Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

Galatians 3:23-29

Or, avant que vînt la foi, nous étions tous enfermés sous la garde de la loi, en attendant la foi qui devait être révélée ; en sorte que la loi a été le pédagogue qui nous a conduits à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. Mais une fois la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue ; car, tous, vous êtes fils de Dieu par la foi en Christ Jésus. Vous tous, en effet, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ ; il n'y a ici ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a point de mâle et point de femme, car tous vous êtes un seul être en Christ Jésus. Mais, si vous appartenez à Christ, vous êtes donc de la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse.

First Reading

Jeremiah 45

La parole qu'adressa Jérémie, le prophète, à Baruch, fils de Nérija, quand celui-ci écrivit toutes ces paroles dans un livre, sous la dictée de Jérémie, la quatrième année de Jéhojakim, fils de Josias, roi de Juda ; il dit : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël, à toi, Baruch : Tu dis : Que je suis malheureux ! car l'Éternel a ajouté pour moi le chagrin à la douleur ; je suis fatigué par mes soupirs, et je ne trouve aucun repos. Parle-lui ainsi : Ainsi parle l'Éternel : Voici, ce que j'ai bâti, je le démolirai, et ce que j'ai planté, je l'arracherai, c'est-à-dire, tout ce pays. Et toi, tu demanderais pour toi de grandes choses ! Ne les demande pas ! car voici, je fais fondre le malheur sur toute chair, dit l'Éternel, mais je te donnerai ta vie pour butin dans tous les lieux où tu iras.

First Reading

Hosea 14:1-9

Reviens, Israël, à l'Éternel ton Dieu ! car par ton crime tu préparas ta chute. Prenez avec vous des paroles [pour offrande] et revenez à l'Éternel ! Dites-lui : « Pardonne tous les crimes, et agrée que nous t'offrions pour victimes nos promesses. L'Assyrie ne sera plus notre aide ; nous ne monterons plus les chevaux et nous n'appellerons plus l'œuvre de nos mains notre Dieu, puisque auprès de toi l'orphelin trouve compassion. Je réparerai leur révolte ; je les aimerai spontanément, car ma colère se détourne d'eux. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme un lis, et prendra racine comme le Liban ; ses jets pousseront, sa magnificence sera égale à l'olivier, et il aura un parfum comme le Liban. On reviendra habiter à son ombre, ranimer les blés, et verdir comme la vigne, et son renom sera comme celui du vin du Liban. Éphraïm, qu'ai-je encore à faire avec les idoles ? Je veux l'exaucer et avoir les yeux sur lui, et être pour lui comme un cyprès verdoyant ; de moi tu recevras tes fruits. » Que celui qui est sage, comprenne ces choses ! intelligent, qu'il les connaisse ! car les voies de l'Éternel sont droites, et les justes y marchent, mais les pécheurs y trébuchent.

Morning Prayer — First Lesson

1 Kings 22

Et il y eut entre eux une trêve de trois ans, car il n'y eut pas guerre entre la Syrie et Israël. Et la troisième année, Josaphat, roi de Juda, descendit chez le roi d'Israël. Et le roi d'Israël dit à ses serviteurs : Savez-vous que Ramoth en Galaad est à nous ? Et nous ne parlons pas de la reprendre des mains du roi de Syrie ? Et il dit à Josaphat : Veux-tu venir avec moi attaquer Ramoth en Galaad ? Et Josaphat dit au roi d'Israël : Nous irons de pair moi et toi, mon monde et ton monde, ma cavalerie et ta cavalerie. Et Josaphat dit au roi d'Israël : Requiers donc aujourd'hui la parole de l'Éternel ! Alors le roi d'Israël réunit les prophètes, près de quatre cents hommes, et il leur dit : Marcherai-je à l'attaque de Ramoth en Galaad, ou m'abstiendrai-je ? Et ils lui dirent : Tiens la campagne et le Seigneur la livrera aux mains du roi. Et Josaphat dit : N'y a-t-il plus ici de prophète de l'Éternel, que nous puissions interroger ? Et le roi d'Israël dit à Josaphat : Il y a encore un homme par qui nous pouvons consulter l'Éternel ; mais je le hais, parce qu'il ne me prédit pas du bien, mais du mal, Michée, fils de Jimla. Et Josaphat dit : Que le roi ne s'exprime pas ainsi ! Alors le roi d'Israël manda un eunuque et lui dit : Fais vite venir Michée, fils de Jimla. Or le roi d'Israël et Josaphat, roi de Juda, étaient assis chacun sur son trône, revêtus du costume, dans un local à l'entrée de la porte de Samarie, et tous les prophètes prophétisaient devant eux. Et Sédécias, fils de Knaana, se fit des cornes de fer et dit : Ainsi parle l'Éternel : Avec ceci tu culbuteras les Syriens jusqu'à les détruire. Et tous les prophètes prophétisèrent de même et dirent : Marche contre Ramoth en Galaad, et tu réussiras, et l'Éternel la livrera entre les mains du roi. Cependant le messager parti pour mander Michée lui parla en ces termes : Voici, les paroles des prophètes ont été unanimement favorables au roi : que ta réponse soit donc semblable à la réponse de chacun d'eux, et parle favorablement. Et Michée dit : Par la vie de l'Éternel ! Ce que l'Éternel me dira, je le rendrai. Et quand il fut arrivé auprès du roi, le roi lui dit : Michée, marcherons-nous sur Ramoth en Galaad pour l'attaquer, ou bien nous abstiendrons-nous ? Et il lui répondit : Mets-toi en campagne et tu réussiras, et l'Éternel la livrera aux mains du roi. Et le roi lui dit : Combien de fois me faudra-t-il t'adjurer de ne me dire que la vérité, au nom de l'Éternel ? Et il répondit : Je vois tout Israël épars sur les montagnes comme un troupeau sans pasteur. Et l'Éternel dit : Ils n'ont plus de souverain ; qu'ils retournent chacun dans sa demeure en paix ! Alors le roi d'Israël dit à Josaphat : Ne te l'ai-je pas dit ? Il ne me prédit pas du bonheur, mais du malheur. Et il reprit : En conséquence écoute la parole de l'Éternel ! J'ai vu l'Éternel assis sur son trône et toute l'armée des Cieux debout près de Lui à sa droite et à sa gauche. Et l'Éternel dit : Qui fascinera Achab pour qu'il marche et aille tomber à Ramoth en Galaad ? Et l'un parla d'une manière et l'autre d'une autre. Alors l'esprit parut et se présenta devant l'Éternel et dit : Moi, j'irai le fasciner. Et l'Éternel lui dit : Comment ? Et il répondit : Je veux sortir et être esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. Et il dit : Fascine, et aussi tu le pourras ; pars et ainsi fais. Eh bien ! donc l'Éternel a mis un esprit de mensonge dans la bouche de tous ces tiens prophètes ; et l'Éternel a contre toi dénoncé le désastre. Alors Sédécias, fils de Knaana, s'approcha et frappa Michée à la joue et dit : Par quelle voie l'esprit de l'Éternel s'en est-il allé d'avec moi pour parler avec toi ? Et Michée dit : Voici, tu le verras le jour même que tu passeras de chambre en chambre pour te cacher. Et le roi d'Israël dit à [quelqu'un] : Saisis Michée et le ramène chez Amon, préfet de la ville, et chez Joas, fils du roi, et tu diras : Ainsi parle le roi : Mettez celui-ci en prison et le nourrissez du pain et de l'eau de tribulation jusqu'à ce que je revienne sain et sauf. Et Michée dit : Si tu reviens sain et sauf, l'Éternel n'a pas parlé par moi. Il dit encore : Entendez-le ! vous toutes les Tribus. Ainsi le roi d'Israël marcha avec Josaphat, roi de Juda, contre Ramoth en Galaad. Et le roi d'Israël dit à Josaphat : Je me travestirai pour aller au combat ; mais toi, revêts-toi de tes habits. Et le roi d'Israël se travestit et alla au combat. Or le roi de Syrie avait donné cet ordre aux trente-deux chefs des chars qu'il avait : N'engagez la lutte avec personne, petit ou grand, mais avec le roi d'Israël seul. Et quand les chefs des chars aperçurent Josaphat, ils dirent : Ce ne peut être que le roi d'Israël ; et ils appuyèrent de son côté pour l'attaquer. Alors Josaphat cria. Les chefs des chars, qui virent alors que ce n'était pas le roi d'Israël, cessèrent de le poursuivre. Cependant un homme banda son arc, tout innocemment, et décocha un coup au roi d'Israël au défaut de la cuirasse. Et celui-ci dit à son cocher : Tourne et mène-moi hors de la mêlée, car je me sens mal. Et l'action était chaude en cette journée, et le roi fut tenu debout sur son char en face des Syriens, et il mourut dans la soirée. Et le sang de la blessure coula dans la caisse du char. Alors retentit dans la mêlée au coucher du soleil cette proclamation : Chacun à sa ville et chacun dans son pays ! Et le roi mort fut ramené à Samarie, et on donna la sépulture au roi à Samarie. Et lorsqu'on lava le char à l'étang de Samarie, les chiens lapèrent son sang, et les prostituées s'y baignèrent selon la menace que l'Éternel avait prononcée. Le reste des actes d'Achab, et toutes ses entreprises, et la construction du palais d'ivoire, et la fondation de toutes les villes qu'il bâtit, cela est d'ailleurs consigné dans le livre des annales des rois d'Israël. Et Achab reposa avec ses pères, et son fils Achazia régna en sa place. Et Josaphat, fils d'Asa, devint roi de Juda la quatrième année d'Achab, roi d'Israël. Et Josaphat à son avènement avait trente-cinq ans, et il régna vingt-cinq ans à Jérusalem. Or le nom de sa mère était Azouba, fille de Silchi. Et il marcha sur tous les errements d'Asa, son père, sans s'en écarter, faisant ce qui est droit aux yeux de l'Éternel. Seulement les tertres ne disparurent pas ; le peuple offrait encore des victimes et de l'encens sur les tertres. Et Josaphat fut en paix avec le roi d'Israël. Le reste des actes de Josaphat, et ses exploits et ses guerres, sont d'ailleurs consignés dans le livre des annales des rois de Juda. Et il extermina du pays le reste des prostitués qui restaient à l'époque d'Asa, son père. Et il n'y avait pas de roi en Édom, qui était régi par un gouverneur. Josaphat construisit des navires de Tharsis pour aller à Ophir chercher l'or ; mais ils n'allèrent point, car les navires firent naufrage à Etsion Géber. Alors Achazia, fils d'Achab, dit à Josaphat : Permets que mes serviteurs s'embarquent avec tes serviteurs dans les navires ; mais Josaphat ne consentit pas. Et Josaphat reposa avec ses pères et reçut la sépulture avec ses pères dans la ville de David, son père, et Joram, son fils, régna en sa place. Achazia, fils d'Achab, devint roi d'Israël à Samarie la dix-septième année de Josaphat, roi de Juda, et il régna deux ans sur Israël. Et il fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel et marcha sur les errements de son père et sur les errements de sa mère, et sur les errements de Jéroboam, fils de Nebat, qui avait entraîné Israël au péché. Et il servit Baal et l'adora et provoqua l'Éternel, Dieu d'Israël, tout comme avait fait son père.

Epistle

Galatians 3:16-22

or, c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa postérité ; il n'est pas dit : « et aux postérités, » comme s'il y en avait plusieurs, mais comme n'y en ayant qu'une seule : « et à ta postérité, » qui est Christ. Or, voici ce que je dis : une convention que Dieu a antérieurement sanctionnée, la loi, survenue quatre cent trente ans plus tard, ne l'abroge pas de manière que la promesse soit mise à néant ; car, si l'héritage provient de la loi, ce n'est plus de la promesse : or, c'est par une promesse que Dieu en a gratuitement fait don à Abraham. — Qu'est-ce donc que la loi ? — C'est à cause des transgressions qu'elle a été ensuite instituée, (jusques à ce que fut venue la postérité à laquelle ont été faites les promesses), ayant été mise en vigueur par des anges au moyen d'un médiateur. — Mais le médiateur ne représente pas une seule partie, tandis que Dieu est un seul. — La loi est-elle donc contre les promesses ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si une loi eut été donnée, qui fût capable de procurer la vie, c'est réellement dans la loi qu'existerait la justice ; mais, au contraire, l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse se réalisât, par la foi en Jésus-Christ, pour ceux qui croient.

First Reading

Job 11

Et Zophar de Naama prit la parole et dit : A tant de paroles ne répondra-t-on point ? Et l'homme aux discours aura-t-il gain de cause ? A tes vains propos des hommes se tairont-ils, pour que tu te moques, sans que nul te réponde, que tu dises : Ma doctrine est pure ; et je suis net à Tes yeux ? Mais que Dieu veuille parler, et ouvrir ses lèvres contre toi, pour te révéler les mystères d'une sagesse double de notre prudence ! et tu verras que pour toi Dieu oublie une partie de ton crime. Atteindras-tu à la portée de Dieu ? A la science parfaite du Tout-puissant atteindras-tu ? C'est la hauteur des Cieux ! que ferais-tu ? plus que la profondeur des Enfers ! que saurais-tu ? Elle mesure en longueur plus que la terre, en largeur plus que la mer. S'Il se porte agresseur, s'Il saisit, s'il convoque, qui l'arrêtera ? Car Il connaît les hommes méchants, et voit le mal, sans effort d'attention. Mais l'homme est stupide dans sa sagacité, et le poulain de l'onagre naît l'égal d'un humain. Mais si tu diriges bien ton cœur, et que tu tendes vers Lui tes mains, (secoue le mal qui est en ta main, et ne laisse pas l'iniquité loger dans ta tente !) alors tu lèveras la tête sans reproche, tu seras ferme et sans crainte ; alors tu oublieras ta peine ; il t'en souviendra comme d'eaux écoulées ; la vie surgira plus claire que le midi ; assombri, tu seras comme le matin ; tu auras de l'assurance, car il y aura espérance ; outragé, tu te coucheras tranquille ; dans ton repos, nul ne te troublera, et plusieurs flatteront ton visage. Mais les yeux des impies se consumeront, la retraite leur sera coupée, et leur espoir sera un dernier soupir.

Morning Prayer — Second Lesson

Acts 21

Et, lorsque nous eûmes levé l'ancre, après nous être arrachés d'auprès d'eux, nous cinglâmes droit vers Cos, et le jour suivant vers Rhodes, et de là vers Patara. Et ayant trouvé un navire en partance pour la Phénicie, nous nous y embarquâmes, et nous partîmes. Ayant ensuite passé en vue de l'île de Chypre et l'ayant laissée sur notre gauche, nous poursuivîmes notre route vers la Syrie et nous abordâmes à Tyr ; car c'était en ce lieu-là que le navire devait décharger sa cargaison. Or nous demeurâmes là sept jours après avoir découvert les disciples, qui dirent à Paul, au nom de l'Esprit, de ne pas monter à Jérusalem. Mais, quand nous eûmes atteint le terme de notre séjour, nous partîmes pour nous mettre en route, accompagnés d'eux tous avec femmes et enfants, jusques au dehors de la ville, et, après nous être jetés à genoux sur le rivage et avoir prié, nous prîmes congé les uns des autres, et nous montâmes sur le navire, tandis qu'eux-mêmes retournèrent chez eux. Pour nous, après avoir achevé la traversée, nous arrivâmes de Tyr à Ptolemaïs, et, ayant salué les frères, nous demeurâmes un jour auprès d'eux. Le lendemain nous partîmes pour Césarée, et, étant entrés dans la maison de Philippe l'évangéliste, qui était un des sept, nous demeurâmes chez lui ; or il avait quatre filles vierges qui prophétisaient. Après que nous y fûmes demeurés plusieurs jours, un certain prophète, nommé Agabus, vint de Judée, et, s'étant rendu auprès de nous et ayant pris la ceinture de Paul, il s'en lia les pieds et les mains, et dit : « Voici ce que dit l'esprit saint : L'homme auquel appartient cette ceinture, les Juifs de Jérusalem le lieront de la même manière et le livreront aux mains des Gentils. » Or, lorsque nous eûmes entendu ces paroles, nous et les gens de l'endroit nous l'exhortâmes à ne pas monter à Jérusalem. Alors Paul répliqua : « A quoi bon verser des larmes et me briser le cœur ? Car, pour moi, je suis tout prêt, non seulement à être enchaîné, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du seigneur Jésus. » Et, comme il ne se laissait pas persuader, nous nous tînmes tranquilles, en disant : « Que la volonté du Seigneur se fasse ! » Or, au bout de ce temps-là, après avoir fait nos préparatifs, nous montâmes à Jérusalem, et quelques disciples de Césarée nous accompagnèrent et nous conduisirent chez un certain Mnasos de Chypre, ancien disciple, chez lequel nous devions loger. Or, quand nous fûmes arrivés à Jérusalem, les frères nous accueillirent avec joie, et le lendemain Paul se rendit avec nous auprès de Jacques, et tous les anciens s'y trouvèrent. Et, après les avoir salués, il racontait en détail ce que Dieu avait fait au milieu des Gentils par son ministère. Quant à eux, après l'avoir entendu, ils glorifiaient Dieu, et ils lui dirent : « Tu vois, frère, combien il y a parmi les Juifs de myriades de gens qui ont cru, et tous ils sont zélateurs de la loi ; or, ils ont été informés, en ce qui te concerne, que tu enseignes à tous les Juifs qui se trouvent parmi les Gentils à se détacher de Moïse, leur disant de ne point circoncire leurs enfants et de ne point se conformer aux coutumes ? Quel parti faut-il donc prendre ? On apprendra certainement que tu es arrivé. Fais donc ce que nous allons te dire. Nous avons quatre hommes qui se sont imposé un vœu ; prends-les avec toi et associe-toi à leur vœu, puis subviens à leur dépense, afin qu'ils puissent se faire raser la tête ; et tous connaîtront que ce dont ils ont été informés à ton sujet ne signifie rien, mais que, toi aussi, tu te comportes en observateur de la loi. Quant aux Gentils qui ont cru, nous avons fait savoir par des députés que nous avions décidé qu'ils devaient s'abstenir de viandes sacrifiées aux idoles, de sang, d'animaux étouffés et d'impudicité. » Alors Paul, ayant pris ces hommes avec lui, et s'étant associé à leur vœu, se rendit dès le lendemain avec eux au temple, pour dénoncer la durée des jours du vœu, au bout desquels l'offrande serait offerte pour chacun d'eux. Or, lorsque les sept jours étaient sur le point d'expirer, les Juifs venus d'Asie, l'ayant vu dans le temple, soulevèrent toute la foule et mirent les mains sur lui, en criant : « Israélites, au secours ! Voici l'homme qui, non content de prêcher partout et devant tous contre le peuple, la loi et ce lieu-ci, vient encore d'introduire des Grecs dans le temple et de souiller ce saint lieu. » En effet, ils avaient vu auparavant Trophime d'Éphèse dans la ville avec lui et ils croyaient que Paul l'avait fait entrer dans le temple. Et toute la ville fut en émoi, et il y eut un rassemblement populaire, et, s'étant saisis de Paul, ils le traînèrent hors du temple, dont les portes furent aussitôt fermées. Pendant qu'ils cherchaient à le mettre à mort, la nouvelle que toute la ville de Jérusalem était en confusion, parvint au commandant de la cohorte qui, prenant aussitôt des soldats et des centurions, descendit précipitamment vers eux ; mais, dès qu'ils virent le commandant et ses soldats, ils cessèrent de frapper Paul. Alors le commandant s'étant approché le fit saisir et ordonna qu'on le chargeât d'une double chaîne, puis il demandait qui il était et ce qu'il avait fait ; mais dans la foule les uns criaient une chose et les autres une autre, et, comme il ne pouvait rien apprendre de certain à cause du tumulte, il ordonna qu'on le conduisît au quartier. Mais, quand il fut sur les escaliers, il dut être porté par les soldats à cause de la violence delà foule, car la multitude du peuple suivait en criant : « A mort ! » Quand Paul fut sur le point d'entrer au quartier, il dit au commandant : « M'est-il permis de te dire quelque chose ? » L'autre lui dit : « Tu sais le grec ? Tu n'es donc pas cet Égyptien qui naguère s'est révolté et a conduit au désert les quatre mille sicaires. » Mais Paul dit : « Pour moi, je suis un Juif de Tarse, citoyen d'une ville de Cilicie qui n'est pas sans renom ; cependant, je te prie, permets-moi de parler au peuple. » Cette permission accordée, Paul, se levant debout sur les escaliers, fit signe de la main au peuple, et un profond silence s'étant établi, il prit la parole en langue hébraïque, en disant :

Responsorial Psalm

Psalm 72

De Salomon.O Dieu, donne au Roi tes jugements, et ta justice au Fils du Roi ! Il jugera ton peuple avec justice, et tes affligés avec équité. Les monts et les coteaux, par l'effet de la justice, porteront la paix pour le peuple. Il fera justice aux malheureux du peuple, il sera secourable aux enfants du pauvre, et il écrasera les oppresseurs. Tu seras craint, tant que le soleil luira, tant que la lune éclairera, d'âge en âge. Il descendra, comme une pluie sur un champ dépouillé, comme une rosée qui humecte la terre. En ses jours le juste fleurira, et le salut abondera, jusqu'à ce que la lune cesse d'être. Et il régnera d'une mer à l'autre mer, et du Fleuve aux extrémités de la terre. Devant lui s'inclineront les habitants du désert, et ses ennemis baiseront la poussière ; les rois de Tarsis et des Iles paieront un tribut ; les rois de Séba et de Méroë apporteront des présents. Tous les rois se prosterneront devant lui, et tous les peuples le serviront. Car il sauvera le pauvre qui crie au secours, et le malheureux qui est sans aide ; il aura pitié du misérable et de l'indigent, et il sauvera la vie au pauvre ; il les délivrera de la violence et de l'oppression, et leur sang aura un grand prix à ses yeux. Et ils auront la vie, et il leur donnera de l'or de Séba, et pour lui ils prieront incessamment ; toujours ils le béniront. Les blés abonderont dans le pays, au sommet des montagnes et leurs épis bruiront, comme le Liban. Des villes on verra fleurir les hommes, comme l'herbe de la terre. Son nom sera éternel ; tant que le soleil luira, son nom se propagera, on le nommera pour se bénir mutuellement ; tous les peuples le proclameront heureux. \csp{ Béni soit l'Éternel Dieu, Dieu d'Israël, qui seul fait des choses merveilleuses ! et béni soit a jamais son nom glorieux, et que toute la terre soit pleine de sa magnificence ! ainsi soit-il ! oui, ainsi soit-il !}\csp{ Fin des prières de David, fils d'Isaï.}

Gospel

Luke 17:11-19

Et il advint, pendant le voyage vers Jérusalem, qu'il passait entre la Samarie et la Galilée. Et comme il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix hommes lépreux, qui se levèrent de loin, et ils haussèrent la voix en disant : « Jésus, maître, aie pitié de nous ! » Ce que voyant, il leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » Et il advint, pendant qu'ils s'y rendaient, qu'ils furent guéris. Or l'un d'entre eux voyant qu'il avait été guéri revint glorifiant Dieu à haute voix, et il tomba la face contre terre à ses pieds en lui rendant grâces ; et c'était un Samaritain. Mais Jésus prenant la parole dit : « Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Mais les neuf où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour donner gloire à Dieu, sauf cet étranger. » Et il lui dit : « Lève-toi, va-t-en. »

Responsorial Psalm

Psalm 75

Au maître chantre. Sur « Ne détruis pas ». Cantique d'Asaph.Nous te louons, ô Dieu, nous te louons : car ton Nom est présent, tous racontent tes merveilles. « Quand j'aurai fixé l'époque, je rendrai droite justice : la terre tremble avec ceux qui l'habitent : c'est moi qui affermis ses colonnes. » (Pause) Je dis donc aux superbes : Ne soyez point superbes ! et aux impies : Ne portez point le front haut ! Ne portez point le front haut, et le col renversé ne parlez point avec audace ! Car ce n'est ni du Levant, ni du Couchant, ni du désert, que peut venir la hauteur ; mais Dieu est celui qui juge ; Il abaisse l'un, et Il élève l'autre. Car un calice est dans la main de l'Éternel, et le vin y écume, il est plein d'un mélange ; et Il en verse ; Oui, jusqu'à la lie, tous les impies de la terre devront s'en abreuver, en boire. Et c'est ce que j'annoncerai incessamment, en célébrant le Dieu de Jacob. « Et J'abattrai toutes les têtes des méchants ; que les têtes des justes se lèvent ! »

Responsorial Psalm

Psalm 85

Au maître chantre. Cantique des fils de Coré.Tu as été, Éternel, propice à ton pays, tu as ramené les captifs de Jacob, pardonné les crimes de ton peuple, effacé tous ses péchés ; (Pause) tu as déposé toute la colère, éteint le feu de ton courroux ; rétablis-nous, ô notre Dieu sauveur, et fais cesser ta fureur envers nous ! Seras-tu donc toujours irrité contre nous, feras-tu durer ta colère d'âge en âge ? Ne veux-tu pas nous redonner la vie, pour que tu sois la joie de ton peuple ? Fais-nous, ô Éternel, jouir de ta faveur, et nous accorde ton salut. Je veux écouter ce que dit Dieu, l'Éternel. Oui, Il parle de salut à son peuple, à ses bien-aimés ; mais qu'ils ne retournent pas à la folie ! Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, la gloire reviendra habiter notre terre. L'amour et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s'embrassent ; la fidélité germe de la terre, et la justice regarde des Cieux. L'Éternel donne aussi les biens, et notre terre rend ses récoltes. La justice marche en sa présence, et maintient ses pas dans la voie.

Responsorial Psalm

Psalm 84

Au maître chantre. En githith. Cantique des fils de Coré.Que tes demeures sont aimables, Éternel des armées ! Mon cœur se pâme, il languit après les parvis de l'Éternel ; mon âme et ma chair crient au Dieu vivant. Le passereau même se trouve une demeure, et l'hirondelle un nid, où ils déposent leur couvée, près de tes autels, Éternel des armées, mon Roi et mon Dieu ! Heureux les habitants de ta maison ! Ils te louent encore. (Pause) Heureux l'homme dont tu es le soutien, et que son cœur porte à s'acheminer vers toi ! Traversant la vallée des pleurs, il la trouve pour lui arrosée de fontaines, et la pluie d'automne la couvre d'abondance. Il chemine, et ses forces augmentent : il se présente enfin devant Dieu en Sion. Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière ! Prête l'oreille, Dieu de Jacob ! (Pause) O notre bouclier, regarde, ô Dieu, abaisse un regard sur la face de ton Oint ! Car mieux vaut un jour dans tes parvis, que mille autres ; j'aime mieux me tenir au seuil de la maison de mon Dieu, que d'habiter les tentes de l'impiété. Car l'Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l'Éternel donne grâce et magnificence, ne refuse aucun bien à qui suit la droiture. Éternel des armées, heureux l'homme qui se confie en toi !

Evening Prayer — First Lesson

2 Kings 2:1-16

Et lorsque l'Éternel dans l'ouragan éleva Élie au ciel, Élie et Elisée partaient de Guilgal. Et Élie dit à Elisée : Reste donc ici, car l'Éternel m'envoie à Béthel. Et Elisée dit : Par la vie de l'Éternel et par la vie de ton âme, je ne te quitte pas ! Ils descendirent donc à Béthel. Alors les fils des prophètes qui étaient à Béthel, sortirent vers Elisée et lui dirent : Sais-tu qu'aujourd'hui l'Éternel enlève ton maître au-dessus de ta tête ? Et il répondit : Je le sais aussi : silence ! Et Élie lui dit : Elisée, reste donc ici, car l'Éternel m'envoie à Jéricho. Et il répondit : Par la vie de l'Éternel et par ta propre vie, je ne te quitte pas ! Ils gagnèrent donc Jéricho. Et les fils des prophètes qui étaient à Jéricho, abordèrent Elisée et lui dirent : Sais-tu qu'aujourd'hui l'Éternel enlève ton maître au-dessus de ta tête ? Et il dit : Je le sais aussi : silence ! Et Élie lui dit : Reste donc ici, car l'Éternel m'envoie au Jourdain. Et il répondit : Par la vie de l'Éternel et par ta propre vie ! je ne te quitte pas ! Ils s'acheminèrent donc les deux. Or cinquante hommes d'entre les fils des prophètes étaient en route et de loin ils s'arrêtèrent en face, comme les deux étaient arrêtés au Jourdain. Alors Élie prit son manteau et le roula et frappa les eaux et elles se partagèrent mi-partie ça, mi-partie là, et les deux passèrent sur terre sèche. Et quand ils eurent passé, Élie dit à Elisée : Demande ce que je puis faire pour toi avant d'être enlevé d'avec toi ! Et Elisée dit : Ah ! puissé-je avoir une double portion de ton esprit ! Et il répondit : Tu demandes une chose difficile ! Si tu peux me voir enlever d'avec toi, il te sera fait ainsi ; sinon, cela n'aura pas lieu. Et comme ils allaient et parlaient en marchant, voici venir un char de feu et des chevaux de feu qui les séparèrent l'un de l'autre, et Élie s'éleva dans l'ouragan vers le ciel. Or Elisée le vit et s'écria : Mon père ! mon père ! Char d'Israël et ses cavaliers ! puis il ne le vit plus. Alors il saisit ses habits et les déchira en deux morceaux et il releva le manteau d'Élie qu'il avait laissé tomber, et rebroussa et se tint au bord du Jourdain. Et il prit le manteau d'Élie qu'il avait laissé tomber et frappa les eaux et dit : Où est l'Éternel, Dieu d'Élie ? Lors aussi qu'il frappa les eaux, elles se partagèrent mi-partie ça, mi-partie là, et Elisée passa. Et il fut vu par les fils des prophètes qui étaient à Jéricho vis-à-vis et qui dirent : L'esprit d'Élie repose sur Elisée. Et ils vinrent au-devant de lui et ils s'inclinèrent devant lui jusqu'à terre. Et ils lui dirent : Vois donc ! il y a parmi tes serviteurs cinquante braves : qu'ils aillent donc à la recherche de ton maître. Pourvu que l'Esprit de l'Éternel ne l'ait pas enlevé et jeté sur l'une des montagnes ou dans l'une des vallées ! Et il dit : N'envoyez pas !

Second Reading

II Corinthians 7

Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous nous-mêmes de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. Faites-nous une place : nous n'avons fait tort à personne, nous n'avons ruiné personne, nous n'avons dupé personne ; je ne parle pas dans un esprit de reproche, car je vous ai déjà dit que vous êtes dans nos cœurs pour mourir ou pour vivre avec nous ; j'ai une grande confiance en vous, j'ai grand sujet de m'enorgueillir de vous ; je suis rempli de consolation, je suis plus que comblé de joie au milieu de toute notre tribulation. En effet, lorsque nous fûmes arrivés en Macédoine, notre chair n'eut aucun repos, mais nous étions pressés de toutes parts : au dehors des combats, au dedans des terreurs ; mais Celui qui console les humbles, Dieu nous a consolés par l'arrivée de Tite, et non seulement par son arrivée, mais encore par la consolation qu'il ressentait lui-même à votre sujet, en nous racontant votre vive impatience, votre chagrin, votre zèle pour moi, en sorte que j'en ai éprouvé encore plus de joie. Car, lors même que je vous ai attristés par ma lettre, je ne le regrette point ; mais quoique j'aie eu du regret, (je vois que cette lettre vous a attristés, bien que ce ne fût qu'un instant), maintenant je me réjouis, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce que vous avez été attristés de manière à vous repentir ; en effet vous avez été attristés selon Dieu, afin que sur aucun point vous n'éprouviez quelque dommage de notre part ; car la tristesse selon Dieu produit une repentance qui conduit à un salut qu'on ne regrette pas, tandis que la tristesse du monde produit la mort. Car, voici, le fait même d'avoir été attristés selon Dieu vous a inspiré, non seulement de l'empressement, mais une justification, mais de l'indignation, mais de la crainte, mais une vive impatience, mais du zèle, mais une vengeance ; à tous égards vous avez montré que vous étiez vous-mêmes innocents dans l'affaire. Aussi, quoique je vous aie écrit, ce n'était pas à cause de l'offenseur, et pas davantage à cause de l'offensé, mais c'était pour que votre empressement pour nous fût manifesté parmi vous devant Dieu. C'est pourquoi nous avons été consolés. Mais, outre notre consolation, nous avons été encore beaucoup plus réjouis par la joie de Tite, dont l'esprit a été tranquillisé par vous tous, car, si je me suis un peu enorgueilli devant lui à propos de vous, je n'ai pas eu à en rougir ; mais, de même que nous vous avons parlé de tout avec vérité, de même aussi l'orgueil que nous avons témoigné à votre sujet devant Tite est devenu une vérité, et son cœur redouble d'affection pour vous, quand il se rappelle votre universelle obéissance, car c'est avec crainte et tremblement que vous l'avez reçu. Je me réjouis d'être à tous égards rassuré sur vous.

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Hebrews 5

En effet, tout grand prêtre, pris du milieu des hommes, est chargé pour les hommes du service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés, lui, qui peut montrer de l'indulgence pour ceux qui sont ignorants et égarés, puisqu'il est lui-même aussi enveloppé de faiblesse ; et c'est à cause de cette faiblesse qu'il doit offrir pour lui-même, aussi bien que pour le peuple, des oblations pour les péchés. Et personne ne s'approprie de lui-même cette dignité, mais il y est appelé de Dieu, comme le fut aussi Aaron ; de même aussi, ce n'est pas à lui-même que Christ a attribué la gloire d'avoir été fait grand prêtre, mais à Celui qui lui a dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ; » comme Il dit encore dans un autre passage : « Tu es prêtre pour l'éternité selon le rang de Melchisédec ; » lui, qui, dans les jours de sa chair, après avoir présenté, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort, et après avoir été exaucé à cause de sa piété, a appris, quoiqu'il fût fils, l'obéissance par ce qu'il a souffert, et qui, après avoir été amené à la perfection, est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur d'un salut éternel, ayant reçu de Dieu le titre de grand prêtre selon le rang de Melchisédec. Nous avons là-dessus beaucoup de choses à vous dire, et elles sont difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus paresseux pour entendre. Et, en effet, vous, qui, depuis le temps, devriez, être des maîtres, vous avez derechef besoin que quelqu'un vous enseigne les rudiments des oracles de Dieu, et vous êtes devenus tels, que vous avez besoin de lait et non de nourriture solide ; car quiconque en est encore au lait est sans expérience de la parole de justice ; car il est un enfant ; tandis que la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux qui, grâce à la capacité qu'ils ont acquise, ont les sens exercés à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

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Acts 13:13-43

Après s'être embarqués à Paphos, Paul et ses compagnons vinrent à Perge de Pamphylie. Mais Jean, s'étant séparé d'eux, retourna à Jérusalem. Pour eux, ayant, depuis Perge, poursuivi leur route, ils vinrent à Antioche de Pisidie, et, étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s'assirent. Après la lecture de la loi et des prophètes, les chefs de la synagogue leur firent faire ce message : « Frères, si vous avez quelque parole d'exhortation à adresser au peuple, parlez. » Et Paul, s'étant levé et ayant fait signe de la main, dit : « Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez : Le Dieu du peuple d'Israël S'est choisi nos pères, et Il a relevé le peuple pendant qu'il vivait en étranger dans le pays d'Egypte, et Il l'en a fait sortir à bras élevé, et, pendant environ quarante ans, Il s'est accommodé à eux dans le désert ; après avoir anéanti sept nations dans le pays de Chanaan, Il les a mis en possession de leur territoire, pendant environ quatre cent cinquante ans ; et, après cela, Il leur donna des juges jusques à Samuel le prophète. Ce fut alors qu'ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fil de Kis, membre de la tribu de Benjamin, pendant quarante ans ; puis, l'ayant détrôné, Il leur suscita David pour roi, auquel Il a rendu témoignage en disant : « J'ai trouvé David fils de Jessé selon Mon cœur, il fera toute Ma volonté. » C'est de la postérité de celui-ci que Dieu, selon Sa promesse, a fait sortir Jésus pour être le sauveur d'Israël, après que Jean eut prêché, avant son avènement, un baptême de repentance à tout le peuple d'Israël. Et, comme Jean achevait sa course, il disait : « Ce que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais, voici, il en vient un après moi, des pieds duquel je ne suis pas digne de délier la chaussure. » Frères, fils de la race d'Abraham, vous qui parmi eux craignez Dieu, c'est à nous que la parole de ce salut a été envoyée ; car ceux qui habitent Jérusalem et leurs chefs l'ayant méconnu, ils ont aussi, en le condamnant, accompli les déclarations des prophètes qui se lisent chaque sabbat, et, sans avoir trouvé aucun motif de mort, ils ont prié Pilate de le faire périr ; puis, quand ils eurent accompli tout ce qui a été écrit de lui, ils le placèrent, après l'avoir ôté de la croix, dans un sépulcre ; mais Dieu l'a ressuscité des morts, et il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, lesquels sont ses témoins auprès du peuple. Et nous vous annonçons comme une bonne nouvelle, que la promesse faite à nos pères, Dieu l'a réalisée pour nos enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est aussi écrit dans le second Psaume : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui. » Mais, qu'il l'ait ressuscité des morts sans qu'il doive retomber encore dans la corruption, c'est ce qu'il dit en ces termes : « Je vous donnerai les choses saintes de David, qui sont certaines ; » c'est pourquoi dans un autre encore il dit : « Tu ne permettras pas que Ton saint voie la corruption. » En effet, quant à David, après avoir, par la volonté de Dieu, servi sa propre génération, il est mort et a été réuni à ses pères, et il a vu la corruption, tandis que celui que Dieu a ressuscité n'a pas vu la corruption. Qu'il vous soit donc notoire, frères, que c'est à cause de cela que la rémission des péchés vous est annoncée, et que c'est en lui que tout croyant est justifié de tout ce dont vous ne pouviez être justifiés sous la loi de Moïse. Prenez donc garde que ne survienne pas ce qui a été dit dans les prophètes : « Voyez, ô contempteurs, et soyez étonnés et disparaissez, parce que, de votre temps, s'opère une œuvre, une œuvre à laquelle vous ne croiriez certainement pas, si quelqu'un vous la racontait. » Or, comme ils sortaient, on leur demanda de répéter le sabbat suivant les mêmes choses ; puis, quand la congrégation se fut dispersée, plusieurs Juifs et prosélytes pieux suivirent Paul et Barnabas, qui, s'adressant à eux, les persuadaient de s'attacher à la grâce de Dieu.

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2 Timothy 4:1-5

Je t'en adjure devant Dieu, et devant Christ Jésus qui doit juger les vivants et les morts, tant au nom de son apparition qu'au nom de son royaume : prêche la parole, insiste à propos et hors de propos, reprends, tance, exhorte avec toute sorte de patience et d'instruction. Car il y aura un moment où ils ne souffriront plus l'enseignement salutaire, mais où, selon leurs propres convoitises, ils se donneront une masse de docteurs, parce que leurs oreilles aiment à être flattées ; et, tandis que, d'un côté, ils les fermeront à la vérité, de l'autre, ils se jetteront dans les fables. Quant à toi, sois modéré à tous égards, endure les souffrances comme un bon soldat de Christ Jésus, fais l'œuvre d'un évangéliste, acquitte-toi parfaitement de ton ministère.

Gospel

Mark 8

En ces jours-là une foule nombreuse se trouvant de nouveau réunie, et n'ayant rien à manger, il appela à lui ses disciples et leur dit : J'ai compassion de cette foule, car voilà déjà trois jours qu'ils persistent, et ils n'ont rien à manger ; et si je les renvoie à jeun dans leurs demeures, ils défailleront en chemin ; et quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. » Et ses disciples lui répliquèrent : « Comment quelqu'un pourra-t-il les rassasier de pains, ici, dans un désert ? » Et il leur demandait : « Combien avez-vous de pains ? » Et ils disent : « Sept. » Et il invite la foule à s'asseoir sur la terre, et ayant pris les sept pains, après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait à ses disciples afin qu'ils les offrissent, et ils les offrirent à la foule ; et ils avaient quelques petits poissons, et après les avoir bénis, il dit qu'on les offrît aussi. Et ils mangèrent et ils furent rassasiés, et on emporta les restes des morceaux dans sept paniers. Or ils étaient environ quatre mille ; et il les congédia. Et aussitôt étant monté lui-même dans la barque avec ses disciples il vint dans le territoire de Dalmanountha. Et les pharisiens sortirent, et se mirent à discuter avec lui, réclamant de lui un signe qui vînt du ciel, afin de le mettre à l'épreuve. Et ayant profondément gémi en son esprit, il dit : « Pourquoi cette génération réclame-t-elle un signe ? En vérité je déclare qu'aucun signe ne sera donné à cette génération. » Et les ayant quittés, il se rembarqua et passa sur l'autre rive. Et ils oublièrent de prendre des pains, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Et il les exhortait fortement en disant : « Ayez soin d'être en garde contre le levain des pharisiens et contre le levain d'Hérode. » Et ils réfléchissaient entre eux sur ce qu'ils n'avaient pas de pains. Et s'en étant aperçu, il leur dit : « Pourquoi réfléchissez-vous sur ce que vous n'avez pas de pains ? Ne comprenez-vous pas encore, et êtes-vous sans intelligence ? Avez-vous le cœur endurci ? Ayant des yeux ne voyez-vous pas ? Et ayant des oreilles n'entendez-vous pas ? Et ne vous souvenez-vous pas ? Quand je rompis les cinq pains pour les cinq mille, combien de corbeilles pleines de morceaux emportâtes-vous ? » Ils lui disent : « Douze. » « Quand les sept pour les quatre mille, combien de paniers remplis de morceaux emportâtes-vous ? » Et ils lui disent : « Sept. » Et il leur disait : « Comment ne comprenez-vous pas ? » Et ils arrivent à Bethsaïda. Et on lui amène un aveugle, et on le sollicitait afin qu'il le touchât. Et ayant pris la main de l'aveugle, il l'emmena hors du village, et ayant craché sur ses yeux, il lui demandait, après lui avoir imposé les mains, s'il voyait quelque chose. Et ayant regardé, il disait : « Je vois les hommes ; car je vois comme des arbres qui marchent. » Ensuite il plaça derechef les mains sur ses yeux, et il vit clair, et il fut guéri et il apercevait nettement toutes choses. Et il le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre pas même dans le village. » Et Jésus sortit pour se rendre, ainsi que ses disciples, dans les villages de Césarée de Philippe, et chemin faisant il interrogeait ses disciples, en leur disant : « Qui disent les gens que je suis ? » Et eux lui dirent : « Jean le baptiste, et d'autres, Elie, et d'autres, l'un des prophètes. » Et il leur demandait : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » Pierre lui réplique : « Tu es le Christ. » Et il leur fit des remontrances, afin qu'ils ne parlassent de lui à personne. Et il commença à leur enseigner qu'il fallait que le fils de l'homme souffrît beaucoup, et qu'il fût réprouvé par les anciens et les grands prêtres et les scribes, et qu'il fût mis à mort, et qu'au bout de trois jours il ressuscitât. Et il proférait ce discours avec assurance. Et Pierre, l'ayant pris à part, se mit à lui faire des remontrances. Mais lui, s'étant retourné, et ayant vu ses disciples, adressa des remontrances à Pierre, et dit : « Va-t-en arrière de moi, Satan, car tu ne penses pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. » Et ayant appelé à lui la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera ; en effet, que sert-il à un homme d'avoir gagné le monde entier et perdu sa vie ? Car que donnerait l'homme pour racheter sa vie ? En effet, celui qui aura eu honte de moi et de mes paroles parmi cette génération adultère et pécheresse, le fils de l'homme aura aussi honte de lui, quand il sera venu entouré de la gloire de son Père avec les saints anges. »

Evening Prayer — Second Lesson

2 Peter 3

Je vous écris déjà, bien-aimés, cette seconde lettre, dans laquelle, comme dans l'autre, je ranime par le ressouvenir la pureté de vos pensées, afin que vous vous rappeliez les paroles ci-devant proférées par les saints prophètes et le commandement du seigneur et sauveur transmis par vos apôtres, sachant avant tout que dans les derniers jours des railleurs viendront armés de raillerie, qui suivront leurs propres convoitises, et qui diront : « Que devient la promesse de son avènement ? Car depuis que les pères sont morts tout continue à subsister comme dès le commencement de la création. » En effet ils oublient volontairement que jadis ont existé des cieux, et une terre tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau par la parole de Dieu et qu'en cet état le monde d'alors, submergé par l'eau, a été détruit ; tandis que les cieux actuels et la terre sont conservés par la même parole, tenus en réserve pour le feu, étant gardés pour le jour du jugement et de la perdition des hommes impies. Mais il est une chose que vous ne devez pas oublier, bien-aimés : c'est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans comme un jour ; le Seigneur ne tarde point dans l'accomplissement de la promesse, comme le pensent certaines gens, mais Il use de patience envers vous, ne voulant point que quelques-uns périssent, mais que tous viennent à résipiscence. Or, le jour du Seigneur viendra comme un voleur, et alors les cieux disparaîtront avec fracas, tandis que les éléments embrasés se dissoudront ainsi que la terre, et les œuvres qu'elle renferme seront découvertes. Puisque toutes ces choses doivent ainsi se dissoudre, quels ne faut-il pas être par la sainteté de la conduite et par la piété, attendant et hâtant l'avènement de la journée de Dieu, à cause de laquelle les cieux enflammés se dissoudront, et les éléments embrasés doivent se fondre ? Mais selon Sa promesse nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habite. C'est pourquoi, bien-aimés, efforcez-vous, dans cette attente, d'être trouvés par Lui sans tache et sans reproche dans la paix. Regardez aussi comme une occasion de salut la patience de notre Seigneur, selon que notre bien-aimé frère Paul, suivant la sagesse qui lui a été donnée, vous l'a aussi écrit comme dans toutes les autres lettres où il parle de ces choses, et où il se trouve quelques points difficiles à comprendre, que les ignorants et ceux qui ne sont pas affermis pervertissent pour leur propre perdition, comme le reste des écritures. Pour vous donc, bien-aimés, que vos prévisions vous mettent sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des pervers vous ne perdiez votre ferme assiette ; mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre seigneur et sauveur Jésus-Christ. Qu'à lui soit la gloire, et maintenant, et pour le jour d'éternité !

Gospel

Matthew 1:1-17

Table généalogique de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham : Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frères ; Juda engendra de Thamar Pharès et Zaré ; Pharès engendra Esrom ; Esrom engendra Aram ; Aram engendra Aminadab ; Aminadab engendra Naasson ; Naasson engendra Salmon ; Salmon engendra Boes de Rachab ; Boes engendra Jobed de Ruth ; Jobed engendra Jessé ; Jessé engendra le roi David. David engendra Salomon de la femme d'Urie ; Salomon engendra Roboam ; Roboam engendra Abia ; Abia engendra Asaph ; Asaph engendra Josaphat ; Josaphat engendra Joram ; Joram engendra Ozias ; Ozias engendra Joatham ; Joatham engendra Achaz ; Achaz engendra Ézéchias ; Ézéchias engendra Manassé ; Manassé engendra Amos ; Amos engendra Josias ; Josias engendra Jéchonias et ses frères, lors de la déportation de Babylone. Après la déportation de Babylone Jéchonias engendre Sélathiel ; Sélathiel engendre Zorobabel ; Zorobabel engendre Abioud ; Abioud engendra Éliacim ; Éliacim engendra Azor ; Azor engendra Sadoc ; Sadoc engendra Achim ; Achim engendra Élioud ; Élioud engendra Éléazar ; Éléazar engendra Matthan ; Matthan engendra Jacob ; Jacob engendra Joseph, le mari de Marie, de laquelle naquit Jésus qui est appelé Christ. Toutes les générations forment donc d'Abraham jusques à David, quatorze générations, et de David jusques à la déportation de Babylone, quatorze générations, et de la déportation de Babylone jusques au Christ, quatorze générations.

Gospel

Matthew 18:15-20

Mais si ton frère vient à pécher, va, reprends-le entre toi et lui seul ; s'il t'écoute, tu as gagné ton frère ; mais s'il ne t'écoute pas, prends encore une ou deux personnes avec toi, afin que sur une déclaration de deux ou trois témoins toute affaire soit décidée. Mais, s'il refuse de les écouter, adresse-toi à l'église, et s'il refuse aussi d'écouter l'église, qu'il soit pour toi comme le païen et le publicain. En vérité je vous le déclare, tout ce que vous aurez lié sur la terre, sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. En vérité je vous déclare encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour quoi que ce soit qu'ils aient à demander, cela leur sera accordé par mon Père qui est dans les cieux ; car là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux. »

Gospel

Matthew 27

Mais lorsque le matin fut venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, sur la manière de le faire mourir, et, après l'avoir enchaîné, ils l'emmenèrent, et ils le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors Judas qui l'avait livré, voyant qu'il était condamné, fut saisi de repentir, et il rapporta les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens, en disant : « J'ai péché en livrant un sang innocent. » Mais eux lui dirent : « Qu'est-ce que cela nous fait ? Cela te regarde. » Et ayant lancé les pièces d'argent dans le sanctuaire, il se retira et alla se pendre. Mais les grands prêtres ayant pris les pièces d'argent dirent : « Il n'est pas permis de les jeter dans le corban, puisqu'elles sont le prix du sang. » Or ayant tenu conseil, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour servir de sépulture aux étrangers. C'est pourquoi ce champ-là a été appelé, jusques à aujourd'hui, champ du sang. — Alors fut accompli ce dont il a été parlé par l'entremise de Jérémie le prophète, lorsqu'il dit : « Et ils ont pris les trente pièces d'argent, la valeur de celui qui a été évalué, qu'ils ont évalué d'entre les fils d'Israël, et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait prescrit. » Cependant Jésus comparut devant le gouverneur, et le gouverneur l'interrogea en disant : « Es-tu le roi des Juifs ? » Or Jésus lui dit : « C'est toi qui le dis. » Et pendant qu'il était accusé par les grands prêtres et les anciens, il ne répondait rien. Alors Pilate lui dit : « N'entends-tu pas tout ce dont ils témoignent contre toi ? » Et il ne lui répondit pas même un seul mot, en sorte que le gouverneur était tout émerveillé. Or le gouverneur avait coutume, lors d'une fête, d'accorder à la foule l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'elle préférait. Or ils détenaient alors un prisonnier fameux, appelé Barabbas. Lors donc qu'ils furent rassemblés, Pilate leur dit : « Lequel voulez-vous que je vous élargisse, Barabbas ou Jésus qui est appelé Christ ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Or pendant qu'il siégeait sur le tribunal, sa femme lui fit dire : « Qu'il ne se passe rien entre toi et ce juste ; car j'ai beaucoup souffert aujourd'hui dans un rêve à son sujet. » Cependant les grands prêtres et les anciens gagnèrent la foule, afin qu'elle réclamât Barabbas et sacrifiât Jésus. Or le gouverneur, reprenant la parole, leur dit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous élargisse ? » Et ils dirent : « Barabbas. » Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus qui est appelé Christ ? » Ils dirent tous : « Qu'il soit crucifié ! » Mais il dit : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux s'écriaient de plus belle : « Qu'il soit crucifié ! » Or Pilate, ayant vu qu'il n'obtenait rien, mais que le tumulte allait croissant, prit de l'eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant : « Je suis innocent de ce sang ; cela vous regarde. » Et tout le peuple répliqua : « Son sang soit sur nous et sur nos enfants ! » Alors il leur accorda l'élargissement de Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra afin qu'il fût crucifié. Alors les soldats du gouverneur, ayant conduit Jésus dans le prétoire, réunirent autour de lui toute la cohorte. Et après l'avoir rhabillé, ils le revêtirent d'un manteau militaire, de couleur écarlate ; et ayant tressé une couronne avec des épines ils lui en ceignirent la tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; et s'étant agenouillés devant lui, ils le bafouèrent en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau et ils le frappaient à la tête. Et quand ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent du manteau militaire et le revêtirent de ses propres vêtements, et ils l'emmenèrent pour le crucifier. Or, comme ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon ; ils le mirent en réquisition pour porter sa croix. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit qui est appelé Golgotha (ce qui signifie endroit dit du crâne), ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; et après l'avoir goûté, il ne voulut pas le boire. Or, quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, après avoir tiré au sort ; et se tenant assis, ils le surveillaient là. Et ils placèrent au-dessus de sa tête sa sentence où était écrit : « Celui-ci est Jésus, le roi des juifs. » Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, un à droite et un à gauche. Cependant les passants l'injuriaient, en branlant la tête, et en disant : « Ô toi qui détruis le sanctuaire, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es fils de Dieu, descends de la croix. » De même aussi les grands prêtres, le bafouant avec les scribes et les anciens, disaient : « Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël ! Qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il s'est confié en Dieu ! Qu'il le délivre maintenant, s'il veut ; car il a dit : Je suis Fils de Dieu. » Et les brigands qui avaient été crucifiés avec lui l'insultaient aussi de la même manière. « Cependant depuis la sixième heure, des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure. Mais vers la neuvième heure Jésus s'écria en jetant un grand cri : « Éloï ! Éloï ! Lema sabactani ? » Ce qui signifie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? » Mais quelques-uns des assistants l'ayant entendu, disaient : « Il appelle Élie, celui-ci ! » Et aussitôt l'un d'entre eux, étant accouru, prit une éponge, et après l'avoir remplie de vinaigre et fixée à un roseau, il lui donnait à boire. Mais les autres dirent : « Laisse-nous voir si Élie vient le sauver ! » Et un autre ayant pris une lance lui perça le flanc, et il en sortit de l'eau et du sang. Mais Jésus, après avoir derechef jeté un grand cri, rendit l'esprit. Et voici, le rideau du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas, et la terre trembla, et les rochers se fendirent, et les sépulcres s'ouvrirent, et beaucoup de corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent ; et étant sortis de leurs sépulcres après sa résurrection ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à plusieurs personnes. Cependant le centurion, et ceux qui avec lui surveillaient Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui se passait, furent dans une grande crainte, et ils disaient : « Vraiment, celui-ci était fils de Dieu. » Or il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin, lesquelles avaient suivi Jésus depuis la Galilée en le servant. Parmi elles se trouvait Marie la Magdalène, et Marie la mère de Jacques et de José, et la mère des fils de Zébédée. Or, quand le soir fut venu, arriva un homme riche d'Arimathée nommé Joseph, lequel avait été aussi disciple de Jésus. Cet homme s'étant rendu auprès de Pilate, réclama le corps de Jésus ; alors Pilate ordonna de le remettre. Et Joseph ayant pris le corps, l'enveloppa dans un linceul blanc, et il le plaça dans son propre sépulcre neuf, qu'il avait fait tailler dans le roc, et après avoir roulé une grande pierre contre l'entrée du sépulcre, il s'en alla. Or il y avait là Marie la Magdalène et l'autre Marie, assises en face du tombeau. Mais le lendemain, qui suit la préparation, les grands prêtres et les pharisiens se réunirent auprès de Pilate, en disant : « Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, pendant qu'il vivait encore : « Au bout de trois jours je dois ressusciter. » Ordonne donc que le tombeau soit protégé jusques au troisième jour, de peur que les disciples ne viennent le dérober, et ne disent au peuple : Il est ressuscité des morts ; et cette nouvelle imposture sera pire que la première. » Pilate leur dit : « Prenez une garde ; allez, protégez-le comme vous l'entendez. » Or s'en étant allés, ils mirent le tombeau, après avoir scellé la pierre, sous la protection de la garde.

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

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