Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Isaiah 13:1-13
Oracle contre Babylone, qui fut révélé à Ésaïe, fils d'Amots. Sur une montagne nue dressez un étendard, élevez la voix pour les appeler, agitez la main pour qu'ils envahissent les portes des tyrans ! Moi-même j'ai donné l'ordre à ma sainte milice, et j'ai appelé mes héros pour exécuter mes vengeances, ceux qui tressaillent fièrement pour moi. On entend une rumeur sur les montagnes, comme celle d'un peuple nombreux ; on entend le tumulte de royaumes, de peuples rassemblés : l'Éternel des armées fait la revue de sa milice guerrière. Ils arrivent d'un pays lointain, de l'extrémité des Cieux, l'Éternel et les instruments de sa vengeance, pour dévaster toute la terre. Gémissez ! car la journée de l'Éternel est proche ; comme une ruine de par le Tout-Puissant elle arrive. Aussi toutes les mains sont lâches, et le cœur de tout homme se fond. Ils sont dans l'épouvante, saisis de douleurs et d'angoisses, ils souffrent les maux de la femme en travail ; stupéfaits ils se regardent l'un l'autre, leur visage a l'aspect de la flamme. Voici, la journée de l'Éternel arrive cruelle, avec la fureur et l'ardente colère, pour faire de la terre une solitude, et Il en exterminera les pécheurs. Car les étoiles du Ciel et ses astres ne font plus briller leur lumière, le soleil s'obscurcit à son lever, et la lune ne fait plus luire sa lumière. Et je punirai le monde de sa méchanceté, et les impies de leurs crimes ; et je mettrai fin à l'orgueil des superbes, et j'humilierai la hauteur des tyrans. Je rendrai les hommes plus rares que l'or fin, et les humains que les trésors d'Ophir. C'est pourquoi je ferai trembler les Cieux, et la terre sera ébranlée sur sa base, lors du courroux de l'Éternel des armées, et au jour de son ardente colère.
First Reading
Jonah 2
Alors Jonas fit une prière à l'Éternel son Dieu, dans le corps du poisson, et il dit : Dans mon angoisse j'invoque l'Éternel et Il m'exauce ; du sein des Enfers je crie, tu, entends ma voix. Tu me jettes dans l'abîme, au cœur de la mer, et les flots m'environnent, toutes tes vagues et tes ondes passent sur moi. Mais je dis : Je suis repoussé loin de ton regard ! Cependant je reverrai ton saint temple ! Les eaux pénètrent jusques à mon âme, l'abîme m'enserre, l'algue s'attache à ma tête. Jusqu'à la base des montagnes je suis descendu, les barrières de la terre se sont fermées derrière moi pour toujours ; et tu retires ma vie du tombeau, Éternel, mon Dieu ! Quand en moi-même mon âme est défaillante, je me souviens de l'Éternel, et ma, prière parvient jusqu'à toi, jusqu'à ton saint temple. Les adorateurs des vanités, du néant, abandonnent leur bienfaiteur ; mais moi, je veux avec chants de louanges t'offrir des sacrifices et accomplir les vœux que j'ai faits. Le salut vient de l'Éternel ! Et l'Éternel commanda au poisson, et il vomit Jonas sur la terre.
First Reading
Psalms 145:1-21
Cantique de louanges. De David.Je l'exalterai, ô mon Dieu, ô mon Roi ! et je bénirai ton nom toujours, à jamais. Chaque jour je te bénirai, et je louerai ton nom éternellement, à jamais. L'Éternel est grand et très glorieux, et sa grandeur est incommensurable. Qu'un âge à l'autre âge annonce tes œuvres, et publie tes exploits ! C'est la glorieuse majesté de ta magnificence, ce sont tes merveilles que je veux méditer. Qu'on redise la puissance de tes exploits terribles, et je veux raconter ta grandeur ! Que l'on proclame la mémoire de ta grande bonté, et que l'on chante ta justice ! L'Éternel est miséricordieux et clément, lent à s'irriter, et riche en grâce. L'Éternel est bon envers tous, et sa miséricorde s'étend à toutes ses œuvres. Éternel, toutes tes œuvres te célèbrent, et tes saints te bénissent ; ils disent la gloire de ton empire, et publient ta puissance, pour annoncer ta puissance aux enfants des hommes, et le glorieux éclat de ton règne. Ton régne est un règne de tous les siècles, et ton empire se perpétue d'âge en âge. L'Éternel soutient tous ceux qui tombent, et Il redresse ceux qui sont affaissés. Les yeux de tous s'attendent à toi, et tu leur donnes leur nourriture en son temps. Tu ouvres ta main, et tu rassasies de faveurs tous les vivants. L'Éternel est juste en toutes ses voies, et miséricordieux en tout ce qu'il fait. L'Éternel est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent avec sincérité. Il accomplit les vœux de ceux qui le craignent, Il entend leur cri, et leur est secourable. L'Éternel garde tous ceux qui l'aiment, et Il détruit tous les impies. Que ma bouche redise la louange de l'Éternel, et que toute chair bénisse son saint nom, éternellement, à jamais !
Morning Prayer — First Lesson
Isaiah 8
Et l'Éternel me dit : Trouve-toi une grande table et y écris en caractères vulgaires : « Pillage prompt, proie subite. » Je dus aussi me trouver des témoins dignes de foi, Urie le sacrificateur, et Zacharie, fils de Barachie. Et je m'approchai de la prophétesse, et elle conçut et enfanta un fils ; et l'Éternel me dit : Donne-lui pour nom Pillage-prompt-proie-subite. Car, avant que l'enfant sache dire : Mon père et ma mère, on portera les richesses de Damas et le pillage de Samarie devant le roi d'Assyrie. Et l'Éternel me parla encore et me dit : Parce que ce peuple dédaigne les eaux de Siloë dont le courant est doux, et se réjouit à la vue de Retsin et du fils de Remalia, pour cela, voici, le Seigneur fera avancer contre vous les puissantes et grandes eaux du fleuve (le roi d'Assyrie et toute sa magnificence), et il s'élèvera au-dessus de son lit, et passera par-dessus toutes ses rives, et il pénétrera en Juda, il débordera et inondera, à hauteur d'homme il atteindra, et le déploiement de ses ailes remplira dans toute son étendue ton pays, ô Immanuel ! Peuples, grondez ! mais soyez effrayés ! entendez-le, vous tous, habitants des terres reculées, équipez-vous ! mais soyez effrayés ! équipez-vous ! mais soyez effrayés ! Formez un plan ! et il sera déjoué ; annoncez un projet ! et il sera sans effet, car Dieu est avec nous. Car ainsi me parla l'Éternel, quand sa main me saisit, et qu'il m'avertit de ne pas m'engager dans la voie de ce peuple, en me disant : N'appelez pas ligue tout ce que ce peuple appelle ligue, et ne craignez pas ce qu'il craint, et ne répandez pas l'effroi ! L'Éternel des armées, lui, honorez-le comme Saint ! qu'il soit l'objet de votre crainte, et soit celui de votre frayeur : et Il sera un sanctuaire, et une pierre de scandale, et une roche d'achoppement pour les deux maisons d'Israël, un lacs et un piège pour les habitants de Jérusalem ; et plusieurs y trébucheront et tomberont, et seront écrasés, et enlacés et pris. – Plie la déclaration, scelle la révélation avec l'aide de mes disciples ! Et je compte sur l'Éternel, qui cache sa face à la maison de Jacob, et j'espère en lui. Voici, moi et les enfants que m'a donnés l'Éternel, nous sommes des signes et des figures en Israël de par l'Éternel des armées, qui réside sur la montagne de Sion. Et si l'on vous dit : Consultez les évocateurs et les devins qui marmottent et murmurent ! [dites :] Un peuple ne consulterait-il pas son Dieu ? en faveur des vivants [s'adressera-t-il] aux morts ? « A la loi et au témoignage ! » S'ils ne tiennent pas ce langage, pour eux il n'y aura pas d'aurore. Et ils erreront dans le pays, accablés et affamés ; et ayant faim ils s'irriteront et maudiront leur Roi et leur Dieu ; et ils tourneront leurs yeux en haut et ils regarderont sur la terre, et voici, c'est détresse et obscurité, ténèbres angoissantes ; et dans la nuit ils sont refoulés.
Epistle
Colossians 1:9-14
C'est pourquoi, nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons point de prier pour vous, afin que vous soyez remplis de la connaissance de Sa volonté, avec toute sorte de sagesse et d'intelligence spirituelle, pour vous conduire d'une manière digne du Seigneur en vue de lui plaire parfaitement par toute espèce de bonnes œuvres : fructifiant et croissant par la connaissance de Dieu, étant puissamment fortifiés de toute manière, selon la force de Sa gloire, pour tout endurer et supporter, rendant en même temps avec joie des actions de grâces au Père, qui vous a appelés et qui vous a rendus capables d'avoir part au lot des saints dans la lumière ; Lui, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et qui nous a transportés dans le royaume du fils de Son amour, en qui nous possédons la rédemption, le pardon de nos péchés ;
First Reading
II Chronicles 13
La dix-huitième année du roi Jéroboam, Abia devint roi de Juda. Il régna trois ans à Jérusalem. Or le nom de sa mère était Michaïa, fille d'Uriel, de Gibea. Et il y eut hostilité entre Abia et Jéroboam. Et Abia ouvrit les hostilités avec une armée de braves guerriers forte de quatre cent mille hommes d'élite, et Jéroboam se rangea en bataille contre lui avec huit cent mille hommes d'une élite de braves guerriers. Alors Abia se leva debout sur le mont Tsemaraïm situé dans la montagne d'Ephraïm, et dit : Écoutez-moi, Jéroboam et Israël tout entier ! N'est-il pas à votre connaissance que l'Éternel, Dieu d'Israël, a donné à David le royaume d'Israël à perpétuité, à lui et à ses fils, par un pacte solennisé avec le sel ? Mais Jéroboam, fils de Nebat, serviteur de Salomon, fils de David, s'est soulevé et révolté contre son Seigneur, et à lui se sont joints des gens légers et des hommes de bas aloi, et ils ont conjuré contre Roboam, fils de Salomon, et Roboam était encore un homme jeune, et faible de cœur, et il ne leur opposa pas de la fermeté. Et maintenant vous pensez tenir tête à la royauté de l'Éternel, qui est dans la main des fils de David, et vous êtes une grande multitude et avez avec vous les veaux d'or dont Jéroboam a fait vos dieux ! N'avez-vous pas expulsé les Prêtres de l'Éternel, les fils d'Aaron, et les Lévites, et vous vous êtes fait des prêtres, comme les peuples des autres pays ! Quiconque se présentait pour se faire installer, avec un jeune taureau et sept béliers, devenait prêtre des non-dieux. Mais nous ! l'Éternel est notre Dieu et nous ne l'avons point abandonné, et des Prêtres, fils d'Aaron, et les Lévites en fonctions vaquent au service de l'Éternel, et font fumer pour l'Éternel des holocaustes chaque matin et chaque soir et de l'encens odorant, et font la présentation du pain sur la table pure, et [nous avons] le candélabre d'or et ses lampes pour brûler tous les soirs ; car nous observons ce qui doit être observé envers l'Éternel, notre Dieu ; mais vous, vous l'avez abandonné. Et voici avec nous, en tête, nous avons Dieu et ses Prêtres et les trompettes sonores pour les faire résonner contre vous. Enfants d'Israël, ne faites pas la guerre à l'Éternel, Dieu de vos pères, car vous n'auriez pas le succès. Mais Jéroboam fit manœuvrer les troupes d'embuscade de manière à les prendre par derrière de sorte qu'il y en avait qui faisaient face à Juda et que l'embuscade l'attaquait par derrière. Et lorsque Juda tourna les yeux, voila qu'il se vit attaqué par devant et par derrière. Alors ils crièrent vers l'Éternel, et les Prêtres sonnèrent des trompettes ; et les hommes de Juda poussèrent un cri de guerre ; et au cri de guerre des hommes de Juda, Dieu défit Jéroboam et tout Israël devant Abia et Juda. Et les enfants d'Israël s'enfuirent devant Juda, et Dieu les livra entre ses mains. Et Abia et sa troupe en firent un grand carnage ; et d'Israël tombèrent morts cinq cent mille hommes d'élite. Ainsi furent humiliés les enfants d'Israël en ce temps, tandis que les enfants de Juda devinrent puissants, parce qu'ils s'appuyaient sur l'Éternel, le Dieu de leurs pères. Et Abia poursuivit Jéroboam et lui enleva des villes, Béthel et ses annexes et Jesana et ses annexes, et Ephron et ses annexes. Et Jéroboam resta sans force tant que vécut Abia, et l'Éternel l'ayant frappé, il mourut. Et Abia se fortifia et épousa quatorze femmes et engendra vingt-deux fils et seize filles. Le reste des actes d'Abia et de ses faits et de ses affaires est d'ailleurs consigné dans le commentaire du prophète Iddo.
Morning Prayer — Second Lesson
John 19
Alors donc Pilate fit prendre et fustiger Jésus. Et les soldats, ayant tressé une couronne avec des épines, la posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre, et ils venaient vers lui et disaient : « Salut, roi des Juifs ! » Et ils lui donnèrent des soufflets. Et Pilate sortit derechef et leur dit : « Voici, je vous l'amène, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. » Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et il leur dit : « Voici l'homme. » Lors donc que les grands prêtres et leurs satellites le virent, ils s'écrièrent : « Crucifie, crucifie ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; car pour moi je ne trouve pas de crime en lui. » Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une loi, et selon la loi il doit mourir, parce qu'il s'est fait fils de Dieu. » Lors donc que Pilate eut ouï cette parole, il craignit davantage, et il rentra dans le prétoire et dit à Jésus : « D'où es-tu ? » Mais Jésus-ne lui fit pas de réponse. Pilate donc lui dit : « Tu ne me parles pas ! Ne sais-tu pas que j'ai l'autorité de te relâcher, et que j'ai l'autorité de te crucifier ? » Jésus lui répondit : « Tu n'aurais nulle autorité sur moi, si elle ne t'avait été donnée d'en haut ; c'est pourquoi celui qui m'a livré à toi commet un plus grand péché. » Dès lors Pilate cherchait à le relâcher ; mais les Juifs s'écrièrent : « Si tu relâches celui-ci, tu n'es pas ami de l'empereur ; quiconque se fait roi se déclare contre l'empereur ! » Pilate donc, quand il eut ouï ces paroles, fit sortir Jésus, et s'assit sur un tribunal dans un endroit appelé Pavé, mais en hébreu Gabbatha. Or c'était la préparation de la pâque ; c'était environ la sixième heure, et il dit aux Juifs : « Voilà votre roi ! » Ceux-ci s'écrièrent donc : « Fais-le mourir ! Fais-le mourir ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Crucifierai-je votre roi ? » Les grands prêtres lui répondirent : « Nous n'avons d'autre roi que l'empereur. » Alors donc il le leur livra pour être crucifié. et, portant lui-même sa croix, il sortit pour se rendre à l'endroit appelé du crâne, qui en hébreu est appelé Golgoth, où ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, de droite et de gauche, et Jésus au milieu. Cependant Pilate composa aussi une inscription et la fit placer sur la croix ; or elle était ainsi conçue : Jésus le nazoréen, le roi des juifs. Plusieurs des Juifs lurent donc cette inscription, parce que l'endroit où fut crucifié Jésus était près de la ville, et qu'elle était écrite en hébreu, en latin et en grec. Les grands prêtres des Juifs disaient donc à Pilate : « N'écris pas : Le roi des Juifs, mais qu'il a dit : Je suis roi des Juifs. » Pilate répondit : « Ce que j'ai écris, je l'ai écrit. » Les soldats donc, lorsqu'ils eurent crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat ; ils prirent aussi la tunique. Or la tunique était sans couture, entièrement tissée du haut en bas ; ils se dirent donc entre eux : « Ne la déchirons pas, mais tirons-la au sort, à qui l'aura. » — Afin que fût accompli le passage de l'Écriture : « Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré mon habit au sort. » — Les soldats firent donc ces choses, tandis que, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas et Marie la Magdalène. Jésus donc, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Ensuite il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et dès ce moment le disciple la prit chez lui. Après cela Jésus, qui savait que tout était déjà accompli, — afin que l'Écriture fût accomplie, — dit : « J'ai soif. » Il y avait là un vase plein de vinaigre ; on attacha donc une éponge pleine de ce vinaigre à une branche d'hysope et on l'approcha de sa bouche. Lors donc que Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « C'est accompli, » et ayant penché la tête, il rendit l'esprit. Les Juifs donc (parce que c'était la préparation), afin que les corps ne demeurassent pas sur la croix pendant le sabbat (car le jour de ce sabbat était grand), les Juifs demandèrent à Pilate qu'on leur rompît les jambes et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc, et rompirent les jambes du premier, et celles de l'autre crucifié avec lui, mais en venant à Jésus, comme ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; mais l'un des soldats lui perça le flanc avec une lance, et il en sortit aussitôt du sang et de l'eau. — Et c'est celui qui l'a vu qui en a porté témoignage, et son témoignage est véritable, et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez ; car cela est advenu afin que ce passage de l'Écriture fût accompli : « Aucun de ses os ne sera brisé. » Et un autre passage de l'Écriture dit encore : « Ils verront celui qu'ils ont transpercé. » Or, après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en cachette par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc et enleva son corps. Or Nicodème, qui était venu vers lui de nuit la première fois, vint aussi portant un rouleau de myrrhe et d'aloès, pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent de bandelettes avec les parfums, selon la coutume suivie par les Juifs pour la sépulture. Or il y avait dans l'endroit où il avait été crucifié un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, dans lequel personne n'avait encore été déposé ; ce fut donc là, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche, qu'ils déposèrent Jésus.
Responsorial Psalm
Psalm 78
Hymne d'Asaph. Mon peuple, écoute mes leçons ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche ! Je vais ouvrir la bouche par des chants, et du passé faire jaillir des sentences. Ce que nous avons entendu et appris, et que nos pères nous ont raconté, nous ne le cèlerons point à leurs enfants, redisant à la race future les louanges de l'Éternel, et sa puissance, et les miracles qu'il fit. Il érigea un témoignage en Jacob, et Il déposa une loi en Israël, qu'il ordonna à nos pères d'enseigner à leurs enfants, pour qu'elle fût connue de l'âge qui suivrait, des enfants qui naîtraient, grandiraient pour la redire à leurs enfants ; afin qu'ils missent en Dieu leur confiance, et n'oubliassent point les œuvres de Dieu, et qu'ils gardassent ses commandements, et ne fussent pas, comme leurs pères, une race réfractaire et rebelle, une race qui n'avait pas un cœur constant, et dont l'âme ne Lui était pas fidèle. Les enfants d'Ephraïm furent des tireurs armés de l'arc, qui tournent le dos au jour du combat. Ils ne gardèrent point l'alliance de Dieu, et refusèrent de suivre ses lois ; et ils oublièrent ses hauts faits et ses miracles, dont Il les rendit témoins. Sous les yeux de leurs pères, Il fit des miracles, dans le pays d'Egypte, aux campagnes de Zoan. Il entrouvrit la mer et les fit passer, et Il fit tenir les eaux comme une digue ; et Il les guidait le jour par la nuée, et toute la nuit, à la clarté de la flamme ; Il fendit les rochers au désert, et les abreuva comme de flots abondants, et Il fit sortir des ruisseaux du rocher, et couler les eaux comme des torrents. Mais ils continuèrent encore à pécher contre Lui, à être rebelles au Très-haut dans le désert. Et ils tentèrent Dieu dans leur cœur, demandant d'être nourris selon leur fantaisie ; et ils parlèrent contre Dieu, ils dirent : « Dieu pourra-t-Il dresser une table au désert ? Voici, Il frappa le rocher, et l'eau a ruisselé, et les fleuves ont coulé ; pourra-t-Il aussi donner du pain et fournir de la viande à son peuple ? » Et à l'ouïe de ces propos, l'Éternel s'irrita, et un feu s'alluma contre Jacob, et la colère s'éleva contre Israël, parce qu'ils n'avaient pas foi en Dieu, et ne comptaient pas sur son secours. Cependant Il commanda aux nuées d'en haut, et Il ouvrit les portes des Cieux ; et Il fit pleuvoir sur eux la manne pour les nourrir, et Il leur donna le froment céleste ; ils mangèrent chacun le pain des princes ; Il leur envoya de quoi se nourrir à rassasiement. Il fit lever dans le ciel le vent d'Orient, et amena par sa puissance le vent du Midi, et Il fit pleuvoir sur eux la chair comme de la poussière et des oiseaux ailés, comme le sable des mers, et Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs habitations. Alors ils mangèrent et se rassasièrent pleinement, Il avait ainsi satisfait leur désir. Ils ne s'étaient pas encore dépris de leur désir, ils avaient encore leur aliment dans leur bouche, que la colère de Dieu s'éleva contre eux, et qu'il fit un massacre parmi leurs hommes forts, et qu'il coucha par terre la jeunesse d'Israël. Néanmoins ils péchèrent encore, et ne crurent point à ses miracles. Et d'un souffle Il consuma leurs jours, et leurs années par une ruine soudaine. Lorsqu'il les tuait, ils s'enquéraient de Lui, et revenaient, et cherchaient Dieu, et se rappelaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais leurs bouches le trompaient, et leurs langues lui mentaient, et leur cœur ne Lui fut pas fermement uni, et ils ne furent pas fidèles à son alliance. Toutefois, dans sa clémence, Il pardonna le crime et ne les détruisit pas ; et souvent Il contint son courroux, et ne donna pas cours à toute sa colère. Il se souvint donc qu'ils étaient des mortels, un souffle qui s'en va, et ne revient plus. Que de fois ils Lui furent rebelles au désert, et ils L'irritèrent dans la solitude ! Et de nouveau ils tentèrent le Seigneur, et provoquèrent le Saint d'Israël. Ils ne pensaient plus à ce qu'avait fait son bras, le jour où Il les délivra de l'ennemi, lorsque en Egypte Il opéra des prodiges, et des miracles dans les campagnes de Zoan. Il changea ses fleuves en sang, et de leurs eaux ils ne purent plus boire. Parmi eux Il envoya des moucherons qui les dévorèrent, et des grenouilles qui furent leur fléau ; et Il livra leur récolte à l'insecte vorace, et le fruit de leur labeur à la sauterelle. Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les fourmis, et Il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre. Il lança contre eux le feu de sa colère, le courroux, la fureur et l'angoisse, une cohorte d'anges des malheurs. Il donna carrière à son courroux, ne refusa point leur âme à la mort, mais livra leur vie en proie à la peste, et frappa tous les premiers-nés en Egypte, et les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham. Il fit ainsi partir son peuple comme des brebis, et le guida comme un troupeau dans le désert, et le mena sûrement, et ils furent sans crainte, et la mer recouvrit leurs adversaires. Et Il les fit arriver dans ses limites saintes, à cette montagne que sa droite conquit ; et devant eux Il chassa les nations, et les leur fit échoir en portion d'héritage, et Il établit dans leurs tentes les tribus d'Israël. Mais, rebelles ils tentèrent Dieu, le Très-haut, et ne gardèrent point ses commandements ; ils furent déserteurs et perfides, comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc trompeur ; ils excitèrent sa colère par leurs hauts-lieux, et sa jalousie par leurs idoles. Dieu l'entendit, et fut irrité, et conçut pour Israël une grande aversion. Alors Il quitta la demeure de Silo, la tente qu'il avait dressée parmi les hommes, et Il laissa sa gloire s'en aller captive, et sa majesté tomber aux mains de l'ennemi, et Il livra son peuple à l'épée, et contre son héritage Il fut irrité ; le feu dévora ses jeunes hommes, et ses vierges ne furent plus chantées ; ses prêtres succombèrent à l'épée, et ses veuves ne pleurèrent pas. Alors, comme celui qui a dormi, le Seigneur s'éveilla, tel que le héros dont le vin avait triomphé ; et Il repoussa ses ennemis, et les chargea d'une honte éternelle. Cependant Il répudia la tente de Joseph, et n'élut point la tribu d'Ephraïm ; et Il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion qu'il aimait. Et Il affermit son sanctuaire à l'égal des Cieux, à l'égal de la terre, dont Il posa les fondements éternels ; et Il élut David, son serviteur, et le tira des parcs des troupeaux ; Il lui fit quitter les brebis qui allaitent, pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et d'Israël, son héritage. Et il en fut le pasteur avec un cœur pur, et d'une main prudente il le conduisit.
Gospel
Matthew 24:15-35
« Ainsi donc, quand vous aurez vu « l'œuvre abominable de la dévastation, » dont il a été parlé par l'entremise de Daniel le prophète, établie dans un lieu saint (que le lecteur y réfléchisse), alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes ; que celui qui est sur le toit ne descende pas pour sortir quoi que ce soit de sa maison ; et que celui qui est aux champs ne revienne pas en arrière pour prendre son manteau. Mais malheur à celles qui sont enceintes, et à celles qui allaitent en ces jours-la ! Or priez afin que votre fuite n'ait pas lieu en hiver, ni un jour de sabbat ; car il y aura alors une grande tribulation, telle qu'il n'y en a pas eu encore depuis le commencement du monde jusques à maintenant, et qu'il n'y en aura certainement jamais. Et si ces jours-là n'avaient été raccourcis, qui que ce soit n'eut été sauvé ; mais à cause des élus ces jours-là seront raccourcis. Alors si quelqu'un vous dit : Voici, le Christ est ici, ou ici, ne le croyez pas ; car il surgira de faux Christs et de faux prophètes, et ils feront de grands miracles et des prodiges, de manière à égarer, s'il est possible, même les élus. Voici, je vous l'ai prédit. Si donc ils vous disent : « voici, il est au désert, » ne vous y rendez pas ; « voici, il est dans les chambres, » ne le croyez pas ; car, tel l'éclair sort de l'orient et brille jusques au couchant, tel sera l'avènement du fils de l'homme. 0ù que soit le cadavre, c'est là que se rassembleront les aigles. Or, immédiatement après la tribulation de ces jours-là, le soleil s'obscurcira, et la lune ne donnera pas sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors paraîtra le signe du fils de l'homme dans le ciel, et alors se lamenteront toutes les tribus de la terre, et elles verront le fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire ; et il enverra ses anges avec un grand bruit de trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, d'une extrémité des cieux jusqu'à leur autre extrémité. Or, instruisez-vous par cette comparaison tirée du figuier : Lorsque ses branches commencent à se ramollir et qu'il pousse ses feuilles, vous savez que l'été est proche. De même vous aussi, lorsque vous aurez vu toutes ces choses, sachez qu'il est proche, qu'il est à la porte. En vérité je vous déclare que cette génération ne disparaîtra certainement point jusqu'à ce que toutes ces choses se soient réalisées. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point.
Responsorial Psalm
Psalm 21
Au maître chantre. Cantique de David.Éternel, ta puissance donne au Roi de la joie, et comme ton secours le transporte ! Tu as satisfait au désir de son cœur, et tu n'as point rebuté la prière de ses lèvres. (Pause) Tu lui as présenté des biens excellents, et tu as mis sur sa tête un diadème d'or. Il te demandait la vie ; tu la lui as donnée, une vie longue, permanente, éternelle. Sa gloire est grande, grâce à ton secours, et tu lui accordes splendeur et majesté ; car tu le rends béni éternellement, tu le réjouis du bonheur de ta présence. Car le Roi se confie en l'Éternel, et, par la faveur du Très-haut, il n'est point ébranlé. Ta main saura trouver tous tes ennemis, et ta droite trouvera ceux qui te sont hostiles. Tu les rendras pareils à une fournaise ardente, dès que tu te montreras ; l'Éternel dans son courroux les détruira, et ils seront consumés par le feu ; de la terre tu extermineras leur fruit, et leur race, d'entre les fils des hommes ; parce qu'ils ourdirent contre toi les trames de la malice, et formèrent des complots : ils seront impuissants ; car tu leur feras prendre la fuite, et tu dirigeras ton arc contre leurs faces. Lève-toi, Éternel, avec ta puissance ! Nous voulons chanter et célébrer tes hauts faits.
Responsorial Psalm
Psalm 31
Au maître chantre. Cantique de David.Éternel, auprès de toi je me réfugie ; que je ne sois jamais confondu ! Par ta justice, délivre-moi ! Penche vers moi ton oreille ! hâte-toi ! sauve-moi ! Sois pour moi un rocher, un asile, une citadelle pour me sauver ! Car tu es mon rocher et ma citadelle, et, pour l'amour de ton nom, tu me guideras et tu me conduiras, tu me tireras des rets cachés par eux sous mes pas, car tu es mon soutien ! Je confie à tes mains la garde de ma vie ; tu me délivreras, Dieu fidèle. Je hais les adorateurs des vaines idoles, et c'est dans l'Éternel que je mets mon espoir, Je serai réjoui et transporté de ta grâce ; de ce que tu auras pris garde à ma misère, et fait attention aux angoisses de mon âme, ne me livrant pas aux mains de l'ennemi, mais ouvrant à mes pieds une voie spacieuse. Éternel, aie pitié de moi ! car je suis angoissé, le chagrin ronge mes yeux, mon âme et mon sein. Car ma vie se consume dans la douleur, et mes années dans les soupirs ; ma force succombe à ma peine, et mes os sont minés. A cause de tous mes ennemis je suis un opprobre, le grand opprobre même de mes voisins, et la terreur de mes amis ; ceux qui me voient dans la rue, me fuient. Je suis oublié comme un mort, banni de la pensée, je suis comme un vase mis au rebut ; car j'entends les sourds propos de plusieurs, de toute part l'alarme me vient, quand ensemble ils se concertent contre moi ; ils complotent de m'ôter la vie. Mais en toi je me confie, Éternel ! Je dis : Tu es mon Dieu ! Mes instants sont en ta main ; tire-moi de la main de mes ennemis et de mes oppresseurs ! Fais luire ta face sur ton serviteur ! Sauve-moi dans ta clémence ! Éternel, que je ne sois pas confondu, car je t'invoque ! Confonds les impies ! que, réduits au silence, ils deviennent la proie des Enfers ! Rends muettes les lèvres menteuses, qui tiennent contre le juste des discours violents, avec orgueil et mépris ! Quelle est grande la bonté que tu gardes à tes saints, que tu témoignes à ceux qui se confient en toi, à la face des hommes ! Tu les protèges de l'abri de ta face contre les complots des hommes ; tu les dérobes dans ta loge aux attaques de la langue. Béni soit l'Éternel, de ce qu'il signala sa bonté envers moi, et me mit comme dans une ville forte ! Je disais dans mes alarmes : Je suis banni de ta présence. Mais tu écoutas ma voix suppliante, quand je t'implorai. Aimez l'Éternel, vous tous ses saints ! L'Éternel garde les fidèles, et paie à l'orgueilleux un abondant salaire. Prenez courage, et que votre cœur s'assure, vous tous qui espérez dans l'Éternel !
Responsorial Psalm
Psalm 121
Cantique graduel.Je lève mes yeux vers les montagnes : d'où me viendra le secours ? Le secours me viendra de l'Éternel, créateur des Cieux et de la terre. Il ne permettra pas que ton pied bronche, ton gardien ne sommeille pas. Voici, Il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d'Israël. L'Éternel est ton gardien, l'Éternel est ton abri, à ta droite. Le jour, le soleil ne te portera pas ses coups, non plus que la lune pendant la nuit. L'Éternel te préservera de tout mal, Il gardera ton âme. Que tu entres, que tu sortes, l'Éternel te gardera, dès maintenant jusqu'à l'éternité.
Evening Prayer — First Lesson
Isaiah 9
Mais il ne fera pas [toujours] sombre là où il y a [maintenant] angoisse. Si les premiers temps ont couvert d'opprobre le pays de Zabulon et le pays de Nephthali, les temps qui suivront couvriront de gloire la côte de la mer, au-delà du Jourdain, la contrée des Gentils. Le peuple qui marche dans les ténèbres, voit une grande lumière : sur ceux qui sont assis au pays de l'ombre de mort, resplendit une lumière. Tu rends le peuple nombreux, tu augmentes sa joie ; ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit à la moisson, comme on s'égaie au partage du butin. Car le joug qui lui pèse, la verge qui bat son épaule, et le bâton de son oppresseur, tu le brises comme à la journée de Madian. Car toute chaussure qu'on chausse dans la mêlée, et tout habit de guerre roulé dans le sang, seront brûlés, seront la proie des flammes. Car un enfant nous est né, un Fils nous est donné, et l'empire repose sur son épaule, et on lui donne pour nom Merveille, Conseiller, Dieu Fort, Père éternel, Prince de paix, pour l'accroissement de l'empire, et pour une paix sans fin sur le trône de David et sur son royaume, afin de l'affermir et de le soutenir par le droit et la justice, dès maintenant à l'éternité. C'est ce qu'opérera le zèle de l'Éternel des armées. Le Seigneur dirige contre Jacob une parole, qui va frapper Israël, et elle se fera sentir à tout le peuple, à Éphraïm et aux habitants de Samarie qui, dans l'orgueil et la fierté du cœur, disent : « Des briques se sont écroulées, et en pierres de taille nous rebâtirons ; des sycomores ont été coupés, et par des cèdres nous les remplacerons. » Car l'Éternel rendra les ennemis de Retsin supérieurs à eux, et Il armera leurs ennemis, les Syriens par devant et les Philistins par derrière, pour qu'ils mangent Israël à pleine bouche. Malgré tout cela, sa colère ne cesse point, et sa droite est encore étendue. Mais le peuple ne revient pas à Celui qui le frappe, et de l'Éternel des armées ils ne s'enquièrent pas. Aussi l'Éternel arrachera d'Israël la tête et la queue, le rameau de palmier et le jonc, en un même jour. (L'ancien et le noble, c'est la tête ; et le prophète docteur de mensonge, c'est la queue.) Car les guides de ce peuple l'égarent, et ceux qui se laissent guider se perdent. C'est pourquoi le Seigneur n'aura point de joie à voir ses jeunes hommes, et de ses orphelins et de ses veuves ; Il n'aura point de pitié, car tous ils sont sacrilèges et méchants, et toutes les bouches parlent follement. Malgré tout cela, sa colère ne cesse point, et sa main est encore étendue. Car la méchanceté brûle comme un feu qui dévore les ronces et les épines, et embrase le fort de la forêt, et s'élève en colonnes de fumée. Par la colère de l'Éternel des armées le pays est incendié, et le peuple devient la proie des flammes ; nul n'épargne son frère. On dévore à droite, et l'on est affamé ; on mange à gauche, et l'on n'est pas rassasié : chacun mange la chair de ses proches. Manassé [dévore] Éphraïm, et Éphraïm Manassé, et les deux ensemble fondent sur Juda. Malgré tout cela, sa colère ne cesse pas, et sa main est toujours étendue.
Second Reading
I Timothy 5
N'accable pas de reproches le vieillard, mais parle-lui comme à un père, aux jeunes gens comme à des frères, aux femmes âgées comme à des mères, aux jeunes femmes comme à des sœurs en toute pureté. Aie des égards pour les veuves, véritables veuves ; mais si une veuve a des enfants ou des descendants, qu'ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre maison, et à reconnaître les soins de leurs ascendants, car cela est agréable aux yeux de Dieu. Mais celle qui est véritablement veuve, et isolée, a mis son espérance en Dieu, et elle persévère dans les oraisons et les prières nuit et jour, tandis que celle qui s'adonne aux plaisirs est morte, quoique vivante ; voilà ce que tu dois aussi prescrire, afin qu'elles soient irréprochables. Mais si quelqu'un néglige les siens, et surtout ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu'un infidèle. Qu'une veuve ne soit portée sur le rôle, que si elle n'a pas moins de soixante ans, si elle n'a eu qu'un seul mari, si elle se recommande par de bonnes œuvres, comme d'avoir élevé ses enfants, exercé l'hospitalité, lavé les pieds des saints, assisté les malheureux, pratiqué toute bonne œuvre. Mais repousse les veuves plus jeunes, car, quand la volupté les détache de Christ, elles veulent se marier, et elles encourent ainsi le blâme d'avoir rompu leur premier engagement ; mais en outre elles apprennent encore, dans leur fainéantise, à courir les maisons, et elles ne sont pas seulement fainéantes, mais de plus bavardes et intrigantes, disant ce qui ne convient pas. Je veux donc que les plus jeunes se marient, aient des enfants, gouvernent leur maison, ne donnent point à l'adversaire l'occasion de les calomnier, car quelques-unes déjà ont déserté pour suivre Satan. Si une fidèle a des veuves, qu'elle les assiste, et que l'église n'en ait pas la charge afin qu'elle puisse assister les véritables veuves. Que les anciens qui président bien soient honorés d'une double rémunération, surtout ceux qui s'appliquent à la prédication et à l'enseignement, car l'Écriture dit : « Tu n'emmusèleras point le bœuf qui foule le grain, » et l'ouvrier est digne de son salaire. Ne reçois pas d'accusation contre un ancien, à moins qu'elle ne repose sur le témoignage de deux ou trois personnes ; mais ceux qui pèchent, réprimande-les devant tous les autres, afin que ces derniers aussi en conçoivent de la crainte. Je t'adjure devant Dieu, devant Christ Jésus, et devant les anges élus, d'observer cette règle sans prévention, et de ne rien faire par suggestion. N'impose précipitamment les mains à personne, et ne te rends pas complice des péchés des autres. Conserve-toi toi-même pur ; ne continue plus à ne boire que de l'eau, mais use d'un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes incommodités. Les péchés de certains hommes sont évidents, avant même tout jugement, tandis que chez d'autres ils ne se manifestent qu'ensuite ; de même aussi les bonnes actions sont évidentes, celles qui ne le sont pas d'abord ne peuvent rester secrètes.
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II Corinthians 13
C'est la troisième fois que je viens chez vous ; sur la déclaration de deux ou de trois témoins toute affaire sera décidée. J'ai prévenu et je préviens, comme je l'ai fait lorsque j'étais présent pour la seconde fois, et maintenant que je suis absent, ceux qui ont ci-devant péché et tous les autres, que si j'arrive de nouveau je n'userai d'aucun ménagement, puisque vous cherchez à avoir la preuve que c'est Christ qui parle en moi, lequel n'est pas faible relativement à vous, mais il est puissant parmi vous. En effet, il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu ; eh bien, nous-mêmes aussi nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu. Mettez-vous vous-mêmes à l'épreuve pour voir si vous êtes dans la foi ; examinez-vous vous-mêmes. Ou bien est-ce que vous ne reconnaissez pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. Mais j'espère que vous connaîtrez que nous, nous ne sommes pas réprouvés. Cependant nous demandons à Dieu que vous ne fassiez rien de mal, non pas que notre propre mérite soit mis en évidence, mais que vous pratiquiez ce qui est bien, et que nous-mêmes nous soyons en quelque sorte tenus pour réprouvés ; car nous ne pouvons rien contre la vérité, mais pour la vérité ; nous nous réjouissons en effet quand nous, nous sommes faibles, et quand vous-mêmes, vous êtes forts ; et ce que nous demandons dans nos prières, c'est votre perfectionnement. C'est pourquoi je vous écris ces choses pendant que je suis absent, afin que, quand je serai présent, je n'aie pas à agir avec rigueur selon l'autorité que le Seigneur m'a donnée pour édifier et non pour détruire. Du reste, frères, réjouissez-vous, perfectionnez-vous, consolez-vous, soyez animés des mêmes sentiments, vivez en paix, et le Dieu de la charité et de la paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les saints vous saluent. Que la grâce du seigneur Jésus, et la charité de Dieu, et la communication du saint esprit soient avec vous tous !
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Philippians 3:20-4:1
car, pour nous, notre société est dans les cieux, d'où nous attendons aussi, comme sauveur, le Seigneur Jésus-Christ qui transformera le corps de notre humiliation à la ressemblance du corps de sa gloire, selon l'efficace du pouvoir qu'il possède de s'assujettir même toutes choses. Ainsi donc, mes frères bien-aimés, après lesquels je soupire, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés !
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Romans 9:30-33
Que dirons-nous donc ? Nous dirons que les Gentils, qui n'aspiraient pas à la justice, ont obtenu la justice, j'entends la justice qui vient de la foi, tandis qu'Israël, qui aspirait à une loi qui donnât la justice, n'y est pas parvenu. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas de la foi qu'il l'a attendue ; mais c'est en quelque sorte par les œuvres qu'ils ont heurté contre la pierre d'achoppement, selon qu'il est écrit : « Voici, je place en Sion une pierre d'achoppement et un roc de scandale, et celui qui fonde sa confiance sur elle n'aura pas à en rougir. »
Gospel
Mark 15
Et dès le matin, les grands prêtres ayant tenu conseil avec les anciens et les scribes, et le sanhédrin tout entier, après avoir enchaîné Jésus, l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Et Pilate lui demanda : « Es-tu le roi des Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Et les grands prêtres portaient contre lui de nombreuses accusations. Mais Pilate l'interrogeait de nouveau, en disant : « Est-ce que tu ne réponds pas ? Vois de combien de choses ils t'accusent. » Cependant Jésus ne répliqua plus rien, en sorte que Pilate était tout émerveillé. Or il leur accordait lors d'une fête l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'ils demandaient ; or le nommé Barabbas se trouvait enchaîné avec les séditieux qui, dans la sédition, avaient commis un meurtre. Et la foule étant montée, commença à réclamer ce qu'il faisait ordinairement pour eux ; et Pilate leur répliqua : « Voulez-vous que je vous élargisse le roi des Juifs ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Mais les grands prêtres soulevèrent la foule, afin qu'il leur élargît plutôt Barabbas. Or Pilate prenant de nouveau la parole leur disait : « Que ferai-je donc, dites-moi, du roi des Juifs ? » Et ils crièrent derechef : « Crucifie-le. » Mais Pilate leur disait : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux crièrent de plus belle : « Crucifie-le. » Or Pilate, voulant satisfaire la foule, leur, accorda l'élargissement de Barabbas, et livra Jésus après l'avoir fait flageller, afin qu'il fût crucifié. Cependant les soldats l'emmenèrent dans l'intérieur de la cour (c'est le prétoire), et ils convoquent toute la cohorte. Et ils le revêtent de pourpre ; et ils le ceignent, après l'avoir tressée, d'une couronne d'épines ; et ils se mirent à le saluer : « Salut, roi des Juifs ; » et ils lui frappaient la tête avec un roseau, et ils crachaient sur lui, et se mettant à genoux ils l'adoraient. Et lorsqu'ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent de la pourpre et le revêtirent de ses vêtements. Et ils l'emmenèrent pour le crucifier ; et ils mettent en réquisition, comme il passait, un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs (le père d'Alexandre et de Rufus), afin qu'il portât sa croix, Et ils le conduisent à l'endroit de Golgotha (qui signifie, étant traduit, endroit du crâne). Et ils lui donnaient du vin parfumé, mais lui ne le prit pas. Et ils le crucifient, et ils partagent ses vêtements, en les tirant au sort pour savoir ce que chacun prendrait. Or c'était la troisième heure, et ils le crucifièrent ; et l'inscription de sa sentence portait les mots : Le roi des Juifs. Et avec lui ils crucifièrent deux brigands, un à sa droite et un à sa gauche. [ Et ce passage de l'Écriture a été accompli, qui dit : « Et il a été compté parmi les criminels » ] Et les passants l'injuriaient, en branlant la tête et en disant : « Ohé ! toi qui détruis le temple et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même en descendant de la croix ! » De même aussi les grands prêtres, le bafouant entre eux avec les scribes, disaient : « Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! » Et ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient. Et quand la sixième heure fut venue, des ténèbres survinrent sur la terre entière jusques à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus s'écria en jetant un grand cri : « Eloi ! Eloi ! Lama sabaphthani ? » ce qui signifie, étant traduit : « Mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? » Et quelques-uns des assistants l'ayant entendu, disaient : « Voyez, il appelle Élie. » Mais quelqu'un étant accouru, et ayant rempli une éponge de vinaigre et l'ayant fixée à un roseau, lui donnait à boire, en disant : « Laissez, voyons si Élie vient le descendre. » Mais Jésus ayant poussé un grand cri expira. Et le rideau du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas. Mais le centurion, qui se tenait en face de lui, ayant vu qu'il avait expiré de la sorte, dit : « Vraiment cet homme était fils de Dieu. » Or il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, parmi lesquelles aussi Marie la Magdalène, et Marie mère de Jacques le petit, et la mère de Josès, et Salomé, lesquelles, lorsqu'il était en Galilée, le suivaient et le servaient, et beaucoup d'autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Et comme le soir était déjà venu (parce que c'était la préparation, c'est-à-dire l'avant-sabbat), arriva Joseph d'Arimathée, sénateur de distinction, qui lui aussi attendait le royaume de Dieu, et il s'introduisit hardiment auprès de Pilate, et réclama le corps de Jésus. Mais Pilate s'étonna qu'il fût déjà mort, et ayant fait appeler le centurion, il lui demanda si déjà il était mort ; et l'ayant appris du centurion, il fit don du cadavre à Joseph. Et ayant acheté un linceul, il l'enveloppa dans le linceul après l'avoir descendu, et il le déposa dans un sépulcre, qui avait été taillé dans le roc, et il roula une pierre contre l'entrée du sépulcre. Or Marie la Magdalène et Marie mère de Josès regardaient où on le mettait.
Evening Prayer — Second Lesson
Hebrews 3
Ainsi donc, frères saints, vous auxquels est adressé un appel céleste, portez vos regards sur l'envoyé et le grand prêtre de notre confession, Jésus, qui est fidèle à Celui qui l'a créé, comme l'a été aussi Moïse, dans Sa maison. En effet il a été jugé d'autant plus digne d'une plus grande gloire que Moïse, que celui qui s'est construit une maison possède une plus grande gloire que la maison même ; car toute maison est construite par quelqu'un, mais celui qui a construit toutes choses, c'est Dieu ; et, tandis que Moïse a été fidèle dans toute Sa maison, comme un serviteur chargé de rendre témoignage à ce qui devait être proclamé, Christ l'est comme un fils à la tête de sa propre maison.C'est nous qui sommes sa maison, si nous persistons à être assurés et glorieux de notre espérance. C'est pourquoi, — selon ce que dit l'esprit saint : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la rébellion, le jour de la tentation dans le désert, où vos pères l'ont essayé par manière d'épreuve, et ils avaient vu Mes œuvres pendant quarante ans ! C'est pourquoi J'ai été courroucé contre cette génération, et J'ai dit : Toujours leur cœur s'égare. Mais ils n'ont point connu Mes voies ! Voici le serment que J'ai fait dans Ma colère : Jamais ils n'entreront dans Mon repos ! — Prenez garde, frères, qu'il n'y ait peut-être chez quelqu'un de vous un cœur gâté par l'incrédulité jusques à abandonner le Dieu vivant ; mais exhortez-vous réciproquement tous les jours, tant que l'on peut dire « aujourd'hui, » afin qu'aucun de vous ne soit endurci par la fourberie du péché ; car nous sommes devenus participants de Christ, si du moins nous persistons fermement jusques à la fin dans notre conviction première, selon qu'il est dit : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la rébellion. » Car quels sont ceux qui, après avoir entendu, se sont rebellés ? Est-ce que ce ne sont pas tous ceux que Moïse avait fait sortir d'Egypte ? Et contre lesquels fut-Il courroucé pendant quarante ans ? N'est-ce pas contre ceux qui avaient péché, et dont les membres jonchèrent le désert ? Et contre lesquels fit-Il le serment qu'ils n'entreraient jamais dans Son repos, si ce n'est contre ceux qui avaient désobéi ? Et nous voyons qu'ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.
Gospel
John 20:1-9
Or le premier jour de la semaine, Marie la Magdalène vient de bon matin, pendant qu'il faisait encore obscur, vers le sépulcre, et elle voit la pierre enlevée du sépulcre. Elle court donc et vient vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : « Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l'ont mis. » Pierre sortit donc, ainsi que l'autre disciple ; et ils se rendaient vers le sépulcre ; or ils couraient tous deux ensemble, et l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre ; et s'étant baissé il voit les bandelettes par terre ; cependant il n'entra pas. Arrive donc aussi Simon Pierre qui le suivait, et il entra dans le sépulcre. Et il voit les bandelettes par terre, et le linge qui avait été sur sa tête, non point par terre avec les bandelettes, mais roulé à part dans un coin. Alors donc entra aussi l'autre disciple qui, le premier, était arrivé au sépulcre, et il vit et il crut ; car ils n'avaient pas encore compris que, d'après l'Écriture, il fallait qu'il ressuscitât des morts.
Gospel
Luke 20:27-40
Or quelques-uns des sadducéens, qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, s'étant approchés, l'interrogeaient en disant : « Maître, Moïse nous a prescrit que, si le frère de quelqu'un vient à mourir en ayant une femme, et qu'il soit sans enfant, son frère prenne la femme et suscite une postérité à son frère. Il y avait donc sept frères ; et le premier ayant pris une femme est mort sans enfant ; et le second et le troisième la prirent ; mais de même aussi les sept n'ont point laissé d'enfants, et ils sont morts ; enfin la femme aussi mourut. Cette femme donc, lors de la résurrection, duquel d'entre eux doit-elle devenir la femme ? Car les sept l'ont eue pour femme. » Et Jésus leur dit : « Les fils de ce siècle-ci prennent des femmes et les femmes des maris, mais ceux qui auront été jugés dignes d'avoir part à ce siècle-là et à la résurrection d'entre les morts ne prennent point de femmes ni les femmes de maris, en effet ils ne peuvent plus mourir, car ils sont égaux aux anges, et ils sont fils de Dieu en étant fils de la résurrection. Mais, que les morts ressuscitent, c'est ce que Moïse même a indiqué dans le passage du buisson, lorsqu'il parle du Seigneur qui est le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob. Or Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants, car pour Lui tous sont vivants. » Or quelques-uns des scribes prenant la parole dirent : « Maître, tu as bien parlé ! » Car ils n'osaient plus lui adresser aucune question.
Gospel
John 3
Or il y avait un homme d'entre les pharisiens, dont le nom était Nicodème, et qui était un chef des Juifs ; il vint vers lui de nuit et lui dit : « Rabbi, nous savons que tu es venu de Dieu comme docteur, car personne ne peut opérer les miracles que tu opères, si Dieu n'est avec lui. » Jésus lui répliqua : « En vérité, en vérité je te le déclare : si quelqu'un n'est né d'en haut, il ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui dit : « Comment un homme peut-il naître, quand il est vieux ? Est-ce qu'il peut entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? » Jésus répliqua : « En vérité, en vérité je te le déclare : si quelqu'un n'est né d'eau et d'esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ; ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit ; ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit : il vous faut naître d'en haut ; le vent souffle où il veut, et tu en entends le son, mais tu ne sais d'où il vient et où il va ; il en est de même pour quiconque est né de l'Esprit. » Nicodème lui répliqua : « Comment ces choses se peuvent-elles faire ? » Jésus lui répliqua : « Tu es le docteur d'Israël, et tu ne connais pas ces choses ! En vérité, en vérité je te déclare que ce que nous savons, nous le disons, et que ce que nous avons vu, nous en rendons témoignage, et vous ne recevez pas notre témoignage ; si je vous ai parlé des choses terrestres, et que vous ne croyez pas, comment croirez-vous, si je vous parle des choses célestes ? Et personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le fils de l'homme. Et de même que Moïse a élevé le serpent dans le désert, ainsi faut-il que le fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. En effet Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle ; car Dieu n'a pas envoyé Son Fils dans le monde afin qu'il jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui. Celui qui croit en lui n'est point jugé ; celui qui ne croit pas a déjà été jugé parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Or voici en quoi consiste ce jugement, c'est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises ; car quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas vers la lumière, afin que ses œuvres ne soient pas dévoilées ; mais celui qui pratique la vérité vient vers la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées parce qu'elles sont faites en Dieu. » Après cela Jésus vient, ainsi que ses disciples, dans le pays de Judée et il y séjournait avec eux, et il baptisait. Or Jean baptisait aussi à Énon près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau ; et on venait, et on se faisait baptiser ; car Jean n'avait pas encore été jeté en prison. Il y eut donc de la part des disciples de Jean une dispute avec un Juif au sujet de l'ablution. Et ils vinrent vers Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi au delà du Jourdain, auquel tu as rendu témoignage, c'est lui qui baptise, et tous viennent vers lui. » Jean répliqua : « Un homme ne peut pas s'attribuer la moindre chose, si cela ne lui a été donné du ciel ; vous-mêmes vous m'êtes témoins que j'ai dit : Ce n'est pas moi qui suis le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui. Celui qui possède l'épouse est l'époux ; mais l'ami de l'époux, qui est présent et qui l'entend, est plein de joie à cause de la voix de l'époux ; cette joie donc, qui est la mienne, a été accomplie ; il faut qu'il croisse, mais que moi je diminue. Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous ; celui qui est de la terre est de la terre et parle de la terre ; celui qui vient du ciel, est au-dessus de tous ; ce qu'il a vu et entendu, c'est ce dont il rend témoignage, et personne ne reçoit son témoignage ! Celui qui a reçu son témoignage a scellé que Dieu est vrai ; en effet celui que Dieu a envoyé profère les paroles de Dieu, car ce n'est pas avec mesure qu'il donne l'Esprit. Le Père aime le Fils, et Il a tout mis dans sa main ; celui qui croit au Fils a la vie éternelle, mais celui qui désobéit au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Today's readings, every morning
Bosko brings the daily readings for your tradition to your day — with a reflection, the full Bible in 30 translations, and the liturgical calendar, in 18 languages.
