Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
1 Corinthians 6:1-11
Quelqu'un de vous ose-t-il, quand il est en procès avec un autre, se faire juger par les injustes, et non par les saints ? Ou bien ignorez-vous que ce sont les saints qui doivent juger le monde ? Et, puisque c'est par vous que doit être jugé le monde, êtes-vous indignes de jugements bien moins importants ? Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Et nous ne jugerions pas les affaires civiles ? S'il s'agit donc pour vous de jugements civils, ce sont ceux qui sont méprisés dans l'Église que vous en chargez ! C'est pour vous faire rougir que je le dis. Ainsi il n'existe parmi vous aucun prud'homme qui puisse prononcer sur la plainte de son frère ! Mais un frère est en procès avec un frère, et cela devant des infidèles ! Certes, c'est déjà un grand dommage pour vous que d'avoir entre vous des procès. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt une injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt spolier ? Mais c'est vous, au contraire, qui commettez l'injustice et qui pratiquez la spoliation, et cela, à l'égard de vos frères ! Ou bien ignorez-vous que les injustes n'hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : Ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs n'hériteront le royaume de Dieu. Et voilà ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés par le nom de notre seigneur Jésus-Christ, et par l'esprit de notre Dieu.
First Reading
Isaiah 44
Mais maintenant, écoute, O Jacob mon serviteur, et Israël dont j'ai fait choix ! Ainsi parle l'Éternel, ton créateur et ton formateur dès l'origine de ta naissance, ton aide : Ne crains point, Jacob mon serviteur, et mon Israël dont j'ai fait choix ! car je répandrai des eaux sur le sol altéré, et des ruisseaux sur la terre sèche ; je répandrai mon esprit sur ta race, et ma bénédiction sur tes rejetons, afin qu'ils poussent parmi la verdure, comme des saules auprès des courants d'eau. L'un dira : « J'appartiens à l'Éternel ! » et l'autre se réclamera du nom de Jacob, et un autre mettra sur sa main la marque de l'Éternel, et dira avec amour le nom d'Israël. Ainsi parle l'Éternel, Roi d'Israël et son Rédempteur, l'Éternel des armées : Je suis le premier et le dernier, et hors moi il n'y a point de Dieu. Et qui comme moi a fait des prophéties (qu'on le dise et me le mette en avant !) depuis que je fondai le peuple éternel ? Et qu'ils annoncent l'avenir et ce qui doit arriver ! Soyez sans crainte et sans peur ! dès longtemps ne te l'ai-je pas annoncé et déclaré ? aussi bien vous êtes mes témoins ! Y a-t-il un Dieu hors moi ? Il n'y a point de rocher, je n'en connais aucun. Les faiseurs d'idoles sont tous une vanité et leurs chefs-d'œuvre ne servent à rien, ils sont leurs propres témoins : ils ne voient pas et n'ont pas la connaissance, afin qu'ils soient honteux. Qui forgerait un Dieu, ou fondrait une image, pour n'en rien retirer ? Voici tous ceux qui y coopèrent, auront à rougir ; et les ouvriers ne sont que des hommes : ils sont là réunis, debout, tremblants et confus tous ensemble. Le forgeron forge une hache et travaille au feu des charbons, et la façonne avec le marteau, et la travaille à force de bras ; il a faim aussi, et n'a plus de forces, il ne boit point d'eau, et il est épuisé. Le charpentier étend un cordeau ; et en fait le dessin avec le style, et la façonne avec le rabot, et en fait le tracé avec le compas ; il lui donne ainsi une forme humaine, une belle figure d'homme, digne d'habiter un temple. Il va se couper des cèdres, et prend un rouvre et un chêne, et fait un choix parmi les arbres de la forêt : il plante un pin, et la pluie le fait croître. Et l'homme a de quoi brûler, et il en prend et se chauffe, et il en allume, et il cuit du pain. Il en fabrique aussi un Dieu, et il l'adore, et en taille une image, et il s'incline devant elle. Il en brûle la moitié au feu, avec une moitié il apprête sa viande, rôtit son rôt, et se rassasie ; il se chauffe aussi et dit : « Ah ! ah ! je me réchauffe ! et je vois du feu ! » Et avec le reste il fait un dieu, son idole, et il s'incline devant elle, et il l'adore, et lui adresse sa prière, et dit : « Sauve-moi, car tu es mon Dieu ! » Ils n'ont ni connaissance, ni intelligence ; car leurs yeux sont bouchés et ils ne voient pas, et leur cœur fermé et ils ne sentent pas. Il ne réfléchit pas, il n'a ni connaissance, ni intelligence pour dire : J'en ai brûlé la moitié au feu, et sur ses charbons j'ai aussi cuit mon pain, rôti ma viande, et l'ai mangée, et avec le reste ferais-je une abomination, devant une souche de bois me prosternerais-je ? Il se repaît de cendres, un cœur abusé le détourne de sauver son âme et de dire : N'est-ce pas un mensonge que je tiens dans ma main ? Souviens-t'en, Jacob, et Israël ! car tu es mon serviteur, je t'ai formé ; pour moi tu es un serviteur, Israël ; tu ne seras pas oublié de moi ! Je balaie comme un nuage tes crimes, et comme une nuée tes péchés : reviens à moi, car je te rachète ! Cieux, retentissez de cantiques ! car l'Éternel a agi ; et vous, profondeurs de la terre, éclatez en acclamations ! poussez des cris de joie, montagnes, avec les forêts et tous les arbres qui y sont ! car l'Éternel rachète Jacob, et Il manifeste sa gloire sur Israël. Ainsi parle l'Éternel qui te rachète, et te forma dès l'origine de ta naissance : Je suis l'Éternel qui a tout créé, qui seul déploya les Cieux, et qui de moi-même étendis la terre, qui déjoue les présages des prophètes menteurs, et fais délirer les devins, qui fais reculer les sages, et change leur science en folie, qui donne effet à la parole de mon serviteur, et accomplis les arrêts de mes envoyés, qui dis de Jérusalem : « Elle sera habitée, » et des villes de Juda : « Elles seront rebâties, et je relèverai leurs ruines ! » qui dis à l'abîme : « Sèche, et je tarirai tes fleuves ! » qui dis de Coresch : « Il est mon berger, et il exécutera toute ma volonté ! » et qui dis de Jérusalem : « Qu'elle soit rebâtie ! » et du Temple : « Qu'il soit fondé »
First Reading
Isaiah 9:1-7
Mais il ne fera pas [toujours] sombre là où il y a [maintenant] angoisse. Si les premiers temps ont couvert d'opprobre le pays de Zabulon et le pays de Nephthali, les temps qui suivront couvriront de gloire la côte de la mer, au-delà du Jourdain, la contrée des Gentils. Le peuple qui marche dans les ténèbres, voit une grande lumière : sur ceux qui sont assis au pays de l'ombre de mort, resplendit une lumière. Tu rends le peuple nombreux, tu augmentes sa joie ; ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit à la moisson, comme on s'égaie au partage du butin. Car le joug qui lui pèse, la verge qui bat son épaule, et le bâton de son oppresseur, tu le brises comme à la journée de Madian. Car toute chaussure qu'on chausse dans la mêlée, et tout habit de guerre roulé dans le sang, seront brûlés, seront la proie des flammes. Car un enfant nous est né, un Fils nous est donné, et l'empire repose sur son épaule, et on lui donne pour nom Merveille, Conseiller, Dieu Fort, Père éternel, Prince de paix, pour l'accroissement de l'empire, et pour une paix sans fin sur le trône de David et sur son royaume, afin de l'affermir et de le soutenir par le droit et la justice, dès maintenant à l'éternité. C'est ce qu'opérera le zèle de l'Éternel des armées.
Morning Prayer — First Lesson
Job 29
Et Job continuant à parler en discours relevés, dit : O ! qui me rendra les mois de jadis, et les jours, où Dieu me gardait, où, sa lampe brillant au-dessus de ma tête, à sa clarté je perçais les ténèbres ; où j'étais au temps de mon automne ; quand Dieu avec sa cour veillait sur ma tente ; quand le Tout-puissant était encore avec moi, qu'autour de moi j'avais mes enfants ; quand mes pieds baignaient dans le lait, et que le rocher me versait des ruisseaux d'huile ; quand je me rendais à la Porte dans la ville, et que je mettais mon siège dans la Place ? A mon aspect les jeunes se tiraient en arrière, et les vieux se levaient, et demeuraient debout ; les princes s'arrêtaient en parlant, et mettaient leur main sur leur bouche ; la voix des nobles restait muette, et leur langue, collée à leur palais. Car, sur ma renommée, on me disait heureux, et à ma vue, on me donnait des éloges. C'est que je sauvais le pauvre gémissant, et l'orphelin qui était sans aide ; l'homme qui périssait, avait à me bénir, et je mettais la joie dans le cœur de la veuve ; je prenais la justice pour mon vêtement, et elle me prenait pour son vêtement ; mon équité m'était comme un manteau et un turban ; je servais d'œil à l'aveugle, et de pieds au boiteux ; j'étais un père pour le pauvre, et je connaissais de la cause de l'inconnu, et je brisais la mâchoire du méchant, et d'entre ses dents lui arrachais sa proie. Aussi je me disais : Je mourrai avec mon aire, et comme le Phénix, je prolongerai mes jours ; ma racine sera exposée aux eaux, et la rosée passera la nuit sur mes branches ; ma gloire me restera toujours jeune, et mon arc en ma main prendra force nouvelle. Ils m'écoutaient avec attente, et à mon avis ils se taisaient ; après moi ils ne prenaient plus la parole, et sur eux mon discours s'épanchait. Ils m'attendaient, comme on attend la rosée, et leur bouche s'ouvrait, comme pour recevoir une pluie du printemps. Je leur souriais, quand ils perdaient courage ; et ils ne pouvaient m'ôter la sérénité de mon front. Si je prenais mon chemin vers eux, j'y avais la place d'un chef, et j'étais assis comme un roi, au milieu de la foule, comme un consolateur, parmi les affligés.
Epistle
Sirach 44:16-27;45:3-20
First Reading
Proverbs 17
Mieux vaut un morceau de pain sec avec la paix, qu'une maison dans laquelle se multiplient les festins où l'on se querelle. Le sage serviteur commande au fils qui fait honte, et avec les frères il partagera l'héritage. Le creuset est pour l'argent, et la fournaise pour l'or ; mais c'est l'Éternel qui éprouve les cœurs. Le méchant est attentif aux discours nuisibles, le menteur prête l'oreille aux paroles funestes. Qui se moque du pauvre, outrage son créateur ; qui jouit du malheur, ne reste pas impuni. Les enfants de leurs enfants sont la couronne des vieillards et la gloire des enfants, ce sont leurs pères. Le langage digne ne sied pas à l'insensé ; combien moins à l'homme bien né le langage du mensonge ! Le don est une pierre de prix aux yeux de qui le reçoit ; partout où il s'adresse, il réussit. Qui tait la faute, cherche l'affection ; mais qui la reproduit par la parole, désunit des intimes. Le blâme frappe plus l'homme de sens, que cent coups, l'insensé. La révolte ne cherche que le mal, mais un cruel messager lui est député. Soyez rencontrés par une ourse qui a perdu ses petits, mais non par un insensé pendant sa démence ! De quiconque rend le mal pour le bien, les maux ne quittent point la demeure. Commencer une querelle, c'est rompre une digue ; cède avant que le débat s'échauffe. Qui absout le coupable, et qui condamne l'innocent, sont l'un autant que l'autre l'abomination de l'Éternel. A quoi sert à l'insensé d'avoir en main des richesses ? A acheter la sagesse ? Il manque de sens. L'ami aime dans tous les temps ; mais dans le malheur il devient un frère. L'homme privé de sens touche dans la main, et se lie comme caution envers autrui. Celui-là aime à pécher qui aime à se quereller ; et qui élève trop sa porte, cherche sa chute. Avec un cœur tortueux on ne trouve pas le bonheur ; et avec une langue perverse on tombe dans le malheur. Qui donne le jour à un fou, en aura du chagrin ; et point de joie pour le père de l'insensé. Un cœur joyeux est un bon remède ; mais un esprit abattu dessèche les os. L'impie accepte le présent caché sous le manteau, pour détourner le cours de la justice. La sagesse est à la portée du sage ; mais les yeux de l'insensé cherchent au bout de la terre. Le fils insensé est un chagrin pour son père, et une amertume pour celle qui lui donna naissance. Condamner le juste, même à une amende, est mauvais ; mais frapper l'homme bien né passe les bornes du droit. Qui épargne ses paroles, possède la science, et qui a du sang-froid est homme de sens. Même l'insensé, quand il se tait, passe pour sage ; celui qui tient fermées ses lèvres, a du sens.
Morning Prayer — Second Lesson
Luke 1
Comme plusieurs ont entrepris de composer un récit des choses qui sont reçues parmi nous avec une entière assurance conformément à ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, ont été témoins oculaires et ministres de la parole, il m'a aussi semblé bon à moi, qui me suis mis au courant de tout dès le début avec exactitude, d'écrire pour toi une narration suivie, excellent Théophile, afin que tu connaisses la certitude des enseignements que tu as reçus. Il y eut du temps d'Hérode, roi de Judée, un certain prêtre, nommé Zacharie, appartenant à la classe d'Abia ; et il avait une femme qui appartenait aux filles d'Aaron, et son nom était Élisabeth. Or ils étaient l'un et l'autre justes devant Dieu, observant d'une manière irréprochable tous les commandements et décrets du Seigneur. Et ils n'avaient pas d'enfant, vu qu'Élisabeth était stérile, et ils étaient l'un et l'autre avancés en âge. Or, il advint, pendant qu'il remplissait, lors du tour de sa classe, sa charge de prêtre devant Dieu, que le sort l'appela, selon l'usage de la prêtrise, à offrir l'encens en entrant dans le sanctuaire du Seigneur ; et toute la multitude du peuple était en prière au dehors à l'heure de l'encens. Or un ange du Seigneur, qui se tenait à droite de l'autel de l'encens, lui apparut, et Zacharie fut troublé en le voyant, et la crainte s'empara de lui. Mais l'ange lui dit : « Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été entendue, et ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean ; et il sera pour toi une cause de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance ; car il sera grand devant le Seigneur, et il ne boira absolument point de vin ni de cervoise, et il sera rempli de l'esprit saint pendant qu'il sera encore dans le ventre de sa mère ; et il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur leur Dieu ; et lui-même marchera devant Lui avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener vers les enfants les cœurs des pères, et les rebelles aux sentiments des justes, afin de préparer pour le Seigneur un peuple bien disposé. » Et Zacharie dit à l'ange : « A quoi reconnaîtrai-je cela ? Car je suis un vieillard, et ma femme est avancée en âge ? » Et l'ange lui répliqua : « Je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et t'annoncer cette bonne nouvelle. Et voici, tu seras muet et sans pouvoir parler jusques au jour où cela se réalisera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, qui s'accompliront en leur temps. » Et le peuple attendait Zacharie, et l'on s'étonnait de ce qu'il s'arrêtait dans le sanctuaire ; mais lorsqu'il fut sorti il ne pouvait leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire ; et lui-même leur faisait des signes, et il demeura muet. Et il advint, lorsque le temps de son service fut terminé, qu'il retourna dans sa demeure. Or après ce temps-là Élisabeth sa femme conçut, et elle se cacha durant cinq mois, « parce que, » disait-elle, « le Seigneur a ainsi agi envers moi au moment où Il a daigné effacer mon opprobre parmi les hommes. » Or, au sixième mois l'ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme nommé Joseph, qui appartenait à la famille de David, et le nom de la vierge était Marie. Et étant entré auprès d'elle, il lui dit : « Salut, toi qui es comblée de grâces, le Seigneur est avec toi ! » Mais elle fut troublée de cette parole, et elle réfléchissait sur ce que pouvait signifier une telle salutation. Et l'ange lui dit : « Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu ; et voici, tu concevras en ton sein et tu mettras au monde un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, et il sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père, et il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles, et son règne n'aura point de fin. » Mais Marie dit à l'ange : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? » Et l'ange lui répliqua : « L'Esprit saint descendra sur toi, et une puissance du Très-Haut te couvrira ; c'est pourquoi aussi l'être saint qui sera engendré sera appelé Fils de Dieu. Et voici, Élisabeth ta parente a, elle aussi, conçu un fils en sa vieillesse, et elle est maintenant dans son sixième mois, elle qui était appelée stérile ; car rien de ce qui vient de Dieu ne sera frappé d'impuissance. » Or Marie dit : « Voici la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta parole. » Et l'ange s'éloigna d'elle. Or Marie s'étant mise en route en ces jours-là se rendit en toute hâte dans la montagne, dans une ville de Juda, et elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Et il advint, lorsque Élisabeth entendit la salutation de Marie, que l'enfant bondit dans son sein, et Élisabeth fut remplie de l'Esprit saint, et elle poussa un grand cri, et dit : « Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni ! Et comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car voici, lorsque la voix de ta salutation est parvenue à mes oreilles, l'enfant a bondi d'allégresse dans mon sein. Et bienheureuse celle qui a cru à l'accomplissement de ce qui lui a été dit par le Seigneur ! » Et Marie dit :« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit s'est réjoui en Dieu mon sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de Sa servante.Car voici, dès maintenant toutes les générations m'appelleront bienheureuse, parce que le Tout-puissant a fait pour moi de grandes choses.Et Son nom est saint, et Sa miséricorde repose de générations en générations sur ceux qui Le craignent. Il a exercé la force avec Son bras ;Il a dispersé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur ; Il a renversé du trône les potentats et Il a élevé les humbles ; Il a rassasié de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches dénués de tout ; Il s'est intéressé à Israël Son serviteur, et Il a eu souvenance de Sa miséricorde, comme Il l'avait dit à nos pères, envers Abraham et sa postérité pour l'éternité. » Or Marie demeura avec elle environ trois mois, puis elle revint en sa maison. Or, le moment où Élisabeth devait accoucher arriva, et elle mit au monde un fils. Et ses voisins et ses parents apprirent que le Seigneur avait fait éclater envers elle Sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Et il arriva qu'on vint au huitième jour circoncire l'enfant ; et on lui donnait le nom de son père, Zacharie, mais sa mère prenant la parole dit : « Non, mais il sera appelé Jean. » Et on lui dit : « Il n'est personne de ta parenté qui porte ce nom-là ! » Mais on demanda par signes à son père quel nom il voulait qu'on lui donnât. Et ayant demandé des tablettes il écrivit ces mots : « Jean est son nom. » Et ils furent tous émerveillés. Or sa bouche s'ouvrit aussitôt et sa langue se délia et il proférait les louanges de Dieu. Et la crainte s'empara de tous leurs voisins, et dans toute la montagne de Judée on se répétait tous ces récits, et tous ceux qui les avaient entendus les serraient dans leur cœur, en disant : « Que sera donc ce petit enfant ? » Et en effet la main du Seigneur était avec lui. Et Zacharie son père fut rempli de l'Esprit saint, et prophétisa en ces termes : « Béni soit le Seigneur Dieu d'Israël, de ce qu'il a visité et racheté Son peuple ; de ce qu'il nous a suscité une victorieuse délivrance dans la maison de David Son serviteur, selon ce qu'il avait dit de tout temps par la bouche de Ses saints prophètes, délivrance de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ; voulant faire miséricorde à nos pères et se souvenir de Sa sainte alliance, du serment qu'il avait fait à Abraham notre père de nous permettre, après avoir été délivrés de la main des ennemis, de Lui rendre un culte sans crainte, en suivant la piété et la justice devant Lui, durant toute notre vie. Mais toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant le Seigneur pour préparer Ses voies, afin de donner à Son peuple la connaissance du salut par la rémission de leurs péchés, à cause des entrailles de miséricorde de notre Dieu, grâces auxquelles une aurore d'en haut nous visitera pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, afin de diriger nos pieds dans le chemin de la paix. » Or le petit enfant grandissait et se fortifiait en esprit, et il se tenait dans les déserts jusques au jour de sa manifestation à Israël.
Responsorial Psalm
Psalm 119:89-104
Éternellement, Seigneur, ta parole subsiste dans les Cieux, d'âge en âge ta vérité demeure ; tu as fondé la terre, et elle est stable ; suivant tes lois tout subsiste aujourd'hui, car toutes choses te sont assujetties. Si ta loi n'eût fait mes délices, j'aurais péri dans ma misère. Jamais je n'oublierai tes commandements, car c'est par eux que tu me fais vivre. Je suis à toi : donne-moi ton secours ! car je cherche tes commandements. Les impies m'attendent pour me faire périr ; je suis attentif à tes ordres. A toute chose parfaite j'ai vu une fin ; ta loi est infinieMem. Combien j'aime ta loi ! elle est ma pensée de tous les jours. Tes préceptes me rendent plus sage que mes ennemis. car ils sont toujours avec moi. Je suis plus expert que tous mes maîtres, car tes ordonnances sont la pensée que j'ai ; je suis plus entendu que les vieillards, car j'observe tes commandements. Je tiens mon pied loin de tout mauvais sentier, afin que j'observe ta parole. Je ne m'écarte point de ta loi, car c'est toi qui m'instruis. Que ta parole est douce à mon palais ! elle l'est plus que le miel à ma bouche. Dans tes commandements je puise l'intelligence, aussi je hais tous les sentiers du mensonge.Nun.
Gospel
Matthew 25:14-23
De même en effet qu'un homme partant pour un voyage appela ses esclaves, et leur remit ses biens, et qu'à l'un il donna cinq talents, et à un autre deux, et à un troisième un, à chacun selon sa capacité particulière, et qu'il partit pour son voyage ; aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres. De même aussi celui qui avait reçu les deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla faire un creux en terre, et y cacha l'argent de son maître. Or, après un long espace de temps, le maître de ces esclaves revient et leur fait rendre compte. Et celui qui avait reçu les cinq talents s'étant approché apporta cinq autres talents, en disant : « Seigneur, tu m'as remis cinq talents, regarde, j'ai gagné cinq autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Celui qui avait reçu les deux talents s'étant aussi approché dit : « Seigneur, tu m'as remis deux talents, regarde, j'ai gagné deux autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. »
Responsorial Psalm
Psalm 8
Au maître chantre. En githith. Cantique de David.Éternel, notre Seigneur, Que ton nom est magnifique sur toute la terre ! Elle élève ta gloire jusques aux Cieux. Par la bouche des enfants et de ceux qu'on allaite, tu fondes ta louange, à cause de tes adversaires, pour faire taire ton ennemi et les agresseurs. Quand je contemple ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu y as fixées : Qu'est-ce que l'homme, [pensé-je,] pour que tu songes à lui ? et l'enfant d'Adam, pour que tu regardes à lui ? Et peu s'en faut que de lui tu n'aies fait un Dieu, et de gloire et de grandeur tu l'as couronné ; tu l'as fait roi des œuvres de tes mains, tu as mis toutes choses à ses pieds, à la fois la brebis et le bœuf, et les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui parcourt les sentiers des mers. Éternel, notre Seigneur, que ton nom est magnifique sur toute la terre !
Responsorial Psalm
Psalm 18
Au maître chantre. Du serviteur de l'Éternel, de David, qui adressa à l'Éternel les paroles de ce cantique, lorsque l'Éternel l'eut délivré de la main de tous ses ennemis, et de la main de Saül ; et il dit :Je t'aime, ô Éternel, ô source de ma force, Éternel, mon rocher, mon asile et mon libérateur ! mon Dieu ! ô mon rocher, où je vais m'abriter ! mon bouclier, corne de mon salut, mon boulevard ! Loué soit l'Éternel ! me suis-je écrié, et de mes ennemis j'ai été délivré. Les vagues de la mort m'enserraient, et les torrents de l'adversité m'épouvantaient ; les chaînes des Enfers m'enlaçaient, et j'étais pris dans les rêts de la mort. Dans mon angoisse j'invoquai l'Éternel, et vers mon Dieu j'élevai mes cris : de son parvis Il entendit ma voix, et mes cris arrivés devant lui vinrent à ses oreilles. Alors la terre oscilla et trembla, et les bases des montagnes furent émues, et elles s'ébranlèrent, parce qu'il était courroucé. Une fumée sortit de ses narines, et de sa bouche un feu dévorant ; et Il fit jaillir des charbons ardents. Et Il inclina le ciel, et Il descendit ; et l'obscurité était sous ses pieds. Et Il était monté sur le Chérubin, et volait, et Il planait sur les ailes du vent. Il prit les ténèbres pour sa couverture, et autour de lui pour sa tente les noires vapeurs et les nuées épaisses. De la splendeur qui le précède, sortirent les nuages, portant la grêle et les charbons de feu. Et l'Éternel tonna dans le ciel, et le Très-haut émit sa voix, avec la grêle et des charbons de feu. Il lança ses flèches et Il les dissipa, et mille foudres, et Il les défit. Et l'on vit paraître les vallées de la mer et les fondements du monde furent mis à nu au grondement de ta voix, Éternel, au souffle du vent de tes narines. Il tendit sa main d'en haut, et me prit, et Il me retira des grandes eaux. Il me sauva de mes robustes ennemis, et de mes adversaires qui l'emportaient sur moi. Ils m'attaquaient au jour du malheur ; mais l'Éternel fut un soutien pour moi. Il me tira au large, Il me dégagea, parce qu'il m'était propice. L'Éternel me traita selon ma justice, et me rendit selon la pureté de mes mains. Car je gardais les voies de l'Éternel, et n'étais point rebelle à mon Dieu. Car j'avais toutes ses lois sous les yeux, et je ne secouais point ses commandements ; j'étais sans reproche envers lui, et je prenais garde de me rendre coupable. Aussi l'Éternel me rendit selon ma justice, selon la pureté de mes mains, dont Il était témoin. A celui qui t'aime, tu donnes ton amour, tu te montres juste pour l'homme juste, tu es pur envers celui qui est pur, et tu trahis celui qui est perfide. Car tu es en aide au peuple qui souffre, et tu humilies les yeux hautains. Oui, tu as fait luire ma lampe ; l'Éternel, mon Dieu, éclaira mes ténèbres. Avec toi j'affrontai des bataillons, et avec mon Dieu je franchis des murailles. Les voies de Dieu ne sont point trompeuses, la parole de l'Éternel est sans alliage ; Il est un bouclier pour quiconque le réclame. Car qui est-ce qui est Dieu, hors l'Éternel ? et qui est un rocher, sinon notre Dieu, ce Dieu, qui me donna la force pour ceinture, et rendit mes voies irréprochables ? Il assimila mes pieds à ceux de la biche, et Il m'établit sur mes hauteurs. Il forma mes mains au combat, et mon bras sut bander l'arc d'airain. Tu me donnas le bouclier de ton secours, et ta droite me soutint, et ta clémence daigna m'agrandir. Sous mes pieds tu donnas de l'espace à mes pas, et mes talons ne furent point vacillants. Je poursuivis mes ennemis, et je les atteignis, et je ne revins pas qu'ils ne fussent détruits ; je les écrasai, et ils n'ont pu se relever, ils tombèrent sous mes pieds. Tu me ceignis de force pour la bataille, et tu fis plier mes adversaires sous mes coups. Tu me fis voir le dos de mes ennemis, et j'anéantis ceux qui me haïssaient. Ils crièrent au secours ; il n'y eut point de Sauveur ; ils crièrent à l'Éternel ; Il ne leur répondit pas. Je les mis en poudre, comme la poussière qui est au vent, et je les balayai comme la boue des rues. Tu me délivras des agressions des peuples, et tu me constituas chef des nations ; des peuples à moi inconnus me furent asservis ; sur ma renommée ils se soumirent, les enfants de l'étranger devinrent mes flatteurs, les enfants de l'étranger succombèrent, et quittèrent alarmés leurs châteaux. Vive l'Éternel, et béni soit mon rocher ! qu'il soit exalté mon Dieu sauveur, le Dieu qui m'accorda la vengeance, et m'assujettit les peuples ! M'ayant délivré de mes ennemis, tu m'as fait triompher de mes adversaires, tu m'as fait échapper à l'homme violent. Aussi je veux te chanter parmi les peuples, Éternel, et célébrer ton nom, ô toi qui accordes un grand salut à ton Roi, et fais miséricorde à ton Oint, à David, et à sa race éternellement !
Responsorial Psalm
Psalm 17
Prière de David.Éternel, écoute la justice, prête l'oreille à ma plainte, entends, quand je te prie d'une bouche sans feinte ! Que ma cause paraisse devant toi : tes yeux discernent la droiture. Sonde mon cœur, visite-moi la nuit ; éprouve-moi, tu ne trouveras rien ; ma pensée ne va pas plus loin que ma parole. En face des œuvres des hommes, aidé de ta parole, j'évitai les sentiers des pervers. Maintiens mes pas dans tes ornières, afin que mes pieds ne bronchent pas ! Je t'invoque, car tu m'exauceras, ô Dieu ! penche vers moi ton oreille, écoute mon discours ! Signale ta bonté, toi qui de ta droite, sauves le fidèle de ceux qui l'assaillent ! Garde-moi, comme la prunelle chère à ton œil, et me cache à l'ombre de tes ailes, contre les impies qui m'attaquent, contre les mortels ennemis qui m'enveloppent. Ils ont fermé leur cœur endurci, et ils tiennent de leur bouche des propos altiers. A tous nos pas maintenant ils nous assiègent, de leurs yeux ils visent à nous terrasser ; pareils au lion avide d'une proie, au jeune lion tapi en embuscade. Lève-toi, Éternel, préviens-les, terrasse-les ! Sauve-moi par ton épée des méchants, par ta main, Éternel, des hommes, des hommes de ce monde ! Ils ont leur lot dans la vie, et tu remplis leur sein de trésors : leurs fils s'en rassasient, et laissent leur superflu à leurs enfants. Mais pour moi, la justice me fera voir ta face, et, à mon réveil, je me rassasierai de ton image.
Evening Prayer — First Lesson
Job 30
Et maintenant je suis la risée de mes cadets, dont je ne daignais pas associer les pères aux chiens de mes troupeaux. Aussi bien la force de leurs mains, qu'eût-elle été pour moi ? Pour ces hommes il n'y a jamais d'âge mûr : desséchés par la disette et la faim, ils rongent la steppe, le vieux désert et la solitude ; ils cueillent l'arroche le long des haies, et la racine du genêt est leur pain ; ils sont bannis de la société ; on crie après eux, comme après les larrons ; réduits à habiter des ravins affreux, les antres de la terre et des rochers, parmi les buissons ils poussent des hurlements, et pêle-mêle se blottissent sous les ronces, impies, hommes sans nom, qui furent chassés du pays ! Et maintenant je suis leur chanson, et le sujet de leurs discours ; ils me maudissent, puis me quittent, et devant moi ne s'abstiennent pas de cracher. Bien plus, ils déceignent leur corde, et m'en frappent, et ils secouent tout frein devant moi. A ma droite leur engeance se lève ; ils ne me laissent pas prendre pied, et se fraient jusqu'à moi une voie pour me nuire ; ils ruinent mon sentier, aident à ma perte, eux que personne ne soutient. Ils viennent comme par une large brèche, se précipitent avec fracas. Toutes les terreurs se tournent contre moi ; c'est comme un ouragan qui poursuit ma grandeur, et, comme un nuage, mon bonheur a passé. Aussi, maintenant mon âme en moi épanche sa plainte ; les jours de malheur m'ont saisi. La nuit perce mes os et les détache, et le mal qui me ronge, ne sommeille pas. Sous Ses coups puissants mon manteau se déforme, comme ma tunique il s'applique à mon corps. Il m'a jeté dans la boue, et assimilé à la poudre et à la cendre. Je crie à Toi, et Tu ne m'écoutes pas ! je suis là debout, et Tu me regardes ! Tu T'es changé pour moi en cruel ennemi, et Tu m'opposes la force de ton bras. Tu me soulèves sur la tempête et m'emportes avec elle, et pour moi tu anéantis tout espoir de salut. Car, je le sais, c'est à la mort que tu me mènes, au rendez-vous de tous les vivants. Cependant du sein des décombres ne tend-on pas la main ? Quand on périt, ne crie-t-on pas au secours ? Oui, je pleurai sur ceux pour qui les temps étaient durs, et les indigents attristaient mon âme. Et pourtant ! j'attendais le bonheur, et le malheur est venu ; j'espérais la clarté, et les ténèbres sont arrivées. Mes entrailles bouillonnent, et n'ont aucun repos, des jours de chagrin me sont survenus. Je marche noirci, mais non par le soleil ; debout dans l'assemblée, je me lamente, devenant ainsi le frère des chacals, et l'égal de l'autruche. Ma peau noircit et tombe, et mes os brûlent d'inflammation. Ainsi le deuil a remplacé mon luth, et des sons lugubres, ma cornemuse.
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Galatians 4
Or je dis que l'héritier, pendant tout le temps où il est encore un enfant, ne l'emporte en rien sur un esclave, quoiqu'il soit propriétaire universel, mais il est placé sous des tuteurs et des gérants jusques à l'époque fixée par son père. Nous aussi de même, quand nous étions des enfants, nous étions tenus en esclavage sous les rudiments du monde ; mais, lorsque est arrivé l'accomplissement du temps, Dieu a envoyé Son fils, né d'une femme, né sous la loi, afin qu'il rachetât ceux qui sont sous la loi pour que nous reçussions l'adoption filiale. Or c'est parce que vous êtes des fils, qu'il a envoyé l'esprit de Son fils dans nos cœurs, lequel s'écrie : Abba ! Père ! En sorte que tu n'es plus un esclave, mais un fils ; or, si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu. Mais, tandis qu'alors, ne connaissant point Dieu, vous étiez esclaves de ceux qui, par leur nature, ne sont pas des Dieux, maintenant, que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus par Lui, comment vous tournez-vous derechef vers les faibles et pauvres rudiments, auxquels vous voulez recommencer à vous asservir tout de nouveau ? Vous observez les jours, et les mois, et les temps, et les années ! Je crains pour vous d'avoir inutilement travaillé parmi vous. Devenez comme moi, je vous en prie, frères, car moi-même je suis devenu comme vous.Vous ne m'avez point offensé ; mais vous savez que ce fut à cause d'une faiblesse de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé la bonne nouvelle, et que vous n'avez alors ni méprisé, ni rejeté avec dégoût l'épreuve où vous avez été mis par ma chair, mais que vous m'avez reçu au contraire comme un ange de Dieu, comme Christ Jésus. Qu'est-ce donc qui faisait votre béatitude ? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. En sorte que je suis devenu votre ennemi en vous disant la vérité ! Ce n'est pas avec un zèle louable qu'ils s'attachent à vous, mais ils veulent nous séparer, afin que vous vous attachiez avec zèle à eux. Mais c'est à ce qui est bien que vous devez vous attacher avec un zèle louable, en tout temps, et non pas seulement pendant que je me trouve parmi vous. Mes enfants, vous, pour qui je souffre derechef les douleurs de l'enfantement jusques à ce que Christ ait été formé en vous, je voudrais bien me trouver maintenant parmi vous et changer de ton, car je suis inquiet à votre sujet. Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, ne prêtez-vous point l'oreille à la loi ? Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la servante, et un de la femme libre ; mais celui de la servante naquit selon la chair, tandis que celui de la femme libre naquit par l'effet de la promesse. Ce sont là des allégories ; car ces femmes représentent deux alliances : l'une qui vient de la montagne de Sina, et qui engendré pour la servitude, c'est Agar, (or le mot Agar désigne en Arabie le mont Sina) ; mais elle correspond à la Jérusalem actuelle, car celle-ci est dans la servitude avec ses enfants, tandis que la Jérusalem d'en haut est libre ; c'est elle qui est notre mère ; car il est écrit : « Réjouis-toi stérile, qui n'enfantes point ; éclate et crie, toi qui ne ressens pas les douleurs de l'enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que ceux de la femme qui a le mari. » Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse ; mais, de même qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'esprit, il en est encore ainsi maintenant. Mais que dit l'Écriture ? « Chasse la servante et son fils ; car le fils de la servante n'héritera certainement pas avec le fils de la femme libre. » C'est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants d'une servante, mais de la femme libre ;
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I Corinthians 9
Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? Est-ce que je n'ai pas vu Jésus notre seigneur ? N'êtes-vous pas vous-mêmes mon œuvre dans le seigneur ? Si, pour d'autres, je ne suis pas un apôtre, en revanche du moins je le suis pour vous, car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le seigneur. Voilà la justification que j'oppose à ceux qui me critiquent. Est-ce que nous n'avons pas le droit de manger et de boire ? Est-ce que nous n'avons pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme le font aussi les autres apôtres, et les frères du seigneur, et Céphas ? Ou bien, moi seul et Barnabas n'avons-nous pas le droit de ne point travailler ? Qui est-ce qui fait le service militaire à ses propres dépens ? Qui est-ce qui plante une vigne, et n'en mange pas le fruit ? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait de ce troupeau ? Est-ce d'un point de vue humain que je parle ainsi, ou bien la loi aussi ne dit-elle pas les mêmes choses ? En effet il est écrit dans la loi de Moïse : « Tu n'emmusèleras pas le bœuf qui foule le grain. » Est-ce que Dieu prend souci des bœufs ? Ou bien parle-t-Il uniquement à cause de nous ? C'est à cause de nous en effet que cela a été écrit, car celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain avec l'espérance d'en avoir sa part. Si, pour vous nous avons semé les choses spirituelles, est-il extraordinaire que nous moissonnions vos biens charnels ? Si d'autres possèdent des droits sur vous, n'en possédons-nous pas nous-mêmes à plus forte raison ? Mais nous n'avons pas usé de ces droits ; au contraire nous endurons tout pour ne pas créer d'obstacle à l'évangile de Christ. Ne savez-vous pas que ceux qui vaquent aux sacrifices tirent leur nourriture du temple, et que ceux qui sont employés au service de l'autel entrent en partage avec l'autel ? De même aussi le Seigneur a prescrit à ceux qui annoncent l'Évangile de vivre de l'Évangile. Pour moi je n'ai fait usage d'aucun de ces droits. Mais je n'écris pas ainsi afin que cela me soit appliqué, car mieux me vaudrait mourir ; ou plutôt, ce qui est pour moi un motif de m'enorgueillir, personne ne le détruira. En effet, ce n'est pas de prêcher la bonne nouvelle, qui est pour moi un motif de m'enorgueillir, car c'est une nécessité qui m'est imposée ; en effet, malheur à moi si je n'annonçais pas la bonne nouvelle ! Car, si c'est volontairement que j'agis ainsi, je reçois une récompense, mais si c'est involontairement, c'est une administration qui m'est confiée. Quelle est donc ma récompense ? C'est, en prêchant la bonne nouvelle, d'offrir gratuitement l'Évangile, afin de ne pas user de mes droits dans la prédication de l'Évangile. Car moi, qui suis indépendant de tous, je me suis asservi à tous, afin d'en gagner le plus grand nombre ; et j'ai été pour les Juifs comme un Juif, afin de gagner les Juifs ; pour ceux qui sont sous la loi comme étant moi-même sous la loi (quoique je ne sois point sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; pour ceux qui sont sans loi, comme étant moi-même sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu et que je vive au contraire dans la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi ; j'ai été faible pour les faibles, afin de gagner les faibles ; j'ai été tout pour tous, afin d'en sauver sûrement quelques-uns. Or je fais tout à cause de l'Évangile, afin d'en prendre aussi ma part. Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, il est vrai, mais qu'un seul remporte le prix ? Courez de manière à l'obtenir. Or tout athlète use d'une complète abstinence : ceux-là donc afin de remporter une couronne périssable, mais nous, une impérissable ; je cours donc, mais non sans savoir où je vais ; je lutte, mais de manière à ne pas battre l'air de mes coups ; mais je frappe mon propre corps et je le traite en esclave, de peur qu'après avoir servi de héraut pour les autres, je ne sois moi-même mis de côté.
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1 Peter 2:1-10
Vous étant donc dépouillés de toute malice et de toute ruse, et de l'hypocrisie, et des meurtres, et de toute calomnie, comme des enfants nouveau-nés désirez avec ardeur le lait pur de la parole, afin que par son moyen vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le seigneur est bon. C'est en vous approchant de lui, la pierre vivante, que les hommes ont, il est vrai, rejetée, mais qui est devant Dieu choisie et honorée, que vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, maison spirituelle, pour former une prêtrise sainte, afin d'offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus-Christ ; en effet on trouve dans l'écriture : « Voici, Je place en Sion une pierre choisie, angulaire, honorée, et celui qui croit en elle n'aura certainement pas à en rougir. » C'est donc à vous qui croyez, qu'appartient l'honneur, tandis que pour les incrédules la pierre que les constructeurs ont rejetée, est celle qui est devenue le sommet de l'angle, et une pierre d'achoppement, et un roc de scandale, eux qui, par leur incrédulité, heurtent contre la parole ; ce à quoi aussi ils ont été destinés ; tandis que vous, vous êtes une race élue, une prêtrise royale, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous proclamiez les vertus de Celui qui, des ténèbres, vous a appelés à Son admirable lumière ; vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu, vous auxquels il n'avait pas été fait miséricorde, mais à qui maintenant il a été fait miséricorde.
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Philippians 2:12-18
Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, que ce ne soit pas seulement en ma présence, mais bien plus encore maintenant en mon absence, que vous travailliez à votre propre salut avec crainte et tremblement, car c'est Dieu qui effectue en vous, et la volonté, et l'action, d'après Son bon plaisir. Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, afin de devenir irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d'une génération pervertie et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des luminaires dans le monde, en portant avec vous la parole de vie, ce qui sera pour moi un motif de m'enorgueillir, lors de la journée de Christ, de n'avoir ni couru en vain, ni travaillé en vain. Mais, dussé-je servir de libation en officiant dans le sacrifice de votre foi, je m'en réjouis, et je suis dans la joie avec vous tous ; vous aussi, réjouissez-vous de même, et soyez avec moi dans la joie.
Gospel
Luke 14
Et il advint, qu'étant entré dans la maison de l'un des chefs des pharisiens, un jour de sabbat, pour prendre un repas, ils étaient occupés à l'épier. Et voici, il y avait devant lui un homme hydropique ; et Jésus prenant la parole dit aux légistes et aux pharisiens : « Est-il permis, oui ou non, d'opérer une guérison le jour du sabbat ? » Mais ils se turent ; et l'ayant pris à lui, il le guérit et le congédia ; et il leur dit : « Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retirera aussitôt le jour du sabbat ? » Et ils ne purent de leur côté répondre à cela. Or il adressait aux conviés une parabole, après avoir remarqué comment ils choisissaient les premières places, en leur disant : « Lorsque tu auras été convié par quelqu'un à des noces, ne t'installe pas à la première place, de peur qu'un plus noble que toi n'ait été convié par lui, et que celui qui vous a conviés l'un et l'autre ne te dise : « Fais place à celui-ci, » et alors tu te mettras avec honte à occuper la dernière place. Mais quand tu auras été convié, va t'établir à la dernière place, afin que, lorsque celui qui t'a convié sera venu, il te dise : « Ami, monte plus haut. » Alors tu seras honoré en présence de tous ceux qui sont à table avec toi. Car quiconque s'élève lui-même sera abaissé et celui qui s'abaisse lui-même sera élevé. » Or il disait aussi à celui qui l'avait convié : « Quand tu donnes une collation ou un repas, n'invite ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour, et qu'on ne te rende la pareille. Mais quand tu donnes un festin, invite les pauvres, les estropiés les boiteux, les aveugles, et tu seras heureux de ce qu'ils ne peuvent te rendre la pareille, car elle te sera rendue lors de la résurrection des justes. » Mais après avoir entendu cela l'un des conviés lui dit : « Heureux quiconque prendra un repas dans le royaume de Dieu ! » Mais il lui dit : « Un homme donnait un grand repas, et il invita plusieurs personnes, et il envoya son esclave à l'heure du repas dire aux conviés : « Venez, car c'est déjà prêt. » Et tous, d'un même accord, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : « J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le visiter ; je te prie, veuille m'excuser. » Et un autre dit : « J'ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer ; je te prie, veuille m'excuser. » Et un autre dit : « J'ai pris femme, et à cause de cela je ne puis pas aller. » Et l'esclave vint rapporter cela à son maître. Alors le chef de famille irrité dit à son esclave : « Va promptement dans les rues et les ruelles de la ville, et amène ici les pauvres, et les estropiés, et les aveugles et les boiteux. » Et l'esclave dit : « Seigneur, ce que tu as ordonné est fait, et il y a encore de la place. » Et le maître dit à l'esclave : « Va le long des chemins et des clôtures, et contrains d'entrer afin que la maison soit pleine ; je vous déclare en effet qu'aucun de ces hommes que j'avais conviés ne goûtera de mon repas. » Or une foule nombreuse cheminait avec lui, et s'étant retourné il leur dit : « Si quelqu'un vient à moi et ne hait pas son propre père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères, et ses sœurs, et en outre encore sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Quiconque donc ne porte pas sa propre croix et ne marche pas derrière moi ne peut pas être mon disciple. Quel est en effet celui d'entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne s'asseye d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi en venir à bout ? De peur que, si, après avoir posé la fondation, il ne peut achever, tous les spectateurs ne se mettent à le bafouer, en disant : « Cet homme a commencé à bâtir et il n'a pu achever ! » Ou bien quel est le roi qui, se mettant en marche pour faire la guerre à un autre roi, ne s'asseye d'abord afin de délibérer s'il peut avec dix mille hommes affronter celui qui s'avance contre lui avec vingt mille ? Autrement, pendant que l'autre est encore éloigné, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. Ainsi donc quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple. Le sel est donc bon ; mais si le sel même s'est affadi, avec quoi l'assaisonnera-t-on ? Il n'est bon ni pour la terre ni pour le fumier ; on le jettera dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.
Evening Prayer — Second Lesson
Galatians 1
Paul, apôtre, non par le fait des hommes, ou par l'entremise d'un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père qui l'a ressuscité des morts, et tous les frères qui sont avec moi, aux églises de Galatie : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu le Père et par notre seigneur Jésus-Christ, qui s'est lui-même donné pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, auquel gloire soit rendue pour les siècles des siècles. Amen ! Je m'étonne que vous désertiez si vite Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile ; ce qui ne vient d'autre chose que de ce qu'il y a quelques personnes qui vous troublent, et qui veulent renverser l'évangile de Christ. Mais, à supposer que nous-mêmes, ou un ange venu du ciel vous prêchât un évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! Comme nous vous l'avons déjà dit, et comme je vous le redis maintenant : si quelqu'un vous prêche un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! Eh bien, maintenant, est-ce la faveur des hommes que j'ambitionne, ou celle de Dieu ? Ou bien, est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas un esclave de Christ ; car je vous fais savoir, frères, que l'évangile qui a été prêché par moi n'a rien d'humain, car, moi non plus, ce n'est pas par un homme que je l'ai reçu, ou que j'ai été instruit, mais par une révélation de Jésus-Christ. Vous avez en effet ouï parler de la conduite que j'ai tenue jadis dans le judaïsme, comment je poursuivais à outrance l'église de Dieu, et comment je la dévastais, et comment j'étais plus avancé dans le judaïsme que plusieurs de mes compatriotes de mon âge, étant animé d'un beaucoup plus grand zèle pour les traditions de mes pères. Mais, quand Celui qui m'a mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par Sa grâce, jugea bon de me révéler intérieurement Son fils, afin que j'en annonçasse la bonne nouvelle parmi les Gentils, aussitôt, sans prendre conseil de la chair et du sang, sans me rendre non plus à Jérusalem auprès des apôtres qui m'ont précédé, je me rendis au contraire en Arabie, puis je revins à Damas. Ensuite, au bout de trois ans, je retournai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je restai quinze jours auprès de lui ; mais je ne vis aucun autre des apôtres, sauf Jacques le frère du Seigneur. Ce que je vous écris là, voici, devant Dieu, je ne mens point. Ensuite je me rendis en Syrie et en Cilicie. Cependant j'étais inconnu de visage aux églises de la Judée qui sont en Christ, seulement elles entendaient dire : « Notre ancien persécuteur prêche maintenant la bonne nouvelle de la foi que jadis il dévastait ; » et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.
Gospel
Luke 21:5-19
Et quelques personnes disant à propos du temple, qu'il était orné de belles pierres et d'offrandes, il dit : « Ces choses que vous voyez…, des jours viendront où il ne sera laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie. » Mais ils l'interrogèrent, en disant : « Maître, quand donc cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe qui indiquera que ces choses sont sur le point d'arriver ? » Or il dit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer ; car plusieurs viendront en mon nom, disant : « C'est moi qui le suis, et le moment approche ; » ne vous mettez pas à leur suite. Mais quand vous entendrez parler de guerres et de révolutions, ne vous en effrayez pas, car il faut que cela arrive premièrement, mais ce n'est pas tout aussitôt la fin. » Alors il leur disait : « Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; et il y aura de grands tremblements de terre, et place par place des pestes et des famines ; et il y aura des phénomènes effrayants et de grands signes qui viendront du ciel ; mais avant toutes ces choses ils mettront les mains sur vous, et ils vous persécuteront, vous livrant aux synagogues et vous jetant en prison, vous traînant devant des rois et des gouverneurs à cause de mon nom. Cela sera pour vous l'occasion d'un témoignage ; mettez donc en vos cœurs de ne pas songer d'avance à votre défense, car c'est moi qui vous donnerai une bouche et une sagesse, à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister ni répliquer. Mais vous serez livrés même par vos parents, et par vos frères, et par des membres de votre famille, et par des amis, et ils en mettront à mort d'entre vous, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; et pas un cheveu de votre tête ne sera certainement perdu ; c'est par votre patience que vous vous mettrez en possession de vos âmes.
Gospel
Matthew 5:33-42
« Vous avez encore appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne te parjureras point, mais tu t'acquitteras envers le Seigneur de tes serments. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point jurer du tout, ni par le ciel parce que c'est le trône de Dieu, ni par la terre parce que c'est le marchepied de Ses pieds, ni par Jérusalem parce que c'est la ville du Grand Roi. Tu ne jureras pas non plus sur ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. Mais votre parole sera : oui, oui ! non, non ! Ce qu'on y ajoute vient du malin. « Vous avez appris qu'il a été dit : « œil pour œil et dent pour dent. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point résister au méchant ; mais quiconque te soufflette sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre ; à celui qui veut t'intenter un procès et prendre ta tunique, abandonne-lui aussi le manteau ; et quiconque te mettra en réquisition pour un mille, fais-en deux avec lui. Donne à qui te demande, et ne repousse pas celui qui veut emprunter de toi.
Gospel
Luke 14
Et il advint, qu'étant entré dans la maison de l'un des chefs des pharisiens, un jour de sabbat, pour prendre un repas, ils étaient occupés à l'épier. Et voici, il y avait devant lui un homme hydropique ; et Jésus prenant la parole dit aux légistes et aux pharisiens : « Est-il permis, oui ou non, d'opérer une guérison le jour du sabbat ? » Mais ils se turent ; et l'ayant pris à lui, il le guérit et le congédia ; et il leur dit : « Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retirera aussitôt le jour du sabbat ? » Et ils ne purent de leur côté répondre à cela. Or il adressait aux conviés une parabole, après avoir remarqué comment ils choisissaient les premières places, en leur disant : « Lorsque tu auras été convié par quelqu'un à des noces, ne t'installe pas à la première place, de peur qu'un plus noble que toi n'ait été convié par lui, et que celui qui vous a conviés l'un et l'autre ne te dise : « Fais place à celui-ci, » et alors tu te mettras avec honte à occuper la dernière place. Mais quand tu auras été convié, va t'établir à la dernière place, afin que, lorsque celui qui t'a convié sera venu, il te dise : « Ami, monte plus haut. » Alors tu seras honoré en présence de tous ceux qui sont à table avec toi. Car quiconque s'élève lui-même sera abaissé et celui qui s'abaisse lui-même sera élevé. » Or il disait aussi à celui qui l'avait convié : « Quand tu donnes une collation ou un repas, n'invite ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour, et qu'on ne te rende la pareille. Mais quand tu donnes un festin, invite les pauvres, les estropiés les boiteux, les aveugles, et tu seras heureux de ce qu'ils ne peuvent te rendre la pareille, car elle te sera rendue lors de la résurrection des justes. » Mais après avoir entendu cela l'un des conviés lui dit : « Heureux quiconque prendra un repas dans le royaume de Dieu ! » Mais il lui dit : « Un homme donnait un grand repas, et il invita plusieurs personnes, et il envoya son esclave à l'heure du repas dire aux conviés : « Venez, car c'est déjà prêt. » Et tous, d'un même accord, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : « J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le visiter ; je te prie, veuille m'excuser. » Et un autre dit : « J'ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer ; je te prie, veuille m'excuser. » Et un autre dit : « J'ai pris femme, et à cause de cela je ne puis pas aller. » Et l'esclave vint rapporter cela à son maître. Alors le chef de famille irrité dit à son esclave : « Va promptement dans les rues et les ruelles de la ville, et amène ici les pauvres, et les estropiés, et les aveugles et les boiteux. » Et l'esclave dit : « Seigneur, ce que tu as ordonné est fait, et il y a encore de la place. » Et le maître dit à l'esclave : « Va le long des chemins et des clôtures, et contrains d'entrer afin que la maison soit pleine ; je vous déclare en effet qu'aucun de ces hommes que j'avais conviés ne goûtera de mon repas. » Or une foule nombreuse cheminait avec lui, et s'étant retourné il leur dit : « Si quelqu'un vient à moi et ne hait pas son propre père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères, et ses sœurs, et en outre encore sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Quiconque donc ne porte pas sa propre croix et ne marche pas derrière moi ne peut pas être mon disciple. Quel est en effet celui d'entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne s'asseye d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi en venir à bout ? De peur que, si, après avoir posé la fondation, il ne peut achever, tous les spectateurs ne se mettent à le bafouer, en disant : « Cet homme a commencé à bâtir et il n'a pu achever ! » Ou bien quel est le roi qui, se mettant en marche pour faire la guerre à un autre roi, ne s'asseye d'abord afin de délibérer s'il peut avec dix mille hommes affronter celui qui s'avance contre lui avec vingt mille ? Autrement, pendant que l'autre est encore éloigné, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. Ainsi donc quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple. Le sel est donc bon ; mais si le sel même s'est affadi, avec quoi l'assaisonnera-t-on ? Il n'est bon ni pour la terre ni pour le fumier ; on le jettera dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Today's readings, every morning
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