Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Galatians 5:22-26
Mais le fruit de l'esprit est la charité, la joie, la paix, la longanimité, la bonté, la probité, la fidélité, la douceur, la tempérance. Ce n'est pas à de telles choses que s'oppose la loi. Or, ceux qui appartiennent à Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. Si nous vivons par l'esprit, marchons aussi selon l'esprit. Ne devenons pas glorieux, nous provoquant les uns les autres, nous enviant les uns les autres.
First Reading
Jeremiah 51
Ainsi parle l'Éternel : Voici, Je fais lever contre Babel et contre ceux qui habitent au milieu de mes adversaires, un souffle destructeur ; et J'envoie contre Babel des étrangers qui les vanneront et videront leur pays ; car ils s'avanceront contre elle de toutes parts au jour du désastre. Que celui qui bande l'arc, bande son arc contre celui qui le bande, et contre celui qui s'avance fièrement avec sa cuirasse ; n'épargnez pas les jeunes hommes, exterminez toute son armée ; qu'ils tombent percés de coups dans le pays des Chaldéens, et blessés dans ses rues ! Car Israël n'est point dans le veuvage, ni Juda sans son Dieu, l'Éternel des armées ; car leur pays est rempli de crimes commis contre le Saint d'Israël. Fuyez du sein de Babel, et sauvez chacun votre vie, afin que vous ne périssiez pas par l'effet de son crime ; car c'est le temps de la vengeance de l'Éternel ; Il va lui payer son salaire. Babel était une coupe d'or dans la main de l'Éternel ; elle enivrait toute la terre : les peuples burent de son vin, et ils entrèrent en délire. Tout à coup Babel tombe, et se brise : « Gémissez sur elle, apportez du baume pour ses plaies ; peut-être guérira-t-elle. » – Nous voulûmes guérir Babel, mais elle n'a pas guéri ; laissons-la et retournons chacun dans notre pays, car sa condamnation atteint jusqu'aux Cieux, et s'élève jusques aux nues. – « L'Éternel produit au jour notre innocence ; venez et racontons en Sion l'œuvre de l'Éternel, notre Dieu ! » Aiguisez les flèches, emplissez les carquois ! L'Éternel a donné l'éveil à l'esprit du roi des Mèdes ; car sa pensée à l'égard de Babel est de la détruire ; car c'est la vengeance de l'Éternel, la vengeance de son temple. Contre les murailles de Babel élevez un étendard, renforcez les gardes, placez des sentinelles, dressez des embuscades ; car l'Éternel l'a dans la pensée, et Il exécute ce qu'il a prononcé contre les habitants de Babel. Toi qui habites auprès des grandes eaux, et qui es riche en trésors, ta fin arrive ! la mesure de ta cupidité est pleine. L'Éternel des armées le jure par son âme : Je te remplirai d'hommes comme de sauterelles, et ils pousseront contre toi le cri de guerre. Il a fait la terre par sa puissance, et fondé le monde par sa sagesse, et étendu les Cieux par son intelligence. Au son de sa voix les eaux s'amassent dans les Cieux, et Il attire les nuées des extrémités de la terre ; Il lance l'éclair avant la pluie, et Il tire les vents de ses magasins. Tout homme est stupide faute de le connaître ; pour chaque fondeur son idole est un sujet de honte, car l'image fondue par lui est un mensonge, et elle ne respire pas. C'est une vanité, une œuvre de la tromperie ; au jour de leur châtiment elles seront détruites. Il ne leur ressemble pas, Celui qui est la part de Jacob, car Il a tout formé, et [Israël] est sa tribu d'héritage. L'Éternel des armées est son nom. Tu étais pour moi un marteau, une arme de guerre ; par toi je brisais les peuples, et par toi je détruisais les empires ; et par toi je brisais le cheval et son cavalier, et par toi je brisais le char et son conducteur ; par toi je brisais l'homme et la femme ; et par toi je brisais le vieillard et le jeune homme, et par toi je brisais l'adolescent et la vierge. Par toi je brisais le berger et son troupeau, et par toi je brisais le laboureur et son attelage, et par toi je brisais les princes et les gouverneurs. Mais je rendrai à Babel et à tous les habitants de la Chaldée tout le mal qu'ils ont fait à Sion, sous vos yeux, dit l'Éternel. Me voici, à mon tour ! J'en veux à toi, mont destructeur, dit l'Éternel, destructeur de toute la terre. J'étends ma main contre toi, et je te roulerai du haut des rochers, et je ferai de toi une montagne brûlée, de sorte qu'on ne tire plus de toi ni pierres angulaires, ni pierres de fondements, parce que tu seras un désert à jamais, dit l'Éternel. Dressez une bannière dans le pays ; sonnez de la trompette parmi les nations ; enrôlez contre elle les nations, appelez contre elle les royaumes d'Ararat, de Minni, et d'Aschkénaz ; établissez contre elle des commandants, faites avancer des chevaux comme les sauterelles velues. Enrôlez contre elle des peuples, les rois des Mèdes, leurs gouverneurs et tous leurs satrapes, et tous les pays de leur domination. La terre tremble et elle est en travail ; car les pensées de l'Éternel contre Babel s'exécutent, pour faire du pays de Babel un désert sans habitants. Les guerriers de Babel abandonnent le combat, ils se tiennent assis dans les forts ; leur bravoure est tarie ; ils ne sont plus que des femmes ; on a incendié leurs demeures, et leurs verrous sont brisés. Le coureur accourt au-devant du coureur, et le messager au-devant du messager, pour annoncer au roi de Babel que sa ville est prise de tous les côtés ; et les gués sont occupés, et les lacs embrasés par le feu, et les guerriers épouvantés. Car ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : La fille de Babel est comme une aire dans le temps où on la foule ; un instant encore, et le temps de la moisson vient pour elle. Nébucadnézar, roi de Babel, nous a dévorés, nous a consumés ; de nous il a fait un vase vide, et comme un dragon il nous a engloutis ; il a rempli son ventre de nos meilleurs biens ; il nous a chassés. Que la violence qui m'est faite et ma chair déchirée retombent sur Babel, dit l'habitante de Sion, et mon sang sur les habitants de la Chaldée, dit Jérusalem. C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel : Voici, je soutiendrai ta cause, et me chargerai de ta vengeance, et je dessécherai sa mer, et tarirai sa source. Et Babel sera un monceau de pierres, le gîte des chacals, une désolation, une dérision ; elle n'aura point d'habitants. Ensemble ils rugissent comme des lions, et ils crient comme des lionceaux. Quand ils seront échauffés, je leur présenterai ce qu'ils auront à boire, et je les enivrerai, pour qu'ils s'égaient, puis s'endorment d'un sommeil éternel, et ne se réveillent plus, dit l'Éternel. Comme des agneaux je les ferai descendre à la tuerie, comme des béliers avec des boucs. Comme Sésach est prise ! et la gloire de toute la terre conquise ! Comme Babel excite l'horreur parmi les nations ! La mer est montée par-dessus Babel, et elle est couverte de la masse de ses flots. Ses villes sont une solitude, une contrée sèche et aride, une contrée où personne n'habite, où nul homme ne passe. Et je châtierai Bel à Babel, et je lui ôterai de la bouche ce qu'il engloutit ; et vers lui les peuples n'afflueront plus ; la muraille même de Babel tombe. Sortez-en, mon peuple, et que chacun sauve sa vie, en face du feu de la colère de l'Éternel ! Et que votre cœur ne faiblisse pas, et n'ayez point peur du bruit qui se répand sur la terre, quand dans cette année viendra ce bruit, puis une autre année un autre bruit, et violence sur la terre, dominateur contre dominateur. Aussi, voici, des jours viennent où je châtierai les idoles de Babel, et tout son territoire sera dans l'opprobre, et tous ses blessés tomberont au milieu d'elle ; et Babel excitera les transports des Cieux et de la terre, et de tout ce qu'ils enserrent, quand du nord les dévastateurs fondront sur elle, dit l'Éternel. Comme Babel fit tomber les morts d'Israël, de même tomberont à Babel les morts de tout le pays. Vous qui échappez à l'épée, partez, ne vous arrêtez pas ! De loin pensez à l'Éternel, et que Jérusalem se présente à vos cœurs ! Nous fûmes confondus, quand nous apprîmes l'outrage ; la honte couvrit nos visages, quand des étrangers pénétrèrent dans les sanctuaires de la maison de l'Éternel. Aussi, voici, des jours viennent, dit l'Éternel, où je châtierai ses idoles, et dans tout son pays les blessés gémiront. Quoique Babel s'élevât jusqu'aux Cieux, et quoiqu'elle fortifiât le siège élevé de sa puissance, de par moi les dévastateurs l'envahiront, dit l'Éternel. Des cris plaintifs partent de Babel, et un grand déchirement du pays des Chaldéens. C'est que l'Éternel dévaste Babel, et y fait périr cette foule bruyante dont les flots grondent, comme les grandes eaux, quand retentit le fracas de leurs voix. C'est que sur elle, sur Babel, arrive le destructeur, et ses guerriers sont pris, ses arcs brisés ; car l'Éternel est un Dieu de rétribution, Il paiera, Il paiera. J'enivre ses princes et ses sages, ses gouverneurs, et ses satrapes, et ses guerriers, qui s'endormiront d'un sommeil éternel pour ne plus se réveiller, dit le Roi dont l'Éternel des armées est le nom. Ainsi parle l'Éternel des armées : Les murailles de Babel, ses larges murailles seront rasées, et ses portes, ses hautes portes, brûlées par le feu, de sorte que les peuples auront travaillé pour rien, et que les nations se seront fatiguées au profit du feu. Ordre que donna Jérémie, le prophète, à Séraïa, fils de Nérija, fils de Mahaséïa, quand il partit avec Sédécias, roi de Juda, pour Babel, la quatrième année de son règne. Or Séraïa était premier chambellan. Et Jérémie écrivit dans un livre tous les maux qui devaient arriver à Babel, toutes ces paroles écrites contre Babel. Et Jérémie dit à Séraïa : Quand tu seras arrivé à Babel, aie soin de faire lecture de toutes ces paroles, et dis : Éternel, tu as dit de ce lieu que tu le détruiras, de telle sorte qu'il n'y ait plus d'habitants, ni hommes, ni bestiaux, mais qu'il devienne une solitude éternelle. Et quand tu auras terminé la lecture de ce livre, tu y attacheras une pierre, et tu le jetteras dans l'Euphrate, et tu diras : Ainsi s'abîmera Babel, et elle ne se relèvera pas du désastre que je fais fondre sur elle ; et ils seront étendus sans force. Ce sont là les paroles de Jérémie.
First Reading
Amos 5:18-27
Malheur à ceux qui appellent de leurs vœux la journée de l'Éternel ! Que faites-vous de désirer la journée de l'Éternel ? Elle sera ténèbres et non point lumière. Ainsi tel fuit devant le lion, et l'ours l'atteint ; il gagne la maison, appuie sa main au mur, et le serpent le pique. La journée de l'Éternel n'est-elle pas obscurité et non lumière ? n'est-elle pas sombre et sans clarté ? Je hais, je dédaigne vos fêtes, et n'ai point égard à vos solennités. Car, lorsque vous me présentez des holocaustes et vos offrandes, je ne les agrée pas et ne regarde pas vos grasses victimes d'actions de grâces. Écartez loin de moi le bruit de vos chants, je ne veux pas entendre le son de vos harpes ! Mais que la droiture prenne son cours comme les eaux, et la justice comme un fleuve qui ne cesse pas de couler. Vous m'avez présenté des sacrifices et des offrandes dans le désert, pendant quarante années, maison d'Israël ; mais vous portiez aussi la tente de votre roi, le piédestal de vos idoles, l'étoile de votre dieu que vous vous étiez fait. Aussi je vous mènerai captifs au delà de Damas, dit l'Éternel, dont le nom est Dieu des armées.
Morning Prayer — First Lesson
Hosea 8
Embouche la trompette ! Comme un aigle, [il fond] sur la maison de l'Éternel, parce qu'ils ont violé mon alliance et déserté ma loi. Ils me crieront : Mon Dieu ! nous, Israël, nous te reconnaissons. Israël a répudié le bien ; l'ennemi le poursuivra. Ils ont élu des rois, mais non pas de par moi, et des princes, mais à mon insu. De leur argent et de leur or ils se sont fait des idoles, pour être détruits. Odieux est ton veau, Samarie ! Ma colère s'allume contre eux ; combien de temps seront-ils incapables d'innocence ? Car c'est d'Israël qu'il vient aussi ; un sculpteur l'a fait, et ce n'est pas un Dieu. Car il sera mis en pièces, le veau de Samarie. Car ils sèment du vent, et moissonnent la tempête : ils n'ont point de blé, et le grain ne donne point de farine ; en donnât-il, des étrangers la consumeraient. Israël est consumé ; maintenant ils sont parmi les peuples comme un vase dont personne ne fait cas. Car ils vont en Assyrie : l'onagre se suffit seul à lui-même, Éphraïm se fait par des dons gagner des amants. Puisqu'ils font répandre leurs dons parmi les peuples, je rassemblerai ceux-ci, qui dans peu les délivreront du fardeau d'être roi, d'être princes. Car Éphraïm a multiplié ses autels pour pécher, et ces autels sont devenus un péché pour lui. J'avais écrit pour lui mes lois par milliers ; elles sont estimées comme choses étrangères. Ils font des sacrifices de mes offrandes, ils sacrifient la chair et en mangent ; l'Éternel n'y prend point de plaisir. Maintenant Il se rappelle leur crime et punit leurs péchés ; ils retourneront en Egypte. Et Israël a oublié son créateur et bâti des palais, et Juda a élevé nombre de villes fortes ; mais j'enverrai le feu dans leurs villes, et il dévorera leurs palais.
Epistle
Jeremiah 1:17-19
Mais toi, ceins tes reins, et te lève, et leur dis tout ce que je t'ordonnerai ; ne sois point timide devant eux, afin que je ne t'intimide pas devant eux. Et voici, je fais de toi en ce jour une ville forte, et une colonne de fer, et un mur d'airain contre tout le pays, les rois de Juda, ses princes, ses sacrificateurs, et contre le peuple du pays. Et ils te feront la guerre, mais ils ne pourront rien contre toi ; car je suis avec toi, dit l'Éternel, pour te protéger.
First Reading
Job 17
Mon souffle se perd, mes jours s'éteignent : pour moi, le tombeau ! Si nulle iniquité n'est par devers moi, mon œil peut avec calme regarder leur querelle. Ah ! dépose ton gage ! sois ma caution auprès de Toi ! Qui est-ce qui mettrait sa main dans la mienne ? Car tu as fermé leur cœur à l'intelligence ; aussi ne leur laisse pas l'avantage ! Tel convie son prochain à partager, dont les fils ont le regard éteint. Il m'a fait passer en proverbe dans le peuple, et l'on me crache au visage ; et le chagrin a rendu mes yeux ternes, et ma figure est toute entière comme une ombre. C'est de quoi les gens de bien sont stupéfaits, et, ce qui irrite l'innocent contre l'impie ; mais le juste tient ferme à sa voie, et celui qui a les mains pures, redouble de vigueur. Mais enfin, vous tous, revenez-y, venez encore à la charge, je n'en trouverai pas plus un sage entre vous. Mes jours sont passés, mes plans sont déchirés, cette fortune de mon cœur. Quand il est nuit, je suis, selon eux, en plein jour, et la lumière est plus près que les ténèbres présentes ! Quand je dois compter sur les Enfers, comme sur ma demeure, étendre ma couche dans le séjour ténébreux, dire au tombeau : Tu es mon père ! et aux vers : Vous êtes ma mère et ma sœur ! où donc est mon espoir ? Et l'espoir que j'aurais, qui le verrait [accompli] ? Il descend vers les portes des Enfers, puisqu'ensemble nous allons reposer dans la poudre.
Morning Prayer — Second Lesson
Acts 27
Or, quand il eut été décidé que nous nous rendrions par mer en Italie, on remit Paul et quelques autres prisonniers à un centurion nommé Julius, de la cohorte Auguste ; puis nous étant embarqués sur un vaisseau d'Adramytte, qui devait faire escale dans les ports d'Asie, nous partîmes, ayant avec nous Aristarque, Macédonien de Thessalonique. Le jour suivant nous touchâmes à Sidon, et Julius, par bienveillance pour Paul, lui permit de se rendre auprès des amis pour profiter de leurs bons soins. Partis de là, nous rangeâmes la côte de Chypre parce que les vents étaient contraires, et, traversant la mer qui baigne la Cilicie et la Pamphylie, nous abordâmes à Myrrha en Lycie. Et là, le centurion ayant trouvé un vaisseau d'Alexandrie en partance pour l'Italie, il nous y embarqua. Mais, après plusieurs jours d'une lente navigation, nous arrivâmes à grand'peine à la hauteur de Cnide, et le vent ne nous ayant pas permis d'y aborder nous rangeâmes la côte de la Crète du côté de Salmone ; et, après l'avoir côtoyée avec peine, nous arrivâmes à un endroit appelé Beauxports, près duquel était la ville de Lasée. Cependant, un temps considérable s'étant écoulé et la navigation étant devenue dangereuse, car l'époque même du jeûne était déjà passée, Paul leur adressait des représentations en disant : « Je prévois que c'est au péril et au grand détriment, non seulement de la cargaison et du navire, mais encore de nos vies, que se fera la navigation. » Mais le centurion se fia au pilote et au patron plutôt qu'à ce que disait Paul. D'ailleurs le port étant impropre pour un hivernage, la plupart émirent l'avis de s'en éloigner et de chercher à atteindre, pour passer l'hiver, Phénix, port de Crète qui regardait le sud-ouest et le nord-ouest. Le vent du sud s'étant légèrement levé, ils s'imaginèrent réussir dans leur projet, et, ayant levé l'ancre, ils côtoyèrent la Crète de plus près. Mais bientôt, un vent impétueux, nommé Euraquilon, se déchaîna contre le rivage, et, comme le navire était entraîné sans pouvoir tenir contre le vent, nous nous voyions aller à la dérive. Et, ayant dépassé une petite île nommé Cauda, nous réussîmes avec peine à nous rendre maîtres du canot ; après l'avoir hissé, ils se servirent d'engins pour ceindre le navire. Puis, craignant d'être jetés sur la Syrte, ils descendirent les agrès et ils voguaient ainsi ; mais, comme nous étions violemment battus par la tempête, ils lancèrent le lendemain la cargaison à la mer, et le jour suivant ils y jetèrent de leurs propres mains le mobilier du navire. Privés, pendant plusieurs jours, de la vue du soleil et des étoiles, et constamment en butte à une violente tempête, tout espoir de salut nous était ravi. Et, comme on se livrait à une grande abstinence, Paul, s'étant alors levé au milieu d'eux, dit : « Il aurait fallu, sans doute, suivre le conseil que je vous avais donné de ne point quitter la Crète, et éviter ainsi cette détresse et cette perte ; toutefois, dans l'état des choses, je vous invite à prendre courage, car aucune de nos vies ne sera perdue, mais seulement le navire. En effet, cette nuit même, un ange du Dieu auquel j'appartiens et à qui je rends un culte, m'est apparu, en disant : « Ne crains point, Paul, il faut que tu comparaisses devant l'empereur, et voici, Dieu t'a octroyé tous ceux qui naviguent avec toi. » C'est pourquoi prenez courage, car j'ai cette foi en Dieu qu'il en sera comme il m'a été dit ; c'est sur quelque île que nous devons être jetés. » Or, la quatorzième nuit, comme nous étions ballottés sur l'Adriatique, vers le milieu de la nuit, les matelots se crurent dans le voisinage d'une terre, et, ayant jeté la sonde, ils trouvèrent vingt brasses, puis, s'étant un peu éloignés et l'ayant jetée de nouveau, ils trouvèrent quinze brasses. Craignant alors que nous ne fussions jetés sur des récifs, ils jetèrent quatre ancres de la poupe et implorèrent l'arrivée du jour. Mais, comme les matelots cherchaient à s'enfuir du navire, et qu'ils avaient mis le canot à la mer, sous prétexte de porter en avant des ancres de la proue, Paul dit au centurion et aux soldats : « Si ces gens-là ne restent pas dans le navire, vous ne pouvez être sauvés. » Alors les soldats coupèrent les cordes du canot et le laissèrent s'éloigner. Cependant, en attendant le jour, Paul exhortait tout le monde à prendre de la nourriture, en disant : « Voici aujourd'hui le quatorzième jour d'attente que vous passez dans l'abstinence sans rien prendre ; c'est pourquoi je vous invite aussi à prendre de la nourriture, car votre salut en dépend ; en effet il ne se perdra pas un cheveu de la tête d'aucun de vous. » Après avoir ainsi parlé, il prit du pain, et ayant rendu grâces à Dieu devant tous, il le rompit et se mit à manger ; et tous, reprenant courage, prirent aussi de la nourriture. Nous étions en tout dans le navire environ soixante-seize personnes. Quand ils se furent rassasiés de nourriture, ils allégèrent le navire en jetant les provisions à la mer. Mais, lorsque le jour fut venu, ils ne reconnaissaient pas la terre ; cependant ils aperçurent un golfe avec une plage sur laquelle ils résolurent, si cela leur était possible, de mettre le navire à l'abri ; puis, ayant coupé les ancres, ils les abandonnèrent à la mer ; en même temps, relâchant les attaches des gouvernails, et mettant la voile au vent, ils se dirigèrent vers la plage. Mais, ayant touché sur une langue de terre, ils firent échouer le navire, et, tandis que, d'un côté, la proue soulevée demeurait hors de l'eau, de l'autre, la poupe était fracassée par la violence du choc. Alors les soldats formèrent le projet de tuer les prisonniers, de peur que l'un d'eux ne s'échappât à la nage ; mais le centurion, qui voulait sauver Paul, les empêcha d'exécuter ce dessein, et il ordonna que ceux qui savaient nager se jetassent les premiers dans l'eau pour parvenir à terre, et, quant aux autres, qu'ils s'aidassent, ceux-ci de planches, et ceux-là de quelque pièce du navire. Et de cette manière il advint que tous arrivèrent à terre sains et saufs.
Responsorial Psalm
Psalm 89
Hymne de Ethan Esrahite.Je veux chanter à jamais les grâces de l'Éternel, et d'âge en âge de ma bouche publier Ta fidélité ! Car je me dis : La grâce est édifiée pour jamais, le ciel est la base que Tu donnes à ta fidélité. « J'ai fait une alliance en faveur de mon élu, je l'ai juré à David, mon serviteur : J'affermirai ta race à jamais, et je fonderai ton trône pour tous les âges. » (Pause) « Et les Cieux, Éternel, célèbrent tes merveilles, et disent ta fidélité dans l'assemblée des Saints. Car, dans les lieux éthérés, qui s'égale à l'Éternel ? qui ressemble à l'Éternel, parmi les Fils de Dieu, à ce Dieu, redouté dans la vaste société des Saints, et plus formidable que tous ceux qui L'entourent ? Éternel, Dieu des armées, qui est comme toi puissant, ô Dieu ? Et ta fidélité t'environne. Tu domines l'orgueil de la mer ; quand ses flots se soulèvent, tu les apaises. Tu as écrasé l'Egypte d'un coup mortel, et de ton bras puissant dissipé tes ennemis. A toi sont les Cieux, et à toi la terre ; c'est toi qui as fondé le monde et ce qu'il enserre. Tu as créé l'Aquilon et le Midi ; le Thabor et l'Hermon se réjouissent à ton nom. Tu as un bras armé de vigueur, ta main est forte, ta droite élevée. La justice et l'équité sont la base de ton trône, la grâce et la vérité marchent devant ta face. Heureux le peuple qui connaît l'appel de la trompette ! Éternel, il marche à la clarté de ta face ; à ton nom il se réjouit toujours, et il se glorifie de ta justice. Car tu es sa glorieuse parure ; et par ta faveur tu nous fais porter la tête levée. Car c'est de l'Éternel que vient notre bouclier, et du Saint d'Israël que vient notre Roi. Alors tu parlas en vision à ton bien-aimé, et tu dis : « J'ai prêté secours à un héros, et suscité un adolescent du milieu du peuple. J'ai trouvé David, mon serviteur, et je l'ai oint de mon huile sainte. Ma main lui est assurée, et mon bras le soutiendra. L'ennemi ne le surprendra pas, et le méchant ne l'humiliera point. Je déferai devant lui ses adversaires, et je battrai ses ennemis. Et ma fidélité et ma grâce seront avec lui, et à mon nom il lèvera la tête ; et je mettrai sa main sur la mer, et sa droite sur les fleuves. Il m'invoquera ainsi : « Tu es mon père, mon Dieu, et mon rocher sauveur ! » – Bien plus, je l'instituerai mon premier-né, le plus éminent des rois de la terre, Je lui garderai ma grâce éternellement, et mon alliance pour lui sera perpétuelle. Je rendrai sa race éternelle, et je donnerai à son trône la durée des Cieux. Si ses fils abandonnent ma loi, et ne se dirigent pas selon mes jugements, s'ils violent mes commandements, et n'observent pas mes préceptes ; Je punirai de la verge leur désobéissance, et de fléaux, leur crime ; mais je ne lui retirerai point ma faveur, et ne démentirai point ma fidélité ; je ne violerai point mon alliance, et ne changerai point la parole émise par mes lèvres. Je l'ai juré une fois par ma sainteté : Jamais envers David je ne serai menteur ! sa race subsistera éternellement, et son trône, comme le soleil, subsistera devant moi ; comme la lune, pour jamais il est consolidé ; et le témoin qui est dans la nue, est véridique. » Et Tu nous as rejetés, nous as répudiés, tu t'es irrité contre ton Oint ; tu as méprisé l'alliance faite avec ton serviteur ; tu as souillé, fait tomber son diadème en terre ; tu as abattu toutes ses murailles, mis ses boulevards en ruines. Tous les passants le pillent, il est l'opprobre de ses voisins. Tu as exalté la droite de ses oppresseurs, réjoui tous ses ennemis ; et tu as fait céder le tranchant de son glaive, et tu ne l'as pas soutenu dans le combat. Tu as réduit sa splendeur, et précipité son trône sur la terre ; tu as abrégé les jours de sa jeunesse, tu l'as couvert d'ignominie. (Pause) Éternel, jusques à quand te cacheras-tu toujours, et ton courroux sera-t-il enflammé comme un feu ? Pense à moi ! qu'est-ce que la vie ? Pour quel néant tu as créé les enfants des humains ! Quel homme vit, et ne voit pas la mort ? dégage son âme de la main des Enfers ? (Pause) Où sont tes grâces premières, Seigneur, qu'en ta fidélité tu promis par serment à David ? Souviens-toi, Seigneur, de l'opprobre de tes serviteurs ; songe que je porte en mon cœur tous ces peuples nombreux, que tes ennemis insultent, Éternel, insultent aux pas de ton Oint ! \csp{ Béni soit l'Éternel a jamais ! Ainsi soit-il ! Oui ! Ainsi soit-il !}
Gospel
Mark 6:17-29
En effet Hérode lui-même avait envoyé saisir Jean, et l'avait fait enchaîner en prison à cause d'Hérodias femme de Philippe son frère ; car il l'avait épousée, et Jean disait à Hérode : « Il ne t'est pas permis de posséder la femme de ton frère. » Mais Hérodias lui en gardait rancune, et elle voulait le faire mourir, et elle ne le pouvait pas, car Hérode craignait Jean ; sachant que c'était un homme juste et saint, il le protégeait ; et après l'avoir entendu, il était souvent inquiet, et il l'écoutait volontiers. Et un jour propice étant survenu, auquel Hérode, pour la fête anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands et aux généraux, et aux principaux de la Galilée, et sa fille Hérodias étant entrée et ayant dansé, elle plut à Hérode et aux convives. Or le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. » Et il lui dit avec serment : « Quoi que ce soit que tu me demandes, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Et étant sortie, elle dit à sa mère : « Que demanderai-je ? » Et elle lui dit : « La tête de Jean le baptiseur. » Et étant aussitôt rentrée avec empressement auprès du roi, elle lui adressa sa demande en disant : « Je veux que tu me donnes immédiatement sur un plat la tête de Jean le baptiseur. » Et le roi devenu tout triste, ne voulut pas, à cause de ses serments et des convives, lui manquer de parole ; et aussitôt le roi expédia un de ses gardes, avec l'ordre de rapporter sa tête ; et étant parti il le décapita dans la prison, et rapporta sa tête sur un plat, et il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Et ses disciples l'ayant appris vinrent et enlevèrent son cadavre, et ils le placèrent dans un tombeau.
Responsorial Psalm
Psalm 81
Au maître chantre. En githith. D'Asaph.Faites entendre vos hymnes au Dieu qui est notre force, et vos cris d'allégresse au Dieu de Jacob ! Elevez vos chants, et faites résonner la cymbale, et la harpe harmonieuse avec le luth ! C'est la lune nouvelle, sonnez de la trompette ! c'est la lune dans son plein, notre jour de fête ! Car tel est l'ordre donné à Israël, l'institution du Dieu de Jacob : Il en dressa le statut en Joseph, quand Il se mit en marche contre le pays d'Egypte. « J'entends une voix que je ne reconnais pas ! Je déchargeai son épaule du fardeau, et ses mains ne durent plus porter les paniers. Dans l'angoisse tu m'invoquas, et je te sauvai, je t'exauçai, enveloppé du tonnerre, et je t'éprouvai aux eaux de la querelle. (Pause) Ecoute, mon peuple, que je te somme ! O Israël, si tu voulais m'écouter ! Qu'il n'y ait chez toi point de Dieu étranger, et n'adore pas les dieux du dehors ! Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai ramené de la terre d'Egypte. Ouvre ta bouche, je veux la remplir !… Mais mon peuple n'a point écouté ma voix, et Israël ne m'a point obéi. Alors je l'abandonnai à l'obstination de son cœur ; ils suivirent leurs propres conseils. O si mon peuple voulait m'écouter, et Israël, marcher dans mes voies ! Bientôt je ferais plier leurs ennemis, et contre leurs oppresseurs je tournerais ma main. Ceux qui haïssent l'Éternel, dissimuleraient devant lui, et eux, ils auraient un bonheur éternel. Dieu les nourrirait de la moelle du froment, et du miel des rochers je te rassasierais ! »
Responsorial Psalm
Psalm 91
Assis dans l'asile du Très-haut, on repose à l'ombre du Tout-puissant. Je dis à l'Éternel : O mon refuge et mon fort, ô mon Dieu en qui je me confie ! Oui, Il te dégage des rets de l'oiseleur, de la peste meurtrière ; Il te couvre de ses plumes, et sous ses ailes tu trouves un abri ; sa vérité est un bouclier et un rempart. Tu n'as pas à redouter l'épouvante de la nuit, ni la flèche qui vole durant le jour, ni la peste qui s'avance dans les ténèbres, ni la contagion qui sévit au milieu du jour. Que mille hommes tombent à ton côté, et des myriades à ta droite, tu es hors des atteintes. De tes yeux seulement tu en es spectateur, et tu assistes à la rétribution des impies. C'est, ô Éternel, que tu es mon refuge ; tu t'es choisi le Très-baut pour appui. Le malheur n'arrive point jusqu'à toi, et la plaie n'approche point ta tente. Car Il donne pour toi l'ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs bras, de peur que ton pied ne heurte contre la pierre, Tu marcheras sur le lion et la vipère, tu fouleras le lionceau et le dragon. « Puisqu'il s'attache à moi, je veux le sauver, le mettre en lieu sûr, puisqu'il connaît mon nom, Il m'invoque, et je l'exauce ; je suis près de lui dans la détresse, je le délivrerai et je le glorifierai. De longs jours je le rassasierai, et je lui ferai voir mon secours. »
Responsorial Psalm
Psalm 90
Prière de Moïse, homme de Dieu.Éternel, tu as été notre refuge d'une génération à l'autre génération ; avant que les montagnes fussent enfantées, et que tu eusses engendré la terre et le monde, oui, de l'éternité à l'éternité tu es, ô Dieu. Tu fais rentrer l'homme dans la poudre, et tu dis : « Rentrez-y, enfants des hommes ! » Car mille ans sont à tes yeux comme le jour d'hier, quand il est passé, et comme une veille dans la nuit. Tu les emportes, ils sont un rêve ; le matin, comme l'herbe, l'homme lève ; le matin il fleurit et lève ; le soir il est tranché, et il sèche. Car nous sommes consumés par ta colère, et par ton courroux nous sommes terrassés. Tu produis nos péchés à ta vue, et nos secrets à la lumière de ta face. Car tous nos jours fuient devant ta fureur, nous perdons nos années, comme une pensée. Les jours de notre vie, ce sont soixante-dix années, et, pour les forts, quatre-vingts années ; et ce qui fait leur orgueil est peine et néant ; car il passe vite, et nous nous envolons. Qui connaît la puissance de ta colère, et mesure ton courroux sur la crainte qui t'est due ? Apprends-nous à faire un tel compte de nos jours, que nous acquérions un cœur sage ! Reviens, Éternel ! Jusques à quand ?… \ Et prends pitié de tes serviteurs ! Rassasie-nous bientôt de ta grâce, et nous serons triomphants et joyeux durant tous nos jours ! Donne-nous de la joie pour le temps que tu nous affligeas, pour les années où nous connûmes le malheur ! Rends ton action visible à tes serviteurs, et ta majesté à leurs enfants ! Que la faveur du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous ! Et consolide pour nous l'œuvre de nos mains, oui, consolide l'œuvre de nos mains !
Evening Prayer — First Lesson
Hosea 9
Ne te réjouis pas, Israël, jusqu'à l'allégresse, comme les autres peuples ; car tu es adultère, tu désertes ton Dieu ; car tu aimes à recevoir le salaire de l'impudicité sur toutes les aires à blé. Ni aire, ni pressoir ne les nourrira, et le moût trompera leur attente. Ils ne resteront pas dans le pays de l'Éternel ; Éphraïm doit retourner en Egypte, et manger en Assyrie des aliments immondes. Ils ne feront plus à l'Éternel des libations de vin, et leurs victimes ne lui seront plus agréables ; elles seront pour eux comme le pain du deuil : quiconque en mange se souille ; car leur pain ne sera que pour eux, et n'entrera point dans la maison de l'Éternel. Que ferez-vous aux jours solennels, et aux jours des fêtes de l'Éternel ? Car voici, ils vont émigrer de leur pays dévasté, l'Egypte les recueillera, Memphis leur donnera la sépulture. De tout ce qu'ils ont de précieux en argent les orties s'empareront, et les ronces seront dans leurs cabanes. Ils arrivent les jours du châtiment, ils arrivent les jours de la rétribution ! Israël le saura ! Le prophète est en démence, [dites-vous,] l'homme inspiré en délire ! C'est à cause de la grandeur de ton crime et de tous les actes odieux. Éphraïm est aux aguets contre mon Dieu ; le prophète rencontre un filet d'oiseleur sur toutes ses voies, la haine [le poursuit] dans la maison de son Dieu. Profonde est leur corruption ; comme aux jours de Guibha. Il se souviendra de leur crime, châtiera leurs péchés. Je trouvai Israël comme des raisins dans le désert, je vis vos pères de l'œil dont on regarde des primeurs sur un figuier qui donne ses premiers fruits ; mais eux ils allèrent à Baal-Péhor, et se vouèrent à l'infamie et devinrent abominables comme leurs amours. Comme un oiseau s'envolera la gloire d'Éphraïm ; plus de naissances, plus de grossesses, plus de conception. Quand même ils élèveraient des fils, je les ferai être sans enfants, pour qu'il n'y ait plus d'hommes. Oui, malheur à eux-mêmes, quand je m'éloignerai d'eux ! Éphraïm, aussi loin que porte ma vue jusqu'à Tyr, est planté dans une campagne fertile, et les fils d'Éphraïm en seront tirés et livrés au meurtrier. Donne-leur, ô Éternel !… que leur donneras-tu ?… donne-leur un sein qui avorte et des mamelles arides. Toute leur méchanceté [se montre] à Guilgal ; oui, là, ils me sont odieux par la malice de leurs actions ; de ma maison je les chasserai, et n'aurai plus d'amour pour eux ; tous leurs chefs sont réfractaires. Éphraïm est frappé ; sa racine sèche ; ils ne porteront plus de fruit ; quand même ils auront des enfants, je ferai périr le doux fruit de leur sein. Mon Dieu les rejettera, parce qu'ils ne lui sont pas obéissants, et ils seront fugitifs parmi les peuples.
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II Corinthians 13
C'est la troisième fois que je viens chez vous ; sur la déclaration de deux ou de trois témoins toute affaire sera décidée. J'ai prévenu et je préviens, comme je l'ai fait lorsque j'étais présent pour la seconde fois, et maintenant que je suis absent, ceux qui ont ci-devant péché et tous les autres, que si j'arrive de nouveau je n'userai d'aucun ménagement, puisque vous cherchez à avoir la preuve que c'est Christ qui parle en moi, lequel n'est pas faible relativement à vous, mais il est puissant parmi vous. En effet, il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu ; eh bien, nous-mêmes aussi nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu. Mettez-vous vous-mêmes à l'épreuve pour voir si vous êtes dans la foi ; examinez-vous vous-mêmes. Ou bien est-ce que vous ne reconnaissez pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. Mais j'espère que vous connaîtrez que nous, nous ne sommes pas réprouvés. Cependant nous demandons à Dieu que vous ne fassiez rien de mal, non pas que notre propre mérite soit mis en évidence, mais que vous pratiquiez ce qui est bien, et que nous-mêmes nous soyons en quelque sorte tenus pour réprouvés ; car nous ne pouvons rien contre la vérité, mais pour la vérité ; nous nous réjouissons en effet quand nous, nous sommes faibles, et quand vous-mêmes, vous êtes forts ; et ce que nous demandons dans nos prières, c'est votre perfectionnement. C'est pourquoi je vous écris ces choses pendant que je suis absent, afin que, quand je serai présent, je n'aie pas à agir avec rigueur selon l'autorité que le Seigneur m'a donnée pour édifier et non pour détruire. Du reste, frères, réjouissez-vous, perfectionnez-vous, consolez-vous, soyez animés des mêmes sentiments, vivez en paix, et le Dieu de la charité et de la paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les saints vous saluent. Que la grâce du seigneur Jésus, et la charité de Dieu, et la communication du saint esprit soient avec vous tous !
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Hebrews 11
Or, la foi est une persuasion de ce qu'on espère, une conviction de choses qu'on ne voit point. C'est parce qu'ils possédaient une telle foi que les anciens ont reçu un bon témoignage. C'est par la foi que nous reconnaissons que l'univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce n'est pas de choses visibles que ce qu'on voit a été fait. C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice préférable à celui de Caïn ; c'est par elle qu'il reçut le témoignage d'être juste, lui-même rendant témoignage à Dieu par ses offrandes ; c'est par elle que, quoique trépassé, il parle encore. C'est par la foi qu'Enoch fut enlevé afin qu'il ne vît pas la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l'avait enlevé ; en effet, avant cet enlèvement, il lui est rendu le témoignage d'avoir plu à Dieu ; or, sans la foi, il est impossible de Lui plaire, car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie qu'il existe, et qu'il devient le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. C'est par la foi que Noé, instruit par un oracle des choses qu'on ne voyait point encore, construisit avec une pieuse prévoyance une arche pour sauver sa famille ; c'est par elle qu'il condamna le monde, et qu'il devint héritier de la justice que procure la foi. C'est par la foi que celui qui est appelé Abraham se soumit à émigrer dans le pays qu'il devait recevoir en héritage, et il émigra sans savoir où il allait ; c'est par la foi qu'il s'établit dans la terre qui lui était promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; car il attendait avec impatience la ville qui a les fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le fabricateur. C'est par la foi que Sara elle-même reçut, même au delà de l'âge ordinaire, la capacité de créer une postérité, parce qu'elle avait cru à la fidélité de Celui qui avait fait la promesse. De là vient encore que c'est d'un seul homme, et même d'un homme décrépit, qu'ils sont nés aussi nombreux que les étoiles du ciel et que le sable qui est sur le bord de la mer, lequel est innombrable. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir vu se réaliser pour eux les promesses, mais après en avoir de loin aperçu et salué la réalisation, et avoir confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu'ils soupirent après leur patrie. Et, si c'eût été de celle qu'ils avaient quittée qu'ils faisaient mention, ils auraient eu le temps d'y retourner ; mais on voit bien que c'en est une meilleure qu'ils désirent, je veux dire la patrie céleste ; c'est pourquoi Dieu n'a point honte, en ce qui les concerne, d'être appelé « leur Dieu », car Il leur a préparé une ville. C'est par la foi qu'Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac en sacrifice, et qu'il offrit son fils unique ; lui, qui avait accepté les promesses, et auquel il avait été dit : « C'est en Isaac que se réalisera pour toi le nom de postérité ; » mais il pensa que Dieu peut relever, même d'entre les morts ; d'entre lesquels (figurément, il est vrai,) il recouvra son fils. C'est par la foi, et en vue de l'avenir, qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü. C'est par la foi que Jacob, en mourant, bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, en s'appuyant sur l'extrémité de son bâton. — C'est par la foi que Joseph, en mourant, fit mention de la sortie des fils d'Israël, et donna des ordres relatifs à ses propres ossements. C'est par la foi que Moïse, après sa naissance, fut, pendant trois mois, tenu caché par ses parents (car ils voyaient la beauté de l'enfant), et qu'ils ne craignirent point le décret du roi. C'est par la foi que Moïse, étant devenu grand, se refusa à être appelé le fils d'une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu, que de goûter momentanément une jouissance coupable, et regardant comme une richesse plus grande que les trésors de l'Egypte l'opprobre de Christ, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C'est par la foi qu'il quitta l'Egypte, sans redouter le courroux du roi, car il tint ferme comme s'il voyait l'Invisible. C'est par la foi qu'il institua la pâque et l'aspersion du sang, afin que l'exterminateur ne touchât pas leurs premiers-nés. C'est par la foi qu'ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, tandis que les Égyptiens qui s'y risquèrent furent engloutis. C'est par la foi que les murs de Jéricho tombèrent, après avoir été investis pendant sept jours. C'est par la foi que Rahab l'impudique ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait pacifiquement reçu les espions. Et que dire encore ? Car le temps me manquera si je parle de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, et de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu des promesses, fermé la gueule des lions, éteint la puissance du feu, échappé au fil de l'épée, recouvré les forces perdues, montré leur vaillance dans la guerre et fait décamper l'ennemi. Des femmes entrepris, par une résurrection, possession de leurs morts ; d'autres ont été torturés, après s'être refusés au rachat, afin d'obtenir une meilleure résurrection ; d'autres ont eu à subir des outrages et des coups, et même des chaînes et la prison ; ils ont été lapidés, sciés, tentés ; ils sont morts par l'épée ; ils ont erré, vêtus de peaux de mouton, de peaux de chèvre, dénués de tout, persécutés, maltraités ; ils ont été, eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts, les montagnes, les cavernes, et les crevasses de la terre. Et tous ceux-là, quoiqu'ils eussent reçu, à cause de leur foi, un bon témoignage, n'ont point vu se réaliser pour eux les promesses, car Dieu avait d'avance arrêté pour nous quelque chose de meilleur, afin qu'ils ne fussent pas amenés à la perfection sans nous.
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Acts 16:1-15
puis il se rendit aussi à Derbe, et à Lystre. Et voici, là se trouvait un disciple nommé Timothée, fils d'une femme juive croyante, mais d'un père grec, et auquel les frères de Lystre et d'Icône rendaient un bon témoignage. Paul voulut l'emmener avec lui, et, se l'étant attaché, il le circoncit à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec. Or, dans les villes qu'ils traversaient, ils transmirent, pour qu'on les observât, les décrets rendus par les apôtres et les anciens de Jérusalem. Quant aux églises, elles s'affermissaient donc dans la foi et croissaient en nombre de jour en jour. Cependant ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie, après avoir été empêchés par le saint esprit d'annoncer la parole en Asie ; mais, étant arrivés près de la Mysie, ils se préparaient à entrer en Bithynie, et l'esprit de Jésus ne le leur permit pas ; alors, franchissant la Mysie, ils descendirent à Troas, et une vision apparut de nuit à Paul : un Macédonien se tenait debout et le sollicitait en disant : « Passe en Macédoine pour nous secourir. » Or, quand il eut vu la vision, nous cherchâmes aussitôt à parvenir en Macédoine, concluant que Dieu nous avait appelés à leur annoncer la bonne nouvelle. Étant donc partis de Troas, nous cinglâmes rapidement vers la Samothrace, et le lendemain nous arrivâmes à Néapolis, et de là à Philippes, qui est la première ville d'un district de Macédoine, et une colonie. Nous restâmes quelques jours dans cette ville, et le jour du sabbat nous vînmes, hors de la porte, près d'une rivière où nous pensions que se trouvait un lieu de prière, et nous étant assis nous parlions aux femmes qui y étaient rassemblées. Et une femme, nommée Lydie, marchande de pourpre de la ville de Thyatire, révérant Dieu, nous écoutait, et le Seigneur ouvrit son cœur pour qu'elle prêtât attention à ce que disait Paul. Or, dès qu'elle eut été baptisée ainsi que sa famille, elle nous sollicitait en disant : « Puisque vous avez jugé que j'avais foi au Seigneur, venez demeurer chez moi ; » et elle nous y contraignit.
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Titus 1:10-16
En effet il y a beaucoup de gens indisciplinés, de discoureurs frivoles, et de séducteurs (surtout ceux de la circoncision), auxquels il faut fermer la bouche ; ce sont eux qui bouleversent des familles entières en enseignant ce qui ne convient pas, en vue d'un gain sordide. L'un d'entre eux, qui a été leur propre prophète, a dit : « Les Crétois sont toujours menteurs, de méchantes bêles, des ventres paresseux. » Ce témoignage est vrai. C'est pourquoi reprends-les vertement, afin qu'ils aient une foi saine, et qu'ils ne s'attachent point à des fables juives et à des commandements d'hommes qui se détournent de la vérité. Tout est pur pour ceux qui sont purs, mais, pour ceux qui sont souillés et infidèles, rien n'est pur ; or, leur intelligence et leur conscience sont souillées, ils professent de connaître Dieu, mais par leurs œuvres ils Le renient, étant abominables, rebelles, et incapables d'aucune bonne œuvre.
Gospel
Mark 14
Or la Pâque et la fête des pains sans levain devait avoir lieu dans deux jours, et les grands prêtres et les scribes cherchaient de quelle manière ils pourraient par ruse s'emparer de lui et le mettre à mort ; car ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, de peur qu'il n'y ait une émeute du peuple. » Et comme il se trouvait, à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, pendant qu'il était à table survient une femme tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de véritable nard, très précieux ; ayant brisé la fiole, elle la lui versa sur la tête. Mais il y avait là des gens qui s'indignaient entre eux : « Pourquoi cette profusion de parfum s'est-elle faite ? Car ce parfum pouvait être vendu plus de trois cents deniers, et être donné aux pauvres ; » et ils le tançaient vertement. Mais Jésus dit : « Laissez-la faire ; pourquoi lui faites-vous de la peine ? Elle a accompli une bonne œuvre en ma personne, en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, et quand vous le voudrez vous pouvez toujours leur faire du bien ; mais moi vous ne devez pas m'avoir toujours. Ce qu'elle a pu, elle l'a fait ; elle s'est occupée d'avance de parfumer mon corps pour ma sépulture. Or, en vérité je vous déclare que où que l'évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Et Judas Iscarioth, l'un des douze, se rendit auprès des grands prêtres pour le leur livrer ; ce qu'ayant ouï ils furent dans la joie, et ils promirent de lui donner de l'argent ; et il cherchait comment il aurait une bonne occasion de le livrer. Et le premier jour de la fête des pains sans levain, époque où l'on immolait la pâque, ses disciples lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dépêcha deux de ses disciples, et leur dit : « Allez à la ville, et vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau, suivez-le, et où que ce soit qu'il entre, dites au chef de famille : « Le maître dit : Où est la chambre où je dois manger la pâque avec mes disciples ? » Et lui-même vous montrera une grande salle à manger garnie de lits, toute prête ; faites-y les préparatifs pour nous. » Et les disciples partirent et vinrent à la ville ; et ils trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque. Et quand le soir fut venu, il arrive avec les douze. Et pendant qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous qui mangez avec moi me livrera. » Ils commencèrent à être saisis de tristesse et à lui dire l'un après l'autre : « Est-ce moi ? » Mais il leur dit : « C'est un des douze, celui qui trempe avec moi dans le plat. En effet le fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui est écrit de lui ; mais malheur à cet homme par qui le fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et pendant qu'ils mangeaient, ayant pris du pain, il le rompit après avoir, prononcé une bénédiction, et il le leur donna et dit : « Prenez ; ceci est mon corps. » Et ayant pris une coupe, il la leur donna après avoir rendu grâces, et ils en burent tous, et il dit : « Ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs. En vérité je vous déclare que je ne boirai certainement plus du produit de la vigne, jusques à ce jour où j'en boirai du nouveau dans le royaume de Dieu. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Et Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous, car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui dit : « Quand même tous trébucheraient, non pas moi ! » Et Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Mais il disait de plus belle : « S'il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas ; » et tous aussi disaient la même chose. Et ils arrivent dans un lieu dont le nom était Gétsémani, et il dit à ses disciples : « Asseyez-vous-jusques à ce que j'aie prié. » Et il prend avec lui Pierre et Jacques et Jean ; et il commença à être épouvanté et abattu, et il leur dit : « Mon âme est triste jusques à la mort ; demeurez ici et veillez. » Et s'étant un peu avancé, il tombait à terre, et il priait afin que, s'il était possible, le moment s'éloignât de lui, et il disait : Abba, père, tout T'est possible ; fais passer cette coupe loin de moi ; mais non pas ce que moi je veux, mais ce que Toi ! » Et il vient, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Simon, dors-tu ? Tu n'as pas pu veiller une seule heure ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » Et s'étant retiré derechef, il pria en répétant les mêmes paroles ; et étant revenu de nouveau, il les trouva endormis ; leurs yeux en effet étaient fort appesantis, et ils ne savaient que lui répondre. Et il revient pour la troisième fois, et il leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; il suffit ; l'heure est venue ; voici, le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs ; levez -vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et aussitôt, pendant qu'il parlait, survient Judas, un des douze, et avec lui une foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les scribes et les anciens. Or celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu, en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sous bonne garde. » Et s'étant aussitôt approché de lui, il dit : « Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Quant à eux, ils mirent la main sur lui, et se saisirent de lui. Mais l'un des assistants ayant tiré l'épée frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille. Et Jésus prenant la parole leur dit : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais près de vous dans le temple occupé à enseigner, et il ne se saisissait pas de moi ; mais c'est afin que les écritures fussent accomplies, » Et l'ayant abandonné ils s'enfuirent tous. Et un certain jeune homme le suivait, enveloppé d'un drap sur son corps nu, et on se saisit de lui ; mais ayant abandonné son drap, il s'enfuit tout nu. Et ils amenèrent Jésus auprès du grand prêtre ; et chez lui se réunissent tous les grands prêtres et les anciens et les scribes. Et Pierre l'avait suivi de loin jusques dans l'intérieur de la cour du grand prêtre, et il se tenait assis avec les valets, et il se chauffait auprès du feu. Or, les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mourir, et ils n'en trouvaient point. Car plusieurs rendaient contre lui de faux témoignages, et les témoignages n'étaient pas d'accord. Et quelques individus s'étant présentés rendaient contre lui un faux témoignage, en disant : « Nous l'avons entendu dire : Je détruirai ce sanctuaire fait de main d'homme, et en trois jours j'en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme. » Et même sur ce point-là leur témoignage n'était pas d'accord. Et le grand prêtre s'étant levé au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus en disant : « Ne réponds-tu rien ? Car ceux-ci témoignent contre toi. » Mais il gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l'interrogeait derechef et lui dit : « Es-tu le Christ, le fils de Celui qui est béni ? » Et Jésus dit : « Je le suis, et vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant avec les nuées du ciel. » Mais le grand prêtre ayant déchiré ses tuniques, dit : « Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Vous avez ouï le blasphème. Que vous en semble ? » Et ils jugèrent tous qu'il méritait la mort. Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, et à lui voiler le visage, et à le souffleter, et à lui dire : « Prophétise ; » et les valets le reçurent à coups de verges. Et pendant que Pierre était en bas dans la cour arrive une des servantes du grand prêtre, et ayant vu Pierre qui se chauffait, elle lui dit, après l'avoir regardé : « Toi aussi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. » Mais il le nia en disant : « Je ne sais, ni ne comprends ce dont tu parles. » Et il se retira au dehors dans le vestibule. Et la servante l'ayant vu dit aux assistants : « Celui-ci est des leurs. » Mais il le niait de nouveau. Et un instant après les assistants disaient derechef à Pierre : « Vraiment tu es des leurs, car tu es aussi Galiléen. » Mais il se mit à proférer des anathèmes et à dire avec serment : « Je ne connais point cet homme dont vous parlez, » Et aussitôt le coq chanta pour la seconde fois, et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Et cette pensée le faisait pleurer.
Evening Prayer — Second Lesson
2 John 1
L'ancien, à Kyria l'élue et à ses enfants que j'aime véritablement (et non pas moi seul, mais encore tous ceux qui ont connu la vérité), à cause de la vérité qui demeure en nous et qui sera avec nous pour l'éternité : avec nous sera la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et de la part de Jésus-Christ le fils du Père, dans la vérité et dans l'amour ! J'ai été très fort réjoui de trouver de tes enfants qui marchent dans la vérité, comme nous en avons reçu le commandement du Père. Et maintenant je te prie, Kyria (non point comme si je t'adressais un commandement nouveau, mais c'est celui que nous avions dès le commencement), que nous nous aimions les uns les autres. Et voici en quoi consiste l'amour : c'est que nous marchions selon Ses commandements ; ce commandement existe, comme vous l'avez ouï dès le commencement, afin que vous y conformiez votre conduite. Comme plusieurs séducteurs ont fait irruption dans le monde, lesquels ne confessent point Jésus-Christ venu en chair (c'est là le séducteur et l'antechrist), prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de notre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. Quiconque va en avant et ne demeure pas attaché à l'enseignement de Christ ne possède point Dieu ; celui qui demeure attaché à cet enseignement, celui-là possède et le Père et le Fils. Si quelqu'un vient à vous et n'apporte pas cet enseignement, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : salut ; car celui qui lui dit : salut, participe à ses mauvaises œuvres, Quoique j'eusse beaucoup de choses à vous écrire, je n'ai pas voulu recourir au papier et à l'encre, mais j'espère me rendre auprès de vous et vous parler bouche à bouche, afin que votre joie soit complète. Les enfants de ta sœur l'élue te saluent.
Gospel
Matthew 5:17-37
« Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; car en vérité je vous le déclare, jusqu'à ce que le ciel et la terre aient disparu, un seul i ou un seul jambage ne disparaîtra point de la loi avant que tout n'ait été réalisé. En conséquence, celui qui aura enfreint un seul de ces moindres commandements et enseigné aux hommes à faire de même, sera renommé l'un des moindres dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera renommé grand dans le royaume des cieux. Car je vous déclare que si votre justice n'a pas surpassé de beaucoup celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez certainement pas dans le royaume des cieux. « Vous avez appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne tueras point ; mais celui qui aura tué sera justiciable du tribunal. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque s'irrite contre son frère, sera justiciable du tribunal ; et que celui qui aura dit à son frère : Raca, sera justiciable du sanhédrin ; et que celui qui lui aura dit : Insensé, sera justicié dans la géhénne du feu. « Si donc tu viens présenter ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque grief contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va-t-en d'abord te réconcilier avec ton frère, et alors reviens présenter ton offrande. Mets-toi promptement d'accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, de peur que ton adversaire ne te livre au juge, et le juge à l'huissier, et que tu ne sois jeté en prison. En vérité je te déclare, tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé le dernier quadrant. « Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu ne commettras point d'adultère. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle en son cœur. Mais si ton œil droit te fait trébucher, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est de ton intérêt qu'un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite te fait trébucher, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est de ton intérêt qu'un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n'aille pas dans la géhenne. Il a encore été dit : « Que celui qui aura répudié sa femme lui remette un acte de divorce. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque répudie sa femme, sauf pour cause d'impudicité, la pousse à commettre un adultère, et que celui qui aura épousé une femme répudiée commet un adultère. « Vous avez encore appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne te parjureras point, mais tu t'acquitteras envers le Seigneur de tes serments. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point jurer du tout, ni par le ciel parce que c'est le trône de Dieu, ni par la terre parce que c'est le marchepied de Ses pieds, ni par Jérusalem parce que c'est la ville du Grand Roi. Tu ne jureras pas non plus sur ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. Mais votre parole sera : oui, oui ! non, non ! Ce qu'on y ajoute vient du malin.
Gospel
Matthew 20:1-16
En effet, le royaume des cieux est semblable à un chef de famille qui sortit de grand matin afin de louer des ouvriers pour les envoyer à sa vigne. Or, après avoir fait accord avec les ouvriers à raison de un denier par jour, il les envoya à sa vigne. Et étant sorti vers la troisième heure, il en vit d'autres qui se tenaient sur la place du marché sans rien faire, et il leur dit : « Allez aussi à la vigne, et ce qui sera juste je vous le donnerai. » Et ils y allèrent. Étant de nouveau sorti vers la sixième et vers la neuvième heure, il fit encore de même. Puis étant sorti à la onzième, il en trouva d'autres qui se tenaient là, et il leur dit : « Pourquoi vous tenez-vous ici le jour entier sans rien faire ? » Ils lui disent : « C'est que personne ne nous a loués. » Il leur dit : « Vous aussi allez à la vigne. » Or, quand le soir fut venu, le maître de la vigne, dit à son intendant : « Appelle les ouvriers, et paie-leur leur salaire, en allant des derniers aux premiers. » Or, ceux de la onzième heure étant venus reçurent chacun un denier ; et les premiers étant venus crurent qu'ils recevraient davantage, et ils reçurent eux aussi un denier par tête. Mais après l'avoir reçu, ils murmuraient contre le chef de famille, en disant : « Ceux-ci venus les derniers ont travaillé une seule heure, et tu les as égalés à nous, qui avons supporté le poids du jour et l'ardente chaleur ! » Mais il répliqua à l'un d'eux : « Camarade, je ne te fais aucun tort ; n'as-tu pas fait accord avec moi à raison d'un denier ? Prends ce qui est à toi, et t'en vas. Pour moi, je veux donner à celui-ci qui est venu le dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est à moi ? Ou bien vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? » Ainsi les derniers seront des premiers et les premiers des derniers. »
Gospel
Mark 5
Et ils arrivèrent sur l'autre rive de la mer, dans le pays des Géraséniens. Et lorsqu'il fut sorti de la barque, vint à lui de l'intérieur des tombeaux un homme possédé d'un esprit impur, lequel avait son habitation dans les tombeaux, et personne ne pouvait plus le garrotter même avec une chaîne, car souvent il avait été garrotté avec des entraves et des chaînes, et il avait mis en pièces les chaînes et broyé les entraves, et personne n'avait la force de le dompter ; et constamment, nuit et jour, il se tenait dans les tombeaux et dans les montagnes, poussant des cris et se frappant lui-même à coups de pierres. Et ayant vu Jésus de loin, il accourut et l'adora, et ayant jeté un grand cri, il dit : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, Jésus, fils du Dieu très haut ? Je t'en adjure au nom de Dieu, ne me torture pas. » En effet il lui disait : « Esprit impur, sors de cet homme ; » et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » Et il lui dit : « Mon nom est légion, car nous sommes plusieurs. » Et il lui adressait beaucoup de sollicitations afin qu'il ne les envoyât pas hors du pays. Or il y avait là près de la montagne un grand troupeau de pourceaux au pâturage ; et ils le sollicitèrent en disant : « Envoie-nous dans ces pourceaux, afin que nous entrions en eux. » Et il le leur permit, et les esprits impurs étant sortis entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua en bas du précipice dans la mer, au nombre d'environ deux mille, et ils furent submergés dans la mer. Et ceux qui les faisaient paître s'enfuirent, et ils portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes, et on vint voir ce qui en était de l'événement. Et ils viennent vers Jésus, et ils voient le démoniaque assis, vêtu, et raisonnable, lui qui avait eu la légion, et ils furent saisis de terreur. Et les témoins leur racontèrent comment les choses s'étaient passées pour le démoniaque et les pourceaux ; et ils se mirent à le solliciter de sortir de leur territoire. Et comme il montait dans la barque, celui qui avait été démoniaque le sollicitait afin de rester avec lui ; et il ne le lui permit pas, mais il lui dit : « Va-t-en dans ta maison auprès des tiens, et rapporte leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et combien Il a eu compassion de toi. » Et il s'en alla, et il commença à proclamer dans la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui ; et tous étaient émerveillés. Et quand Jésus eut de nouveau traversé sur l'autre rive dans une barque, une foule nombreuse se rassembla près de lui, et il se tenait auprès la mer. Alors survient un des chefs de synagogue, nommé Jaïrus ; et l'ayant vu, il tombe à ses pieds, et il lui adressait beaucoup de sollicitations, en disant : « Ma fille est à l'extrémité, viens poser les mains sur elle, afin qu'elle soit guérie et qu'elle vive. » Et il s'en alla avec lui, et une foule nombreuse le suivait, et elle le pressait fortement. Et une femme, qui depuis douze ans avait une perte de sang, et qui avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins, et qui avait dépensé tout son bien et n'y avait rien gagné, mais avait été plutôt de mal en pis, ayant ouï ce qu'on disait de Jésus, vint dans la foule toucher par derrière son manteau ; car elle disait : « Si je puis toucher ses vêtements, je serai guérie. » Et aussitôt l'écoulement de son sang se dessécha, et elle sentit en son corps qu'elle était guérie de son infirmité ; et aussitôt Jésus ayant senti en lui-même la force qui était sortie de lui, s'étant retourné au milieu de la foule, disait : « Qui est-ce qui a touché mes vêtements ? » Et ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui est-ce qui m'a touché ? » Et il portait autour de lui ses regards pour voir celle qui avait fait cela. Mais la femme effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint, et se jeta à ses pieds, et lui dit toute la vérité. Mais il lui dit : « Ma fille, ta foi t'a guérie ; va-t-en en paix et sois rétablie de ton infirmité. » Comme il parlait encore surviennent de chez le chef de synagogue des gens qui disent : « Ta fille est morte, pourquoi importunes-tu encore le maître ? » Mais Jésus, sans faire attention à ce qu'on venait de dire, dit au chef de synagogue : « Ne crains point, crois seulement. » Et il ne permit pas que personne l'accompagnât, sinon Pierre, et Jacques, et Jean le frère de Jacques. Et ils arrivent à la maison du chef de synagogue, et il voit du bruit et des gens qui pleuraient et lamentaient beaucoup ; et étant entré il leur dit : « Pourquoi faites-vous du bruit et pleurez-vous ? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui. Mais les ayant chassés, il prend avec lui le père de l'enfant et sa mère et ceux qui étaient avec lui, et il entra là où était l'enfant, et ayant pris la main de l'enfant, il lui dit : Talitha koum, ce qui signifie étant traduit : « Petite fille, je te le dis, lève-toi. » Et aussitôt la petite fille se leva, et elle marchait ; en effet elle avait douze ans. Et ils furent aussitôt saisis d'un grand étonnement ; et il leur enjoignit fortement que personne ne le sût, et il dit qu'on lui donnât à manger.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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