Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
1 Thessalonians 3:9-13
Car comment pouvons-nous rendre à Dieu assez d'actions de grâces pour nous-mêmes, à cause de toute la joie que nous éprouvons à votre sujet devant notre Dieu, priant jour et nuit outre mesure, afin de voir votre visage et de réparer les imperfections de votre foi ? Mais que Dieu Lui-même notre Père, et notre Seigneur Jésus, aplanissent notre route pour aller à vous ! Quant à vous, que le Seigneur vous fasse multiplier et abonder en charité les uns envers les autres, et envers tous, comme nous-mêmes envers vous, pour affermir vos cœurs, et les rendre irréprochables en sainteté, devant Dieu notre Père, lors de l'avènement de notre seigneur Jésus avec tous ses saints.
First Reading
Daniel 5
Le roi Belschazar donna un grand festin à ses mille grands, et il but du vin en présence de ces mille personnes. Belschazar, animé par le vin, dit qu'on apportât les vases d'or et d'argent que Nébucadnézar, son père, avait enlevés du temple de Jérusalem, pour que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines bussent dans ces vases. Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple de la maison de Dieu à Jérusalem, et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines burent dans ces vases. Ils burent du vin et chantèrent des louanges à leurs dieux d'or et d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre. Dans ce moment même les doigts d'une main d'homme s'avancèrent, et écrivirent, vis-à-vis du lustre, sur la chaux de la muraille du palais du roi, et le roi vit la main qui écrivait. Aussitôt le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent, et les nerfs de ses reins se détendirent, et ses genoux s'entre-heurtèrent. Le roi s'écria avec force qu'on mandât les devins, les Chaldéens et les mages. Le roi prit la parole et dit aux sages de Babel : Tout homme qui lira ces caractères, et m'en expliquera la signification, sera revêtu de la pourpre, et d'une chaîne d'or à son cou, et occupera la troisième place dans le gouvernement de mon empire. Puis tous les sages du roi furent introduits ; mais ils ne purent ni lire les caractères, ni en indiquer au roi la signification. Alors le roi Belschazar fut extrêmement troublé, et il changea de couleur, et ses grands furent interdits. Dans cette situation du roi et des grands, la reine parut dans la salle du festin. La reine prit la parole et dit : O roi ! puisses-tu vivre éternellement ! que tes pensées ne te troublent pas, et ne change pas de couleur ! Il est dans ton royaume un homme en qui est l'esprit des dieux saints, et du temps de ton père en lui s'est trouvée une lumière, une intelligence, une sagesse pareille à la sagesse des dieux ; et le roi Nébucadnézar, ton père, ton père, ô roi, l'a établi chef des devins, des enchanteurs, des Chaldéens, des mages, parce qu'un esprit éminent, et la connaissance et l'entente de l'interprétation des songes, et de l'explication des énigmes et de la solution des questions difficiles s'étaient rencontrées en lui, savoir, en Daniel, dont le roi avait changé le nom en celui de Beltsazar ; que Daniel soit donc mandé, et il te donnera l'explication. Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs Juifs que le roi, mon père, a amenés de Juda ? J'ai ouï dire de toi que l'esprit des dieux est en toi, et qu'on trouve en toi et lumière, et intelligence, et sagesse éminente. Or les sages et les devins ont été amenés devant moi pour lire ces caractères et m'en découvrir le sens, mais ils ne peuvent m'expliquer le sens de la chose. Mais j'ai ouï dire de toi que tu sais donner les explications, et résoudre les questions difficiles ; si donc tu peux lire ces caractères, et m'en faire connaître le sens, tu seras revêtu de la pourpre, et tu auras une chaîne d'or à ton cou, et tu occuperas la troisième place dans mon empire. Alors Daniel répondit et dit en présence du roi : Garde tes dons, et fais tes largesses à un autre ! Cependant je lirai les caractères au roi, et je lui en indiquerai le sens. O roi, le Dieu très haut accorda à Nébucadnézar, ton père, royauté et grandeur, et gloire et magnificence ; et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, les peuples, les nations et les hommes de toute langue étaient tous craintifs et tremblants devant lui ; il faisait mourir qui il voulait, et donnait la vie à qui il voulait, et il élevait qui il voulait, et il abaissait qui il voulait. Mais comme son cœur s'éleva, et que son esprit s'enorgueillit jusqu'à l'insolence, il fut précipité de son trône royal, et sa gloire lui fut ôtée ; et il fut chassé du milieu des enfants des hommes, et son cœur devint semblable à la brute, et il demeura avec les onagres, comme le bœuf il mangea de l'herbe, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il eût reconnu que le Dieu très haut a la domination sur la royauté de l'homme, et qu'il y élève qui Il veut. Mais toi, son fils Belschazar, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu saches toutes ces choses ; et tu t'es élevé contre le Maître du ciel, et les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et toi et tes grands, tes femmes et tes concubines, vous avez bu du vin dans ces vases, et tu as chanté des louanges aux dieux d'argent et d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient, ni n'entendent, ni ne savent rien, et le Dieu qui tient ton souffle dans sa main et qui préside à toutes tes destinées, tu ne l'as pas honoré. En conséquence, c'est de par lui qu'a été envoyée cette main qui a tracé ces caractères. Et voici les caractères qui ont été tracés : Compté ! Compté ! Pesé ! et Partage ! Voici le sens du mot Compté : Dieu a fait le compte de ton règne et y met fin. Pesé : Tu as été pesé à la balance et trouvé trop léger. Partage : Ton empire sera partagé et donné aux Mèdes et aux Perses. Alors, sur l'ordre de Belschazar on revêtit Daniel de la pourpre, et on lui mit au cou une chaîne d'or, et l'on publia devant lui qu'il occuperait la troisième place dans l'empire. Cette nuit même, Belschazar, roi des Chaldéens, fut tué. Et Darius le Mède reçut l'empire, étant âgé de soixante-deux ans.
First Reading
Psalms 1:1-6
Heureux l'homme qui ne suit point le conseil des impies, et ne pratique point la voie des pécheurs, et ne prend point place au cercle des moqueurs ; mais qui fait son plaisir de la loi de l'Éternel, et médite sa loi le jour et la nuit ! Il est comme un arbre planté près d'une eau courante, qui donne son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit point : tout ce qu'il fait, est suivi de succès. Tels ne sont point les impies, mais ils sont comme la balle dissipée par le vent : aussi ne tiennent-ils pas devant le jugement, non plus que les pécheurs dans l'assemblée des justes ; car l'Éternel a l'œil sur la voie des justes, mais la voie des impies mène à la ruine.
Morning Prayer — First Lesson
Wisdom 17
Epistle
Ephesians 6:10-17
Au reste, fortifiez-vous dans le seigneur et par la puissance de sa force ; revêtez-vous de toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister aux manœuvres du diable ; car ce n'est pas contre le sang et la chair que vous avez à lutter, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C'est pourquoi saisissez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le jour mauvais, et, après avoir tout mis en œuvre, tenir ferme. Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de la vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice, et ayant pris pour chaussure de vos pieds le zèle qu'inspire l'Évangile de paix, saisissant en toute circonstance le bouclier de la foi, au moyen duquel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du malin ; et munissez-vous du casque du salut et de l'épée de l'esprit, qui est la parole de Dieu ;
First Reading
Judges 8
Et les hommes d'Ephraïm lui dirent : Qu'est-ce de ta part que cette manière d'agir envers nous, de ne pas nous appeler lorsque tu marchais à l'attaque de Madian ? Et ils le prirent à partie avec véhémence. Et il leur dit : Qu'ai-je fait d'égal à vos exploits ? le grappillage d'Ephraïm n'est-il pas préférable à la vendange d'Abiézer ? C'est entre vos mains que Dieu a livré les princes Madianites Oreb et Zeeb. Qu'ai-je pu faire aussi bien que vous ? Alors l'animosité qu'ils avaient contre lui, s'apaisa, comme il parlait ainsi. Et Gédéon, arrivé sur le Jourdain, le passa avec les trois cents hommes qui l'accompagnaient fatigués et poursuivant toujours. Alors il dit aux gens de Succoth : Donnez donc des galettes de pain à la troupe qui me suit, car elle est rendue, et je suis à la poursuite de Zébah et Tsalmunna, rois de Madian. Et les chefs de Succoth lui dirent : Tiens-tu déjà captifs Zébah et Tsalmunna pour que nous donnions du pain à ton escorte ? Et Gédéon dit : Eh bien ! si l'Éternel met Zébah et Tsalmunna en mon pouvoir, je triturerai votre chair avec des ronces de la steppe et des chardons. Et de là il monta à Pnuel, et il y tint le même langage, et les gens de Pnuel lui firent la même réponse que les gens de Succoth. Et il dit aussi aux gens de Pnuel : Si je reviens sain et sauf, je raserai cette tour-là. Or Zébah et Tsalmunna étaient à Carcor avec leur armée d'environ quinze mille hommes, total de ce qui était resté de toute l'armée des enfants de l'Orient : cent vingt mille hommes tirant l'épée avaient péri. Et Gédéon s'avança du côté de ceux qui logent dans des tentes, à l'orient de Noba et de Jogbeha et dressa son camp, tandis que [l'autre] camp était en sécurité. Et Zébah et Tsalmunna prirent la fuite, et il les poursuivit, et fit prisonniers les deux rois de Madian, Zébah et Tsalmunna : il avait jeté l'épouvante dans tout le camp. Alors Gédéon, fils de Joas, revint de la guerre et partit de la hauteur qui domine Hérès. Et il arrêta un jeune homme d'entre les gens de Succoth, qu'il interrogea, et qui lui désigna par écrit les chefs de Succoth et les Anciens, soixante-dix-sept hommes. Puis il se présenta aux gens de Succoth et dit : Voici Zébah et Tsalmunna desquels vous me disiez ironiquement : Tiens-tu déjà Zébah et Tsalmunna captifs, pour que nous donnions du pain à tes gens épuisés ? Et il saisit les Anciens de la ville et prit des ronces de la steppe et des chardons, et les fit servir au supplice des hommes de Succoth. Et il rasa la tour de Pnuel, et massacra les gens de la ville. Et il dit à Zébah et Tsalmunna : Comment étaient les hommes que vous avez égorgés au Thabor ? Et ils dirent : Tel tu es, tels ils étaient : ils avaient chacun la prestance de fils de rois. Et il dit : C'étaient mes frères, fils de ma mère. Par la vie de l'Éternel, si vous leur eussiez laissé la vie, je ne vous égorgerais pas. Et il dit à Jéther, son premier-né : Va, égorge-les ! Mais l'enfant ne tirait pas l'épée, parce qu'il avait peur, car c'était encore un enfant. Alors Zébah et Tsalmunna dirent : Allons, toi-même, jette-toi sur nous ! car tel est l'homme, telle est sa force. Alors Gédéon se leva et égorgea Zébah et Tsalmunna. Et il prit les lunules qui étaient au cou de leurs chameaux. Et les hommes d'Israël dirent à Gédéon : Domine sur nous, et toi et ton fils et le fils de ton fils, parce que tu nous as sauvés des mains des Madianites. Et Gédéon leur dit : Je ne dominerai point sur vous, et mon fils ne dominera point sur vous ; c'est l'Éternel qui doit dominer sur vous. Et Gédéon leur dit : J'ai une demande à vous faire : donnez-moi chacun une boucle de narine de votre butin ! (Car ils portaient à la narine des boucles d'or, étant Ismaélites.) Et ils dirent : Nous te les donnerons. Et ils étendirent un manteau et chacun y jeta une boucle de narine de son butin. Et le poids des boucles de narine d'or qu'il demanda, fut de mille sept cents sicles d'or, non compris les lunules et les pendants d'oreille et les vêtements de pourpre que portaient les rois de Madian, et les colliers qui étaient au cou de leurs chameaux. Et Gédéon en fit un Ephod, et il le plaça dans sa ville, à Ophra ; et tout Israël alla s'y prostituer, et ce fut un piège pour Gédéon et pour sa maison. C'est ainsi que les Madianites plièrent devant les enfants d'Israël, et ils ne relevèrent plus la tête. Et le pays eut un repos de quarante ans à l'époque de Gédéon. Et Jérubbaal, fils de Joas, s'en alla habiter dans sa maison. Or Gédéon eut soixante-dix fils, issus de son sang, car il avait beaucoup de femmes. Et sa concubine, qui était à Sichem, lui enfanta un fils, et il lui donna le nom d'Abimélech. Et Gédéon, fils de Joas, mourut dans une belle vieillesse, et reçut la sépulture dans le tombeau de Joas, son père, à Ophra des Abi-Ezrites. Et lorsque Gédéon fut mort, de nouveau les enfants d'Israël se prostituèrent aux Baals, et ils firent leur dieu de Baal-Berith. Et les enfants d'Israël ne se souvinrent pas de l'Éternel, leur Dieu, qui les avait sauvés des mains de tous leurs ennemis d'alentour. Et ils ne montrèrent pas à la maison de Jérubbaal, de Gédéon, une affection proportionnée à tout le bien qu'il avait fait à Israël.
Morning Prayer — Second Lesson
Luke 8
Et il advint plus tard que lui-même s'en allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu, et avec lui étaient les douze, ainsi que quelques femmes qui avaient été délivrées d'esprits malins et d'infirmités : c'étaient Marie qui était appelée Magdalène, de laquelle étaient sortis sept démons, et Jeanne femme de Chouza intendant d'Hérode, et Susanne, et plusieurs autres qui les assistaient de leurs biens. Cependant une foule nombreuse, où se trouvaient aussi ceux qui de ville en ville étaient venus à lui, s'étant rassemblée, il dit sous forme de parabole : « Le semeur sortit pour semer sa semence ; et pendant qu'il la semait, une partie tomba le long du chemin, et elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent toute. Et une autre tomba sur du roc, et ayant poussé elle sécha, parce qu'elle n'avait pas d'humidité. Et une autre tomba au milieu des épines, et les épines ayant poussé avec elle, l'étouffèrent. Et une autre tomba dans la bonne terre, et ayant poussé elle produisit du fruit au centuple. » En disant cela, il s'écriait : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! » Mais ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole ? Or il dit : « Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres c'est en paraboles, afin qu'en voyant ils ne voient pas, et qu'en entendant ils ne comprennent pas. Or voici ce que signifie cette parabole : La semence, c'est la parole de Dieu. Mais ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui ont entendu, puis survient le diable et il enlève la parole de leur cœur, afin qu'ils ne soient pas sauvés après avoir cru. Quant à ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils ont entendu, reçoivent avec joie la parole ; et ceux-ci n'ont pas de racine, ils croient temporairement, et au moment de la tentation ils font défection. Quant à ce qui est tombé sur les épines, ce sont ceux qui ont entendu, et qui en avançant sont étouffés par les soucis et la richesse et les plaisirs de la vie et ne produisent rien. Mais ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur noble et bon, retiennent la parole, et portent du fruit avec persévérance. Or personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un meuble, ou ne la place sous un lit, mais il la place sur un support. Car il n'y a rien de caché qui ne doive être manifesté, ni rien de secret qui ne doive être connu et mis en évidence. Prenez donc garde de quelle manière vous écoutez ; car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il s'imagine avoir lui sera enlevé. » Or sa mère et ses frères se rendirent auprès de lui, et ils ne pouvaient l'atteindre à cause de la foule. Et il lui fut dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Mais il leur répliqua : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la pratiquent. » Or il advint un jour qu'il monta dans une barque, ainsi que ses disciples, et il leur dit : « Passons sur l'autre rive du lac ; » et ils partirent. Mais pendant la traversée il s'endormit, et un tourbillon de vent se précipita sur le lac, et ils étaient submergés et en péril. Mais s'étant approchés ils l'éveillèrent en disant : « Maître, Maître, nous périssons. » Et lui s'étant réveillé, gourmanda le vent et l'agitation de l'eau ; et ils cessèrent, et il survint du calme. Mais il leur dit : « Où est votre foi ? » Et tout effrayés ils s'émerveillèrent en disant : « Quel est donc celui-ci, qu'il commande même aux vents et à l'eau ? » Et ils abordèrent au pays des Géraséniens, qui est en face de la Galilée. Et lorsqu'il fut descendu à terre, vint à sa rencontre de l'intérieur de la ville un certain homme que possédaient des démons, et depuis longtemps il n'avait pas porté de vêtement, et il ne demeurait point dans une maison, mais dans les tombeaux. Or ayant aperçu Jésus, après avoir poussé un cri, il tomba à ses pieds, et dit à haute voix : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t'en prie, ne me torture pas. » En effet il avait enjoint à l'esprit impur de sortir de cet homme ; car pendant longtemps il l'avait entraîné avec lui ; et il était chargé de chaînes et d'entraves pour être bien gardé, et rompant ses liens il était emmené par le démon dans les déserts. Or Jésus lui demanda : « Quel est ton nom ? » Et il dit : « Légion, » parce que plusieurs démons étaient entrés en lui. Et ils le sollicitaient de ne pas leur ordonner d'aller dans l'abîme. Or il y avait là un troupeau de nombreux pourceaux qui paissait dans la montagne ; et ils le sollicitèrent de leur permettre d'entrer dans ces pourceaux ; et il le leur permit. Or les démons étant sortis de cet homme entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua au bas du précipice dans le lac et se noya. Or ceux qui le faisaient paître, ayant vu ce qui était arrivé s'enfuirent et portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Or les gens sortaient pour voir ce qui était arrivé, et ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent assis aux pieds de Jésus, vêtu, et raisonnable, l'homme duquel étaient sortis les démons ; et ils furent saisis de terreur. Or les témoins leur rapportèrent de quelle manière le démoniaque avait été guéri. Et toute la population de la contrée voisine des Géraséniens le pria de s'éloigner d'eux, car ils étaient saisis d'une grande crainte. Et étant remonté dans une barque, il s'en retourna. Cependant l'homme duquel étaient sortis les démons le priait de le prendre avec lui, mais il le renvoya en disant : « Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. » Et il s'en alla proclamant dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui. Or comme Jésus revenait en arrière, il fut accueilli par la foule, car ils étaient tous à l'attendre. Et voici, survint un homme, dont le nom était Jaïrus, et c'était lui qui était chef de la synagogue ; et étant tombé aux pieds de Jésus, il le sollicitait d'entrer dans sa maison, parce qu'il avait une fille unique âgée d'environ douze ans, et qu'elle se mourait. Or, comme il s'y rendait, la foule l'étouffait, et une femme malade depuis douze ans d'un flux de sang, laquelle n'avait pu être guérie par personne, s'étant approchée toucha par derrière la frange de son manteau, et tout à coup son flux de sang s'arrêta. Et Jésus dit : « Qui est-ce qui m'a touché ? » Mais tous s'en défendant, Pierre dit : « Maître, la foule t'entoure et te presse ! » Mais Jésus dit : « Quelqu'un m'a touché ; car j'ai senti qu'une force est sortie de moi. » Et la femme, voyant qu'elle était découverte, s'approcha en tremblant, et s'étant jetée à ses pieds, elle déclara devant tout le peuple pour quel motif elle l'avait touché, et comment elle avait été tout à coup guérie. Mais il lui dit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée, va-t-en en paix. » Comme il parlait encore, survint quelqu'un de chez le chef de synagogue, disant : « Ta fille est morte, n'importune plus le maître ! » Ce que Jésus ayant ouï, il lui répliqua : « Ne crains point, crois seulement, et elle sera sauvée. » Or, étant entré dans la maison, il ne permit pas que personne entrât avec lui, sauf Pierre, et Jean et Jacques et le père de l'enfant et sa mère. Or tous pleuraient et se lamentaient sur elle, mais il leur dit : « Ne pleurez pas ; car elle n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui, sachant qu'elle était morte. Mais lui, ayant pris sa main, s'écria : « Enfant, lève-toi. » Et son esprit revint, et elle se leva immédiatement ; et il commanda qu'on lui donnât à manger. Et ses parents furent stupéfaits ; mais il leur enjoignit de ne parler à personne de ce qui était arrivé.
Responsorial Psalm
Psalm 16
Ecrit de David.Garde-moi, ô Dieu, car je me retire vers toi ! J'ai dit à l'Éternel : Tu es le Seigneur, en toi j'ai mon souverain bien. Les saints, qui sont dans le pays, sont les nobles en qui je prends tout mon plaisir. Nombreux sont les maux de ceux qui courent ailleurs ; je n'offre point leurs libations de sang, et leurs noms ne sont jamais sur mes lèvres. L'Éternel est mon lot, et la coupe qui est ma part ; c'est toi qui m'assures mon héritage. Mon domaine m'est échu dans de beaux lieux, et mon patrimoine est aussi mon délice. Je bénis l'Éternel qui a été mon conseil ; et, les nuits même, mon cœur me donne ses avis. Je me suis proposé l'Éternel devant moi constamment ; car s'Il est à ma droite, je ne serai pas ébranlé. Aussi la joie est dans mon cœur, et l'allégresse dans mon âme, et ma chair aussi repose sûrement ; car tu n'abandonneras pas mon âme aux Enfers, et tu ne permettras pas que celui qui t'aime voie le tombeau. Tu me montreras les sentiers de la vie. En ta présence on trouve plénitude de joie, et dans ta droite, des plaisirs pour toujours.
Gospel
Matthew 18:23-35
C'est pourquoi le royaume des cieux ressemble à un roi qui voulut faire rendre compte à ses esclaves. Or, après qu'il eut commencé à faire rendre compte, on lui amena un débiteur de dix mille talents. Mais comme il n'avait pas de quoi payer, le maître ordonna qu'il fût vendu, ainsi que sa femme, ses enfants et tout son avoir, et que la dette fût payée. L'esclave s'étant donc prosterné l'adorait en disant : « Prends patience à mon égard, et je te paierai tout. » Et le maître de l'esclave ayant été touché de compassion, le relâcha et lui remit le prêt. Mais l'esclave, après qu'il fut sorti, trouva un autre esclave qui servait avec lui, et qui lui devait cent deniers, et l'ayant saisi il l'étranglait en disant : « Paie, puisque tu dois. » L'esclave qui servait avec lui s'étant donc prosterné, le sollicitait en disant : « Prends patience à mon égard, et je te paierai ; » mais lui ne voulait pas, et tout au contraire il s'en alla le faire jeter en prison jusques à ce qu'il eût payé ce qu'il devait. Les esclaves qui servaient avec lui, ayant donc vu ce qui s'était passé, furent dans une grande tristesse, et ils vinrent informer leur maître de tout ce qui s'était passé. Alors son maître l'ayant fait venir lui dit : « Méchant esclave, je t'ai remis toute cette dette-là parce que tu m'en as sollicité ; ne fallait-il pas que, toi aussi, tu eusses pitié de l'esclave qui sert avec toi, comme moi de mon côté j'ai eu pitié de toi ? » Et son maître irrité le livra aux bourreaux jusques à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi que mon Père céleste agira aussi envers vous, si vous ne pardonnez pas, chacun à son frère, du fond de vos cœurs. »
Responsorial Psalm
Psalm 135
Alléluia ! Louez le nom de l'Éternel, louez-le, serviteurs de l'Éternel, qui vous tenez dans la maison de l'Éternel, dans les parvis de la maison de notre Dieu ! Louez Dieu ! car l'Éternel est bon ; célébrez son nom ! car Il est clément. Car l'Éternel s'est choisi Jacob, Israël, pour son héritage. Car je sais que l'Éternel est grand, et notre Seigneur, plus grand que tous les dieux. Tout ce qu'il veut, l'Éternel le fait, dans les Cieux et sur la terre, dans les mers et dans tous les abîmes. C'est lui qui fait lever les nuages des bouts de la terre, succéder la pluie à la foudre, et sortir les vents de ses arsenaux ; qui frappa les premiers-nés de l'Egypte, depuis les hommes jusqu'aux animaux ; produisit dans ton sein, ô Egypte, des signes et des miracles contre Pharaon et tous ses serviteurs ; Qui défit des peuples nombreux, et ôta la vie à des rois puissants, à Sihon, roi de l'Amoréen, et à Og, roi de Basan, et à tous les rois de Canaan, et donna leur pays en héritage, en héritage à Israël, son peuple. Seigneur, ton nom est éternel, et ta mémoire se transmet d'âge en âge. Car l'Etemel est le défenseur de son peuple, et Il prend pitié de ses serviteurs. Les idoles des nations sont de l'argent et de l'or, c'est l'ouvrage de mains d'homme. Elles ont une bouche, et ne parlent point ; des yeux, et ne voient point ; des oreilles, et n'entendent point ; et même leur bouche ne respire point ; semblables à elles sont ceux qui les fabriquent, tous ceux qui mettent en elles leur confiance. Maison d'Israël, bénissez l'Éternel ! Maison d'Aaron, bénissez l'Éternel ! Maison de Lévi, bénissez l'Éternel ! Adorateurs de l'Éternel, bénissez l'Éternel ! Que de Sion l'Éternel soit béni, lui qui réside en Jérusalem ! Alléluia !
Responsorial Psalm
Psalm 145
Cantique de louanges. De David.Je l'exalterai, ô mon Dieu, ô mon Roi ! et je bénirai ton nom toujours, à jamais. Chaque jour je te bénirai, et je louerai ton nom éternellement, à jamais. L'Éternel est grand et très glorieux, et sa grandeur est incommensurable. Qu'un âge à l'autre âge annonce tes œuvres, et publie tes exploits ! C'est la glorieuse majesté de ta magnificence, ce sont tes merveilles que je veux méditer. Qu'on redise la puissance de tes exploits terribles, et je veux raconter ta grandeur ! Que l'on proclame la mémoire de ta grande bonté, et que l'on chante ta justice ! L'Éternel est miséricordieux et clément, lent à s'irriter, et riche en grâce. L'Éternel est bon envers tous, et sa miséricorde s'étend à toutes ses œuvres. Éternel, toutes tes œuvres te célèbrent, et tes saints te bénissent ; ils disent la gloire de ton empire, et publient ta puissance, pour annoncer ta puissance aux enfants des hommes, et le glorieux éclat de ton règne. Ton régne est un règne de tous les siècles, et ton empire se perpétue d'âge en âge. L'Éternel soutient tous ceux qui tombent, et Il redresse ceux qui sont affaissés. Les yeux de tous s'attendent à toi, et tu leur donnes leur nourriture en son temps. Tu ouvres ta main, et tu rassasies de faveurs tous les vivants. L'Éternel est juste en toutes ses voies, et miséricordieux en tout ce qu'il fait. L'Éternel est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent avec sincérité. Il accomplit les vœux de ceux qui le craignent, Il entend leur cri, et leur est secourable. L'Éternel garde tous ceux qui l'aiment, et Il détruit tous les impies. Que ma bouche redise la louange de l'Éternel, et que toute chair bénisse son saint nom, éternellement, à jamais !
Responsorial Psalm
Psalm 144
De David.Béni soit l'Éternel, mon rocher, qui forme mes mains au combat, et mes doigts à la bataille, lui, mon bienfaiteur et ma citadelle, ma forteresse, et mon libérateur, mon bouclier, mon refuge, lui qui m'assujettit des peuples ! Éternel, qu'est-ce que l'homme, pour que tu le connaisses ? l'enfant d'Adam, pour que tu t'occupes de lui ? L'homme est semblable au souffle, et ses jours, à une ombre qui passe. Éternel, incline tes Cieux, et descends ! Touche les montagnes, et qu'elles fument ! Darde la foudre, et disperse-les ! Lance tes flèches, et les mets en déroute ! D'en haut étends ta main ! Délivre-moi, et me tire des grandes eaux, de la main des enfants de l'étranger, dont la bouche profère le mensonge, et dont la droite est une droite parjure ! O Dieu, je veux te chanter un cantique nouveau, sur le luth à dix cordes je veux te célébrer, toi, qui accordes au Roi la victoire, toi, qui sauvas ton serviteur David de la funeste épée ! Délivre-moi, et me tire de la main des enfants de l'étranger, dont la bouche profère le mensonge, et dont la droite est une droite parjure ! Afin que nos fils soient comme des plantes grandissant dans leur jeunesse, et nos filles comme des colonnes angulaires sculptées en figures dans les palais. Que nos greniers soient remplis, fournissant toutes sortes de biens ! Que nos brebis multiplient par milliers, qu'elles soient par myriades dans nos champs ! Que nos chefs soient élevés ! qu'il n'y ait ni brèche, ni attaque, ni clameurs dans nos rues ! Heureux le peuple dont il en est ainsi ! Heureux le peuple dont l'Éternel est le Dieu !
Evening Prayer — First Lesson
Wisdom 18
Second Reading
I Peter 4
Christ ayant donc souffert quant à la chair, armez-vous aussi des mêmes dispositions, car celui qui a souffert quant à la chair a été délivré quant aux péchés, en sorte que ce n'est plus sur les convoitises humaines, mais sur la volonté de Dieu, qu'il doit régler le temps qui lui reste à vivre en la chair ; c'est assez, en effet, d'avoir pendant le temps passé accompli la volonté des Gentils en vivant dans la débauche, les convoitises, l'ivrognerie, les excès, les orgies et les idolâtries criminelles ; aussi sont-ils étonnés de ce que vous ne vous précipitez pas avec eux dans le même débordement de dissolution, et ils vous calomnient, eux qui rendront compte à Celui qui va juger les vivants et les morts ; car la bonne nouvelle a été annoncée aussi aux morts, afin que d'un côté ils fussent jugés comme les hommes, quant à la chair, et que de l'autre côté ils vécussent comme Dieu, quant à l'esprit. Or la fin de toutes choses approche ; soyez donc sages et sobres pour vaquer aux prières ; ayant avant tout, les uns pour les autres, une ardente charité, car la charité couvre une multitude de péchés ; exerçant sans murmure l'hospitalité réciproque ; chacun selon le don qu'il a reçu, le mettant au service des autres, comme de bons administrateurs des diverses grâces de Dieu ; si quelqu'un parle, que ce soit comme il convient aux oracles de Dieu ; si quelqu'un exerce un ministère, que ce soit comme usant de la force que Dieu dispense, afin qu'en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, auquel appartiennent la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles. Amen ! Bien-aimés ! Ne vous étonnez pas du feu allumé au milieu de vous pour vous induire en tentation, comme s'il vous advenait quelque chose d'étrange ; mais, selon que vous prenez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez aussi avec allégresse. Si vous êtes insultés à cause du nom de Christ, bienheureux êtes-vous, car l'esprit de gloire, qui est aussi l'esprit de Dieu, repose sur vous. Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier ou voleur ou malfaiteur, ou comme s'immisçant dans les affaires d'autrui ; mais, si c'est comme chrétien, qu'il n'en rougisse pas, mais que plutôt il glorifie Dieu de ce nom même. Le moment est en effet venu de commencer le jugement par la maison de Dieu, mais si d'abord c'est par vous, quelle sera la fin de ceux qui sont rebelles à l'évangile de Dieu ? Et si c'est à grand'peine que le juste est sauvé, eh bien ! l'impie et le pécheur où le verra-t-on ? Ainsi donc, que ceux aussi qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en pratiquant ce qui est bien.
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Romans 9
Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, car ma conscience m'en rend témoignage par l'esprit saint : j'éprouve un profond chagrin, et il y a dans mon cœur une douleur continuelle, car je voudrais être moi-même anathème et séparé de Christ pour mes frères qui sont de ma race selon la chair ; lesquels sont Israélites, auxquels appartiennent l'adoption, et la gloire, et l'alliance, et la promulgation de la loi, et le culte, et les promesses ; auxquels se rattachent les pères, et desquels est issu Christ, en ce qui concerne la chair, lui qui est au-dessus de toutes choses Dieu béni pour les siècles ! Amen ! Or, ce n'est pas que la parole de Dieu ait été privée d'effet, car tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël ; et pour être la postérité d'Abraham, tous ne sont pas non plus ses enfants, mais : c'est en Isaac que se réalisera pour toi le nom de postérité ; ce qui signifie que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme une postérité. C'est en effet une parole de promesse que celle-ci : « Vers cette époque-ci Je viendrai, et Sarra aura un fils. » Et non seulement cela, mais il en fut aussi de même pour Rebecca, qui n'avait commerce qu'avec un seul homme, Isaac notre père ; car ses fils n'étaient pas encore nés et ils n'avaient fait ni bien ni mal, qu'il lui fût dit, (afin que le décret d'élection de Dieu eût tout son effet non par le fait des œuvres mais par le fait de Celui qui appelle) : « Le plus grand sera asservi au moindre ; » conformément à ce qui est écrit : « J'ai aimé Jacob, mais j'ai haï Ésaü. » Que dirons-nous donc ? Est-ce qu'il y a de l'injustice en Dieu ? Loin de nous cette pensée ! Il dit en effet à Moïse : « Je ferai miséricorde à qui Je veux faire miséricorde, et J'aurai pitié de qui Je veux avoir pitié. » Ainsi donc cela ne dépend ni de la volonté ni de l'activité de l'homme, mais de Dieu qui fait miséricorde, car l'écriture dit à Pharaon : « C'est précisément pour manifester en toi Ma puissance, que Je t'ai suscité, et pour que Mon nom fût proclamé sur toute la terre. » Ainsi donc Il fait miséricorde à qui Il veut, mais Il endurcit qui Il veut. Tu me diras donc : « Pourquoi donc se montre-t-Il encore sévère ? Car qui est-ce qui résiste à Sa volonté ? » O homme, toi, qui es-tu donc pour contester avec Dieu ? Est-ce que la poterie dira à celui qui l'a façonnée : Pourquoi m'as-tu faite ainsi ? Ou bien le potier n'est-il pas le maître de sa glaise, pour, de la même masse, faire tel ustensile en vue d'un noble usage, et tel autre en vue d'un usage ignoble ? Eh bien ! que dire, si Dieu, voulant manifester Sa colère et faire connaître Sa puissance, a supporté avec beaucoup de longanimité des ustensiles de colère fabriqués pour la perdition, afin de faire connaître la richesse de Sa gloire à l'égard d'ustensiles de miséricorde, qu'il a d'avance préparés pour la gloire ? C'est de nous que je parle, nous qu'il a encore appelés non seulement du milieu des Juifs, mais encore du milieu des Gentils, comme il le dit aussi à Osée : « J'appellerai Mon peuple celui qui n'est pas Mon peuple, et bien-aimée celle qui n'a pas été bien-aimée ; et il arrivera que dans le lieu même où il a été dit : Vous n'êtes pas Mon peuple, ils seront appelés fils du Dieu vivant. » Mais Ésaïe s'écrie au sujet d'Israël : « Quand le nombre des fils d'Israël égalerait le sable de la mer, le moindre reste en sera sauvé ; car le Seigneur exécutera pleinement et promptement Sa sentence sur la terre. » Et comme l'a prédit Ésaïe : « Si le Seigneur Sabaoth ne nous avait laissé une postérité, nous serions devenus comme Sodome et nous aurions été semblables à Gomorrhe. » Que dirons-nous donc ? Nous dirons que les Gentils, qui n'aspiraient pas à la justice, ont obtenu la justice, j'entends la justice qui vient de la foi, tandis qu'Israël, qui aspirait à une loi qui donnât la justice, n'y est pas parvenu. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas de la foi qu'il l'a attendue ; mais c'est en quelque sorte par les œuvres qu'ils ont heurté contre la pierre d'achoppement, selon qu'il est écrit : « Voici, je place en Sion une pierre d'achoppement et un roc de scandale, et celui qui fonde sa confiance sur elle n'aura pas à en rougir. »
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2 Timothy 3:14-17
Pour toi, persévère dans ce que tu as appris et admis avec certitude, sachant de qui tu l'as appris, et que, dès l'enfance, tu connais les lettres sacrées qui peuvent te perfectionner pour le salut par la foi en Christ Jésus ; toute écriture inspirée de Dieu étant utile pour instruire, pour reprendre, pour redresser, pour corriger selon la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre.
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Romans 1:8-17
Je rends d'abord grâces à mon Dieu par Jésus-Christ, au sujet de vous tous, parce que votre foi est proclamée dans le monde entier. Car Dieu, auquel je rends un culte dans mon esprit en prêchant l'évangile de Son Fils, m'est témoin que je fais incessamment mention de vous, demandant constamment dans mes prières si je n'aurai point enfin le bonheur, par la volonté de Dieu, de venir jusques à vous. Car je désire ardemment vous voir, afin de vous communiquer quelque don spirituel pour vous affermir, ou plutôt pour trouver de l'encouragement au milieu de vous par la foi qui nous est commune à vous et à moi. Je ne veux pas toutefois que vous ignoriez, frères, que j'ai souvent formé le projet d'aller jusques à vous (et j'en ai été empêché jusques à présent), afin de recueillir quelque fruit parmi vous, aussi bien que parmi les autres Gentils : je me dois aux Grecs et aux Barbares, aux sages et aux ignorants. Ainsi, pour ce qui me concerne, je suis impatient de vous porter aussi la bonne nouvelle, à vous qui êtes à Rome. Je n'ai point honte, en effet, de l'évangile, car c'est une puissance de Dieu qui produit le salut pour tout croyant, Juif et Grec ; parce que la justice de Dieu y est révélée par la foi pour la foi, selon qu'il est écrit : « Or celui qui est juste par la foi vivra. »
Gospel
Matthew 7
« Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés ; car par le jugement que vous portez vous serez jugés, et avec la mesure dont vous mesurez, il vous sera mesuré. Mais pourquoi regardes-tu le fétu qui est dans l'œil de ton frère, tandis que tu ne t'aperçois pas de la poutre qui est dans ton œil ? Ou bien comment diras-tu à ton frère : « Permets que j'ôte le fétu de ton œil, » et voici, la poutre est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement de ton œil la poutre, et tu verras alors à ôter le fétu de l'œil de ton frère. « Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens, et ne jetez pas non plus vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent avec leurs pieds et que, se retournant, ils ne vous déchirent. « Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit ; et celui qui cherche trouve, et à celui qui heurte on ouvre. Ou bien quel est l'homme d'entre vous, auquel son fils demandera du pain, et qui lui donnera une pierre ? Ou bien encore, il lui demandera un poisson, est-ce qu'il lui donnera un serpent ? Si donc vous, tout méchants que vous êtes, vous savez donner de bons présents à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-Il des biens à ceux qui les Lui demandent. Ainsi donc, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pareillement vous aussi pour eux, car c'est là la loi et les prophètes. « Entrez par la porte étroite ; car large est la porte, et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux qui entrent par là, tandis que la porte est étroite et le chemin resserré qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui le trouvent. Soyez en garde contre les faux prophètes qui viennent à vous sous des peaux de brebis, tandis qu'ils sont au dedans des loups rapaces. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits : Est-ce que l'on récolte des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Ainsi tout bon arbre produit de bons fruits, mais l'arbre pourri produit de mauvais fruits ; un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruits, ni un arbre pourri produire de bons fruits ; tout arbre qui ne produit pas de bon fruit est coupé, puis il est jeté dans le feu. Par conséquent, vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Ce n'est pas quiconque me dit : « Seigneur, Seigneur ! » qui entrera dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté, de mon Père qui est dans les cieux, Plusieurs me diront en ce jour-là : « Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, et en ton nom que nous avons chassé des démons, et en ton nom que nous avons fait plusieurs miracles ? » Et alors je leur ferai cette déclaration : Je ne vous ai jamais connus, éloignez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. Ainsi donc, quiconque entend ces miennes paroles et les pratique sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc ; et la pluie est tombée, et les fleuves sont venus, et les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison ; et elle n'est pas tombée, car elle avait été fondée sur le roc. Et quiconque entend ces miennes paroles et ne les pratique pas sera semblable à un homme étourdi qui a bâti sa maison sur le sable ; et la pluie est tombée, et les fleuves sont venus, et les vents ont soufflé et ont battu cette maison, et elle est tombée, et sa chute a été grande. » Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces discours, que la foule était stupéfaite de son enseignement ; car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes.
Evening Prayer — Second Lesson
Ephesians 2
Et vous, qui étiez morts par vos fautes et vos convoitises, dans lesquelles vous avez marché jadis selon le train de ce monde, selon le chef de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la désobéissance, parmi lesquels, nous aussi, nous nous livrions tous jadis aux convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions, par nature, des enfants de colère comme les autres… mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de la grande charité dont Il nous a aimés, nous aussi, qui étions morts par nos fautes et nos convoitises, Il nous a rendus à la vie avec vous en Christ, (c'est par grâce que vous avez été sauvés), et Il nous a ensemble ressuscités et fait asseoir dans les lieux célestes en Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l'excessive richesse de Sa grâce par Sa bonté, dont nous sommes les objets en Christ Jésus. Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ; ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne s'enorgueillisse ; car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Christ Jésus pour de bonnes œuvres, que Dieu a d'avance préparées, afin que ce soit en elles que nous marchions. C'est pourquoi souvenez-vous que, naguère, vous, les païens par la chair, qui étiez appelés l'incirconcision par ce qui s'appelle la circoncision faite manuellement en la chair, que vous étiez, dis-je, en ce temps-là, sans Christ, étant en dehors de la société d'Israël et étrangers aux alliances de la promesse, n'ayant point d'espérance, et étant sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Christ Jésus, vous qui étiez naguère éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ, car c'est lui qui est notre paix, lui, qui de l'un et de l'autre a fait un seul, et qui a détruit le mur qui formait la séparation, je veux dire la haine, en anéantissant par sa propre chair la loi des commandements donnés sous forme de décrets, afin de créer en lui, de tous les deux, un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier l'un et l'autre, en un seul et même corps, avec Dieu par la croix, en détruisant la haine par elle. Et il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez éloignés, et à ceux qui sont près, car c'est par lui que nous avons, les uns et les autres, en un seul et même esprit, l'accès auprès du Père. Ainsi donc vous n'êtes plus étrangers et sans droit de cité, mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, la pierre angulaire étant Christ Jésus même, en qui tout édifice, ayant ses parties bien ajustées, s'élève comme un sanctuaire sacré dans le seigneur, en qui, vous aussi, vous êtes tous édifiés ensemble pour devenir une habitation de Christ en esprit.
Gospel
Luke 17:5-10
Et les apôtres dirent au seigneur : « Mets en nous plus de foi. » Mais le seigneur dit : « Si vous aviez de la foi, gros comme un grain de moutarde, vous diriez à ce mûrier-ci : « Déracine-toi, et plante-toi dans la mer ; » et il vous obéirait. Mais lequel de vous, ayant un esclave qui conduit la charrue ou paît les troupeaux, lui dira, à son retour des champs : « Viens vite te mettre à table ? » Est-ce qu'au contraire il ne lui dira pas : « Prépare-moi à manger, et ceins-toi pour me servir jusques à ce que j'aie mangé et bu, et après cela, toi, tu mangeras et tu boiras ? » Est-ce qu'il sait gré à l'esclave de ce qu'il a fait ce qui lui était prescrit ? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce qui vous a été prescrit, dites : Nous sommes des esclaves inutiles, c'est ce que nous devions faire que nous avons fait. »
Gospel
Luke 12:49-59
Je suis venu apporter du feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer si déjà il est allumé ? Mais il est un baptême dont je dois être baptisé ; et dans quelle angoisse ne suis-je pas, jusques à ce qu'il ait été accompli ! Vous imaginez-vous que je suis venu pour mettre la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais plutôt la discorde ; car désormais il y en aura cinq dans une maison qui seront en discorde, trois contre deux, et deux contre trois ; le père sera en discorde avec le fils et le fils avec le père, la mère avec la fille, et la fille avec la mère, la belle-mère avec sa bru, et la bru avec la belle-mère. » Or il disait aussi à la foule : « Quand vous voyez un nuage qui se lève au couchant, vous dites aussitôt : « la pluie va venir, » et c'est ce qui arrive ; et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dites : « il y aura une grande chaleur, » et c'est ce qui arrive. Hypocrites ! vous savez discerner l'aspect de la terre et du ciel, mais comment ne savez-vous pas discerner le temps actuel ? Mais pourquoi ne jugez-vous pas non plus par vous-mêmes de ce qui est juste ? Car lorsque tu vas avec ton adversaire devant un magistrat, fais tes efforts pendant la route pour te réconcilier avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge ; et le juge te livrera au recors et le recors te jettera en prison. Je te déclare que tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé jusqu'à la dernière pite. »
Gospel
Luke 22
Or la fête des pains sans levain, dite la Pâque, approchait, et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment ils pourraient se défaire de lui, car ils craignaient le peuple. Or Satan entra dans Judas, nommé Iscariote, qui était du nombre des douze, et il vint conférer avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur la manière de le leur livrer. Et ils furent dans la joie, et ils convinrent de lui donner de l'argent, et il s'engagea. Et il cherchait une bonne occasion pour le leur livrer à l'insu de la foule. Cependant le jour des pains sans levain arriva, dans lequel il fallait immoler la pâque ; et il dépêcha Pierre et Jean en disant : « Allez nous faire les préparatifs nécessaires pour que nous mangions la pâque. » Mais ils lui dirent : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il leur dit : « Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et dites au chef de famille : « Le maître te fait dire : Où est la chambre où je dois manger la pâque avec mes disciples ? » Et cet homme vous montrera une grande salle à manger garnie de lits ; faites-y les préparatifs. » Or s'en étant allés ils trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque. Et lorsque l'heure fut arrivée, il se mit à table et les apôtres avec lui. Et il leur dit : « J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant ma passion ; car je vous déclare que je ne la mangerai certainement plus, jusques à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. » Puis, ayant pris une coupe, il dit, après avoir rendu grâces : « Prenez ceci, et distribuez-le entre vous ; car je vous déclare que je ne boirai certainement plus désormais du produit de la vigne, jusques à ce que le royaume de Dieu soit venu. » Puis ayant pris du pain, il le rompit, après avoir rendu grâces, et il le leur donna en disant : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; » puis de même la coupe après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous. Néanmoins, voici, la main de celui qui me livre est avec moi sur la table ; car le fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été fixé, néanmoins malheur à cet homme par qui il est livré. » Et ils se mirent à rechercher entre eux quel était donc celui d'entre eux qui devait faire cela. Et il s'éleva encore parmi eux une discussion pour savoir lequel d'entre eux passait pour le plus grand ; mais il leur dit : « Les rois des nations les dominent, et leurs potentats sont appelés bienfaiteurs ; mais pour vous ne faites pas de même ; au contraire, que le plus grand parmi vous devienne comme le plus jeune, et celui qui commande comme celui qui sert ; car qui est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Mais moi je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Quant à vous, vous êtes ceux qui sont toujours demeurés avec moi dans mes tentations, et moi, de mon côté, je dispose en votre faveur du royaume, comme mon Père en a disposé en ma faveur, afin que vous mangiez et que vous buviez à ma table dans mon royaume, et que vous soyez assis sur des trônes, pour juger les douze tribus d'Israël. Simon, Simon, voici, Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le blé ; mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point, et toi, après être une fois revenu, affermis tes frères. » Or il lui dit : « Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. » Mais il lui dit : « Pierre, je te le déclare, aujourd'hui le coq ne chantera pas, jusqu'à ce que, par trois fois, tu aies nié que tu me connais. » Et il leur dit : « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? » Et ils dirent : « De rien. » Mais il leur dit : « Maintenant, au contraire, que celui qui a une bourse la prenne, et de même aussi sa besace, et que celui qui n'en a pas vende son manteau et s'achète une épée ; car je vous le déclare, il faut que ce passage de l'écriture s'accomplisse en ma personne : « Et c'est parmi des criminels qu'il a été compté ; en effet ce qui me concerne va prendre fin. » Mais ils dirent : « Seigneur, voici, il y a ici deux épées. » Or il leur dit : « Cela suffit. » Et étant sorti il s'achemina, selon sa coutume, vers la montagne des Oliviers ; or les disciples aussi le suivaient. Mais lorsqu'il fut arrivé en cet endroit, il leur dit : « Priez pour ne pas entrer en tentation. » Et lui-même s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre, et s'étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si Tu le veux, fais passer cette coupe loin de moi ! Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui se fasse. » [ Or un ange venu du ciel lui apparut pour le fortifier, et étant entré en agonie, il priait avec plus d'instance ; mais sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre.] Et s'étant levé après sa prière, il vint vers ses disciples qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez afin que vous n'entriez pas en tentation. » Pendant qu'il parlait encore, voici venir une foule, et le nommé Judas, un des douze, la précédait, et il s'approcha de Jésus pour l'embrasser. Mais Jésus lui dit : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le fils de l'homme ! » Et ceux qui étaient avec lui voyant ce qui allait arriver dirent : « Seigneur, si nous frappions de l'épée ? » Et l'un d'entre eux frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite. Mais Jésus prenant la parole dit : « Attendez que ceci soit fait, » et lui ayant touché l'oreille, il le guérit. Or Jésus dit aux grands prêtres et aux chefs des gardes du temple et aux anciens qui s'étaient portés contre lui : « Vous êtes sortis, comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons. Pendant que j'étais chaque jour avec vous dans le temple, vous n'avez pas mis les mains sur moi ; mais c'est ici votre heure, et le règne des ténèbres. » Or l'ayant saisi, ils l'emmenèrent, et ils le conduisirent dans la maison du grand, prêtre. Mais Pierre le suivait de loin. Or après qu'ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu'ils se furent assis ensemble, Pierre se trouvait assis au milieu d'eux. Mais une servante l'ayant vu assis à la lueur du feu et l'ayant regardé fixement, dit : « Celui-ci aussi était avec lui. » Mais lui le nia en disant : « Je ne le connais point, femme ! » Et peu après un autre l'ayant vu, dit : « Toi aussi, tu en es. » Mais Pierre dit : « O homme, je n'en suis point ! » Et au bout d'environ une heure un autre insistait en disant : « Certainement celui-ci aussi était avec lui ; car il est aussi Galiléen. » Mais Pierre dit : « O homme, j'ignore ce dont tu parles. » Et tout à coup, comme il parlait encore, un coq chanta, et le seigneur s'étant retourné regarda Pierre, et Pierre se souvint de la parole du seigneur, qui lui avait dit : « Avant que le coq ait chanté aujourd'hui tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti il pleura amèrement. Et les hommes qui le tenaient le bafouaient après l'avoir frappé, et l'ayant couvert d'un voile, ils l'interrogeaient en disant : « Prophétise ! Quel est celui qui t'a frappé ? » Et ils disaient contre lui beaucoup d'autres injures. Et lorsque le jour fut venu, le corps des anciens du peuple se réunit ainsi que les grands prêtres et les scribes, et ils l'amenèrent devant leur propre tribunal, en disant : « Si tu es le Christ, dis-le nous. » Mais il leur dit : « Si je vous le disais, vous ne le croiriez certainement pas ; si, d'un autre côté, je vous interrogeais, vous ne répondriez certainement pas. Mais désormais le fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. « Or ils dirent tous : « Tu es donc le fils de Dieu ? » Or il leur dit : « C'est vous-mêmes qui dites que je le suis. » Mais ils dirent : « Qu'avons-nous encore besoin de témoignage, puisque c'est nous-mêmes qui l'avons entendu de sa bouche ? »
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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