Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Éphésiens 5:1-8

devenez donc des imitateurs de Dieu, comme Ses enfants bien-aimés, et marchez dans la charité, comme Christ aussi vous a aimés et s'est livré lui-même pour vous à Dieu en offrande et en sacrifice, comme un parfum d'agréable odeur. Mais que l'impudicité et toute espèce d'impureté, ou la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, comme il convient à des saints, non plus que l'impudeur et le bavardage, ou la bouffonnerie, qui sont choses inconvenantes, mais qu'on y entende plutôt l'action de grâce ; car sachez et connaissez ceci, c'est que tout impudique, ou impur, ou cupide, ce qui veut dire un idolâtre, ne possède pas d'héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. Que personne ne vous trompe par de vains discours : c'est bien à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance ; ne vous associez donc pas à eux ; car, si vous étiez autrefois ténèbres, vous êtes maintenant lumière dans le seigneur ; conduisez-vous comme des enfants de lumière,

Première lecture

Exode 1

Et voici les noms des fils d'Israël venus en Egypte avec Jacob ; ils vinrent chacun avec sa maison : Ruben, Siméon, Lévi et Juda ; Issaschar, Zabulon et Benjamin ; Dan et Nephthali ; Gad et Asser ; et toutes les personnes issues des entrailles de Jacob étaient au nombre de soixante-dix âmes ; or Joseph était en Egypte. Et Joseph mourut ainsi que tous ses frères et toute cette génération-là. Et les enfants d'Israël furent féconds et pullulèrent et se multiplièrent et s'accrurent de plus en plus, et ils remplirent le pays. Alors il s'éleva un nouveau roi sur l'Egypte, qui ne connaissait point Joseph. Et il dit à son peuple : Voilà que le peuple des enfants d'Israël est plus grand et plus fort que nous : eh bien ! opposons-lui la prudence afin qu'il n'augmente pas, et que, le cas échéant d'une guerre, il ne se joigne pas à nos ennemis pour nous combattre, puis partir du pays. Et l'on préposa sur lui des chefs de corvée dans le but de l'accabler sous leur faix ; et il bâtit pour Pharaon des villes de dépôt, Pithom et Ramsès. Mais plus on l'accablait, plus il multipliait et se propageait ; et ils prirent peur des enfants d'Israël. Et les Égyptiens firent peser sur les enfants d'Israël une servitude oppressive, et par de rudes travaux en argile et en briques, et par tous les travaux de la campagne ils empoisonnaient leur vie, par tout l'ouvrage auquel ils les employaient tyranniquement. Et le roi d'Egypte parla aux sages-femmes des Hébreux, parmi lesquelles une se nommait Siphra, et une autre Puha, et dit : Lorsque vous accoucherez les femmes des Hébreux, et que pendant le travail vous verrez que c'est un fils, tuez-le ; mais si c'est une fille, laissez-la vivre. Mais les sages-femmes craignirent Dieu et ne se conformèrent point à l'ordre du roi d'Egypte, et elles laissèrent vivre les enfants. Alors le roi d'Egypte manda les sages-femmes et leur dit : Pourquoi avez-vous agi de la sorte et laissé vivre les enfants ? Et les sages-femmes répondirent à Pharaon : C'est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Egyptiennes, car elles sont vigoureuses, et, avant l'arrivée de la sage-femme, elles ont déjà enfanté. Et Dieu fit du bien aux sages-femmes, et le peuple se multiplia et s'accrut beaucoup. Et parce que les sages femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu leur éleva des maisons. Alors Pharaon prescrivit cet ordre à tout son peuple : Vous jetterez au Nil tous les fils qui naîtront, mais vous laisserez vivre les filles.

Première lecture

Exode 19:1-25

A la troisième nouvelle lune après leur sortie du pays d'Egypte, ce jour-là les enfants d'Israël entrèrent dans le désert de Sinaï. Étant donc partis de Raphidim, ils arrivèrent au désert de Sinaï et campèrent dans le désert, et Israël y campa en face de la montagne. Or Moïse était monté vers Dieu : et l'Éternel l'appela de la montagne et dit : Adresse ces paroles à la maison de Jacob, et cette déclaration aux enfants d'Israël : Vous avez vu ce que j'ai fait à l'Egypte, et comment je vous ai portés sur les ailes de l'aigle et amenés vers moi. Eh bien ! si vous êtes dociles à ma voix et gardez mon alliance, vous serez ma propriété de préférence à tous les peuples, car toute la terre est à moi, et vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et un peuple saint. Telles sont les paroles que tu adresseras aux enfants d'Israël. Moïse vint donc et convoqua les Anciens du peuple, et il mit sous leurs yeux toutes les choses dont l'Éternel l'avait chargé. Et tout le peuple répondit unanimement en ces termes : Nous ferons tout ce qu'a dit l'Éternel. Et Moïse rapporta à l'Éternel les paroles du peuple. Puis l'Éternel dit à Moïse : Voici, je viendrai à toi dans un nuage épais, afin que le peuple entende quand je parlerai avec toi, et qu'il ait en toi une confiance éternelle. Et Moïse exposa à l'Éternel les paroles du peuple. Et l'Éternel dit à Moïse : Va vers le peuple et sanctifie-les aujourd'hui et demain ; et qu'ils lavent leurs manteaux. Et qu'ils se tiennent prêts pour le troisième jour ; car le troisième jour l'Éternel descendra à la vue de tout le peuple sur le mont de Sinaï. Et tu parqueras le peuple de tous côtés, et tu diras : Prenez garde de monter à la montagne, et d'en toucher la limite ; quiconque touchera la montagne sera mis à mort. Nulle main ne la touchera sous peine d'être lapidé ou passé par les armes, et pour l'animal et pour l'homme il y va de sa vie. Dès que la trompette sonnera, ils monteront à la montagne. Et Moïse redescendit de la montagne vers le peuple, et il sanctifia le peuple et ils lavèrent leurs manteaux. Et il dit au peuple : Soyez prêts pour le troisième jour, et abstenez-vous de femme. Et le troisième jour au matin il y eut des tonnerres et des éclairs, et un nuage épais couvrait la montagne, et la trompette sonnait avec une grande force, et tout le peuple qui était dans le camp trembla. Et Moïse conduisit le peuple hors du camp à la rencontre de Dieu, et ils prirent place au pied de la montagne. Or tout le mont de Sinaï se couvrit de fumée en face de l'Éternel qui y descendait au milieu du feu ; et la fumée s'en élevait comme une fumée de fournaise, et toute la montagne branlait fortement. Et la trompette allait sonnant en éclats plus bruyants ; Moïse parlait et Dieu lui répondait dans le tonnerre. Et l'Éternel descendit sur le mont de Sinaï, sur la cime de la montagne, et l'Éternel appela Moïse sur la cime de la montagne et Moïse monta. Alors l'Éternel dit à Moïse : Descends, [et somme le peuple de ne pas percer jusqu'à l'Éternel pour voir ;] ce qui en ferait tomber un grand nombre. Que de même les prêtres qui ont accès auprès de l'Éternel, se sanctifient, de peur que l'Éternel n'exerce des ravages parmi eux. Et Moïse dit à l'Éternel : Le peuple ne saurait monter à la montagne de Sinaï, car tu nous as fait cette sommation : Parque la montagne et la sanctifie. Et l'Éternel lui dit : Va, descends, puis remonte, toi et Aaron qui t'accompagne ; mais les prêtres et le peuple ne s'ouvriront pas un passage pour monter vers l'Éternel, de peur qu'il n'exerce des ravages parmi eux. Et Moïse descendit auprès du peuple, à qui il parla.

Prière du matin — première lecture

Nombres 31

Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Venge les enfants d'Israël des Madianites ; après quoi tu seras recueilli auprès de ton peuple. Alors Moïse parla au peuple et dit : Équipez militairement des hommes d'entre vous qui marchent contre Madian pour exercer sur Madian les vengeances de l'Éternel ; vous mettrez en campagne mille hommes par Tribu sur toutes les Tribus d'Israël. Alors on tira des groupes d'Israël mille hommes par Tribu, douze mille hommes équipés militairement. Et Moïse les mit en campagne, mille par Tribu, eux et Phinées, fils du Prêtre Eléazar, qui portait avec lui les instruments sacrés et les trompettes pour sonner la charge. Et ils firent la campagne de Madian selon l'ordre donné à Moïse par l'Éternel, et ils tuèrent tous les mâles. Et ils ajoutèrent à leurs morts les Rois de Madian Evi et Rékem et Tsur et Hur et Reba, cinq rois de Madian ; et ils tuèrent avec l'épée Balaam, fils de Behor. Et les fils d'Israël emmenèrent captives les femmes de Madian et leurs enfants, et prirent comme butin tout leur bétail, et tous leurs troupeaux et tous leurs biens, et ils incendièrent toutes leurs villes dans les lieux qu'ils habitaient et tous leurs bourgs. Et ils emportèrent tout le butin et toutes les dépouilles en hommes et en bestiaux, et ils les amenèrent à Moïse et au Prêtre Eléazar et à l'Assemblée des enfants d'Israël, les captifs et les dépouilles et le butin, au camp dans les plaines de Moab sur le Jourdain près de Jéricho. Alors sortirent à leur rencontre Moïse et le Prêtre Eléazar et tous les Princes de l'Assemblée en dehors du camp. Et Moïse s'irrita contre les commandants de l'armée, chefs de mille, et chefs de cent, qui revenaient de l'expédition. Et Moïse leur dit : Vous avez laissé la vie à toutes les femmes ! Voici, ce sont elles qui, sur le conseil de Balaam, ont été pour les enfants d'Israël une cause de rébellion contre l'Éternel à l'occasion de Pehor ; ce qui attira la plaie sur l'Assemblée de l'Éternel. Maintenant donc tuez tous les mâles parmi les enfants et tuez toute femme qui aura connu un homme en cohabitation ; mais laissez la vie à toutes les filles enfants qui ne connaissent pas la cohabitation d'un homme. Quant à vous, campez hors du camp pendant sept jours, vous tous qui avez tué des hommes, ou touché des morts tombés dans le combat ; vous ferez votre expiation le troisième jour et le septième, vous et vos prisonniers. Et de tous les vêtements, et de tous les ustensiles de cuir, et de tous les tissus de poil de chèvre et de tout meuble de bois vous ferez l'expiation. Alors le Prêtre Eléazar dit aux hommes de guerre qui avaient fait la campagne : Voici le texte de la loi que l'Éternel a prescrite à Moïse : Quant à l'or, l'argent, l'airain, le fer, l'étain et le plomb, tout ce qui va au feu, vous le ferez passer par le feu, pour le rendre pur, et on en fera d'ailleurs l'expiation avec l'eau de purification ; seulement tout ce qui ne va pas au feu, vous le passerez dans l'eau. Et lavez vos vêtements le septième jour pour être en état de pureté ; puis vous pourrez rentrer au camp. Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Fais le relevé du butin capturé, en hommes et en bestiaux, toi et le Prêtre Eléazar et les chefs de maisons de l'Assemblée. Et partage les dépouilles entre les gens de guerre qui ont fait la campagne, et toute l'Assemblée. Et prélève un tribut pour l'Éternel sur les gens de guerre qui ont fait la campagne, un individu sur cinq cents, hommes, bœufs, ânes et menu bétail. Vous le prendrez sur leur moitié, et tu le donneras au Prêtre Eléazar pour le présenter à l'Éternel par élévation. Et sur la moitié qui ira aux enfants d'Israël, tu prendras un sur cinquante, soit hommes, soit bœufs, soit ânes, soit menu bétail et animaux de toute espèce, et tu en feras don aux Lévites qui ont la garde de la Résidence de l'Éternel. Et Moïse et Eléazar, le Prêtre, exécutèrent les ordres donnés par l'Éternel à Moïse. Et le butin qui resta des captures faites par les gens de guerre, fut : menu bétail, six cent soixante-quinze mille ; bœufs, soixante-douze mille ; ânes, soixante-un mille ; personnes, parmi les femmes qui n'avaient pas connu la cohabitation d'un homme, total des personnes : trente-deux mille. Et la moitié échue à ceux qui avaient fait la campagne, fut en menu bétail un nombre de trois cent trente-sept mille cinq cents. Et le tribut levé pour l'Éternel fut : en menu bétail, six cent soixante-quinze ; et en bœufs (dont il y avait trente-six mille) le tribut pour l'Éternel fut de soixante-douze ; et en ânes (dont il y avait trente mille cinq cents) le tribut pour l'Éternel fut de soixante-un ; et en personnes (dont il y avait seize mille) le tribut pour l'Éternel fut de trente-deux personnes. Et Moïse remit au Prêtre Eléazar le tribut à offrir par élévation à l'Éternel, ainsi que l'Éternel l'avait ordonné à Moïse. Et sur la moitié échue aux enfants d'Israël, que Moïse avait séparée de celle des gens de guerre, (or cette moitié échue à l'Assemblée était de trois cent trente-sept mille cinq cents pièces de menu bétail, trente-six mille bœufs, trente mille cinq cents ânes et seize mille personnes), sur la moitié donc échue aux enfants d'Israël, Moïse préleva un sur cinquante, soit hommes, soit pièces de bétail, qu'il donna aux Lévites chargés de la garde de la Résidence de l'Éternel, ainsi que l'Éternel l'avait prescrit à Moïse. Alors s'approchèrent de Moïse les commandants des divisions de l'armée, les chefs de mille et les chefs de cent, et ils dirent à Moïse : Tes serviteurs ont fait le relevé des gens de guerre qui étaient sous notre conduite, et pas un ne fait défaut. Et nous apportons chacun comme oblation à l'Éternel ce que nous avons trouvé de joyaux d'or, chaînettes, bracelets, bagues, boucles d'oreilles, globules d'or, pour faire notre propitiation devant l'Éternel. Et Moïse et Eléazar, le Prêtre, reçurent d'eux cet or, ouvragé en toutes sortes de joyaux. Et tout l'or de l'élévation qu'ils offrirent à l'Éternel pesait seize mille sept cent cinquante sicles et venait des chefs de mille et des chefs de cent. Les gens de guerre avaient chacun remporté son butin. Moïse et le Prêtre Eléazar reçurent ainsi cet or des chefs de mille et des chefs de cent, et le portèrent dans la Tente du Rendez-vous comme monument des enfants d'Israël devant l'Éternel.

Épître

1 Thessaloniciens 5:14-23

toutefois nous vous y exhortons, frères : avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont découragés, supportez les faibles, soyez patients envers tous ; prenez garde que personne ne rende à personne mal pour mal, mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit à l'égard de tous. Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; rendez pour toutes choses des actions de grâces ; car telle est la volonté de Dieu en Christ Jésus à votre égard. N'éteignez pas l'Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. Abstenez-vous de toute espèce de mal. Or, que le Dieu de paix Lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme, et le corps, soient conservés sans reproche lors de l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ.

Première lecture

Osée 8

Embouche la trompette ! Comme un aigle, [il fond] sur la maison de l'Éternel, parce qu'ils ont violé mon alliance et déserté ma loi. Ils me crieront : Mon Dieu ! nous, Israël, nous te reconnaissons. Israël a répudié le bien ; l'ennemi le poursuivra. Ils ont élu des rois, mais non pas de par moi, et des princes, mais à mon insu. De leur argent et de leur or ils se sont fait des idoles, pour être détruits. Odieux est ton veau, Samarie ! Ma colère s'allume contre eux ; combien de temps seront-ils incapables d'innocence ? Car c'est d'Israël qu'il vient aussi ; un sculpteur l'a fait, et ce n'est pas un Dieu. Car il sera mis en pièces, le veau de Samarie. Car ils sèment du vent, et moissonnent la tempête : ils n'ont point de blé, et le grain ne donne point de farine ; en donnât-il, des étrangers la consumeraient. Israël est consumé ; maintenant ils sont parmi les peuples comme un vase dont personne ne fait cas. Car ils vont en Assyrie : l'onagre se suffit seul à lui-même, Éphraïm se fait par des dons gagner des amants. Puisqu'ils font répandre leurs dons parmi les peuples, je rassemblerai ceux-ci, qui dans peu les délivreront du fardeau d'être roi, d'être princes. Car Éphraïm a multiplié ses autels pour pécher, et ces autels sont devenus un péché pour lui. J'avais écrit pour lui mes lois par milliers ; elles sont estimées comme choses étrangères. Ils font des sacrifices de mes offrandes, ils sacrifient la chair et en mangent ; l'Éternel n'y prend point de plaisir. Maintenant Il se rappelle leur crime et punit leurs péchés ; ils retourneront en Egypte. Et Israël a oublié son créateur et bâti des palais, et Juda a élevé nombre de villes fortes ; mais j'enverrai le feu dans leurs villes, et il dévorera leurs palais.

Prière du matin — deuxième lecture

Luc 3

Or, la quinzième année du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, et Hérode le tétraque de Galilée, tandis que Philippe son frère était tétraque de l'Iturée et de la Trachonite et Lysanias, tétrarque de l'Abilène, sous le pontificat d'Annas et de Caïaphas, la parole de Dieu fut adressée à Jean fils de Zacharie dans le désert, et il parcourut toute la contrée voisine du Jourdain en prêchant un baptême de repentance pour la rémission des péchés, comme il est écrit dans le livre des discours d'Ésaïe le prophète : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. Toute vallée sera comblée, et toute montagne et toute colline seront abaissées ; et ce qui est tortueux sera redressé, et les chemins raboteux deviendront unis. Et toute chair verra le salut de Dieu. » Il disait donc à la foule qui venait se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut de ces pierres-ci susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache même est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. » Et la foule lui demandait : « Qu'avons-nous donc à faire ? » Mais il leur répliquait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a des vivres fasse de même. » Or il vint aussi des publicains pour se faire baptiser, et ils lui dirent : « Maître, qu'avons-nous à faire ? » Mais il leur dit : « N'exigez rien au delà de ce qui vous est prescrit. » Des soldats aussi lui demandaient : « Et nous de notre côté que ferons-nous ? » Et il leur dit : « N'opprimez ni ne vexez personne, et contentez-vous de votre paie. » Mais comme le peuple était dans l'attente, et que tous se demandaient en leurs cœurs relativement à Jean, s'il ne serait point lui-même le Christ, Jean s'adressant à tous leur dit : « Pour moi, je vous baptise d'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'Esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main pour nettoyer son aire et serrer le blé dans son grenier ; mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Tandis donc qu'il évangélisait le peuple, en lui adressant encore plusieurs autres exhortations, Hérode le tétrarque, réprimandé par lui à propos d'Hérodiade la femme de son frère et à propos de toutes les mauvaises actions que lui, Hérode, avait faites, ajouta encore celle-ci à toutes les autres : il fit mettre Jean en prison. Or il advint, pendant que tout le peuple se faisait baptiser, qu'après que Jésus eut aussi été baptisé, et tandis qu'il priait, le ciel s'ouvrit, et que l'Esprit saint descendit sur lui sous forme corporelle, comme une colombe, et qu'une voix vint du ciel : « Tu es Mon Fils bien-aimé, en toi J'ai pris plaisir. » Et Jésus lui-même avait, lorsqu'il commença, environ trente ans, étant fils, comme on le pensait, de Joseph fils d'Héli, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph, fils de Matthathias, fils d'Amos, fils de Nahoum, fils d'Esli, fils de Naggaï, fils de Maath, fils de Matthathias, fils de Sémin, fils de Josech, fils de Joda, fils de Joanam, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, fils de Melchi, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils de Er, fils de Josué, fils d'Élièzer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Éliakim, fils de Méléa, fils de Menna, fils de Metthatha, fils de Natham, fils de David, fils de Jessaï, fils de Jobel, fils de Boos, fils de Sala, fils de Naasson, fils d'Admin, fils d'Arni, fils d'Esron, fils de Pharès, fils de Juda, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils de Thara, fils de Nachor, fils de Serouch, fils de Ragau, fils de Phalek, fils d'Eber, fils de Sala, fils de Kaïnam, fils d'Arphaxad, fils de Sem, fils de Noë, fils de Lamech, fils de Matthousala, fils d'Enoch, fils de Jared, fils de Maléléel, fils de Kaïnan, fils d'Enos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.

Psaume responsorial

Psaumes 89

Hymne de Ethan Esrahite.Je veux chanter à jamais les grâces de l'Éternel, et d'âge en âge de ma bouche publier Ta fidélité ! Car je me dis : La grâce est édifiée pour jamais, le ciel est la base que Tu donnes à ta fidélité. « J'ai fait une alliance en faveur de mon élu, je l'ai juré à David, mon serviteur : J'affermirai ta race à jamais, et je fonderai ton trône pour tous les âges. » (Pause) « Et les Cieux, Éternel, célèbrent tes merveilles, et disent ta fidélité dans l'assemblée des Saints. Car, dans les lieux éthérés, qui s'égale à l'Éternel ? qui ressemble à l'Éternel, parmi les Fils de Dieu, à ce Dieu, redouté dans la vaste société des Saints, et plus formidable que tous ceux qui L'entourent ? Éternel, Dieu des armées, qui est comme toi puissant, ô Dieu ? Et ta fidélité t'environne. Tu domines l'orgueil de la mer ; quand ses flots se soulèvent, tu les apaises. Tu as écrasé l'Egypte d'un coup mortel, et de ton bras puissant dissipé tes ennemis. A toi sont les Cieux, et à toi la terre ; c'est toi qui as fondé le monde et ce qu'il enserre. Tu as créé l'Aquilon et le Midi ; le Thabor et l'Hermon se réjouissent à ton nom. Tu as un bras armé de vigueur, ta main est forte, ta droite élevée. La justice et l'équité sont la base de ton trône, la grâce et la vérité marchent devant ta face. Heureux le peuple qui connaît l'appel de la trompette ! Éternel, il marche à la clarté de ta face ; à ton nom il se réjouit toujours, et il se glorifie de ta justice. Car tu es sa glorieuse parure ; et par ta faveur tu nous fais porter la tête levée. Car c'est de l'Éternel que vient notre bouclier, et du Saint d'Israël que vient notre Roi. Alors tu parlas en vision à ton bien-aimé, et tu dis : « J'ai prêté secours à un héros, et suscité un adolescent du milieu du peuple. J'ai trouvé David, mon serviteur, et je l'ai oint de mon huile sainte. Ma main lui est assurée, et mon bras le soutiendra. L'ennemi ne le surprendra pas, et le méchant ne l'humiliera point. Je déferai devant lui ses adversaires, et je battrai ses ennemis. Et ma fidélité et ma grâce seront avec lui, et à mon nom il lèvera la tête ; et je mettrai sa main sur la mer, et sa droite sur les fleuves. Il m'invoquera ainsi : « Tu es mon père, mon Dieu, et mon rocher sauveur ! » – Bien plus, je l'instituerai mon premier-né, le plus éminent des rois de la terre, Je lui garderai ma grâce éternellement, et mon alliance pour lui sera perpétuelle. Je rendrai sa race éternelle, et je donnerai à son trône la durée des Cieux. Si ses fils abandonnent ma loi, et ne se dirigent pas selon mes jugements, s'ils violent mes commandements, et n'observent pas mes préceptes ; Je punirai de la verge leur désobéissance, et de fléaux, leur crime ; mais je ne lui retirerai point ma faveur, et ne démentirai point ma fidélité ; je ne violerai point mon alliance, et ne changerai point la parole émise par mes lèvres. Je l'ai juré une fois par ma sainteté : Jamais envers David je ne serai menteur ! sa race subsistera éternellement, et son trône, comme le soleil, subsistera devant moi ; comme la lune, pour jamais il est consolidé ; et le témoin qui est dans la nue, est véridique. » Et Tu nous as rejetés, nous as répudiés, tu t'es irrité contre ton Oint ; tu as méprisé l'alliance faite avec ton serviteur ; tu as souillé, fait tomber son diadème en terre ; tu as abattu toutes ses murailles, mis ses boulevards en ruines. Tous les passants le pillent, il est l'opprobre de ses voisins. Tu as exalté la droite de ses oppresseurs, réjoui tous ses ennemis ; et tu as fait céder le tranchant de son glaive, et tu ne l'as pas soutenu dans le combat. Tu as réduit sa splendeur, et précipité son trône sur la terre ; tu as abrégé les jours de sa jeunesse, tu l'as couvert d'ignominie. (Pause) Éternel, jusques à quand te cacheras-tu toujours, et ton courroux sera-t-il enflammé comme un feu ? Pense à moi ! qu'est-ce que la vie ? Pour quel néant tu as créé les enfants des humains ! Quel homme vit, et ne voit pas la mort ? dégage son âme de la main des Enfers ? (Pause) Où sont tes grâces premières, Seigneur, qu'en ta fidélité tu promis par serment à David ? Souviens-toi, Seigneur, de l'opprobre de tes serviteurs ; songe que je porte en mon cœur tous ces peuples nombreux, que tes ennemis insultent, Éternel, insultent aux pas de ton Oint ! \csp{ Béni soit l'Éternel a jamais ! Ainsi soit-il ! Oui ! Ainsi soit-il !}

Évangile

Matthieu 17:1-9

Et, six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, et Jacques, et Jean son frère, et il les conduit à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré en leur présence, et son visage brilla comme le soleil, tandis que ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, qui conversaient avec lui. Mais Pierre prenant la parole dit à Jésus : « Seigneur, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; si tu le veux, je ferai ici trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. » Comme il parlait encore, voici, une nuée lumineuse les couvrit, et voici, une voix sortant de la nuée dit : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé en qui J'ai pris plaisir. Écoutez-le. » Ce que les disciples ayant ouï, ils tombèrent sur leur visage et furent saisis d'une grande peur. Et Jésus s'approcha d'eux, et après les avoir touchés, il dit : « Levez-vous, et n'ayez point peur. » Or, ayant levé les yeux, ils ne virent personne que Jésus lui-même seul. Et pendant qu'ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna ses ordres en disant : « Ne parlez à personne de cette vision, jusques à ce que le fils de l'homme soit ressuscité des morts. »

Psaume responsorial

Psaumes 96

Chantez à l'Éternel un cantique nouveau, chantez à l'Éternel, vous toutes les contrées ! Chantez à l'Éternel, bénissez son nom, annoncez son salut de jour en jour ! Racontez sa gloire parmi les nations, et ses merveilles parmi tous les peuples ! Car Dieu est grand et digne d'une grande louange ; Il est plus redoutable que tous les dieux ; car tous les dieux des peuples sont des idoles, et l'Éternel a fait les Cieux. Devant sa face c'est splendeur et majesté, gloire et magnificence, dans son Sanctuaire. Tribus des peuples, rendez à l'Éternel, rendez à l'Éternel l'honneur et la louange ! Rendez à l'Éternel l'honneur dû à son nom ! d Apportez des offrandes, et entrez dans ses parvis ! Adorez l'Éternel avec une pompe sainte ! Tremblez devant lui, vous toutes les contrées ! Dites parmi les peuples : « L'Éternel règne ; aussi le monde est ferme et ne chancelle point. Il juge les nations avec justice. » Que les Cieux se réjouissent, et que la terre tressaille ; que la mer s'émeuve avec tout ce qu'elle enserre ; que les campagnes s'égaient avec tout ce qui les couvre ; qu'ainsi les arbres des forêts frémissent tous d'allégresse au devant de l'Éternel ! Car Il vient, car il vient pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice, et les peuples, selon sa vérité.

Psaume responsorial

Psaumes 51

Au maître chantre. Cantique de David, quand Nathan, le prophète, vint vers lui, après que David se fut approché de Bathséba.Fais-moi grâce, ô Dieu, selon ta miséricorde, selon tes grandes compassions, efface mes péchés ! Lave, lave encore, et enlève mon crime, et purifie-moi de mon péché ! Car je connais ma faute, et mon péché est toujours en face de moi. Contre toi, toi seul, j'ai péché, et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux… [Je l'avoue] afin que ta justice ressorte, quand tu prononces, et ta pureté, quand tu juges. Voici, je naquis en péché, et en iniquité ma mère me conçut. Voici, tu aimes la vérité dans le cœur : fais-moi donc intérieurement connaître la sagesse ! Avec l'hysope fais sur moi l'expiation, afin que je devienne pur ! lave-moi, pour que je sois plus blanc que la neige ! Annonce-moi l'allégresse et la joie ! fais tressaillir mes os que tu as brisés ! Cache-toi la face devant mes péchés, et efface toutes mes fautes ! Crée en moi un cœur pur, ô Dieu ! et mets en moi un esprit ferme et nouveau ! Ne me bannis pas de ta présence, et ne me retire pas ton Esprit Saint ! Rends-moi les délices de ton secours, et d'un esprit prompt à bien faire donne-moi l'appui ! Alors aux pécheurs je montrerai tes voies, et ceux qui s'écartent, reviendront à toi. Décharge-moi du sang versé, ô Dieu, mon Dieu Sauveur, afin que ma langue chante ta grâce ! Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera tes louanges. Car tu n'aimes pas les sacrifices, sinon j'en offrirais ; les holocaustes ne te sont point agréables. Le sacrifice que Dieu veut, c'est un esprit contrit ; un cœur contrit et brisé, de toi, ô Dieu, n'est point dédaigné, Sois par ta faveur le bienfaiteur de Sion, édifie les murs de Jérusalem ! Alors tu agréeras les pieux sacrifices, les holocaustes et les victimes entières, car sur ton autel on offrira des taureaux.

Psaume responsorial

Psaumes 51

Au maître chantre. Cantique de David, quand Nathan, le prophète, vint vers lui, après que David se fut approché de Bathséba.Fais-moi grâce, ô Dieu, selon ta miséricorde, selon tes grandes compassions, efface mes péchés ! Lave, lave encore, et enlève mon crime, et purifie-moi de mon péché ! Car je connais ma faute, et mon péché est toujours en face de moi. Contre toi, toi seul, j'ai péché, et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux… [Je l'avoue] afin que ta justice ressorte, quand tu prononces, et ta pureté, quand tu juges. Voici, je naquis en péché, et en iniquité ma mère me conçut. Voici, tu aimes la vérité dans le cœur : fais-moi donc intérieurement connaître la sagesse ! Avec l'hysope fais sur moi l'expiation, afin que je devienne pur ! lave-moi, pour que je sois plus blanc que la neige ! Annonce-moi l'allégresse et la joie ! fais tressaillir mes os que tu as brisés ! Cache-toi la face devant mes péchés, et efface toutes mes fautes ! Crée en moi un cœur pur, ô Dieu ! et mets en moi un esprit ferme et nouveau ! Ne me bannis pas de ta présence, et ne me retire pas ton Esprit Saint ! Rends-moi les délices de ton secours, et d'un esprit prompt à bien faire donne-moi l'appui ! Alors aux pécheurs je montrerai tes voies, et ceux qui s'écartent, reviendront à toi. Décharge-moi du sang versé, ô Dieu, mon Dieu Sauveur, afin que ma langue chante ta grâce ! Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera tes louanges. Car tu n'aimes pas les sacrifices, sinon j'en offrirais ; les holocaustes ne te sont point agréables. Le sacrifice que Dieu veut, c'est un esprit contrit ; un cœur contrit et brisé, de toi, ô Dieu, n'est point dédaigné, Sois par ta faveur le bienfaiteur de Sion, édifie les murs de Jérusalem ! Alors tu agréeras les pieux sacrifices, les holocaustes et les victimes entières, car sur ton autel on offrira des taureaux.

Prière du soir — première lecture

Nombres 32

Or les fils de Ruben et les fils de Gad avaient des troupeaux nombreux, très considérables, et ils avaient sous les yeux le pays de Jaëzer et le pays de Galaad, et voici, ces lieux étaient des lieux propres aux troupeaux. Alors les fils de Gad et les fils de Ruben s'adressèrent à Moïse et au Prêtre Eléazar et aux Princes de l'Assemblée et dirent : Ataroth et Dibon et Jaëzer et Nimra et Hesbon et Eléalé et Sebam et Nébo et Bebon, le pays que l'Éternel a vaincu à la tête de l'Assemblée d'Israël, est un pays propre aux troupeaux, et tes serviteurs ont des troupeaux. Et ils dirent : Si nous avons trouvé grâce à tes yeux, que ce pays soit donné en propriété à tes serviteurs, ne nous fais pas passer le Jourdain. Moïse répondit aux fils de Gad et aux fils de Ruben : Vos frères marcheront-ils au combat, et vous, resterez-vous ici ? Pourquoi voulez-vous ôter aux enfants d'Israël le désir de passer dans le pays que leur a donné l'Éternel ? Ainsi firent vos pères, lorsque je les envoyai de Cadès-Barnéa explorer le pays : ils s'avancèrent jusqu'à la vallée d'Escol, et après avoir vu le pays, ils ôtèrent aux enfants d'Israël le désir d'entrer dans le pays que leur donnait l'Éternel. Alors en ce jour même la colère de l'Éternel s'alluma et Il prononça ce serment : Ces hommes sortis de l'Egypte, âgés de vingt ans et plus, ne verront pas le sol que je promis par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob, car ils ne m'ont pas rendu une pleine obéissance, excepté Caleb, fils de Jephunné, issu de Kenaz, et Josué, fils de Nun, qui ont rendu à l'Éternel une pleine obéissance. Ainsi la colère de l'Éternel s'alluma contre Israël et Il les fit errer quarante ans dans le désert jusqu'à l'extinction de toute la génération qui avait fait le mal aux yeux de l'Éternel. Et voilà que vous succédez à vos pères, à cette race de pécheurs, pour accroître encore la colère de l'Éternel contre Israël. Si vous lui faites défection, Il le laissera plus longtemps encore dans le désert, et vous entraînerez la perte de tout ce peuple. Alors s'approchant de lui ils dirent : Nous construirons ici des parcs pour nos troupeaux et des villes pour nos enfants, mais nous-mêmes, de suite nous marcherons armés en tête des enfants d'Israël jusqu'à ce que nous les ayons introduits dans leur séjour ; et nos enfants demeureront dans les villes fortifiées contre les habitants du pays. Nous ne rentrerons pas dans nos maisons que les enfants d'Israël n'aient pris chacun possession de son héritage. Car nous ne voulons pas nous établir avec eux de l'autre côté du Jourdain et plus loin, puisque notre héritage se présente pour nous au delà du Jourdain vers le levant. Là-dessus Moïse leur dit : Si vous le faites, si vous marchez en armes au combat sous les yeux de l'Éternel, et que toute votre milice passe le Jourdain sous les yeux de l'Éternel, jusqu'à ce qu'il ait chassé ses ennemis devant Lui, et que tout le pays ait été soumis par l'Éternel, et si vous revenez seulement alors, vous serez quittes envers l'Éternel et envers Israël et ce pays vous appartiendra en propre devant l'Éternel. Mais si vous n'agissez pas ainsi, voici, vous péchez contre l'Éternel et vous ressentirez les effets de votre péché, qui vous atteindront. Bâtissez-vous des villes pour vos enfants et des parcs pour vos troupeaux, et ce que votre bouche a promis, tenez-le. Alors les fils de Gad et les fils de Ruben parlèrent à Moïse en ces termes : Tes serviteurs agiront ainsi que mon Seigneur l'ordonne. Nos enfants, nos femmes, nos troupeaux, et tout notre bétail resteront ici dans les villes de Galaad, et tes serviteurs, toute leur milice guerrière, passeront sous les yeux de l'Éternel pour prendre part au combat, ainsi que mon Seigneur le dit. Et Moïse donna pour eux ses ordres au Prêtre Eléazar, et à Josué, fils de Nun, et aux patriarches des Tribus des enfants d'Israël. Et Moïse leur dit : Si les fils de Gad et les fils de Ruben passent avec vous le Jourdain, tous équipés pour le combat, devant l'Éternel, alors, une fois le pays mis sous vos pieds devant vous, vous leur donnerez le pays de Galaad en propriété. Mais s'ils ne marchent pas en armes avec vous, qu'ils obtiennent leur lot au milieu de vous dans le pays de Canaan. Alors les fils de Gad et les fils de Ruben répondirent et dirent : Ce que l'Éternel a dit à tes serviteurs, nous le ferons. Nous entrerons en armes sous les yeux de l'Éternel au pays de Canaan, mais que l'on nous mette en possession de notre lot de ce côté du Jourdain. Ainsi Moïse donna aux fils de Gad et aux fils de Ruben, et à la demi-Tribu de Manassé, fils de Joseph, le royaume de Sihon, Roi des Amoréens, et le royaume de Og, Roi de Basan, ce pays avec ses villes, et les territoires environnants des villes du pays. Et les fils de Gad bâtirent Dibon et Ataroth et Aroër, et Atrothsophan et Jaëzer et Jogbeha et Beth-Nimra et Beth-Haran, villes fortes et parcs de moutons. Et les fils de Ruben rebâtirent Hesbon et Eléalé et Kiriathaïm et Nébo et Bahal-Meon, dont les noms furent changés, et Sibma ; et ils donnèrent des noms aux villes qu'ils bâtirent. Et les fils de Machir, fils de Manassé, marchèrent contre Galaad et s'en emparèrent et chassèrent les Amoréens qui y étaient établis. Et Moïse donna Galaad à Machir, fils de Manassé, qui s'y établit. Et Jaïr, fils de Manassé, se mit en marche, et en conquit les bourgs qu'il appela Bourgs de Jaïr. Et Nobah se mit en marche et conquit Kenath et ses dépendances et il l'appela Nobah de son nom.

Deuxième lecture

Colossiens 4

Maîtres, accordez à vos esclaves ce qui est juste et équitable, sachant que, vous aussi, vous avez un Maître dans le ciel. Persévérez dans la prière, y veillant avec actions de grâces, priant en même temps aussi pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour notre parole, afin d'annoncer le mystère de Dieu, (à cause de qui je suis aussi dans les chaînes), afin que je le manifeste comme il faut que je parle. Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, mettant bien le temps à profit. Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, pour savoir comment il faut répondre à chacun. Vous serez informés de ce qui me concerne par Tychique, le frère bien-aimé, mon fidèle agent, et mon compagnon d'esclavage dans l'œuvre du seigneur, que je vous ai envoyé, précisément afin que vous fussiez instruits de l'état de nos affaires, et qu'il consolât vos cœurs, avec Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est des vôtres. Ils vous informeront de tout ce qui se passe ici. Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, ainsi que Marc le cousin de Barnabas, au sujet duquel vous avez reçu des ordres, (s'il vient chez vous, accueillez-le), et aussi Jésus, surnommé Justus ; ce sont les seuls d'entre les circoncis qui ont travaillé avec moi pour le royaume de Dieu, et ils ont été pour moi un réconfort. Épaphras, l'esclave de Christ Jésus, qui est des vôtres, vous salue ; il lutte constamment pour vous dans ses prières, afin qu'étant parfaits et pleinement persuadés, vous demeuriez soumis à toute volonté de Dieu ; car je lui rends le témoignage qu'il a de grands soucis pour vous, ainsi que pour ceux qui sont à Laodicée, et à Hiérapolis. Lucas, le médecin bien-aimé, vous salue, ainsi que Démas. Saluez les frères qui sont à Laodicée, et Nympha, et l'assemblée qui se tient chez elle. Puis, quand cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu'elle soit aussi lue dans l'église des Laodicéens, et que, de votre côté, vous lisiez celle de Laodicée, et dites à Archippe : « Fais attention au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, afin de le bien remplir. » La salutation de la main de moi, Paul : Souvenez-vous de mes chaînes. Que la grâce soit avec vous !

Deuxième lecture

Galates 6

Frères, quand même un homme est ouvertement surpris dans quelque faute, vous qui êtes spirituels, corrigez-le avec un esprit de douceur ; prenant garde à toi-même, de peur que, toi aussi, tu ne sois tenté. Portez les fardeaux les uns des autres, et ainsi vous accomplirez la loi de Christ ; car si quelqu'un s'imagine être quelque chose, quoiqu'il ne soit rien, il se déçoit lui-même ; mais qu'il examine ses propres œuvres, et alors c'est par rapport à lui-même seulement qu'il aura de quoi s'enorgueillir, et non par rapport à autrui, car chacun portera sa propre charge ; toutefois que celui auquel est enseignée la parole s'unisse à celui qui la lui enseigne pour tout ce qui est bien. Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu'un homme sème, c'est aussi ce qu'il moissonnera. En effet, celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la perdition, tandis que celui qui sème pour l'esprit moissonnera de l'esprit la vie éternelle. Mais ne nous décourageons point de faire le bien, car nous moissonnerons au temps voulu, si nous ne nous relâchons point. Ainsi donc, tant que nous en aurons l'occasion, faisons ce qui est bien envers tous, mais surtout envers ceux qui composent la famille de la foi. Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main : Tous ceux, qui veulent se faire bien voir en ce qui tient à la chair, ce sont ceux-là qui vous contraignent de vous faire circoncire, uniquement afin de n'être pas persécutés pour la croix de Christ ; car ces circoncis eux-mêmes n'observent pas davantage la loi, mais ils veulent que vous vous fassiez circoncire, afin de trouver en votre propre chair un motif de s'enorgueillir. Pour moi, qu'il ne m'arrive pas de m'enorgueillir d'autre chose que de la croix de notre seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde ; car ce n'est ni d'être circoncis, ni d'être incirconcis, qui fait rien, mais d'être une nouvelle créature. Et tous ceux qui marcheront en suivant cette règle, que la paix et la miséricorde reposent sur eux et sur l'Israël de Dieu. Qu'à l'avenir personne ne me cause plus de soucis, car je porte sur mon corps les marques de Jésus. Frères, que la grâce du seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit. Amen !

Deuxième lecture

1 Corinthiens 15:51-58

Voici, je vous annonce un mystère : nous tous, nous ne mourrons pas, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'œil, à la dernière trompette, car on sonnera de la trompette, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés ; car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité ; mais, quand ce corps corruptible aura revêtu l'incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la parole de l'écriture : « La mort a été engloutie dans la victoire. Où est, ô mort, ta victoire ? Où est, ô mort, ton aiguillon ? » Or l'aiguillon de la mort, c'est le péché, tandis que la puissance du péché, c'est la loi ; mais grâces soient rendues à Dieu qui nous donne la victoire par notre seigneur Jésus-Christ ! Ainsi donc, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant toujours davantage à l'œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n'est pas inutile dans le Seigneur.

Deuxième lecture

Hébreux 3:15-19

selon qu'il est dit : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la rébellion. » Car quels sont ceux qui, après avoir entendu, se sont rebellés ? Est-ce que ce ne sont pas tous ceux que Moïse avait fait sortir d'Egypte ? Et contre lesquels fut-Il courroucé pendant quarante ans ? N'est-ce pas contre ceux qui avaient péché, et dont les membres jonchèrent le désert ? Et contre lesquels fit-Il le serment qu'ils n'entreraient jamais dans Son repos, si ce n'est contre ceux qui avaient désobéi ? Et nous voyons qu'ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.

Évangile

Marc 2

Et étant, quelques jours après, rentré à Capharnaoum, on ouït dire : « Il est à la maison. » Et il se fit un nombreux rassemblement, en sorte que les environs de la porte n'y suffisaient même plus, et il leur annonçait la parole. Et des gens surviennent lui amenant un paralytique porté par quatre hommes ; et comme ils ne pouvaient, à cause de la foule, le transporter vers lui, ils découvrirent le toit, là où il était ; et après avoir fait une ouverture, ils dévalent la couchette où le paralytique était couché. Et Jésus, ayant vu leur foi, dit au paralytique : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Or il y avait là quelques scribes qui étaient assis et qui se disaient dans leurs cœurs : « En parlant ainsi, cet homme blasphème ; qui est-ce qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ? » Et aussitôt Jésus, ayant connu en son esprit ce qu'ils pensaient en eux-mêmes, leur dit : « Pourquoi pensez-vous ces choses-là dans vos cœurs ? Quel est le plus facile, de dire au paralytique : Tes péchés sont pardonnés ; ou de dire : Lève-toi, et prends ta couchette, et marche ? Or, pour que vous sachiez que fils de l'homme a l'autorité de pardonner les péchés sur la terre…  » il dit au paralytique : « Je te le dis, lève-toi, prends ton lit, et va-t-en dans ta maison. » Et il se leva, et aussitôt ayant pris sa couchette il sortit en présence de tous, en sorte que tous étaient dans l'étonnement, et glorifiaient Dieu : « car jamais nous n'avons rien vu de semblable. » Et il sortit de nouveau pour se rendre auprès de la mer, et toute la foule vint vers lui, et il les enseignait. Et en passant il vit Lévi fils d'Alphée assis au bureau des péages, et il lui dit : « Suis-moi. » Et s'étant levé il le suivit. Et il advient qu'il se met à table dans sa maison ; et beaucoup de publicains et de pécheurs s'attablaient avec Jésus et ses disciples ; car ils étaient nombreux, et ils le suivaient. Et les scribes du parti des pharisiens, ayant vu qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Eh quoi ! il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Ce que Jésus ayant ouï, il leur dit : « Ce ne sont pas les valides qui ont besoin du médecin, mais les mal portants ; je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Et les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Et ils viennent et ils lui disent : « Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent-ils, tandis que les tiens ne jeûnent point. » Et Jésus leur dit : « Est-ce que les fils de la chambre nuptiale pendant que l'époux est avec eux peuvent jeûner ? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner ; mais des jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ce jour-là. Personne ne coud une pièce d'étoffe écrue à un vieil habit ; autrement le rapiécetage neuf du vieux s'emporte lui-même, et il en résulte une déchirure pire. Et personne ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement le vin rompra les outres, et le vin est perdu ainsi que les outres ; mais on met du vin nouveau dans des outres neuves. » Et il advint que le jour du sabbat il traversait les champs de blé, et ses disciples se mirent, tout en marchant, à arracher les épis. Et les pharisiens lui disaient : « Regarde ! pourquoi font-ils le jour du sabbat ce qui n'est pas permis ? » Et il leur disait : « N'avez-vous jamais lu ce que fit David, quand il sentit le besoin, et qu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ? Il entra dans la maison de Dieu, du temps du grand prêtre Abiathar, et il mangea les pains de proposition, qu'il n'est pas permis de manger, sauf aux prêtres, et il en donna aussi à ceux qui étaient avec lui. » Et il leur disait : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat ; en sorte que le fils de l'homme est maître, même du sabbat. »

Prière du soir — deuxième lecture

Galates 3

O Galates inintelligents ! Qui est-ce qui vous a fascinés, vous, devant les yeux desquels a été clairement peint Jésus-Christ crucifié ? Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit, ou par la prédication de la foi ? Etes-vous tellement inintelligents ? Ayant commencé par l'esprit, finirez-vous maintenant par la chair ? Avez-vous fait de si grandes expériences inutilement ? Si ce n'était encore qu'inutilement ! Celui donc qui vous dispense l'Esprit et qui développe en vous des forces miraculeuses, le fait-Il par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ? C'est comme pour Abraham qui crut en Dieu, et auquel cela fut compté pour justice. Reconnaissez donc que ceux qui croient, ceux-là sont fils d'Abraham. Or l'Écriture, prévoyant que c'est par la foi que Dieu justifie les Gentils, a d'avance annoncé à Abraham cette bonne nouvelle : « Toutes les nations seront bénies en toi ; » en sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant ; car tous ceux qui s'en tiennent aux œuvres de la loi, sont placés sous une malédiction, parce qu'il est écrit : « Maudit soit quiconque n'adhère pas à toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi, pour les pratiquer. » Mais, que, sous la loi, personne ne soit justifié devant Dieu, c'est ce qui est évident, car c'est celui qui est juste par la foi qui vivra. Or la loi n'est pas de même nature que la foi, mais, au contraire, c'est celui qui les aura pratiqués qui vivra par eux. Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, en étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois »), afin que la bénédiction donnée à Abraham se réalisât en Jésus-Christ pour les Gentils, afin que nous reçussions par la foi l'Esprit qui a été promis. Frères, je dis, pour parler humainement, que personne n'annule ou n'altère une convention dûment sanctionnée, quoiqu'elle ne soit que l'œuvre d'un homme ; or, c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa postérité ; il n'est pas dit : « et aux postérités, » comme s'il y en avait plusieurs, mais comme n'y en ayant qu'une seule : « et à ta postérité, » qui est Christ. Or, voici ce que je dis : une convention que Dieu a antérieurement sanctionnée, la loi, survenue quatre cent trente ans plus tard, ne l'abroge pas de manière que la promesse soit mise à néant ; car, si l'héritage provient de la loi, ce n'est plus de la promesse : or, c'est par une promesse que Dieu en a gratuitement fait don à Abraham. — Qu'est-ce donc que la loi ? — C'est à cause des transgressions qu'elle a été ensuite instituée, (jusques à ce que fut venue la postérité à laquelle ont été faites les promesses), ayant été mise en vigueur par des anges au moyen d'un médiateur. — Mais le médiateur ne représente pas une seule partie, tandis que Dieu est un seul. — La loi est-elle donc contre les promesses ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si une loi eut été donnée, qui fût capable de procurer la vie, c'est réellement dans la loi qu'existerait la justice ; mais, au contraire, l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse se réalisât, par la foi en Jésus-Christ, pour ceux qui croient. Or, avant que vînt la foi, nous étions tous enfermés sous la garde de la loi, en attendant la foi qui devait être révélée ; en sorte que la loi a été le pédagogue qui nous a conduits à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. Mais une fois la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue ; car, tous, vous êtes fils de Dieu par la foi en Christ Jésus. Vous tous, en effet, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ ; il n'y a ici ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a point de mâle et point de femme, car tous vous êtes un seul être en Christ Jésus. Mais, si vous appartenez à Christ, vous êtes donc de la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse.

Évangile

Matthieu 22:1-14

Et reprenant la parole, Jésus leur parla derechef en paraboles, en disant : « Le royaume des cieux ressemble à un roi qui fit des noces à son fils, et il dépêcha ses esclaves pour mander ceux qui avaient été invités aux noces, et ils ne voulaient pas venir. Il dépêcha derechef d'autres esclaves, en disant : « Dites aux invités : Voici, j'ai préparé mon festin ; mes taureaux et mes bêtes grasses sont tués, et tout est prêt ; venez aux noces. » Mais eux n'en ayant tenu compte s'en allèrent, qui à son champ, et qui à son négoce, tandis que les autres ayant saisi les esclaves les maltraitèrent et les mirent à mort. Mais le roi en fut irrité, et ayant expédié ses armées il fit périr ces meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses esclaves : « Les noces sont bien prêtes, mais les invités n'en étaient pas dignes ; allez donc dans les carrefours des chemins, et tous ceux que vous trouverez, invitez-les aux noces. » Et ces esclaves s'en étant allés sur les chemins réunirent tous ceux qu'ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle nuptiale fut remplie de convives. Mais le roi étant entré pour voir les convives aperçut là un homme qui n'était pas revêtu d'un habit de noce, et il lui dit : « Camarade, comment es-tu entré ici, sans avoir un habit de noce ? » Et l'autre resta bouche close. Alors le roi dit à ses serviteurs : « Après lui avoir lié les pieds et les mains, jetez-le dans les ténèbres extérieures. » Là sera le pleur et le grincement des dents. Il y a en effet beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. »

Évangile

Matthieu 23:1-12

Alors Jésus parla à la foule et à ses disciples, en disant : « Les scribes et les pharisiens sont assis sur la chaire de Moïse ; faites donc et observez toutes les choses qu'ils vous disent, mais n'agissez pas selon leurs propres œuvres ; car ils disent et ne font pas ; mais ils lient de lourds et intolérables fardeaux, et ils les placent sur les épaules des hommes, tandis qu'eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Mais ils font toutes leurs œuvres pour être vus des hommes ; ils élargissent en effet leurs phylactères et agrandissent leurs franges ; et ils aiment la première place dans les repas, et les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques, et à être appelés Rabbi par les hommes. Mais pour vous, ne vous faites pas appeler Rabbi, car vous n'avez qu'un seul maître, tandis que tous vous êtes frères. Et n'appelez personne sur la terre notre père, car vous n'avez qu'un seul Père, Celui du ciel. Ne vous faites pas non plus appeler directeurs, car vous n'avez qu'un seul directeur, Christ. Mais le plus grand de vous sera votre serviteur. Or, celui qui s'élèvera sera abaissé, et celui qui s'abaissera sera élevé. »

Évangile

Jean 16

« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne trébuchiez pas. On vous mettra au ban de la synagogue ; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir s'imaginera rendre un culte à Dieu ; et ils agiront ainsi, parce qu'ils n'ont connu ni le Père, ni moi. Mais je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l'heure en sera venue, vous vous souveniez que je vous en ai parlé ; si je ne vous en ai pas parlé dès le commencement, c'est que j'étais avec vous ; mais maintenant je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé, et nul de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Mais je vous dis la vérité : il vous convient que je parte ; car si je ne pars pas, le défenseur ne viendra certainement pas à vous, mais si je m'en vais, je vous l'enverrai ; et, quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m'en vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde a été jugé. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant ; mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de son chef, mais il parlera de tout ce qu'il entendra et il vous annoncera les choses qui doivent arriver. C'est lui qui me glorifiera, car il prendra du mien et vous l'annoncera ; tout ce que le Père possède est mien ; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend du mien, et qu'il vous l'annoncera. Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. » Quelques-uns de ses disciples se dirent donc les uns aux autres : « Que signifie ce qu'il nous dit : Encore un peu de temps et vous ne me verrez pas, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez, et : Je m'en vais vers mon Père ? » Ils disaient donc : « Nous ne savons ce que signifie ce qu'il dit : encore un peu de temps. » Jésus connut qu'ils voulaient l'interroger, et il leur dit : « Vous discutez entre vous sur ce que j'ai dit : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez pas, puis, derechef peu de temps, et vous me verrez. En vérité, en vérité, je vous déclare que pour vous, vous pleurerez et vous vous lamenterez, mais que le monde se réjouira ; vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se transformera en joie ; la femme, quand elle est près d'enfanter, éprouve de la tristesse parce que son heure est venue, mais, quand elle a mis le petit enfant au monde, elle ne se souvient plus de sa tribulation, à cause de sa joie, parce qu'un humain est né dans le monde. Vous donc aussi, vous avez maintenant, il est vrai, de la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira, et nul ne vous enlèvera votre joie ; et en ce jour-là vous ne m'interrogerez sur rien. En vérité, en vérité, je vous le déclare, si vous demandez quelque chose au Père, Il vous le donnera en mon nom ; jusques à présent vous n'avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit complète. Je vous ai parlé de ces choses par figures ; l'heure vient où je ne vous parlerai plus par figures, mais où je vous entretiendrai ouvertement du Père ; en ce jour-là vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que c'est moi qui solliciterai le Père pour vous, car le Père Lui-même vous aime parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis issu du Père. Je suis issu du Père et je suis venu dans le monde ; je quitte derechef le monde et je vais vers le Père. » Ses disciples disent : « Voici, maintenant tu parles ouvertement et tu n'emploies aucune figure ; maintenant nous savons que tu sais tout, et que tu n'as pas besoin que personne t'interroge ; c'est pourquoi nous croyons que tu es issu de Dieu. » Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ; voici, l'heure vient, et elle est venue, où vous serez dispersés, chacun chez soi, et où vous me laisserez seul ; toutefois je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. Je vous ai dit ces choses afin qu'en moi vous ayez la paix ; vous devez avoir des tribulations dans le monde, mais ayez courage, c'est moi qui ai vaincu le monde. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.