Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Jeremiah 51
Ainsi parle l'Éternel : Voici, Je fais lever contre Babel et contre ceux qui habitent au milieu de mes adversaires, un souffle destructeur ; et J'envoie contre Babel des étrangers qui les vanneront et videront leur pays ; car ils s'avanceront contre elle de toutes parts au jour du désastre. Que celui qui bande l'arc, bande son arc contre celui qui le bande, et contre celui qui s'avance fièrement avec sa cuirasse ; n'épargnez pas les jeunes hommes, exterminez toute son armée ; qu'ils tombent percés de coups dans le pays des Chaldéens, et blessés dans ses rues ! Car Israël n'est point dans le veuvage, ni Juda sans son Dieu, l'Éternel des armées ; car leur pays est rempli de crimes commis contre le Saint d'Israël. Fuyez du sein de Babel, et sauvez chacun votre vie, afin que vous ne périssiez pas par l'effet de son crime ; car c'est le temps de la vengeance de l'Éternel ; Il va lui payer son salaire. Babel était une coupe d'or dans la main de l'Éternel ; elle enivrait toute la terre : les peuples burent de son vin, et ils entrèrent en délire. Tout à coup Babel tombe, et se brise : « Gémissez sur elle, apportez du baume pour ses plaies ; peut-être guérira-t-elle. » – Nous voulûmes guérir Babel, mais elle n'a pas guéri ; laissons-la et retournons chacun dans notre pays, car sa condamnation atteint jusqu'aux Cieux, et s'élève jusques aux nues. – « L'Éternel produit au jour notre innocence ; venez et racontons en Sion l'œuvre de l'Éternel, notre Dieu ! » Aiguisez les flèches, emplissez les carquois ! L'Éternel a donné l'éveil à l'esprit du roi des Mèdes ; car sa pensée à l'égard de Babel est de la détruire ; car c'est la vengeance de l'Éternel, la vengeance de son temple. Contre les murailles de Babel élevez un étendard, renforcez les gardes, placez des sentinelles, dressez des embuscades ; car l'Éternel l'a dans la pensée, et Il exécute ce qu'il a prononcé contre les habitants de Babel. Toi qui habites auprès des grandes eaux, et qui es riche en trésors, ta fin arrive ! la mesure de ta cupidité est pleine. L'Éternel des armées le jure par son âme : Je te remplirai d'hommes comme de sauterelles, et ils pousseront contre toi le cri de guerre. Il a fait la terre par sa puissance, et fondé le monde par sa sagesse, et étendu les Cieux par son intelligence. Au son de sa voix les eaux s'amassent dans les Cieux, et Il attire les nuées des extrémités de la terre ; Il lance l'éclair avant la pluie, et Il tire les vents de ses magasins. Tout homme est stupide faute de le connaître ; pour chaque fondeur son idole est un sujet de honte, car l'image fondue par lui est un mensonge, et elle ne respire pas. C'est une vanité, une œuvre de la tromperie ; au jour de leur châtiment elles seront détruites. Il ne leur ressemble pas, Celui qui est la part de Jacob, car Il a tout formé, et [Israël] est sa tribu d'héritage. L'Éternel des armées est son nom. Tu étais pour moi un marteau, une arme de guerre ; par toi je brisais les peuples, et par toi je détruisais les empires ; et par toi je brisais le cheval et son cavalier, et par toi je brisais le char et son conducteur ; par toi je brisais l'homme et la femme ; et par toi je brisais le vieillard et le jeune homme, et par toi je brisais l'adolescent et la vierge. Par toi je brisais le berger et son troupeau, et par toi je brisais le laboureur et son attelage, et par toi je brisais les princes et les gouverneurs. Mais je rendrai à Babel et à tous les habitants de la Chaldée tout le mal qu'ils ont fait à Sion, sous vos yeux, dit l'Éternel. Me voici, à mon tour ! J'en veux à toi, mont destructeur, dit l'Éternel, destructeur de toute la terre. J'étends ma main contre toi, et je te roulerai du haut des rochers, et je ferai de toi une montagne brûlée, de sorte qu'on ne tire plus de toi ni pierres angulaires, ni pierres de fondements, parce que tu seras un désert à jamais, dit l'Éternel. Dressez une bannière dans le pays ; sonnez de la trompette parmi les nations ; enrôlez contre elle les nations, appelez contre elle les royaumes d'Ararat, de Minni, et d'Aschkénaz ; établissez contre elle des commandants, faites avancer des chevaux comme les sauterelles velues. Enrôlez contre elle des peuples, les rois des Mèdes, leurs gouverneurs et tous leurs satrapes, et tous les pays de leur domination. La terre tremble et elle est en travail ; car les pensées de l'Éternel contre Babel s'exécutent, pour faire du pays de Babel un désert sans habitants. Les guerriers de Babel abandonnent le combat, ils se tiennent assis dans les forts ; leur bravoure est tarie ; ils ne sont plus que des femmes ; on a incendié leurs demeures, et leurs verrous sont brisés. Le coureur accourt au-devant du coureur, et le messager au-devant du messager, pour annoncer au roi de Babel que sa ville est prise de tous les côtés ; et les gués sont occupés, et les lacs embrasés par le feu, et les guerriers épouvantés. Car ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : La fille de Babel est comme une aire dans le temps où on la foule ; un instant encore, et le temps de la moisson vient pour elle. Nébucadnézar, roi de Babel, nous a dévorés, nous a consumés ; de nous il a fait un vase vide, et comme un dragon il nous a engloutis ; il a rempli son ventre de nos meilleurs biens ; il nous a chassés. Que la violence qui m'est faite et ma chair déchirée retombent sur Babel, dit l'habitante de Sion, et mon sang sur les habitants de la Chaldée, dit Jérusalem. C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel : Voici, je soutiendrai ta cause, et me chargerai de ta vengeance, et je dessécherai sa mer, et tarirai sa source. Et Babel sera un monceau de pierres, le gîte des chacals, une désolation, une dérision ; elle n'aura point d'habitants. Ensemble ils rugissent comme des lions, et ils crient comme des lionceaux. Quand ils seront échauffés, je leur présenterai ce qu'ils auront à boire, et je les enivrerai, pour qu'ils s'égaient, puis s'endorment d'un sommeil éternel, et ne se réveillent plus, dit l'Éternel. Comme des agneaux je les ferai descendre à la tuerie, comme des béliers avec des boucs. Comme Sésach est prise ! et la gloire de toute la terre conquise ! Comme Babel excite l'horreur parmi les nations ! La mer est montée par-dessus Babel, et elle est couverte de la masse de ses flots. Ses villes sont une solitude, une contrée sèche et aride, une contrée où personne n'habite, où nul homme ne passe. Et je châtierai Bel à Babel, et je lui ôterai de la bouche ce qu'il engloutit ; et vers lui les peuples n'afflueront plus ; la muraille même de Babel tombe. Sortez-en, mon peuple, et que chacun sauve sa vie, en face du feu de la colère de l'Éternel ! Et que votre cœur ne faiblisse pas, et n'ayez point peur du bruit qui se répand sur la terre, quand dans cette année viendra ce bruit, puis une autre année un autre bruit, et violence sur la terre, dominateur contre dominateur. Aussi, voici, des jours viennent où je châtierai les idoles de Babel, et tout son territoire sera dans l'opprobre, et tous ses blessés tomberont au milieu d'elle ; et Babel excitera les transports des Cieux et de la terre, et de tout ce qu'ils enserrent, quand du nord les dévastateurs fondront sur elle, dit l'Éternel. Comme Babel fit tomber les morts d'Israël, de même tomberont à Babel les morts de tout le pays. Vous qui échappez à l'épée, partez, ne vous arrêtez pas ! De loin pensez à l'Éternel, et que Jérusalem se présente à vos cœurs ! Nous fûmes confondus, quand nous apprîmes l'outrage ; la honte couvrit nos visages, quand des étrangers pénétrèrent dans les sanctuaires de la maison de l'Éternel. Aussi, voici, des jours viennent, dit l'Éternel, où je châtierai ses idoles, et dans tout son pays les blessés gémiront. Quoique Babel s'élevât jusqu'aux Cieux, et quoiqu'elle fortifiât le siège élevé de sa puissance, de par moi les dévastateurs l'envahiront, dit l'Éternel. Des cris plaintifs partent de Babel, et un grand déchirement du pays des Chaldéens. C'est que l'Éternel dévaste Babel, et y fait périr cette foule bruyante dont les flots grondent, comme les grandes eaux, quand retentit le fracas de leurs voix. C'est que sur elle, sur Babel, arrive le destructeur, et ses guerriers sont pris, ses arcs brisés ; car l'Éternel est un Dieu de rétribution, Il paiera, Il paiera. J'enivre ses princes et ses sages, ses gouverneurs, et ses satrapes, et ses guerriers, qui s'endormiront d'un sommeil éternel pour ne plus se réveiller, dit le Roi dont l'Éternel des armées est le nom. Ainsi parle l'Éternel des armées : Les murailles de Babel, ses larges murailles seront rasées, et ses portes, ses hautes portes, brûlées par le feu, de sorte que les peuples auront travaillé pour rien, et que les nations se seront fatiguées au profit du feu. Ordre que donna Jérémie, le prophète, à Séraïa, fils de Nérija, fils de Mahaséïa, quand il partit avec Sédécias, roi de Juda, pour Babel, la quatrième année de son règne. Or Séraïa était premier chambellan. Et Jérémie écrivit dans un livre tous les maux qui devaient arriver à Babel, toutes ces paroles écrites contre Babel. Et Jérémie dit à Séraïa : Quand tu seras arrivé à Babel, aie soin de faire lecture de toutes ces paroles, et dis : Éternel, tu as dit de ce lieu que tu le détruiras, de telle sorte qu'il n'y ait plus d'habitants, ni hommes, ni bestiaux, mais qu'il devienne une solitude éternelle. Et quand tu auras terminé la lecture de ce livre, tu y attacheras une pierre, et tu le jetteras dans l'Euphrate, et tu diras : Ainsi s'abîmera Babel, et elle ne se relèvera pas du désastre que je fais fondre sur elle ; et ils seront étendus sans force. Ce sont là les paroles de Jérémie.
Responsorial Psalm
Psalm 91
Assis dans l'asile du Très-haut, on repose à l'ombre du Tout-puissant. Je dis à l'Éternel : O mon refuge et mon fort, ô mon Dieu en qui je me confie ! Oui, Il te dégage des rets de l'oiseleur, de la peste meurtrière ; Il te couvre de ses plumes, et sous ses ailes tu trouves un abri ; sa vérité est un bouclier et un rempart. Tu n'as pas à redouter l'épouvante de la nuit, ni la flèche qui vole durant le jour, ni la peste qui s'avance dans les ténèbres, ni la contagion qui sévit au milieu du jour. Que mille hommes tombent à ton côté, et des myriades à ta droite, tu es hors des atteintes. De tes yeux seulement tu en es spectateur, et tu assistes à la rétribution des impies. C'est, ô Éternel, que tu es mon refuge ; tu t'es choisi le Très-baut pour appui. Le malheur n'arrive point jusqu'à toi, et la plaie n'approche point ta tente. Car Il donne pour toi l'ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs bras, de peur que ton pied ne heurte contre la pierre, Tu marcheras sur le lion et la vipère, tu fouleras le lionceau et le dragon. « Puisqu'il s'attache à moi, je veux le sauver, le mettre en lieu sûr, puisqu'il connaît mon nom, Il m'invoque, et je l'exauce ; je suis près de lui dans la détresse, je le délivrerai et je le glorifierai. De longs jours je le rassasierai, et je lui ferai voir mon secours. »
Second Reading
Hebrews 11
Or, la foi est une persuasion de ce qu'on espère, une conviction de choses qu'on ne voit point. C'est parce qu'ils possédaient une telle foi que les anciens ont reçu un bon témoignage. C'est par la foi que nous reconnaissons que l'univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce n'est pas de choses visibles que ce qu'on voit a été fait. C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice préférable à celui de Caïn ; c'est par elle qu'il reçut le témoignage d'être juste, lui-même rendant témoignage à Dieu par ses offrandes ; c'est par elle que, quoique trépassé, il parle encore. C'est par la foi qu'Enoch fut enlevé afin qu'il ne vît pas la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l'avait enlevé ; en effet, avant cet enlèvement, il lui est rendu le témoignage d'avoir plu à Dieu ; or, sans la foi, il est impossible de Lui plaire, car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie qu'il existe, et qu'il devient le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. C'est par la foi que Noé, instruit par un oracle des choses qu'on ne voyait point encore, construisit avec une pieuse prévoyance une arche pour sauver sa famille ; c'est par elle qu'il condamna le monde, et qu'il devint héritier de la justice que procure la foi. C'est par la foi que celui qui est appelé Abraham se soumit à émigrer dans le pays qu'il devait recevoir en héritage, et il émigra sans savoir où il allait ; c'est par la foi qu'il s'établit dans la terre qui lui était promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; car il attendait avec impatience la ville qui a les fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le fabricateur. C'est par la foi que Sara elle-même reçut, même au delà de l'âge ordinaire, la capacité de créer une postérité, parce qu'elle avait cru à la fidélité de Celui qui avait fait la promesse. De là vient encore que c'est d'un seul homme, et même d'un homme décrépit, qu'ils sont nés aussi nombreux que les étoiles du ciel et que le sable qui est sur le bord de la mer, lequel est innombrable. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir vu se réaliser pour eux les promesses, mais après en avoir de loin aperçu et salué la réalisation, et avoir confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu'ils soupirent après leur patrie. Et, si c'eût été de celle qu'ils avaient quittée qu'ils faisaient mention, ils auraient eu le temps d'y retourner ; mais on voit bien que c'en est une meilleure qu'ils désirent, je veux dire la patrie céleste ; c'est pourquoi Dieu n'a point honte, en ce qui les concerne, d'être appelé « leur Dieu », car Il leur a préparé une ville. C'est par la foi qu'Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac en sacrifice, et qu'il offrit son fils unique ; lui, qui avait accepté les promesses, et auquel il avait été dit : « C'est en Isaac que se réalisera pour toi le nom de postérité ; » mais il pensa que Dieu peut relever, même d'entre les morts ; d'entre lesquels (figurément, il est vrai,) il recouvra son fils. C'est par la foi, et en vue de l'avenir, qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü. C'est par la foi que Jacob, en mourant, bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, en s'appuyant sur l'extrémité de son bâton. — C'est par la foi que Joseph, en mourant, fit mention de la sortie des fils d'Israël, et donna des ordres relatifs à ses propres ossements. C'est par la foi que Moïse, après sa naissance, fut, pendant trois mois, tenu caché par ses parents (car ils voyaient la beauté de l'enfant), et qu'ils ne craignirent point le décret du roi. C'est par la foi que Moïse, étant devenu grand, se refusa à être appelé le fils d'une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu, que de goûter momentanément une jouissance coupable, et regardant comme une richesse plus grande que les trésors de l'Egypte l'opprobre de Christ, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C'est par la foi qu'il quitta l'Egypte, sans redouter le courroux du roi, car il tint ferme comme s'il voyait l'Invisible. C'est par la foi qu'il institua la pâque et l'aspersion du sang, afin que l'exterminateur ne touchât pas leurs premiers-nés. C'est par la foi qu'ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, tandis que les Égyptiens qui s'y risquèrent furent engloutis. C'est par la foi que les murs de Jéricho tombèrent, après avoir été investis pendant sept jours. C'est par la foi que Rahab l'impudique ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait pacifiquement reçu les espions. Et que dire encore ? Car le temps me manquera si je parle de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, et de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu des promesses, fermé la gueule des lions, éteint la puissance du feu, échappé au fil de l'épée, recouvré les forces perdues, montré leur vaillance dans la guerre et fait décamper l'ennemi. Des femmes entrepris, par une résurrection, possession de leurs morts ; d'autres ont été torturés, après s'être refusés au rachat, afin d'obtenir une meilleure résurrection ; d'autres ont eu à subir des outrages et des coups, et même des chaînes et la prison ; ils ont été lapidés, sciés, tentés ; ils sont morts par l'épée ; ils ont erré, vêtus de peaux de mouton, de peaux de chèvre, dénués de tout, persécutés, maltraités ; ils ont été, eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts, les montagnes, les cavernes, et les crevasses de la terre. Et tous ceux-là, quoiqu'ils eussent reçu, à cause de leur foi, un bon témoignage, n'ont point vu se réaliser pour eux les promesses, car Dieu avait d'avance arrêté pour nous quelque chose de meilleur, afin qu'ils ne fussent pas amenés à la perfection sans nous.
Gospel
Mark 14
Or la Pâque et la fête des pains sans levain devait avoir lieu dans deux jours, et les grands prêtres et les scribes cherchaient de quelle manière ils pourraient par ruse s'emparer de lui et le mettre à mort ; car ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, de peur qu'il n'y ait une émeute du peuple. » Et comme il se trouvait, à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, pendant qu'il était à table survient une femme tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de véritable nard, très précieux ; ayant brisé la fiole, elle la lui versa sur la tête. Mais il y avait là des gens qui s'indignaient entre eux : « Pourquoi cette profusion de parfum s'est-elle faite ? Car ce parfum pouvait être vendu plus de trois cents deniers, et être donné aux pauvres ; » et ils le tançaient vertement. Mais Jésus dit : « Laissez-la faire ; pourquoi lui faites-vous de la peine ? Elle a accompli une bonne œuvre en ma personne, en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, et quand vous le voudrez vous pouvez toujours leur faire du bien ; mais moi vous ne devez pas m'avoir toujours. Ce qu'elle a pu, elle l'a fait ; elle s'est occupée d'avance de parfumer mon corps pour ma sépulture. Or, en vérité je vous déclare que où que l'évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Et Judas Iscarioth, l'un des douze, se rendit auprès des grands prêtres pour le leur livrer ; ce qu'ayant ouï ils furent dans la joie, et ils promirent de lui donner de l'argent ; et il cherchait comment il aurait une bonne occasion de le livrer. Et le premier jour de la fête des pains sans levain, époque où l'on immolait la pâque, ses disciples lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dépêcha deux de ses disciples, et leur dit : « Allez à la ville, et vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau, suivez-le, et où que ce soit qu'il entre, dites au chef de famille : « Le maître dit : Où est la chambre où je dois manger la pâque avec mes disciples ? » Et lui-même vous montrera une grande salle à manger garnie de lits, toute prête ; faites-y les préparatifs pour nous. » Et les disciples partirent et vinrent à la ville ; et ils trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque. Et quand le soir fut venu, il arrive avec les douze. Et pendant qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous qui mangez avec moi me livrera. » Ils commencèrent à être saisis de tristesse et à lui dire l'un après l'autre : « Est-ce moi ? » Mais il leur dit : « C'est un des douze, celui qui trempe avec moi dans le plat. En effet le fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui est écrit de lui ; mais malheur à cet homme par qui le fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et pendant qu'ils mangeaient, ayant pris du pain, il le rompit après avoir, prononcé une bénédiction, et il le leur donna et dit : « Prenez ; ceci est mon corps. » Et ayant pris une coupe, il la leur donna après avoir rendu grâces, et ils en burent tous, et il dit : « Ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs. En vérité je vous déclare que je ne boirai certainement plus du produit de la vigne, jusques à ce jour où j'en boirai du nouveau dans le royaume de Dieu. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Et Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous, car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui dit : « Quand même tous trébucheraient, non pas moi ! » Et Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Mais il disait de plus belle : « S'il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas ; » et tous aussi disaient la même chose. Et ils arrivent dans un lieu dont le nom était Gétsémani, et il dit à ses disciples : « Asseyez-vous-jusques à ce que j'aie prié. » Et il prend avec lui Pierre et Jacques et Jean ; et il commença à être épouvanté et abattu, et il leur dit : « Mon âme est triste jusques à la mort ; demeurez ici et veillez. » Et s'étant un peu avancé, il tombait à terre, et il priait afin que, s'il était possible, le moment s'éloignât de lui, et il disait : Abba, père, tout T'est possible ; fais passer cette coupe loin de moi ; mais non pas ce que moi je veux, mais ce que Toi ! » Et il vient, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Simon, dors-tu ? Tu n'as pas pu veiller une seule heure ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » Et s'étant retiré derechef, il pria en répétant les mêmes paroles ; et étant revenu de nouveau, il les trouva endormis ; leurs yeux en effet étaient fort appesantis, et ils ne savaient que lui répondre. Et il revient pour la troisième fois, et il leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; il suffit ; l'heure est venue ; voici, le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs ; levez -vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et aussitôt, pendant qu'il parlait, survient Judas, un des douze, et avec lui une foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les scribes et les anciens. Or celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu, en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sous bonne garde. » Et s'étant aussitôt approché de lui, il dit : « Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Quant à eux, ils mirent la main sur lui, et se saisirent de lui. Mais l'un des assistants ayant tiré l'épée frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille. Et Jésus prenant la parole leur dit : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais près de vous dans le temple occupé à enseigner, et il ne se saisissait pas de moi ; mais c'est afin que les écritures fussent accomplies, » Et l'ayant abandonné ils s'enfuirent tous. Et un certain jeune homme le suivait, enveloppé d'un drap sur son corps nu, et on se saisit de lui ; mais ayant abandonné son drap, il s'enfuit tout nu. Et ils amenèrent Jésus auprès du grand prêtre ; et chez lui se réunissent tous les grands prêtres et les anciens et les scribes. Et Pierre l'avait suivi de loin jusques dans l'intérieur de la cour du grand prêtre, et il se tenait assis avec les valets, et il se chauffait auprès du feu. Or, les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mourir, et ils n'en trouvaient point. Car plusieurs rendaient contre lui de faux témoignages, et les témoignages n'étaient pas d'accord. Et quelques individus s'étant présentés rendaient contre lui un faux témoignage, en disant : « Nous l'avons entendu dire : Je détruirai ce sanctuaire fait de main d'homme, et en trois jours j'en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme. » Et même sur ce point-là leur témoignage n'était pas d'accord. Et le grand prêtre s'étant levé au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus en disant : « Ne réponds-tu rien ? Car ceux-ci témoignent contre toi. » Mais il gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l'interrogeait derechef et lui dit : « Es-tu le Christ, le fils de Celui qui est béni ? » Et Jésus dit : « Je le suis, et vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant avec les nuées du ciel. » Mais le grand prêtre ayant déchiré ses tuniques, dit : « Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Vous avez ouï le blasphème. Que vous en semble ? » Et ils jugèrent tous qu'il méritait la mort. Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, et à lui voiler le visage, et à le souffleter, et à lui dire : « Prophétise ; » et les valets le reçurent à coups de verges. Et pendant que Pierre était en bas dans la cour arrive une des servantes du grand prêtre, et ayant vu Pierre qui se chauffait, elle lui dit, après l'avoir regardé : « Toi aussi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. » Mais il le nia en disant : « Je ne sais, ni ne comprends ce dont tu parles. » Et il se retira au dehors dans le vestibule. Et la servante l'ayant vu dit aux assistants : « Celui-ci est des leurs. » Mais il le niait de nouveau. Et un instant après les assistants disaient derechef à Pierre : « Vraiment tu es des leurs, car tu es aussi Galiléen. » Mais il se mit à proférer des anathèmes et à dire avec serment : « Je ne connais point cet homme dont vous parlez, » Et aussitôt le coq chanta pour la seconde fois, et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Et cette pensée le faisait pleurer.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Today's readings, every morning
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