Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

1 Corinthians 6:12-20

Tout m'est permis, mais tout ne convient pas ; tout m'est permis, mais ce n'est pas moi qui me laisserai dominer par rien. Les aliments sont faits pour le ventre, et le ventre pour les aliments, mais Dieu détruira soit l'un, soit les autres ; tandis que le corps n'est pas fait pour l'impudicité, mais pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps ; or Dieu qui a ressuscité le seigneur nous a aussi ressuscités par Sa puissance. Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? Supprimerai-je donc les membres de Christ, pour en faire les membres d'une prostituée ? Loin de moi cette pensée ! Ou bien ignorez-vous que celui qui s'unit à la prostituée forme avec elle un seul et même corps ? « Car les deux, est-il dit, deviendront une seule chair. » Mais celui qui est uni au seigneur est un seul et même esprit. Fuyez l'impudicité : quelque péché qu'un homme puisse commettre, il a lieu hors du corps, mais l'impudique pèche contre son propre corps. Ou bien ignorez-vous que votre corps est le sanctuaire de l'esprit saint qui est en vous et que vous tenez de Dieu, et que vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes ? Vous avez en effet été chèrement achetés ; glorifiez donc Dieu dans votre corps.

First Reading

Isaiah 45

Ainsi parle l'Éternel à son Oint, à Coresch, que je tiens par sa droite pour terrasser les nations devant lui, et afin que je déceigne les reins des rois ; pour ouvrir devant lui les portes, et afin que les entrées ne lui soient pas fermées : Je veux marcher devant toi et aplanir les aspérités, briser les portes d'airain, et abattre les verrous de fer, et je te livrerai les trésors des lieux sombres, et ce qui est enfoui dans l'obscurité, afin que tu reconnaisses que je suis l'Éternel qui t'appelai par ton nom, le Dieu d'Israël. Pour l'amour de mon serviteur Jacob et d'Israël mon élu, je t'appelai par ton nom, je te parlai avec bonté, et tu ne me connaissais pas ! Je suis l'Éternel, et il n'en est pas d'autre ; hors moi il n'y a point de Dieu : je te ceignis moi-même et tu ne me connaissais pas ! C'est afin que du Levant et du Couchant on reconnaisse que hors moi il n'y en a aucun : je suis l'Éternel, et il n'en est pas d'autre ; celui qui produit la lumière et crée les ténèbres, qui fait le bonheur et crée le malheur ; moi, l'Éternel, je suis l'auteur de tout cela. Cieux, distillez d'en haut, et que les nuées épanchent la grâce ! que la terre s'ouvre et produise le salut, et fasse germer la justice en même temps ! c'est moi, l'Éternel, qui crée ces choses. Malheur à qui dispute contre son créateur, têt parmi des têts de terre ! L'argile dit-elle à celui qui la façonne : « Que fais-tu » et ton œuvre dit-elle de toi : « Il n'a point de mains » ? Malheur à qui dit à son père : « Pourquoi engendres-tu ? » et à la femme : « Pourquoi enfantes-tu ? » Ainsi parle l'Éternel, le Saint d'Israël, et son créateur : Sur l'avenir interrogez-moi ! De mes enfants et de l'œuvre de mes mains remettez-moi le-soin ! C'est moi qui ai fait la terre, et sur elle ai créé des hommes. C'est par moi, par mes mains que furent étendus les Cieux, et j'ordonnai toute leur armée. Je l'ai suscité dans ma justice, et j'aplanirai toutes ses voies ; il relèvera ma cité et élargira mes captifs, non pas pour un prix ni pour une rançon, dit l'Éternel des armées. Ainsi parle l'Éternel : Les gains de l'Égypte et les profits de l'Ethiopie, et les Sabéens, hommes de haute taille, passeront chez toi et seront tiens ! ils marcheront à ta suite, et s'avanceront enchaînés, et ils s'inclineront devant toi et te diront en suppliant : « Dieu ne se trouve que chez toi ; il n'y en a pas d'autre ; hors lui point de Dieu ! » Certainement tu es un Dieu qui te caches, Dieu d'Israël, qui sauves ! Ils sont tous confus et honteux, ensemble ils s'en vont confondus, les fabricateurs d'idoles. L'Éternel sauve Israël d'un salut éternel ; vous n'aurez ni honte ni confusion dans tous les âges. Car ainsi parle l'Éternel, créateur des Cieux (Il est le Dieu formateur de la terre et son auteur, Il l'a consolidée ; Il ne la créa pas pour rien, Il la forma pour être habitée) : Je suis l'Éternel, et il n'en est pas d'autre. Ce n'est pas en cachette que j'ai parlé, ni dans un lieu obscur de la terre ! je ne dis pas à la race de Jacob : Cherchez-moi vainement ! Moi, l'Éternel, je dis la vérité, et parle avec droiture. Assemblez-vous et venez ! approchez tous ensemble, réchappés des nations ! Ils n'ont pas de sens ceux qui vont portant ce bois, leur idole, et prient un Dieu qui ne peut secourir. Exposez et alléguez ! et qu'ensemble ils se consultent ! Qui est-ce qui annonça ces choses dès les temps anciens, en fit dès longtemps la prédiction ? N'est-ce pas moi, l'Éternel ? Et hors moi il n'est point de Dieu, de Dieu juste et sauveur il n'en est point d'autre que moi. Tournez-vous vers moi, et recevez le salut, vous toutes les extrémités de la terre ! Car je suis Dieu et il n'en est pas d'autre. Je le jure par moi-même, et de ma bouche sort la vérité, une parole qui ne sera point retirée, c'est que tout genou fléchira devant moi, et toute langue me prêtera serment. Auprès de l'Éternel seul, me dira-t-on, se trouvent justice et puissance ; à lui viendront en rougissant tous ceux qui s'irritaient contre lui. Toute la race d'Israël par l'Éternel sera justifiée, et mettra sa gloire en lui.

First Reading

Isaiah 11:1-10

Mais il sort un rameau de la souche d'Isaï, et un rejeton naît de ses racines ; et l'Esprit de l'Éternel repose sur lui, l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel. Il prend son plaisir dans la crainte de l'Éternel, et ne juge point d'après le regard de ses yeux, ni ne décide d'après l'ouïe de ses oreilles ; et il juge avec justice les petits, et il est un arbitre équitable pour les malheureux de la terre, et il frappe la terre de la verge de sa bouche, et du souffle de ses lèvres donne la mort à l'impie ; et la justice est la ceinture de ses reins, et la fidélité la ceinture de ses flancs. Alors le loup gîtera avec l'agneau, et la panthère se couchera près du chevreau ; le veau, le lionceau et le gras bétail vivront ensemble, et un petit garçon sera leur conducteur ; et la génisse et l'ourse brouteront ensemble, leurs petits seront couchés ensemble, et le lion comme le bœuf mangera du fourrage, et l'enfant qu'on allaite se jouera près du trou de la vipère, et celui qu'on sèvre présentera sa main au gîte du basilic. Il n'y aura plus ni mal ni corruption sur toute ma sainte montagne, car la connaissance de l'Éternel remplira la terre, comme les eaux couvrent le fond de la mer. Et dans ce même temps, le rejeton d'Isaï sera là comme un étendard pour les peuples ; les nations s'adresseront à lui, et sa demeure est glorieuse.

Morning Prayer — First Lesson

Job 31

J'avais fait un pacte avec mes yeux… Comment les eussé-je arrêtés sur une vierge ? Et quel sort d'en haut Dieu m'eût-il envoyé, et quel lot le Tout-puissant, des lieux suprêmes ? La ruine n'est-elle pas pour le criminel, et le malheur pour ceux qui font le mal ? Ne découvre-t-Il pas mes voies, et ne compte-t-Il pas tous mes pas ? Ai-je eu commerce avec le mensonge, et mon pied fut-il prompt à supplanter ? Que Dieu me pèse à la juste balance, et Il reconnaîtra mon innocence ! Mes pas ont-ils dévié de la voie, et mon cœur suivit-il l'attrait de mes yeux ? Une seule tache est-elle empreinte sur ma main ? Alors, que je sème, et qu'un autre moissonne, et que mes rejetons soient extirpés ! Mon cœur pour une femme s'est-il laissé séduire ? ai-je été aux aguets à la porte de mon prochain ? Alors, que ma femme tourne la meule pour un autre, et que d'autres abusent d'elle ! Car c'est là un crime, un forfait que les juges doivent punir ; oui, c'est un feu qui consume, à détruire, et aurait dans sa racine ruiné tout mon avoir. Ai-je méprisé les droits de mon esclave, et de ma servante, quand ils n'étaient pas d'accord avec moi ? Mais que ferais-je, si Dieu se levait ? et, s'il me châtiait, que lui répliquerais-je ? Dans le sein maternel, Celui qui me forma, ne le forma-t-Il pas aussi ? et ne nous prépara-t-Il pas dans le sein d'une mère ? Ai-je rebuté le vœu du pauvre, et fait languir les yeux de la veuve ? Ai-je mangé mon pain seul, et l'orphelin n'y eut-il point de part ? Non, dès ma jeunesse, j'élevai l'un en père, et dès ma naissance je fus le guide de l'autre. Ai-je pu voir l'indigent non vêtu, et le pauvre non couvert ? Leurs reins ne me bénissaient-ils pas, et la toison de mes agneaux ne les réchauffait-elle pas ? Ma main a-t-elle menacé l'orphelin, parce que je me voyais soutenu à la Porte ? Alors, que mon épaule se détache de ma nuque, et que mon bras brisé sorte de son emboîture ! Mais les vengeances de Dieu sont ma terreur, et devant Sa majesté je deviens impuissant. Ai-je pris l'or pour mon appui, et ai-je dit au métal : En toi je me confie ? Me suis-je applaudi de la grandeur de mes biens, et des grands gains obtenus par mes mains ? Ai-je regardé la lumière, quand elle resplendit, et la lune, quand magnifique elle s'avance ? Et mon cœur en secret s'est-il laissé séduire, jusqu'à confier à ma main les baisers de ma bouche ? Cela aussi serait un crime que les juges doivent punir, parce que j'aurais menti au Dieu suprême. Étais-je joyeux de la ruine de mon ennemi, transporté de le voir atteint par les revers ? Mais je ne permettais pas à ma langue de pécher en demandant sa mort dans une imprécation. Les gens de ma tente ne disaient-ils pas : Montrez-nous qui ne fut pas rassasié à sa table ? L'étranger ne passait pas la nuit dehors, et j'ouvrais ma porte au voyageur. A l'exemple des hommes ai-je dissimulé mes fautes, enfouissant dans mon sein mes égarements, parce que je redoutais le peuple assemblé, et que le mépris des tribus me faisait peur à m'ôter la parole, et à m'empêcher de passer ma porte ? Ah ! s'il voulait m'écouter et me dire : Voici ma signature ! Si le Tout-puissant voulait répliquer ! si j'avais le grief écrit par ma partie ! Oui, je le porterais sur mon épaule, je le ceindrais comme un diadème, j'avouerais chacun de mes pas, comme un prince je L'aborderais. – Mon champ réclame-t-il contre moi, et ses sillons en même temps portent-ils plainte ? En ai-je mangé le produit, sans l'avoir payé, et ai-je arraché des soupirs à son maître ? Alors, que la ronce germe au lieu du froment, et l'herbe gourmande à la place de l'orge !Fin des discours de Job.

Epistle

2 Timothy 4:1-8

Je t'en adjure devant Dieu, et devant Christ Jésus qui doit juger les vivants et les morts, tant au nom de son apparition qu'au nom de son royaume : prêche la parole, insiste à propos et hors de propos, reprends, tance, exhorte avec toute sorte de patience et d'instruction. Car il y aura un moment où ils ne souffriront plus l'enseignement salutaire, mais où, selon leurs propres convoitises, ils se donneront une masse de docteurs, parce que leurs oreilles aiment à être flattées ; et, tandis que, d'un côté, ils les fermeront à la vérité, de l'autre, ils se jetteront dans les fables. Quant à toi, sois modéré à tous égards, endure les souffrances comme un bon soldat de Christ Jésus, fais l'œuvre d'un évangéliste, acquitte-toi parfaitement de ton ministère. Car, pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche ; j'ai combattu le bon combat ; j'ai achevé la course ; j'ai gardé la foi ; du reste, la couronne de justice m'est réservée ; le seigneur, le juste juge, me l'accordera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui désirent son apparition.

First Reading

Proverbs 18

Celui qui s'isole, suit sa fantaisie, il s'irrite contre tout ce qui est raisonnable. Ce n'est pas la raison qu'aime l'insensé, mais il aime à montrer son sentiment. Quand vient l'impiété vient aussi le mépris, et avec l'infamie, l'opprobre. Les paroles qui sortent de la bouche de l'homme, sont des eaux profondes ; la source de la sagesse est une rivière abondante. Il est mal de prendre parti pour l'impie, afin de débouter le juste dans le jugement. Les lèvres de l'insensé apportent les querelles, et sa bouche excite aux coups. La bouche de l'impie est pour lui une cause de ruine, et ses lèvres, un piège à sa vie. Les propos du rapporteur sont comme des friandises ; ils se glissent jusqu'au fond des entrailles. Celui-là aussi qui travaille lâchement, est frère du dissipateur. Le nom de l'Éternel est une forte tour, le juste y accourt, et se trouve en lieu sûr. L'opulence du riche est sa forteresse, et comme une haute muraille, dans son opinion. Avant la chute le cœur de l'homme s'élève ; et l'humilité précède la gloire. Qui répond avant d'écouter, manque de sens, et sera confus. L'âme de l'homme supporte ses souffrances ; mais une âme abattue, qui la relèvera ? Le cœur de l'homme de sens acquiert la science, et l'oreille des sages est à la recherche de la science. Par des présents l'homme se fait jour ; et ils l'introduisent chez les grands. Il [paraît] juste celui qui dans sa cause parle le premier ; mais que vienne sa partie, et alors examine-le. Le sort met fin aux contestations ; et entre les puissants il décide. Un frère est plus rebelle qu'une ville forte ; et les querelles {[}des frères{]} sont comme les verrous d'un palais. Des fruits de sa bouche chacun est nourri, il est nourri de ce que ses lèvres lui rapportent. La mort et la vie dépendent de la langue ; celui qui en aime l'usage, en goûtera les fruits. Trouver une femme c'est trouver le bonheur, et obtenir une faveur de l'Éternel. Le pauvre parle en suppliant ; mais le riche répond durement. Tel a beaucoup de relations à son détriment ; mais, ayez un ami, il s'attache plus qu'un frère.

Morning Prayer — Second Lesson

Luke 2

Or il advint en ce temps-là qu'un décret fut promulgué par l'empereur Auguste pour le recensement de toute la terre. Ce fut un premier recensement qui eut lieu pendant que Quirinius gouvernait la Syrie. Et tous allaient se faire enregistrer, chacun dans sa propre ville. Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, dans la ville de David qui est appelée Bethléem, parce qu'il était de la famille et de la branche de David, afin de se faire enregistrer avec Marie qui lui avait été fiancée, laquelle était enceinte. Or il advint, pendant qu'ils étaient là, que le moment où elle devait accoucher arriva, et elle mit au monde son fils premier-né, et elle l'emmaillota, et elle le coucha dans une crèche, parce qu'ils n'avaient pas de place dans l'hôtellerie. Et il y avait aux champs dans la même contrée des bergers qui passaient les veilles de la nuit à garder leur troupeau. Et un ange du Seigneur apparut au-dessus d'eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière, et ils furent saisis d'une très grande crainte. Et l'ange leur dit : « Ne craignez point ; car, voici, je vous apporte une bonne nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie : c'est qu'aujourd'hui vous est né, dans la ville de David, un sauveur, qui est Christ le Seigneur ; et ce qui en sera pour vous un signe, c'est que vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. » Et aussitôt se joignit à l'ange une multitude de l'armée du ciel, louant Dieu et disant : « Gloire à Dieu dans les lieux très-hauts ! Et paix sur la terre parmi les hommes de prédilection ! » Et il advint, lorsque les anges les eurent quittés pour regagner le ciel, que les bergers se disaient les uns aux autres : « Eh bien ! allons jusques à Bethléem, et voyons l'accomplissement de cette parole que le Seigneur nous a fait connaître. » Et ils vinrent en toute hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Or, après l'avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit touchant ce petit enfant. Et tous les auditeurs furent émerveillés de ce que leur disaient les bergers. Mais Marie retenait toutes ces paroles, en les méditant dans son cœur. Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de tout ce qu'ils avaient ouï et vu conformément à ce qui leur avait été dit. Et, lorsque les huit jours au bout desquels on devait le circoncire furent accomplis, on lui donna aussi le nom de Jésus, qu'avait indiqué l'ange avant qu'il eût été conçu dans le sein de sa mère. Et, lorsque le temps de leur purification fut accompli selon la loi de Moïse, ils le conduisirent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, conformément à ce qui est écrit dans la loi du Seigneur, que tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur, et pour offrir en sacrifice, selon ce qui est prescrit dans la loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes. Et voici, il y avait à Jérusalem un homme dont le nom était Siméon ; et cet homme était juste et pieux, vivant dans l'attente de la consolation d'Israël ; et l'Esprit saint reposait sur lui. Et il avait été informé par l'Esprit saint qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Et il vint dans le temple par l'inspiration de l'Esprit ; et lorsque les parents amenèrent le petit enfant Jésus, pour accomplir à son égard les usages de la loi, ce fut lui qui le reçut dans ses bras, et il bénit Dieu et dit : « Maintenant, ô Souverain, Tu renvoies Ton esclave en paix, selon Ta parole ; car mes yeux ont vu Ton salut, que Tu as préparé à la face de tous les peuples, comme une lumière qui doit être révélée aux gentils, et comme la gloire de Ton peuple d'Israël. » Et son père et sa mère étaient émerveillés de ce qu'on disait de lui. Et Siméon les bénit, et dit à Marie sa mère : « Voici, celui-ci est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à être un signe qui sera contredit, (et une épée transpercera ta propre âme), afin que du fond de plusieurs cœurs des pensées soient mises au jour. » Et là se trouvait Anne, prophétesse, fille de Phanouel de la tribu d'Aser. Cette femme (fort avancée en âge, puisqu'après avoir vécu avec un mari sept ans depuis sa virginité, elle avait atteint dans son veuvage l'âge de quatre-vingt-quatre ans), cette femme qui ne bougeait du temple, où elle rendait à Dieu nuit et jour un culte par des jeûnes et des prières, et qui était survenue en ce moment même, adressait des actions de grâces à Dieu et parlait de Lui à tous ceux qui attendaient la rédemption de Jérusalem. Et lorsqu'ils eurent accompli tout ce qui était prescrit par la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée dans leur ville de Nazareth. Cependant le petit enfant grandissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse ; et la grâce de Dieu était sur lui. Et ses parents se rendaient, chaque année à Jérusalem lors de la fête de Pâque. Et quand il eut douze ans, comme ils étaient montés selon la coutume de la fête, et qu'après en avoir célébré les divers jours, ils s'en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem, et ses parents ne s'en aperçurent point ; mais croyant qu'il était dans la caravane, ils firent une journée de chemin et ils le cherchaient parmi leurs parents et connaissances ; et ne l'ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem à sa recherche. Et il advint qu'au bout de trois jours ils le trouvèrent dans le temple assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. Et tous étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. Et l'ayant vu, ils furent consternés, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi as-tu agi ainsi envers nous ? Voici, ton père et moi nous te cherchons avec angoisse. » Et il leur dit : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père ? » Et ils ne comprirent pas ce qu'il leur avait dit. Puis il descendit avec eux et vint à Nazareth ; et il leur était soumis. Et sa mère retenait toutes choses en son cœur. Et Jésus progressait en sagesse, et en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

Responsorial Psalm

Psalm 119:105-112

Ta parole est une lampe devant mes pieds, et une lumière sur mon sentier. J'ai fait le serment, et je le tiens, d'observer tes justes lois. Je suis extrêmement affligé : Éternel, rends-moi la vie selon ta promesse ! Agrée, Éternel, le libre hommage de ma bouche, et enseigne-moi tes lois ! Ma vie est toujours en péril ; mais je n'oublie point ta loi. Des impies me tendent des pièges, mais je ne m'écarte point de tes ordres. Je me suis pour toujours approprié tes préceptes car ils sont la joie de mon cœur. J'ai plié mon cœur à la pratique de tes lois, pour jamais, jusqu'à la fin.Samech.

Gospel

Matthew 5:13-19

« Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel s'est affadi, avec quoi le salera-t-on ? Il ne sert plus à rien, sinon, après avoir été jeté dehors, qu'à être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; on n'allume pas non plus une lampe pour la placer sous le boisseau, mais sur son support, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Que de même votre lumière brille devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. « Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; car en vérité je vous le déclare, jusqu'à ce que le ciel et la terre aient disparu, un seul i ou un seul jambage ne disparaîtra point de la loi avant que tout n'ait été réalisé. En conséquence, celui qui aura enfreint un seul de ces moindres commandements et enseigné aux hommes à faire de même, sera renommé l'un des moindres dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera renommé grand dans le royaume des cieux.

Responsorial Psalm

Psalm 9

Au maître chantre. Avec voix de jeunes filles. Sur bénites. Cantique de David. Je loue l'Éternel de tout mon cœur ; je vais dire toutes tes merveilles, l'allégresse et la joie que je trouve en toi, chanter ton nom, ô Très-haut ! Car mes ennemis se retirent en arrière, chancellent et disparaissent à ta vue ! Car tu défends ma cause et mon droit, tu sièges sur ton trône en juste juge. Tu tances les peuples, détruis les impies, effaces leur nom pour toujours, à jamais. Mes ennemis sont perdus, ruines éternelles ! Tu as détruit leurs villes, leur mémoire a péri ! Oui, l'Éternel règne à perpétuité, Il a pour le jugement disposé son trône, et Il juge le monde avec justice, et rend aux peuples des sentences équitables. Et l'Éternel est un refuge pour le pauvre, un refuge dans les temps de détresse. Ils se confient en toi ceux qui connaissent ton nom ; car tu ne délaisses pas ceux qui te cherchent, Éternel. Chantez l'Éternel, qui réside en Sion, racontez aux nations ses hauts faits ! Car, vengeur du sang, Il se souvient d'eux, Il n'oublie pas le cri des malheureux. Sois-moi propice, Éternel ! Vois la misère où mes ennemis me réduisent ; retire-moi des portes de la mort, afin que je publie toute ta louange aux Portes de la fille de Sion, me réjouissant de ton secours ! Les nations enfoncent dans la fosse qu'elles ont creusée ; leur pied se prend au filet qu'elles ont caché. L'Éternel s'est montré ; Il a fait justice, en enlaçant l'impie dans l'ouvrage même de ses mains. (Harpes. Pause) Les impies vont dans les Enfers, et de même tous les peuples qui ont oublié Dieu. Car toujours le pauvre ne sera pas oublié, et l'espoir des malheureux n'est pas à jamais perdu. Lève-toi, Éternel, afin que l'homme ne s'élève pas, afin que les nations soient jugées devant toi ! Mets, Éternel, ta terreur sur elles ! que les peuples sentent qu'ils ne sont que des hommes. (Pause)

Responsorial Psalm

Psalm 19

Au maître chantre. Cantique de David.Les Cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament proclame l'œuvre de ses mains. Le jour en transmet au jour le témoignage, et la nuit à la nuit en donne connaissance : ce n'est pas un discours, ce n'est pas un langage, dont la voix ne soit pas entendue. Sur toute la terre leurs accents se répandent, et leurs récits vont jusques au bout du monde, aux lieux où est dressée une tente au soleil ; il sort, comme un époux de sa chambre nuptiale, il se réjouit, comme un héros de courir dans la lice ; il part de l'extrémité du ciel, et sa carrière s'achève à ses extrémités : rien ne se dérobe à ses feux. La loi de l'Éternel est parfaite, elle restaure l'âme ; le témoignage de l'Éternel est sûr, il rend sage le simple ; les ordres de l'Éternel sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement de l'Éternel est pur, il éclaire les yeux ; la crainte de l'Éternel est pure, elle subsiste à jamais ; les préceptes de l'Éternel sont vrais, ils sont tous justes, ils ont plus de prix que l'or, que beaucoup d'or fin, plus de douceur que le miel, que le suc des rayons. Ton serviteur aussi en fut éclairé ; à les garder il y a un grand gain… Qui est-ce qui aperçoit [toutes] ses erreurs ? Absous-moi de celles que j'ignore ! Des orgueilleux aussi préserve ton serviteur ! Qu'ils ne prennent pas l'empire sur moi ! alors je serai sans reproche, et exempt d'un grand péché. Agrée les paroles de ma bouche, et accueille la méditation de mon cœur, ô Éternel, mon rocher, et mon libérateur !

Responsorial Psalm

Psalm 18

Au maître chantre. Du serviteur de l'Éternel, de David, qui adressa à l'Éternel les paroles de ce cantique, lorsque l'Éternel l'eut délivré de la main de tous ses ennemis, et de la main de Saül ; et il dit :Je t'aime, ô Éternel, ô source de ma force, Éternel, mon rocher, mon asile et mon libérateur ! mon Dieu ! ô mon rocher, où je vais m'abriter ! mon bouclier, corne de mon salut, mon boulevard ! Loué soit l'Éternel ! me suis-je écrié, et de mes ennemis j'ai été délivré. Les vagues de la mort m'enserraient, et les torrents de l'adversité m'épouvantaient ; les chaînes des Enfers m'enlaçaient, et j'étais pris dans les rêts de la mort. Dans mon angoisse j'invoquai l'Éternel, et vers mon Dieu j'élevai mes cris : de son parvis Il entendit ma voix, et mes cris arrivés devant lui vinrent à ses oreilles. Alors la terre oscilla et trembla, et les bases des montagnes furent émues, et elles s'ébranlèrent, parce qu'il était courroucé. Une fumée sortit de ses narines, et de sa bouche un feu dévorant ; et Il fit jaillir des charbons ardents. Et Il inclina le ciel, et Il descendit ; et l'obscurité était sous ses pieds. Et Il était monté sur le Chérubin, et volait, et Il planait sur les ailes du vent. Il prit les ténèbres pour sa couverture, et autour de lui pour sa tente les noires vapeurs et les nuées épaisses. De la splendeur qui le précède, sortirent les nuages, portant la grêle et les charbons de feu. Et l'Éternel tonna dans le ciel, et le Très-haut émit sa voix, avec la grêle et des charbons de feu. Il lança ses flèches et Il les dissipa, et mille foudres, et Il les défit. Et l'on vit paraître les vallées de la mer et les fondements du monde furent mis à nu au grondement de ta voix, Éternel, au souffle du vent de tes narines. Il tendit sa main d'en haut, et me prit, et Il me retira des grandes eaux. Il me sauva de mes robustes ennemis, et de mes adversaires qui l'emportaient sur moi. Ils m'attaquaient au jour du malheur ; mais l'Éternel fut un soutien pour moi. Il me tira au large, Il me dégagea, parce qu'il m'était propice. L'Éternel me traita selon ma justice, et me rendit selon la pureté de mes mains. Car je gardais les voies de l'Éternel, et n'étais point rebelle à mon Dieu. Car j'avais toutes ses lois sous les yeux, et je ne secouais point ses commandements ; j'étais sans reproche envers lui, et je prenais garde de me rendre coupable. Aussi l'Éternel me rendit selon ma justice, selon la pureté de mes mains, dont Il était témoin. A celui qui t'aime, tu donnes ton amour, tu te montres juste pour l'homme juste, tu es pur envers celui qui est pur, et tu trahis celui qui est perfide. Car tu es en aide au peuple qui souffre, et tu humilies les yeux hautains. Oui, tu as fait luire ma lampe ; l'Éternel, mon Dieu, éclaira mes ténèbres. Avec toi j'affrontai des bataillons, et avec mon Dieu je franchis des murailles. Les voies de Dieu ne sont point trompeuses, la parole de l'Éternel est sans alliage ; Il est un bouclier pour quiconque le réclame. Car qui est-ce qui est Dieu, hors l'Éternel ? et qui est un rocher, sinon notre Dieu, ce Dieu, qui me donna la force pour ceinture, et rendit mes voies irréprochables ? Il assimila mes pieds à ceux de la biche, et Il m'établit sur mes hauteurs. Il forma mes mains au combat, et mon bras sut bander l'arc d'airain. Tu me donnas le bouclier de ton secours, et ta droite me soutint, et ta clémence daigna m'agrandir. Sous mes pieds tu donnas de l'espace à mes pas, et mes talons ne furent point vacillants. Je poursuivis mes ennemis, et je les atteignis, et je ne revins pas qu'ils ne fussent détruits ; je les écrasai, et ils n'ont pu se relever, ils tombèrent sous mes pieds. Tu me ceignis de force pour la bataille, et tu fis plier mes adversaires sous mes coups. Tu me fis voir le dos de mes ennemis, et j'anéantis ceux qui me haïssaient. Ils crièrent au secours ; il n'y eut point de Sauveur ; ils crièrent à l'Éternel ; Il ne leur répondit pas. Je les mis en poudre, comme la poussière qui est au vent, et je les balayai comme la boue des rues. Tu me délivras des agressions des peuples, et tu me constituas chef des nations ; des peuples à moi inconnus me furent asservis ; sur ma renommée ils se soumirent, les enfants de l'étranger devinrent mes flatteurs, les enfants de l'étranger succombèrent, et quittèrent alarmés leurs châteaux. Vive l'Éternel, et béni soit mon rocher ! qu'il soit exalté mon Dieu sauveur, le Dieu qui m'accorda la vengeance, et m'assujettit les peuples ! M'ayant délivré de mes ennemis, tu m'as fait triompher de mes adversaires, tu m'as fait échapper à l'homme violent. Aussi je veux te chanter parmi les peuples, Éternel, et célébrer ton nom, ô toi qui accordes un grand salut à ton Roi, et fais miséricorde à ton Oint, à David, et à sa race éternellement !

Evening Prayer — First Lesson

Job 32

Et ces trois hommes cessèrent de répondre à Job, parce qu'il était juste à ses propres yeux. Alors s'enflamma de colère Elihu, fils de Barachéel, de Buz, de la famille de Ram : sa colère s'enflamma contre Job, parce que devant Dieu il se déclarait lui-même juste, et sa colère s'enflamma contre ses trois amis, parce qu'ils ne trouvaient rien à répondre, et que néanmoins ils condamnaient Job. Cependant Elihu avait attendu de s'adresser à Job. parce que ceux-là étaient plus vieux que lui par le nombre de leurs jours. Elihu voyant donc qu'il n'y avait aucune réponse dans la bouche des trois hommes, s'enflamma de colère. Et Elihu, fils de Barachéel, de Buz, prit la parole et dit : Je n'ai que peu d'années, et vous êtes âgés ; dès lors je m'intimidais, et je craignais de vous exposer mes sentiments. Je disais : Le grand âge parlera, et la vieillesse enseignera la sagesse. Mais il est dans l'homme un esprit, et un souffle du Tout-puissant, qui lui donne l'intelligence. Les années seules ne donnent pas la sagesse, ni l'âge, le discernement du juste. C'est pourquoi je dis : Ecoute-moi ! je veux aussi exposer mes sentiments. Voici, j'ai attendu vos discours, j'ai prêté l'oreille à vos raisonnements que je vous ai laissés développer à fond ; je vous ai suivis avec attention ; mais voici, aucun d'entre vous n'a réfuté Job, ni répondu à ses discours. Cependant n'allez pas dire : « Nous avons rencontré de la sagesse ; Dieu, mais non l'homme, lui fera lâcher pied. » D'ailleurs il n'a point dirigé contre moi ses discours, et ce n'est pas dans votre langage que je lui répondrai… Ils sont éperdus, et ne répliquent plus ! on leur a ôté l'usage de la parole ! Dois-je aussi m'arrêter, parce qu'ils ne parlent plus, parce qu'ils sont là debout, sans dire mot ? Je répondrai aussi pour ma part ; moi aussi j'exposerai mes idées ; car je suis plein de ce que j'ai à dire, l'esprit en mon sein me met à la gêne. Voici, mon sein est comme un vin qu'on n'a pas ouvert, comme des outres neuves qui vont éclater. Je veux parler, pour respirer, ouvrir mes lèvres et répliquer. Mais je ne ferai acception de personne, et ne serai le flatteur d'aucun homme. Car je ne sais pas flatter : d'ailleurs bientôt mon Créateur me ferait disparaître.

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Galatians 5

c'est pour la liberté que Christ nous a rendus libres ; demeurez donc fermes, et ne vous soumettez pas derechef au joug de la servitude. Voici, moi Paul, je vous déclare que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira à rien ; mais je proteste derechef à tout homme qui se fait circoncire, qu'il est tenu de pratiquer la loi tout entière. Vous avez complètement rompu avec Christ, vous tous qui êtes justifiés par la loi ; vous êtes déchus de la grâce. En effet, quant à nous, c'est en esprit que nous saisissons par la foi l'espoir de la justice ; car, en Christ, ni la circoncision n'a quelque valeur, ni l'incirconcision, mais la foi qui montre son efficace par la charité. Vous couriez bien ; qui est-ce qui vous a empêchés d'obéir à la vérité ? Cette influence ne vient pas de Celui qui vous appelle ; un peu de levain fait lever la pâte tout entière. Pour moi, j'ai la confiance que vous ne penserez pas différemment, mais que celui qui vous trouble en portera la peine, quel qu'il soit. Quant à moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté, puisque le scandale, de la croix a disparu ? Puissent ceux qui vous bouleversent en venir à se mutiler tout à fait ! Pour vous, frères, c'est bien à la liberté que vous avez été appelés ; seulement ne faites pas de cette liberté une instigation pour la chair, mais asservissez-vous les uns aux autres par Sa charité ; car toute la loi est accomplie dans une seule parole, qui est celle-ci : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ; » tandis que si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. Mais je dis : conduisez-vous selon l'esprit et ne satisfaites pas la convoitise de la chair ; en effet la chair convoite contre l'esprit, et l'esprit contre la chair, car ils sont opposés l'un à l'autre, afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez. Mais, si vous êtes conduits pur l'esprit, vous n'êtes pas sous la loi. Or les œuvres de la chair sont bien connues : ce sont l'impudicité, l'impureté, la débauche, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, la jalousie, les emportements, les intrigues, les divisions, les sectes, les haines, les excès, les orgies, et tout ce qui leur ressemble ; dont je vous dis d'avance, comme je vous l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l'esprit est la charité, la joie, la paix, la longanimité, la bonté, la probité, la fidélité, la douceur, la tempérance. Ce n'est pas à de telles choses que s'oppose la loi. Or, ceux qui appartiennent à Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. Si nous vivons par l'esprit, marchons aussi selon l'esprit. Ne devenons pas glorieux, nous provoquant les uns les autres, nous enviant les uns les autres.

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I Corinthians 10

En effet je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que nos pères étaient tous sous la nuée et que tous ils ont traversé la mer, et que tous ils ont été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, et que tous ils ont mangé le même aliment spirituel, et que tous ils ont bu le même breuvage spirituel, car ils s'abreuvaient à un rocher spirituel qui les suivait, or ce rocher était Christ. Toutefois ce ne fut pas au plus grand nombre d'entre eux que Dieu prit plaisir, car ils demeurèrent gisants dans le désert. Or toutes ces choses ont eu lieu pour nous servir d'exemples, afin que nous ne convoitions point de mauvaises choses, comme eux-mêmes l'ont fait. Ne devenez pas non plus idolâtres, comme quelques-uns d'entre eux, selon qu'il est écrit : « Le peuple s'assit pour manger et boire, et ils se levèrent pour jouer. » Ne nous livrons pas non plus à l'impudicité, comme s'y livrèrent quelques-uns d'entre eux, et ils périrent en un seul jour au nombre de vingt-trois mille. Ne tentons pas non plus le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d'entre eux, et ils étaient tués par les serpents. Ne murmurez pas non plus, comme murmurèrent quelques-uns d'entre eux, et ils furent tués par l'exterminateur. Or ces choses leur arrivaient figurément, mais elles ont été écrites pour notre instruction, pour nous, auxquels a abouti la fin des siècles ; ainsi donc que celui qui s'imagine rester debout prenne garde qu'il ne tombe ! Vous n'avez pas été exposés à des tentations surhumaines, et, Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; au contraire, avec la tentation Il vous donnera le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter. C'est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l'idolâtrie. Je vous parle comme à des gens sensés ; jugez vous-mêmes de ce que je dis : La coupe de la bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas une participation au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas une participation au corps de Christ ? Car, comme il y a un seul pain, de même notre pluralité ne forme qu'un seul corps, car tous nous participons à ce seul pain. Voyez l'Israël selon la chair : est-ce que ceux qui se nourrissent des sacrifices n'entrent pas en partage avec l'autel ? Que dis-je donc ? Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose, ou bien qu'une idole est quelque chose ? Non, mais que ce qu'ils sacrifient, c'est à des démons, et non à Dieu, qu'ils le sacrifient ; or je ne veux pas que vous entriez en partage avec les démons ; vous ne pouvez boire la coupe du seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez prendre part à la table du seigneur et à la table des démons. Ou bien, voulons-nous provoquer le Seigneur ? Est-ce que nous sommes plus forts que Lui ? Tout est permis, mais tout ne convient pas ; tout est permis, mais tout n'édifie pas. Que personne ne recherche son propre intérêt, mais celui d'autrui. Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience, car c'est au Seigneur qu'appartient la terre et tout ce qui la remplit. Si un incrédule vous invite et que vous vouliez y aller, mangez de tout ce qui est servi, sans vous enquérir de rien par motif de conscience ; mais si quelqu'un vous dit : « Ceci a été offert en sacrifice, » n'en mangez pas à cause de celui qui vous en a averti, et de la conscience, non que ce soit de votre conscience que je parle, mais de celle de l'autre. En effet, pourquoi ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère ? Si moi-même je prends part au repas avec action de grâces, pourquoi serais-je calomnié à propos de ce dont je rends grâces ? Ainsi donc, soit que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque chose, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne soyez en scandale ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l'église de Dieu, comme moi-même je m'applique en toutes choses à plaire à tous, ne recherchant point mon avantage particulier, mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés.

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1 Peter 2:11-25

Bien-aimés ! Je vous exhorte comme des étrangers et des voyageurs, à préserver des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme votre bonne conduite parmi les Gentils, afin que, sur les points où ils vous accusent calomnieusement de mal faire, ils glorifient Dieu, au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres, en y regardant de plus près. Soyez soumis à toute institution humaine à cause du Seigneur, soit au roi, comme au souverain, soit aux gouverneurs, comme à ceux qui sont délégués par lui pour châtier les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien ; car c'est ici la volonté de Dieu, qu'en faisant bien vous fermiez la bouche à l'ignorance des hommes dépourvus de sens. C'est comme étant libres, et non pas comme faisant de votre liberté un manteau pour votre malice, mais comme esclaves de Dieu, que vous devez honorer tous les hommes, aimer les frères, craindre Dieu, honorer le roi. Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et indulgents, mais encore à ceux de difficile humeur ; car c'est une grâce, que d'endurer des afflictions par motif de conscience envers Dieu, en souffrant injustement. Quelle gloire en effet vous reviendrait-il de supporter patiemment les coups que vous attirent vos péchés ? Mais si vous supportez patiemment les souffrances que vous attirent vos bonnes actions, ceci est une grâce devant Dieu ; car c'est à cela que vous avez été appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces, lui, qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude ; lui qui, insulté, ne rendait pas l'insulte, qui, maltraité, ne menaçait pas, mais s'en remettait à Celui qui juge avec justice ; lui, qui a porté lui-même vos péchés en son corps sur le bois, afin qu'ayant rompu avec les péchés, nous vivions pour la justice ; lui, par la meurtrissure duquel vous avez été guéris ; vous erriez comme des brebis, mais maintenant vous vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

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Philippians 2:19-30

Or, j'espère dans le Seigneur Jésus vous envoyer incessamment Timothée, afin que, moi aussi, je reprenne courage en apprenant ce qui vous concerne ; car je n'ai ici personne qui, sentant de même, puisse prendre véritablement souci de ce qui vous concerne ; tous, en effet, ils recherchent leurs propres intérêts, et non ceux de Christ Jésus ; mais, quant à lui, vous savez qu'il a été mis à l'épreuve, en s'assujettissant avec moi, comme un enfant sous son père, au service de l'Évangile. C'est donc lui que j'espère vous envoyer, aussitôt que j'aurai pu juger de la tournure de mes affaires. Or, j'ai la confiance dans le Seigneur que, de mon côté aussi, j'arriverai incessamment. En attendant, j'ai cru nécessaire de vous expédier Épaphrodite, mon frère, mon compagnon d'œuvre et de combat, que vous aviez député pour pourvoir à mes besoins, car il soupirait après vous tous, et il se désespérait de ce que vous aviez ouï dire qu'il avait été malade ; et en effet il a été malade à la mort ; mais Dieu a eu compassion de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n'eusse pas tristesse sur tristesse. J'ai donc mis d'autant plus d'empressement à l'envoyer ; afin que, en le voyant, vous redeveniez joyeux, et que, moi-même, je sois moins triste. Accueillez-le donc dans le Seigneur avec une joie entière, et honorez ceux qui lui ressemblent, car c'est pour l'œuvre de Christ qu'il a été à la mort, en exposant sa vie afin de suppléer à votre absence dans le service qui m'était rendu.

Gospel

Luke 15

Or tous les publicains et les pécheurs s'approchaient de lui pour l'entendre, et les pharisiens et les scribes murmuraient en disant : « Celui-ci accueille des pécheurs et mange avec eux ! » Mais il leur adressa cette parabole-ci, en disant : « Quel est parmi vous l'homme qui, possédant cent brebis, s'il vient à en perdre une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert, et n'aille après celle qui est perdue jusques à ce qu'il l'ait retrouvée ? Et, quand il l'a retrouvée, il la place tout joyeux sur ses épaules, et, de retour chez lui, il appelle ses amis et ses voisins, en leur disant : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. » Je vous déclare que, de même, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. Ou bien, quelle est la femme qui, possédant dix drachmes, si elle vient à en perdre une, n'allume une lampe, et ne balaye sa maison, et ne cherche soigneusement jusques à ce qu'elle la retrouve ? Et, après l'avoir trouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, en disant : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue. » De même, je vous le déclare, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. » Or il dit : « Un homme avait deux fils ; le plus jeune d'entre eux dit à son père : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. » Et il leur partagea le bien. Et, au bout de quelques jours, le plus jeune fils, ayant tout réalisé, partit pour un lointain pays, et là il dissipa sa fortune en vivant dans la débauche. Mais quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays-là, et lui-même commença à se trouver dans le dénuement ; et il s'en alla se mettre au service de l'un des citoyens de ce pays-là, et celui-ci l'envoya dans ses champs pour faire paître des pourceaux. Et il désirait se rassasier des gousses que mangeaient les pourceaux, et personne ne lui en donnait. Mais rentrant en lui-même il dit : Combien de mercenaires de mon père ont plus de pain qu'il ne leur en faut, tandis que moi je meurs ici de faim ; je m'en irai vers mon père et je lui dirai : « Père, j'ai péché contre le ciel et devant toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. » Et il s'en alla vers son père. Or, comme il était encore à distance, son père l'aperçut et fut touché de compassion, et étant accouru il se jeta à son col et lui donna un tendre baiser. Mais le fils lui dit : « Père, j'ai péché contre le ciel et devant toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. » Mais le père dit à ses esclaves : « Apportez vite une robe, la plus belle, et revêtez-le, et mettez un anneau à sa main, et des sandales à ses pieds, et amenez le veau gras ; tuez-le, et que nous nous réjouissions en le mangeant, car mon fils que voici était mort et il a vécu ; il était perdu et il a été retrouvé. » Et ils se mirent à se réjouir. Or son fils aîné était aux champs, et lorsqu'à son retour il approcha de la maison, il entendit de la musique et des danses, et ayant appelé un des serviteurs il s'informait de ce que c'était. L'autre lui dit : « Ton frère est arrivé, et ton père a fait tuer le veau gras, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé. » Mais il se mit en colère et ne voulait pas entrer. Cependant son père étant sorti le sollicitait ; mais il répliqua à son père : « Voici, il y a un si grand nombre d'années que je te sers, et je n'ai jamais transgressé aucun de tes ordres, et tu ne m'as jamais donné un chevreau, pour que je me réjouisse avec mes amis ; mais quand ton fils que voici, qui a mangé ton bien avec des courtisanes, est arrivé, tu as fait tuer pour lui le veau gras ! » Mais il lui dit : « Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi t'appartient ; mais il fallait se réjouir et s'égayer, parce que ton frère que voici était mort et il a vécu, il était perdu et il a été retrouvé. »

Evening Prayer — Second Lesson

Galatians 2

Ensuite, après quatorze ans d'intervalle, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, en prenant aussi Tite avec moi. Mais j'y montai par suite d'une révélation, et je leur exposai l'évangile que je prêche parmi les Gentils, mais je m'entretins séparément avec les plus considérés, afin de ne pas courir ou de n'avoir pas couru inutilement. Mais Tite qui m'accompagnait, et qui était Grec, ne put pas même être contraint de se faire circoncire, et ce fut à cause des faux frères intrus qui s'étaient furtivement introduits pour espionner la liberté que nous possédons en Christ Jésus, afin de nous asservir complètement ; auxquels nous n'accordâmes, pas même un instant, la soumission qu'ils demandaient, afin que la vérité de l'évangile vous fût maintenue. Mais, de la part de ceux qui étaient tenus en haute considération… quels qu'ils aient été, cela ne me fait rien ; Dieu ne fait pas acception de personnes… quant à moi en effet, les plus considérés ne me suggérèrent rien, mais au contraire, voyant que l'évangile de l'incirconcision m'a été confié, comme à Pierre celui de la circoncision, (en effet Celui qui a agi en faveur de Pierre pour l'apostolat de la circoncision a aussi agi en ma faveur parmi les Gentils), et reconnaissant la grâce qui m'a été donnée, Jacques, et Céphas, et Jean, qui sont tenus pour les colonnes, me donnèrent leurs mains droites ainsi qu'à Barnabas, en signe d'union, afin que, nous, nous allassions vers les Gentils, et eux vers les circoncis ; demandant seulement que nous nous souvinssions des pauvres, ce que je me suis aussi appliqué à faire, précisément à cause de cela. Mais, lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il avait été condamné ; en effet, avant l'arrivée de quelques personnes qui venaient d'auprès de Jacques, il mangeait en commun avec les Gentils, mais quand il fut venu, il s'esquivait et se tenait à l'écart par crainte des circoncis ; et les autres Juifs s'associèrent à sa dissimulation, en sorte que Barnabas aussi fut entraîné par leur hypocrisie. Mais, lorsque je vis qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'évangile, je dis à Céphas en présence de tous : « Si toi, qui es Juif, tu vis en Gentil et non en Juif, comment contrains-tu les Gentils à judaïser ? Pour nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pas des pécheurs d'entre les Gentils ; néanmoins, sachant que l'homme n'est point justifié par les œuvres de la loi, mais par la foi en Christ Jésus, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi ; car, par les œuvres de la loi personne ne sera justifié. Mais, si, en cherchant à être justifiés par Christ, nous-mêmes aussi nous étions trouvés pécheurs, Christ ne devient-il pas un ministre du péché ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si ce que j'ai détruit, je le construis derechef, je me déclare moi-même un transgresseur ; car, pour moi, c'est par la loi que je suis mort quant à la loi, afin de vivre pour Dieu ; j'ai été crucifié avec Christ ; si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ qui vit en moi ; quant à la vie dont je vis maintenant dans ma chair, je vis dans la foi en Dieu et en Christ qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car, si c'est par la loi que s'obtient la justice, c'est donc pour rien que Christ est mort ! »

Gospel

Luke 21:20-38

« Mais quand vous aurez vu Jérusalem investie par les armées, alors sachez que sa dévastation est proche. Alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes, et que ceux qui sont au milieu de la ville se retirent, et que ceux qui sont dans les campagnes n'y rentrent pas ; car ce sont là des jours de châtiment, afin que tout ce qui a été écrit s'accomplisse. Malheur à celles qui sont enceintes et à celles qui allaitent en ces jours-là ! Car il y aura une grande calamité sur la terre et de la colère contre ce peuple, et ils tomberont par le fil de l'épée, et ils seront emmenés captifs chez toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les Gentils, tant que dureront les temps des Gentils et jusques à ce qu'ils soient accomplis. « Et il y aura des signes dans le soleil, la lune et les astres, et sur la terre de l'angoisse parmi les nations inquiètes du fracas de la mer et des flots, les hommes expirant de frayeur à l'attente de ce qui menace la terre, car les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors ils verront le fils de l'homme venant dans une nuée avec beaucoup de puissance et de gloire. Mais quand ces choses commenceront à se réaliser, redressez-vous et levez la tête, car votre délivrance approche. » Et il leur dit une parabole : « Voyez le figuier et tous les arbres : quand ils ont commencé à pousser, vous savez d'après eux en les regardant que déjà l'été est proche. De même, vous aussi, quand vous aurez vu ces choses se réaliser, sachez que le royaume de Dieu est proche. En vérité je vous déclare que cette génération-ci ne disparaîtra certainement point, jusques à ce que tout se soit réalisé. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point. Mais prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne s'appesantissent dans les excès, dans l'ivresse, et dans les soucis de la vie, et que ce jour-là ne vous surprenne tout à coup comme un filet ; car il surprendra tous ceux qui habitent la surface de toute la terre ; mais veillez, priant en tout temps, afin que vous puissiez échapper à toutes ces choses qui doivent survenir, et vous trouver debout en présence du fils de l'homme. » Or, pendant le jour, il enseignait dans le temple, mais tous les soirs il sortait pour passer la nuit sur la montagne appelée Bois d'oliviers ; et tout le peuple venait de bon matin vers lui dans le temple pour l'entendre.

Gospel

Matthew 5:43-48

« Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. » Eh bien, moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour vos persécuteurs, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux, car Il fait lever Son soleil sur les méchants et sur les bons, et Il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense en avez-vous ? Est-ce que les publicains aussi ne font pas la même chose ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Est-ce que les païens aussi ne font pas la même chose ? Pour vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

Gospel

Luke 15

Or tous les publicains et les pécheurs s'approchaient de lui pour l'entendre, et les pharisiens et les scribes murmuraient en disant : « Celui-ci accueille des pécheurs et mange avec eux ! » Mais il leur adressa cette parabole-ci, en disant : « Quel est parmi vous l'homme qui, possédant cent brebis, s'il vient à en perdre une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert, et n'aille après celle qui est perdue jusques à ce qu'il l'ait retrouvée ? Et, quand il l'a retrouvée, il la place tout joyeux sur ses épaules, et, de retour chez lui, il appelle ses amis et ses voisins, en leur disant : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. » Je vous déclare que, de même, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. Ou bien, quelle est la femme qui, possédant dix drachmes, si elle vient à en perdre une, n'allume une lampe, et ne balaye sa maison, et ne cherche soigneusement jusques à ce qu'elle la retrouve ? Et, après l'avoir trouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, en disant : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue. » De même, je vous le déclare, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. » Or il dit : « Un homme avait deux fils ; le plus jeune d'entre eux dit à son père : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. » Et il leur partagea le bien. Et, au bout de quelques jours, le plus jeune fils, ayant tout réalisé, partit pour un lointain pays, et là il dissipa sa fortune en vivant dans la débauche. Mais quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays-là, et lui-même commença à se trouver dans le dénuement ; et il s'en alla se mettre au service de l'un des citoyens de ce pays-là, et celui-ci l'envoya dans ses champs pour faire paître des pourceaux. Et il désirait se rassasier des gousses que mangeaient les pourceaux, et personne ne lui en donnait. Mais rentrant en lui-même il dit : Combien de mercenaires de mon père ont plus de pain qu'il ne leur en faut, tandis que moi je meurs ici de faim ; je m'en irai vers mon père et je lui dirai : « Père, j'ai péché contre le ciel et devant toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. » Et il s'en alla vers son père. Or, comme il était encore à distance, son père l'aperçut et fut touché de compassion, et étant accouru il se jeta à son col et lui donna un tendre baiser. Mais le fils lui dit : « Père, j'ai péché contre le ciel et devant toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. » Mais le père dit à ses esclaves : « Apportez vite une robe, la plus belle, et revêtez-le, et mettez un anneau à sa main, et des sandales à ses pieds, et amenez le veau gras ; tuez-le, et que nous nous réjouissions en le mangeant, car mon fils que voici était mort et il a vécu ; il était perdu et il a été retrouvé. » Et ils se mirent à se réjouir. Or son fils aîné était aux champs, et lorsqu'à son retour il approcha de la maison, il entendit de la musique et des danses, et ayant appelé un des serviteurs il s'informait de ce que c'était. L'autre lui dit : « Ton frère est arrivé, et ton père a fait tuer le veau gras, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé. » Mais il se mit en colère et ne voulait pas entrer. Cependant son père étant sorti le sollicitait ; mais il répliqua à son père : « Voici, il y a un si grand nombre d'années que je te sers, et je n'ai jamais transgressé aucun de tes ordres, et tu ne m'as jamais donné un chevreau, pour que je me réjouisse avec mes amis ; mais quand ton fils que voici, qui a mangé ton bien avec des courtisanes, est arrivé, tu as fait tuer pour lui le veau gras ! » Mais il lui dit : « Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi t'appartient ; mais il fallait se réjouir et s'égayer, parce que ton frère que voici était mort et il a vécu, il était perdu et il a été retrouvé. »

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

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