Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Isaiah 12:1-13
Et tu diras en ce jour-là : « Je te loue, Éternel, car tu fus irrité contre moi, et ta colère cessa, et tu pris pitié de moi ! Voici, Dieu m'est en aide ; j'ai de l'assurance et je suis sans peur ; car l'Éternel, l'Éternel est ma force et ma louange ; Il me fut en aide. » Et vous puiserez de l'eau avec allégresse aux sources du salut, et vous direz en ce jour-là : « Louez l'Éternel ! invoquez son nom ! publiez parmi les peuples ses exploits, rappelez que son nom est souverain ! Célébrez l'Éternel, car Il a fait des choses magnifiques ; qu'elles soient connues par toute la terre ! Crie de joie et chante, habitante de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d'Israël ! »
First Reading
Jonah 1
Et :la parole de l'Éternel fut adressée à Jonas, fils d'Amitthaï, en ces mots : Lève-toi, va à Ninive la grande ville, et prêche-lui, car sa méchanceté est parvenue jusqu'à moi. Mais Jonas se leva pour s'enfuir à Tarsis de devant la face de l'Éternel. Et il descendit à Joppe, et il trouva un navire partant pour Tarsis, et il paya son naulage, et s'embarqua pour aller avec eux à Tarsis, loin de la face de l'Éternel. Mais l'Éternel envoya un grand vent sur la mer, et il s'éleva une grande tempête sur la mer, et le navire risquait de naufrager. Alors les mariniers eurent peur, et ils invoquèrent chacun leur dieu, et ils jetèrent l'attirail qui était sur le vaisseau à la mer, pour l'alléger. Mais Jonas était descendu dans l'intérieur du vaisseau, et s'étant couché il s'était endormi Alors le maître du vaisseau s'approcha, de lui et lui dit : Que fais-tu de dormir ? lève-toi ! invoque ton Dieu ! peut-être Dieu se ressouviendra de nous, et nous ne périrons pas. Et ils se dirent l'un à l'autre : Venez et tirons au sort pour connaître lequel nous attire ce malheur ! Et ils tirèrent au sort, et le sort désigna Jonas. Alors ils lui dirent : Dis-nous qui nous attire ce malheur ? Quelles sont tes affaires et d'où viens-tu ? quel est ton pays et de quelle nation es-tu ? Et il leur dit : Je suis hébreu, et c'est l'Éternel, le Dieu des Cieux, que j'adore, Celui qui a fait la mer et la terre ferme. Et ces hommes furent saisis d'une grande crainte, et ils lui dirent : Pourquoi as-tu fait cela ? Car ces hommes savaient qu'il fuyait de devant la face de l'Éternel, parce qu'il le leur avait avoué. Et ils lui dirent : Que te ferons-nous pour que la mer se calme envers nous ? Car la mer devenait toujours plus orageuse. Et il leur dit : Prenez-moi, et jetez-moi à la mer, et la mer se calmera envers vous ; car je sais que c'est moi qui vous attire cette grande tempête. Et ces hommes ramèrent pour revenir à terre ; mais ils ne pouvaient, car la mer allait s'agitant toujours plus contre eux. Alors ils invoquèrent l'Éternel et dirent : Éternel, oh ! ne nous fais pas : périr à cause de l'âme de cet homme, et ne nous charge pas du sang innocent ; car tu es l'Éternel ; ce que tu trouves bon, tu le fais. Et ils prirent Jonas et le jetèrent à la mer, et la mer cessa d'être furieuse. Et ces hommes furent saisis d'une grande crainte envers l'Éternel, et ils sacrifièrent à l'Éternel des victimes, et ils vouèrent des vœux. Et l'Éternel envoya un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas fut dans le corps du poisson trois jours et trois nuits.
First Reading
Psalms 143:1-12
Cantique de David.Éternel, entends ma prière, écoute ma supplication ! Au nom de ta fidélité, exauce-moi ! au nom de ta justice ! et n'appelle point en jugement ton serviteur ! car aucun des vivants n'est juste devant toi. Car l'ennemi poursuit mon âme, foule ma vie contre terre, me pousse dans le lieu ténébreux, vers ceux qui sont morts dès longtemps. Et mon esprit s'alarme en moi, et mon cœur frissonne au dedans de moi. Je me rappelle les jours d'autrefois, je pense à tout ce que tu as fait ; je médite tout ce qu'ont opéré tes mains. Je tends mes mains vers toi ; comme une terre altérée, mon âme te {[}désire{]}. (Pause) Hâte-toi, réponds-moi, Éternel ! mon esprit se consume ; ne me cache pas ta face ! sinon, je ressemble aux hommes descendus au tombeau. Fais-moi bientôt ressentir ta grâce ! car je me confie en toi. Indique-moi la voie qu'il me faut suivre ! car j'élève mon âme à toi. Délivre-moi de mes ennemis, Éternel ! car auprès de toi je me mets à couvert. Enseigne-moi à faire ta volonté ! car tu es mon Dieu. Que ton bon esprit me conduise sur la voie droite ! Pour l'amour de ton nom, Éternel, tu me sauveras, par l'effet de ta justice, tu me dégageras de l'angoisse, et, dans ta grâce, tu détruiras mes ennemis, et tu feras périr tous ceux qui sont hostiles à mon âme parce que je suis ton serviteur.
Morning Prayer — First Lesson
Isaiah 6
L'année de la mort du roi Hosias, je vis le Seigneur assis sur un trône éminent et élevé, et les pans de son manteau remplissaient le temple. Des Séraphins debout l'entouraient ; ils avaient chacun d'eux six ailes : de deux ils se couvraient le visage, et de deux ils se couvraient les pieds, et de deux ils volaient. Et ils s'entre-répondaient disant : Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa magnificence ! Et les bases des seuils s'ébranlaient à la voix de ce chœur, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis : Malheur à moi ! je vais périr ! car je suis un homme aux lèvres souillées, et j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres souillées, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées ! Mais l'un des Séraphins vola jusqu'à moi, ayant dans sa main une pierre brûlante qu'avec une pince il avait prise sur l'autel. Et il en toucha ma bouche et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres, et ton crime est enlevé, et ton péché expié. Et j'entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Alors je dis : Me voici ! envoie-moi ! Et Il dit : Va, et dis à ce peuple : Écoutez, écoutez ! mais vous n'entendrez pas ! regardez ! regardez ! mais vous ne comprendrez pas ! Appesantis le cœur de ce peuple, et rends ses oreilles dures, et ses yeux aveugles ! de peur qu'il ne voie de ses yeux et n'entende de ses oreilles, et que son cœur ne comprenne, et qu'il ne se convertisse et ne soit guéri. Alors je dis : Jusques à quand ?… Seigneur ! Et il dit : Jusqu'à ce que s'écroulent leurs villes privées d'habitants, et leurs maisons privées d'hommes, et que leur pays soit désolé et désert. Car l'Éternel éloignera les hommes, et grande sera la solitude dans le pays. Que s'il y reste encore la dixième partie, une seconde ruine l'atteindra. Mais tel un térébinthe ou un chêne auquel, après la coupe, il reste un rejeton, ainsi [il lui restera] une sainte race pour rejeton.
Epistle
Sirach 45:1-6
First Reading
II Chronicles 12
Et lorsque la royauté de Roboam se fut affermie, et qu'il fut devenu fort, il abandonna la Loi de l'Éternel, et tout Israël avec lui. Et dans la cinquième année du règne de Roboam, Sisac, roi d'Egypte, marcha avec mille deux cents chars et soixante mille hommes de cavalerie sur Jérusalem, parce qu'ils avaient été infidèles à l'Éternel ; et innombrables étaient les troupes venues avec lui d'Egypte, des Libyens, des Suchites et des Éthiopiens : et il prit les places fortes appartenant à Juda, et parut devant Jérusalem. Mais Semaïa, le prophète, vint trouver Roboam et les princes de Juda qui s'étaient rassemblés à Jérusalem pour échapper à Sisac, et leur dit : Ainsi parle l'Éternel : Vous m'avez abandonné, et aussi je vous abandonne aux mains de Sisac. Alors les princes d'Israël et le roi s'humilièrent et dirent : L'Éternel est juste. Et lorsque l'Éternel vit qu'ils s'étaient humiliés, la parole de l'Éternel fut adressée à Semaïa, en ces termes : Ils se sont humiliés, je ne les détruirai pas, et dans peu je les dégagerai, et ma colère ne s'épanchera pas sur Jérusalem par la main de Sisac. Cependant ils lui seront assujettis, afin qu'ils sentent ce que c'est que m'être assujetti et être assujetti aux royaumes des autres pays. Sisac, roi d'Egypte, marcha donc sur Jérusalem ; et il enleva les trésors du Temple de l'Éternel, et les trésors du palais royal ; il enleva tout, et enleva les boucliers d'or qu'avait faits Salomon. Et pour les remplacer le roi Roboam fit des boucliers d'airain qu'il commit aux mains des chefs des coureurs, gardes de l'entrée du palais royal. Et toutes les fois que le roi venait au Temple de l'Éternel, les coureurs venaient les apporter, puis les reportaient dans la salle des coureurs. Comme donc il s'humilia, la colère de l'Éternel se détourna de lui, à l'effet de ne pas le détruire totalement : il y avait aussi dans Juda encore de bonnes choses. Et le roi Roboam s'affermit dans Jérusalem et régna. Roboam avait quarante-un ans à son avènement, et il régna dix-sept ans à Jérusalem, ville que l'Éternel avait choisie dans toutes les Tribus d'Israël, pour y placer son Nom. Or le nom de sa mère était Naama, l'Ammonite. Et il fit le mal parce qu'il ne dirigea pas son cœur vers la recherche de l'Éternel. Les actes de Roboam, les premiers et les derniers, sont d'ailleurs consignés dans les histoires de Semaïa, le prophète, et de Iddo, le Voyant, aux registres. Et il y eut constamment hostilité entre Roboam et Jéroboam. Et Roboam reposa à côté de ses pères et reçut la sépulture dans la Cité de David, et son fils Abia devint roi en sa place.
Morning Prayer — Second Lesson
John 18
Après avoir dit ces choses Jésus sortit avec ses disciples pour se rendre, au delà du torrent des cèdres, en un lieu où se trouvait un jardin dans lequel il entra, lui et ses disciples. Or Judas, qui le livrait, connaissait aussi l'endroit, parce que souvent Jésus s'y était réuni à ses disciples. Judas donc, ayant pris la cohorte et des satellites que lui avaient donnés les grands prêtres et les pharisiens, arrive en ce lieu avec des torches, des lanternes et des armes. Jésus donc, qui savait tout ce qui allait lui arriver, sortit et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazoréen. » Il leur dit : « C'est moi qui suis Jésus. » Or Judas qui le livrait était aussi avec eux. Lors donc qu'il leur eut dit : « C'est moi qui le suis, » ils reculèrent en arrière et tombèrent par terre. Il leur demanda donc derechef : « Qui cherchez-vous ? » Et ils dirent : « Jésus le Nazoréen. » Jésus répondit : « Je vous ai dit que c'est moi qui le suis, si donc vous me cherchez, laissez aller ceux-ci. » — Afin que fût accomplie la parole qu'il avait dite : ceux que tu m'as donnés, je n'en ai perdu aucun. — Simon Pierre qui avait une épée la tira donc et frappa l'esclave du grand prêtre et lui coupa l'oreille droite ; or le nom de l'esclave était Malchus. Jésus dit donc à Pierre : « Remets l'épée dans le fourreau ; la coupe que le Père m'a donnée, ne la boirai-je pas ? » La cohorte, et le commandant, et les satellites des Juifs se saisirent donc de Jésus et le garrottèrent, et ils le conduisirent d'abord chez Annas ; il était en effet beau-père de Caïaphas, qui était grand prêtre cette année-là. — Or Caïaphas était celui qui avait donné aux Juifs le conseil : il convient qu'un seul homme meure pour le peuple. — Cependant Simon Pierre suivait Jésus, avec un autre disciple ; or ce disciple-ci était connu du grand prêtre, et il entra avec Jésus dans la cour du grand prêtre, mais Pierre se tenait dehors près de la porte. L'autre disciple, celui qui était connu du grand prêtre, sortit donc, et parla à la portière, et il fit entrer Pierre. La servante qui faisait office de portière dit donc à Pierre : « N'es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme-là ? » Il lui dit : « Je n'en suis point. » Cependant les esclaves et les satellites se tenaient auprès d'un brasier qu'ils avaient allumé, car il faisait froid, et ils se chauffaient ; or Pierre se tenait aussi avec eux et se chauffait. Le grand prêtre interrogea donc Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. Jésus lui répondit : « Pour moi, c'est publiquement que j'ai parlé au monde ; j'ai constamment enseigné dans une synagogue et dans le temple où tous les Juifs se rassemblent, et je n'ai rien dit en cachette. Pourquoi m'interroges-tu ? Interroge ceux qui ont entendu ce dont je leur ai parlé ; voici, ce sont eux qui savent ce que j'ai dit. » Or quand il eut dit cela, un des satellites qui se trouvait là donna un soufflet à Jésus, en disant : « C'est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » Jésus lui répondit : « Si j'ai mal parlé, porte témoignage du mal que j'ai dit, mais si c'est bien, pourquoi me frappes-tu ? » Annas l'envoya donc garrotté à Caïaphas le grand prêtre. Cependant Simon Pierre était à se chauffer ; ils lui dirent donc : « N'es-tu pas, toi aussi, de ses disciples ? » Il le nia et dit : « Je n'en suis point. » Un des esclaves du grand prêtre, qui était parent de celui dont Pierre avait coupé l'oreille, dit : « Est-ce que je ne t'ai pas vu dans le jardin avec lui ? » Pierre donc nia derechef, et aussitôt un coq chanta. Ils conduisent donc Jésus de chez Caïaphas au prétoire ; or c'était le matin, et eux-mêmes n'entrèrent pas dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la pâque. Pilate donc sortit pour se rendre auprès d'eux et dit : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répliquèrent : « Si celui-ci n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. » Pilate leur dit donc : « Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort. » — Afin que fût accomplie la parole par laquelle Jésus avait indiqué de quelle mort il devait mourir. — Pilate entra donc derechef dans le prétoire, et il appela Jésus, et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou bien d'autres te l'ont-ils dit de moi ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif ? C'est ta nation et les grands prêtres qui t'ont livré à moi ; qu'as-tu fait ? » Jésus répondit : « Mon royaume n'est pas de ce monde ; si mon royaume était de ce monde, mes satellites auraient combattu afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est pas d'ici. » Pilate lui dit donc : « Tu es donc roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis ; en effet je suis roi. C'est pour rendre témoignage à la vérité que je suis né et que je suis venu dans le monde ; quiconque est de la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu'est-ce que la vérité ? » Et en disant cela il sortit derechef pour se rendre auprès des Juifs, et il leur dit : « Pour moi, je ne trouve en lui aucun crime ; mais c'est votre coutume que je vous relâche quelqu'un à Pâque, voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » Ils s'écrièrent donc derechef : « Non pas celui-ci, mais Barabbas ! » Or Barabbas était un brigand.
Responsorial Psalm
Psalm 72
De Salomon.O Dieu, donne au Roi tes jugements, et ta justice au Fils du Roi ! Il jugera ton peuple avec justice, et tes affligés avec équité. Les monts et les coteaux, par l'effet de la justice, porteront la paix pour le peuple. Il fera justice aux malheureux du peuple, il sera secourable aux enfants du pauvre, et il écrasera les oppresseurs. Tu seras craint, tant que le soleil luira, tant que la lune éclairera, d'âge en âge. Il descendra, comme une pluie sur un champ dépouillé, comme une rosée qui humecte la terre. En ses jours le juste fleurira, et le salut abondera, jusqu'à ce que la lune cesse d'être. Et il régnera d'une mer à l'autre mer, et du Fleuve aux extrémités de la terre. Devant lui s'inclineront les habitants du désert, et ses ennemis baiseront la poussière ; les rois de Tarsis et des Iles paieront un tribut ; les rois de Séba et de Méroë apporteront des présents. Tous les rois se prosterneront devant lui, et tous les peuples le serviront. Car il sauvera le pauvre qui crie au secours, et le malheureux qui est sans aide ; il aura pitié du misérable et de l'indigent, et il sauvera la vie au pauvre ; il les délivrera de la violence et de l'oppression, et leur sang aura un grand prix à ses yeux. Et ils auront la vie, et il leur donnera de l'or de Séba, et pour lui ils prieront incessamment ; toujours ils le béniront. Les blés abonderont dans le pays, au sommet des montagnes et leurs épis bruiront, comme le Liban. Des villes on verra fleurir les hommes, comme l'herbe de la terre. Son nom sera éternel ; tant que le soleil luira, son nom se propagera, on le nommera pour se bénir mutuellement ; tous les peuples le proclameront heureux. \csp{ Béni soit l'Éternel Dieu, Dieu d'Israël, qui seul fait des choses merveilleuses ! et béni soit a jamais son nom glorieux, et que toute la terre soit pleine de sa magnificence ! ainsi soit-il ! oui, ainsi soit-il !}\csp{ Fin des prières de David, fils d'Isaï.}
Gospel
Matthew 19:27-29
Alors Pierre reprenant la parole lui dit : « Voici, pour nous, nous avons tout abandonné, et nous t'avons suivi ; qu'avons-nous donc à attendre ? » Et Jésus leur dit : « En vérité, je vous déclare que vous qui m'avez suivi, lors du renouvellement, quand le fils de l'homme se sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi vous serez assis sur douze trônes pour juger les douze tribus d'Israël. Et quiconque a abandonné maisons, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou enfants, ou champs, à cause de mon nom, recevra infiniment davantage, et il héritera la vie éternelle.
Responsorial Psalm
Psalm 20
Au maître chantre. Cantique de David.Que Dieu t'exauce au jour de la détresse, et que le nom du Dieu de Jacob te protège ! Que du Sanctuaire Il t'envoie du secours, et que de Sion Il te prête son appui ! Qu'il se souvienne de toutes tes offrandes, et qu'il accepte comme grasses les victimes ! (Pause) Qu'il te donne ce que ton cœur désire, et qu'il accomplisse tous tes desseins ! Nous chanterons ton salut, et au nom de notre Dieu nous agiterons le drapeau, si l'Éternel accomplit tous tes souhaits. Or je sais que l'Éternel est en aide à son Oint, qu'il l'exaucera du ciel de sa sainteté, par les exploits secourables de sa droite. Ceux-ci font gloire de leurs chars, ceux-là de leur cavalerie ; mais nous, c'est du nom de l'Éternel notre Dieu. Pour eux, ils plient et tombent ; mais nous, nous restons droits, et demeurons debout. Éternel, sauve le Roi ! Qu'il nous exauce, lorsque nous L'invoquons !
Responsorial Psalm
Psalm 30
Cantique de David sur l'hymne de la dédicace de la maison.Je t'exalte, Éternel, car tu m'as délivré, refusant à mes ennemis la joie de ma perte. Éternel, mon Dieu ! j'ai crié à toi, et tu m'as guéri. Éternel, tu as retiré mon âme des Enfers, et m'as rendu la vie, entre ceux qui descendent au tombeau. Chantez l'Éternel, vous ses bien-aimés, et louez son saint nom ! Car il est un instant pour son courroux, mais toute la vie pour son amour : le soir, la tristesse est notre hôte, et au matin, c'est l'allégresse. Et moi, je disais dans ma sécurité : A jamais je suis inébranlable ! Éternel, en ta grâce tu avais affermi ma montagne ; mais tu cachas ta face, et je fus éperdu. Éternel, je criai à toi, et je fis au Seigneur ma supplication : « Qu'as-tu à faire de mon sang et de mon trépas ? La poudre peut-elle te louer, et dire ta fidélité ? Ecoute, Éternel, et prends pitié de moi ! Éternel, sois-moi secourable ! » Et tu changeas mon deuil en allégresse, tu délias mon cilice, et me donnas la joie pour ceinture, afin que mon cœur te loue, et ne reste point muet. Éternel, mon Dieu, je veux te louer à jamais !
Responsorial Psalm
Psalm 120
Cantique graduel.A l'Éternel dans ma détresse j'élève mes cris, et Il m'exauce. Éternel, délivre-moi des lèvres qui mentent, de la langue qui trompe ! Que te donnera-t-Il, t'adjugera-t-Il, langue trompeuse ?… Les traits acérés du guerrier, avec les charbons ardents du genêt. Malheureux que je suis d'habiter en Mésech, de demeurer dans les tentes de Cédar ! Je n'ai que trop séjourné parmi ceux qui haïssent la paix. Je ne veux que la paix ; mais, si j'en parle, ils sont pour la guerre.
Evening Prayer — First Lesson
Isaiah 7
Et il arriva au temps d'Achaz, fils de Jotham, fils d'Hosias, roi de Juda, que Retsin, roi de Syrie, et Pékach, fils de Remalia, roi d'Israël, se mirent en campagne contre Jérusalem pour l'attaquer ; mais ils ne purent l'attaquer. Et l'on donna cet avis à la maison de David, en ces mots : Le Syrien est campé en Éphraïm. – Alors son cœur et le cœur de son peuple trembla, comme tremblent les arbres de la forêt au souffle du vent. Alors l'Éternel dit à Ésaïe : Va donc te présenter à Achaz, toi et Schear-jaschoub ton fils, au bout de l'aqueduc de l'étang supérieur, vers le sentier du champ du foulon, et dis-lui : Sois sur tes gardes, mais sois tranquille ! ne crains rien ! et que ton cœur ne faiblisse pas devant ces deux bouts de tisons fumants, parce que s'est allumée la colère de Retsin et du Syrien, et du fils de Remalia, et que la Syrie médite ta ruine, ainsi que Éphraïm et le fils de Remalia, disant : Marchons contre Juda, et donnons-lui l'alarme, et battons [la ville] en brèche pour y entrer, et établissons-y pour roi le fils de Tabeel. Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Cela n'aura pas lieu et il n'en sera rien ; car le chef-lieu de la Syrie sera encore Damas, et le chef de Damas Retsin (et encore soixante-cinq ans, et Éphraïm sera mis en pièces et cessera d'être un peuple) ; et le chef-lieu d'Éphraïm sera encore Samarie, et le chef de Samarie le fils de Remalia. Que si vous ne croyez pas, vous ne vous soutiendrez pas. Et l'Éternel parla encore à Achaz et lui dit : Demande à l'Éternel ton Dieu qu'un signe te soit donné ; demande qu'il paraisse dans les lieux bas, ou en haut dans les lieux élevés. Et Achaz dit : Je ne veux ni demander, ni tenter l'Éternel ! Alors il dit : Eh bien ! écoutez, maison de David ! Est-ce trop peu pour vous de lasser les hommes, que vous lassez aussi mon Dieu ? C'est pourquoi l'Éternel lui-même vous donnera un signe : Voici, la vierge concevra, et elle enfantera un fils, et l'appellera Immanuel. Il mangera du lait et du miel, jusqu'à ce qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien. Car avant que l'enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, le pays dont les deux rois t'alarment, sera désolé. L'Éternel amènera pour toi et pour ton peuple, et pour la maison de ton père, des jours tels qu'il n'en est point venu depuis le jour où Éphraïm s'est détaché de Juda, (le roi d'Assyrie). Et en ce jour-là l'Éternel fera arriver les mouches qui sont à l'extrémité des fleuves de l'Egypte, et les abeilles qui sont dans le pays d'Assur ; et elles viendront, et se poseront toutes dans les vallées escarpées, et dans les fentes des rochers, et dans tous les buissons, et dans tous les pâturages. En ce jour-là, le Seigneur rasera avec un rasoir loué au-delà du fleuve (le roi d'Assyrie) la tête et le poil des jambes, et Il enlèvera aussi la barbe. Et dans ce même temps, un homme entretiendra une petite vache et deux brebis, et obtenant beaucoup de lait il en mangera la crème, car c'est de la crème et du miel que mangeront tous ceux qui seront laissés de reste dans le pays. Et en ce même temps, tout lieu qui contiendra mille ceps de mille sicles d'argent, deviendra épines et ronces. Avec la flèche et l'arc on y viendra ; car tout le pays sera épines et ronces. Et sur toutes les montagnes que l'on bêchait avec la bêche, tu n'iras plus, par crainte des épines et des ronces : et ce sera un pâturage pour le bétail et un sol foulé par les moutons.
Second Reading
I Timothy 4
mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains hommes se détacheront de la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, grâce à l'hypocrisie de faux docteurs, qui portent dans leur propre conscience la marque de la flétrissure, qui interdisent le mariage, prescrivent de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés afin qu'ils fussent pris avec actions de grâces par les fidèles et ceux qui connaissent la vérité, car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté quand on le prend avec actions de grâces, puisque tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière. En rappelant ces choses aux frères tu seras un bon ministre de Christ Jésus, nourri des paroles de la foi et du bon enseignement que tu t'es attaché à suivre ; mais repousse les fables profanes et extravagantes, et exerce-toi à la piété ; en effet, l'exercice corporel n'est utile qu'à peu de chose, tandis que la piété est utile pour toutes choses, puisqu'elle possède la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir ; c'est là une vérité certaine et digne de toute créance ; car c'est pour cela que nous travaillons et que nous luttons, parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant qui est le sauveur de tous les hommes, et principalement des fidèles. Voilà ce que tu dois prescrire et enseigner. Que personne ne méprise ta jeunesse, mais deviens un modèle pour les fidèles, en paroles, en conduite, en charité, en foi, en pureté. Jusques à ce que j'arrive, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement. Ne néglige point le don spirituel qui est en toi, lequel t'a été donné par une prophétie avec l'imposition des mains du collège des anciens. Occupe-toi de ces choses, donne-t'y tout entier, afin que tes progrès soient manifestes pour tout le monde ; veille sur toi-même et sur l'enseignement ; persévères-y ; car en agissant ainsi tu te sauveras toi-même ainsi que ceux qui t'écoutent.
Second Reading
II Corinthians 12
Faut-il s'enorgueillir ? Il est vrai que cela n'est pas utile, néanmoins j'en viendrai même aux visions et aux révélations du Seigneur : je connais un homme en Christ qui, il y a quatorze ans, que ce fût avec son corps, je l'ignore, que ce fût sans son corps, je l'ignore, Dieu le sait, un homme, dis-je, qui fut enlevé jusqu'au troisième ciel. Et je sais que ce même homme, que ce fût avec son corps, que ce fût sans son corps, Dieu le sait, fut enlevé dans le paradis, et entendit d'ineffables paroles qu'il n'est pas permis à un homme de proférer. C'est pour cet homme-là que je m'enorgueillirai, mais pour moi-même je ne m'enorgueillirai point, si ce n'est de mes faiblesses, (ce n'est pas que, si je voulais m'enorgueillir, j'eusse perdu la raison, car je dirais la vérité, mais je m'en abstiens, afin que personne ne m'attribue plus que ce qu'il me voit faire ou m'entend dire) et si ce n'est de l'excès de mes révélations. C'est pourquoi, afin que je ne m'exalte point, il m'a été donné, comme une épreuve pour la chair, un ange de Satan, afin qu'il me soufflette pour que je ne m'exalte point ; trois fois j'ai prié à son sujet le seigneur, afin qu'il s'éloignât de moi, et il m'a dit : « Ma grâce te suffit, car la puissance déploie tous ses effets dans la faiblesse. » Je m'enorgueillirai donc beaucoup plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C'est pourquoi je prends plaisir aux faiblesses, aux injures, aux calamités, aux persécutions et aux détresses, à cause de Christ ; car quand je suis faible, alors je suis puissant. Je me suis laissé aller à déraisonner ; c'est vous qui m'y avez contraint, car quant à moi j'aurais dû être recommandé par vous ; je n'ai en effet été inférieur en quoi que ce soit aux apôtres de la plus haute volée, quoique je ne sois rien. Les marques de l'apôtre se sont fait reconnaître parmi vous avec une pleine persévérance par des signes et des prodiges et des miracles. Car en quoi avez-vous été lésés par comparaison avec les autres églises, sauf en ce que moi-même je ne vous ai pas été à charge ? Pardonnez-moi cette injustice. Voici, pour la troisième fois je suis prêt à me rendre auprès de vous, et je ne vous serai pas à charge, car ce n'est pas ce qui est à vous que je recherche, mais c'est vous ; ce ne sont pas en effet les enfants qui doivent thésauriser pour leurs parents, mais les parents pour leurs enfants. Quant à moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même entièrement pour vos âmes, dussé-je, en vous aimant toujours plus, être toujours moins aimé. Eh bien ! soit ; je ne vous ai pas été personnellement à charge, mais, étant plein d'astuce, je me suis emparé de vous par ruse. Est-ce qu'aucun de ceux que je vous ai envoyés m'a servi à vous duper ? J'ai encouragé Tite, et avec lui j'ai envoyé le frère ; est-ce que Tite vous a dupés ? N'avons-nous pas marché dans le même esprit et suivi les mêmes traces ? Vous vous imaginez depuis longtemps que nous nous justifions devant vous ; c'est devant Dieu que nous parlons en Christ, mais tout ce que nous disons, mes bien-aimés, c'est pour votre édification ; car je crains qu'à mon arrivée je ne vous trouve pas tels que je désirerais, et que moi-même je ne sois pas trouvé par vous tel que vous désireriez ; je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des emportements, des intrigues, des calomnies, des délations, des vanteries, des révoltes. Est-ce qu'à mon arrivée mon Dieu m'humiliera de nouveau par rapport à vous, et aurai-je à pleurer sur beaucoup de ceux qui ont ci-devant péché, et qui ne se seront pas repentis de l'impureté, de l'impudicité, du débordement auxquels ils se sont livrés ?
Second Reading
Philippians 2:5-11
Soyez animés au dedans de vous des sentiments dont fut aussi animé Christ Jésus, lequel, existant en forme de Dieu, n'a pas considéré comme une proie l'égalité avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme d'esclave, en naissant d'une manière semblable aux hommes ; et, après avoir été trouvé, quant à l'apparence, semblable à un homme, il s'est humilié lui-même en se montrant obéissant jusques à mourir, à mourir même sur une croix ; c'est pourquoi aussi Dieu l'a haut élevé, et lui a octroyé le nom qui est au-dessus de toute espèce de nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre, et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
Second Reading
Romans 9:30-33
Que dirons-nous donc ? Nous dirons que les Gentils, qui n'aspiraient pas à la justice, ont obtenu la justice, j'entends la justice qui vient de la foi, tandis qu'Israël, qui aspirait à une loi qui donnât la justice, n'y est pas parvenu. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas de la foi qu'il l'a attendue ; mais c'est en quelque sorte par les œuvres qu'ils ont heurté contre la pierre d'achoppement, selon qu'il est écrit : « Voici, je place en Sion une pierre d'achoppement et un roc de scandale, et celui qui fonde sa confiance sur elle n'aura pas à en rougir. »
Gospel
Mark 14
Or la Pâque et la fête des pains sans levain devait avoir lieu dans deux jours, et les grands prêtres et les scribes cherchaient de quelle manière ils pourraient par ruse s'emparer de lui et le mettre à mort ; car ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, de peur qu'il n'y ait une émeute du peuple. » Et comme il se trouvait, à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, pendant qu'il était à table survient une femme tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de véritable nard, très précieux ; ayant brisé la fiole, elle la lui versa sur la tête. Mais il y avait là des gens qui s'indignaient entre eux : « Pourquoi cette profusion de parfum s'est-elle faite ? Car ce parfum pouvait être vendu plus de trois cents deniers, et être donné aux pauvres ; » et ils le tançaient vertement. Mais Jésus dit : « Laissez-la faire ; pourquoi lui faites-vous de la peine ? Elle a accompli une bonne œuvre en ma personne, en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, et quand vous le voudrez vous pouvez toujours leur faire du bien ; mais moi vous ne devez pas m'avoir toujours. Ce qu'elle a pu, elle l'a fait ; elle s'est occupée d'avance de parfumer mon corps pour ma sépulture. Or, en vérité je vous déclare que où que l'évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Et Judas Iscarioth, l'un des douze, se rendit auprès des grands prêtres pour le leur livrer ; ce qu'ayant ouï ils furent dans la joie, et ils promirent de lui donner de l'argent ; et il cherchait comment il aurait une bonne occasion de le livrer. Et le premier jour de la fête des pains sans levain, époque où l'on immolait la pâque, ses disciples lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dépêcha deux de ses disciples, et leur dit : « Allez à la ville, et vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau, suivez-le, et où que ce soit qu'il entre, dites au chef de famille : « Le maître dit : Où est la chambre où je dois manger la pâque avec mes disciples ? » Et lui-même vous montrera une grande salle à manger garnie de lits, toute prête ; faites-y les préparatifs pour nous. » Et les disciples partirent et vinrent à la ville ; et ils trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque. Et quand le soir fut venu, il arrive avec les douze. Et pendant qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous qui mangez avec moi me livrera. » Ils commencèrent à être saisis de tristesse et à lui dire l'un après l'autre : « Est-ce moi ? » Mais il leur dit : « C'est un des douze, celui qui trempe avec moi dans le plat. En effet le fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui est écrit de lui ; mais malheur à cet homme par qui le fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et pendant qu'ils mangeaient, ayant pris du pain, il le rompit après avoir, prononcé une bénédiction, et il le leur donna et dit : « Prenez ; ceci est mon corps. » Et ayant pris une coupe, il la leur donna après avoir rendu grâces, et ils en burent tous, et il dit : « Ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs. En vérité je vous déclare que je ne boirai certainement plus du produit de la vigne, jusques à ce jour où j'en boirai du nouveau dans le royaume de Dieu. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Et Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous, car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui dit : « Quand même tous trébucheraient, non pas moi ! » Et Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Mais il disait de plus belle : « S'il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas ; » et tous aussi disaient la même chose. Et ils arrivent dans un lieu dont le nom était Gétsémani, et il dit à ses disciples : « Asseyez-vous-jusques à ce que j'aie prié. » Et il prend avec lui Pierre et Jacques et Jean ; et il commença à être épouvanté et abattu, et il leur dit : « Mon âme est triste jusques à la mort ; demeurez ici et veillez. » Et s'étant un peu avancé, il tombait à terre, et il priait afin que, s'il était possible, le moment s'éloignât de lui, et il disait : Abba, père, tout T'est possible ; fais passer cette coupe loin de moi ; mais non pas ce que moi je veux, mais ce que Toi ! » Et il vient, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Simon, dors-tu ? Tu n'as pas pu veiller une seule heure ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » Et s'étant retiré derechef, il pria en répétant les mêmes paroles ; et étant revenu de nouveau, il les trouva endormis ; leurs yeux en effet étaient fort appesantis, et ils ne savaient que lui répondre. Et il revient pour la troisième fois, et il leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; il suffit ; l'heure est venue ; voici, le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs ; levez -vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et aussitôt, pendant qu'il parlait, survient Judas, un des douze, et avec lui une foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les scribes et les anciens. Or celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu, en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sous bonne garde. » Et s'étant aussitôt approché de lui, il dit : « Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Quant à eux, ils mirent la main sur lui, et se saisirent de lui. Mais l'un des assistants ayant tiré l'épée frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille. Et Jésus prenant la parole leur dit : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais près de vous dans le temple occupé à enseigner, et il ne se saisissait pas de moi ; mais c'est afin que les écritures fussent accomplies, » Et l'ayant abandonné ils s'enfuirent tous. Et un certain jeune homme le suivait, enveloppé d'un drap sur son corps nu, et on se saisit de lui ; mais ayant abandonné son drap, il s'enfuit tout nu. Et ils amenèrent Jésus auprès du grand prêtre ; et chez lui se réunissent tous les grands prêtres et les anciens et les scribes. Et Pierre l'avait suivi de loin jusques dans l'intérieur de la cour du grand prêtre, et il se tenait assis avec les valets, et il se chauffait auprès du feu. Or, les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mourir, et ils n'en trouvaient point. Car plusieurs rendaient contre lui de faux témoignages, et les témoignages n'étaient pas d'accord. Et quelques individus s'étant présentés rendaient contre lui un faux témoignage, en disant : « Nous l'avons entendu dire : Je détruirai ce sanctuaire fait de main d'homme, et en trois jours j'en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme. » Et même sur ce point-là leur témoignage n'était pas d'accord. Et le grand prêtre s'étant levé au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus en disant : « Ne réponds-tu rien ? Car ceux-ci témoignent contre toi. » Mais il gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l'interrogeait derechef et lui dit : « Es-tu le Christ, le fils de Celui qui est béni ? » Et Jésus dit : « Je le suis, et vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant avec les nuées du ciel. » Mais le grand prêtre ayant déchiré ses tuniques, dit : « Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Vous avez ouï le blasphème. Que vous en semble ? » Et ils jugèrent tous qu'il méritait la mort. Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, et à lui voiler le visage, et à le souffleter, et à lui dire : « Prophétise ; » et les valets le reçurent à coups de verges. Et pendant que Pierre était en bas dans la cour arrive une des servantes du grand prêtre, et ayant vu Pierre qui se chauffait, elle lui dit, après l'avoir regardé : « Toi aussi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. » Mais il le nia en disant : « Je ne sais, ni ne comprends ce dont tu parles. » Et il se retira au dehors dans le vestibule. Et la servante l'ayant vu dit aux assistants : « Celui-ci est des leurs. » Mais il le niait de nouveau. Et un instant après les assistants disaient derechef à Pierre : « Vraiment tu es des leurs, car tu es aussi Galiléen. » Mais il se mit à proférer des anathèmes et à dire avec serment : « Je ne connais point cet homme dont vous parlez, » Et aussitôt le coq chanta pour la seconde fois, et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Et cette pensée le faisait pleurer.
Evening Prayer — Second Lesson
Hebrews 2
C'est pourquoi nous devons faire d'autant plus attention à ce que nous avons entendu, de peur que nous ne périssions ; car, si la parole proclamée par des anges a été irréfragable, et si toute transgression et toute désobéissance ont reçu une juste rétribution, comment nous-mêmes échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ? Un salut qui, d'abord proclamé par le seigneur, nous a été annoncé d'une manière irréfragable par ceux qui l'ont entendu, Dieu y joignant Son témoignage par des signes, et des prodiges, et des miracles divers, et des communications de l'esprit saint, selon Sa volonté. En effet ce n'est point à des anges qu'il a soumis le monde nouveau dont nous parlons ; mais quelqu'un a quelque part rendu ce témoignage : « Qu'est-ce que l'homme, pour que Tu te souviennes de lui ? Ou le fils de l'homme, pour que Tu en prennes soin ? Tu l'as un peu rabaissé au-dessous des anges ; Tu l'as couronné de gloire et d'honneur ; Tu lui as soumis toutes choses, les mettant sous ses pieds, » En effet, en soumettant toutes choses, Il n'a rien laissé qui ne lui fût soumis, et toutefois nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. Mais, celui qui a été un peu rabaissé au-dessous des anges, Jésus, nous le contemplons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte, lui qui a dû, par la grâce de Dieu, goûter la mort pour tous. Car il était digne de Celui, à cause de qui et par qui toutes choses subsistent, puisqu'il voulait conduire à la gloire des fils nombreux, d'amener à la perfection par des souffrances le prince de leur salut. En effet celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés relèvent tous d'un Seul, c'est pourquoi il ne rougit pas de les appeler frères, lorsqu'il dit : « J'annoncerai Ton nom à mes frères, je Te célébrerai au milieu de l'assemblée ; » et derechef : « Pour moi je me confierai en Lui ; » et encore : « Me voici, moi, et les enfants que Dieu m'a donnés. » Ainsi donc, puisque les enfants ont en partage le sang et la chair, lui aussi y a de même participé, afin que, par la mort, il anéantît celui qui possède la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable, et qu'il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient, durant toute leur vie, tenus en esclavage ; car ce n'est certes point à des anges qu'il porte secours, mais c'est à la postérité d'Abraham ; en sorte qu'il devait être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin de pouvoir être compatissant, et de devenir, dans le service de Dieu, un grand prêtre pour faire l'expiation des péchés du peuple ; car c'est pour avoir été lui-même tenté dans ce qu'il a souffert, qu'il peut secourir ceux qui sont tentés.
Gospel
John 18:33-37
Pilate entra donc derechef dans le prétoire, et il appela Jésus, et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou bien d'autres te l'ont-ils dit de moi ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif ? C'est ta nation et les grands prêtres qui t'ont livré à moi ; qu'as-tu fait ? » Jésus répondit : « Mon royaume n'est pas de ce monde ; si mon royaume était de ce monde, mes satellites auraient combattu afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est pas d'ici. » Pilate lui dit donc : « Tu es donc roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis ; en effet je suis roi. C'est pour rendre témoignage à la vérité que je suis né et que je suis venu dans le monde ; quiconque est de la vérité écoute ma voix. »
Gospel
Luke 20:19-26
Et les scribes et les grands prêtres cherchèrent à mettre les mains sur lui en ce moment même ; et ils craignirent le peuple. Ils avaient compris en effet que c'était contre eux qu'il avait prononcé cette parabole. Et s'étant mis à l'épier, ils dépêchèrent des gens subornés qui feignaient d'être justes, afin de surprendre une parole de lui, de manière à le livrer au magistrat et à l'autorité du gouverneur. Et ils l'interrogèrent en disant : « Maître, nous savons que tu parles et que tu enseignes comme il convient, et que tu ne fais point acception de personnes, mais que tu enseignes avec vérité la voie de Dieu. Nous est-il permis ou non de payer le tribut à l'empereur ? » Mais ayant démêlé leur fourberie, il leur dit : « Montrez-moi un denier : de qui porte-t-il l'effigie et la légende ? » Ils dirent : « De l'empereur. » Or il leur dit : « Eh bien, rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils ne purent rien reprendre à cette parole en présence du peuple, et émerveillés de sa réponse ils se turent.
Gospel
John 2
Et le troisième jour il y eut une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus s'y trouvait. Or Jésus avait aussi été invité à la noce ainsi que ses disciples. Et le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont plus de vin ; » et Jésus lui dit : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, femme ? Mon heure n'est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Quoique ce soit qu'il vous dise, faites-le. » Or il y avait là six vases de pierre destinés aux ablutions en usage chez les Juifs, contenant chacun deux ou trois métrètes. Jésus leur dit : « Remplissez ces vases d'eau. » Et ils les remplirent jusques en haut. Et il leur dit : « Puisez maintenant, et portez au chef de la salle à manger. » Et ils portèrent. Mais quand le chef de la salle à manger eut goûté l'eau devenue du vin, (et il ne savait d'où il venait, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau), le chef de la salle à manger appelle l'époux et lui dit : « Tout le monde sert d'abord le bon vin, et quand on est ivre, le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusques à présent. » Jésus fit ainsi son premier miracle à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ; après cela il descendit à Capharnaoum, lui, et sa mère, et ses frères, et ses disciples, et ils y demeurèrent un petit nombre de jours. Et la Pâque des Juifs était proche ; et Jésus monta à Jérusalem, et il trouva dans le temple ceux qui vendaient des bœufs et des brebis et des colombes, ainsi que des changeurs sur leurs sièges ; et ayant fait un petit fouet avec des cordes, il les expulsa tous du temple ainsi que les brebis et les bœufs, et il dispersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables, et il dit à ceux qui vendaient les colombes : « Emportez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! » — Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : « Le zèle pour Ta maison me dévore. » — Les Juifs donc prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-tu pour agir de la sorte ? » Jésus leur répliqua : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs dirent donc : « Il a fallu quarante-six ans pour que ce sanctuaire fût construit et toi, tu le relèveras en trois jours ! » — Mais lui parlait du sanctuaire de son corps ; lors donc qu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole qu'avait dite Jésus. – Or, pendant qu'il était à Jérusalem, durant la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, en voyant les miracles qu'il opérait ; mais, quant à Jésus, il ne se fiait pas à eux, parce qu'il connaissait tout le monde, et qu'il n'avait pas besoin que personne rendît témoignage sur tel ou tel homme ; car lui-même savait ce qui était dans l'homme.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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