit : « Voici ce que je ferai ; j'abattrai mes greniers et j'en bâtirai de plus grands, et j'y serrerai tout mon blé et mes biens, et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens amassés pour beaucoup d'années, repose-toi, mange, bois, réjouis-toi. » Mais Dieu lui dit : « Insensé, cette nuit-ci on doit te redemander ton âme, mais ce que tu as mis en réserve, à qui sera-t-il ? » Il en est ainsi de celui qui thésaurise pour lui-même et qui ne s'enrichit pas pour Dieu. » Puis il dit aux disciples : « C'est pourquoi je vous le déclare : ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus ; car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. Observez les corbeaux : car ils ne sèment, ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien ne valez-vous pas mieux que les oiseaux ? Mais lequel de vous peut, par ses inquiétudes, ajouter une coudée à sa taille ? Si donc vous ne pouvez pas même la moindre chose, pourquoi vous inquiétez-vous du reste ? Observez les lys : comment croissent-ils ? Ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous le déclare, Salomon dans toute sa gloire ne s'est pas même vêtu comme l'un d'eux. Or, si Dieu revêt ainsi dans là campagne l'herbe qui vit aujourd'hui et qui demain est jetée dans un four, à combien plus forte raison le fera-t-Il pour vous, gens de peu de foi ? Ne cherchez pas non plus ce que vous mangerez et ce que vous boirez, et soyez sans inquiétude ; car ce sont les nations de ce monde qui recherchent toutes ces choses, tandis que votre Père sait que vous en avez besoin. Eh bien cherchez Son royaume, et ces choses-là vous seront données par-dessus. Ne craignez point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume ; vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumônes, faites-vous des bourses qui ne vieillissent point, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n'approche point, et où la teigne ne détruit point ; car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. « Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées, et soyez vous-mêmes semblables à des hommes qui attendent le moment où leur maître reviendra des noces, afin que, lorsqu'il sera arrivé et qu'il aura heurté, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces esclaves-là que le maître à son arrivée trouvera veillant ! En vérité je vous déclare qu'il se ceindra, et les fera mettre à table, et qu'il viendra les servir. Et, soit qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, et qu'il les trouve en cet état, bien heureux sont-ils ! Mais sachez ceci, c'est que si le chef de famille savait à quelle heure le voleur devait venir, il aurait veillé, et n'aurait pas laissé forcer sa maison. Vous aussi soyez prêts, car le fils de l'homme doit venir à l'heure dont vous ne vous doutez pas. ». Mais Pierre dit : « Seigneur, est-ce à nous que tu adresses cette parabole, ou aussi à tous. » Et le seigneur dit : « Quel est donc l'économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens pour donner la ration à propos ? Heureux cet esclave que son maître, à son arrivée, trouvera agissant de la sorte ! En vérité je vous déclare qu'il le mettra à la tête de tous ses biens. Mais si cet esclave-là se dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, et qu'il se mette à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, le maître de cet esclave arrivera le jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas, et il le pourfendra, et il lui assignera son lot parmi les infidèles. Mais cet esclave qui, ayant connu la volonté de son maître, ne s'est pas tenu prêt ou n'a pas agi selon sa volonté, sera battu de plusieurs coups ; tandis que celui qui, ne l'ayant pas connue, a fait néanmoins des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. Or, à quiconque il a été beaucoup donné, il lui sera beaucoup redemandé, et à qui on a beaucoup confié, on lui demandera encore davantage. Je suis venu apporter du feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer si déjà il est allumé ? Mais il est un baptême dont je dois être baptisé ; et dans quelle angoisse ne suis-je pas, jusques à ce qu'il ait été accompli ! Vous imaginez-vous que je suis venu pour mettre la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais plutôt la discorde ; car désormais il y en aura cinq dans une maison qui seront en discorde, trois contre deux, et deux contre trois ; le père sera en discorde avec le fils et le fils avec le père, la mère avec la fille, et la fille avec la mère, la belle-mère avec sa bru, et la bru avec la belle-mère. » Or il disait aussi à la foule : « Quand vous voyez un nuage qui se lève au couchant, vous dites aussitôt : « la pluie va venir, » et c'est ce qui arrive ; et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dites : « il y aura une grande chaleur, » et c'est ce qui arrive. Hypocrites ! vous savez discerner l'aspect de la terre et du ciel, mais comment ne savez-vous pas discerner le temps actuel ? Mais pourquoi ne jugez-vous pas non plus par vous-mêmes de ce qui est juste ? Car lorsque tu vas avec ton adversaire devant un magistrat, fais tes efforts pendant la route pour te réconcilier avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge ; et le juge te livrera au recors et le recors te jettera en prison. Je te déclare que tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé jusqu'à la dernière pite. »

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Today's readings, every morning

Bosko brings the daily readings for your tradition to your day — with a reflection, the full Bible in 30 translations, and the liturgical calendar, in 18 languages.