Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

1 Corinthians 7:1-11

Quant aux points sur lesquels vous m'avez écrit, je réponds qu'il est bon pour un homme de s'abstenir de femme ; toutefois que chacun, à cause des impudicités, ait sa propre femme, et que chacune ait son propre mari. Que le mari paie sa dette à sa femme, et la femme de même à son mari. La femme n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est le mari ; de même aussi le mari n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est la femme ; ne vous privez pas l'un de l'autre, si ce n'est momentanément d'un commun accord, afin de vaquer à la prière et de vous rapprocher de nouveau, afin que Satan ne vous séduise pas à la faveur de votre incontinence. Toutefois c'est par condescendance, et non comme un ordre, que je dis cela, car je voudrais que tous les hommes fussent comme moi ; mais chacun tient de Dieu une grâce particulière, l'un d'une façon, et l'autre d'une autre. Or, je déclare à ceux qui ne sont pas mariés, et aux veuves, qu'il leur est bon de demeurer dans l'état où je suis aussi ; mais s'ils manquent de continence, qu'ils se marient, car il vaut mieux se marier que de brûler. Quant à ceux qui sont mariés, je leur prescris (non pas moi toutefois, mais le Seigneur), que la femme ne se sépare pas de son mari ; (si toutefois elle s'en sépare, qu'elle demeure hors mariage, ou se réconcilie avec son mari) ; et que le mari ne répudie pas sa femme.

First Reading

Isaiah 46

Bel est culbuté, Nebo précipité ; on met leurs images sur des animaux et des bêtes ; ceux que vous portiez chargent de leur poids des bestiaux fatigués ! Ils sont culbutés, précipités ensemble, et ne peuvent sauver le fardeau, et eux-mêmes ils s'en vont captifs. – Écoutez-moi, maison de Jacob, et vous, tous les restes de la maison d'Israël ! je me suis chargé de vous dès votre origine, je vous ai portés dès votre naissance, et jusqu'à vos vieux jours je serai le même, et jusqu'à la blanche vieillesse je vous soutiendrai ; je l'ai fait et je vous porterai encore, je veux soutenir et sauver. A qui pourriez-vous m'assimiler ? de qui me faire l'égal ? à qui me comparer, pour que nous nous ressemblions ? Ceux qui laissent couler l'or de leur bourse et pèsent l'argent à la balance, prennent à gages un orfèvre pour qu'il leur fasse un Dieu : ils se prosternent et l'adorent. Ils le lèvent, en chargent leur épaule, et le mettent sur pied pour qu'il se tienne ; et de sa place il ne bouge ; on a beau lui crier, il ne répond pas ; de leur détresse il ne les sauve pas. Souvenez-vous-en et pensez en hommes ! rebelles, réfléchissez-y ! Rappelez-vous les premiers événements de jadis ; car je suis Dieu, et il n'en est point d'autre ; je suis Seigneur, et n'ai pas mon pareil ; c'est moi qui dès l'origine annonce l'avenir, et dans le passé ce qui n'était pas encore ; qui dis : « Ce que j'arrête, se fera, et j'accomplirai toute ma volonté ! » qui du Levant ai appelé un aigle, et d'une terre lointaine l'exécuteur de mon décret. Je l'ai dit, et je le réalise ; je l'ai projeté, et je l'exécuterai. Écoutez-moi, vous qui êtes endurcis de cœur et loin de la justice ! Je fais approcher ma justice ; elle n'est pas loin, et mon salut ne tardera pas. Je mettrai mon salut en Sion, et sur Israël ma gloire.

First Reading

Isaiah 25:1-9

Éternel, tu es mon Dieu, je t'exalte, je célèbre ton nom, car tu as opéré des prodiges, tes plans conçus de loin furent vérité et fidélité. Car tu as fait de la ville une masure et de la forte cité une ruine ; les palais des étrangers ne forment plus de ville, jamais ils ne seront relevés. Aussi des peuples puissants te louent, et les cités des nations fortes te révèrent. Car tu fus le refuge du faible, le refuge du misérable dans sa détresse, un abri contre la tempête, un ombrage contre la chaleur, quand le souffle des tyrans était comme l'ouragan qui bat la muraille. Ainsi que la chaleur dans une terre brûlante, tu abats les menaces des étrangers, ainsi que la chaleur par l'ombre d'un nuage, ainsi sont étouffés les chants de triomphe des tyrans. Et l'Éternel des armées apprête à tous les peuples, sur cette montagne, un festin de mets succulents, un festin de vin pris sur sa lie, de mets succulents et de moelle, de vin pris sur sa lie et limpide, et sur cette montagne Il anéantit le voile qui voile tous les peuples, et la mante qui couvre toutes les nations. Il anéantit la mort pour toujours, et le Seigneur Éternel essuie les larmes de tout visage, et fait disparaître de toute la terre l'opprobre de son peuple, car l'Éternel l'a prononcé. Et dans ce jour l'on dira : « Voici, c'est notre Dieu en qui nous avons eu confiance qu'il nous sauverait ; c'est notre Dieu en qui nous avons eu confiance : soyons dans l'allégresse et réjouissons-nous de son secours ! »

Morning Prayer — First Lesson

Job 33

Eh bien donc ! ô Job, écoute mes discours, et prête l'oreille à toutes mes paroles ! Voici, je vais ouvrir la bouche, et déjà ma langue sur mon palais marque ma parole. La droiture de mon cœur sera dans mon langage, et mes lèvres exprimeront sincèrement ma pensée. L'Esprit de Dieu m'a créé, et le souffle du Tout-puissant m'anime. Si tu le peux, réponds-moi ! prépare-toi au combat ! prends position ! Devant Dieu mon rang est le même que le tien ; du limon je fus aussi formé. Voici, la peur de moi ne peut t'épouvanter, et mon poids ne saurait t'accabler. Oui, tu l'as dit à mes propres oreilles, et j'entends encore le son de tes paroles : « Je suis pur, sans péché, je suis net et sans crime. Voici, Il en vient contre moi à des hostilités, et Il me regarde comme son ennemi ; Il met des entraves à mes pieds, et surveille toutes mes voies. » Voici quelle est ma réponse : En cela tu n'as pas raison ; car Dieu est plus grand qu'un mortel. Pourquoi Le prends-tu à partie, puisqu'il ne répond point à ce qu'on lui dit ?… Cependant Dieu parle d'une manière, puis d'une autre, mais on n'y prend pas garde ; c'est par un songe, une vision nocturne, quand le sommeil envahit les hommes assoupis sur leur couche ; alors Il se révèle aux humains, et scelle la leçon qu'il leur donne, afin de retirer l'homme de son train, et de mettre le mortel à l'abri de l'orgueil, l'empêchant ainsi de descendre au tombeau, et d'exposer sa vie aux coups de l'épée. La douleur sur son lit vient aussi l'avertir, quand il sent dans ses os un combat incessant, quand le pain répugne à son palais, et qu'un mets favori n'excite plus son envie ; quand sa chair dépérit et disparaît, et qu'on voit paraître ses os mis à nu, quand son âme s'avance vers le tombeau, et sa vie, vers les anges de la mort. S'il se trouve alors un ange pour lui, un intercesseur, l'un d'entre ces mille chargés d'indiquer à l'homme son droit chemin ; alors Il prend pitié de lui et dit : Rachète-le de la descente au tombeau ! j'ai trouvé une rançon. Aussitôt son corps reprend plus de fraîcheur que dans son enfance ; il revient aux jours de sa jeunesse ; il adresse à Dieu sa prière, et Dieu lui redevient propice ; il contemple sa face avec des transports, et Dieu lui rend sa justice. Il triomphe devant les hommes et dit : « J'avais péché et fait fléchir la droiture, mais je n'ai point subi la peine équivalente. Il a racheté mon âme de la descente au tombeau : Je vis ! et la lumière réjouit mes regards. » Voilà, toutes ces choses, Dieu les fait deux fois, trois fois à l'homme, pour retirer son âme du tombeau, afin qu'il soit éclairé de la lumière de la vie. O Job ! sois attentif ! écoute-moi ! et je parlerai. Si tu as à parler, réponds-moi ! parle, car je désire te donner raison ! Sinon, écoute-moi ! Garde le silence, et je t'enseignerai la sagesse.

Epistle

2 Corinthians 10:17-18;11:1-2

Du reste, que celui qui s'enorgueillit s'enorgueillisse dans le Seigneur ; car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même dont on reconnaît le mérite, mais celui que recommande le Seigneur. Puissiez-vous tolérer en moi un peu de déraison ; mais, au fait, vous me tolérez, car j'ai pour vous une jalousie semblable à celle de Dieu ; je vous ai en effet fiancés à un seul mari, qui est Christ, pour lui présenter une vierge chaste ;

First Reading

Proverbs 19

Meilleur est un pauvre qui marche dans son intégrité, qu'un homme aux lèvres fausses, qui est un insensé. A manquer de prudence il n'y a point d'avantage ; et qui précipite ses pas, bronche. C'est la folie de l'homme qui gâte sa carrière ; mais c'est contre l'Éternel que s'irrite son cœur. La richesse procure beaucoup d'amis, mais le pauvre est abandonné par son ami. Un faux témoin ne demeure pas impuni, et celui qui émet des mensonges, n'échappera pas. Il y a beaucoup de flatteurs pour l'homme libéral, et tous les amis sont pour celui qui donne. Tous les frères du pauvre ont de l'aversion pour lui ; combien plus ses amis le quitteront-ils ! Il se réclame de leurs promesses,… elles sont évanouies ! Acquérir du sens, c'est aimer son âme ; garder la prudence fait trouver le bonheur. Le faux témoin ne reste pas impuni ; et qui profère le mensonge, se perd. Une vie de délices ne va pas à l'insensé ; il va moins encore à l'esclave de commander aux princes. La raison de l'homme le rend patient, et sa gloire est de passer une faute. La colère d'un roi est le rugissement du lion ; mais sa faveur est comme la rosée sur la verdure. Le malheur d'un père, c'est un fils insensé ; et l'eau qui dégoutte d'un toit sans interruption, c'est une femme querelleuse. On hérite de ses pères une maison et des biens ; mais une femme sensée, est un don de l'Éternel. La paresse plonge dans le sommeil, et l'âme indolente sentira la faim. Qui garde le commandement, garde sa vie ; qui néglige sa voie, subira la mort. Celui qui donne au pauvre, prête à l'Éternel, et Il lui rendra son bienfait. Châtie ton fils, pendant qu'il y a espoir ; mais jusqu'à le tuer ne te laisse pas emporter ! Que l'emporté subisse la peine ; car si tu l'en exemptes, tu devras y revenir. Ecoute un conseil, et reçois les leçons, afin que tu sois sage dans la suite de ta vie ! Les projets du cœur de l'homme sont nombreux ; mais le décret de l'Éternel, c'est ce qui s'exécute. La bonté de l'homme fait sa gloire ; et le pauvre vaut mieux que le menteur. La crainte de l'Éternel mène à la vie ; on repose rassasié, sans être atteint de malheur. Le paresseux plonge sa main dans le plat ; mais à sa bouche il ne la ramènera pas. Frappe le moqueur, le faible deviendra sage ; avertis l'homme de sens, il entend raison. Il ruine son père, fait fuir sa mère, le fils impudent, et qui fait honte. Cesse, mon fils, d'écouter des doctrines qui te détourneraient des paroles de la sagesse. Un témoin pervers se rit de la justice ; et la bouche des impies se repaît d'iniquité. Les châtiments sont prêts pour les moqueurs ; et les coups, pour le dos de l'insensé.

Morning Prayer — Second Lesson

Luke 3

Or, la quinzième année du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, et Hérode le tétraque de Galilée, tandis que Philippe son frère était tétraque de l'Iturée et de la Trachonite et Lysanias, tétrarque de l'Abilène, sous le pontificat d'Annas et de Caïaphas, la parole de Dieu fut adressée à Jean fils de Zacharie dans le désert, et il parcourut toute la contrée voisine du Jourdain en prêchant un baptême de repentance pour la rémission des péchés, comme il est écrit dans le livre des discours d'Ésaïe le prophète : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. Toute vallée sera comblée, et toute montagne et toute colline seront abaissées ; et ce qui est tortueux sera redressé, et les chemins raboteux deviendront unis. Et toute chair verra le salut de Dieu. » Il disait donc à la foule qui venait se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut de ces pierres-ci susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache même est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. » Et la foule lui demandait : « Qu'avons-nous donc à faire ? » Mais il leur répliquait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a des vivres fasse de même. » Or il vint aussi des publicains pour se faire baptiser, et ils lui dirent : « Maître, qu'avons-nous à faire ? » Mais il leur dit : « N'exigez rien au delà de ce qui vous est prescrit. » Des soldats aussi lui demandaient : « Et nous de notre côté que ferons-nous ? » Et il leur dit : « N'opprimez ni ne vexez personne, et contentez-vous de votre paie. » Mais comme le peuple était dans l'attente, et que tous se demandaient en leurs cœurs relativement à Jean, s'il ne serait point lui-même le Christ, Jean s'adressant à tous leur dit : « Pour moi, je vous baptise d'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'Esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main pour nettoyer son aire et serrer le blé dans son grenier ; mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Tandis donc qu'il évangélisait le peuple, en lui adressant encore plusieurs autres exhortations, Hérode le tétrarque, réprimandé par lui à propos d'Hérodiade la femme de son frère et à propos de toutes les mauvaises actions que lui, Hérode, avait faites, ajouta encore celle-ci à toutes les autres : il fit mettre Jean en prison. Or il advint, pendant que tout le peuple se faisait baptiser, qu'après que Jésus eut aussi été baptisé, et tandis qu'il priait, le ciel s'ouvrit, et que l'Esprit saint descendit sur lui sous forme corporelle, comme une colombe, et qu'une voix vint du ciel : « Tu es Mon Fils bien-aimé, en toi J'ai pris plaisir. » Et Jésus lui-même avait, lorsqu'il commença, environ trente ans, étant fils, comme on le pensait, de Joseph fils d'Héli, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph, fils de Matthathias, fils d'Amos, fils de Nahoum, fils d'Esli, fils de Naggaï, fils de Maath, fils de Matthathias, fils de Sémin, fils de Josech, fils de Joda, fils de Joanam, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, fils de Melchi, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils de Er, fils de Josué, fils d'Élièzer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Éliakim, fils de Méléa, fils de Menna, fils de Metthatha, fils de Natham, fils de David, fils de Jessaï, fils de Jobel, fils de Boos, fils de Sala, fils de Naasson, fils d'Admin, fils d'Arni, fils d'Esron, fils de Pharès, fils de Juda, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils de Thara, fils de Nachor, fils de Serouch, fils de Ragau, fils de Phalek, fils d'Eber, fils de Sala, fils de Kaïnam, fils d'Arphaxad, fils de Sem, fils de Noë, fils de Lamech, fils de Matthousala, fils d'Enoch, fils de Jared, fils de Maléléel, fils de Kaïnan, fils d'Enos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.

Responsorial Psalm

Psalm 121

Cantique graduel.Je lève mes yeux vers les montagnes : d'où me viendra le secours ? Le secours me viendra de l'Éternel, créateur des Cieux et de la terre. Il ne permettra pas que ton pied bronche, ton gardien ne sommeille pas. Voici, Il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d'Israël. L'Éternel est ton gardien, l'Éternel est ton abri, à ta droite. Le jour, le soleil ne te portera pas ses coups, non plus que la lune pendant la nuit. L'Éternel te préservera de tout mal, Il gardera ton âme. Que tu entres, que tu sortes, l'Éternel te gardera, dès maintenant jusqu'à l'éternité.

Gospel

Matthew 25:1-13

Alors le royaume des cieux ressemblera à dix vierges qui, après avoir pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux. Or cinq d'entre elles étaient étourdies, et cinq étaient prudentes. En effet les étourdies, après avoir pris leurs lampes, ne prirent pas d'huile avec elles, tandis que les prudentes prirent de l'huile dans leurs burettes avec leurs lampes. Mais comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent, et elles dormaient. Or, au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : « Voici l'époux ! sortez à sa rencontre ! » Alors toutes ces vierges s'éveillèrent et arrangèrent leurs lampes. Or les étourdies dirent aux prudentes : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes sont éteintes ; » mais les prudentes répliquèrent : « Jamais il n'y en aura assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous. » Or, pendant qu'elles allaient en acheter, survint l'époux, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui à la noce, et la porte fut fermée. Mais plus tard surviennent aussi les autres vierges disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. » Mais il leur répliqua : « En vérité je vous le déclare, je ne vous connais point. » Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l'heure.

Responsorial Psalm

Psalm 10

Éternel, pourquoi te tiens-tu à l'écart, te caches-tu dans des temps de détresse ? Le malheureux pâtit de l'orgueil des impies, il se prend dans les trames qu'ils ourdissent, Car l'impie fait gloire de sa convoitise, et le ravisseur maudit, méprise l'Éternel. L'impie présomptueux est sans inquiétude : « Il n'y a point de Dieu ! » voilà toutes ses pensées. Le succès est sur sa route en tout temps ; il n'élève point ses regards jusques à tes jugements ; sur ses ennemis il souffle avec dédain. Il dit en son cœur : « Je suis inébranlable, d'âge en âge à l'abri des revers. » Sa bouche est pleine de parjure, de fraude et de malice, et sa langue recèle la violence et la ruine. Posté en embuscade près des hameaux, en guet-apens il tue les innocents, et dans l'ombre son œil épie le malheureux. Il guette de sa retraite, comme le lion de son repaire, il guette pour saisir le malheureux ; il saisit le malheureux, le tirant dans son filet. Il se tapit, il se baisse, et entre ses griffes tombe le malheureux. Il dit en son cœur : « Dieu oublie ! Il voile sa face, et ne regarde jamais ! » Debout ! Éternel ! ô Dieu, lève ta main ! N'oublie pas les malheureux ! Pourquoi l'impie a-t-il pour Dieu ce mépris, dit-il en son cœur : « Tu ne recherches pas » ? Tu as vu ! car tu as l'œil sur la douleur et la peine, et tu l'inscris sur ta main ; le malheureux s'en remet à toi ; pour l'orphelin tu fus toujours un aide. Brise le bras de l'impie, et du méchant recherche le crime, afin que tu ne le retrouves plus ! Le Seigneur est un Roi permanent, éternel ; de son pays les nations sont exterminées. Éternel, tu entends les vœux des misérables, tu fortifies leur cœur, tu inclines ton oreille, tu fais droit à l'orphelin et au pauvre, afin que de la terre désormais l'homme ne te brave plus.

Responsorial Psalm

Psalm 20

Au maître chantre. Cantique de David.Que Dieu t'exauce au jour de la détresse, et que le nom du Dieu de Jacob te protège ! Que du Sanctuaire Il t'envoie du secours, et que de Sion Il te prête son appui ! Qu'il se souvienne de toutes tes offrandes, et qu'il accepte comme grasses les victimes ! (Pause) Qu'il te donne ce que ton cœur désire, et qu'il accomplisse tous tes desseins ! Nous chanterons ton salut, et au nom de notre Dieu nous agiterons le drapeau, si l'Éternel accomplit tous tes souhaits. Or je sais que l'Éternel est en aide à son Oint, qu'il l'exaucera du ciel de sa sainteté, par les exploits secourables de sa droite. Ceux-ci font gloire de leurs chars, ceux-là de leur cavalerie ; mais nous, c'est du nom de l'Éternel notre Dieu. Pour eux, ils plient et tombent ; mais nous, nous restons droits, et demeurons debout. Éternel, sauve le Roi ! Qu'il nous exauce, lorsque nous L'invoquons !

Responsorial Psalm

Psalm 19

Au maître chantre. Cantique de David.Les Cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament proclame l'œuvre de ses mains. Le jour en transmet au jour le témoignage, et la nuit à la nuit en donne connaissance : ce n'est pas un discours, ce n'est pas un langage, dont la voix ne soit pas entendue. Sur toute la terre leurs accents se répandent, et leurs récits vont jusques au bout du monde, aux lieux où est dressée une tente au soleil ; il sort, comme un époux de sa chambre nuptiale, il se réjouit, comme un héros de courir dans la lice ; il part de l'extrémité du ciel, et sa carrière s'achève à ses extrémités : rien ne se dérobe à ses feux. La loi de l'Éternel est parfaite, elle restaure l'âme ; le témoignage de l'Éternel est sûr, il rend sage le simple ; les ordres de l'Éternel sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement de l'Éternel est pur, il éclaire les yeux ; la crainte de l'Éternel est pure, elle subsiste à jamais ; les préceptes de l'Éternel sont vrais, ils sont tous justes, ils ont plus de prix que l'or, que beaucoup d'or fin, plus de douceur que le miel, que le suc des rayons. Ton serviteur aussi en fut éclairé ; à les garder il y a un grand gain… Qui est-ce qui aperçoit [toutes] ses erreurs ? Absous-moi de celles que j'ignore ! Des orgueilleux aussi préserve ton serviteur ! Qu'ils ne prennent pas l'empire sur moi ! alors je serai sans reproche, et exempt d'un grand péché. Agrée les paroles de ma bouche, et accueille la méditation de mon cœur, ô Éternel, mon rocher, et mon libérateur !

Evening Prayer — First Lesson

Job 34

Et Elihu reprit et dit : Sages, écoutez mes discours ! et, hommes entendus, prêtez-moi l'oreille ! Car l'ouïe éprouve les discours, de même que le palais goûte les aliments. Démêlons ce qui est juste, et discernons ensemble ce qui est bien ! Oui, Job a dit : « Je suis juste, et Dieu m'a frustré de mon droit ! en dépit de mon droit je suis réduit à mentir ; ma plaie est incurable, et je suis sans péché. » Y a-t-il un homme pareil à Job, pour boire le blasphème comme l'eau, pour marcher de concert avec les méchants, et cheminer avec les impies ? Car il a dit : « L'homme ne retire aucun avantage de se plaire avec Dieu. » Aussi, hommes de sens, écoutez-moi ! Non, Dieu n'est point méchant, et le Tout-puissant n'est point inique ! Il rend au contraire à l'homme selon ses œuvres, et lui fait trouver selon ses voies. Non, en vérité Dieu n'est pas méchant, et le Tout-puissant ne fait pas fléchir la justice. Qui a commis à Dieu le soin de la terre ? et qui a créé le monde, l'Univers ? S'il ne pensait qu'à Lui seul, s'il retirait à Lui son esprit et son souffle, toute chair expirerait soudain, et l'homme rentrerait dans la poudre. Or, si tu as du sens, écoute ceci, prête l'oreille au son de mes paroles ! Celui qui haïrait la justice, régnerait-Il ? Et oses-tu condamner le Juste, le Puissant, qui dit à un Roi : Méchant ! et : Impies ! à des Princes ? qui ne prend pas parti pour des Grands, et ne préfère pas le riche au pauvre, parce qu'ils sont l'un et l'autre l'ouvrage de ses mains ? Il ne faut qu'un instant, et ces impies meurent au milieu de la nuit ; leurs peuples chancellent et passent ; des potentats sont chassés, mais non par une main d'homme. Car Il a les yeux sur les voies des humains, et Il voit tous leurs pas : il n'y a ni ténèbres, ni nuit, où puissent se cacher ceux qui font le mal. Il ne Lui faut pas un long temps pour juger qu'un homme doit paraître en jugement devant Lui. Il écrase des potentats, sans enquête, et en établit d'autres à leur place ; car Il connaît leurs œuvres. Il les renverse de nuit, et il sont mis en pièces ; Il les supplicie sur la place des criminels, et dans un lieu exposé aux regards ; car ils se sont retirés loin de lui, et ont négligé toutes ses voies ; c'est afin de Lui faire parvenir les cris des petits, pour qu'il écoutât les cris des malheureux. Si par là Il procure le repos, qui Le condamnera ? S'il cache sa face, qui prétendra Le voir ? C'est ainsi qu'il gouverne les nations et les hommes, Ôtant l'empire à l'impie, et aux fléaux des peuples. Est-ce que, en effet, ils disent à Dieu : « Je porterai [ton joug] et ne le secouerai point ! Montre-moi mes fautes qui échappent à ma vue ! Si j'ai fait le mal, je ne le ferai plus ? » Réglera-t-Il d'après toi ses rétributions ? Car tu es mécontent de l'ordre de Dieu… A toi donc, et non à moi, d'en indiquer un autre ! Dis ce que tu sais ! Voici ce que me diront des hommes de sens, et le sage qui m'aura écouté : « Job ne parle pas en connaissance de cause, et ses paroles manquent de prudence. » Voici mon vœu : Que Job ne cesse pas d'être éprouvé, parce qu'il a répondu à l'instar des méchants ! car il ajoute un péché à son crime ; il prend parmi nous un air de triomphe, et multiplie ses plaintes contre Dieu.

Second Reading

Galatians 6

Frères, quand même un homme est ouvertement surpris dans quelque faute, vous qui êtes spirituels, corrigez-le avec un esprit de douceur ; prenant garde à toi-même, de peur que, toi aussi, tu ne sois tenté. Portez les fardeaux les uns des autres, et ainsi vous accomplirez la loi de Christ ; car si quelqu'un s'imagine être quelque chose, quoiqu'il ne soit rien, il se déçoit lui-même ; mais qu'il examine ses propres œuvres, et alors c'est par rapport à lui-même seulement qu'il aura de quoi s'enorgueillir, et non par rapport à autrui, car chacun portera sa propre charge ; toutefois que celui auquel est enseignée la parole s'unisse à celui qui la lui enseigne pour tout ce qui est bien. Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu'un homme sème, c'est aussi ce qu'il moissonnera. En effet, celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la perdition, tandis que celui qui sème pour l'esprit moissonnera de l'esprit la vie éternelle. Mais ne nous décourageons point de faire le bien, car nous moissonnerons au temps voulu, si nous ne nous relâchons point. Ainsi donc, tant que nous en aurons l'occasion, faisons ce qui est bien envers tous, mais surtout envers ceux qui composent la famille de la foi. Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main : Tous ceux, qui veulent se faire bien voir en ce qui tient à la chair, ce sont ceux-là qui vous contraignent de vous faire circoncire, uniquement afin de n'être pas persécutés pour la croix de Christ ; car ces circoncis eux-mêmes n'observent pas davantage la loi, mais ils veulent que vous vous fassiez circoncire, afin de trouver en votre propre chair un motif de s'enorgueillir. Pour moi, qu'il ne m'arrive pas de m'enorgueillir d'autre chose que de la croix de notre seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde ; car ce n'est ni d'être circoncis, ni d'être incirconcis, qui fait rien, mais d'être une nouvelle créature. Et tous ceux qui marcheront en suivant cette règle, que la paix et la miséricorde reposent sur eux et sur l'Israël de Dieu. Qu'à l'avenir personne ne me cause plus de soucis, car je porte sur mon corps les marques de Jésus. Frères, que la grâce du seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit. Amen !

Second Reading

I Corinthians 11

Soyez mes imitateurs, comme je suis moi-même celui de Christ ! Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez les traditions, telles que je vous les ai transmises. Je veux cependant que vous sachiez que la tête de tout homme c'est Christ, tandis que la tête d'une femme, c'est son mari, et que la tête de Christ, c'est Dieu. Tout homme qui prie ou qui prophétise en ayant la tête recouverte, déshonore sa tête, tandis que toute femme qui prie ou qui prophétise sans avoir la tête voilée, déshonore sa propre tête ; car elle est une seule et même chose que la femme qui est rasée. En effet, si la femme n'est pas voilée, il faut qu'elle se fasse tondre ou qu'elle se fasse raser ; mais s'il est honteux pour une femme d'être tondue ou rasée, il faut qu'elle soit voilée. En effet, si l'homme ne doit pas, parce qu'il est l'image et la gloire de Dieu, avoir la tête voilée, la femme en revanche est la gloire de l'homme ; — en effet l'homme n'est pas issu de la femme, mais la femme de l'homme, car l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l'homme ; — c'est pourquoi la femme doit avoir une suprématie sur la tête à cause des anges. Néanmoins, ni la femme n'existe séparément de l'homme, ni l'homme séparément de la femme, dans le seigneur ; car, de même que la femme est issue de l'homme, de même aussi l'homme naît par l'entremise de la femme, mais le tout procède de Dieu. Jugez-en par vous-mêmes : est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée ? La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que si l'homme porte une longue chevelure, c'est une honte pour lui, tandis que si la femme porte une longue chevelure, c'est une gloire pour elle, parce que la chevelure lui a été donnée en guise de voile. Mais si quelqu'un paraît disposé à contester, pour nous, telle n'est pas notre habitude, non plus que celle des églises de Dieu. Or ce sont ici des ordres, et non des éloges, que j'ai à vous donner, car vous faites tourner vos réunions, non à votre amélioration, mais à votre détriment. J'apprends en effet, en premier lieu, que, lorsque vous vous réunissez en assemblée d'église, il existe des divisions parmi vous, — et je le crois en partie, car il faut qu'il y ait aussi des schismes parmi vous, afin que l'on reconnaisse aussi ceux qui chez vous ont tenu bon ; — lors donc que vous vous réunissez ensemble, on ne peut pas manger un repas dominical, car, en mangeant, chacun prend pour lui-même son propre repas, en sorte que l'un est affamé, tandis que l'autre est ivre. Est-ce que vous n'avez pas des maisons pour y manger et boire ? Ou bien méprisez-vous l'église de Dieu, et voulez-vous outrager les indigents ? Que vous dirai-je ? Est-ce que je vous loue ? Sur ce point, je ne vous loue pas, car j'ai moi-même reçu du seigneur ce que je vous ai aussi transmis, c'est que le seigneur, dans la nuit où il fut livré, prit un pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous, faites ceci en mémoire de moi ; » de même aussi la coupe après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, faites ceci, toutes les fois que vous en buvez, en mémoire de moi. » Toutes les fois, en effet, que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du seigneur, jusques à ce qu'il soit venu ; en sorte que quiconque aura mangé le pain, ou bu la coupe du seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du seigneur. Mais que chacun s'examine lui-même, et qu'en conséquence il mange le pain et boive la coupe, car celui qui mange et boit mange et boit pour lui-même une condamnation, s'il ne reconnaît pas ce qu'est le corps ; c'est pourquoi il y en a plusieurs parmi vous qui sont infirmes et malades, et qu'un grand nombre sont morts. Mais si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés ; toutefois en étant jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur afin de n'être pas condamnés avec le monde. Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres ; si quelqu'un a faim qu'il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour votre condamnation. Quant au reste, dès que je serai arrivé, je le réglerai.

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1 Peter 3:1-12

Femmes, soyez de même soumises à vos propres maris, afin que, si quelques-uns d'entre eux sont rebelles à la parole, ils soient gagnés sans paroles par la conduite de leurs femmes, lorsqu'ils auront vu de plus près votre chaste et scrupuleuse conduite ; vous, dont la préoccupation doit être, non la parure extérieure qui consiste à se tresser les cheveux, et à se couvrir d'or, ou à revêtir de beaux vêtements, mais l'homme caché dans le cœur, avec les dispositions incorruptibles de l'esprit tranquille et doux qui est de grand prix devant Dieu ; car c'est aussi de la sorte que jadis les saintes femmes qui espéraient en Dieu se paraient elles-mêmes, en restant soumises à leurs propres maris, comme Sara fut obéissante à Abraham qu'elle appelait son seigneur ; c'est d'elle que vous êtes devenues les enfants, en faisant bien et en ne vous laissant pas effrayer par la moindre intimidation. Maris, de même comportez-vous avec discernement envers le sexe féminin, comme envers une créature plus faible, en lui rendant honneur, comme à qui est aussi héritier avec vous de la grâce de la vie, afin de n'être pas entravés dans vos prières. Enfin soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, soyez remplis d'amour fraternel, de tendresse, d'humilité, ne rendant point mal pour mal, ou insulte pour insulte, mais au contraire, bénissant, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction. En effet, que celui qui veut aimer la vie et voir des jours favorables empêche sa langue de dire du mal et ses lèvres de proférer la fraude ; mais qu'il s'éloigne du mal et fasse le bien, qu'il recherche la paix et la poursuive ; car les yeux du Seigneur sont ouverts sur les justes et Ses oreilles à leur prière, mais la face du Seigneur est contre ceux qui font de mauvaises choses.

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Philippians 3:1-8

Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur. Je ne me lasse point, quant à moi, de vous écrire les mêmes choses, et, quant à vous, cela importe à votre sûreté. Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde à l'incision, car c'est nous qui sommes la circoncision, nous qui, par l'Esprit de Dieu, rendons un culte, et qui nous glorifions en Christ Jésus, et qui ne mettons point notre confiance en la chair, quoique, pour moi, je puisse mettre aussi ma confiance en la chair ; si quelque autre s'imagine mettre sa confiance en la chair, moi, je le puis davantage, moi, qui ai été circoncis le huitième jour, qui suis de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d'Hébreux, quant à la loi, pharisien, quant au zèle, persécuteur de l'Église, quant à la justice qui gît dans la loi, demeuré irréprochable. Mais toutes les choses qui, pour moi, étaient des gains, je les ai regardées, à cause de Christ, comme une perte ; mais il y a plus : je regarde même toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Christ Jésus mon Seigneur, à cause duquel je les ai toutes perdues, et je les regarde comme des ordures, afin de gagner Christ

Gospel

Luke 16

Or il disait aussi aux disciples : « Il y avait un homme riche, qui avait un économe ; et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ce qui lui appartenait. Et l'ayant appelé il lui dit : « Qu'est-ce que j'apprends là sur toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus l'exercer. » Mais l'économe se dit en lui-même : Que ferai-je, puisque mon maître m'enlève la gestion ? Je ne puis pas labourer, et j'ai honte de mendier ; je sais ce que je ferai, afin que, lorsque j'aurai été destitué de la gestion, il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons. Et ayant fait venir chacun des débiteurs de son maître, il disait au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » Et l'autre dit : « Cent tonneaux d'huile. » Mais il lui dit : « Tiens ton obligation, assieds-toi, et écris immédiatement cinquante. » Ensuite il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » Et l'autre dit : « Cent mesures de blé. » Il lui dit : « Tiens ton obligation, et écris quatre-vingts. » Et le maître loua l'économe inique, parce qu'il avait prudemment agi ; car les fils de ce siècle-ci sont plus prudents envers leur propre génération que les fils de la lumière. Moi aussi je vous dis : Faites-vous des amis au moyen du Mamôna d'iniquité, afin que, lorsqu'il vous manquera, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels. Celui qui est fidèle pour très peu de chose est aussi fidèle pour beaucoup ; et celui qui est inique en très peu de chose est aussi inique dans beaucoup. Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour la richesse inique, qui est-ce qui vous confiera la véritable ? Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien d'autrui, qui est-ce qui vous donnera le nôtre ? Nul serviteur ne peut servir deux maîtres, car, ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre ; vous ne pouvez servir Dieu et Mamôna. » Or les pharisiens, qui étaient amis de l'argent, entendirent toutes ces choses, et ils se moquaient de lui. Et il leur dit : « Vous êtes de ceux qui se justifient eux-mêmes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car l'arrogance chez l'homme est une abomination devant le Seigneur. La loi et les prophètes ont subsisté jusques à Jean ; dès lors est annoncée la bonne nouvelle du royaume de Dieu, et chacun s'y introduit par violence. Or il est plus facile que le ciel et la terre disparaissent, qu'il ne l'est qu'un seul jambage de la loi soit anéanti. Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère. « Or il y avait un homme riche, lequel s'habillait de pourpre et de soie, menant chaque jour avec éclat une joyeuse vie ; mais un pauvre, nommé Lazare, avait été jeté près de sa porte, tout couvert d'ulcères et désireux de se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens même venaient lécher ses ulcères. Or il advint que ce pauvre mourut, et qu'il fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham ; mais le riche mourut aussi, et il fut enterré. Et dans le séjour des morts, ayant levé les yeux du milieu des tourments, il voit de loin Abraham et Lazare dans son sein ; et il s'écria : « Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare afin qu'il trempe dans l'eau le bout de son doigt, et qu'il rafraîchisse ma langue, car je suis à la torture dans cette flamme. » Mais Abraham dit : « Mon enfant, rappelle-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et de même Lazare ses maux ; mais maintenant il est ici consolé, tandis que toi, tu es à la torture ; et d'ailleurs, entre nous et vous s'ouvre un vaste abîme, afin que ceux qui veulent passer d'ici vers vous ne le puissent pas, et que de là-bas ils ne traversent pas non plus vers nous. » Mais il dit : « Je te supplie donc, Père, de l'envoyer dans la maison de mon père, car j'ai cinq frères, afin qu'il les avertisse, de peur qu'eux aussi ne viennent dans ce lieu de tourment. » Mais Abraham dit : « Ils ont Moïse et les prophètes, qu'ils les écoutent ! Mais l'autre dit : « Non, Père Abraham, mais si quelqu'un vient de chez les morts auprès d'eux, ils se repentiront. » Mais il lui dit : « S'ils n'écoutent ni Moïse ni les prophètes, ils ne se laisseront pas non plus persuader quand même quelqu'un ressusciterait des morts. »

Evening Prayer — Second Lesson

Galatians 3

O Galates inintelligents ! Qui est-ce qui vous a fascinés, vous, devant les yeux desquels a été clairement peint Jésus-Christ crucifié ? Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit, ou par la prédication de la foi ? Etes-vous tellement inintelligents ? Ayant commencé par l'esprit, finirez-vous maintenant par la chair ? Avez-vous fait de si grandes expériences inutilement ? Si ce n'était encore qu'inutilement ! Celui donc qui vous dispense l'Esprit et qui développe en vous des forces miraculeuses, le fait-Il par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ? C'est comme pour Abraham qui crut en Dieu, et auquel cela fut compté pour justice. Reconnaissez donc que ceux qui croient, ceux-là sont fils d'Abraham. Or l'Écriture, prévoyant que c'est par la foi que Dieu justifie les Gentils, a d'avance annoncé à Abraham cette bonne nouvelle : « Toutes les nations seront bénies en toi ; » en sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant ; car tous ceux qui s'en tiennent aux œuvres de la loi, sont placés sous une malédiction, parce qu'il est écrit : « Maudit soit quiconque n'adhère pas à toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi, pour les pratiquer. » Mais, que, sous la loi, personne ne soit justifié devant Dieu, c'est ce qui est évident, car c'est celui qui est juste par la foi qui vivra. Or la loi n'est pas de même nature que la foi, mais, au contraire, c'est celui qui les aura pratiqués qui vivra par eux. Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, en étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois »), afin que la bénédiction donnée à Abraham se réalisât en Jésus-Christ pour les Gentils, afin que nous reçussions par la foi l'Esprit qui a été promis. Frères, je dis, pour parler humainement, que personne n'annule ou n'altère une convention dûment sanctionnée, quoiqu'elle ne soit que l'œuvre d'un homme ; or, c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa postérité ; il n'est pas dit : « et aux postérités, » comme s'il y en avait plusieurs, mais comme n'y en ayant qu'une seule : « et à ta postérité, » qui est Christ. Or, voici ce que je dis : une convention que Dieu a antérieurement sanctionnée, la loi, survenue quatre cent trente ans plus tard, ne l'abroge pas de manière que la promesse soit mise à néant ; car, si l'héritage provient de la loi, ce n'est plus de la promesse : or, c'est par une promesse que Dieu en a gratuitement fait don à Abraham. — Qu'est-ce donc que la loi ? — C'est à cause des transgressions qu'elle a été ensuite instituée, (jusques à ce que fut venue la postérité à laquelle ont été faites les promesses), ayant été mise en vigueur par des anges au moyen d'un médiateur. — Mais le médiateur ne représente pas une seule partie, tandis que Dieu est un seul. — La loi est-elle donc contre les promesses ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si une loi eut été donnée, qui fût capable de procurer la vie, c'est réellement dans la loi qu'existerait la justice ; mais, au contraire, l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse se réalisât, par la foi en Jésus-Christ, pour ceux qui croient. Or, avant que vînt la foi, nous étions tous enfermés sous la garde de la loi, en attendant la foi qui devait être révélée ; en sorte que la loi a été le pédagogue qui nous a conduits à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. Mais une fois la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue ; car, tous, vous êtes fils de Dieu par la foi en Christ Jésus. Vous tous, en effet, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ ; il n'y a ici ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a point de mâle et point de femme, car tous vous êtes un seul être en Christ Jésus. Mais, si vous appartenez à Christ, vous êtes donc de la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse.

Gospel

Luke 22:1-13

Or la fête des pains sans levain, dite la Pâque, approchait, et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment ils pourraient se défaire de lui, car ils craignaient le peuple. Or Satan entra dans Judas, nommé Iscariote, qui était du nombre des douze, et il vint conférer avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur la manière de le leur livrer. Et ils furent dans la joie, et ils convinrent de lui donner de l'argent, et il s'engagea. Et il cherchait une bonne occasion pour le leur livrer à l'insu de la foule. Cependant le jour des pains sans levain arriva, dans lequel il fallait immoler la pâque ; et il dépêcha Pierre et Jean en disant : « Allez nous faire les préparatifs nécessaires pour que nous mangions la pâque. » Mais ils lui dirent : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il leur dit : « Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et dites au chef de famille : « Le maître te fait dire : Où est la chambre où je dois manger la pâque avec mes disciples ? » Et cet homme vous montrera une grande salle à manger garnie de lits ; faites-y les préparatifs. » Or s'en étant allés ils trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque.

Gospel

Matthew 6:1-8

« Prenez garde à ne pas exercer votre justice devant les hommes afin d'être vus par eux ; autrement il n'y a pas pour vous de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. Ainsi donc quand tu feras l'aumône ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes. En vérité je vous le déclare, ils y trouvent toute leur récompense. Mais toi, lorsque tu fais l'aumône, que ta gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse dans le secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te rétribuera. Et quand vous priez, vous ne serez pas comme les hypocrites, car ils aiment à prier en se tenant debout dans les synagogues et dans les angles des grandes rues, afin de se faire voir aux hommes. En vérité, je vous le déclare, ils y trouvent toute leur récompense. Mais toi, quand tu prieras, entre dans ta chambre, et après avoir fermé ta porte, prie ton Père qui est présent en secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te rétribuera. Or, quand vous priez, ne bavardez pas comme les hypocrites, car ils s'imaginent que grâce à leurs redites ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car Dieu votre Père sait ce dont vous avez besoin avant que vous le Lui demandiez.

Gospel

Luke 16

Or il disait aussi aux disciples : « Il y avait un homme riche, qui avait un économe ; et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ce qui lui appartenait. Et l'ayant appelé il lui dit : « Qu'est-ce que j'apprends là sur toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus l'exercer. » Mais l'économe se dit en lui-même : Que ferai-je, puisque mon maître m'enlève la gestion ? Je ne puis pas labourer, et j'ai honte de mendier ; je sais ce que je ferai, afin que, lorsque j'aurai été destitué de la gestion, il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons. Et ayant fait venir chacun des débiteurs de son maître, il disait au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » Et l'autre dit : « Cent tonneaux d'huile. » Mais il lui dit : « Tiens ton obligation, assieds-toi, et écris immédiatement cinquante. » Ensuite il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » Et l'autre dit : « Cent mesures de blé. » Il lui dit : « Tiens ton obligation, et écris quatre-vingts. » Et le maître loua l'économe inique, parce qu'il avait prudemment agi ; car les fils de ce siècle-ci sont plus prudents envers leur propre génération que les fils de la lumière. Moi aussi je vous dis : Faites-vous des amis au moyen du Mamôna d'iniquité, afin que, lorsqu'il vous manquera, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels. Celui qui est fidèle pour très peu de chose est aussi fidèle pour beaucoup ; et celui qui est inique en très peu de chose est aussi inique dans beaucoup. Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour la richesse inique, qui est-ce qui vous confiera la véritable ? Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien d'autrui, qui est-ce qui vous donnera le nôtre ? Nul serviteur ne peut servir deux maîtres, car, ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre ; vous ne pouvez servir Dieu et Mamôna. » Or les pharisiens, qui étaient amis de l'argent, entendirent toutes ces choses, et ils se moquaient de lui. Et il leur dit : « Vous êtes de ceux qui se justifient eux-mêmes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car l'arrogance chez l'homme est une abomination devant le Seigneur. La loi et les prophètes ont subsisté jusques à Jean ; dès lors est annoncée la bonne nouvelle du royaume de Dieu, et chacun s'y introduit par violence. Or il est plus facile que le ciel et la terre disparaissent, qu'il ne l'est qu'un seul jambage de la loi soit anéanti. Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère. « Or il y avait un homme riche, lequel s'habillait de pourpre et de soie, menant chaque jour avec éclat une joyeuse vie ; mais un pauvre, nommé Lazare, avait été jeté près de sa porte, tout couvert d'ulcères et désireux de se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens même venaient lécher ses ulcères. Or il advint que ce pauvre mourut, et qu'il fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham ; mais le riche mourut aussi, et il fut enterré. Et dans le séjour des morts, ayant levé les yeux du milieu des tourments, il voit de loin Abraham et Lazare dans son sein ; et il s'écria : « Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare afin qu'il trempe dans l'eau le bout de son doigt, et qu'il rafraîchisse ma langue, car je suis à la torture dans cette flamme. » Mais Abraham dit : « Mon enfant, rappelle-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et de même Lazare ses maux ; mais maintenant il est ici consolé, tandis que toi, tu es à la torture ; et d'ailleurs, entre nous et vous s'ouvre un vaste abîme, afin que ceux qui veulent passer d'ici vers vous ne le puissent pas, et que de là-bas ils ne traversent pas non plus vers nous. » Mais il dit : « Je te supplie donc, Père, de l'envoyer dans la maison de mon père, car j'ai cinq frères, afin qu'il les avertisse, de peur qu'eux aussi ne viennent dans ce lieu de tourment. » Mais Abraham dit : « Ils ont Moïse et les prophètes, qu'ils les écoutent ! Mais l'autre dit : « Non, Père Abraham, mais si quelqu'un vient de chez les morts auprès d'eux, ils se repentiront. » Mais il lui dit : « S'ils n'écoutent ni Moïse ni les prophètes, ils ne se laisseront pas non plus persuader quand même quelqu'un ressusciterait des morts. »

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

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