Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Galatians 3:15-22
Frères, je dis, pour parler humainement, que personne n'annule ou n'altère une convention dûment sanctionnée, quoiqu'elle ne soit que l'œuvre d'un homme ; or, c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa postérité ; il n'est pas dit : « et aux postérités, » comme s'il y en avait plusieurs, mais comme n'y en ayant qu'une seule : « et à ta postérité, » qui est Christ. Or, voici ce que je dis : une convention que Dieu a antérieurement sanctionnée, la loi, survenue quatre cent trente ans plus tard, ne l'abroge pas de manière que la promesse soit mise à néant ; car, si l'héritage provient de la loi, ce n'est plus de la promesse : or, c'est par une promesse que Dieu en a gratuitement fait don à Abraham. — Qu'est-ce donc que la loi ? — C'est à cause des transgressions qu'elle a été ensuite instituée, (jusques à ce que fut venue la postérité à laquelle ont été faites les promesses), ayant été mise en vigueur par des anges au moyen d'un médiateur. — Mais le médiateur ne représente pas une seule partie, tandis que Dieu est un seul. — La loi est-elle donc contre les promesses ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si une loi eut été donnée, qui fût capable de procurer la vie, c'est réellement dans la loi qu'existerait la justice ; mais, au contraire, l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse se réalisât, par la foi en Jésus-Christ, pour ceux qui croient.
First Reading
Jeremiah 44
La parole qui fut adressée à Jérémie pour tous les Juifs établis au pays d'Egypte, habitant à Migdol, et à Tachphanès, et à Noph, et au pays de Pathros, en ces termes : Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Vous avez vu tous les maux que j'ai fait venir sur Jérusalem et sur toutes les villes de Juda, et les voilà en ruine aujourd'hui, et dépeuplées, à cause du mal qu'ils ont commis, afin de m'irriter, en allant encenser et servir d'autres dieux inconnus à eux, à vous et à vos pères. Et je vous envoyai tous mes serviteurs, les prophètes, dès le matin, pour vous dire : « Ne faites donc pas ces choses abominables que je hais ! » mais ils n'écoutèrent point et ne prêtèrent point l'oreille pour renoncer à leur méchanceté, en n'encensant plus d'autres dieux. Alors ma fureur et ma colère s'épancha, et consuma les villes de Juda et les rues de Jérusalem, qui devinrent des ruines et un désert, comme elles le sont aujourd'hui. Et maintenant, ainsi parle l'Éternel, Dieu des armées, Dieu d'Israël : Pourquoi faites-vous un si grand mal pour vous perdre, que d'être cause du retranchement de vos hommes et de vos femmes, de vos enfants et de vos nourrissons, du milieu de Juda, de sorte qu'il ne survive aucun d'entre vous ? que de m'irriter par l'œuvre de vos mains, en encensant d'autres dieux au pays d'Egypte, où vous êtes allés demeurer, pour être exterminés, et pour devenir une malédiction et un opprobre parmi tous les peuples de la terre ? Avez-vous oublié les crimes de vos pères, et les crimes des rois de Juda, et les crimes de leurs femmes, et vos crimes, et les crimes de vos femmes, commis dans le pays de Juda et dans les rues de Jérusalem ? Ils ne se sont point humiliés jusques aujourd'hui ; ils n'ont eu aucune crainte, et n'ont point suivi ma loi, ni mes commandements que j'avais mis sous vos yeux et sous les yeux de vos pères. C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Voici, je tourne les yeux contre vous, pour maltraiter et pour exterminer tout Juda. Et je veux enlever les survivants de Juda qui ont pris le parti d'aller au pays d'Egypte pour s'y fixer, et ils seront tous consumés ; ils tomberont dans le pays d'Egypte ; l'épée et la famine les dévoreront du petit au grand ; ils périront par l'épée et la famine, et ils seront en exécration, et en horreur, et en malédiction et en opprobre. Et je châtierai ceux qui habitent au pays d'Egypte, comme j'ai châtié Jérusalem, par l'épée, la famine et la peste, et nul ne se sauvera, ni n'échappera parmi les survivants de Juda venus pour s'y fixer, dans le pays d'Egypte, et pour retourner au pays de Juda où leur âme languit de revenir habiter, car ils n'y reviendront pas, sinon des réchappés. Et tous les hommes, qui savaient que leurs femmes avaient encensé d'autres dieux, et toutes les femmes qui se trouvaient là en grand nombre, et tout le peuple qui habitait au pays d'Egypte et à Pathros, répondirent à Jérémie, et dirent : Nous n'obéirons à rien de ce que tu nous as dit au nom de l'Éternel ; mais nous voulons faire tout ce que notre bouche a exprimé, encenser la reine des Cieux, et lui offrir des libations, comme nous l'avons fait, nous et nos pères, nos rois et nos princes, dans les villes de Juda, et dans les rues de Jérusalem, pour que nous ayons du pain en abondance, et que nous soyons heureux et que nous ne voyions pas la calamité. Car, depuis que nous avons cessé d'encenser la reine des Cieux et de lui offrir des libations, nous manquons de tout, et nous sommes détruits par l'épée et la famine. Et, [dirent les femmes], si nous encensons la reine des Cieux, et lui offrons des libations, est-ce à l'insu de nos maris que nous faisons pour elle des gâteaux portant son effigie, et que nous lui offrons des libations ? Alors Jérémie s'adressa à tout le peuple, aux hommes et aux femmes, et à tout le peuple qui lui avait répliqué, et dit : L'encens que vous avez brûlé dans les villes de Juda et les rues de Jérusalem, vous et vos pères, vos rois et vos princes, et le peuple du pays, l'Éternel ne se le rappelle-t-Il pas, ne lui revient-il pas dans la pensée ? Et l'Éternel n'a pu le supporter davantage, à cause de la malice de vos actions, à cause des abominations que vous avez faites, et votre pays est devenu un désert, et une désolation, et une malédiction, il a été dépeuplé, comme il l'est aujourd'hui. Parce que vous avez brûlé de l'encens, et que vous avez péché contre l'Éternel, et que vous n'avez point obéi à la voix de l'Éternel, ni suivi sa loi, et ses ordonnances et ses commandements, c'est pour cela que vous sont survenus ces maux, tels qu'ils sont aujourd'hui. Et Jérémie dit à tout le peuple et à toutes les femmes : Écoutez la parole de l'Éternel, vous tous les hommes de Juda, qui êtes au pays d'Egypte. Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Vous et vos femmes, vous parlez de vos bouches, et de vos mains vous accomplissez vos paroles ; vous dites : Nous accomplirons les vœux que nous avons faits, d'encenser la reine des Cieux, et de lui offrir des libations ; oui, tenez, tenez vos vœux ! accomplissez, accomplissez vos vœux ! Aussi, écoutez la parole de l'Éternel, vous tous les Juifs qui habitez au pays d'Egypte : Voici, je le jure par mon grand nom, dit l'Éternel, mon nom ne sera plus nommé par la bouche d'aucun des Juifs qui disent : « Vive notre Seigneur, l'Éternel ! » dans tout le pays d'Egypte. Voici, je veille sur eux pour leur faire du mal et non pas du bien ; et tous les hommes de Juda qui sont au pays d'Egypte, périront par l'épée et par la famine, jusqu'à ce qu'ils soient anéantis. Et ceux qui échapperont à l'épée reviendront du pays d'Egypte au pays de Juda, en petit nombre, et tous les survivants de Juda venus au pays d'Egypte pour s'y fixer, sauront quelle parole aura son effet, la mienne ou la leur. Et que ce soit ici, dit l'Éternel, le signe que je vous châtierai en ce lieu, afin que vous sachiez qu'elles auront leur effet, les menaces que je prononce contre vous ; ainsi parle l'Éternel : Voici, je livre Pharaon Hophra, roi d'Egypte, aux mains de ses ennemis, et aux mains de ceux qui en veulent à sa vie, comme j'ai livré Sédécias, roi de Juda, aux mains de Nébucadnézar, roi de Babel, son ennemi, qui en voulait à sa vie.
First Reading
Hosea 11:1-11
Quand Israël était enfant, je l'aimai, et de l'Egypte j'appelai mon fils. Quand [mes serviteurs] leur faisaient des appels, ils se détournaient d'eux, aux Baals ils sacrifiaient et aux idoles ils offraient de l'encens. Cependant je menai Éphraïm à la lisière, le soutenant par ses bras ; mais ils ne reconnurent point que je voulais les guérir. Je les tirai avec des liens d'humanité, avec des cordages d'amour, je fus pour eux comme quelqu'un qui desserre le joug près de leur bouche, j'étendis la main et leur donnai à manger. Ils ne retourneront pas en Egypte, mais c'est l'Assyrien qui sera leur roi, puisqu'ils ne veulent pas revenir à moi. Et l'épée fondra sur leurs villes, et détruira leurs verrous, et dévorera à cause du parti qu'ils ont pris. Mon peuple s'applique à s'éloigner de moi ; c'est aux lieux très hauts qu'on les convie, mais nul ne s'y élève. Comment dois-je te traiter, Éphraïm ? en agir avec toi, Israël ? Quoi ! dois-je te traiter comme Adma, t'assimiler à Tséboïm ? Mon cœur se retourne en moi, toutes mes compassions s'allument ; je ne donnerai pas suite à l'ardeur de mon courroux ; je ne détruirai pas de nouveau Éphraïm. car je suis Dieu et non pas un homme ! je suis le Saint au milieu de toi, et je ne viens point avec colère. A la fin ils suivront l'Éternel ; comme un lion Il rugira ; car Il rugira, et de l'occident les fils accourront, ils accourront comme des oiseaux de l'Egypte, et comme la colombe du pays d'Assyrie, et je les ferai habiter dans leurs maisons, dit l'Éternel.
Morning Prayer — First Lesson
Daniel 6
Il parut convenable à Darius de préposer à l'empire cent vingt satrapes répartis dans tout l'empire, et à ceux-ci trois princes dont Daniel fut l'un, et auxquels ces satrapes devaient rendre compte, afin que le roi ne souffrît aucun dommage. Bientôt ce Daniel l'emporta sur les princes et sur les satrapes, parce qu'il avait un esprit éminent, et le roi pensait à le préposer à tout l'empire. Alors les princes et les satrapes cherchèrent à trouver contre Daniel un prétexte dans l'exercice de sa charge ; mais ils ne purent trouver ni prétexte, ni malversation, parce qu'il était fidèle, et qu'on ne découvrit en lui ni délit, ni malversation. Alors ces hommes dirent : Nous ne trouverons aucun prétexte contre ce Daniel, à moins que nous n'en trouvions un contre lui dans sa piété envers son Dieu. Alors ces princes et ces satrapes accoururent tumultuairement auprès du roi, et lui parlèrent ainsi : Roi Darius, puisses-tu vivre éternellement ! Tous les princes de l'empire, les préfets et les satrapes, les conseillers et les gouverneurs sont d'avis qu'un statut royal soit dressé et une défense sanctionnée, portant que quiconque dans l'espace de trente jours adressera une requête à un dieu, ou à un homme quelconque autre que toi, ô roi, sera jeté dans la fosse aux lions. Maintenant, ô roi, sanctionne la défense, et rends par écrit un édit, irrévocable selon la loi des Mèdes et des Perses laquelle ne s'abroge point. Ensuite de cela le roi Darius rendit par écrit l'édit et la défense. Or Daniel, apprenant la rédaction de l'édit, se retira dans sa maison (il avait les fenêtres ouvertes dans son appartement supérieur dans la direction de Jérusalem), et trois fois le jour il s'agenouilla et pria, et loua son Dieu, comme il le faisait auparavant. Alors ces hommes accoururent chez lui tumultuairement, et trouvèrent Daniel en prières et en oraison devant son Dieu. Puis ils s'approchèrent du roi, et devant lui ils parlèrent de la défense faite par le roi : N'as-tu pas dit dans une défense écrite que quiconque dans l'espace de trente jours adresserait une requête à un dieu, ou à un homme quelconque autre que toi, ô roi, serait jeté dans la fosse aux lions ? Le roi répondit et dit : Cela est arrêté d'après la loi des Mèdes et des Perses qui ne s'abroge pas. Alors ils répondirent et dirent au roi : Daniel, l'un des captifs de Juda, n'a tenu aucun compte de toi, ô roi, ni de la défense écrite émise par toi, et trois fois le jour il fait sa prière. A l'ouïe de ce discours le roi éprouva un grand chagrin, et il prit à cœur de sauver Daniel, et jusqu'au coucher du soleil il travailla à le délivrer. Alors ces hommes accoururent tumultuairement chez le roi, et dirent au roi : Sache, ô roi, que les Mèdes et les Perses ont une loi en vertu de laquelle aucune défense ni aucun statut dressé par le roi ne peut être révoqué. Alors, sur l'ordre du roi, Daniel fut amené et jeté dans la fosse aux lions. Le roi prit la parole, et dit à Daniel : Puisse ton Dieu que tu sers avec constance, te délivrer ! Et une pierre fut apportée et posée sur l'ouverture de la fosse, et le roi y apposa le sceau de son anneau et de l'anneau de ses grands, afin que rien ne fût changé par rapport à Daniel. Là-dessus le roi se retira dans son palais, et il passa la nuit en jeûne, et n'admit point ses concubines auprès de lui, et son sommeil s'enfuit loin de lui. Puis le roi se leva avec l'aurore, avec le jour, et se rendit en hâte à la fosse aux lions. Et en s'approchant de la fosse, il appelait Daniel d'une voix douloureuse ; le roi prit la parole et dit à Daniel : Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu que tu sers avec constance, a-t-Il pu te délivrer des lions ? Alors Daniel adressa au roi ces paroles : O roi, puisses-tu vivre éternellement ! Mon Dieu a envoyé son ange, et fermé la gueule des lions qui ne m'ont fait aucun mal, parce que devant Lui j'ai été trouvé innocent, et que devant toi aussi, ô roi, je n'ai commis aucun crime. Alors le roi éprouva une grande joie, et il fit retirer Daniel de la fosse ; et Daniel fut retiré de la fosse, et il ne se trouva sur lui pas une blessure, parce qu'il s'était confié dans son Dieu. Et sur l'ordre du roi on amena ces hommes qui avaient accusé Daniel, et on les jeta dans la fosse aux lions, eux, leurs fils et leurs femmes ; et ils n'avaient pas encore atteint le fond de la fosse, que les lions s'emparèrent d'eux, et brisèrent tous leurs os. Alors le roi Darius écrivit à tous les peuples, aux nations et aux hommes de toute langue qui habitaient sur toute la terre : Que votre prospérité s'augmente ! De par moi, ordre est donné que dans tout l'empire de ma domination l'on craigne et révère le Dieu de Daniel ; car Il est le Dieu vivant, qui subsiste éternellement, et dont l'empire est indestructible, et la domination infinie, qui sauve et délivre et opère des signes et des miracles au ciel et sur la terre, qui a sauvé Daniel de la griffe des lions. Ce Daniel fut donc puissant sous le règne de Darius et sous le règne de Coresch, le Perse.
Epistle
Sirach 24:23-31
First Reading
Job 10
Ma vie donne à mon cœur du dégoût : je veux me soulager, donner cours à mes plaintes, et parler dans l'amertume de mon âme. Je dis à Dieu : Ne me condamne pas ! Déclare-moi sur quoi tu me prends à partie ! Est-ce un bonheur pour toi de me maltraiter, de rejeter l'ouvrage de tes mains, et de prêter la lumière aux complots des impies ? As-tu des yeux de chair ? vois-tu, comme voient les mortels ? Tes jours sont-ils comme les jours des mortels. et tes années, comme celles des humains, que tu fais une enquête de ma faute, et une perquisition de mon péché, sachant bien que je ne suis pas coupable, et que nul ne peut sauver de ta main ? Tes mains m'ont façonné, m'ont fait, en entier ; et tu veux me détruire ! Ah ! souviens-toi que tu m'as modelé comme l'argile ! et dans la poudre tu veux me faire rentrer ! Ne m'as-tu pas versé comme du lait ? comme le caillé ne m'as-tu pas fait prendre ? De peau et de chair tu m'as revêtu, d'os et de nerfs tu m'as tissé, tu m'as donné la vie et la grâce, tes soins ont protégé ma respiration : et tu me réservais ces maux dans ton cœur ! Je sais qu'ils étaient dans ta pensée. Au cas que je péchasse, tu voulais m'épier, et ne point m'absoudre de ma faute. Suis-je coupable ? malheur à moi ! innocent ? je n'ose lever la tête, rassasié d'opprobre, et voyant ma misère ; qu'elle se lève, tu vas, tel qu'un lion, me donner la chasse, et renouveler sur moi tes miracles, m'opposer de nouveaux témoins, redoubler ta fureur contre moi, et faire contre moi se succéder les bataillons. Ah ! pourquoi me tiras-tu du sein de ma mère ? Je serais expiré, et aucun œil ne m'eût vu ; je serais comme n'ayant pas été ; du ventre au tombeau j'aurais été porté. Qu'ai-je, sinon quelques jours ? Qu'Il cesse ! se retire de moi, pour que je me rassérène un peu, avant que je m'en aille, pour ne plus revenir, dans la région des ténèbres et de l'ombre de mort, région sombre comme la nuit, d'ombre de mort et de désordre, où la clarté ressemble aux ténèbres !
Morning Prayer — Second Lesson
Acts 20
Mais, lorsque le tumulte eut cessé, Paul, ayant fait appeler les disciples, leur adressa des exhortations, et, après leur avoir dit adieu, il partit pour se rendre en Macédoine. Quand il eut parcouru ce pays-là, et qu'il leur eut adressé de nombreuses exhortations, il passa en Grèce, et, après trois mois de séjour, une embûche que lui tendirent les Juifs au moment où il allait s'embarquer pour la Syrie, lui fit prendre le parti de revenir par la Macédoine. Il était accompagné par Sopatros fils de Pyrrhus de Bérée, par les Thessaloniciens Aristarque et Secundus, par Gaïus de Derbe et Timothée, et par les Asiates Tychique et Trophime. Ceux-ci ayant pris les devants nous attendirent à Troas. Pour nous, nous nous embarquâmes à Philippes, après les jours des pains sans levain, et nous vînmes les rejoindre au bout de cinq jours à Troas, où nous séjournâmes sept jours. Or, le premier jour de la semaine, comme nous nous étions réunis pour rompre le pain, Paul discourait avec eux, comme devant partir le lendemain, et il prolongea son discours jusques à minuit. Or il y avait de nombreuses lampes dans la chambre haute où nous étions réunis ; et un jeune homme, nommé Eutyche, qui était assis sur la fenêtre, fut saisi d'un profond sommeil pendant que Paul prolongeait son discours, et, entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage en bas, et il fut relevé mort. Mais Paul étant descendu se jeta sur lui, et l'ayant pris à bras-le-corps, il dit : « Ne vous troublez pas ; car son âme est en lui. » Puis, étant remonté et ayant rompu le pain et pris part au repas, il conversa longtemps encore jusques à l'aube, après quoi il partit. Cependant on avait ramené l'enfant vivant, ce qui ne fut pas une médiocre consolation. Pour nous, ayant pris les devants avec le navire, nous nous embarquâmes pour Assos, où nous devions reprendre Paul ; car cela avait été ainsi décidé, lui-même devant faire la route à pied. Or, lorsqu'il nous eut rejoints à Assos, nous touchâmes, après l'avoir pris, à Mitylène, et, après en être partis, nous arrivâmes le lendemain en face de Chios, le soir nous abordâmes à Samos, et le jour suivant nous parvînmes à Milet. Paul avait en effet résolu de passer devant Éphèse sans s'y arrêter, afin de ne pas perdre de temps en Asie ; car il faisait diligence, afin de se trouver, si cela lui était possible, à Jérusalem le jour de la Pentecôte. Cependant de Milet il envoya à Éphèse, pour faire venir auprès de lui les anciens de l'église, et, lorsqu'ils furent arrivés auprès de lui, il leur dit :« Vous savez comment, dès le premier jour où je suis arrivé en Asie, je me suis, pendant tout le temps, comporté avec vous, m'asservissant au seigneur en toute humilité, au milieu des larmes et des épreuves qui me sont advenues par les embûches des Juifs ; vous savez comment je n'ai rien supprimé de ce qui était utile, pour me dispenser de vous prêcher et de vous enseigner en public et de maison en maison, annonçant, soit aux Juifs, soit aux Grecs, la repentance envers Dieu et la foi en notre seigneur Jésus. Et maintenant, voici, me trouvant, quant à moi, contraint par l'Esprit, je me rends à Jérusalem, sans savoir ce qui m'y adviendra, si ce n'est que, de ville en ville, l'esprit saint m'atteste que des chaînes et des tribulations m'attendent. Mais je n'estime pas que ma vie vaille pour moi-même la peine d'en parler, pourvu que je puisse accomplir ma course et le ministère que j'ai reçu du seigneur Jésus d'annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. Et maintenant, voici, je sais que vous ne verrez plus mon visage, vous tous parmi lesquels j'ai vécu en prêchant le royaume ; c'est pourquoi je vous déclare aujourd'hui, que je suis net du sang de tous ; car je ne me suis point soustrait à l'obligation de vous annoncer tout le conseil de Dieu. Veillez sur vous-mêmes et sur tout le troupeau, au milieu duquel l'esprit saint vous a établis évêques, pour paître l'Église de Dieu, qu'il S'est acquise par Son propre sang, car je sais qu'après mon départ s'introduiront parmi vous des loups dangereux, qui n'épargneront pas le troupeau, et que, du milieu de vous, surgiront des hommes qui prêcheront des doctrines perverses pour entraîner les disciples après eux. C'est pourquoi veillez, vous rappelant que, pendant trois ans, je n'ai pas cessé, nuit et jour, d'exhorter avec larmes chacun de vous. Et maintenant je vous remets au Seigneur et à la parole de Sa grâce, lui qui peut édifier et donner une part d'héritage parmi tous ceux qui ont été sanctifiés. Je n'ai convoité ni l'argent, ni l'or, ni le vêtement de personne ; vous savez vous-mêmes que ce sont les mains que voilà qui ont pourvu à mes besoins et à ceux des personnes qui étaient avec moi ; je vous ai montré qu'il faut, en travaillant ainsi, ménager les faibles et se rappeler les paroles du seigneur Jésus, car il a dit lui-même : « Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. » Après avoir ainsi parlé, il se jeta à genoux et pria avec eux tous. Et ils versèrent tous d'abondantes larmes, et, s'étant jetés au cou de Paul, ils l'embrassaient tendrement, s'affligeant surtout de ce qu'il avait dit qu'ils ne verraient plus son visage, et ils l'accompagnèrent jusques au navire.
Responsorial Psalm
Psalm 71
Éternel, je me réfugie vers toi : que je ne sois jamais confondu ! Par ta justice sauve et délivre-moi ! Penche vers moi ton oreille, et sois-moi secourable ! Sois pour moi un rocher où je trouve un asile, pour que je m'y retire en tout temps ! Tu as résolu de me sauver, car tu es ma citadelle et mon fort. Mon Dieu, sauve-moi de la main de l'impie, du bras du méchant et de l'oppresseur ! Car tu es mon espérance, Seigneur, Éternel, dès mon jeune âge en toi je me confie ; sur toi je m'appuie dès le sein de ma mère, et c'est toi qui m'as tiré de ses flancs ; tu es toujours l'objet de mes louanges. Je suis comme un miracle pour plusieurs : c'est que tu es mon puissant recours. Ma bouche est remplie de tes louanges, tous les jours je te glorifie ! Ne me rejette pas au temps de ma vieillesse ! Quand ma force dépérit, ne me délaisse pas ! Car mes ennemis parlent de moi, et ceux qui épient mon âme, se concertent ensemble, disant : « Dieu l'a délaissé, poursuivez, saisissez-le ; car il est sans libérateur ! » O Dieu, ne sois pas loin de moi ! Mon Dieu, accours à mon aide ! Qu'ils soient confondus, exterminés, les ennemis de mon âme, couverts de honte et d'opprobre, ceux qui cherchent ma perte ! Mais j'aurai toujours espérance, et je pourrai ajouter encore à toutes tes louanges. Ma bouche dira ta justice, chaque jour ton salut, car je ne saurais compter [tous tes bienfaits]. Je viendrai chantant tes hauts faits, Seigneur ; Éternel, c'est ta justice seule que je célébrerai. O Dieu, tu m'as instruit dès mon jeune âge, et jusques aujourd'hui je publie tes merveilles. Mais, toi aussi, jusqu'à la vieillesse, aux cheveux blancs, ô Dieu, ne me délaisse pas ! afin que j'annonce tes faits aux hommes d'à présent, et à tous ceux qui naîtront, ta puissance. Aussi bien ta justice, ô Dieu, atteint au ciel. Tu as fait de grandes choses, ô Dieu ; qui est pareil à toi ? Tu nous fis voir beaucoup d'angoisses et de maux : de nouveau tu nous donneras la vie, et tu nous tireras encore des abîmes de la terre. Daigne augmenter ma grandeur, te tourner vers moi, et me consoler ! Et au son du luth je te louerai, dirai la fidélité, mon Dieu, je te chanterai avec la harpe, Saint d'Israël ! La joie sera sur mes lèvres, car c'est toi que je chanterai, et dans mon âme, car tu l'as délivrée ; ma langue aussi toujours dira ta justice ; car ils sont couverts de honte et d'opprobre ceux qui cherchent ma perte.
Gospel
John 19:25-27
tandis que, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas et Marie la Magdalène. Jésus donc, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Ensuite il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et dès ce moment le disciple la prit chez lui.
Responsorial Psalm
Psalm 74
Hymne d'Asaph.Pourquoi, ô Dieu, rejettes-tu toujours, ta colère fume-t-elle sur le troupeau dont tu es le pasteur ? Aie souvenir de ton peuple que tu acquis autrefois, réclamas comme ta tribu d'héritage, de la montagne de Sion, où tu fixas ta demeure ! Dirige tes pas vers des ruines déjà vieilles ! L'ennemi dévaste tout dans le Sanctuaire. Tes adversaires rugissent au sein de tes parvis : c'est leur culte qu'ils érigent en culte. On dirait des hommes qui lèvent et font retomber les haches dans l'épaisseur d'un bois. Et ils en brisent déjà les sculptures, sous les cognées et les marteaux à la fois. Ils mettent en feu ton Sanctuaire ; sacrilèges ils renversent la demeure de ton nom. Ils disent en leur cœur : « Accablons-les tous ensemble ! » Ils brûlent dans le pays tous les saints lieux d'assemblée. Nous ne voyons plus notre culte, il n'y a plus de prophète, nous n'avons personne qui sache jusques à quand… ! Jusques à quand, ô Dieu, l'ennemi sera-t-il insultant ? Toujours l'ennemi méprisera-t-il ton nom ? Pourquoi retires-tu ta main et ta droite ? Tire-la de ton sein, et extermine ! Cependant Dieu est mon Roi dès les temps de jadis, opérant des délivrances dans le sein du pays. Par ta puissance tu entr'ouvris la mer, tu brisas les têtes des dragons dans ses eaux. Tu fracassas les têtes des Léviathans, et les livras en proie aux hôtes du désert. Tu fis jaillir des sources et des torrents, tu desséchas des fleuves qui ne tarissent jamais. A toi est le jour, et à toi la nuit ; tu disposas les luminaires et le soleil. Tu as placé toutes les bornes de la terre ; l'été et l'hiver, c'est toi qui les as faits. Souviens-t'en : l'ennemi outrage l'Éternel, et un peuple en délire insulte à ton nom. Ne livre pas aux bêtes l'âme de ta tourterelle, et n'oublie pas pour toujours la vie de tes affligés ! Considère l'alliance ! car les retraites du pays sont pleines de repaires de la violence. Ne renvoie pas l'opprimé confus ! Que l'affligé et le pauvre aient à louer ton nom ! Lève-toi, ô Dieu, défends ta cause ! Pense aux outrages que te fait l'impie tous les jours ! N'oublie pas la clameur de tes ennemis, la rumeur de tes adversaires qui s'élève sans cesse.
Responsorial Psalm
Psalm 84
Au maître chantre. En githith. Cantique des fils de Coré.Que tes demeures sont aimables, Éternel des armées ! Mon cœur se pâme, il languit après les parvis de l'Éternel ; mon âme et ma chair crient au Dieu vivant. Le passereau même se trouve une demeure, et l'hirondelle un nid, où ils déposent leur couvée, près de tes autels, Éternel des armées, mon Roi et mon Dieu ! Heureux les habitants de ta maison ! Ils te louent encore. (Pause) Heureux l'homme dont tu es le soutien, et que son cœur porte à s'acheminer vers toi ! Traversant la vallée des pleurs, il la trouve pour lui arrosée de fontaines, et la pluie d'automne la couvre d'abondance. Il chemine, et ses forces augmentent : il se présente enfin devant Dieu en Sion. Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière ! Prête l'oreille, Dieu de Jacob ! (Pause) O notre bouclier, regarde, ô Dieu, abaisse un regard sur la face de ton Oint ! Car mieux vaut un jour dans tes parvis, que mille autres ; j'aime mieux me tenir au seuil de la maison de mon Dieu, que d'habiter les tentes de l'impiété. Car l'Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l'Éternel donne grâce et magnificence, ne refuse aucun bien à qui suit la droiture. Éternel des armées, heureux l'homme qui se confie en toi !
Responsorial Psalm
Psalm 83
Cantique d'Asaph.O Dieu, ne garde pas le silence, ne sois point sourd, ne te tiens pas en repos, ô Dieu ! Car voici, tes ennemis sont en rumeur, et ceux qui te haïssent, lèvent la tête ; ils trament contre ton peuple un astucieux complot, et se concertent contre tes protégés. Ils disent : « Sus ! exterminons-les du milieu des peuples, que le nom d'Israël ne soit plus rappelé désormais ! » Car ils se concertent d'un commun accord, ils font alliance contre toi : ce sont les tentes d'Edom et des Ismaëlites, Moab et les Hagariens, Gebal et Amman et Amalek, la Philistie avec les habitants de Tyr ; Assur aussi s'unit à eux, et prête son bras aux enfants de Lot. (Pause) Traite-les comme Madian, comme Sisera, comme Jabin au torrent de Kison, qui furent défaits à En-Dor, et fumèrent le sol ! Rends-les, rends leurs princes pareils à Horeb et à Zéeb, et tous leurs rois, à Zébah et Tsalmunah ; car ils disent : « Rendons-nous maîtres des demeures de Dieu ! » Mon Dieu, assimile-les au tourbillon, à la balle livrée au vent, au feu qui dévore la forêt, et à la flamme qui embrase la montagne ! Ainsi, poursuis-les de ta tempête, et terrifie-les par ton ouragan ! Couvre leur visage de honte, afin qu'ils s'enquièrent de ton nom, Éternel ! Qu'ils soient confondus et terrifiés pour toujours, et qu'ils périssent avec ignominie ! afin qu'ils sachent que ton nom, Etemel, ton nom seul est souverain sur toute la terre.
Evening Prayer — First Lesson
Daniel 7
La première année de Belschazar, roi de Babel, Daniel étant couché eut un songe et des visions en son esprit. Ensuite il mit le songe par écrit, il raconta le sommaire de la chose. Daniel prit la parole et dit : Pendant ma vision nocturne je regardais, et voici, les quatre vents du ciel, firent irruption sur la grande mer. Et quatre grands animaux surgirent de la mer, différents l'un de l'autre. Le premier était comme un lion, et avait les ailes d'un aigle ; je regardais, jusqu'à ce que les ailes lui furent arrachées, et il fut soulevé de terre, et mis debout sur ses pieds comme un homme, et un cœur humain lui fut donné. Et voici, un autre animal, le second, ressemblait à un ours, il se tenait debout sur un seul côté, et il avait trois côtes dans, sa gueule entre ses dents, et on lui disait : Allons ! dévore force chair ! Après celui-ci, je regardais toujours, et voici un autre animal tel qu'une panthère, et il portait quatre ailes d'oiseau sur sa croupe, et l'animal avait quatre têtes, et l'empire lui fut donné. Après celui-ci, je regardais toujours durant les visions nocturnes, et voici un quatrième animal terrible et formidable et extraordinairement fort, et il avait de grosses dents de fer, il dévorait et brisait, et il foulait les restes avec ses pieds, et il différait de tous les animaux qui l'avaient précédé, et il avait dix cornes. J'observai les cornes, et voici, une autre petite corne surgit au milieu d'elles, et trois des premières cornes furent arrachées par celle-ci ; et voici, cette corne avait des yeux comme des yeux d'homme, et une bouche qui parlait avec orgueil. Je regardais toujours, jusqu'à ce que des sièges furent placés, et l'Ancien des jours prit séance ; son manteau était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête comme une laine pure, des flammes de feu formaient son trône dont les roues étaient un feu allumé. Un fleuve de feu coula et jaillit de lui ; mille milliers le servaient, et des myriades de myriades se tenaient devant lui ; le tribunal prit séance, et les livres furent ouverts. Je regardais toujours, alors, à cause des discours orgueilleux que prononçait la corne, et comme je regardais, l'animal fut tué, et son corps périt et il fut jeté dans le feu ardent. Quant aux autres animaux, leur empire leur fut aussi ôté, car la longueur de leur vie avait été limitée pour eux à un temps et à une époque. Je regardais durant les visions nocturnes, et voici, sur les nuées du ciel arrivait quelqu'un qui ressemblait à un fils de l'homme, et il parvint jusqu'à l'Ancien des jours, et ils le firent approcher de Lui. Et à lui fut donné l'empire, l'honneur et la royauté, afin que tous les peuples, les nations, et les hommes de toute langue le servent ; son empire est un empire éternel qui ne passera point, et sa royauté est impérissable. Moi Daniel, je sentais dans mon intérieur mon cœur attristé, et mes visions m'effrayaient. J'abordai l'un de ceux qui étaient là debout, et je le priai de me faire avoir une certitude sur toutes ces choses ; et il me parla et me découvrit le sens de toutes ces choses : « Ces grands animaux, qui sont au nombre de quatre, c'est quatre rois qui s'élèveront de la terre. Mais les saints du Très-Haut recevront l'empire et posséderont l'empire éternellement et dans toute l'éternité. » Alors je désirai d'avoir une certitude sur le quatrième animal, qui était différent d'eux tous, singulièrement terrible, et qui avait des dents de fer, et des griffes d'airain, qui dévorait, et brisait, et foulait les restes avec ses pieds ; et sur les dix cornes qui étaient à sa tête, et sur l'autre qui surgit, et devant laquelle il y en eut trois qui tombèrent, et cette corne avait et des yeux et une bouche qui parlait avec orgueil, et elle avait une plus grande apparence que ses compagnes. Je regardais comme cette corne faisait la guerre aux saints, et remportait la victoire sur eux, jusqu'à ce que l'Ancien des jours vint, et qu'il fut fait droit aux saints du Très-Haut, et que le temps arriva où les saints devaient posséder l'empire. Il me parla ainsi : Le quatrième animal, c'est un quatrième empire qui existera sur la terre, qui sera différent de tous les empires, et qui dévorera toute la terre, et la foulera, et la pulvérisera. Et les dix cornes, ce sont dix rois qui naîtront de cet empire, et il s'en élèvera après eux un autre qui sera différent des trois précédents et humiliera trois rois. Et il tiendra des discours contre le Très-Haut, et il froissera les saints du Très-Haut, et il aura la pensée de changer les temps de fête et la Loi ; et ils seront livrés entre ses mains un temps, et [deux] temps, et la moitié d'un temps. Mais le tribunal prendra séance, et on lui ôtera la domination afin de le détruire et de l'anéantir pour jamais. Et la royauté, et la domination et la puissance de tous les empires qui sont sous le ciel entier, seront données au peuple des saints du Très-Haut ; son empire est un empire éternel, et toutes les dominations le serviront et lui obéiront. Ici finit le récit. Moi Daniel, je fus fort effrayé de mes visions, et je changeai de couleur ; mais je gardai la chose dans mon cœur.
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II Corinthians 6
Mais, puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons aussi à ne pas recevoir inutilement la grâce de Dieu, (car il est dit : « Au temps favorable Je t'ai exaucé, et au jour du salut Je t'ai secouru ; » voici, c'est maintenant le temps particulièrement favorable ; voici, c'est maintenant le jour du salut), nous qui ne donnons prise sur aucun point, afin que le ministère ne soit pas critiqué, mais qui nous rendons recommandables à tous égards, comme il convient à des serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience au milieu des tribulations, au milieu des calamités, au milieu des détresses, au milieu des coups, au milieu des prisons, au milieu des troubles, au milieu des fatigues, au milieu des veilles, au milieu des jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bienveillance, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de la vérité, par la puissance de Dieu ; employant les armes offensives et défensives de la justice, tirant parti de la gloire et de l'infamie, de la mauvaise et de la bonne renommée ; tenus pour fourbes, quoiqu'étant véridiques ; tenus pour inconnus, quoiqu'étant bien connus ; tenus pour mourants, et voici, nous vivons ; tenus pour châtiés, quoique n'étant point mis à mort ; tenus pour désolés, mais étant toujours joyeux ; tenus pour pauvres, mais rendant riches bien des hommes ; tenus, pour ne rien avoir, quoique possédant toutes choses. Notre bouche s'est ouverte pour vous, Corinthiens, notre cœur s'est élargi ; vous n'êtes point à l'étroit au dedans de nous, tandis que vous êtes à l'étroit dans vos propres entrailles ; mais rendez-nous la pareille (je vous parle comme à mes enfants) en vous élargissant aussi. Ne portez pas, en vous unissant aux infidèles, un joug étranger ; car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'impiété, ou quelle communauté entre la lumière et les ténèbres ? Mais encore quelle harmonie y a-t-il entre Christ et Béliar, ou quelle relation entre un fidèle et un infidèle ? Mais enfin quel accord y a-t-il entre le sanctuaire de Dieu et les idoles ? Car c'est nous qui sommes le sanctuaire du Dieu vivant, selon que Dieu a dit : « J'habiterai et Je marcherai parmi eux, et Je serai leur Dieu, et eux seront Mon peuple ; c'est pourquoi sortez du milieu d'eux et tenez-vous à part, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur, et c'est Moi qui vous accueillerai, et Je serai pour vous un père, et vous, vous serez pour Moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. »
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Hebrews 4
Craignons donc, puisque la promesse d'entrer dans Son repos subsiste encore, que quelqu'un de vous ne paraisse y avoir renoncé ; car, nous aussi, nous avons reçu cette bonne nouvelle comme ceux-là, mais la parole qu'ils ont ouïe ne leur a servi de rien, parce qu'ils ne se sont pas intimement unis par la foi à ceux qui l'ont écoutée : En effet, nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu'il dit : « Voici le serment que J'ai fait dans Ma colère : Jamais ils n'entreront dans Mon repos, » quoique Ses œuvres fussent accomplies depuis la fondation du monde ; car, touchant le septième jour, Il s'exprime quelque part ainsi : « Et Dieu se reposa le septième jour de toutes Ses œuvres ; et Il dit, d'un autre côté, dans ce passage-là : « Jamais ils n'entreront dans Mon repos. » Puis donc qu'on doit encore s'attendre à ce que quelques-uns y entrent, et puisque ceux qui avaient, les premiers, reçu la bonne nouvelle n'y sont pas entrés à cause de leur désobéissance ; Il fixe derechef un certain jour, « aujourd'hui, » en disant dans la personne de David, après un si long espace de temps, comme Il l'a dit ci-dessus : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs ; en effet, si Josué leur avait donné le repos, Il n'aurait certes pas, après cela, parlé d'un autre jour. Ainsi un repos sabbatique attend encore le peuple de Dieu, car celui qui entre dans Son repos, se repose, lui aussi, de ses œuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes. Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos, afin que personne ne donne, en tombant, le même exemple de désobéissance ; car la parole de Dieu est vivante, et évidente, et plus tranchante que toute épée à deux tranchants, et si pénétrante qu'elle divise l'âme et l'esprit, jusques dans les jointures et les moelles, et elle juge les pensées et les dispositions du cœur, et aucune créature ne lui est cachée ; mais toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de Celui avec qui nous avons affaire. Ayant donc un grand prêtre suprême qui a traversé les cieux, Jésus le fils de Dieu, restons fermement attachés à notre confession ; car nous n'avons pas un grand prêtre qui ne peut pas compatir à nos faiblesses, mais il a au contraire été tenté en toutes choses d'une manière semblable, sans pécher ; approchons-nous donc, avec une ferme assurance, du trône de la grâce, afin de recevoir, par la miséricorde et la grâce, un secours opportun.
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Acts 13:1-12
Or, il y avait à Antioche, dans l'église qui s'y trouvait, des prophètes et des docteurs, à savoir Barnabas et Siméon appelé Niger, et Lucius le Cyrénéen, et Manahen compagnon d'enfance d'Hérode le tétrarque, et Saul. Et, pendant qu'ils étaient occupés au culte du Seigneur et qu'ils jeûnaient, l'esprit saint dit : « Mettez immédiatement à part pour moi Barnabas et Saul, en vue de l'œuvre à laquelle je les ai appelés. » Alors, après avoir jeûné et prié et leur avoir imposé les mains, ils les congédièrent. Eux donc, ayant été députés par le saint esprit, descendirent à Séleucie, et de là naviguèrent vers l'île de Chypre ; arrivés à Salamine, ils annonçaient la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs ; or ils avaient aussi Jean comme auxiliaire. Ayant ensuite traversé toute l'île jusques à Paphos, ils rencontrèrent un certain personnage, magicien et faux prophète, Juif, nommé Barjésus, lequel vivait auprès du proconsul Sergius Paulus, qui était un homme intelligent. Celui-ci, ayant fait venir Barnabas et Saul, témoigna le désir d'entendre la parole de Dieu. Mais Élymas, (le magicien, car c'est ainsi que se traduit son nom) s'opposait à eux, en cherchant à détourner le proconsul de la foi. Mais Saul, qui est aussi appelé Paul, rempli d'esprit saint, ayant fixé sur lui ses regards, dit : « O toi, qui es plein de toute espèce de ruse et de malice, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de pervertir les voies droites du Seigneur ? Et maintenant, voici, la main du Seigneur est sur toi, et tu seras aveugle et tu ne verras point le soleil pour un certain temps. » Aussitôt il fut enveloppé d'un brouillard et de ténèbres, et, allant ici et là, il cherchait des guides. Alors le proconsul, ayant vu ce qui s'était passé, crut, et il était tout rempli de stupéfaction de la doctrine du seigneur.
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2 Timothy 3:10-17
Quant à toi, tu t'es attaché à suivre mon enseignement, ma conduite, ma résolution, ma foi, ma constance, ma patience, mes persécutions, mes souffrances, telles que je les ai endurées à Antioche, à Icône, à Lystres. A quelles persécutions n'ai-je pas été en butte ? Et le Seigneur m'a délivré de toutes ! Mais tous ceux qui veulent vivre pieusement en Christ Jésus, seront aussi persécutés. Quant aux hommes méchants et aux imposteurs, ils iront de mal en pis, eux qui sont tout à la fois séducteurs et séduits. Pour toi, persévère dans ce que tu as appris et admis avec certitude, sachant de qui tu l'as appris, et que, dès l'enfance, tu connais les lettres sacrées qui peuvent te perfectionner pour le salut par la foi en Christ Jésus ; toute écriture inspirée de Dieu étant utile pour instruire, pour reprendre, pour redresser, pour corriger selon la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre.
Gospel
Mark 7
Et auprès de lui se réunissent les pharisiens et quelques-uns des scribes venus de Jérusalem ; et ayant vu que quelques-uns de ses disciples prenaient leur repas avec des mains souillées, c'est-à-dire non lavées… (car les pharisiens et tous les Juifs ne mangent point qu'ils ne se soient lavé les mains à poing fermé, conformément à la tradition des anciens, et lorsqu'ils viennent de la place publique ils ne mangent point, qu'ils ne se soient purifiés, et il est plusieurs autres observances qui leur ont été transmises, comme les lavages des coupes, et des brocs, et des vases d'airain)… Et les pharisiens et les scribes lui demandent : « Pourquoi tes disciples ne se conforment-ils pas à la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec des mains souillées ? » Mais il leur dit : « Comme Ésaïe a bien prophétisé sur vous autres hypocrites, selon qu'il est écrit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; Mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. Mettant de côté le commandement de Dieu, vous retenez la tradition des hommes. » Et il leur disait : « Comme vous savez bien abroger le commandement de Dieu, afin d'observer votre tradition ; car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort ; mais vous, vous dites : « Si un homme dit à son père ou à sa mère : Corban (c'est-à-dire offrande) est fait de ce dont je pourrais t'assister, » vous ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou sa mère, abrogeant la parole de Dieu par la tradition que vous avez transmise. Et vous faites beaucoup de choses semblables à celles-là. » Et ayant de nouveau appelé à lui la foule, il leur dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez ! Rien de ce qui du dehors de l'homme entre en lui ne le souille, mais c'est ce qui sort de l'homme qui souille l'homme. [ Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende.] » Et lorsqu'il fut rentré au logis loin de la foule, les disciples l'interrogeaient sur cette parabole. Et il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes sans intelligence ! Ne comprenez-vous pas que tout ce qui du dehors entre dans l'homme ne peut pas le souiller, car cela n'entre pas dans son cœur ; mais dans son ventre, et de là va au retrait, lequel purifie tous les aliments. » Mais il disait : « Ce qui sort de l'homme ? voilà ce qui souille l'homme ; car c'est du dedans, c'est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les impudicités, les larcins, les meurtres, les adultères, les cupidités, les méchancetés, la ruse, la débauche, l'envie, la calomnie, l'orgueil, la déraison. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l'homme. » Or s'étant éloigné de là, il s'en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon, et étant entré dans une maison, il voulait que personne ne le sût. Et il ne put demeurer caché, mais aussitôt une femme dont la fille avait un esprit impur ayant ouï parler de lui, vint se jeter à ses pieds. Or cette femme était grecque, syrienne, phénicienne d'origine, et elle l'implorait afin qu'il chassât le démon hors de sa fille. Et il lui disait : « Laisse d'abord les enfants se rassasier ; car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle répliqua et lui dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi sous la table mangent une partie des miettes des petits enfants. » Et il lui dit : « A cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. » Et s'en étant allée dans sa maison, elle trouva la petite fille couchée sur son lit, et le démon sorti. Et étant ressorti du territoire de Tyr, il vint, en traversant Sidon, vers la mer de Galilée, par le milieu du territoire de la Décapole. Et on lui amène un sourd dont la voix était confuse, et on le sollicite afin qu'il pose la main sur lui. Et l'ayant emmené à l'écart loin de la foule, il mit ses doigts dans ses oreilles, et ayant craché, il toucha sa langue ; puis, ayant levé les yeux vers le ciel, il soupira, et lui dit : « Ephphatha, » ce qui signifie : « Ouvre-toi. » Et ses oreilles s'ouvrirent, et le lien de sa langue se délia, et il parlait régulièrement. Et il leur enjoignit de n'en parler à personne ; mais plus il le leur interdisait, d'autant plus s'empressaient-ils de le proclamer ; et ils étaient dans une stupéfaction extrême, et disaient : « Il a tout fait d'une manière admirable, puisqu'il fait même ouïr les sourds et parler ceux qui sont sans voix. »
Evening Prayer — Second Lesson
2 Peter 2
Sans doute, il y a eu aussi de faux prophètes parmi le peuple, de même que parmi vous aussi il y aura de faux docteurs qui introduiront des hérésies pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux-mêmes une subite perdition ; et leurs débauches trouveront de nombreux sectateurs, à cause desquels la voie de la vérité sera calomniée ; et dans leur cupidité ils vous exploiteront au moyen de discours fallacieux ; mais il y a longtemps que pour eux la sentence est prête, et que leur perdition ne sommeille plus. Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais les a plongés dans les fosses obscures de l'enfer, où ils sont gardés pour le jugement ; et s'il n'a pas épargné l'ancien monde, mais si, lorsqu'il a déchaîné le déluge sur le monde des impies, Il a préservé Noé, lui huitième, comme prédicateur de la justice ; et s'il a condamné, en les réduisant en cendres, les villes de Sodome et de Gomorrhe, dont Il a fait pour les impies une préfiguration de l'avenir ; et s'il a protégé le juste Loth, victime de la conduite débordée des hommes pervers, (car ce juste, qui habitait parmi eux, avait journellement son âme juste mise à la torture par les œuvres criminelles dont ses yeux et ses oreilles le rendaient témoin) ; le Seigneur sait délivrer de la tentation ceux qui sont pieux, et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement, surtout ceux qui s'adonnent charnellement à une convoitise impure, et qui méprisent la Seigneurie. Audacieux, insolents, ils ne craignent pas de calomnier les gloires, tandis que les anges, qui sont plus grands en force et en puissance, ne portent pas contre elles devant le Seigneur un jugement calomniateur. Mais pour ceux-ci, comme des animaux privés de raison dont la nature est de naître pour être pris et tués, calomniant ce qu'ils ignorent, ils seront victimes de leur propre corruption, en recevant la rétribution due à l'injustice, eux qui mettent leur plaisir dans les délices du jour, hommes tarés et flétris qui se livrent aux excès dans leurs agapes en faisant bonne chère avec vous, qui ont les yeux fixés sur la femme adultère et insatiables de péché, qui prennent par leurs amorces les âmes mal affermies, qui ont un cœur exercé à la cupidité, enfants de malédiction ! Après avoir abandonné le droit chemin, ils se sont égarés ; ayant suivi le chemin de Balaam, fils de Béor, ils ont préféré la rétribution due à l'injustice ; mais reçut une leçon pour sa propre prévarication : une bête de somme muette, s'étant exprimée par la voix au milieu des hommes, s'opposa à la démence du prophète. Ces gens-là sont des sources sans eau et des nuées chassées par un tourbillon ; c'est à eux qu'est réservée l'obscurité des ténèbres ; car, en proférant d'orgueilleux discours pleins d'inanité, ils prennent à l'amorce de la débauche, au sein des convoitises de la chair, les hommes qui viennent à peine d'échapper, qui vivent dans l'égarement, leur promettant la liberté, eux qui sont eux-mêmes esclaves de la corruption ; car on est esclave de qui vous subjugue. Or, si, après avoir abandonné les souillures du monde, grâce à la connaissance du seigneur et sauveur Jésus-Christ, ils sont de nouveau enlacés et subjugués par elles, leur nouvelle condition est pire que la première ; car il leur valait mieux n'avoir point connu la voie de la justice, que de se détourner, une fois qu'ils l'avaient connue, du saint commandement qui leur avait été transmis ; en eux s'est réalisée la vérité du proverbe : « C'est un chien retourné à son propre vomissement, et c'est une truie lavée allant se vautrer dans la boue. »
Gospel
John 21:15-25
Lors donc qu'ils eurent fait collation, Jésus dit à Simon Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Il lui dit : « Oui, Seigneur ; tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Pais mes agneaux. » Il lui redit une seconde fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui dit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Fais paître mes brebis. » Il lui dit pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois : « M'aimes-tu ? » et il dit : « Seigneur, tu sais toutes choses, tu connais que je t'aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis. En vérité, en vérité je te le déclare, lorsque tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te portera là où tu ne veux pas. » Or il dit cela pour indiquer par quel genre de mort il glorifierait Dieu, et après avoir dit cela, il dit : « Suis-moi. » Pierre, s'étant retourné, se voit suivi par le disciple que Jésus aimait, et qui, pendant le repas, s'était appuyé contre sa poitrine, et qui avait dit : « Seigneur, quel est celui qui doit te livrer ? » Pierre donc l'ayant vu dit à Jésus : « Seigneur, mais celui-ci, qu'en sera-t-il ? » Jésus lui dit : « Si je veux qu'il demeure jusques à ce que je vienne, que t'importe ? Quant à toi, suis-moi. » Le bruit se répandit donc parmi les frères, que ce disciple ne devait pas mourir ; mais Jésus ne lui dit pas : « Il ne doit point mourir, » mais : « Si je veux qu'il demeure jusques à ce que je vienne, que t'importe ? » C'est lui qui est le disciple qui atteste ces choses, et qui a aussi écrit ces choses, et nous savons que son témoignage est véridique ; mais il y a encore beaucoup d'autres choses qu'a faites Jésus, lesquelles, si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres où elles seraient écrites.
Gospel
Matthew 18:10-14
Prenez garde de ne pas mépriser un seul de ces petits ; car je vous déclare que leurs anges contemplent constamment dans le ciel la face de mon Père qui est dans les cieux. [Car le fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.] Que vous en semble ? Si un homme avait cent brebis et qu'une d'elles se fût égarée, est-ce qu'il ne laissera pas les quatre-vingt-dix-neuf brebis sur les montagnes pour aller chercher celle qui s'est égarée ? Et s'il arrive qu'il la trouve, en vérité je vous déclare qu'il éprouve à son sujet plus de joie que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. De même, ce n'est pas la volonté de mon Père qui est dans les cieux, qu'un seul de ces petits se perde.
Gospel
Matthew 26
Et il advint, lorsque Jésus eut terminé tous ces discours, qu'il dit à ses disciples : « Vous savez que dans deux jours a lieu la Pâque, et que le fils de l'homme doit être livré pour être crucifié. » Alors les grands prêtres et les anciens du peuple se rassemblèrent dans la cour du grand prêtre appelé Caiaphas, et ils délibérèrent en commun, afin de se saisir par ruse de Jésus et de le mettre à mort. Mais ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'émeute parmi le peuple. » Or Jésus s'étant trouvé à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme s'approcha de lui tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de grand prix, et elle le versait sur sa tête pendant qu'il était à table. Ce que les disciples ayant vu ils s'en indignèrent en disant : « Pourquoi cette profusion ? Car il pouvait être vendu très cher, et être donné aux pauvres. » Mais Jésus l'ayant su, leur dit : « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Car elle a accompli une bonne œuvre envers moi ; en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais moi, vous ne devez pas m'avoir toujours ; car celle-ci, en jetant ce parfum sur mon corps, l'a fait en vue de mes funérailles. Mais en vérité je vous le déclare : où que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, s'étant rendu auprès des grands prêtres, leur dit : « Que voulez-vous me donner, et de mon côté je vous le livrerai ? » Et ils lui pesèrent trente pièces d'argent. Et dès lors il cherchait une bonne occasion pour le livrer. Or le premier jour de la fête des pains sans levain les disciples vinrent à Jésus en disant : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dit : « Allez dans la ville auprès d'un tel, et dites-lui : « Le maître dit : Mon temps est proche ; je vais faire chez toi la pâque avec mes disciples. » Et les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit, et ils préparèrent la pâque. Or, quand le soir fut venu, il était à table avec les douze ; et pendant qu'ils mangeaient, il dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous me livrera. » Et vivement attristés ils se mirent chacun à lui dire : « Est-ce que c'est moi, Seigneur ? » Mais il répliqua : « Celui qui a trempé avec moi la main dans le plat, celui-là me livrera. Le Fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été écrit de lui, mais malheur à cet homme par qui le Fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et Judas qui le livrait répliqua : « Est-ce que c'est moi, Rabbi ? » Il lui dit : « Tu l'as dit. » Or, pendant qu'ils mangeaient, Jésus, ayant pris du pain et prononcé une bénédiction, le rompit, et après l'avoir donné aux disciples, il dit : « Prenez, mangez ; ceci est mon corps. » Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs, en vue de la rémission des péchés. Mais je vous le déclare : désormais je ne boirai certainement plus de ce produit de la vigne, jusqu'à ce jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous à cause de moi cette nuit-ci ; car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui répliqua : « Si tous viennent à trébucher à cause de toi, pour moi je ne trébucherai jamais. » Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que cette nuit-ci, avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois. » Pierre lui dit : « Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas. » Tous les disciples aussi parlèrent de même. Alors Jésus arrive avec eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Asseyez-vous ici, jusques à ce que, après m'être rendu là, j'aie prié. » Et ayant pris avec lui Pierre, et les deux fils de Zébédée, il commença à être triste et abattu. Alors il leur dit : « Mon âme est triste jusqu'à la mort ; demeurez ici, et veillez avec moi. » Et s'étant un peu avancé il se prosterna le visage contre terre, priant et disant : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi. Toutefois non pas comme moi je veux, mais comme Toi. » Et il vient vers les disciples, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Ainsi vous n'avez pas pu veiller une seule heure avec moi ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » S'étant retiré derechef une seconde fois, il fit cette prière : « Mon Père, si elle ne peut pas s'éloigner sans que je la boive, que Ta volonté se fasse. » Et étant revenu, il les retrouva endormis ; leurs yeux en effet s'étaient appesantis. Et les ayant laissés, il s'en alla derechef, et pria une troisième fois, en répétant encore les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; car voici, l'heure s'approche, et le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et pendant qu'il parlait encore, voici, Judas l'un des douze survint, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Or, celui qui le livrait leur avait donné une indication en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le. » Et s'étant aussitôt approché de Jésus il dit : « Salut, Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Mais Jésus lui dit : « Camarade, sois à ce qui t'amène ! » Alors s'étant approchés ils mirent la main sur Jésus et se saisirent de lui. Et voici, l'un de ceux qui étaient avec lui ayant étendu la main tira son épée, et ayant frappé l'esclave du grand prêtre, il lui enleva l'oreille. Alors Jésus lui dit : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui auront pris l'épée périront par l'épée ; ou bien t'imagines-tu que je ne puis invoquer mon Père, et Il me fournira tout de suite plus de douze légions d'anges ? Mais dans ce cas comment les écritures se fussent-elles accomplies ? Car il faut qu'il en advienne ainsi. » En ce moment-là Jésus dit à la foule : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais assis dans le temple, occupé à enseigner, et vous ne vous êtes pas saisis de moi. Mais tout cela est advenu, afin que les écritures des prophètes fussent accomplies. » Alors tous ses disciples l'ayant abandonné s'enfuirent. Mais ceux qui s'étaient saisis de Jésus l'amenèrent chez Caiaphas le grand prêtre, où les scribes et les anciens étaient rassemblés. Or Pierre le suivait de loin jusqu'à la cour du grand prêtre, et y étant entré, il se tenait assis avec les valets pour voir la fin. Mais les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un faux témoignage contre Jésus, afin de le faire mourir, et ils n'en trouvèrent pas, quoiqu'il se fût présenté beaucoup de faux témoins. Mais à la fin il se présenta deux faux témoins qui dirent : « Celui-ci a dit : « Je peux détruire le sanctuaire de Dieu, et le rebâtir en trois jours. » Et le grand prêtre s'étant levé, lui dit : « Est-ce que tu ne réponds rien à ce dont ceux-ci témoignent contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Et le grand prêtre lui dit : « Je t'adjure, au nom du Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le fils de Dieu ? » Jésus lui dit : « C'est toi qui l'as dit. D'ailleurs je vous le déclare : dès à présent vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements en disant : « Il a blasphémé. Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voyez ; maintenant vous venez d'entendre le blasphème. Que vous en semble ? » Et eux répliquèrent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage, et ils le souffletèrent, et il y en eut qui le fustigèrent en disant : « Prophétise-nous, Christ, qui est celui qui t'a frappé. » Cependant Pierre se tenait assis dehors dans la cour, et une servante s'approcha de lui en disant : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. » Mais il le nia devant tous en disant : « J'ignore de quoi tu parles. » Et une autre le vit comme il se retirait sous le porche, et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus le Nazoréen. » Et il nia derechef en disant avec serment : « Je ne connais pas cet homme. » Et peu de temps après, ceux qui étaient là s'étant approchés dirent à Pierre : « Vraiment, tu es aussi des leurs, car ton langage encore te fait reconnaître. » Alors il se mit à proférer des imprécations et à dire : « Je jure que je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : « Avant que le coq ait chanté tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti, il pleura amèrement.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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