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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Romains 13:8-14

Vous ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime autrui a accompli la loi. En effet les commandements : « Tu ne commettras point d'adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, » et tout autre qu'on pourrait citer, se résument dans cette parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » La charité ne pratique pas le mal envers le prochain ; la charité est donc l'accomplissement de la loi. Cela importe d'autant plus que, connaissant les circonstances, vous savez que c'est le moment de vous réveiller enfin du sommeil ; car maintenant le salut est plus près de nous que quand nous avons cru, la nuit s'avance et le jour s'approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière ; conduisons-nous convenablement, comme en plein jour, fuyant les excès et les orgies, le libertinage et les débauches, les disputes et les jalousies. Revêtez-vous au contraire de Christ-Jésus, et ne soignez pas la chair de manière à éveiller ses convoitises.

Première lecture

Exode 18

Et Jéthro, prêtre de Madian, beau-père de Moïse, apprit tout ce que Dieu avait fait pour Moïse et pour Israël, son peuple, en retirant Israël d'Egypte. Alors Jéthro, beau-père de Moïse, prit Tsippora, femme de Moïse, après son renvoi, et ses deux fils dont l'un se nommait Gerson, car il avait dit : Je suis hôte dans un pays étranger ; et le nom de l'autre était Éliézer (Dieu est en aide), « car le Dieu de mon père me fut en aide et me déroba au glaive de Pharaon. » Jéthro donc, beau-père de Moïse, et ses fils et sa femme arrivèrent vers Moïse au désert où il campait, à la montagne de Dieu. Et il avisa Moïse : Moi, ton beau-père Jéthro, j'arrive chez toi, ainsi que ta femme et ses deux fils avec elle. Alors Moïse sortit à la rencontre de son beau-père, et il s'inclina et l'embrassa, et ils se demandèrent mutuellement de leurs nouvelles, puis ils entrèrent dans la tente. Et Moïse fit à son beau-père le récit de tout ce que l'Éternel avait fait à Pharaon et à l'Egypte pour l'amour d'Israël, de toutes les tribulations qui leur étaient survenues en route, et dont l'Éternel les avait délivrés. Et Jéthro se réjouit de tout le bien que l'Éternel avait fait à Israël, en le sauvant de la main des Égyptiens. Et Jéthro dit : Béni soit l'Éternel qui vous a sauvés de la main des Égyptiens et de la main de Pharaon, qui a sauvé le peuple de la main des Égyptiens. Maintenant je reconnais que l'Éternel est plus grand que tous les dieux, et qu'il l'a été par le moyen même que l'orgueil des Égyptiens avait employé contre eux. Et Jéthro, beau-père de Moïse, prit un holocauste et des victimes pour les offrir à Dieu ; et Aaron et tous les Anciens d'Israël vinrent manger le pain avec le beau-père de Moïse en la présence de Dieu. Et le lendemain Moïse siégeait pour rendre la justice au peuple, et le peuple entourait Moïse du matin au soir. Et le beau-père de Moïse voyant tout ce qu'il avait à faire pour le peuple, dit : Quelle fonction remplis-tu là auprès du peuple ? Pourquoi es-tu seul à siéger, et tout le peuple est-il à ton audience du matin au soir ? Et Moïse dit à son beau-père : C'est que le peuple vient à moi pour consulter Dieu. Quand ils ont une affaire, ils viennent à moi et je suis arbitre entre une partie et l'autre, et je leur fais connaître les statuts de Dieu et ses lois. Et le beau-père de Moïse lui dit : La manière dont tu t'y prends, n'est pas bonne. Tu t'épuises ainsi que ce peuple qui t'entoure ; car la chose est trop forte pour toi, tu ne saurais en venir à bout seul. Or sois docile à ma voix, je vais te donner un conseil, et que Dieu soit avec toi ! Sois auprès de Dieu le représentant du peuple, et porte les affaires devant Dieu, et enseigne-leur les statuts et les lois, et montre-leur la voie qu'ils ont à suivre, et la conduite qu'ils ont à tenir. Et toi cherche parmi tout le peuple des hommes capables, craignant Dieu, des hommes sûrs, ennemis de la cupidité, et prépose-les sur eux comme chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix. Et ils rendront la justice au peuple en tout temps, et ils porteront devant toi toutes les grandes affaires, et ils jugeront eux-mêmes les petites causes ; ainsi, ils t'allégeront le fardeau et ils le soutiendront avec toi. Si tu t'y prends de cette sorte et que Dieu t'y autorise, tu pourras y tenir, et tout ce peuple aussi arrivera en bon point à sa destination. Et Moïse fut docile à la voix de son beau-père, et fit tout ce qu'il avait dit. Et Moïse choisit des hommes capables parmi tout Israël, et les mit à la tête du peuple, comme chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante, et chefs de dix. Et ils rendirent la justice au peuple en tout temps : ils portaient devant Moïse les causes difficiles, et ils jugeaient eux-mêmes les petites causes. Et Moïse prit congé de son beau-père, qui regagna son pays.

Première lecture

Nombres 12:1-16

Là Marie et Aaron firent querelle à Moïse au sujet de la femme Éthiopienne qu'il avait épousée ; car il avait pris pour femme une Éthiopienne. Et ils dirent : N'est-ce que par Moïse seul que l'Éternel parle ? n'est-ce pas aussi par nous qu'il parle ? Et l'Éternel entendit. Or cet homme-là, Moïse, était le plus doux des humains qui sont sur la face de la terre. Sur-le-champ l'Éternel dit à Moïse, et à Aaron et à Marie : Allez tous trois vous présenter à la Tente du Rendez-vous ; et ils allèrent tous trois. Alors l'Éternel descendit dans la colonne de nuée, et se tenant à la porte de la Tente Il appela Aaron et Marie, et ils parurent tous deux. Et Il dit : Entendez mes paroles ! S'il existe parmi vous un prophète, moi l'Éternel, je me révèle à lui par la vision : c'est dans un songe que je lui parle. Il n'en est pas ainsi de mon serviteur Moïse : il est l'homme de confiance dans toute ma Maison. Je m'abouche avec lui, en Personne, et sans déguisement ; il voit la face de l'Éternel. Comment donc ne craignez-vous pas de faire querelle à mon serviteur Moïse ? Ainsi s'enflamma contre eux la colère de l'Éternel qui s'éloigna ; et la nuée se retira aussi de la Tente, et voilà que Marie avait une lèpre comme la neige ; et Aaron se tourna vers Marie, et voilà qu'elle avait la lèpre ! Alors Aaron dit à Moïse : Je t'en conjure, mon seigneur, ne mets pas sur nous le poids du péché que nous avons commis dans notre folie, et dont nous sommes coupables. Oh ! qu'elle ne soit pas comme le mort-né qui en sortant du sein maternel a le corps à demi détruit. Alors Moïse cria vers l'Éternel et dit : O Dieu ! oh ! guéris-la donc ! Et l'Éternel dit à Moïse : Mais si son père avait craché à sa face, ne serait-elle pas sept jours dans l'opprobre ?… Elle sera séquestrée sept jours hors du camp ; après quoi elle sera réintégrée. Marie fut donc séquestrée sept jours hors du camp, et le peuple ne partit point avant la réintégration de Marie. Et après cela le peuple partit de Hathseroth et vint camper au désert de Paran.

Prière du matin — première lecture

Deutéronome 32

Cieux, écoutez ! et je parlerai, et que la terre entende les paroles de ma bouche ! Que mes leçons s'épanchent comme la pluie, que ma parole coule comme la rosée, comme l'ondée sur la verdure, et comme les gouttes menues sur la plante. Car je proclame le Nom de l'Éternel : magnifiez notre Dieu ! Il est le Rocher ! son œuvre est parfaite ; car toutes ses voies sont équité ; Dieu fidèle et sans fraude, Il est juste, Il est droit. Elle a forfait envers Lui, perdu par ses vices le rang de ses enfants, la race pervertie et trompeuse. Payez-vous ainsi l'Éternel de retour, peuple insensé et dénué de sagesse ? N'est-Il pas ton père, ton créateur ? Il t'a formé, et t'a consolidé. Rappelle-toi les jours d'autrefois, étudiez les années de tous les âges ! Interroge ton père et il t'instruira, tes Anciens, et ils te parleront. Quand le Très-Haut assignait leurs lots aux nations, et quand Il séparait les fils d'Adam, alors Il plaça les bornes des Tribus d'après le nombre des fils d'Israël. Car le lot de l'Éternel, c'est son peuple, et Jacob est sa portion d'héritage. Il le trouva sur le sol de la steppe, au désert des hurlements et de la solitude ; alors Il l'entoura et s'occupa de lui, et le garda comme la prunelle de Ses yeux. Tel l'aigle fait lever sa couvée, plane autour de ses aiglons, déploie ses ailes et les prend, et les porte sur ses fortes pennes, ainsi l'Éternel seul le conduisit : Il n'avait pas avec lui de Dieu étranger ; Il lui fit franchir les hauteurs du pays, et il eut pour aliments les fruits des campagnes ; Il l'allaita du miel de la roche, et de l'huile qui vient sur la grève rocailleuse, de la crème des génisses, du lait des brebis, avec la graisse des agneaux, et des béliers élevés en Basan, et des boucs, avec la moelle intérieure du froment ; et tu bus le vin pur, sang du raisin. Mais le peuple choyé devient gras et rétif ; — te voilà engraissé, épaissi, couvert d'embonpoint ! — Il quitte Dieu, son créateur, et méprise son Rocher Sauveur ! Ils allumèrent sa jalousie par un culte étranger et le provoquèrent par des abominations. Ils sacrifièrent à des maîtres : qui ne sont pas Dieu, à des dieux qu'ils ne connaissaient pas, dieux nouveaux, venus du voisinage, que ne redoutaient pas leurs pères. Tu abandonnas le Rocher, auteur de ta naissance, et oublias Dieu qui t'avait enfanté. L'Éternel le vit, et d'indignation Il rejeta ses fils, et ses filles, et dit : Je me cache la face à leur vue : je verrai comment ils finiront ; car c'est une race pervertie, des enfants sans foi. Ils m'ont rendu jaloux par ce qui n'est pas Dieu, et contristé par leurs vaines idoles : je les rendrai jaloux par ce qui n'est pas un peuple, et les contristerai par une nation insensée. Car un feu s'est allumé dans ma colère, et il embrasera jusqu'au fond des Enfers, et dévorera la terre et ses productions, et brûlera les bases des montagnes. Je veux accumuler sur eux les maux, et épuiser contre eux mes traits. Ils seront amaigris par la faim, rongés par la fièvre et par une peste venimeuse, et je lancerai contre eux la dent des bêtes féroces, en même temps que le venin des reptiles de la poudre, Au dehors l'épée sévira, et dans les chambres, la terreur sur le jeune homme et la vierge, sur le nourrisson et le vieillard. Je dirais : je veux les dissiper, éteindre leur mémoire parmi les hommes, si je ne craignais l'insulte des ennemis, la méprise de leurs adversaires, et leurs propos : « C'est notre éminente main et non pas l'Éternel qui a fait toutes ces choses. » C'est un peuple destitué de raison, il y a chez lui défaut d'intelligence. S'ils étaient sages, ils y prendraient garde, et seraient attentifs à leur avenir. Comment est-ce qu'un homme en poursuivrait mille, et deux, en mettraient dix mille en fuite, sinon, parce que leur Rocher les a vendus et que l'Éternel les a livrés ?… Car leur Rocher n'est pas pareil à notre Rocher et nos ennemis en sont juges… C'est que leur vigne provient de la vigne de Sodome et des campagnes de Gomorrhe ; leurs raisins sont des raisins vénéneux dont les baies sont amères ; leur vin, c'est le virus du dragon, et le cruel venin de l'aspic. Cela n'est-il pas serré par devers moi, scellé dans mes Trésors ? A moi la vengeance et la rétribution dans le temps où leur pied bronchera ! Car le jour de leur ruine approche, et leurs destinées se précipitent. Oui, l'Éternel punira son peuple ; Mais Il prendra pitié de ses serviteurs, quand Il verra que la force s'est évanouie, et qu'il ne reste plus ni esclave, ni homme libre. Alors Il dira : Où sont leurs dieux, ce rocher dans lequel ils avaient confiance, qui mangeaient la graisse de leurs victimes, et buvaient le vin de leurs libations ? Qu'ils se lèvent pour vous secourir, que ce rocher soit votre refuge ! Voyez donc que c'est Moi, Moi qui le suis, et qu'il n'est aucun Dieu avec moi. Je donne et la mort et la vie ; je brise et je guéris : et nul ne sauve de ma main. Car je lève ma main vers le Ciel et je dis : Aussi vrai que je vis éternellement, quand j'aurai aiguisé le foudre de mon glaive et que ma main s'armera du jugement, je reverserai la vengeance sur mes ennemis, et le salaire sur ceux qui me haïssent ; j'enivrerai mes flèches de sang, et mon glaive se repaîtra de chair, du sang des blessés et des captifs, de la tête des princes ennemis. Triomphez, ô Tribus, vous, son peuple ! Car Il venge le sang de ses serviteurs, Il reverse la vengeance sur ses ennemis et Il fait la propitiation pour son pays, pour son peuple. Et Moïse étant venu prononça toutes les paroles de ce cantique aux oreilles du peuple, lui et Josué, fils de Nun. Et Moïse ayant achevé tous ses discours adressés à tout Israël, leur dit : Prenez à cœur toutes les sommations que je vous fais en ce jour pour les intimer à vos fils afin qu'ils s'appliquent à garder tous les préceptes de cette Loi. Car ce n'est pas pour vous une parole vaine puisqu'elle est votre vie, et par le moyen de cette parole vous prolongerez vos jours dans le pays dont après le passage du Jourdain vous allez faire la conquête. Et ce jour même l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Monte sur cette montagne d'Abarim, au mont Nébo qui est dans le pays de Moab vis-à-vis de Jéricho, et regarde le pays de Canaan que je vais donner en propriété aux enfants d'Israël. Et tu mourras sur la montagne où tu vas monter, et tu seras recueilli auprès de ton peuple, de même que Aaron, ton frère, est mort au mont Hor et a été recueilli auprès de son peuple, parce que vous m'avez manqué au milieu des enfants d'Israël, aux Eaux de la Querelle en Cadès, dans le désert de Tsin, en ne manifestant pas ma sainteté au milieu des enfants d'Israël. Car devant toi tu verras le pays, mais tu n'y entreras pas, dans ce pays que je vais donner aux enfants d'Israël.

Épître

Exode 32:7-14

Alors l'Éternel parla à Moïse : Va, descends, car il forfait ton peuple que tu as tiré du pays d'Egypte : ils se sont promptement écartés de la voie que je leur ai prescrite : ils se sont fabriqué un veau de fonte et l'ont adoré, et lui ont fait des sacrifices et ont dit : Israël, c'est là ton Dieu qui t'a tiré du pays d'Egypte. Et l'Éternel dit à Moïse : Je regarde ce peuple, et voici, c'est un peuple au col roide ; or maintenant donc laisse-moi agir ; il faut que ma colère s'allume contre eux et que je les détruise, mais de toi je ferai une grande nation. Et Moïse chercha à apaiser l'Éternel, son Dieu, et dit : Éternel, pourquoi ta colère s'allumerait-elle contre ton peuple que tu as tiré du pays d'Egypte par une grande force et d'une main puissante ? Pourquoi les Égyptiens diraient-ils : C'est pour leur perte qu'il les a fait partir, afin de les tuer dans les montagnes et de les exterminer de la face de la terre ? Reviens de ton courroux qui s'enflamme, et repens-toi de la menace que tu as faite à ton peuple. Souviens-toi d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, tes serviteurs, auxquels tu as juré par toi-même et auxquels tu as dit : Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, et tout ce pays que j'ai promis, je le donnerai à vos descendants en propriété éternelle. Alors l'Éternel se repentit de la menace qu'il avait dit vouloir exécuter sur son peuple.

Première lecture

Ésaïe 48

Entendez-le, maison de Jacob, vous qui prenez le nom d'Israël, et émanez de la source de Juda, qui jurez par le nom de l'Éternel et célébrez le Dieu d'Israël, mais non avec vérité ni avec droiture ! (Car de la ville sainte ils prennent leur nom, et ils s'appuient sur le Dieu d'Israël, dont le nom est l'Éternel des armées.) Dès longtemps je fis les premières prédictions ; elles sortirent de ma bouche et je les publiai : soudain j'agis, et elles s'accomplirent. Sachant que tu es endurci, et que ton col est une barre de fer, et que tu as un front d'airain, je t'indiquai ces choses à l'avance, avant l'événement je te les annonçai, afin que tu ne disses pas : « Mon idole en est l'auteur, et l'effigie que j'ai sculptée, ou celle que j'ai fondue, leur a commandé d'être. » Vous avez entendu… Tout s'accomplit, et vous, ne l'avouerez-vous pas ? Dès ce moment je t'annonce des faits nouveaux et réservés, dont tu n'as pas eu connaissance : ils apparaissent maintenant et ne se virent pas jadis ; plus tôt tu n'en ouïs pas parler, afin que tu ne dises pas : « Voici, j'en avais connaissance. » Tu n'en as rien entendu, ni rien su, et jadis ton oreille n'y fut pas ouverte ; car je savais que tu es infidèle, et que Rebelle fut ton nom déjà dans le sein maternel. Pour l'amour de mon nom je suspends ma vengeance, pour l'amour de ma gloire je me contiens envers toi, pour ne pas te détruire. Voici, je t'ai mis au creuset, mais je n'ai point obtenu d'argent ; je t'ai éprouvé dans la fournaise du malheur. C'est pour l'amour de moi-même, de moi-même, que j'ai agis : car, comment [mon nom] serait-il profané ? et je ne céderai point ma gloire à un autre. Écoute-moi, Jacob, et Israël que j'ai appelé : Je suis, moi, le premier, et aussi le dernier. Ma main de même a fondé la terre, et ma droite a déployé les Cieux : je les appelle, et ils se présentent ensemble. Vous tous, assemblez-vous et écoutez ! Lequel d'entre eux a annoncé ces choses, [annoncé] celui que l'Éternel aime, qui exécutera sa volonté contre Babel, et sera son bras contre les Chaldéens ? Moi, moi, j'ai parlé et l'ai appelé, je l'ai amené, et il trouvera le succès sur sa route. Approchez-vous de moi et écoutez : Dès l'origine je n'ai point parlé en secret, dès la naissance de ces événements j'y assiste. Et maintenant le Seigneur, l'Éternel, m'a envoyé avec son esprit. Ainsi parle l'Éternel, ton Rédempteur, le Saint d'Israël : Moi, l'Éternel, ton Dieu, je t'enseigne ce qui t'est profitable, je te guide dans la route où tu dois marcher. Ah ! si tu eusses pris garde à mes commandements ! Alors ta paix serait comme le Fleuve, et ta justice comme les flots de la mer, ta race serait comme ses sables, et les enfants de ton sang, comme ses graviers, ton nom ne serait ni retranché, ni anéanti devant moi. Sortez de Babel ! fuyez loin des Chaldéens ! d'une voix d'allégresse annoncez, publiez-le, proclamez-le jusqu'au bout de la terre, dites : « L'Éternel a racheté son serviteur Jacob ! » Et ils ne seront point altérés dans le désert qu'ils ont à traverser ; Il fera pour eux couler des eaux du rocher, Il fendra le rocher et les eaux jailliront. Point de paix, dit l'Éternel, pour les impies.

Prière du matin — deuxième lecture

Luc 20

Et il advint, l'un des jours où il enseignait le peuple dans le temple et où il annonçait la bonne nouvelle, que les grands prêtres et les scribes survinrent avec les anciens, et lui dirent : « Dis-nous en vertu de quelle autorité tu fais ces choses, ou bien quel est celui qui t'a donné cette autorité ? » Mais il leur répliqua : « Je vous adresserai de mon côté une question ; dites-moi : Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? » Mais ils conférèrent entre eux en disant : « Si nous disons : Du ciel, il nous dira : Pourquoi n'y avez-vous pas cru ? Mais si nous disons : Des hommes, tout le peuple nous lapidera, car il est convaincu que Jean était un prophète. » Et ils répondirent ne pas savoir d'où. Et Jésus leur dit : « Moi non plus je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ces choses. » Mais il se mit à adresser au peuple cette parabole :« Un homme planta une vigne, et il l'afferma à des vignerons, et il s'absenta pendant longtemps. Et au temps voulu il dépêcha un esclave aux vignerons, afin qu'ils lui donnassent une part de la récolte de la vigne ; mais les vignerons, après l'avoir battu, le renvoyèrent les mains vides. Et il continua d'envoyer un autre esclave, mais eux, après l'avoir aussi battu et outragé, le renvoyèrent les mains vides. Et il continua d'en envoyer un troisième ; mais eux, après l'avoir aussi blessé, l'expulsèrent. Or le propriétaire de la vigne dit : Que ferai-je ? J'enverrai mon fils bien-aimé, peut-être le respecteront-ils. Mais les vignerons l'ayant vu délibéraient entre eux, en disant : « Celui-ci est l'héritier, tuons-le, afin que l'héritage nous appartienne. » Et l'ayant jeté hors de la vigne, ils le tuèrent. Que leur fera donc le propriétaire de la vigne ? Il viendra, et fera périr ces vignerons, et il donnera la vigne à d'autres. » Ce qu'ayant ouï, ils dirent : « Qu'il n'en soit pas ainsi ! » Mais lui, les ayant regardés, leur dit : « Que signifie donc ce passage de l'écriture : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ? » Quiconque sera tombé sur cette pierre sera fracassé, tandis que celui sur lequel elle sera tombée, elle le fera voler en éclats. Et les scribes et les grands prêtres cherchèrent à mettre les mains sur lui en ce moment même ; et ils craignirent le peuple. Ils avaient compris en effet que c'était contre eux qu'il avait prononcé cette parabole. Et s'étant mis à l'épier, ils dépêchèrent des gens subornés qui feignaient d'être justes, afin de surprendre une parole de lui, de manière à le livrer au magistrat et à l'autorité du gouverneur. Et ils l'interrogèrent en disant : « Maître, nous savons que tu parles et que tu enseignes comme il convient, et que tu ne fais point acception de personnes, mais que tu enseignes avec vérité la voie de Dieu. Nous est-il permis ou non de payer le tribut à l'empereur ? » Mais ayant démêlé leur fourberie, il leur dit : « Montrez-moi un denier : de qui porte-t-il l'effigie et la légende ? » Ils dirent : « De l'empereur. » Or il leur dit : « Eh bien, rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils ne purent rien reprendre à cette parole en présence du peuple, et émerveillés de sa réponse ils se turent. Or quelques-uns des sadducéens, qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, s'étant approchés, l'interrogeaient en disant : « Maître, Moïse nous a prescrit que, si le frère de quelqu'un vient à mourir en ayant une femme, et qu'il soit sans enfant, son frère prenne la femme et suscite une postérité à son frère. Il y avait donc sept frères ; et le premier ayant pris une femme est mort sans enfant ; et le second et le troisième la prirent ; mais de même aussi les sept n'ont point laissé d'enfants, et ils sont morts ; enfin la femme aussi mourut. Cette femme donc, lors de la résurrection, duquel d'entre eux doit-elle devenir la femme ? Car les sept l'ont eue pour femme. » Et Jésus leur dit : « Les fils de ce siècle-ci prennent des femmes et les femmes des maris, mais ceux qui auront été jugés dignes d'avoir part à ce siècle-là et à la résurrection d'entre les morts ne prennent point de femmes ni les femmes de maris, en effet ils ne peuvent plus mourir, car ils sont égaux aux anges, et ils sont fils de Dieu en étant fils de la résurrection. Mais, que les morts ressuscitent, c'est ce que Moïse même a indiqué dans le passage du buisson, lorsqu'il parle du Seigneur qui est le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob. Or Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants, car pour Lui tous sont vivants. » Or quelques-uns des scribes prenant la parole dirent : « Maître, tu as bien parlé ! » Car ils n'osaient plus lui adresser aucune question. Mais il leur dit : « Comment dit-on que le Christ est fils de David, car David lui-même a dit dans le livre des Psaumes : Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis comme un marchepied sous tes pieds ? David l'appelle donc seigneur ; eh bien, comment est-il son fils ? » Or, comme tout le peuple l'écoutait, il dit aux disciples : « Soyez en garde contre les scribes qui aiment à se promener en robes, et les salutations dans les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas. Ceux qui dévorent les maisons des veuves, et qui, par dissimulation, font de longues prières, ceux-là recevront une punition d'autant plus sévère. »

Psaume responsorial

Psaumes 116

C'est mon bonheur que l'Éternel écoute ma voix, mes prières ! Car Il a penché vers moi son oreille ; aussi toute ma vie je veux l'invoquer. Les liens de la mort m'enveloppaient, j'étais atteint des angoisses des Enfers, je trouvais devant moi la détresse et la douleur. Mais j'invoquai le nom de l'Éternel : « O Etemel, sauve mon âme ! » L'Éternel est clément et juste, et notre Dieu, plein de miséricorde. L'Éternel garde les simples ; j'étais affligé, et Il me fut secourable. Rentre, mon âme, dans ton repos ! car l'Éternel t'a fait du bien. Car Tu as affranchi mon âme de la mort, mes yeux des pleurs, mon pied de la chute. Je marcherai sous le regard de l'Éternel, sur la terre des vivants. J'ai cru, car j'ai parlé. J'avais beaucoup à souffrir ! Je disais dans mes alarmes : « Tous les hommes sont trompeurs. » Comment rendrai-je à l'Éternel tous les bienfaits que j'ai reçus de lui ? J'élèverai la coupe des délivrances, et j'invoquerai le nom de l'Éternel ; j'accomplirai mes vœux envers l'Éternel à la face de tout son peuple. Aux yeux de l'Éternel, ce qui coûte, c'est la mort de ses bien-aimés. O exauce-moi, Éternel ! car je suis ton serviteur, le fils de ta servante. Tu as détaché mes chaînes ; je t'offrirai le sacrifice de la reconnaissance, et j'invoquerai le nom de l'Éternel ; j'accomplirai mes vœux envers l'Éternel, à la face de tout son peuple, dans les parvis de la maison de l'Éternel, dans ton sein, ô Jérusalem ! Alléluia !

Évangile

Jean 7:14-31

Or, comme on était déjà vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple, et il enseignait. Les Juifs donc s'en émerveillaient, et disaient : « Comment celui-ci connaît-il les lettres, sans les avoir étudiées ? » Jésus leur répliqua donc : « Ma doctrine n'est pas la mienne, mais celle de Celui qui m'a envoyé ; si quelqu'un veut faire Sa volonté, il connaîtra, quant à ma doctrine, si elle vient de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef recherche sa propre gloire ; mais celui qui recherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est véridique, et il n'y a pas d'injustice en lui. Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et pourtant nul d'entre vous ne pratique la loi ! Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? » La foule lui répliqua : « Tu as un démon ; qui est-ce qui cherche à te faire mourir ? » Jésus leur répliqua : « J'ai fait une seule œuvre, et vous êtes tous dans l'étonnement à cause de cela. Moïse vous a donné la circoncision (non qu'elle vienne de Moïse, mais des pères), et vous circoncisez un homme un jour de sabbat ; si l'homme subit la circoncision un jour de sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi m'en voulez-vous de ce que j'ai guéri un homme tout entier un jour de sabbat ? Ne jugez pas selon l'apparence, mais portez le juste jugement. » Quelques-uns des Hiérosolymitains disaient donc : « N'est-ce pas celui qu'ils cherchent à faire mourir ? Et voici, il parle librement et ils ne lui disent rien ; est-ce que par hasard les chefs ont vraiment reconnu que c'est lui qui est le Christ ? Mais nous savons d'où sort celui-ci, tandis que lorsque le Christ vient personne ne sait d'où il sort. » Jésus éleva donc la voix dans le temple en enseignant et en disant : « Vous me connaissez et vous savez aussi d'où je sors ; et ce n'est pas de mon chef que je suis venu, mais Celui qui m'a envoyé est véritable, lequel vous ne connaissez pas ; moi, je Le connais, parce que je viens de Lui, et que c'est Lui qui m'a envoyé. » Ils cherchaient donc à le saisir, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue. Mais plusieurs de la foule crurent en lui, et ils disaient : « Le Christ, quand il sera venu, fera-t-il plus de miracles que celui n'en a fait ? »

Psaume responsorial

Psaumes 47

Au maître chantre. Des fils de Coré. Cantique.Vous tous les peuples, battez des mains ! éclatez pour Dieu en acclamations ! Car l'Éternel, le Très-haut, est digne de crainte, Il est le grand Roi de toute la terre. Il a rangé des peuples sous nos lois, et mis des nations sous nos pieds ; Il nous a choisi lui-même notre héritage, orgueil de Jacob qu'il aime. (Pause) Dieu arrive avec des acclamations, et l'Éternel s'avance au son de la trompette. Chantez l'Éternel, chantez ! Chantez à notre Roi, chantez ! Car Dieu est Roi de toute la terre : chantez-lui des hymnes ! Dieu règne sur les peuples ; Dieu est assis sur son trône saint. Les princes des peuples se réunissent au peuple du Dieu d'Abraham ; car les boucliers de la terre sont à Dieu, Il est souverainement élevé.

Psaume responsorial

Psaumes 68

Au maître chantre. Cantique de David.Que Dieu se lève, ses ennemis se dissipent, et ses adversaires fuient sa présence. Tu les balaies, comme une fumée chassée ; de même que la cire fond au feu, ainsi disparaissent les impies devant Dieu. Et les justes sont transportés, ravis devant Dieu, et tressaillent d'allégresse. Chantez Dieu, célébrez son nom ! Ouvrez-lui les chemins, Il s'avance au désert ! L'Éternel est son nom ; réjouissez-vous à son aspect ! Père des orphelins et défenseur des veuves, tel est notre Dieu dans sa demeure sainte ; Il donne aux bannis une habitation, Il élargit les captifs pour les rendre heureux ; seuls les rebelles habitent une terre aride. O Dieu, quand tu sortis à la tête de ton peuple, quand tu t'avançais traversant le désert, (Pause) la terre trembla, et les Cieux ruisselèrent en présence de Dieu ; ce Sinaï trembla devant Dieu, le Dieu d'Israël. Tu fis tomber, ô Dieu, une rosée bienfaisante, et tu restauras ton héritage épuisé. Ton peuple s'établit en ce lieu ; tu l'avais, ô Dieu, préparé dans ta bonté pour les malheureux ! Dieu fit entendre les hymnes des femmes annonçant la victoire à la grande armée : « Les rois des nations fuient, ils fuient, et celle qui garde le logis, distribue le butin. Tandis que vous goûtez le repos parmi les bergeries, vous recevez des ailes de colombes recouvertes d'argent et leur plumage orné de l'or pâle. » Lorsque dans ce lieu le Tout-puissant dispersa les rois, le sol blanchit, comme le Salmon, quand il neige. Montagnes de Dieu, monts de Basan, monts aux cimes nombreuses, monts de Basan, pourquoi, cimes et montagnes, ces regards d'envie contre la montagne que Dieu choisit pour sa demeure ? Aussi bien Il l'habite pour jamais ! Les chars de Dieu sont deux fois dix mille, des milliers, et encore des milliers ; le Seigneur est au milieu ; Sinaï est dans le Sanctuaire ! Tu montes sur la hauteur, tu mènes des captifs ; tu reçois des hommes en don ; les rebelles aussi viennent habiter avec l'Éternel Dieu. Que le Seigneur soit béni chaque jour ! Nous charge-t-on d'un fardeau, Dieu est notre aide. (Pause) Ce Dieu est pour nous un Dieu secourable, et l'Éternel, le Seigneur, sait nous soustraire à la mort. Oui, Dieu frappera la tête de ses ennemis, le crâne chevelu de ceux qui suivent la voie de leur crime. Le Seigneur dit : « Je les ramènerai de Basan, les ramènerai du fond de la mer ; afin que tu remues tes pieds dans le sang, et que la langue des chiens ait part au sang de tes ennemis. » Ils contemplent ta marche, ô Dieu, la marche de mon Dieu, de mon Roi dans le Sanctuaire. En tête sont les chantres, après eux les musiciens, au milieu des vierges qui agitent les cymbales. « En chœur bénissez Dieu, le Seigneur, vous qui sortez de la source d'Israël ! » Là est Benjamin le jeune, et ses chefs, les princes de Juda, et sa multitude, les princes de Zabulon, les princes de Nephthali. [Israël !] ton Dieu a décrété ta puissance : montre-toi puissant, ô Dieu, qui as agi pour nous, de ton temple qui domine Jérusalem ! Que les rois t'apportent leurs offrandes ! Gourmande le monstre qui gîte dans les roseaux, la troupe des taureaux escortés des veaux des nations ! Les faisant venir à Ses pieds avec des pièces d'argent, Il dissipe les peuples qui se plaisent aux combats. Des Grands arrivent de l'Egypte, et l'Ethiopie accourt, les mains tendues vers Dieu. Royaumes de la terre, élevez à Dieu vos cantiques, par vos concerts célébrez le Seigneur, (Pause) qui s'avance dans les espaces des Cieux éternels : voici, de sa voix Il produit des éclats puissants. Rendez l'honneur à Dieu, dont la majesté protège Israël, et dont la puissance apparaît dans les nues ! De ton Sanctuaire, ô Dieu, tu es redoutable. C'est le Dieu d'Israël, qui donne force et puissance à son peuple. Béni soit Dieu !

Psaume responsorial

Psaumes 65

Au maître chantre. Cantique de David.A toi confiance et louange, ô Dieu, en Sion ! et qu'en ton honneur des vœux soient accomplis ! O toi, qui exauces la prière ! toute chair s'adresse à toi. Les iniquités l'emportent sur moi, mais tu pardonneras nos péchés. Heureux celui que tu choisis, et admets à séjourner dans tes parvis ! Nous voulons être nourris du bonheur de ta maison, de ton saint temple ! Tu fais des prodiges pour nous exaucer, en nous donnant la grâce, ô notre Dieu sauveur, en qui se confient toutes les extrémités lointaines de la terre et de la mer ! Celui qui par sa force affermit les montagnes, est ceint de puissance. Il met fin au tumulte de la mer, au tumulte de ses flots, et à la rumeur des peuples ; les habitants de l'horizon s'effraient à ses miracles, et tu remplis d'allégresse les lieux d'où surgissent l'aube et le crépuscule. Tu visites la terre et tu lui donnes l'abondance, tu l'enrichis de mille dons ; les eaux remplissent le ruisseau de Dieu ; tu prépares le blé des hommes, quand tu la prépares en abreuvant ses sillons, en nivelant ses glèbes ; tu l'amollis par des rosées, et tu bénis ses germes. Tu couronnes l'année que ta bonté nous donne, et sous tes pas coule la fécondité ; ils fertilisent les pacages du désert, et les collines prennent une ceinture riante ; les prairies se couvrent de brebis, et les blés revêtent les vallées : les cris de joie et les chants retentissent.

Prière du soir — première lecture

Deutéronome 33

Et voici la bénédiction par laquelle Moïse, homme de Dieu, bénit les enfants d'Israël avant sa mort. Or il dit :L'Éternel venait de Sinaï, et pour eux Il se leva de Séir, Il resplendit du mont de Paran. Et Il sortait du milieu des saintes myriades ; à sa droite était un feu, pour être leur guide. Oui, Il chérit les Tribus ; tous Ses saints… sont dans Ta main, et prosternés à Tes pieds, ils ont recueilli Tes paroles. Moïse nous prescrivit la Loi comme héritage de l'Assemblée de Jacob ; et Il est Roi du peuple aimé, lorsque sont convoqués les chefs de la nation, avec les Tribus d'Israël. Que Ruben vive et qu'il ne meure pas malgré le petit nombre de ses hommes. Et de Juda il parla ainsi :Écoute, Éternel, la voix de Juda et le ramène à son peuple. Que de son bras il soutienne sa querelle, et soit son secours contre ses ennemis. Et il dit de Lévi :Tes Thummim et tes Urim sont commis à ton pieux serviteur, que tu éprouvas à Massa, avec qui Tu contestas aux eaux de Mériba ; qui dit de son père et de sa mère : Je ne les ai point vus ! qui ne reconnaît pas son frère, et ignore ses fils. Car ils sont les gardiens de ta parole, les conservateurs de ton alliance ; ils enseignent tes arrêts à Jacob et ta Loi à Israël ; ils présentent l'encens à ta narine, et les holocaustes sur ton autel. Bénis, Éternel, sa vertu, et agrée l'œuvre de ses mains. Brise les reins de ses adversaires et de ses ennemis, de peur qu'ils ne se lèvent ! De Benjamin il dit :Chéri de l'Éternel, il demeure confiant près de Lui ; Il le couvre toujours de sa protection, et Il réside entre ses épaules. Et de Joseph il dit : L'Éternel bénit son pays du précieux don du Ciel, de la rosée et des ondes qui reposent sous la terre, et des dons précieux, effet du soleil, et des fruits exquis des mois, et des premiers biens des montagnes antiques, et des dons exquis des coteaux éternels, et des dons exquis de la terre et de son abondance. Et que la faveur de Celui qui habitait le buisson descende sur la tête de Joseph, sur le front du prince de ses frères. A son taureau premier-né, à lui l'honneur ! Ses cornes sont pareilles aux cornes du buffle. Avec elles il refoulera les peuples ensemble jusqu'aux limites de la terre : ce sont les myriades d'Ephraïm, ce sont les milliers de Manassé. Et de Zabulon il dit :Réjouis-toi, Zabulon, de tes excursions, et toi, Issaschar, de tes tentes ! Ils convient les Tribus à la Montagne où ils offrent de pieux sacrifices ; car ils jouissent des biens qui affluent de la mer et des trésors enfouis dans le sable. De Gad il dit :Béni soit Celui qui met Gad au large ! Gad est couché comme la lionne, et déchire et le jarret et le crâne. Il a vu que la première part a été pour lui et que là, de par le Chef, son lot lui fut gardé. Cependant il se met en marche en tête du peuple, il exécute la justice de l'Éternel, et Ses jugements, avec Israël. Et de Dan il dit :Dan est un jeune lion qui s'élance de Basan. Et de Nephthali il dit :Nephthali, comblé de faveurs, et tout plein de la bénédiction de l'Éternel, prends possession de la mer et du Midi. Et d'Asser il dit :Qu'Asser soit béni en ayant des fils, qu'il ait la faveur de ses frères, et qu'il baigne ses pieds dans l'huile. Que tes verrous soient de fer et d'airain ! que ton repos dure autant que tes jours ! — Peuple aimé, nul n'est égal à Dieu qui s'avance dans le Ciel pour venir à ton aide, et dans sa majesté sur les nues. Le Dieu d'autrefois est un refuge, et ses bras éternels te soutiennent. Il chasse devant toi l'ennemi, et Il dit : Extermine. Et Israël habite en sécurité, solitaire ; à l'œil de Jacob s'offre un pays de blé et de moût et son ciel distille la rosée. Heureux Israël, qui est comme toi un peuple sauvé par l'Éternel, ton bouclier secourable, et ta magnifique épée ? Tes ennemis viendront te flatter, et tu fouleras leurs hauteurs.

Deuxième lecture

Hébreux 9

Sans doute la première possédait un culte légitime et le sanctuaire terrestre. En effet, un tabernacle avait été construit, (je parle du premier), dans lequel se trouvaient le candélabre, et la table, et le dépôt des pains, et l'autel d'or pour l'encens ; et qui est appelé le lieu saint ; puis, au delà du second voile, un tabernacle qui est appelé le lieu très saint, renfermant l'arche de l'alliance entièrement recouverte d'or, dans laquelle se trouvaient une cruche d'or contenant la manne, la verge d'Aaron qui avait bourgeonné, et les tables de l'alliance ; puis, au-dessus d'elle, sont les chérubins de gloire qui ombragent le propitiatoire ; autant d'objets sur lesquels il n'y a pas lieu de parler maintenant en détail. Les choses étant ainsi disposées, les prêtres qui desservent le culte entrent en tout temps dans le premier tabernacle, tandis que, dans le second, n'entre qu'une fois par an le grand prêtre seul, avec le sang dont il fait offrande pour lui-même et pour les transgressions du peuple ; l'Esprit Saint montrant par là que la route du sanctuaire n'a pas encore été manifestée, tant que subsiste le premier tabernacle, qui est un symbole de l'époque actuelle, d'après lequel des offrandes et des sacrifices sont présentés qui ne peuvent point conduire à la perfection, en ce qui concerne la conscience, celui qui rend le culte, mais qui, avec les aliments, les boissons et les diverses ablutions, sont seulement aussi des institutions charnelles imposées jusques à une époque de réformation. Mais Christ est survenu comme grand prêtre des biens accomplis, et c'est en traversant le plus grand et le plus parfait tabernacle, qui n'est pas fait de main d'homme (c'est-à-dire qui n'appartient pas à cette création-ci), et en offrant, non pas le sang des boucs et des veaux, mais son propre sang, qu'il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, après avoir obtenu une rédemption éternelle. En effet, si le sang des boucs et des taureaux, et si la cendre d'une vache dont on asperge ceux qui sont souillés, sanctifie suffisamment pour la purification de la chair, à combien plus forte raison le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même à Dieu comme une victime immaculée, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que vous rendiez un culte au Dieu vivant et vrai. Et c'est pour cela qu'il est médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, une mort ayant eu lieu pour la rédemption des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui sont appelés voient se réaliser pour eux la promesse de l'héritage éternel ; en effet, là où il y a un testament, il est nécessaire de constater la mort du testateur, car, pour être valable, un testament suppose la mort, puisqu'il n'a aucune force tant que vit le testateur. En sorte que, même la première alliance, n'a pas été inaugurée sans effusion de sang ; car, après que Moïse eut proclamé devant tout le peuple chaque commandement selon la teneur de la loi, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l'eau, de la laine rouge et de l'hysope, et il aspergea le livre et tout le peuple, en disant : « Ceci est le sang de l'alliance que Dieu vous a imposée ; » puis il aspergea également avec le sang le tabernacle et tous les ustensiles du culte. Et, d'après la loi, presque tout est purifié par du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de pardon. Il était donc nécessaire, puisque les copies des choses qui sont dans les cieux sont purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices bien supérieurs à ceux-là. En effet, ce n'est pas dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, que Christ est entré, mais dans le ciel même, afin de comparaître maintenant devant la face de Dieu pour nous ; et il n'y est pas entré non plus pour s'offrir lui-même souvent en sacrifice, comme le grand prêtre entre chaque année dans le sanctuaire avec un sang étranger ; autrement il aurait fallu qu'il souffrît souvent depuis la fondation du monde, tandis que maintenant, à l'époque de la consommation des siècles, il a été manifesté une seule fois pour anéantir le péché par son sacrifice. Et, en tant qu'il est imposé aux hommes de mourir une seule fois, puis après cela d'être jugés, de même aussi Christ, qui s'est une seule fois offert en sacrifice pour enlever les péchés de plusieurs, se montrera une seconde fois, sans péché, à ceux qui l'attendent avec foi pour être sauvés.

Deuxième lecture

1 Thessaloniciens 3

C'est pourquoi, n'y tenant plus, nous avons jugé bon d'être laissé seul à Athènes, et nous avons envoyé Timothée, notre frère et notre coopérateur dans l'évangile de Christ, pour qu'il vous fortifiât, et qu'il vous exhortât dans l'intérêt de votre foi, afin qu'aucun de vous ne se laisse troubler par les tribulations présentes ; car vous savez vous-mêmes que c'est à cela que nous sommes destinés. Et en effet, lorsque nous étions auprès de vous, nous vous prédisions que nous aurions à souffrir la tribulation, comme cela a eu lieu, et comme vous le savez. C'est pourquoi, moi aussi n'y tenant plus, j'ai envoyé afin de savoir ce qui en était de votre foi, craignant que le tentateur ne vous eût tentés et que notre travail ne fût devenu inutile. Mais, Timothée étant récemment revenu vers nous d'auprès de vous, et nous ayant donné de bonnes nouvelles sur votre foi et votre charité, et sur ce que vous conservez un bon et constant souvenir de nous, désirant nous voir comme nous désirons aussi vous voir, nous avons ainsi, frères, été consolés en ce qui vous concerne, au milieu de toute notre épreuve et de toute notre tribulation, grâce à votre foi, car maintenant nous vivons, si vous demeurez fermes dans le Seigneur. Car comment pouvons-nous rendre à Dieu assez d'actions de grâces pour nous-mêmes, à cause de toute la joie que nous éprouvons à votre sujet devant notre Dieu, priant jour et nuit outre mesure, afin de voir votre visage et de réparer les imperfections de votre foi ? Mais que Dieu Lui-même notre Père, et notre Seigneur Jésus, aplanissent notre route pour aller à vous ! Quant à vous, que le Seigneur vous fasse multiplier et abonder en charité les uns envers les autres, et envers tous, comme nous-mêmes envers vous, pour affermir vos cœurs, et les rendre irréprochables en sainteté, devant Dieu notre Père, lors de l'avènement de notre seigneur Jésus avec tous ses saints.

Deuxième lecture

Galates 3:1-14

O Galates inintelligents ! Qui est-ce qui vous a fascinés, vous, devant les yeux desquels a été clairement peint Jésus-Christ crucifié ? Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit, ou par la prédication de la foi ? Etes-vous tellement inintelligents ? Ayant commencé par l'esprit, finirez-vous maintenant par la chair ? Avez-vous fait de si grandes expériences inutilement ? Si ce n'était encore qu'inutilement ! Celui donc qui vous dispense l'Esprit et qui développe en vous des forces miraculeuses, le fait-Il par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ? C'est comme pour Abraham qui crut en Dieu, et auquel cela fut compté pour justice. Reconnaissez donc que ceux qui croient, ceux-là sont fils d'Abraham. Or l'Écriture, prévoyant que c'est par la foi que Dieu justifie les Gentils, a d'avance annoncé à Abraham cette bonne nouvelle : « Toutes les nations seront bénies en toi ; » en sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant ; car tous ceux qui s'en tiennent aux œuvres de la loi, sont placés sous une malédiction, parce qu'il est écrit : « Maudit soit quiconque n'adhère pas à toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi, pour les pratiquer. » Mais, que, sous la loi, personne ne soit justifié devant Dieu, c'est ce qui est évident, car c'est celui qui est juste par la foi qui vivra. Or la loi n'est pas de même nature que la foi, mais, au contraire, c'est celui qui les aura pratiqués qui vivra par eux. Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, en étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois »), afin que la bénédiction donnée à Abraham se réalisât en Jésus-Christ pour les Gentils, afin que nous reçussions par la foi l'Esprit qui a été promis.

Deuxième lecture

Éphésiens 2:1-10

Et vous, qui étiez morts par vos fautes et vos convoitises, dans lesquelles vous avez marché jadis selon le train de ce monde, selon le chef de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la désobéissance, parmi lesquels, nous aussi, nous nous livrions tous jadis aux convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions, par nature, des enfants de colère comme les autres… mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de la grande charité dont Il nous a aimés, nous aussi, qui étions morts par nos fautes et nos convoitises, Il nous a rendus à la vie avec vous en Christ, (c'est par grâce que vous avez été sauvés), et Il nous a ensemble ressuscités et fait asseoir dans les lieux célestes en Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l'excessive richesse de Sa grâce par Sa bonté, dont nous sommes les objets en Christ Jésus. Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ; ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne s'enorgueillisse ; car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Christ Jésus pour de bonnes œuvres, que Dieu a d'avance préparées, afin que ce soit en elles que nous marchions.

Évangile

Luc 3

Or, la quinzième année du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, et Hérode le tétraque de Galilée, tandis que Philippe son frère était tétraque de l'Iturée et de la Trachonite et Lysanias, tétrarque de l'Abilène, sous le pontificat d'Annas et de Caïaphas, la parole de Dieu fut adressée à Jean fils de Zacharie dans le désert, et il parcourut toute la contrée voisine du Jourdain en prêchant un baptême de repentance pour la rémission des péchés, comme il est écrit dans le livre des discours d'Ésaïe le prophète : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. Toute vallée sera comblée, et toute montagne et toute colline seront abaissées ; et ce qui est tortueux sera redressé, et les chemins raboteux deviendront unis. Et toute chair verra le salut de Dieu. » Il disait donc à la foule qui venait se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut de ces pierres-ci susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache même est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. » Et la foule lui demandait : « Qu'avons-nous donc à faire ? » Mais il leur répliquait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a des vivres fasse de même. » Or il vint aussi des publicains pour se faire baptiser, et ils lui dirent : « Maître, qu'avons-nous à faire ? » Mais il leur dit : « N'exigez rien au delà de ce qui vous est prescrit. » Des soldats aussi lui demandaient : « Et nous de notre côté que ferons-nous ? » Et il leur dit : « N'opprimez ni ne vexez personne, et contentez-vous de votre paie. » Mais comme le peuple était dans l'attente, et que tous se demandaient en leurs cœurs relativement à Jean, s'il ne serait point lui-même le Christ, Jean s'adressant à tous leur dit : « Pour moi, je vous baptise d'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'Esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main pour nettoyer son aire et serrer le blé dans son grenier ; mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Tandis donc qu'il évangélisait le peuple, en lui adressant encore plusieurs autres exhortations, Hérode le tétrarque, réprimandé par lui à propos d'Hérodiade la femme de son frère et à propos de toutes les mauvaises actions que lui, Hérode, avait faites, ajouta encore celle-ci à toutes les autres : il fit mettre Jean en prison. Or il advint, pendant que tout le peuple se faisait baptiser, qu'après que Jésus eut aussi été baptisé, et tandis qu'il priait, le ciel s'ouvrit, et que l'Esprit saint descendit sur lui sous forme corporelle, comme une colombe, et qu'une voix vint du ciel : « Tu es Mon Fils bien-aimé, en toi J'ai pris plaisir. » Et Jésus lui-même avait, lorsqu'il commença, environ trente ans, étant fils, comme on le pensait, de Joseph fils d'Héli, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph, fils de Matthathias, fils d'Amos, fils de Nahoum, fils d'Esli, fils de Naggaï, fils de Maath, fils de Matthathias, fils de Sémin, fils de Josech, fils de Joda, fils de Joanam, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, fils de Melchi, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils de Er, fils de Josué, fils d'Élièzer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Éliakim, fils de Méléa, fils de Menna, fils de Metthatha, fils de Natham, fils de David, fils de Jessaï, fils de Jobel, fils de Boos, fils de Sala, fils de Naasson, fils d'Admin, fils d'Arni, fils d'Esron, fils de Pharès, fils de Juda, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils de Thara, fils de Nachor, fils de Serouch, fils de Ragau, fils de Phalek, fils d'Eber, fils de Sala, fils de Kaïnam, fils d'Arphaxad, fils de Sem, fils de Noë, fils de Lamech, fils de Matthousala, fils d'Enoch, fils de Jared, fils de Maléléel, fils de Kaïnan, fils d'Enos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.

Prière du soir — deuxième lecture

Colossiens 4

Maîtres, accordez à vos esclaves ce qui est juste et équitable, sachant que, vous aussi, vous avez un Maître dans le ciel. Persévérez dans la prière, y veillant avec actions de grâces, priant en même temps aussi pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour notre parole, afin d'annoncer le mystère de Dieu, (à cause de qui je suis aussi dans les chaînes), afin que je le manifeste comme il faut que je parle. Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, mettant bien le temps à profit. Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, pour savoir comment il faut répondre à chacun. Vous serez informés de ce qui me concerne par Tychique, le frère bien-aimé, mon fidèle agent, et mon compagnon d'esclavage dans l'œuvre du seigneur, que je vous ai envoyé, précisément afin que vous fussiez instruits de l'état de nos affaires, et qu'il consolât vos cœurs, avec Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est des vôtres. Ils vous informeront de tout ce qui se passe ici. Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, ainsi que Marc le cousin de Barnabas, au sujet duquel vous avez reçu des ordres, (s'il vient chez vous, accueillez-le), et aussi Jésus, surnommé Justus ; ce sont les seuls d'entre les circoncis qui ont travaillé avec moi pour le royaume de Dieu, et ils ont été pour moi un réconfort. Épaphras, l'esclave de Christ Jésus, qui est des vôtres, vous salue ; il lutte constamment pour vous dans ses prières, afin qu'étant parfaits et pleinement persuadés, vous demeuriez soumis à toute volonté de Dieu ; car je lui rends le témoignage qu'il a de grands soucis pour vous, ainsi que pour ceux qui sont à Laodicée, et à Hiérapolis. Lucas, le médecin bien-aimé, vous salue, ainsi que Démas. Saluez les frères qui sont à Laodicée, et Nympha, et l'assemblée qui se tient chez elle. Puis, quand cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu'elle soit aussi lue dans l'église des Laodicéens, et que, de votre côté, vous lisiez celle de Laodicée, et dites à Archippe : « Fais attention au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, afin de le bien remplir. » La salutation de la main de moi, Paul : Souvenez-vous de mes chaînes. Que la grâce soit avec vous !

Évangile

Marc 4:1-20

Et il commença à enseigner près de la mer. Et une foule très nombreuse se rassemble autour de lui, en sorte qu'étant monté sur une barque il s'assit dans la mer, et toute la foule se tenait près de la mer sur le rivage. Et il leur enseignait beaucoup de choses sous forme de paraboles, et il leur disait dans son enseignement : « Écoutez, voici, le semeur sortit pour semer, et il advint, pendant qu'il semait, qu'une partie tomba le long du chemin, et les oiseaux vinrent et la mangèrent toute. Et une autre partie tomba sur le sol rocailleux et là où elle n'avait pas beaucoup de terre, et aussitôt elle leva parce qu'elle n'avait pas un sol profond ; et, quand le soleil se fut levé, elle fut brûlée, et, comme elle n'avait pas de racine, elle sécha. Et une autre partie tomba dans les épines, les épines montèrent et l'étouffèrent, et elle ne donna pas de fruit. Et une autre partie tomba dans la bonne terre, et elle donnait du fruit qui montait et grandissait, et elle rapportait à raison de trente, et à raison de soixante, et à raison de cent. » Et il disait : « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ! » Et lorsqu'il fut seul, ceux qui l'entouraient avec les douze l'interrogeaient sur les paraboles ; et il leur disait : « C'est à vous qu'a été donné le mystère du royaume de Dieu, mais pour ceux-là, qui sont du dehors, tout se passe en parabole, afin qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point, et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu'ils ne se convertissent et qu'il ne leur soit pardonné. » Et il leur dit : « Vous ignorez le sens de cette parabole, et comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? Le semeur sème la parole ; mais ceux qui se trouvent le long du chemin là où la parole est semée, sont ceux qui, lorsqu'ils l'ont entendue, aussitôt survient Satan, et il enlève la parole qui a été semée en eux. Et de même ceux qui sont semés sur les endroits rocailleux, sont ceux qui, lorsqu'ils ont entendu la parole, aussitôt la reçoivent avec joie, et ils n'ont pas de racine en eux-mêmes, mais ils sont sans persistance ; ensuite s'il est survenu une tribulation ou une persécution à cause de la parole, ils trébuchent aussitôt. Et d'autres sont ceux qui sont semés dans les épines ; ce sont ceux qui ont écouté la parole, et les soucis du siècle et le faux attrait de la richesse et les autres genres de convoitises s'introduisent et se réunissent pour étouffer là parole, et elle devient stérile, Et ceux qui ont été semés sur la bonne terre, sont ceux qui entendent la parole et la reçoivent ; et ils donnent du fruit à raison de trente, et de soixante, et de cent. »

Évangile

Luc 6:43-49

Il n'y a pas en effet de bon arbre qui produise du fruit pourri, ni, d'un autre côté, d'arbre pourri qui produise du bon fruit ; car chaque arbre se connaît à son propre fruit ; en effet ce n'est pas sur des épines qu'on recueille des figues, ni sur un buisson qu'on vendange du raisin. L'homme bon du bon trésor de son cœur tire le bien, et le méchant du mauvais tire le mal ; car c'est par ce qui déborde du cœur que sa bouche parle. Mais pourquoi m'appelez-vous : « Seigneur, Seigneur ! » et ne faites-vous pas ce que je dis ? Quiconque vient à moi, et écoute mes paroles, et les met en pratique, je vous montrerai à qui il ressemble. Il ressemble à un homme qui bâtit une maison, lequel a foui et profondément creusé, et placé la fondation sur le roc ; mais une inondation étant survenue, le fleuve a fait irruption contre cette maison-là, et il n'a pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui qui a écouté et n'a pas mis en pratique ressemble à un homme qui a bâti une maison sur la terre sans fondation ; le fleuve a fait irruption contre elle, et aussitôt elle est tombée, et l'écroulement de cette maison-là a été grand. »

Évangile

Marc 11

Et quand ils arrivent près de Jérusalem, à Bedphagé et à Béthanie, vers la montagne des Oliviers, il dépêche deux de ses disciples, et leur dit : « Allez dans le village, qui est en face de vous, et dès que vous y serez entrés vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est encore assis ; détachez-le et amenez-le ; et si quelqu'un vous dit : Pourquoi faites-vous cela ? dites : Le Seigneur en a besoin, et il le renvoie aussitôt ici. » Et ils s'en allèrent, et ils trouvèrent un ânon attaché près d'une porte, au dehors, sur la place, et ils le détachèrent ; et quelques-uns de ceux qui se trouvaient là leur disaient : « Pourquoi détachez-vous cet ânon ? » Et eux leur répondirent comme Jésus l'avait dit ; et ils les laissèrent faire. Et ils amènent l'ânon à Jésus, et ils jettent sur lui leurs manteaux, et il s'assit sur lui ; et plusieurs étendirent leurs manteaux sur le chemin, et d'autres des rameaux qu'ils avaient coupés dans les champs ; et ceux qui précédaient et ceux qui suivaient s'écriaient :« Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le royaume qui arrive de notre père David ! Hosanna dans les lieux très hauts ! » Et il entra à Jérusalem dans le temple ; et après avoir porté ses regards sur tout ce qui l'entourait, comme le soir était déjà venu, il repartit pour Béthanie avec les douze. Et le lendemain, après qu'ils furent sortis de Béthanie, il eut faim ; et ayant vu de loin un figuier couvert de feuilles, il s'approcha pour voir si peut-être il y trouverait quelque chose ; et après s'en être approché il n'y trouva rien que des feuilles, car ce n'était pas le moment des figues. Et prenant la parole, il lui dit : « Que personne ne mange plus jamais de toi aucun fruit. » Et ses disciples l'entendaient. Et ils arrivent à Jérusalem. Et lorsqu'il fut entré dans le temple, il se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs, et les sièges de ceux qui vendaient les colombes ; et il ne permettait pas que personne transportât aucun ustensile au travers du temple ; et il enseignait et disait : « N'est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière par toutes les nations ; mais vous, vous en avez fait une caverne de brigands ? » Et les grands prêtres et les scribes l'entendirent, et ils cherchaient comment ils pourraient le faire périr ; car ils le craignaient, parce que toute la foule était stupéfaite de son enseignement. Et lorsque le soir fut venu, ils sortaient de la ville. Et en repassant le matin, ils virent le figuier séché jusques aux racines. Et Pierre s'étant ressouvenu lui dit : « Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché. » Et Jésus leur réplique : « Ayez foi en Dieu ! En vérité je vous déclare que celui qui aura dit à cette montagne : Déplace-toi et te jette dans la mer ; et qui n'aura point douté en son cœur, mais qui croit que ce qu'il dit se fait, cela se réalisera pour lui. C'est pourquoi je vous le déclare : tout ce que vous implorez et demandez, croyez que vous l'avez reçu, et cela se réalisera pour vous. Et lorsque vous serez debout pour prier, pardonnez si vous avez quelque chose contre quelqu'un, afin que votre Père aussi qui est dans les cieux vous pardonne vos fautes. » [ Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans le cieux, ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.] Et ils arrivent derechef à Jérusalem, et pendant qu'il se promenait lui-même dans le temple les grands prêtres et les scribes et les anciens viennent à lui, et ils lui disaient : « En vertu de quelle autorité fais-tu ces choses ? Ou qui est-ce qui t'a donné cette autorité pour faire ces choses ? » Mais Jésus leur dit : « Je vous adresserai une seule question ; et répondez-moi, et je vous dirai en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Et ils réfléchissaient entre eux, en disant : « Si nous disons : du ciel, il dira : Pourquoi donc ne l'avez-vous pas cru ? Au contraire, disons-nous : des hommes ?…  » Ils craignaient la foule, car tous tenaient Jean pour avoir été réellement un prophète. Et ils répliquent à Jésus : « Nous ne savons. » Et Jésus leur dit : « Moi non plus je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ces choses. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.