Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

2 Corinthians 13:1-13

C'est la troisième fois que je viens chez vous ; sur la déclaration de deux ou de trois témoins toute affaire sera décidée. J'ai prévenu et je préviens, comme je l'ai fait lorsque j'étais présent pour la seconde fois, et maintenant que je suis absent, ceux qui ont ci-devant péché et tous les autres, que si j'arrive de nouveau je n'userai d'aucun ménagement, puisque vous cherchez à avoir la preuve que c'est Christ qui parle en moi, lequel n'est pas faible relativement à vous, mais il est puissant parmi vous. En effet, il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu ; eh bien, nous-mêmes aussi nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu. Mettez-vous vous-mêmes à l'épreuve pour voir si vous êtes dans la foi ; examinez-vous vous-mêmes. Ou bien est-ce que vous ne reconnaissez pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. Mais j'espère que vous connaîtrez que nous, nous ne sommes pas réprouvés. Cependant nous demandons à Dieu que vous ne fassiez rien de mal, non pas que notre propre mérite soit mis en évidence, mais que vous pratiquiez ce qui est bien, et que nous-mêmes nous soyons en quelque sorte tenus pour réprouvés ; car nous ne pouvons rien contre la vérité, mais pour la vérité ; nous nous réjouissons en effet quand nous, nous sommes faibles, et quand vous-mêmes, vous êtes forts ; et ce que nous demandons dans nos prières, c'est votre perfectionnement. C'est pourquoi je vous écris ces choses pendant que je suis absent, afin que, quand je serai présent, je n'aie pas à agir avec rigueur selon l'autorité que le Seigneur m'a donnée pour édifier et non pour détruire. Du reste, frères, réjouissez-vous, perfectionnez-vous, consolez-vous, soyez animés des mêmes sentiments, vivez en paix, et le Dieu de la charité et de la paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les saints vous saluent.

First Reading

Jeremiah 36

Et la quatrième année de Jéhojakim, fils de Josias, roi de Juda, cette parole fut adressée à Jérémie par l'Éternel, qui dit : Prends un volume, et y écris toutes les paroles que je t'ai dites touchant Israël et Juda, et touchant tous les peuples, depuis le jour où je te parlai dans le temps de Josias jusques aujourd'hui. Peut-être la maison de Juda entendant parler de tout le mal que je pense à leur faire, chacun abandonnera sa voie mauvaise, et je pardonnerai leur iniquité et leur péché. Alors Jérémie fit venir Baruch, fils de Nérija, et Baruch écrivit sous la dictée de Jérémie, dans un volume, toutes les paroles que l'Éternel lui avait dites. Et Jérémie donna cet ordre à Baruch, et lui dit : Je suis retenu ici, et je ne puis me rendre à la maison de l'Éternel ; va donc, et lis dans le volume ce que tu as écrit sous ma dictée, les paroles de l'Éternel, aux oreilles du peuple, dans la maison de l'Éternel, le jour du jeûne, et lis-les aussi aux oreilles de tous les Juifs venus de leurs villes. Peut-être supplieront-ils humblement l'Éternel, et quitteront-ils chacun leur mauvaise voie ; car grande est la colère et l'indignation dont l'Éternel menace ce peuple. Et Baruch, fils de Nérija, exécuta dans son entier l'ordre que lui avait donné Jérémie, le prophète, de lire dans le livre les paroles de l'Éternel dans la maison de l'Éternel. Et la cinquième année de Jéhojakim, fils de Josias, roi de Juda, le neuvième mois, on publia un jeûne devant l'Éternel ; tout le peuple de Jérusalem, et tout le peuple vint des villes de Juda à Jérusalem. Alors Baruch lut dans le livre les paroles de Jérémie dans la maison de l'Éternel, dans la chambre de Gémaria, fils de Schaphan, le scribe, dans le vestibule supérieur, à l'entrée de la Porte neuve de la maison de l'Éternel, aux oreilles de tout le peuple. Et Michée, fils de Gémaria, fils de Schaphan, ayant entendu toutes les paroles de l'Éternel lues dans le livre, descendit à la maison du roi, dans la chambre du scribe ; et voici, tous les princes y étaient assis, Elisama, le scribe, et Délaïa, fils de Sémaïa, et Elnathan, fils de Hachbor, et Gémaria, fils de Schaphan, et Sédécias, fils d'Ananias, et tous les princes. Et Michée leur rapporta toutes les paroles qu'il avait entendues, quand Baruch lisait dans le livre aux oreilles du peuple. Alors tous les princes députèrent à Baruch Jehoudi, fils de Néthania, fils de Sélémia, fils de Couschi, pour lui dire : Prends en ta main le livre dans lequel tu as lu aux oreilles du peuple, et viens ! Et Baruch, fils de Nérija, prit en sa main le livre, et vint auprès d'eux. Et ils lui dirent : Assieds-toi, et lis-le à nos oreilles. Et Baruch lut à leurs oreilles. Et à l'ouïe de toutes ces paroles, effrayés ils s'entre-regardèrent, et dirent à Baruch : Nous rapporterons au roi toutes ces paroles. Et ils interrogèrent Baruch, et dirent : Dis-nous donc comment tu as écrit toutes ces paroles sous sa dictée ! Et Baruch leur dit : De sa bouche il me dictait toutes ces paroles, et je les écrivais dans ce livre avec de l'encre. Alors les princes dirent à Baruch : Va, et te cache, ainsi que Jérémie, et que personne ne sache où vous êtes ! Puis ils se rendirent auprès du roi dans la cour, et ils déposèrent le livre dans la chambre d'Elisama, le scribe, et ils exposèrent toutes ces choses aux oreilles du roi. Alors le roi envoya Jehoudi pour prendre le volume ; et il le prit dans la chambre d'Elisama, le scribe ; et Jehoudi le lut aux oreilles du roi, et aux oreilles de tous les princes qui entouraient le roi. Or le roi habitait la maison d'hiver au neuvième mois, et le brasier brûlait devant lui. Et lorsque Jehoudi en eut lu trois ou quatre colonnes, le roi le coupa avec un canif de scribe, et le jeta dans le feu du brasier, jusqu'à ce que le volume fût consumé en entier par le feu dans le brasier. Et ils ne furent point effrayés, et ne déchirèrent point leurs habits, ni le roi, ni aucun de ses serviteurs, à l'ouïe de toutes ces paroles. Bien plus, Elnathan, et Délaïa, et Gémaria intercédèrent auprès du roi, pour qu'il ne brûlât pas le volume ; mais il ne les écouta point. Et le roi ordonna à Jéraméel, fils de Hammélech, et à Séraïa, fils d'Asriel, et à Sélémia, fils d'Abdiel, de saisir Baruch le scribe, et Jérémie le prophète ; mais l'Éternel les cacha. Et la parole de l'Éternel fut adressée à Jérémie, après que le roi eut brûlé le volume et les paroles que Baruch avait écrites sous la dictée de Jérémie, et Il dit : Prends encore un autre volume, et y écris toutes les premières paroles qui étaient dans le premier volume qu'a brûlé Jéhojakim, roi de Juda. Et quant à Jéhojakim, roi de Juda, tu lui diras : Ainsi parle l'Éternel : Tu as brûlé ce volume en disant : Pourquoi y as-tu écrit ces paroles : Le roi de Babel viendra détruire ce pays et en exterminer les hommes et les bestiaux ? C'est pourquoi, ainsi prononce l'Éternel sur Jéhojakim, roi de Juda : Il n'aura point de fils assis sur le trône de David, et son cadavre sera jeté pour être exposé à l'ardeur du jour et au froid de la nuit ; et je punirai sur lui, et sur sa race, et sur ses serviteurs leur crime, et je ferai venir sur eux, et sur les habitants de Jérusalem, et sur les hommes de Juda, tous les maux dont je les ai menacés, sans qu'ils aient écouté. – Et Jérémie prit un autre volume et le donna à Baruch, fils de Nérija, le scribe, lequel y écrivit sous la dictée de Jérémie toutes les paroles du livre qu'avait brûlé au feu Jéhojakim, roi de Juda ; et il fut ajouté beaucoup d'autres paroles semblables à celles-là.

First Reading

Daniel 5:1-31

Le roi Belschazar donna un grand festin à ses mille grands, et il but du vin en présence de ces mille personnes. Belschazar, animé par le vin, dit qu'on apportât les vases d'or et d'argent que Nébucadnézar, son père, avait enlevés du temple de Jérusalem, pour que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines bussent dans ces vases. Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple de la maison de Dieu à Jérusalem, et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines burent dans ces vases. Ils burent du vin et chantèrent des louanges à leurs dieux d'or et d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre. Dans ce moment même les doigts d'une main d'homme s'avancèrent, et écrivirent, vis-à-vis du lustre, sur la chaux de la muraille du palais du roi, et le roi vit la main qui écrivait. Aussitôt le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent, et les nerfs de ses reins se détendirent, et ses genoux s'entre-heurtèrent. Le roi s'écria avec force qu'on mandât les devins, les Chaldéens et les mages. Le roi prit la parole et dit aux sages de Babel : Tout homme qui lira ces caractères, et m'en expliquera la signification, sera revêtu de la pourpre, et d'une chaîne d'or à son cou, et occupera la troisième place dans le gouvernement de mon empire. Puis tous les sages du roi furent introduits ; mais ils ne purent ni lire les caractères, ni en indiquer au roi la signification. Alors le roi Belschazar fut extrêmement troublé, et il changea de couleur, et ses grands furent interdits. Dans cette situation du roi et des grands, la reine parut dans la salle du festin. La reine prit la parole et dit : O roi ! puisses-tu vivre éternellement ! que tes pensées ne te troublent pas, et ne change pas de couleur ! Il est dans ton royaume un homme en qui est l'esprit des dieux saints, et du temps de ton père en lui s'est trouvée une lumière, une intelligence, une sagesse pareille à la sagesse des dieux ; et le roi Nébucadnézar, ton père, ton père, ô roi, l'a établi chef des devins, des enchanteurs, des Chaldéens, des mages, parce qu'un esprit éminent, et la connaissance et l'entente de l'interprétation des songes, et de l'explication des énigmes et de la solution des questions difficiles s'étaient rencontrées en lui, savoir, en Daniel, dont le roi avait changé le nom en celui de Beltsazar ; que Daniel soit donc mandé, et il te donnera l'explication. Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs Juifs que le roi, mon père, a amenés de Juda ? J'ai ouï dire de toi que l'esprit des dieux est en toi, et qu'on trouve en toi et lumière, et intelligence, et sagesse éminente. Or les sages et les devins ont été amenés devant moi pour lire ces caractères et m'en découvrir le sens, mais ils ne peuvent m'expliquer le sens de la chose. Mais j'ai ouï dire de toi que tu sais donner les explications, et résoudre les questions difficiles ; si donc tu peux lire ces caractères, et m'en faire connaître le sens, tu seras revêtu de la pourpre, et tu auras une chaîne d'or à ton cou, et tu occuperas la troisième place dans mon empire. Alors Daniel répondit et dit en présence du roi : Garde tes dons, et fais tes largesses à un autre ! Cependant je lirai les caractères au roi, et je lui en indiquerai le sens. O roi, le Dieu très haut accorda à Nébucadnézar, ton père, royauté et grandeur, et gloire et magnificence ; et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, les peuples, les nations et les hommes de toute langue étaient tous craintifs et tremblants devant lui ; il faisait mourir qui il voulait, et donnait la vie à qui il voulait, et il élevait qui il voulait, et il abaissait qui il voulait. Mais comme son cœur s'éleva, et que son esprit s'enorgueillit jusqu'à l'insolence, il fut précipité de son trône royal, et sa gloire lui fut ôtée ; et il fut chassé du milieu des enfants des hommes, et son cœur devint semblable à la brute, et il demeura avec les onagres, comme le bœuf il mangea de l'herbe, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il eût reconnu que le Dieu très haut a la domination sur la royauté de l'homme, et qu'il y élève qui Il veut. Mais toi, son fils Belschazar, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu saches toutes ces choses ; et tu t'es élevé contre le Maître du ciel, et les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et toi et tes grands, tes femmes et tes concubines, vous avez bu du vin dans ces vases, et tu as chanté des louanges aux dieux d'argent et d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient, ni n'entendent, ni ne savent rien, et le Dieu qui tient ton souffle dans sa main et qui préside à toutes tes destinées, tu ne l'as pas honoré. En conséquence, c'est de par lui qu'a été envoyée cette main qui a tracé ces caractères. Et voici les caractères qui ont été tracés : Compté ! Compté ! Pesé ! et Partage ! Voici le sens du mot Compté : Dieu a fait le compte de ton règne et y met fin. Pesé : Tu as été pesé à la balance et trouvé trop léger. Partage : Ton empire sera partagé et donné aux Mèdes et aux Perses. Alors, sur l'ordre de Belschazar on revêtit Daniel de la pourpre, et on lui mit au cou une chaîne d'or, et l'on publia devant lui qu'il occuperait la troisième place dans l'empire. Cette nuit même, Belschazar, roi des Chaldéens, fut tué. Et Darius le Mède reçut l'empire, étant âgé de soixante-deux ans.

Morning Prayer — First Lesson

Lamentations 4

Comme l'or s'est terni, comme les superbes joyaux se sont altérés ! Les pierres sacrées jonchent tous les carrefours. Les fils de Sion, ses enfants chéris, qui avaient le prix de l'or fin, comme les voilà mis au taux de la vaisselle d'argile, ouvrage des mains du potier ! Les chacals mêmes présentent la mamelle à leurs petits qu'ils allaitent ; la fille de mon peuple est barbare, comme l'autruche de la steppe. La langue du nourrisson est collée par la soif à son palais ; les enfants demandent du pain, personne ne leur en distribue. Ceux qui mangeaient des mets délicats, souffrent le dénuement dans les rues ; ceux qui étaient portés sur la pourpre, prennent le fumier pour leur couche. Le châtiment de la fille de mon peuple est plus grand que la peine de Sodome qui fut bouleversée en un moment, sans être assaillie par des mains humaines. Ses princes avaient un éclat plus pur que la neige, plus brillant que le lait ; ils avaient un corps vermeil comme le corail, et la beauté du saphir ; leur aspect est devenu plus sombre que le noir ; ils ne sont plus reconnus dans les rues, leur peau s'attache à leurs os, elle a la sécheresse du bois. Les victimes de l'épée ont un meilleur sort que les victimes de la faim, qui dépérissent minées par la disette de ce que rendent les champs. Les mains de femmes aimantes font cuire leurs propres enfants ; ils servent à les nourrir dans le désastre de la fille de mon peuple. L'Éternel a achevé ses vengeances, versé le feu de sa colère ; dans Sion Il alluma un feu qui dévora ses fondements. Les rois de la terre, ni aucun des habitants du monde ne croyaient que l'ennemi et l'adversaire pénétrassent dans les portes de Jérusalem. Ce fut à cause des péchés de leurs prophètes, des crimes de leurs sacrificateurs qui dans son enceinte répandirent le sang des justes. Ils erraient dans les rues comme aveugles, souillés de sang, personne ne pouvant toucher leurs vêtements. « Loin de nous, impurs ! » leur criait-on, « loin de nous ! loin de nous, ne nous touchez pas ! » Ils sont maintenant en fuite, ils errent aussi ; on dit parmi les nations : « Ils n'auront plus leur demeure ! » L'aspect de l'Éternel les a dissipés, Il ne tourne plus ses regards vers eux ; on n'a point égard aux sacrificateurs ; on ne prend point pitié des vieillards. Nos yeux languissent encore après notre délivrance ; vanité ! De nos vedettes nous cherchons à découvrir un peuple ; il ne nous délivre pas ! Ils enlacent nos pas, pour nous empêcher de marcher dans nos rues ; notre fin approche, nos temps sont accomplis, oui, notre fin arrive. Ceux qui nous poursuivent, sont plus légers que les aigles du ciel ; sur les montagnes ils nous serrent de près, et en embuscade dans le désert ils nous épient. L'âme de notre vie, l'Oint de l'Éternel, a été pris dans leurs fosses, lui dont nous disions : Nous vivrons à son ombre au milieu des nations. Livre-toi à la joie et aux transports, fille d'Édom, habitante du pays de Uts ! Mais le calice te sera aussi passé ; tu seras enivrée et mise à nu. Fille de Sion, ta peine est achevée ; Il ne t'emmènera plus captive ; mais Il châtiera ton crime, fille d'Édom, Il mettra tes péchés à découvert.

Epistle

Sirach 24:23-31

First Reading

Job 2

Et il arriva, un jour où les Fils de Dieu vinrent se présenter devant l'Éternel, que Satan vint aussi parmi eux se présenter devant l'Éternel. Et l'Éternel dit à Satan : « D'où viens-tu ? » « Et Satan répondit à l'Éternel et dit : « De parcourir la terre, et de m'y promener. » Et l'Éternel dit à Satan : « As-tu pris garde à mon serviteur Job ? Car nul n'est comme lui, sur la terre, homme intègre et droit et craignant Dieu et fuyant le mal ; il est encore ferme dans sa piété, et tu m'excites à le perdre gratuitement. » Et Satan répondit à l'Éternel et dit : « Peau pour peau ! Mais tout ce que l'homme possède, il le donnera pour sa vie. Or étends donc ta main, et touche à ses os et à sa chair, et tu verras s'il ne te renie pas en face. » Et l'Éternel dit à Satan : « Le voilà entre tes mains ! seulement conserve-lui la vie. » Alors Satan sortit de la présence de l'Éternel, et il frappa Job d'un ulcère malin depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. Et il prit un têt pour se gratter, tandis qu'il était assis sur la cendre. Et sa femme lui dit : « Tu es encore ferme dans ta piété ! » renie Dieu, et meurs ! » Et Job lui dit : « Ainsi que parle une insensée, ainsi parles-tu. Quoi ! nous recevons les biens de la main de Dieu, et nous n'en recevrions pas les maux ! » Malgré tout cela, Job ne pécha point par ses discours. Et trois amis de Job ouïrent parler de tous ces maux qui lui étaient survenus, et ils vinrent chacun de leur lieu, Eliphaz de Théman, Bildad de Such, et Tsophar de Naama, et ils se concertèrent ensemble pour venir plaindre Job et le consoler. Et, lorsqu'ils levèrent les yeux de loin, ils ne le reconnurent pas, et élevant la voix, ils pleurèrent, et ils déchirèrent chacun leur manteau, et jetèrent de la poussière au-dessus de leur tête en l'air. Et ils furent assis avec lui sur la terre, sept jours et sept nuits, et aucun d'eux ne lui disait une parole, car ils voyaient que sa douleur était très grande.

Morning Prayer — Second Lesson

Acts 12

Or, ce fut en ce temps-là que le roi Hérode prit des mesures pour maltraiter quelques-uns des membres de l'Église. Il fit périr Jacques, le frère de Jean, par l'épée, et, voyant que cela plaisait aux Juifs, il fit en outre arrêter Pierre ; (or c'étaient les jours des pains sans levain) ; l'ayant aussi fait saisir il le jeta en prison, en chargeant de le garder quatre escouades de quatre soldats, avec l'intention de le faire comparaître après la Pâque devant le peuple. Pierre donc était gardé dans la prison, tandis que l'Église adressait pour lui d'incessantes prières. Mais, lorsque Hérode allait le faire comparaître, Pierre se trouvait, cette nuit-là, endormi entre deux soldats ; il avait été chargé d'une double chaîne, et des gardes placés devant la porte veillaient sur la prison. Et voici, un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans le cachot, et ayant frappé Pierre sur le flanc il l'éveilla en disant : « Lève-toi promptement, » et les chaînes tombèrent de ses mains. Mais l'ange lui dit : « Ceins ta ceinture et chausse tes sandales ; » c'est ce qu'il fît ; puis il lui dit : « Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi, » et étant sorti il le suivit. Et il ignorait que ce qui s'était fait par l'ange fût vrai, mais il s'imaginait avoir une vision. Après qu'ils eurent traversé la première et la seconde porte, ils arrivèrent à la porte de fer qui conduisait dans la ville ; elle s'ouvrit d'elle-même devant eux, et étant sortis, ils s'avancèrent dans une rue, et aussitôt l'ange le quitta. Et Pierre étant revenu à lui, dit : « Maintenant je sais certainement que le Seigneur a envoyé Son ange, et qu'il m'a délivré des mains d'Hérode et de tout ce qu'attendait le peuple juif. » Après s'être reconnu, il vint à la maison de Marie mère de Jean surnommé Marc, où beaucoup de gens se trouvaient réunis en prière. Lorsqu'il eut heurté à la porte du porche, une servante, nommé Rhode, s'avança pour écouter, et, ayant reconnu la voix de Pierre, de la joie qu'elle en eut elle n'ouvrit pas le porche, et s'en vint tout courant raconter que Pierre était devant le porche. Mais on lui dit : « Tu es folle. » Mais elle affirmait qu'il en était ainsi, et on dit : « C'est son ange. » Cependant Pierre continuait à heurter, et ayant ouvert ils le virent et furent tout hors d'eux-mêmes ; mais lui, leur ayant de la main fait signe de se taire, leur raconta comment le Seigneur l'avait tiré de la prison et il dit : « Informez-en Jacques et les frères. » Puis étant sorti, il se rendit dans un autre lieu. Cependant, quand le jour fut venu, une grande agitation s'empara des soldats qui ne savaient ce que Pierre était devenu. Quant à Hérode, après l'avoir fait quérir sans pouvoir le trouver, il fit faire aux gardes leur procès et ordonna qu'on les suppliciât ; puis, ayant quitté la Judée, il séjournait à Césarée. Or, il se trouvait en hostilité avec les Tyriens et les Sidoniens ; ceux-ci se rendirent ensemble auprès de lui, et, ayant gagné Blastus le chambellan du roi, ils sollicitaient la paix parce que leur pays tirait sa subsistance de celui du roi. Or, au jour fixé, Hérode, revêtu de ses habits royaux, les haranguait assis dans sa tribune, et le peuple s'écriait : « Voix de dieu et non d'homme ! » Mais aussitôt un ange du Seigneur le frappa, pour n'avoir pas rapporté la gloire à Dieu, et il expira rongé des vers. Cependant la parole du seigneur croissait et grandissait. Et Barnabas et Saul revinrent à Jérusalem, après avoir rempli leur mission, et pris avec eux Jean surnommé Marc.

Responsorial Psalm

Psalm 56

Au maître chantre. Sur « Colombe des térébinthes lointains ». Ecrit de David, lorsque les Philistins le saisirent à Gath.O Dieu ! aie pitié de moi, car des hommes s'acharnent contre moi ; toujours hostiles, ils m'oppriment ; mes adversaires s'acharnent toujours, plusieurs me sont insolemment hostiles. Dans mon jour d'alarmes, je mets en toi ma confiance. Je fais gloire de Dieu, de sa parole, je me confie en Dieu, je ne crains rien : que me feraient des mortels ? Toujours ils rendent mes affaires pénibles ; toutes leurs pensées sont de me nuire. Ils se liguent, ils épient et observent mes pas, car ils en veulent à ma vie. A la faveur du mensonge, ils savent échapper. Dans ta colère, ô Dieu, rabaisse les peuples ! Tu comptes mes fuites ! Recueille mes larmes dans ton urne ! Ne sont-elles pas inscrites dans ton livre ? Alors mes ennemis reculeront, si je prie ; je le sais ! Dieu est pour moi. Je fais gloire de Dieu, de sa parole, je fais gloire de l'Éternel, de sa parole, je me confie en Dieu, je ne crains rien : que me feraient des mortels ? O Dieu ! je suis lié par les vœux que je t'ai faits : il faut que je te rende mes actions de grâces. Car tu as sauvé mon âme de la mort, et même mon pied de la chute, afin que je marche devant Dieu, à la lumière de la vie.

Gospel

Luke 11:27-28

Or il advint, pendant qu'il disait ces choses, qu'une femme, élevant sa voix du milieu de la foule, lui dit : « Heureux le sein qui t'a porté et les mamelles qui t'ont allaité ! » Mais il dit : « Heureux bien plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l'observent ! »

Responsorial Psalm

Psalm 66

Au maître chantre. Cantique.Terre, élève à Dieu de toutes parts tes acclamations ! Chantez son nom glorieux, que vos hymnes le glorifient ! Dites à Dieu : « Que tes œuvres sont admirables ! Aux effets de ta grande puissance tes ennemis dissimulent devant toi ; toute la terre t'adore et te célèbre ; célèbre ton nom ! » (Pause) Venez et contemplez les œuvres de Dieu, admirable en ce qu'il opère pour les enfants des hommes ! Il transforma la mer en terre sèche ; au travers du fleuve ils passèrent à pied, et Il excita nos transports. Il exerce par son pouvoir un empire éternel, ses yeux observent les peuples : que les rebelles ne s'insurgent pas ! (Pause) Peuples, bénissez notre Dieu, et proclamez sa louange ! Il redonna la vie à nos âmes, et ne laissa pas nos pieds trébucher. Car tu nous as éprouvés, ô Dieu, purifiés, comme l'on purifie l'argent. Tu nous enlaças dans le filet, et tu mis un faix sur nos reins ; tu donnas à des hommes nos têtes pour monture, nous passâmes par le feu et les eaux ; mais tu nous en as tirés pour nous combler de biens. Je viens dans ta maison avec des holocaustes ; je veux m'acquitter envers toi de mes vœux exprimés par mes lèvres, prononcés par ma bouche dans ma détresse. Je t'offrirai des holocaustes et des brebis engraissées, et ferai fumer la graisse des béliers ; je te sacrifierai des taureaux et des boucs. (Pause) Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, je veux raconter ce qu'il fit pour mon âme. De ma bouche je l'invoquai ; et sa louange est maintenant sur ma langue. Si dans mon cœur j'avais eu le mal en vue, le Seigneur ne m'eût pas exaucé ; mais Dieu m'a exaucé, Il a été attentif aux accents de ma prière. Béni soit Dieu, qui n'a pas rebuté ma prière, et ne m'a pas refusé sa grâce !

Responsorial Psalm

Psalm 76

Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Cantique d'Asaph.Dieu est connu en Juda, son nom est grand en Israël ; et sa demeure est en Salem, et sa résidence en Sion. Là Il a brisé les foudres de l'arc, le bouclier, et l'épée, et les armes de guerre. (Pause) Tu es plus brillante, plus magnifique que les montagnes des ravisseurs ! Ils furent dépouillés les héros courageux, et ils s'endormirent de leur sommeil ; et tous les braves ne retrouvèrent plus leurs bras. A ta menace, Dieu de Jacob, et chars et chevaux furent engourdis. Tu es formidable ; qui peut tenir contre toi, dès que tu t'irrites ? Des cieux tu promulguas ta sentence ; la terre fut en effroi, et se calma, lorsque Dieu se leva pour juger, pour porter secours à tous les affligés de la terre. (Pause) Oui, la fureur de l'homme te glorifie ; tu t'entoures de ceux qui survivent à ta colère. Faites et acquittez des vœux à l'Éternel, votre Dieu ! Que de tous Ses alentours on apporte des dons au Dieu terrible ! Il abat l'orgueil des princes, Il est redoutable aux rois de la terre.

Responsorial Psalm

Psalm 75

Au maître chantre. Sur « Ne détruis pas ». Cantique d'Asaph.Nous te louons, ô Dieu, nous te louons : car ton Nom est présent, tous racontent tes merveilles. « Quand j'aurai fixé l'époque, je rendrai droite justice : la terre tremble avec ceux qui l'habitent : c'est moi qui affermis ses colonnes. » (Pause) Je dis donc aux superbes : Ne soyez point superbes ! et aux impies : Ne portez point le front haut ! Ne portez point le front haut, et le col renversé ne parlez point avec audace ! Car ce n'est ni du Levant, ni du Couchant, ni du désert, que peut venir la hauteur ; mais Dieu est celui qui juge ; Il abaisse l'un, et Il élève l'autre. Car un calice est dans la main de l'Éternel, et le vin y écume, il est plein d'un mélange ; et Il en verse ; Oui, jusqu'à la lie, tous les impies de la terre devront s'en abreuver, en boire. Et c'est ce que j'annoncerai incessamment, en célébrant le Dieu de Jacob. « Et J'abattrai toutes les têtes des méchants ; que les têtes des justes se lèvent ! »

Evening Prayer — First Lesson

Lamentations 5

Songe, Éternel, à ce qui nous arrive ! regarde et vois notre opprobre ! Notre héritage est dévolu à des étrangers, nos maisons à des inconnus. Nous sommes orphelins, sans père ; et nos mères sont comme des veuves. C'est à prix d'argent que nous buvons notre eau, contre un paiement que nous obtenons notre bois. C'est portant le joug sur nos têtes que nous sommes chassés ; nous sommes épuisés, nous n'avons aucun répit. C'est à l'Egypte que nous tendons la main, à l'Assyrie, pour avoir du pain à rassasiement. Nos pères ont péché ; ils ne sont plus ; c'est nous qui pâtissons de leurs crimes. Des esclaves nous gouvernent, personne ne nous arrache de leurs mains. Au péril de nos vies nous affrontons l'épée du désert pour nous procurer notre pain. Notre peau s'enflamme comme une fournaise aux feux de la faim. Dans Sion ils déshonorent les femmes, les vierges dans les villes de Juda. De leurs mains ils pendent les princes, la personne des Anciens n'est pas respectée. De jeunes hommes ont à porter les meules, et des enfants chancellent sous [des fardeaux] de bois. Les Anciens ont abandonné la Porte, et les jeunes gens leurs lyres. La joie de nos cœurs a cessé, le deuil a remplacé nos danses. La couronne est tombée de nos têtes ; ah ! malheureux que nous sommes d'avoir péché ! C'est là ce qui rend nos cœurs malades, c'est là ce qui assombrit nos regards ; c'est le ravage de la montagne de Sion que parcourent maintenant les renards. Pour toi, Éternel, tu règnes éternellement, ton trône demeure pour tous les âges. Pourquoi nous oublies-tu à toujours, nous délaisses-tu si longtemps ? Convertis-nous à toi, Éternel, et nous serons convertis ; rends-nous des jours nouveaux, tels que ceux d'autrefois ! Est-ce donc que tu nous as entièrement rejetés, que ta colère contre nous est si extrême ?

Second Reading

I Corinthians 14

Poursuivez la charité, tout en ambitionnant les dons spirituels, mais surtout celui de prophétie. En effet celui qui parle en langue ne parle pas pour les hommes mais pour Dieu, car personne ne l'entend, mais c'est en esprit qu'il profère des mystères, tandis que celui qui prophétise parle aux hommes pour les édifier, et les exhorter, et les consoler. Celui qui parle en langue s'édifie lui-même, tandis que celui qui prophétise édifie l'église. Je veux bien que tous vous parliez en langues, mais plus encore que vous prophétisiez. Or celui qui prophétise l'emporte sur celui qui parle en langues, à moins qu'il n'interprète afin que l'église en reçoive de l'édification. Et maintenant, frères, si je venais auprès de vous pour vous parler en langues, en quoi vous serais-je utile, à moins que je ne vous parlasse sous forme de révélation, ou de connaissance, ou de prophétie, ou d'instruction ? Ainsi les objets inanimés qui rendent un son, une flûte par exemple, ou une harpe, s'ils n'expriment une diversité de ton, comment reconnaître ce que joue la flûte, ou ce que joue la harpe ? Et en effet, si une trompette rend un son indistinct, qui est-ce qui se prépare au combat ? De même aussi, si vous ne faites pas entendre avec la langue des paroles bien distinctes, comment reconnaîtra-t-on ce que vous dites, car vous parlerez en l'air ? Combien ne peut-il pas y avoir de variétés d'idiomes dans le monde ? et chacun est un langage ; si donc je ne connais pas la valeur de l'idiome, je serai un barbare aux yeux de celui qui le parle, et celui-ci sera un barbare à mes yeux. Ainsi, vous aussi, puisque vous êtes ambitieux des esprits, cherchez, pour l'édification de l'église, à en posséder le plus qu'il est possible ; c'est pourquoi, que celui qui parle en langue demande la grâce d'interpréter. Si je prie en langue, mon esprit prie, mais mon intelligence demeure stérile. Qu'y a-t-il donc à faire ? Je prierai par l'esprit, mais je prierai aussi avec l'intelligence ; je chanterai par l'esprit, je chanterai aussi avec l'intelligence. Autrement, si tu rends grâces par l'esprit, comment celui qui occupe la place du simple fidèle dira-t-il l'Amen après ton action de grâces, puisqu'il ne sait ce que tu dis ? En effet, tu rends, il est vrai, d'excellentes actions de grâces, mais l'autre n'est pas édifié. J'en rends grâces à Dieu : je parle en langues plus que vous tous, mais j'aimerais mieux proférer dans une assemblée d'église cinq paroles avec mon intelligence, afin d'instruire aussi d'autres personnes, que dix mille paroles en langue. Frères, ne devenez pas de petits enfants pour le jugement, mais pour la malice restez en bas âge, tandis que pour le jugement il vous faut devenir des hommes. Il est écrit dans la loi : « C'est avec des gens d'une autre langue et avec les lèvres d'autres nations que Je parlerai à ce peuple, et même sous cette forme ils ne M'écouteront pas, dit le Seigneur. » Ainsi donc les langues sont destinées à être un signe, non pour ceux qui croient, mais pour les incrédules, tandis que la prophétie s'adresse, non aux incrédules, mais à ceux qui croient. Si donc l'église se réunissait tout entière, et que tous parlassent en langues, les simples fidèles qui pourraient survenir ne diront-ils pas que vous êtes en délire ? Au contraire, si tous prophétisent, et qu'il survienne quelque incrédule ou un simple fidèle, il est censuré par tous, il est jugé par tous, les secrets de son cœur sont mis en lumière, de telle sorte que, tombant la face contre terre, il adorera Dieu, en proclamant que Dieu est réellement au milieu de vous. Qu'y a-t-il donc à faire, frères ? Quand vous vous assemblez, chacun a un psaume, a une instruction, a une révélation, a une langue, a une interprétation ; que tout se fasse en vue de l'édification. Quelqu'un parle-t-il en langue, qu'il n'y en ait que deux, ou tout au plus trois, qui le fassent, chacun à son tour, et qu'un seul interprète ; mais s'il ne se trouve pas d'interprète, qu'il se taise dans l'assemblée d'église et qu'il parle pour lui-même et pour Dieu. Quant aux prophètes, que deux ou trois prennent la parole et que les autres en jugent ; mais si l'un de ceux qui sont assis reçoit une révélation, que le premier se taise ; car vous pouvez tous prophétiser l'un après l'autre, afin que tous soient instruits, et que tous soient encouragés ; et les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes, car Dieu ne veut pas le désordre, mais la paix. Comme dans toutes les églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées d'église ; car il ne leur est pas permis de parler ; mais qu'elles demeurent soumises, comme le dit aussi la loi ; mais si elles veulent s'instruire sur quelque point, qu'elles interrogent chez elles leurs propres maris, car il est malséant pour une femme de parler dans une assemblée d'église. Ou bien est-ce de chez vous qu'est sortie la parole de Dieu ? Est-ce à vous seul qu'elle est parvenue ? Si quelqu'un s'imagine être prophète ou être en possession des dons spirituels, qu'il sache que ce que je vous écris est un commandement du seigneur ; mais si quelqu'un l'ignore, qu'il l'ignore ! Ainsi donc, mes frères, recherchez avec ardeur le don de prophétie, et n'empêchez pas qu'on parle en langues, mais que tout se fasse avec décence et avec ordre.

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II Timothy 4

Je t'en adjure devant Dieu, et devant Christ Jésus qui doit juger les vivants et les morts, tant au nom de son apparition qu'au nom de son royaume : prêche la parole, insiste à propos et hors de propos, reprends, tance, exhorte avec toute sorte de patience et d'instruction. Car il y aura un moment où ils ne souffriront plus l'enseignement salutaire, mais où, selon leurs propres convoitises, ils se donneront une masse de docteurs, parce que leurs oreilles aiment à être flattées ; et, tandis que, d'un côté, ils les fermeront à la vérité, de l'autre, ils se jetteront dans les fables. Quant à toi, sois modéré à tous égards, endure les souffrances comme un bon soldat de Christ Jésus, fais l'œuvre d'un évangéliste, acquitte-toi parfaitement de ton ministère. Car, pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche ; j'ai combattu le bon combat ; j'ai achevé la course ; j'ai gardé la foi ; du reste, la couronne de justice m'est réservée ; le seigneur, le juste juge, me l'accordera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui désirent son apparition. Tâche de me rejoindre promptement, car Démas m'a abandonné par préférence pour le présent siècle, et il est parti pour Thessalonique, Crescens pour la Galatie, Tite pour la Dalmatie ; Lucas est seul avec moi. Prends Marc pour l'amener avec toi, car il m'est utile pour le ministère. Quant à Tychique, je l'ai envoyé à Éphèse. Apporte, quand tu viendras, le manteau que j'ai laissé à Troas chez Carpus, ainsi que les livres, surtout les parchemins. Alexandre le fondeur m'a témoigné beaucoup de malveillance (le seigneur lui rendra selon ses œuvres) ; tiens-toi aussi en garde contre lui, car il s'est fortement opposé à notre prédication. Dans ma première défense personne ne m'a assisté, mais tous m'ont abandonné ; que cela ne leur soit pas imputé. Mais c'est le Seigneur qui m'a assisté et qui m'a fortifié, afin que par moi la prédication eût une pleine efficace, que tous les Gentils l'entendissent, et que je fusse tiré de la gueule du lion. Le seigneur me garantira de toute mauvaise action, et il me sauvera pour m'introduire dans son céleste royaume. A lui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ! Salue Prisca et Aquilas, et la famille d'Onésiphore ; Eraste est resté à Corinthe ; quant à Trophime, ils l'ont laissé malade à Milet. Tâche de venir avant l'hiver. Euboulos te salue, ainsi que Pudens, et Linus, et Claudia, et tous les frères. Que le seigneur Jésus soit avec ton esprit ! Que la grâce soit avec vous !

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Acts 8:26-40

Or, un ange du Seigneur s'adressa à Philippe en disant : « Lève-toi, et va du côté du midi sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et s'étant levé il se mit en chemin ; et voici, un Éthiopien, principal eunuque de Candace, reine des Éthiopiens, et qui était son trésorier général, était venu à Jérusalem pour adorer. Or il s'en retournait, et, assis sur son char, il lisait le prophète Ésaïe ; or l'Esprit dit à Philippe : « Approche-toi et tiens-toi collé à ce char. » Et Philippe étant accouru l'entendit qui lisait Ésaïe le prophète, et il dit : « Est-ce que tu comprends bien ce que tu lis ? » Mais l'autre dit : « Eh, comment le pourrais-je, si personne ne me guide ? » Et il invita Philippe à monter et à s'asseoir à côté de lui. Or voici quel était le contenu du texte qu'il lisait : « C'est comme une brebis qu'il a été conduit à la tuerie ; et, de même qu'un agneau est muet devant celui qui le tond, de même il n'ouvre point la bouche ; c'est dans l'humiliation que s'est consommé son jugement. Qui dépeindra les hommes de sa génération ? Car sa vie est enlevée de dessus la terre. » L'eunuque s'adressant à Philippe : « Je te prie, dit-il, de qui le prophète parle-t-il ainsi ? Est-ce de lui-même, ou de quelque autre ? » Là-dessus Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce texte-là, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus. Or, comme ils cheminaient le long de la route, ils arrivèrent vers de l'eau, et l'eunuque dit : « Voici de l'eau ; qu'est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? » Et il fit arrêter son char, et ils descendirent l'un et l'autre dans l'eau, Philippe et l'eunuque, et il le baptisa. Mais, quand ils furent ressortis de l'eau, l'esprit du Seigneur enleva Philippe, et l'eunuque ne le vit plus, car tandis qu'il continuait sa route plein de joie, Philippe se trouva dans Azot. Et il s'en allait de côté et d'autre, évangélisant toutes les villes jusques à ce qu'il arrivât à Césarée.

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2 Timothy 1:1-7

Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est en Christ Jésus, à Timothée, mon enfant bien-aimé : Grâce, miséricorde, paix, de par Dieu le Père et Christ Jésus notre seigneur ! J'offre des actions de grâces à Dieu, auquel je rends un culte héréditaire avec une conscience pure, de ce que je conserve de toi un perpétuel souvenir, dans mes prières nuit et jour ; désirant te revoir quand je me rappelle tes larmes, afin d'être rempli de joie, me souvenant de la foi sincère qui est en toi, et qui habita d'abord dans ton aïeule Lois, puis dans ta mère Eunice, et qui, j'en suis persuadé, habite aussi en toi. C'est pourquoi je t'invite à ranimer le don de Christ, qui est en toi par l'imposition de mes mains ; car Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais de puissance, de charité et de sagesse.

Gospel

Matthew 27

Mais lorsque le matin fut venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, sur la manière de le faire mourir, et, après l'avoir enchaîné, ils l'emmenèrent, et ils le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors Judas qui l'avait livré, voyant qu'il était condamné, fut saisi de repentir, et il rapporta les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens, en disant : « J'ai péché en livrant un sang innocent. » Mais eux lui dirent : « Qu'est-ce que cela nous fait ? Cela te regarde. » Et ayant lancé les pièces d'argent dans le sanctuaire, il se retira et alla se pendre. Mais les grands prêtres ayant pris les pièces d'argent dirent : « Il n'est pas permis de les jeter dans le corban, puisqu'elles sont le prix du sang. » Or ayant tenu conseil, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour servir de sépulture aux étrangers. C'est pourquoi ce champ-là a été appelé, jusques à aujourd'hui, champ du sang. — Alors fut accompli ce dont il a été parlé par l'entremise de Jérémie le prophète, lorsqu'il dit : « Et ils ont pris les trente pièces d'argent, la valeur de celui qui a été évalué, qu'ils ont évalué d'entre les fils d'Israël, et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait prescrit. » Cependant Jésus comparut devant le gouverneur, et le gouverneur l'interrogea en disant : « Es-tu le roi des Juifs ? » Or Jésus lui dit : « C'est toi qui le dis. » Et pendant qu'il était accusé par les grands prêtres et les anciens, il ne répondait rien. Alors Pilate lui dit : « N'entends-tu pas tout ce dont ils témoignent contre toi ? » Et il ne lui répondit pas même un seul mot, en sorte que le gouverneur était tout émerveillé. Or le gouverneur avait coutume, lors d'une fête, d'accorder à la foule l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'elle préférait. Or ils détenaient alors un prisonnier fameux, appelé Barabbas. Lors donc qu'ils furent rassemblés, Pilate leur dit : « Lequel voulez-vous que je vous élargisse, Barabbas ou Jésus qui est appelé Christ ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Or pendant qu'il siégeait sur le tribunal, sa femme lui fit dire : « Qu'il ne se passe rien entre toi et ce juste ; car j'ai beaucoup souffert aujourd'hui dans un rêve à son sujet. » Cependant les grands prêtres et les anciens gagnèrent la foule, afin qu'elle réclamât Barabbas et sacrifiât Jésus. Or le gouverneur, reprenant la parole, leur dit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous élargisse ? » Et ils dirent : « Barabbas. » Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus qui est appelé Christ ? » Ils dirent tous : « Qu'il soit crucifié ! » Mais il dit : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux s'écriaient de plus belle : « Qu'il soit crucifié ! » Or Pilate, ayant vu qu'il n'obtenait rien, mais que le tumulte allait croissant, prit de l'eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant : « Je suis innocent de ce sang ; cela vous regarde. » Et tout le peuple répliqua : « Son sang soit sur nous et sur nos enfants ! » Alors il leur accorda l'élargissement de Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra afin qu'il fût crucifié. Alors les soldats du gouverneur, ayant conduit Jésus dans le prétoire, réunirent autour de lui toute la cohorte. Et après l'avoir rhabillé, ils le revêtirent d'un manteau militaire, de couleur écarlate ; et ayant tressé une couronne avec des épines ils lui en ceignirent la tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; et s'étant agenouillés devant lui, ils le bafouèrent en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau et ils le frappaient à la tête. Et quand ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent du manteau militaire et le revêtirent de ses propres vêtements, et ils l'emmenèrent pour le crucifier. Or, comme ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon ; ils le mirent en réquisition pour porter sa croix. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit qui est appelé Golgotha (ce qui signifie endroit dit du crâne), ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; et après l'avoir goûté, il ne voulut pas le boire. Or, quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, après avoir tiré au sort ; et se tenant assis, ils le surveillaient là. Et ils placèrent au-dessus de sa tête sa sentence où était écrit : « Celui-ci est Jésus, le roi des juifs. » Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, un à droite et un à gauche. Cependant les passants l'injuriaient, en branlant la tête, et en disant : « Ô toi qui détruis le sanctuaire, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es fils de Dieu, descends de la croix. » De même aussi les grands prêtres, le bafouant avec les scribes et les anciens, disaient : « Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël ! Qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il s'est confié en Dieu ! Qu'il le délivre maintenant, s'il veut ; car il a dit : Je suis Fils de Dieu. » Et les brigands qui avaient été crucifiés avec lui l'insultaient aussi de la même manière. « Cependant depuis la sixième heure, des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure. Mais vers la neuvième heure Jésus s'écria en jetant un grand cri : « Éloï ! Éloï ! Lema sabactani ? » Ce qui signifie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? » Mais quelques-uns des assistants l'ayant entendu, disaient : « Il appelle Élie, celui-ci ! » Et aussitôt l'un d'entre eux, étant accouru, prit une éponge, et après l'avoir remplie de vinaigre et fixée à un roseau, il lui donnait à boire. Mais les autres dirent : « Laisse-nous voir si Élie vient le sauver ! » Et un autre ayant pris une lance lui perça le flanc, et il en sortit de l'eau et du sang. Mais Jésus, après avoir derechef jeté un grand cri, rendit l'esprit. Et voici, le rideau du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas, et la terre trembla, et les rochers se fendirent, et les sépulcres s'ouvrirent, et beaucoup de corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent ; et étant sortis de leurs sépulcres après sa résurrection ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à plusieurs personnes. Cependant le centurion, et ceux qui avec lui surveillaient Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui se passait, furent dans une grande crainte, et ils disaient : « Vraiment, celui-ci était fils de Dieu. » Or il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin, lesquelles avaient suivi Jésus depuis la Galilée en le servant. Parmi elles se trouvait Marie la Magdalène, et Marie la mère de Jacques et de José, et la mère des fils de Zébédée. Or, quand le soir fut venu, arriva un homme riche d'Arimathée nommé Joseph, lequel avait été aussi disciple de Jésus. Cet homme s'étant rendu auprès de Pilate, réclama le corps de Jésus ; alors Pilate ordonna de le remettre. Et Joseph ayant pris le corps, l'enveloppa dans un linceul blanc, et il le plaça dans son propre sépulcre neuf, qu'il avait fait tailler dans le roc, et après avoir roulé une grande pierre contre l'entrée du sépulcre, il s'en alla. Or il y avait là Marie la Magdalène et l'autre Marie, assises en face du tombeau. Mais le lendemain, qui suit la préparation, les grands prêtres et les pharisiens se réunirent auprès de Pilate, en disant : « Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, pendant qu'il vivait encore : « Au bout de trois jours je dois ressusciter. » Ordonne donc que le tombeau soit protégé jusques au troisième jour, de peur que les disciples ne viennent le dérober, et ne disent au peuple : Il est ressuscité des morts ; et cette nouvelle imposture sera pire que la première. » Pilate leur dit : « Prenez une garde ; allez, protégez-le comme vous l'entendez. » Or s'en étant allés, ils mirent le tombeau, après avoir scellé la pierre, sous la protection de la garde.

Evening Prayer — Second Lesson

James 4

D'où viennent les querelles et d'où viennent les luttes parmi vous ? N'est-ce pas de vos plaisirs qui guerroient dans vos membres ? Vous convoitez, et vous ne possédez pas ; vous êtes homicides et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir ; vous luttez et vous vous querellez. Vous ne possédez pas, parce que vous ne priez pas ; vous priez et vous ne recevez pas, parce que vous priez à mauvaise intention, afin de dépenser pour vos plaisirs. Épouses adultères, ne savez-vous pas que l'amour pour le monde est ennemi de Dieu ? Celui donc qui voudra être ami du monde, se montre ennemi de Dieu. Ou bien vous imaginez-vous que ce soit en vain que parle l'écriture ? C'est avec jalousie qu'il chérit l'esprit qu'il a fait habiter en nous, mais aussi Il accorde une plus grande grâce ; c'est pourquoi elle dit : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais aux humbles Il accorde grâce. » Soumettez-vous donc à Dieu, mais résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et Il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez votre cœur, vous qui êtes irrésolus. Sentez votre malheur, et prenez le deuil et pleurez ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en abattement. Humiliez-vous devant le Seigneur, et Il vous élèvera. Ne dites pas de mal les uns des autres, frères ; celui qui dit du mal d'un frère ou qui juge son frère, dit du mal de la loi et juge la loi ; or, si tu juges la loi, tu n'es pas l'observateur, mais le juge de la loi. Un seul est législateur et juge, c'est Celui qui peut sauver et perdre ; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain ? Allons maintenant, vous qui dites : « Aujourd'hui ou demain nous irons dans telle ville, et nous y passerons une année, et nous trafiquerons, et nous gagnerons ; » vous qui ne savez pas ce qui en sera de votre vie de demain ! Car vous êtes une vapeur qui apparaît pour un peu de temps et qui ensuite disparaît. Au lieu de dire : « Si le Seigneur le veut, alors nous vivrons et nous ferons ceci ou cela. » Mais maintenant vous vous glorifiez dans vos forfanteries ; toute gloriole de ce genre est mauvaise. Celui donc qui sait faire ce qui est bien et ne le fait pas est coupable de péché.

Gospel

John 18:28-40

Ils conduisent donc Jésus de chez Caïaphas au prétoire ; or c'était le matin, et eux-mêmes n'entrèrent pas dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la pâque. Pilate donc sortit pour se rendre auprès d'eux et dit : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répliquèrent : « Si celui-ci n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. » Pilate leur dit donc : « Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort. » — Afin que fût accomplie la parole par laquelle Jésus avait indiqué de quelle mort il devait mourir. — Pilate entra donc derechef dans le prétoire, et il appela Jésus, et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou bien d'autres te l'ont-ils dit de moi ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif ? C'est ta nation et les grands prêtres qui t'ont livré à moi ; qu'as-tu fait ? » Jésus répondit : « Mon royaume n'est pas de ce monde ; si mon royaume était de ce monde, mes satellites auraient combattu afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est pas d'ici. » Pilate lui dit donc : « Tu es donc roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis ; en effet je suis roi. C'est pour rendre témoignage à la vérité que je suis né et que je suis venu dans le monde ; quiconque est de la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu'est-ce que la vérité ? » Et en disant cela il sortit derechef pour se rendre auprès des Juifs, et il leur dit : « Pour moi, je ne trouve en lui aucun crime ; mais c'est votre coutume que je vous relâche quelqu'un à Pâque, voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » Ils s'écrièrent donc derechef : « Non pas celui-ci, mais Barabbas ! » Or Barabbas était un brigand.

Gospel

Matthew 16:13-19

Or, lorsque Jésus fut arrivé sur le territoire de Césarée de Philippe, il interrogeait ses disciples, en disant : « Qui disent les gens qu'est le fils de l'homme ? » Et ils lui dirent : « Ceux-ci, Jean le baptiste ; ceux-là, Élie ; et d'autres, Jérémie ou l'un des prophètes. » Il leur dit : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » Or Simon Pierre répliqua : « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant. » Et Jésus lui répliqua : « Heureux es-tu, Simon Barjona, car ce n'est pas la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux. Pour moi, je te déclare de mon côté que tu es Pierre, et que sur ce roc-là je bâtirai mon église, et que les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle ; je te donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

Gospel

Matthew 18

Or, en ce moment-là, les disciples s'approchèrent de Jésus en disant : « Quel est donc le plus grand dans le royaume des cieux ? » Et ayant appelé un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux, et dit : « En vérité, je vous le déclare, si vous ne vous convertissez, et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez certainement pas dans le royaume des cieux. Quiconque donc s'humiliera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux ; et celui qui aura reçu en mon nom un seul petit enfant comme celui-là, il me reçoit ; mais celui qui aura scandalisé un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on suspendît autour de son col une meule de moulin à âne, et qu'on le précipitât dans les profondeurs de la mer. Malheur au monde à cause des scandales ; car il est nécessaire que les scandales arrivent ; néanmoins malheur à l'homme par qui le scandale arrive ! Mais si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de scandale, coupe-le et jette-le loin de toi ; il t'est bon d'entrer dans la vie estropié ou boiteux, plutôt que d'être jeté, en ayant deux mains ou deux pieds, dans le feu éternel. Et si ton œil est pour toi une occasion de scandale, arrache-le, et jette-le loin de toi ; il t'est bon d'entrer borgne dans la vie plutôt que d'être jeté, en ayant deux yeux, dans la géhenne du feu. Prenez garde de ne pas mépriser un seul de ces petits ; car je vous déclare que leurs anges contemplent constamment dans le ciel la face de mon Père qui est dans les cieux. [Car le fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.] Que vous en semble ? Si un homme avait cent brebis et qu'une d'elles se fût égarée, est-ce qu'il ne laissera pas les quatre-vingt-dix-neuf brebis sur les montagnes pour aller chercher celle qui s'est égarée ? Et s'il arrive qu'il la trouve, en vérité je vous déclare qu'il éprouve à son sujet plus de joie que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. De même, ce n'est pas la volonté de mon Père qui est dans les cieux, qu'un seul de ces petits se perde. Mais si ton frère vient à pécher, va, reprends-le entre toi et lui seul ; s'il t'écoute, tu as gagné ton frère ; mais s'il ne t'écoute pas, prends encore une ou deux personnes avec toi, afin que sur une déclaration de deux ou trois témoins toute affaire soit décidée. Mais, s'il refuse de les écouter, adresse-toi à l'église, et s'il refuse aussi d'écouter l'église, qu'il soit pour toi comme le païen et le publicain. En vérité je vous le déclare, tout ce que vous aurez lié sur la terre, sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. En vérité je vous déclare encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour quoi que ce soit qu'ils aient à demander, cela leur sera accordé par mon Père qui est dans les cieux ; car là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux. » Alors Pierre s'étant approché, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère péchera-t-il contre moi et lui pardonnerai-je ? Sera-ce jusques à sept fois ? » Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusques à sept fois, mais jusques à soixante-dix fois sept. C'est pourquoi le royaume des cieux ressemble à un roi qui voulut faire rendre compte à ses esclaves. Or, après qu'il eut commencé à faire rendre compte, on lui amena un débiteur de dix mille talents. Mais comme il n'avait pas de quoi payer, le maître ordonna qu'il fût vendu, ainsi que sa femme, ses enfants et tout son avoir, et que la dette fût payée. L'esclave s'étant donc prosterné l'adorait en disant : « Prends patience à mon égard, et je te paierai tout. » Et le maître de l'esclave ayant été touché de compassion, le relâcha et lui remit le prêt. Mais l'esclave, après qu'il fut sorti, trouva un autre esclave qui servait avec lui, et qui lui devait cent deniers, et l'ayant saisi il l'étranglait en disant : « Paie, puisque tu dois. » L'esclave qui servait avec lui s'étant donc prosterné, le sollicitait en disant : « Prends patience à mon égard, et je te paierai ; » mais lui ne voulait pas, et tout au contraire il s'en alla le faire jeter en prison jusques à ce qu'il eût payé ce qu'il devait. Les esclaves qui servaient avec lui, ayant donc vu ce qui s'était passé, furent dans une grande tristesse, et ils vinrent informer leur maître de tout ce qui s'était passé. Alors son maître l'ayant fait venir lui dit : « Méchant esclave, je t'ai remis toute cette dette-là parce que tu m'en as sollicité ; ne fallait-il pas que, toi aussi, tu eusses pitié de l'esclave qui sert avec toi, comme moi de mon côté j'ai eu pitié de toi ? » Et son maître irrité le livra aux bourreaux jusques à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi que mon Père céleste agira aussi envers vous, si vous ne pardonnez pas, chacun à son frère, du fond de vos cœurs. »

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Today's readings, every morning

Bosko brings the daily readings for your tradition to your day — with a reflection, the full Bible in 30 translations, and the liturgical calendar, in 18 languages.