Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Galatians 1:11-17
car je vous fais savoir, frères, que l'évangile qui a été prêché par moi n'a rien d'humain, car, moi non plus, ce n'est pas par un homme que je l'ai reçu, ou que j'ai été instruit, mais par une révélation de Jésus-Christ. Vous avez en effet ouï parler de la conduite que j'ai tenue jadis dans le judaïsme, comment je poursuivais à outrance l'église de Dieu, et comment je la dévastais, et comment j'étais plus avancé dans le judaïsme que plusieurs de mes compatriotes de mon âge, étant animé d'un beaucoup plus grand zèle pour les traditions de mes pères. Mais, quand Celui qui m'a mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par Sa grâce, jugea bon de me révéler intérieurement Son fils, afin que j'en annonçasse la bonne nouvelle parmi les Gentils, aussitôt, sans prendre conseil de la chair et du sang, sans me rendre non plus à Jérusalem auprès des apôtres qui m'ont précédé, je me rendis au contraire en Arabie, puis je revins à Damas.
First Reading
Jeremiah 38
Et Sephatia, fils de Mathan, et Gédalia, fils de Paschur, et Jouchal, fils de Sélémia, et Paschur, fils de Malchija, entendirent les discours que Jérémie tenait à tout le peuple, en disant : Ainsi parle l'Éternel : Qui restera dans cette ville, mourra par l'épée, par la famine et par la peste, et qui se rendra aux Chaldéens vivra, et il aura sa vie pour butin, de sorte qu'il vivra. Ainsi parle l'Éternel : Cette ville sera livrée aux mains de l'armée du roi de Babel qui s'en emparera. Alors les princes dirent au roi : Que cet homme soit donc mis à mort ! car ainsi, il énerve les mains des hommes de guerre, restés dans cette ville, et les mains de tout le peuple, quand il leur parle de la sorte ; car cet homme ne cherche point le bien de ce peuple, mais son mal. Et le roi Sédécias dit : Voici, il est entre vos mains, car le roi ne peut rien contre vous. Alors ils prirent Jérémie, et le jetèrent dans la fosse de Malchija, fils de Hammélech, laquelle se trouve dans le vestibule de la prison, et ils y dévalèrent Jérémie avec des cordes, et dans la fosse il n'y avait point d'eau, mais de la fange, et Jérémie enfonçait dans la fange. Et Ebedmélech, l'Éthiopien, eunuque qui était dans la maison du roi, apprit qu'on avait jeté Jérémie dans la fosse. Or le roi était assis à la porte de Benjamin. Alors Ebedmélech sortit de la maison du roi, et vint parler au roi en ces termes : Seigneur roi, ces hommes ont mal agi dans tout ce qu'ils ont fait à Jérémie, le prophète, qu'ils ont jeté dans la fosse, et il se meurt de faim sur la place, car il n'y a plus de pain dans la ville. Et le roi donna cet ordre à Ebedmélech, l'Éthiopien : Prends avec toi d'ici trente hommes, et retire Jérémie, le prophète, de la fosse, avant qu'il meure. Et Ebedmélech prit les hommes avec lui, et vint à la maison du roi sous le Trésor, et y prit des lambeaux d'habits usés, et des haillons de vieilles hardes, et les dévala à Jérémie dans la fosse avec des cordes. Et Ebedmélech, l'Éthiopien, dit à Jérémie : Mets ces haillons et ces lambeaux sous les articulations de tes mains, sous les cordes. Et Jérémie fit ainsi. Et ils tirèrent Jérémie avec des cordes en haut hors de la fosse ; et Jérémie resta dans le vestibule de la prison. Puis le roi Sédécias envoya, chercher Jérémie, le prophète, et le fit venir auprès de lui dans la troisième avenue de la maison de l'Éternel, et le roi dit à Jérémie : Je vais te demander une chose : ne me cèle rien ! Et Jérémie dit à Sédécias : Si je te la dis, ne me feras-tu pas mourir ? Et si je te donne un conseil, tu ne m'écouteras pas. Alors le roi Sédécias fit en secret ce serment à Jérémie : Par la vie de l'Éternel qui nous a créé cette âme, je ne te ferai point mourir, et ne te livrerai point entre les mains de ces hommes qui en veulent à ta vie. Et Jérémie dit à Sédécias : Ainsi parle l'Éternel, Dieu des armées, Dieu d'Israël : Si tu sors, et te rends auprès des généraux du roi de Babel, tu auras la vie sauve, et cette ville ne sera point brûlée par le feu, et tu vivras, toi et ta maison. Mais si tu ne te rends pas auprès des généraux du roi de Babel, cette ville sera livrée aux mains des Chaldéens qui la brûleront par le feu, et toi, tu n'échapperas pas de leurs mains. Et le roi Sédécias dit à Jérémie : J'ai peur des Juifs qui ont passé aux Chaldéens, je crains qu'on ne me livre à eux, et qu'ils ne me maltraitent. Et Jérémie dit : Tu ne seras pas livré. Obéis donc à la voix de l'Éternel en tout ce que je te dis, et tout ira bien pour toi, et tu auras la vie sauve ; mais si tu refuses d'aller, entends ce que l'Éternel me révèle : Voici, toutes les femmes qui restent dans la maison du roi de Juda seront menées aux généraux du roi de Babel, et elles diront : « Tes amis t'ont trompé, et sur toi ils ont eu le dessus ; tes pieds ont enfoncé dans la fange, eux s'étant tirés en arrière. » Et toutes tes femmes et tes enfants, on les mènera aux Chaldéens, et toi, tu n'échapperas pas de leurs mains, mais par la main du roi de Babel tu seras saisi, et tu seras la cause de l'incendie de cette ville. Et Sédécias dit à Jérémie : Que personne ne sache rien de tous ces discours, afin que tu ne meures pas ! Que si les princes apprennent que je t'ai parlé, et s'ils viennent à toi, et te disent : Eh bien ! rapporte-nous ce que tu as dit au roi, et ce que le roi t'a dit ; ne nous cèle rien, et nous ne te ferons pas mourir ; dis-leur : J'ai humblement supplié le roi de ne pas me faire rentrer dans la maison de Jonathan pour y mourir. – Et tous les princes vinrent auprès de Jérémie, et l'interrogèrent, et il leur répondit dans les termes que le roi lui avait prescrits. Alors ils se turent et le quittèrent ; car rien n'avait transpiré. Et Jérémie demeura dans le vestibule de la prison jusqu'au jour de la prise de Jérusalem.
First Reading
Daniel 7:1-14
La première année de Belschazar, roi de Babel, Daniel étant couché eut un songe et des visions en son esprit. Ensuite il mit le songe par écrit, il raconta le sommaire de la chose. Daniel prit la parole et dit : Pendant ma vision nocturne je regardais, et voici, les quatre vents du ciel, firent irruption sur la grande mer. Et quatre grands animaux surgirent de la mer, différents l'un de l'autre. Le premier était comme un lion, et avait les ailes d'un aigle ; je regardais, jusqu'à ce que les ailes lui furent arrachées, et il fut soulevé de terre, et mis debout sur ses pieds comme un homme, et un cœur humain lui fut donné. Et voici, un autre animal, le second, ressemblait à un ours, il se tenait debout sur un seul côté, et il avait trois côtes dans, sa gueule entre ses dents, et on lui disait : Allons ! dévore force chair ! Après celui-ci, je regardais toujours, et voici un autre animal tel qu'une panthère, et il portait quatre ailes d'oiseau sur sa croupe, et l'animal avait quatre têtes, et l'empire lui fut donné. Après celui-ci, je regardais toujours durant les visions nocturnes, et voici un quatrième animal terrible et formidable et extraordinairement fort, et il avait de grosses dents de fer, il dévorait et brisait, et il foulait les restes avec ses pieds, et il différait de tous les animaux qui l'avaient précédé, et il avait dix cornes. J'observai les cornes, et voici, une autre petite corne surgit au milieu d'elles, et trois des premières cornes furent arrachées par celle-ci ; et voici, cette corne avait des yeux comme des yeux d'homme, et une bouche qui parlait avec orgueil. Je regardais toujours, jusqu'à ce que des sièges furent placés, et l'Ancien des jours prit séance ; son manteau était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête comme une laine pure, des flammes de feu formaient son trône dont les roues étaient un feu allumé. Un fleuve de feu coula et jaillit de lui ; mille milliers le servaient, et des myriades de myriades se tenaient devant lui ; le tribunal prit séance, et les livres furent ouverts. Je regardais toujours, alors, à cause des discours orgueilleux que prononçait la corne, et comme je regardais, l'animal fut tué, et son corps périt et il fut jeté dans le feu ardent. Quant aux autres animaux, leur empire leur fut aussi ôté, car la longueur de leur vie avait été limitée pour eux à un temps et à une époque. Je regardais durant les visions nocturnes, et voici, sur les nuées du ciel arrivait quelqu'un qui ressemblait à un fils de l'homme, et il parvint jusqu'à l'Ancien des jours, et ils le firent approcher de Lui. Et à lui fut donné l'empire, l'honneur et la royauté, afin que tous les peuples, les nations, et les hommes de toute langue le servent ; son empire est un empire éternel qui ne passera point, et sa royauté est impérissable.
Morning Prayer — First Lesson
1 Kings 18
Et longtemps après, la parole de l'Éternel fut adressée à Élie, la troisième année, en ces termes : Va et te présente à Achab, puis je laisserai la pluie descendre sur la face de la terre. Alors Élie alla se présenter à Achab. Or la famine était extrême dans Samarie ; et Achab manda Obadia, préfet du palais (or Obadia avait une très grande crainte de l'Éternel, et lorsque Jézabel extermina les prophètes de l'Éternel, Obadia recueillit cent prophètes et les cacha, cinquante hommes par grotte, et les fournit de pain et d'eau) ; et Achab dit à Obadia : Va dans le pays à toutes les sources et à tous les courants d'eau, peut-être se trouvera-t-il quelque herbe pour faire vivre nos chevaux et nos mulets, et n'avoir pas à nous défaire d'une partie du bétail. Et ils se distribuèrent entre eux le pays pour le parcourir ; Achab s'achemina par une voie seul, et Obadia s'achemina par l'autre voie, seul. Et comme Obadia était en route, voilà qu'Élie le rencontra ; et le reconnaissant, Obadia se jeta la face contre terre et dit : Est-ce toi, mon seigneur Élie ? Et il lui répondit : Moi-même. Va, dis à ton maître : Voici Élie ! Et il dit : En quoi ai-je péché que tu veuilles livrer ton serviteur aux mains d'Achab pour qu'il me fasse mourir ? Par la vie de l'Éternel, ton Dieu, il n'est ni peuple, ni royaume où mon maître ne t'ait envoyé chercher, et quand on disait : Il n'est pas ici, le roi faisait jurer au royaume et au peuple qu'on ne te trouvait pas. Et maintenant tu dis : Va, dis à ton maître : Voici Élie ! et si je te quitte et que l'Esprit de l'Éternel te transporte j'ignore où, et que je vienne donner l'avis à Achab, et qu'il ne te trouve pas, alors il me fera mourir, et pourtant ton serviteur a craint l'Éternel dès sa jeunesse. Mon seigneur n'a-t-il pas été informé de ce que j'ai fait lorsque Jézabel massacra les prophètes de l'Éternel, que je cachai cent hommes d'entre les prophètes de l'Éternel, cinquante par grotte, et les fournis de pain et d'eau ? Et maintenant tu dis : Va, dis à ton maître : Voici Élie ! Il me fera mourir. Mais Élie dit : Par la vie de l'Éternel des armées, aux ordres de qui je me tiens, aujourd'hui je me présenterai à lui. Alors Obadia alla au-devant d'Achab et lui fit rapport. Et Achab vint au-devant d'Élie. Et à la vue d'Élie, Achab lui dit : Est-ce toi, perturbateur d'Israël ? Et il répondit : Je ne suis point le perturbateur d'Israël, c'est toi au contraire et la maison de ton père, en désertant les commandements de l'Éternel, et quand tu as pris ton chemin après les Baals. Maintenant donc dépêche et convoque devant moi tout Israël au mont Carmel et les quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes d'Astarté qui mangent à la table de Jézabel. Et Achab dépêcha chez tous les enfants d'Israël et convoqua les prophètes au mont Carmel. Alors Élie s'avança vers le peuple entier et dit : Jusques à quand boiterez-vous sur les deux jarrets ? Si l'Éternel est Dieu, suivez-le ! Si c'est Baal, suivez-le. Et le peuple ne lui répondit mot. Et Élie dit au peuple : Je suis resté seul prophète de l'Éternel, et de prophètes de Baal il y a quatre cent cinquante hommes. Qu'on nous procure deux taureaux, ils en choisiront l'un pour eux, puis le dépèceront et le placeront sur le bûcher, mais sans y mettre le feu ; moi j'immolerai l'autre taureau et le placerai sur le bûcher, mais sans y mettre le feu. Ensuite invoquez le nom de votre dieu et moi j'invoquerai le nom de l'Éternel, et que le dieu qui répondra par le feu, que celui-là soit Dieu ! Et le peuple entier répondit : Bien parlé ! Et Élie dit aux prophètes de Baal : Choisissez pour vous l'un des taureaux, et sacrifiez les premiers, car vous faites nombre, et invoquez le nom de votre dieu ; mais ne mettez pas le feu. Et ils prirent le taureau laissé à leur choix, et l'immolèrent et invoquèrent le nom de Baal du matin à midi, en disant : Baal, réponds-nous ! Mais pas un son, et personne qui réponde. Et ils marchaient en se balançant autour de l'autel qu'on avait élevé. Et à midi Élie les railla et dit : Invoquez à voix forte, car c'est un dieu ; il est sans doute préoccupé ; il est allé à l'écart ; sans doute il est en voyage ; peut-être sommeille-t-il ; alors il se réveillera. Et ils invoquèrent à voix forte, et ils se firent des incisions selon leur rite avec des poignards et avec des piques jusqu'à faire effusion de leur sang sur eux. Et quand midi fut passé, ils furent en frénésie jusqu'à l'oblation de l'offrande ; mais pas un son et personne qui répondît et personne qui écoutât. Alors Élie s'adressa à tout le peuple : Approchez-vous de moi ! Et le peuple entier s'approcha de lui ; et il remit en état l'autel de l'Éternel, démoli. Et Élie prit douze pierres d'après le nombre des Tribus des fils de Jacob, à qui la parole de l'Éternel avait été adressée en ces termes : Israël sera ton nom ; et avec les pierres il construisit un autel au Nom de l'Éternel, et il pratiqua autour de l'autel une rigole de la dimension de deux émines de grain, et il arrangea le bûcher, et il dépeça le taureau et il le plaça sur le bûcher. Et il dit : Remplissez quatre brocs d'eau, que vous verserez sur l'holocauste et sur le bûcher. Puis il dit : Réitérez ! Et ils réitérèrent. Puis il dit : Faites-le une troisième fois. Et ils le firent pour la troisième fois. Et l'eau circula autour de l'autel et l'on remplit aussi d'eau la rigole. Et au moment de l'oblation de l'offrande, Élie, le prophète, s'avança et dit : Éternel, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, qu'il soit notoire aujourd'hui que tu es Dieu en Israël et que je suis ton serviteur et que c'est par ton ordre que j'ai fait toutes ces choses. Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que tu es l'Éternel, le Dieu, et que c'est toi qui, derrière eux, convertissais leur cœur. Alors le feu de l'Éternel descendit et consuma l'holocauste et le bûcher et les pierres et la terre, et il absorba aussi l'eau dans la rigole. Et à ce spectacle le peuple entier se jeta la face contre terre en disant : C'est l'Éternel qui est Dieu, l'Éternel qui est Dieu ! Et Élie leur dit : Arrêtez les prophètes de Baal ! que pas un d'eux n'échappe ! Et ils les arrêtèrent et Élie les fit descendre dans le ravin du Kison et là il les immola. Et Élie dit à Achab : Remonte, mange et bois ! car j'entends le bruissement de la pluie. Alors Achab remonta pour manger et boire. Et Élie gagna le sommet du Carmel, et il se prosterna contre terre, et mit son visage entre ses genoux. Et il dit à son valet : Monte donc et regarde dans la direction de la mer. Et il monta, et regarda et dit : Il n'y a rien. Et Élie dit : Répète sept fois la course. Et à la septième il dit : Voilà un petit nuage, comme la paume de la main d'un homme, qui surgit de la mer. Alors Élie dit : Monte et dis à Achab : Attelle et descends, afin que la pluie ne t'arrête pas. Et en un tour de main le ciel s'obscurcit, il y eut nuages et vent, puis une forte pluie, et Achab monta sur son char et gagna Jizréel. Et la main de l'Éternel poussa Élie, qui ceignit ses reins et courut en devançant Achab jusqu'à Jizréel.
Epistle
2 Corinthians 3:4-9
Or cette confiance-là, c'est par Christ que nous l'avons relativement à Dieu ; non pas que par nous-mêmes nous soyons capables de penser comme de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu, qui nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre mais de l'esprit ; car la lettre tue, tandis que l'esprit vivifie. Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été accompagné d'une gloire telle que les fils d'Israël ne pouvaient fixer leurs regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, toute périssable qu'elle était, le ministère de l'esprit sera entouré de bien plus de gloire. Car, si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice l'emporte bien davantage en gloire ;
First Reading
Job 4
Et Eliphaz de Théman répondit et dit : Tenter de te parler, sera-ce t'être importun ? Mais qui pourrait s'empêcher de parler ? Voici, tu redressas beaucoup d'hommes, et fortifias des mains débiles, ta parole releva ceux qui bronchaient, et tu raffermis les genoux qui pliaient. Maintenant que ton tour vient, tu faiblis ! maintenant que tu es atteint, tu es éperdu ! En ta crainte de Dieu ne te confies-tu pas, et ton espoir n'est-il pas l'innocence de ta vie ? Eh ! penses-y ! quel innocent a péri, et où les justes ont-ils été détruits ? Ainsi que je l'ai vu, ceux qui cultivent le mal, et sèment la malice, l'ont pour récolte ; au souffle de Dieu ils périssent, et le vent de son courroux les consume ; le cri du lion, et la voix du rugissant, et les dents des lionceaux leur sont ôtés, le vieux lion périt faute de proie, et les petits de la lionne sont dispersés. Mais une parole me fut dite à la dérobée, et mon oreille en a saisi le murmure. Les visions de la nuit agitaient mes pensées, à l'heure où le sommeil accable les humains : une terreur me saisit avec un tremblement, et le frisson parcourut tous mes os ; et un esprit passa devant mon visage, et sur mon corps mes cheveux se dressèrent ; une figure dont l'air m'est inconnu, s'arrêta en face de mes yeux ; il y eut un frémissement, et j'entendis une voix : « L'homme est-il juste devant Dieu, et le mortel, pur devant son créateur ? Voici, de ses serviteurs Il se défie, et dans ses anges mêmes Il trouve du péché ; que sera-ce donc des habitants de maisons d'argile, dont les fondements posent sur la poudre ? Ils sont détruits comme par la teigne, d'un matin à un soir ils sont mis en pièces ; sans qu'on y prenne garde, ils périssent pour toujours ; leur magnificence ne leur est-elle pas ôtée ? Ils meurent, et n'ont pas la sagesse. »
Morning Prayer — Second Lesson
Acts 14
Or, il advint qu'à Icône ils entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs, et qu'ils parlèrent de manière qu'une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent ; mais ceux des Juifs qui refusèrent de croire soulevèrent et aigrirent l'esprit des Gentils contre les frères. Aussi, après que, pendant un long espace de temps, ils eurent agi avec une pleine assurance, grâce au Seigneur qui rendait témoignage à la parole de Sa grâce en permettant que des miracles et des prodiges s'opérassent par leurs mains, la multitude de l'endroit se divisa, les uns tenant pour les Juifs et les autres pour les apôtres. Mais, s'étant aperçus que les Gentils et les Juifs avec leurs chefs étaient prêts à les outrager et à les lapider, ils se réfugièrent dans les villes de Lycaonie, Lystre et Derbe, et dans le pays circonvoisin ; et ils y prêchaient la bonne nouvelle. Et, à Lystre, se tenait assis un certain homme impotent des pieds, estropié de naissance qui jamais n'avait marché. Cet individu entendait parler Paul qui, ayant fixé ses regards sur lui, et ayant vu qu'il avait foi en sa guérison, lui dit à voix haute : « Lève-toi tout droit sur tes pieds ; » et il sauta, et il marchait. Et la foule, ayant vu ce que Paul avait fait, éleva la voix en disant en lycaonien : « Les dieux, ayant pris la ressemblance des hommes, sont descendus vers nous ; » et ils appelaient Barnabas Jupiter, et Paul Mercure, parce qu'il portait la parole. Et le prêtre du Jupiter qui est devant l'entrée de la ville, ayant amené vers les portes des taureaux avec des bandelettes, voulait offrir un sacrifice avec la foule ; mais les apôtres Barnabas et Paul l'ayant appris déchirèrent leurs vêtements et se jetèrent au milieu de la foule, en s'écriant : « O hommes, pourquoi agissez-vous ainsi ? Nous aussi, nous sommes des hommes de même espèce que vous, qui vous annonçons une bonne nouvelle pour que vous vous détourniez de toutes ces vanités, et que vous vous convertissiez au Dieu vivant, qui a fait le ciel et la terre, et la mer et tout ce qui s'y trouve ; qui, dans les générations passées, a laissé tous les Gentils suivre leurs propres voies, quoiqu'il ne se soit pas laissé sans témoignage par Ses bienfaits, vous donnant du ciel des pluies et des saisons fertiles, remplissant vos cœurs d'aliments et de joie. » Et, tout en parlant ainsi, ils eurent grand peine à empêcher la foule de leur offrir un sacrifice. Mais il survint d'Antioche et d'Icône des Juifs qui gagnèrent la foule, et qui, après avoir lapidé Paul, le traînèrent hors de la ville, croyant qu'il était mort ; mais, les disciples s'étant rangés en cercle autour de lui, il se leva et entra dans la ville, et le lendemain il partit avec Barnabas pour Derbe. Et, après avoir évangélisé dans cette ville et y avoir fait de nombreux disciples, ils revinrent à Lystre, et à Icône, et à Antioche, fortifiant l'âme des disciples, les exhortant à persister dans la foi, et leur apprenant que c'est par beaucoup de tribulations qu'il faut que nous entrions dans le royaume de Dieu. Puis, après avoir élu dans chaque église des anciens, ils les recommandèrent, par des prières accompagnées de jeûnes, au Seigneur en qui ils avaient cru. Et, ayant traversé la Pisidie, ils vinrent en Pamphylie, et, après avoir prêché la parole à Perge, ils descendirent à Attalie, et de là ils firent voile pour Antioche, d'où ils avaient été recommandés à la grâce de Dieu pour l'œuvre qu'ils venaient d'accomplir. Puis, après qu'ils furent arrivés et qu'ils eurent réuni l'église, ils racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment Il avait ouvert aux Gentils la porte de la foi. Or, pendant qu'ils faisaient un séjour assez prolongé auprès des disciples,
Responsorial Psalm
Psalm 62
Au maître chantre, préposé aux Jéduthunites. Cantique de David.Oui, c'est Dieu que mon âme attend en silence : de Lui me viendra le secours. Oui, Il est mon rocher et mon secours, mon boulevard : je ne serai pas ébranlé beaucoup. Jusques à quand fondrez-vous sur un homme, voulez-vous tous le mettre en pièces, comme une cloison qui penche, un mur que l'on bat ? Oui, ils méditent de le précipiter du faîte où il est, ils se plaisent à mentir ; de leur bouche ils bénissent, et dans leur cœur ils maudissent. (Pause) Oui, en Dieu, ô mon âme, espère en silence ! car Il est pour moi la source de l'espérance. Oui, Il est mon rocher et mon secours, mon boulevard : je ne serai point ébranlé. Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire ; mon rocher protecteur, mon refuge est en Dieu. Peuple, en Lui confiez-vous toujours, répandez devant Lui vos cœurs ! Dieu est notre refuge ! Les hommes ne sont qu'un néant, et les mortels un mensonge ; dans la balance ils s'élèvent, ils ne sont rien tous ensemble. Ne vous confiez point dans l'oppression, et dans la rapine ne mettez pas un vain espoir ! Si les biens s'accroissent, n'en soyez point émus ! Il est une chose que Dieu a dite, deux que j'ai ouïes, c'est que la puissance est à Dieu. Et tu es aussi, Seigneur, le maître de la grâce ; car tu rends à chacun selon ses œuvres.
Gospel
Luke 10:23-37
Et s'étant tourné à part vers les disciples, il dit : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous déclare que plusieurs prophètes et plusieurs rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, et entendre de moi ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. » Et voici, un certain légiste se leva pour le mettre à l'épreuve, en disant : « Maître, que ferai-je pour hériter la vie éternelle ? » Mais il lui dit : « Qu'est-il écrit dans la loi ? Comment lis-tu ? » L'autre répliqua : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. » Or il lui dit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras. » Mais l'autre voulant se justifier, dit à Jésus : « Eh bien, qui est mon prochain ? » Jésus répliqua : « Un homme descendit de Jérusalem à Jéricho, et il tomba parmi des brigands, qui, après l'avoir non seulement dépouillé mais roué de coups, s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Or un prêtre, qui d'aventure descendait par ce chemin, l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter ; de même aussi un lévite étant venu en cet endroit et l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter. Mais un Samaritain que sa route conduisit vers lui l'ayant aperçu fut ému de compassion, et s'étant approché il banda ses blessures en y versant de l'huile et du vin, puis l'ayant fait monter sur sa propre bête, il le conduisit dans une hôtellerie et prit soin de lui. Et le lendemain ayant déboursé deux deniers, il les donna à l'hôtelier et lui dit : « Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, c'est moi qui te le rembourserai à mon retour. » Lequel de ces trois-là te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé parmi les brigands ? » Or l'autre dit : « Celui qui lui a donné des preuves de sa compassion. » Et Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »
Responsorial Psalm
Psalm 68
Au maître chantre. Cantique de David.Que Dieu se lève, ses ennemis se dissipent, et ses adversaires fuient sa présence. Tu les balaies, comme une fumée chassée ; de même que la cire fond au feu, ainsi disparaissent les impies devant Dieu. Et les justes sont transportés, ravis devant Dieu, et tressaillent d'allégresse. Chantez Dieu, célébrez son nom ! Ouvrez-lui les chemins, Il s'avance au désert ! L'Éternel est son nom ; réjouissez-vous à son aspect ! Père des orphelins et défenseur des veuves, tel est notre Dieu dans sa demeure sainte ; Il donne aux bannis une habitation, Il élargit les captifs pour les rendre heureux ; seuls les rebelles habitent une terre aride. O Dieu, quand tu sortis à la tête de ton peuple, quand tu t'avançais traversant le désert, (Pause) la terre trembla, et les Cieux ruisselèrent en présence de Dieu ; ce Sinaï trembla devant Dieu, le Dieu d'Israël. Tu fis tomber, ô Dieu, une rosée bienfaisante, et tu restauras ton héritage épuisé. Ton peuple s'établit en ce lieu ; tu l'avais, ô Dieu, préparé dans ta bonté pour les malheureux ! Dieu fit entendre les hymnes des femmes annonçant la victoire à la grande armée : « Les rois des nations fuient, ils fuient, et celle qui garde le logis, distribue le butin. Tandis que vous goûtez le repos parmi les bergeries, vous recevez des ailes de colombes recouvertes d'argent et leur plumage orné de l'or pâle. » Lorsque dans ce lieu le Tout-puissant dispersa les rois, le sol blanchit, comme le Salmon, quand il neige. Montagnes de Dieu, monts de Basan, monts aux cimes nombreuses, monts de Basan, pourquoi, cimes et montagnes, ces regards d'envie contre la montagne que Dieu choisit pour sa demeure ? Aussi bien Il l'habite pour jamais ! Les chars de Dieu sont deux fois dix mille, des milliers, et encore des milliers ; le Seigneur est au milieu ; Sinaï est dans le Sanctuaire ! Tu montes sur la hauteur, tu mènes des captifs ; tu reçois des hommes en don ; les rebelles aussi viennent habiter avec l'Éternel Dieu. Que le Seigneur soit béni chaque jour ! Nous charge-t-on d'un fardeau, Dieu est notre aide. (Pause) Ce Dieu est pour nous un Dieu secourable, et l'Éternel, le Seigneur, sait nous soustraire à la mort. Oui, Dieu frappera la tête de ses ennemis, le crâne chevelu de ceux qui suivent la voie de leur crime. Le Seigneur dit : « Je les ramènerai de Basan, les ramènerai du fond de la mer ; afin que tu remues tes pieds dans le sang, et que la langue des chiens ait part au sang de tes ennemis. » Ils contemplent ta marche, ô Dieu, la marche de mon Dieu, de mon Roi dans le Sanctuaire. En tête sont les chantres, après eux les musiciens, au milieu des vierges qui agitent les cymbales. « En chœur bénissez Dieu, le Seigneur, vous qui sortez de la source d'Israël ! » Là est Benjamin le jeune, et ses chefs, les princes de Juda, et sa multitude, les princes de Zabulon, les princes de Nephthali. [Israël !] ton Dieu a décrété ta puissance : montre-toi puissant, ô Dieu, qui as agi pour nous, de ton temple qui domine Jérusalem ! Que les rois t'apportent leurs offrandes ! Gourmande le monstre qui gîte dans les roseaux, la troupe des taureaux escortés des veaux des nations ! Les faisant venir à Ses pieds avec des pièces d'argent, Il dissipe les peuples qui se plaisent aux combats. Des Grands arrivent de l'Egypte, et l'Ethiopie accourt, les mains tendues vers Dieu. Royaumes de la terre, élevez à Dieu vos cantiques, par vos concerts célébrez le Seigneur, (Pause) qui s'avance dans les espaces des Cieux éternels : voici, de sa voix Il produit des éclats puissants. Rendez l'honneur à Dieu, dont la majesté protège Israël, et dont la puissance apparaît dans les nues ! De ton Sanctuaire, ô Dieu, tu es redoutable. C'est le Dieu d'Israël, qui donne force et puissance à son peuple. Béni soit Dieu !
Responsorial Psalm
Psalm 78
Hymne d'Asaph. Mon peuple, écoute mes leçons ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche ! Je vais ouvrir la bouche par des chants, et du passé faire jaillir des sentences. Ce que nous avons entendu et appris, et que nos pères nous ont raconté, nous ne le cèlerons point à leurs enfants, redisant à la race future les louanges de l'Éternel, et sa puissance, et les miracles qu'il fit. Il érigea un témoignage en Jacob, et Il déposa une loi en Israël, qu'il ordonna à nos pères d'enseigner à leurs enfants, pour qu'elle fût connue de l'âge qui suivrait, des enfants qui naîtraient, grandiraient pour la redire à leurs enfants ; afin qu'ils missent en Dieu leur confiance, et n'oubliassent point les œuvres de Dieu, et qu'ils gardassent ses commandements, et ne fussent pas, comme leurs pères, une race réfractaire et rebelle, une race qui n'avait pas un cœur constant, et dont l'âme ne Lui était pas fidèle. Les enfants d'Ephraïm furent des tireurs armés de l'arc, qui tournent le dos au jour du combat. Ils ne gardèrent point l'alliance de Dieu, et refusèrent de suivre ses lois ; et ils oublièrent ses hauts faits et ses miracles, dont Il les rendit témoins. Sous les yeux de leurs pères, Il fit des miracles, dans le pays d'Egypte, aux campagnes de Zoan. Il entrouvrit la mer et les fit passer, et Il fit tenir les eaux comme une digue ; et Il les guidait le jour par la nuée, et toute la nuit, à la clarté de la flamme ; Il fendit les rochers au désert, et les abreuva comme de flots abondants, et Il fit sortir des ruisseaux du rocher, et couler les eaux comme des torrents. Mais ils continuèrent encore à pécher contre Lui, à être rebelles au Très-haut dans le désert. Et ils tentèrent Dieu dans leur cœur, demandant d'être nourris selon leur fantaisie ; et ils parlèrent contre Dieu, ils dirent : « Dieu pourra-t-Il dresser une table au désert ? Voici, Il frappa le rocher, et l'eau a ruisselé, et les fleuves ont coulé ; pourra-t-Il aussi donner du pain et fournir de la viande à son peuple ? » Et à l'ouïe de ces propos, l'Éternel s'irrita, et un feu s'alluma contre Jacob, et la colère s'éleva contre Israël, parce qu'ils n'avaient pas foi en Dieu, et ne comptaient pas sur son secours. Cependant Il commanda aux nuées d'en haut, et Il ouvrit les portes des Cieux ; et Il fit pleuvoir sur eux la manne pour les nourrir, et Il leur donna le froment céleste ; ils mangèrent chacun le pain des princes ; Il leur envoya de quoi se nourrir à rassasiement. Il fit lever dans le ciel le vent d'Orient, et amena par sa puissance le vent du Midi, et Il fit pleuvoir sur eux la chair comme de la poussière et des oiseaux ailés, comme le sable des mers, et Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs habitations. Alors ils mangèrent et se rassasièrent pleinement, Il avait ainsi satisfait leur désir. Ils ne s'étaient pas encore dépris de leur désir, ils avaient encore leur aliment dans leur bouche, que la colère de Dieu s'éleva contre eux, et qu'il fit un massacre parmi leurs hommes forts, et qu'il coucha par terre la jeunesse d'Israël. Néanmoins ils péchèrent encore, et ne crurent point à ses miracles. Et d'un souffle Il consuma leurs jours, et leurs années par une ruine soudaine. Lorsqu'il les tuait, ils s'enquéraient de Lui, et revenaient, et cherchaient Dieu, et se rappelaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais leurs bouches le trompaient, et leurs langues lui mentaient, et leur cœur ne Lui fut pas fermement uni, et ils ne furent pas fidèles à son alliance. Toutefois, dans sa clémence, Il pardonna le crime et ne les détruisit pas ; et souvent Il contint son courroux, et ne donna pas cours à toute sa colère. Il se souvint donc qu'ils étaient des mortels, un souffle qui s'en va, et ne revient plus. Que de fois ils Lui furent rebelles au désert, et ils L'irritèrent dans la solitude ! Et de nouveau ils tentèrent le Seigneur, et provoquèrent le Saint d'Israël. Ils ne pensaient plus à ce qu'avait fait son bras, le jour où Il les délivra de l'ennemi, lorsque en Egypte Il opéra des prodiges, et des miracles dans les campagnes de Zoan. Il changea ses fleuves en sang, et de leurs eaux ils ne purent plus boire. Parmi eux Il envoya des moucherons qui les dévorèrent, et des grenouilles qui furent leur fléau ; et Il livra leur récolte à l'insecte vorace, et le fruit de leur labeur à la sauterelle. Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les fourmis, et Il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre. Il lança contre eux le feu de sa colère, le courroux, la fureur et l'angoisse, une cohorte d'anges des malheurs. Il donna carrière à son courroux, ne refusa point leur âme à la mort, mais livra leur vie en proie à la peste, et frappa tous les premiers-nés en Egypte, et les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham. Il fit ainsi partir son peuple comme des brebis, et le guida comme un troupeau dans le désert, et le mena sûrement, et ils furent sans crainte, et la mer recouvrit leurs adversaires. Et Il les fit arriver dans ses limites saintes, à cette montagne que sa droite conquit ; et devant eux Il chassa les nations, et les leur fit échoir en portion d'héritage, et Il établit dans leurs tentes les tribus d'Israël. Mais, rebelles ils tentèrent Dieu, le Très-haut, et ne gardèrent point ses commandements ; ils furent déserteurs et perfides, comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc trompeur ; ils excitèrent sa colère par leurs hauts-lieux, et sa jalousie par leurs idoles. Dieu l'entendit, et fut irrité, et conçut pour Israël une grande aversion. Alors Il quitta la demeure de Silo, la tente qu'il avait dressée parmi les hommes, et Il laissa sa gloire s'en aller captive, et sa majesté tomber aux mains de l'ennemi, et Il livra son peuple à l'épée, et contre son héritage Il fut irrité ; le feu dévora ses jeunes hommes, et ses vierges ne furent plus chantées ; ses prêtres succombèrent à l'épée, et ses veuves ne pleurèrent pas. Alors, comme celui qui a dormi, le Seigneur s'éveilla, tel que le héros dont le vin avait triomphé ; et Il repoussa ses ennemis, et les chargea d'une honte éternelle. Cependant Il répudia la tente de Joseph, et n'élut point la tribu d'Ephraïm ; et Il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion qu'il aimait. Et Il affermit son sanctuaire à l'égal des Cieux, à l'égal de la terre, dont Il posa les fondements éternels ; et Il élut David, son serviteur, et le tira des parcs des troupeaux ; Il lui fit quitter les brebis qui allaitent, pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et d'Israël, son héritage. Et il en fut le pasteur avec un cœur pur, et d'une main prudente il le conduisit.
Responsorial Psalm
Psalm 77
Au maître chantre préposé aux Jeduthunites. Cantique d'Asaph.Ma voix s'élève à Dieu, et je prie ; ma voix s'élève à Dieu, ô qu'il m'écoute ! Dans mon jour d'angoisse je cherche le Seigneur ; la nuit mes mains sont tendues, et ne se lassent point ; mon âme repousse la consolation. Je pense à Dieu, et je gémis, je réfléchis, et mon esprit se voile. (Pause) Tu tiens mes paupières éveillées, je suis agité, et je ne puis parler. Je repasse les jours de jadis, les années d'autrefois, je me rappelle mes chants de la nuit, je réfléchis en mon cœur, et mon esprit cherche. Le Seigneur rejettera-t-Il à jamais, ne sera-t-Il plus désormais propice ? Pour toujours sa grâce a-t-elle cessé, en est-ce fait de la promesse à perpétuité ? Dieu a-t-Il oublié la pitié, et dans sa colère arrêté le cours de ses compassions ? (Pause) Et je dis : Voici ce qui me fait souffrir : la droite du Très-haut n'est plus la même… Je veux rappeler les actes de l'Éternel ; car je me rappelle tes miracles d'autrefois ; et je veux méditer sur toutes tes œuvres, et considérer tes hauts faits. O Dieu, ta voie est sainte ; quel Dieu est grand comme Dieu ? Tu es le Dieu qui fais des miracles ! Tu as manifesté ta puissance parmi les peuples. De ton bras tu délivras ton peuple, les enfants de Jacob et de Joseph. (Pause) Les eaux t'ont vu, ô Dieu, les eaux t'ont vu, et ont tremblé, et les flots ont été ébranlés. Les nuages ont épandu les eaux, et les nues ont fait entendre une voix, et tes flèches volèrent. Ton tonnerre éclata en roulements, les éclairs illuminèrent le monde. La terre s'émut et trembla. La mer fut ton chemin, et les grandes eaux, tes sentiers ; et l'on ne put reconnaître tes traces. Comme un troupeau tu conduisis ton peuple, par les mains de Moïse et d'Aaron.
Evening Prayer — First Lesson
1 Kings 19
Et Achab raconta à Jézabel tout ce qu'avait accompli Élie, et tout le carnage qu'il avait fait de tous les prophètes avec l'épée. Alors Jézabel envoya un messager vers Élie pour lui dire : Que les dieux me fassent ceci et pis encore, si demain je ne fais de ta personne ce que tu as fait de la personne de chacun d'eux ! Et voyant cela il se leva et partit pour sauver sa vie, et il gagna Béerséba, qui est à Juda, et il y laissa son valet. Quant à lui, il s'en alla dans le désert à une journée de marche, et arrivé il s'assit sous un genêt. Et il demandait la mort et disait : C'en est assez ! Maintenant, Éternel, reprends-moi mon âme, car je ne suis pas supérieur à mes pères. Et il se coucha et s'endormit sous un genêt. Et voilà qu'un ange le toucha et lui dit : Lève-toi ! mange. Il regarda, et voilà qu'à son chevet se trouvait une galette, cuite sur des cailloux chauffés, et une cruche d'eau. Et il mangea et but, puis se recoucha. Et l'ange de l'Éternel revint une seconde fois et le toucha et dit : Lève-toi ! mange, car la course est trop forte pour toi. Et il se leva et mangea et but, et par la vertu de cette nourriture il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à la montagne de Dieu, à Horeb. Et là il pénétra dans la grotte et il y passa la nuit. Et voilà que la parole de l'Éternel lui fut adressée en ces termes : Qu'est-ce qui t'amène ici, Élie ? Et il répondit : Le zèle qui m'anime pour l'Éternel, le Dieu des armées, car les fils d'Israël ont déserté ton alliance, démoli tes autels et tué tes prophètes avec l'épée et j'ai survécu seul et ils attentent à ma vie pour me la ravir. Et dit : Sors et parais sur la montagne devant l'Éternel. Et voilà que l'Éternel passa, et un vent grand et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers précédait l'Éternel ; dans le vent n'était pas l'Éternel. Et après le vent ce fut un tremblement de terre ; dans le tremblement de terre n'était pas l'Éternel. Et après le tremblement de terre un feu ; dans le feu n'était pas l'Éternel. Et après le feu, murmure d'une brise légère. Et lorsque Élie l'entendit, il se couvrit le visage de son manteau, et sortit et se plaça à l'ouverture de la grotte, et voilà qu'une voix lui parvint, qui dit : Qu'est-ce qui t'amène ici, Élie ? Et il dit : Le zèle qui m'anime pour l'Éternel, le Dieu des armées, car les fils d'Israël ont déserté ton alliance, démoli tes autels, tué tes prophètes avec l'épée et j'ai survécu seul et ils attentent à ma vie pour me la ravir. Et l'Éternel lui dit : Pars, rebrousse par le désert vers Damas, et arrivé là tu oindras Hazaël comme roi de Syrie. De plus, tu oindras Jéhu, fils de Nimsi, comme roi d'Israël, et Elisée, fils de Schaphat, d'Abel-Mehola, tu l'oindras comme prophète pour te succéder. Et il se fera que qui échappera à l'épée d'Hazaël, périra par Jéhu, et qui échappera à l'épée de Jéhu, périra par Elisée. Et je laisserai survivre en Israël sept mille hommes, tout autant de genoux qui n'ont pas ployé devant Baal, et de bouches qui ne lui ont pas jeté de baiser. Il partit donc de là et il trouva Elisée, fils de Schaphat, comme il labourait précédé de douze paires de bœufs, et il était auprès de la douzième, et Élie s'avança vers lui et lui jeta son manteau. Sur quoi Elisée quitta ses bestiaux et courut après Élie et dit : Permets-moi de donner le baiser à mon père et à ma mère, puis je te suivrai. Et [Élie] lui dit : Va, retourne ! Cependant qu'est-ce que j'ai fait à ton égard ? Et le quittant il revint en arrière et il prit sa paire de bœufs et l'immola, et avec le harnais de l'attelage il en fit cuire la chair dont il donna à ses gens qui en mangèrent ; et il se leva et suivit Élie et fut à son service.
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I Corinthians 16
Quant à la collecte destinée aux saints, suivez, de votre côté, les prescriptions que j'ai données aux églises de la Galatie : Que le premier jour de la semaine chacun de vous mette à part chez lui les épargnes qu'il lui plaît de faire, afin qu'on n'attende pas que je sois arrivé pour commencer les collectes. Mais quand je serai arrivé, ceux que vous aurez choisis, je les enverrai avec une lettre porter votre offrande à Jérusalem, et s'il convenait que je m'y rendisse aussi, ils feront route avec moi. Je viendrai chez vous quand j'aurai traversé la Macédoine ; car je dois traverser la Macédoine, tandis que je séjournerai peut-être chez vous, ou même que j'y passerai l'hiver, afin que ce soit vous qui m'escortiez là où je me rendrai. Je ne veux pas en effet vous visiter maintenant en passant, car j'espère séjourner quelque temps parmi vous, si le Seigneur le permet ; mais je séjournerai à Éphèse, jusques à la Pentecôte, car une grande et puissante porte m'a été ouverte, et les adversaires sont nombreux. Cependant si Timothée arrive, veillez à ce qu'il soit sans inquiétude parmi vous, car il travaille à l'œuvre du seigneur comme moi ; que personne donc ne le méprise, mais escortez-le pacifiquement afin qu'il revienne vers moi, car je l'attends. Quant au frère Apollos, je l'ai souvent exhorté à se rendre auprès de vous avec les frères, mais la volonté de s'y rendre maintenant n'y était décidément pas ; cependant il partira dès qu'il en aura l'occasion. Veillez, soyez fermes dans la foi, comportez-vous virilement, fortifiez-vous ; que toutes vos affaires se fassent avec charité. Or je vous exhorte, frères,… vous savez que la famille de Stéphanas forme les prémices de l'Achaïe et qu'elle s'est elle-même consacrée au service des saints,… je vous exhorte, dis-je, à vous soumettre de votre côté à de tels ministres et à tous ceux qui agissent et travaillent avec eux. Pour moi, je me suis réjoui de l'arrivée de Stéphanas, de Fortounatus et d'Achaïcus, parce qu'ils ont suppléé à votre absence, car ils ont tranquillisé mon esprit et le vôtre ; reconnaissez donc le mérite de tels hommes ! Les églises d'Asie vous saluent. Aquilas et Prisca vous adressent de nombreuses salutations dans le seigneur, ainsi que l'église qui se trouve dans leur maison. Tous les frères vous saluent. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. La salutation de la main de moi Paul : Si quelqu'un n'aime pas le seigneur, qu'il soit anathème ! Maranatha. Que la grâce du seigneur Jésus soit avec vous ! Ma charité est avec vous tous en Christ Jésus.
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Titus 2
Quant à toi, proclame ce qui est conforme à l'enseignement salutaire : Que les vieillards doivent être sobres, dignes, sages, attachés à une foi saine, à la charité, à la patience : Que les femmes âgées doivent de même avoir la tenue qui convient à des saints, n'être ni médisantes, ni asservies par les excès du vin ; qu'elles doivent enseigner ce qui est bien, afin d'apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, à être sages, chastes, bonnes ménagères, soumises à leurs propres maris, afin que la parole de Dieu ne soit point calomniée. Exhorte de même les jeunes gens à être sages, te montrant toi-même en toutes choses comme un modèle de bonnes œuvres, et faisant preuve dans l'enseignement de pureté, de dignité, d'une doctrine saine et irrépréhensible, afin que l'adversaire ait la confusion de ne pouvoir dire aucun mal de vous. Que les esclaves soient soumis à leurs propres maîtres, qu'ils leurs plaisent en toutes choses, qu'ils ne soient point récalcitrants, qu'ils ne détournent rien, mais qu'ils se montrent à tous égards honnêtes et fidèles, afin de faire honneur, sous tous les rapports, à l'enseignement de Dieu notre sauveur. Elle a été en effet manifestée, la grâce de Dieu, source du salut pour tous les hommes, et elle nous apprend, après que nous avons renoncé à l'impiété et aux convoitises mondaines, à vivre dans le présent siècle sagement, justement et pieusement, en attendant la réalisation de notre bienheureuse espérance et l'apparition de la gloire de notre grand Dieu et sauveur Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de s'acquérir, en le purifiant, un peuple qui lui appartînt, zélé pour les bonnes œuvres. Enseigne ces choses, exhorte, et reprends avec tout pouvoir ; que personne ne te dédaigne.
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Acts 9:20-31
et il prêchait immédiatement Jésus dans les synagogues en disant : « C'est lui qui est le fils de Dieu. » Mais tous ceux qui l'entendaient étaient dans l'étonnement, et ils disaient : « N'est-ce pas cet homme qui maltraitait dans Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et qui était venu ici dans le but de les amener chargés de chaînes devant les grands prêtres ? » Quant à Saul, il prenait toujours plus de puissance, et il confondait les Juifs qui habitaient Damas en démontrant cette vérité : « C'est lui qui est le Christ. » Mais, au bout d'un certain temps, les Juifs complotèrent de le faire périr ; mais leur projet vint à la connaissance de Saul. Or on faisait même la garde aux portes, jour et nuit, afin de le faire périr ; mais ses disciples le prirent de nuit, et le firent descendre par la muraille en le dévalant dans une corbeille. Cependant, quand il fut arrivé à Jérusalem, il tâchait de frayer avec les disciples, et tous le craignaient, ne croyant pas qu'il fût disciple. Mais Barnabas s'étant emparé de lui le conduisit auprès des apôtres, et il leur raconta comment sur la route il avait vu le seigneur, et que celui-ci lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché avec assurance au nom de Jésus. Et il était en rapport avec eux dans Jérusalem, prêchant avec assurance au nom du seigneur ; et il parlait et discutait avec les Hellénistes ; mais ceux-ci tâchaient de le faire périr. Ce que les frères ayant su, ils le conduisirent à Césarée, et l'envoyèrent à Tarse. Tandis que l'Église était donc en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s'édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et qu'elle s'accroissait par l'assistance du Saint Esprit,
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2 Timothy 1:15-18
Tu sais que tous ceux qui sont en Asie m'ont abandonné ; parmi eux se trouvent Phygelle et Hermogène. Que le seigneur se montre miséricordieux envers la famille d'Onésiphore ; car il m'a souvent réconforté, et il n'a point rougi de mes chaînes, mais, au contraire, dès son arrivée à Rome, il m'a cherché avec plus d'empressement que je ne pensais, et il m'a trouvé ; que le seigneur lui accorde d'obtenir miséricorde de la part du seigneur en ce jour-là ; d'ailleurs tu sais mieux que personne tous les services qu'il a rendus dans Éphèse.
Gospel
Mark 1
Commencement de l'évangile de Jésus-Christ fils de Dieu : Selon qu'il est écrit dans le prophète : « Voici, J'envoie devant toi Mon messager, lequel frayera ton chemin, Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers, Jean le baptiseur apparut dans le désert, prêchant un baptême de repentance pour la rémission des péchés. Et tout le pays de Judée et tous les Hiérosolymitains se portaient vers lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain. Et Jean était vêtu de poils de chameau, et d'une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Et il prêchait en disant : « Il vient après moi, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier en me baissant la courroie de ses sandales ; pour moi je vous ai baptisés d'eau, mais lui vous baptisera d'esprit saint. » Il advint en ce temps-là que Jésus vint de Nazaret de Galilée, et se fit baptiser dans le Jourdain par Jean. Et au moment où il sortait de l'eau il vit les cieux s'entr'ouvrir et l'esprit comme une colombe descendre vers lui ; et une voix vint des cieux : « Tu es Mon fils bien-aimé, en toi J'ai pris plaisir. » Et aussitôt l'esprit le pousse au désert. Et il était dans le désert pendant quarante jours tenté par Satan, et il était avec les bêtes, et les anges le servaient. Et après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, prêchant l'évangile de Dieu, et disant : « Le temps est accompli, et le royaume de Dieu s'approche ; repentez-vous et croyez à l'évangile. » Et en passant le long de la mer de Galilée il vit Simon, et André le frère de Simon, qui pêchaient au filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs ; et Jésus leur dit : « Marchez après moi, et je vous ferai devenir des pêcheurs d'hommes. » Et ayant aussitôt quitté leurs filets, ils le suivaient. Et ayant un peu continué sa route, il vit Jacques le fils de Zébédée et Jean son frère, qui, eux aussi arrangeaient, leurs filets dans leur barque. Et aussitôt il les appela ; et ayant laissé leur père Zébédée dans la barque avec les mercenaires, ils s'en allèrent après, lui. Et il entrait à Capharnaoum, et étant aussitôt entré le jour du sabbat dans la synagogue ; il enseignait ; et ils étaient stupéfaits de son enseignement, car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes. Et il se trouvait aussitôt dans leur synagogue un homme possédé d'un esprit impur, et il s'écria : « Que nous veux-tu, toi aussi, Jésus Nazarénien ? Es-tu venu pour nous faire périr ? Je sais qui tu es : le saint de Dieu. » Et Jésus le réprimanda, en-disant : « Tais-toi, et sors de lui. » Et l'impur, après l'avoir jeté en de violentes convulsions et avoir poussé de grands cris, sortit de lui. Et ils étaient tous dans l'épouvante, en sorte qu'ils discutaient en disant : « Qu'est-ce que ceci ? Enseignement étrange ! Il commande avec autorité même aux esprits impurs, et ils lui obéissent ! » Et sa renommée se répandit aussitôt de tous côtés, dans toute la contrée voisine de la Galilée. Et aussitôt étant sorti de la synagogue, il entra dans la maison de Simon et d'André avec Jacques et Jean. Or la belle-mère de Simon était couchée ayant la fièvre ; et aussitôt ils lui parlent d'elle ; et s'étant approché il la fit lever en la prenant par la main ; et la fièvre la quitta, et elle les servait. Or, quand le soir fut venu, lorsque le soleil fut couché, on lui apportait tous les malades et les démoniaques ; et la ville entière était rassemblée devant la porte. Et il guérit plusieurs malades atteints de diverses maladies, et il chassa plusieurs démons, et il ne permettait pas aux démons de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ. Et sur le matin, pendant qu'il faisait très sombre, il sortit, après s'être levé, pour se rendre dans un lieu désert, et là il priait. Et Simon et ceux qui étaient avec lui se mirent à sa poursuite, et ils le trouvèrent, et ils lui disent : « Tous te cherchent. » Et il leur dit : « Allons ailleurs dans les bourgades suivantes, afin que j'y prêche aussi, car c'est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, prêchant dans leurs synagogues, et expulsant les démons. Et un lépreux vient à lui, qui le sollicitait en lui disant : « Seigneur !… car, si tu le veux, tu peux me guérir. » Et étant ému de compassion, il le toucha en étendant la main, et il lui dit : « Je le veux, soit guéri. » Et aussitôt la lèpre le quitta et il fut guéri. Et l'ayant vertement tancé, il le renvoya immédiatement, et il lui dit : « Garde-toi d'en rien dire à personne ; mais va, montre-toi au prêtre et présente pour ta purification ce qu'a prescrit Moïse pour leur servir d'attestation. » Mais, quand l'autre fut sorti, il se mit à beaucoup parler et à divulguer l'affaire, en sorte qu'il ne pouvait plus entrer publiquement dans aucune ville, mais il se tenait au dehors dans des lieux déserts, et on venait à lui de partout.
Evening Prayer — Second Lesson
1 Peter 1
Pierre, apôtre de Jésus-Christ, aux voyageurs de la dispersion dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie, qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l'esprit, pour obéir, et pour recevoir l'aspersion du sang de Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées ! Béni soit Dieu, qui est aussi le Père de notre seigneur Jésus-Christ, Lui qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts pour une espérance vivante, pour un héritage incorruptible, immaculé, inaltérable, lequel est réservé dans les cieux pour vous, qui, grâce à la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi, en vue du salut prêt à être révélé dans l'époque dernière, dans laquelle vous devez tressaillir d'allégresse, après avoir été, pendant peu de temps encore, s'il le faut, attristés par des tentations de diverse nature, afin que l'épreuve à laquelle est mise votre foi, plus précieuse que l'or qui, tout périssable qu'il est, est cependant éprouvé par le feu, se tourne en louange, en gloire, et en honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ, que vous aimez sans l'avoir vu, à l'égard duquel, sans le voir encore, mais en croyant, vous êtes transportés d'une joie inexprimable et glorieuse, parce que vous obtenez, ce qui est le terme de la foi, le salut des âmes. C'est de ce salut que se sont informés et enquis les prophètes qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était destinée, recherchant à quel moment ou à quelles circonstances faisait allusion l'esprit qui, en eux, attestait d'avance les souffrances à endurer pour Christ et les gloires dont elles seraient suivies. Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils étaient chargés des choses qui vous sont maintenant annoncées par l'entremise de ceux qui vous ont prêché la bonne nouvelle par l'esprit saint envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards. C'est pourquoi, ayant ceint les reins de votre pensée en étant sobres, fondez pleinement vos espérances sur la grâce qui doit vous être apportée lors de la révélation de Jésus-Christ. Comme des enfants obéissants, loin de vous conformer aux convoitises auxquelles, dans votre ignorance, vous vous êtes auparavant livrés, devenez au contraire, selon que Celui qui vous a appelés est saint, saints aussi dans toute espèce de genre de vie ; en effet il est écrit : « Vous serez saints, car Moi Je suis saint. » Et si vous invoquez comme Père Celui qui, sans acception de personnes, juge selon l'œuvre de chacun, comportez-vous avec crainte pendant le temps de votre voyage, sachant que ce n'est pas par des choses corruptibles, à prix d'argent ou d'or, que vous avez été rachetés de la vaine conduite que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme agneau irréprochable et sans tache, déjà prédestiné avant la fondation du monde, mais manifesté dans le dernier des temps à cause de vous, qui, par lui, avez cru en Dieu qui l'a ressuscité des morts, et qui lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance se rapportent à Dieu. Ayant sanctifié vos âmes en obéissant à la vérité pour éprouver un amour fraternel sans hypocrisie, aimez-vous ardemment les uns les autres du fond du cœur, vous qui avez été régénérés, non par une semence corruptible mais incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu ; en effet toute chair est comme l'herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l'herbe ; l'herbe s'est séchée, et la fleur est tombée, mais la parole du Seigneur demeure pour l'éternité. Or cette parole, c'est celle de la bonne nouvelle qui vous a été prêchée.
Gospel
John 19:17-30
et, portant lui-même sa croix, il sortit pour se rendre à l'endroit appelé du crâne, qui en hébreu est appelé Golgoth, où ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, de droite et de gauche, et Jésus au milieu. Cependant Pilate composa aussi une inscription et la fit placer sur la croix ; or elle était ainsi conçue : Jésus le nazoréen, le roi des juifs. Plusieurs des Juifs lurent donc cette inscription, parce que l'endroit où fut crucifié Jésus était près de la ville, et qu'elle était écrite en hébreu, en latin et en grec. Les grands prêtres des Juifs disaient donc à Pilate : « N'écris pas : Le roi des Juifs, mais qu'il a dit : Je suis roi des Juifs. » Pilate répondit : « Ce que j'ai écris, je l'ai écrit. » Les soldats donc, lorsqu'ils eurent crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat ; ils prirent aussi la tunique. Or la tunique était sans couture, entièrement tissée du haut en bas ; ils se dirent donc entre eux : « Ne la déchirons pas, mais tirons-la au sort, à qui l'aura. » — Afin que fût accompli le passage de l'Écriture : « Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré mon habit au sort. » — Les soldats firent donc ces choses, tandis que, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas et Marie la Magdalène. Jésus donc, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Ensuite il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et dès ce moment le disciple la prit chez lui. Après cela Jésus, qui savait que tout était déjà accompli, — afin que l'Écriture fût accomplie, — dit : « J'ai soif. » Il y avait là un vase plein de vinaigre ; on attacha donc une éponge pleine de ce vinaigre à une branche d'hysope et on l'approcha de sa bouche. Lors donc que Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « C'est accompli, » et ayant penché la tête, il rendit l'esprit.
Gospel
Matthew 16:24-28
Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui aura perdu sa vie à cause de moi, la trouvera ; en effet, que servira-t-il à un homme d'avoir gagné le monde entier, mais perdu sa vie ? Ou bien que donnera un homme pour racheter sa vie ? Car le fils de l'homme doit venir entouré de la gloire de son Père, avec ses anges, et c'est alors qu'il rendra à chacun selon sa conduite. En vérité je vous déclare qu'il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents qui ne goûteront certainement point la mort jusques à ce qu'ils aient vu le fils de l'homme venir avec son royaume. »
Gospel
Matthew 20
En effet, le royaume des cieux est semblable à un chef de famille qui sortit de grand matin afin de louer des ouvriers pour les envoyer à sa vigne. Or, après avoir fait accord avec les ouvriers à raison de un denier par jour, il les envoya à sa vigne. Et étant sorti vers la troisième heure, il en vit d'autres qui se tenaient sur la place du marché sans rien faire, et il leur dit : « Allez aussi à la vigne, et ce qui sera juste je vous le donnerai. » Et ils y allèrent. Étant de nouveau sorti vers la sixième et vers la neuvième heure, il fit encore de même. Puis étant sorti à la onzième, il en trouva d'autres qui se tenaient là, et il leur dit : « Pourquoi vous tenez-vous ici le jour entier sans rien faire ? » Ils lui disent : « C'est que personne ne nous a loués. » Il leur dit : « Vous aussi allez à la vigne. » Or, quand le soir fut venu, le maître de la vigne, dit à son intendant : « Appelle les ouvriers, et paie-leur leur salaire, en allant des derniers aux premiers. » Or, ceux de la onzième heure étant venus reçurent chacun un denier ; et les premiers étant venus crurent qu'ils recevraient davantage, et ils reçurent eux aussi un denier par tête. Mais après l'avoir reçu, ils murmuraient contre le chef de famille, en disant : « Ceux-ci venus les derniers ont travaillé une seule heure, et tu les as égalés à nous, qui avons supporté le poids du jour et l'ardente chaleur ! » Mais il répliqua à l'un d'eux : « Camarade, je ne te fais aucun tort ; n'as-tu pas fait accord avec moi à raison d'un denier ? Prends ce qui est à toi, et t'en vas. Pour moi, je veux donner à celui-ci qui est venu le dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est à moi ? Ou bien vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? » Ainsi les derniers seront des premiers et les premiers des derniers. » Or, comme Jésus allait monter à Jérusalem, il prit à part les douze disciples et leur dit en chemin : « Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront, et ils le livreront aux gentils pour qu'ils le bafouent, le fustigent et le crucifient, et le troisième jour il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de lui avec ses fils, l'adorant et sollicitant quelque chose de lui ; mais il lui dit : « Que veux-tu ? » Or elle dit : « Ordonne que mes deux fils, que voici, soient assis, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton royaume. » Mais Jésus répliqua : « Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je dois boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Vous boirez il est vrai ma coupe, mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne dépend pas de moi de l'accorder, sauf à ceux pour lesquels cela a été préparé par mon Père. » Ce que les dix ayant ouï, ils furent indignés contre les deux frères. Mais Jésus les ayant appelés à lui, dit : « Vous savez que les chefs des nations les tyranniseront et que les grands les oppriment. Il n'en est pas de même parmi vous. Mais celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et que celui qui voudra être le premier de vous soit votre esclave. C'est ainsi que le fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner sa vie comme une rançon pour plusieurs. » Et, comme ils sortaient de Jéricho, une foule nombreuse le suivit ; et voici, deux aveugles assis sur le bord du chemin ayant appris que Jésus passait, s'écrièrent : « Seigneur, aie pitié de nous, fils de David ! » Or la foule leur fit des remontrances afin qu'ils se tussent, mais ils s'écrièrent de plus belle : « Seigneur, aie pitié de nous, fils de David ! » Et Jésus s'étant arrêté les appela et dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui disent : « Seigneur, que nos yeux s'ouvrent. » Or Jésus, ému de compassion, toucha leurs yeux, et aussitôt ils recouvrèrent la vue et ils le suivirent.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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