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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Romains 14:1-9

Quant à celui qui est faible en sa persuasion, accueillez-le sans en venir à des querelles d'opinion : l'un croit pouvoir manger de tout, tandis que celui qui est faible ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas ; mais que celui qui ne mange pas ne condamne pas celui qui mange, car Dieu l'a pris à Son service. Qui es-tu, toi qui condamnes un serviteur étranger ? Qu'il reste debout ou qu'il tombe, cela regarde son propre maître ; mais il restera debout, car son maître a le pouvoir de le faire tenir droit. L'un distingue un jour d'un autre jour, tandis que l'autre tient tous les jours pour égaux ; que chacun soit dans sa propre intelligence pleinement persuadé. Celui qui met de l'importance à tel ou tel jour le fait pour le Seigneur ; et celui qui mange mange pour le Seigneur, car il rend grâces à Dieu ; et celui qui ne mange pas le fait en vue du Seigneur, et il rend grâces à Dieu. En effet nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même ; car, soit que nous vivions, nous vivons pour le Seigneur ; soit que nous mourions, nous mourons pour le Seigneur ; soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous appartenons au Seigneur ; car Christ est mort et il a vécu afin de régner et sur les morts et sur les vivants,

Première lecture

Exode 19

A la troisième nouvelle lune après leur sortie du pays d'Egypte, ce jour-là les enfants d'Israël entrèrent dans le désert de Sinaï. Étant donc partis de Raphidim, ils arrivèrent au désert de Sinaï et campèrent dans le désert, et Israël y campa en face de la montagne. Or Moïse était monté vers Dieu : et l'Éternel l'appela de la montagne et dit : Adresse ces paroles à la maison de Jacob, et cette déclaration aux enfants d'Israël : Vous avez vu ce que j'ai fait à l'Egypte, et comment je vous ai portés sur les ailes de l'aigle et amenés vers moi. Eh bien ! si vous êtes dociles à ma voix et gardez mon alliance, vous serez ma propriété de préférence à tous les peuples, car toute la terre est à moi, et vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et un peuple saint. Telles sont les paroles que tu adresseras aux enfants d'Israël. Moïse vint donc et convoqua les Anciens du peuple, et il mit sous leurs yeux toutes les choses dont l'Éternel l'avait chargé. Et tout le peuple répondit unanimement en ces termes : Nous ferons tout ce qu'a dit l'Éternel. Et Moïse rapporta à l'Éternel les paroles du peuple. Puis l'Éternel dit à Moïse : Voici, je viendrai à toi dans un nuage épais, afin que le peuple entende quand je parlerai avec toi, et qu'il ait en toi une confiance éternelle. Et Moïse exposa à l'Éternel les paroles du peuple. Et l'Éternel dit à Moïse : Va vers le peuple et sanctifie-les aujourd'hui et demain ; et qu'ils lavent leurs manteaux. Et qu'ils se tiennent prêts pour le troisième jour ; car le troisième jour l'Éternel descendra à la vue de tout le peuple sur le mont de Sinaï. Et tu parqueras le peuple de tous côtés, et tu diras : Prenez garde de monter à la montagne, et d'en toucher la limite ; quiconque touchera la montagne sera mis à mort. Nulle main ne la touchera sous peine d'être lapidé ou passé par les armes, et pour l'animal et pour l'homme il y va de sa vie. Dès que la trompette sonnera, ils monteront à la montagne. Et Moïse redescendit de la montagne vers le peuple, et il sanctifia le peuple et ils lavèrent leurs manteaux. Et il dit au peuple : Soyez prêts pour le troisième jour, et abstenez-vous de femme. Et le troisième jour au matin il y eut des tonnerres et des éclairs, et un nuage épais couvrait la montagne, et la trompette sonnait avec une grande force, et tout le peuple qui était dans le camp trembla. Et Moïse conduisit le peuple hors du camp à la rencontre de Dieu, et ils prirent place au pied de la montagne. Or tout le mont de Sinaï se couvrit de fumée en face de l'Éternel qui y descendait au milieu du feu ; et la fumée s'en élevait comme une fumée de fournaise, et toute la montagne branlait fortement. Et la trompette allait sonnant en éclats plus bruyants ; Moïse parlait et Dieu lui répondait dans le tonnerre. Et l'Éternel descendit sur le mont de Sinaï, sur la cime de la montagne, et l'Éternel appela Moïse sur la cime de la montagne et Moïse monta. Alors l'Éternel dit à Moïse : Descends, [et somme le peuple de ne pas percer jusqu'à l'Éternel pour voir ;] ce qui en ferait tomber un grand nombre. Que de même les prêtres qui ont accès auprès de l'Éternel, se sanctifient, de peur que l'Éternel n'exerce des ravages parmi eux. Et Moïse dit à l'Éternel : Le peuple ne saurait monter à la montagne de Sinaï, car tu nous as fait cette sommation : Parque la montagne et la sanctifie. Et l'Éternel lui dit : Va, descends, puis remonte, toi et Aaron qui t'accompagne ; mais les prêtres et le peuple ne s'ouvriront pas un passage pour monter vers l'Éternel, de peur qu'il n'exerce des ravages parmi eux. Et Moïse descendit auprès du peuple, à qui il parla.

Première lecture

Nombres 13:1-33

Là l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Envoie des hommes pour reconnaître le pays de Canaan que je donne aux enfants d'Israël : vous enverrez un homme par Tribu, chacun pour celle de ses pères, et pris parmi leurs Princes. Alors Moïse les envoya du désert de Paran sur l'ordre de l'Éternel : il n'y avait que des hommes, chefs des enfants d'Israël. Or voici leurs noms : pour la Tribu de Ruben, Sammua, fils de Zaccur ; pour la Tribu de Siméon, Saphat, fils de Hori ; pour la Tribu de Juda, Caleb, fils de Jephunneh ; pour la Tribu de Issaschar, Jighal, fils de Joseph ; pour la Tribu d'Éphraïm, Hosée, fils de Nun ; pour la Tribu de Benjamin, Palti, fils de Raphu ; pour la Tribu de Zabulon, Gaddiel, fils de Sodi ; pour la Tribu de Joseph, la Tribu de Manassé, Gaddi, fils de Susi ; pour la Tribu de Dan, Ammiel, fils de Gmalli ; pour la Tribu d'Asser, Sthur, fils de Michaël ; pour la Tribu de Nephthali, Nachbi, fils de Vophsi ; pour la Tribu de Gad, Ghuel, fils de Machi. Tels, sont les noms des hommes envoyés par Moïse pour reconnaître le pays. Or Moïse donna à Hosée, fils de Nun, le nom de Josué. En les envoyant reconnaître le pays de Canaan, Moïse leur dit : Gagnez-en par ici le Midi, puis montez aux montagnes, et voyez ce qu'est le pays et le peuple qui l'habite, s'il est fort ou faible, peu nombreux ou considérable, et ce qu'est le pays où il habite, s'il est bon ou mauvais, et ce que sont les villes où ils habitent, s'ils ont des camps ou des forteresses, et ce qu'est le sol, s'il est gras ou maigre, boisé ou non. Et ayez bon courage et rapportez des fruits du pays. Or c'était l'époque des primeurs du raisin. Ils allèrent donc et reconnurent le pays depuis le désert de Tsin jusqu'à Rechob du côté de Hamath. Et ils gagnèrent le Midi et pénétrèrent jusqu'à Hébron, et là étaient Ahiman, Sesaï et Thalmaï, enfants de Anak. Or Hébron avait été bâtie sept ans avant Tsoan en Egypte. Et ils pénétrèrent jusque dans la vallée d'Escol et ils y coupèrent un pampre avec une grappe de raisin qu'ils portèrent à deux au moyen d'une gaule ; ils prirent aussi des grenades et des figues. Ce lieu reçut le nom de Vallée d'Escol (vallée de la grappe) à cause de la grappe qu'y avaient cueillie les enfants d'Israël. Et ayant reconnu le pays ils furent de retour au bout de quarante jours. Étant donc arrivés ils se rendirent auprès de Moïse et d'Aaron et de toute l'Assemblée des enfants d'Israël au désert de Paran vers Cadès, et ils leur rendirent compte ainsi qu'à toute l'Assemblée et leur montrèrent les fruits du pays. Et ils lui firent leur récit et dirent : Nous avons pénétré dans le pays où tu nous as envoyés : oui, c'est une terre découlante de lait et de miel, et en voici les fruits. Seulement le peuple qui habite le pays est vigoureux, et les villes, fortes et très grandes, et nous y avons vu aussi les enfants d'Anak. Amalek habite le Midi du pays, et les Héthiens et les Jébusites et les Amoréens la montagne, et les Cananéens vers la mer et le long du Jourdain. Alors Caleb imposa silence au peuple à l'égard de Moïse et dit : Marchons, marchons ! faisons-en la conquête, car nous en serons maîtres. Mais les hommes qui l'avaient accompagné dirent : Nous ne saurions marcher contre ce peuple, car il est plus fort que nous. Et ils décrièrent le pays qu'ils avaient reconnu, en répandant chez les enfants d'Israël ces propos : Le pays que nous avons parcouru pour le reconnaître, est un pays qui dévore ses habitants, et tout le peuple que nous y avons vu, est de taille élevée. Et là nous avons vu des géants, enfants d'Anak, de la race des géants ; et nous nous semblions des sauterelles, et nous leur semblions tels.

Prière du matin — première lecture

Deutéronome 34

Et Moïse monta des plaines de Moab au mont Nébo, sommité du Pisga, vis-à-vis de Jéricho, et l'Éternel lui fit regarder tout le pays, Galaad jusqu'à Dan, et tout Nephthali, et le pays d'Ephraïm et de Manassé, et tout le pays de Juda jusqu'à la Mer occidentale et le Midi et le District [du Jourdain], la vallée de Jéricho, ville des palmiers, jusqu'à Tsohar. Et l'Éternel lui dit : Tel est le pays que j'ai promis par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob en disant : Je le donnerai à ta race. Je te l'ai fait regarder de tes yeux, mais tu n'y passeras point. Et ainsi mourut là Moïse, serviteur de l'Éternel, dans le pays de Moab, par l'ordre de l'Éternel. Et Il l'ensevelit dans la vallée, au pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Pehor, et personne n'a connu son tombeau jusqu'aujourd'hui. Or Moïse à sa mort était âgé de cent vingt ans ; ses yeux ne s'étaient point éteints, et il n'avait point perdu ses forces. Et les enfants d'Israël pleurèrent Moïse dans les plaines de Moab pendant trente jours ; et ils accomplirent le temps des pleurs et du deuil de Moïse. Et Josué, fils de Nun, fut rempli de l'esprit de sagesse, car Moïse avait imposé ses mains sur lui et les enfants d'Israël lui obéirent et se conformèrent aux ordres que l'Éternel avait donnés à Moïse. Et il ne parut plus en Israël de prophète pareil à Moïse (que l'Éternel connaissait face en face) sous le rapport de tous les signes et miracles que l'Éternel lui avait donné la mission d'opérer dans le pays d'Egypte sur Pharaon et tous ses serviteurs et tout son pays, et sous le rapport de toute la main puissante et de tous les actes grands et terribles que Moïse exécuta aux yeux de tout Israël.

Épître

Ésaïe 1:16-19

Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la malice de vos actions, cessez de mal faire, apprenez à bien faire, recherchez la droiture, redressez l'iniquité, faites droit à l'orphelin, défendez la veuve ! Venez et plaidons, dit l'Éternel. Si vos péchés sont comme le vermillon, ils deviendront blancs comme la neige ; s'ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront tels que la laine. Si vous avez la volonté et l'obéissance, vous vous nourrirez des biens du pays ;

Première lecture

Ésaïe 49

Îles, écoutez-moi, et prêtez attention, peuples reculés ! L'Éternel m'appela dès le sein maternel ; j'étais encore dans les flancs de ma mère, qu'il nommait mon nom. Il donna à ma bouche le tranchant de l'épée, de l'ombre de sa main Il me couvrit, Il fit de moi un trait acéré, et Il me cacha dans son carquois. Et Il me dit : Tu es mon serviteur, Israël en qui je ferai éclater ma gloire. Mais je dis : En vain j'ai travaillé, vainement et pour rien j'ai consumé mes forces ; mais mon bon droit est par devers l'Éternel, et mon salaire par devers mon Dieu. Or maintenant l'Éternel parle, lui qui me forma dès le sein maternel, pour être son serviteur, pour ramener à lui Jacob, et Israël qui n'est pas recueilli ; et aux yeux de l'Éternel je suis honoré, et mon Dieu est ma force… Il dit : C'est trop peu que tu sois mon serviteur, pour relever les tribus de Jacob et ramener les restes conservés d'Israël ; je t'établis lumière des nations, pour que tu portes mon salut jusqu'au bout de la terre. Ainsi parle l'Éternel, rédempteur d'Israël, son Saint, à celui que tous méprisent, qui inspire l'horreur au peuple, au serviteur des dominateurs : Des rois le verront et se lèveront, et des princes s'inclineront devant lui, pour l'amour de l'Éternel qui est fidèle, du Saint d'Israël qui t'a choisi. Ainsi parle l'Éternel : Au temps de la grâce je t'exaucerai, et au jour du salut je te serai en aide : je te garderai et te ferai médiateur de l'alliance de mon peuple, pour relever le pays et répartir les héritages désolés, pour dire aux prisonniers : « Sortez ! » et à ceux qui sont dans les ténèbres : « Paraissez au jour ! » Sur les chemins ils trouveront une pâture, et sur les coteaux nus leur pâturage. Ils ne seront point affamés, et point altérés ; le hâle ni le soleil ne les accablera ; car Celui qui a pitié d'eux les mène, et Il les conduit aux eaux jaillissantes. Et je changerai tous mes monts en chaussées, et mes chemins seront élevés. Voici, les uns arrivent des lointains pays, et voici, les autres du septentrion et de l'occident, et d'autres du pays de Sinim. Cieux, soyez dans l'allégresse ! terre, réjouis-toi ! et vous montagnes, éclatez en acclamations ! car l'Éternel console son peuple et de ses malheureux Il prend pitié. Sion dit : « L'Éternel m'abandonne et le Seigneur m'oublie. » – Une femme oublie-t-elle son nourrisson, perdant sa tendresse pour le fruit de ses entrailles ? Quand elle pourrait l'oublier, moi je ne t'oublierai pas. Voici, je t'ai gravée sur mes mains ; tes murs me sont toujours présents. Tes fils accourent, tes destructeurs et tes désolateurs s'enfuient. Porte les yeux de toutes parts et regarde ! tous ils s'assemblent et s'acheminent vers toi. Par ma vie, dit l'Éternel, oui, tu les porteras tous comme une parure, tu t'en ceindras comme une fiancée. Quant à tes ruines et à ton sol désolé, et à ton pays ravagé, tu seras trop étroite pour tant d'habitants, et tes exterminateurs se sont éloignés. Les fils dont tu fus privée, de ces mots frapperont encore tes oreilles : La place est pour moi trop étroite, serre-toi contre moi, pour que je puisse me loger. Et tu diras en ton cœur : Qui me les a engendrés ? car j'étais sans enfants et stérile, chassée et répudiée ! et ceux-ci, qui les a élevés ? Voici, j'étais restée seule ! ceux-ci, où étaient-ils ? – Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, je lèverai ma main en signe aux nations, et pour les peuples je dresserai mon étendard, afin qu'ils rapportent tes fils sur leurs bras, et que sur leurs épaules ils ramènent tes filles. Et des rois seront tes nourriciers, et leurs princesses tes nourrices ; la face contre terre ils tomberont devant toi, et baiseront la poussière de tes pieds, et tu reconnaîtras que je suis l'Éternel, qui ne confonds point ceux qui se confient en moi. « Au puissant, arracherait-on une proie, et les captifs d'un juste échapperaient-ils ? » Oui, dit l'Éternel, même les captifs du puissant seront arrachés, et la proie d'un furieux, échappera, et avec tes ennemis j'engagerai le combat, et je délivrerai tes fils. Et je ferai à tes oppresseurs manger leur propre chair, et comme de vin ils s'enivreront de leur sang, et toute chair reconnaîtra que je suis l'Éternel, ton sauveur et ton rédempteur, le héros de Jacob.

Prière du matin — deuxième lecture

Luc 21

Et ayant levé les yeux, il vit les riches qui jetaient dans le trésor leurs offrandes ; mais il vit une certaine veuve indigente qui y jetait deux pites, et il dit : « En vérité je vous déclare que cette veuve pauvre a jeté plus que personne, car tous ceux-là ont jeté de leur superflu dans les offrandes, tandis que cette femme a jeté, de son dénuement, tout ce qu'elle avait pour sa subsistance. » Et quelques personnes disant à propos du temple, qu'il était orné de belles pierres et d'offrandes, il dit : « Ces choses que vous voyez…, des jours viendront où il ne sera laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie. » Mais ils l'interrogèrent, en disant : « Maître, quand donc cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe qui indiquera que ces choses sont sur le point d'arriver ? » Or il dit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer ; car plusieurs viendront en mon nom, disant : « C'est moi qui le suis, et le moment approche ; » ne vous mettez pas à leur suite. Mais quand vous entendrez parler de guerres et de révolutions, ne vous en effrayez pas, car il faut que cela arrive premièrement, mais ce n'est pas tout aussitôt la fin. » Alors il leur disait : « Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; et il y aura de grands tremblements de terre, et place par place des pestes et des famines ; et il y aura des phénomènes effrayants et de grands signes qui viendront du ciel ; mais avant toutes ces choses ils mettront les mains sur vous, et ils vous persécuteront, vous livrant aux synagogues et vous jetant en prison, vous traînant devant des rois et des gouverneurs à cause de mon nom. Cela sera pour vous l'occasion d'un témoignage ; mettez donc en vos cœurs de ne pas songer d'avance à votre défense, car c'est moi qui vous donnerai une bouche et une sagesse, à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister ni répliquer. Mais vous serez livrés même par vos parents, et par vos frères, et par des membres de votre famille, et par des amis, et ils en mettront à mort d'entre vous, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; et pas un cheveu de votre tête ne sera certainement perdu ; c'est par votre patience que vous vous mettrez en possession de vos âmes. « Mais quand vous aurez vu Jérusalem investie par les armées, alors sachez que sa dévastation est proche. Alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes, et que ceux qui sont au milieu de la ville se retirent, et que ceux qui sont dans les campagnes n'y rentrent pas ; car ce sont là des jours de châtiment, afin que tout ce qui a été écrit s'accomplisse. Malheur à celles qui sont enceintes et à celles qui allaitent en ces jours-là ! Car il y aura une grande calamité sur la terre et de la colère contre ce peuple, et ils tomberont par le fil de l'épée, et ils seront emmenés captifs chez toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les Gentils, tant que dureront les temps des Gentils et jusques à ce qu'ils soient accomplis. « Et il y aura des signes dans le soleil, la lune et les astres, et sur la terre de l'angoisse parmi les nations inquiètes du fracas de la mer et des flots, les hommes expirant de frayeur à l'attente de ce qui menace la terre, car les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors ils verront le fils de l'homme venant dans une nuée avec beaucoup de puissance et de gloire. Mais quand ces choses commenceront à se réaliser, redressez-vous et levez la tête, car votre délivrance approche. » Et il leur dit une parabole : « Voyez le figuier et tous les arbres : quand ils ont commencé à pousser, vous savez d'après eux en les regardant que déjà l'été est proche. De même, vous aussi, quand vous aurez vu ces choses se réaliser, sachez que le royaume de Dieu est proche. En vérité je vous déclare que cette génération-ci ne disparaîtra certainement point, jusques à ce que tout se soit réalisé. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point. Mais prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne s'appesantissent dans les excès, dans l'ivresse, et dans les soucis de la vie, et que ce jour-là ne vous surprenne tout à coup comme un filet ; car il surprendra tous ceux qui habitent la surface de toute la terre ; mais veillez, priant en tout temps, afin que vous puissiez échapper à toutes ces choses qui doivent survenir, et vous trouver debout en présence du fils de l'homme. » Or, pendant le jour, il enseignait dans le temple, mais tous les soirs il sortait pour passer la nuit sur la montagne appelée Bois d'oliviers ; et tout le peuple venait de bon matin vers lui dans le temple pour l'entendre.

Psaume responsorial

Psaumes 117

Louez l'Éternel, vous toutes les nations ; glorifiez-le, vous tous les peuples ! Car sa grâce puissamment nous protège, et la fidélité de l'Éternel dure éternellement. Alléluia !

Évangile

Jean 9:1-38

Et en passant il vit un homme aveugle de naissance ; et ses disciples l'interrogèrent en disant : « Rabbi, qui est-ce qui a péché, celui-ci ou ses parents, pour qu'il naquît aveugle ? » Jésus répliqua : « Ni celui-ci ni ses parents n'ont péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu fussent manifestées en lui ; il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m'a envoyé, pendant qu'il est jour ; la nuit vient où personne ne peut travailler ; pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Après avoir dit cela, il cracha à terre et fit de la boue avec cette salive, et il lui appliqua la boue qu'il avait faite sur les yeux, et il lui dit : « Va te laver dans la piscine de Siloam », (ce qui se traduit par envoyé). Il s'en alla voyant clair. Les voisins donc et ceux qui le voyaient auparavant faire le métier de mendiant, disaient : « N'est-ce pas celui qui était assis et qui mendiait ? » D'autres disaient : « C'est lui. » D'autres disaient : « Non, mais il lui ressemble. » Pour lui il disait : « C'est bien moi. » Ils lui dirent donc : « Comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répliqua : « L'homme qui est appelé Jésus a fait de la boue, et il a oint mes yeux, et il m'a dit : Va à Siloam, et lave-toi. M'en étant donc allé, après m'être lavé j'ai recouvré la vue. » Et ils lui dirent : « Où est-il ? » Il dit : « Je ne sais pas. » Ils le conduisent auprès des pharisiens, lui qui naguère était aveugle. Or c'était un jour de sabbat que celui où Jésus avait fait la boue et lui avait ouvert les yeux. Les pharisiens aussi lui demandaient donc derechef comment il avait recouvré la vue ; et il leur dit : « Il m'a appliqué de la boue sur les yeux, et je me suis lavé, et je vois. » Quelques-uns des pharisiens disaient donc : « Ce n'est pas de la part de Dieu que vient cet homme, car il n'observe pas le sabbat. » D'autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles ? » Et il y eut dissentiment parmi eux. Ils disent donc derechef à l'aveugle : « Toi, que dis-tu de lui, pour t'avoir ouvert les yeux ? » Et il dit : « C'est un prophète. » Les Juifs donc ne crurent pas qu'il eût été aveugle et qu'il eût recouvré la vue, jusques à ce qu'ils eussent appelé les parents de celui-là même qui avait recouvré la vue, et ils leur demandèrent : « Celui-ci est-il votre fils que vous dites être né aveugle ? Comment donc voit-il maintenant ? » Ses parents répliquèrent donc : « Nous savons que celui-ci est notre fils, et qu'il est né aveugle ; mais comment il voit maintenant, nous ne le savons pas ; ou bien qui est-ce qui lui a ouvert les yeux, c'est quant à nous ce que nous ne savons pas ; interrogez-le lui-même, il a de l'âge, il parlera lui-même de ce qui le concerne. » Ses parents s'exprimèrent ainsi parce qu'ils craignaient les Juifs ; car déjà les Juifs s'étaient entendus afin que si quelqu'un le reconnaissait pour le Christ, il fût mis au ban de la synagogue. C'est pour cela que ses parents dirent : « il a de l'âge, interrogez-le lui-même. » Ils appelèrent donc une seconde fois l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ; nous savons que cet homme-là est un pécheur. » L'autre répliqua donc : « Si c'est un pécheur, je n'en sais rien ; je sais une seule chose, c'est qu'ayant été aveugle, maintenant je vois. » Ils lui dirent donc : « Que t'a-t-il fait ? Comment t'a-t-il ouvert les yeux ? » Il leur répliqua : « Je vous l'ai déjà dit, et vous ne l'avez pas écouté ; pourquoi donc voulez-vous l'entendre derechef ? Est-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples ? » Et ils l'injurièrent et dirent : « C'est toi qui es le disciple de cet homme-là ; mais pour nous c'est de Moïse que nous sommes les disciples ; nous savons que Dieu a parlé à Moïse, mais pour celui-là nous ne savons d'où il vient. » L'homme leur répliqua : « Après ce qui s'est passé il est en effet étrange que vous ne sachiez d'où il vient, et cependant il a ouvert mes yeux : nous savons que Dieu n'écoute point les pécheurs, mais si quelqu'un est pieux et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il écoute ; jamais on n'a ouï dire que personne eût ouvert les yeux d'un aveugle-né. Si celui-ci n'était pas venu de la part de Dieu, il ne pouvait rien faire. » Ils lui répliquèrent : « Tu es né tout rempli de péchés, et tu nous fais la leçon ! » Et ils l'expulsèrent. Jésus apprit qu'ils l'avaient expulsé, et l'ayant rencontré il dit : « Est-ce que tu crois au fils de l'homme ? » « Et qui est-il, » dit-il, « Seigneur, afin que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Non seulement tu l'as vu, mais celui-là même qui parle avec toi, c'est lui. » L'autre dit : « Je crois, Seigneur, » et il l'adora.

Psaume responsorial

Psaumes 48

Cantique des fils de Coré. L'Éternel est grand et digne d'être loué, dans la cité de notre Dieu, sur sa montagne sainte. Délices de toute la terre, le mont de Sion s'élève magnifique, sur ses flancs au Nord il porte la ville du grand Roi. Dieu pour ses palais s'est montré un rempart. Car voici, les rois se liguèrent : ensemble ils disparurent. Ils virent, et furent aussitôt éperdus, ils prirent l'épouvante, et s'enfuirent ; là même ils furent saisis du tremblement, des angoisses de l'enfantement, au souffle du vent d'Orient, qui fracasse les navires de Tarsis. Ce qu'on nous avait dit, nous l'avons vu nous-mêmes dans la ville de l'Éternel des armées, ville de notre Dieu ; Dieu la maintient à jamais. (Pause) O Dieu, nous pensons à ta grâce dans l'enceinte de ton temple. Que ta louange, ô Dieu, aussi bien que ton nom, retentisse jusqu'aux bouts de la terre ! De justice ta droite est remplie. La montagne de Sion est dans la joie, et les filles de Juda dans l'allégresse, à cause de tes jugements. Faites le tour de Sion et de son enceinte, comptez ses tours, examinez son fossé, faites la revue de ses palais, pour en parler à la race future ! Car ce Dieu est notre Dieu pour toujours, à jamais : Il nous conduira jusqu'à la mort.

Psaume responsorial

Psaumes 69

Au maître chantre. En schoschanim. De David.Sauve-moi, ô Dieu, car les eaux m'envahissent au péril de ma vie ! Je suis plongé dans un bourbier profond, où je ne puis prendre pied ; je suis enfoncé dans les eaux profondes, et les flots me submergent. Je suis las à force de crier, mon gosier est brûlant ; mes yeux se consument, dans l'attente de mon Dieu. Ceux qui me sont gratuitement hostiles, surpassent en nombre les cheveux de ma tête ; mes destructeurs, mes fourbes ennemis se sont renforcés ; je dois restituer ce que je n'ai point dérobé. O Dieu, tu connais ma folie, et mes délits ne te sont point cachés. Ne permets pas que je sois une cause de confusion pour ceux qui se confient en toi, Seigneur, Éternel des armées, ni une cause de honte pour tes adorateurs, Dieu d'Israël ! Car c'est à cause de toi que je souffre l'opprobre, et que la honte recouvre mon visage. Je suis devenu un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère. Car le zèle de ta maison me consume, et les outrages de ceux qui t'outragent, tombent sur moi. Et je pleure et je jeûne ; mais cela me tourne à opprobre ; et je prends pour habit le cilice, par là je donne lieu à leurs satires. Je suis l'entretien de ceux qui sont assis aux Portes, et ils disent contre moi les chansons des buveurs. Cependant ma prière s'élève à toi, Éternel ! Que le temps soit propice, ô Dieu, par ta grande bonté ! Exauce-moi par ta fidélité secourable ! Retire-moi du bourbier, et ne m'y laisse pas enfoncer ! Que je sois sauvé de mes ennemis, et du gouffre des eaux ! Ne me laisse pas submerger par les flots, ni engloutir par l'abîme ; et que le puits ne referme pas sa bouche sur moi ! Exauce-moi, Éternel, car ta grâce est excellente : en tes grandes compassions tourne les yeux vers moi, et ne cache pas ta face à ton serviteur ! Car je suis angoissé ; hâte-toi, réponds-moi ! Rapproche-toi de mon âme, rachète-là ! A cause de mes ennemis sauve-moi ! Tu connais mon opprobre, et ma honte, et mon ignominie, tu as sous les yeux tous mes adversaires. Les outrages ont brisé mon cœur, et je suis malade ; j'attends de la pitié, et il n'en est point pour moi, et des consolateurs, et je n'en trouve aucun. Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et pour calmer ma soif, ils m'abreuvent de vinaigre. Que leur propre table leur soit un piège, et un filet dans leur sécurité ! Que leurs yeux obscurcis cessent de voir ! et fais que leurs reins toujours soient mal affermis ! Verse sur eux ta colère, et que le feu de ton courroux les atteigne ! Que leurs campements soient désolés, et qu'en leurs tentes il n'y ait point d'habitants ! Car ils persécutent celui que tu as frappé, et ils narrent les douleurs de ceux que tu as percés. Fais qu'ils ajoutent crime à crime, et qu'ils n'arrivent pas à ta justice ! Qu'ils soient effacés du livre des vivants, et qu'avec les justes ils ne soient point inscrits ! Cependant je suis affligé et souffrant : ton secours, ô Dieu, me mettra en lieu sûr. Je louerai le nom de Dieu par des chants, et je le magnifierai par des actions de grâces : elles plairont plus à Dieu que des taureaux, que des taureaux ayant cornes et sabots. Les affligés le verront et seront réjouis. Que votre cœur revive, à vous qui cherchez Dieu ! Car l'Éternel écoute les pauvres, et Il ne dédaigne point ses captifs. Qu'il soit loué par le ciel et par la terre, par les mers, et tout ce qui se meut en elles ! Car Dieu sauvera Sion, et relèvera les villes de Juda, qui sera habitée, et qui sera recouvrée, et la race de ses serviteurs l'aura pour héritage, et ceux qui aiment son nom, l'auront pour demeure.

Psaume responsorial

Psaumes 66

Au maître chantre. Cantique.Terre, élève à Dieu de toutes parts tes acclamations ! Chantez son nom glorieux, que vos hymnes le glorifient ! Dites à Dieu : « Que tes œuvres sont admirables ! Aux effets de ta grande puissance tes ennemis dissimulent devant toi ; toute la terre t'adore et te célèbre ; célèbre ton nom ! » (Pause) Venez et contemplez les œuvres de Dieu, admirable en ce qu'il opère pour les enfants des hommes ! Il transforma la mer en terre sèche ; au travers du fleuve ils passèrent à pied, et Il excita nos transports. Il exerce par son pouvoir un empire éternel, ses yeux observent les peuples : que les rebelles ne s'insurgent pas ! (Pause) Peuples, bénissez notre Dieu, et proclamez sa louange ! Il redonna la vie à nos âmes, et ne laissa pas nos pieds trébucher. Car tu nous as éprouvés, ô Dieu, purifiés, comme l'on purifie l'argent. Tu nous enlaças dans le filet, et tu mis un faix sur nos reins ; tu donnas à des hommes nos têtes pour monture, nous passâmes par le feu et les eaux ; mais tu nous en as tirés pour nous combler de biens. Je viens dans ta maison avec des holocaustes ; je veux m'acquitter envers toi de mes vœux exprimés par mes lèvres, prononcés par ma bouche dans ma détresse. Je t'offrirai des holocaustes et des brebis engraissées, et ferai fumer la graisse des béliers ; je te sacrifierai des taureaux et des boucs. (Pause) Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, je veux raconter ce qu'il fit pour mon âme. De ma bouche je l'invoquai ; et sa louange est maintenant sur ma langue. Si dans mon cœur j'avais eu le mal en vue, le Seigneur ne m'eût pas exaucé ; mais Dieu m'a exaucé, Il a été attentif aux accents de ma prière. Béni soit Dieu, qui n'a pas rebuté ma prière, et ne m'a pas refusé sa grâce !

Prière du soir — première lecture

Josué 1

Et après la mort de Moïse, serviteur de l'Éternel, l'Éternel parla à Josué, fils de Nun, qui était au service de Moïse, en ces termes : Moïse, mon serviteur, est mort ; lève-toi donc maintenant, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer dans le pays que je leur donne, aux enfants d'Israël. Tous les lieux que touchera la plante de vos pieds, je vous les ai donnés, selon la promesse que j'ai faite à Moïse, depuis le Désert et le Liban que voilà, jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate, tout le pays des Héthiens et jusqu'à la Grande Mer vers le soleil couchant, telle sera votre frontière. Personne ne tiendra devant toi, tant que tu vivras : je serai avec toi, de même que j'ai été avec Moïse ; je ne te laisserai ni au dépourvu, ni dans l'abandon. Aie courage et fermeté, car c'est à toi de mettre ce peuple en possession du pays que j'ai juré à leurs pères de leur donner. Aie seulement courage et grande fermeté, t'appliquant à agir en toutes choses d'après la Loi que t'a prescrite Moïse, mon serviteur ; ne t'en écarte ni à droite ni à gauche, afin que tu réussisses dans toutes tes entreprises. Aie incessamment dans la bouche [les paroles du] livre de cette Loi, médite-le jour et nuit, pour avoir soin d'agir d'après tout ce qui y est consigné, car alors tu trouveras sur ta route réussite et succès. Ne t'ai-je pas donné cet ordre : Aie courage et fermeté ? Ne prends ni alarme, ni épouvante, car tu as avec toi l'Éternel, ton Dieu, à tous les pas que tu feras. Alors Josué donna cet ordre aux Officiers du peuple : Parcourez le camp et transmettez au peuple cet ordre : Pourvoyez-vous de vivres, car dans trois jours vous serez près de passer ce Jourdain pour marcher à la conquête du pays que l'Éternel, votre Dieu, vous donne pour le conquérir. Et aux Rubénites et aux Gadites et à la demi-Tribu de Manassé Josué parla en ces termes : Souvenez-vous de la condition que vous a prescrite Moïse, serviteur de l'Éternel, quand il disait : L'Éternel, votre Dieu, vous a donné votre lieu de repos, et concédé cette contrée-ci. Vos femmes, vos enfants et vos troupeaux resteront dans la contrée que vous a donnée Moïse au delà du Jourdain ; mais vous, vous marcherez équipés à la tête de vos frères, vous tous les braves guerriers, et vous les aiderez, jusqu'à ce que l'Éternel ait donné à vos frères leur lieu de repos comme à vous, et qu'eux aussi aient conquis le pays que l'Éternel, votre Dieu, leur donne. Alors vous regagnerez la contrée qui vous appartient, et vous occuperez ce lot que vous a donné Moïse, serviteur de l'Éternel, au delà du Jourdain, vers le soleil levant. Alors ils répondirent à Josué et dirent : Nous exécuterons tous tes ordres, et nous irons partout où tu nous enverras. En toutes choses nous t'obéirons comme nous avons obéi à Moïse. Puisse seulement l'Éternel, ton Dieu, être avec toi, de même qu'il fut avec Moïse ! Tout homme qui résistera à tes ordres et n'obéira pas à tes paroles dans tout ce que tu lui commanderas, doit être mis à mort. Aie seulement courage et fermeté !

Deuxième lecture

Hébreux 10

En effet, la loi ne possédant que l'ombre des biens à venir, et non l'image même des choses, ils ne peuvent jamais, par les mêmes sacrifices qu'ils offrent perpétuellement chaque année, amener à la perfection ceux qui y prennent part ; autrement, n'aurait-on pas cessé de les offrir, puisque ceux qui rendent ce culte, une fois purifiés, n'auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ? Mais, au contraire, ces sacrifices ramènent chaque année le ressouvenir des péchés, car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs enlève les péchés. C'est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : « Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, mais Tu m'as préparé un corps ; Tu n'as eu à gré ni les holocaustes ni les oblations pour le péché ; alors j'ai dit : Voici, je viens (dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, Ta volonté. » Il commence par dire : « Tu n'as pas voulu et Tu n'as point eu à gré les sacrifices, ni les offrandes, ni les holocaustes, ni les oblations pour le péché, » toutes choses qui se font selon la loi ; puis il ajoute : « Voici, je viens pour faire Ta volonté ; » il abolit l'un pour établir l'autre ; c'est grâce à cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et, tandis que tout grand prêtre officie chaque jour et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais enlever les péchés, celui-ci, au contraire, après avoir offert pour les péchés un seul sacrifice, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu, où il continue d'attendre que ses ennemis aient été mis comme un marchepied sous ses pieds. En effet, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. C'est d'ailleurs ce que l'Esprit Saint aussi nous atteste, car, après avoir dit : « Voici l'alliance que Je ferai avec eux après ce temps-là, » le Seigneur dit : « en mettant Mes lois dans leurs cœur ; et Je les graverai dans leurs pensées, et Je ne me souviendrai absolument plus de leurs péchés, ni de leurs iniquités ; » or, là où il y a pardon pour ces choses, il n'y a plus d'offrande à offrir pour le péché. Pouvant donc, frères, grâce au sang de Jésus, compter avec une ferme assurance sur l'entrée dans le sanctuaire, qu'il nous a ouverte, comme une route nouvelle et vivante au travers du voile, qui est sa chair, et ayant un prêtre suprême établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, nous qui avons reçu sur nos cœurs l'aspersion qui purifie d'une mauvaise conscience, et qui avons eu notre corps lavé d'une eau pure. Retenons, sans fléchir, la confession de notre espérance, car Celui qui a fait la promesse est fidèle ; et étudions-nous les uns les autres pour rivaliser de charité et de bonnes œuvres, ne désertant point notre association, comme c'est la coutume de quelques-uns, mais nous exhortant réciproquement, et cela d'autant plus, que vous voyez s'approcher le jour. En effet, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais, au contraire, une redoutable attente du jugement, et l'ardeur d'un feu qui doit dévorer les adversaires. Celui qui a violé la loi de Moïse meurt, sans miséricorde, sur la déclaration de deux ou trois témoins ; combien, (pensez-y), sera jugé digne d'un pire châtiment celui qui aura foulé aux pieds le fils de Dieu, regardé comme impur le sang de l'alliance, et insulté l'esprit de la grâce ? Car nous connaissons Celui qui a dit : « A Moi la vengeance, c'est Moi qui rétribuerai, dit le Seigneur ; » et derechef : « Car le Seigneur jugera Son peuple. Il est effrayant de tomber dans les mains du Dieu vivant. Mais souvenez-vous de ces premiers temps où, après avoir été illuminés, vous avez supporté une grande lutte de souffrances, étant, d'un côté, donnés en spectacle par des outrages et des tribulations, et vous associant, de l'autre, à ceux qui se trouvaient dans la même position. En effet, vous avez tour à tour compati aux souffrances des prisonniers, et accepté avec joie le rapt de vos biens, sachant que vous possédez une meilleure fortune, et qu'elle subsiste à toujours. Ne vous dépouillez donc point de votre ferme assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. C'est de patience, en effet, que vous avez besoin, afin que, après avoir accompli la volonté de Dieu, vous voyiez la promesse se réaliser pour vous. Car, encore très peu, très peu de temps : « Celui qui doit venir viendra, et il ne se fera certainement pas attendre ; mais Mon juste vivra par la foi, et s'il fait défection, Mon âme ne prend pas plaisir en lui. » Pour nous, nous ne sommes pas sous l'empire de la défection pour périr, mais sous celui de la foi pour acquérir la vie.

Deuxième lecture

1 Thessaloniciens 4

Au reste, frères, nous vous prions et nous vous exhortons dans le Seigneur Jésus, que, conformément à ce que vous avez appris de nous sur la manière dont il faut vous conduire et plaire à Dieu, comme en effet vous le faites, nous vous exhortons, dis-je, que vous le fassiez toujours plus. Vous savez en effet quels ordres nous vous avons donnés au nom du Seigneur Jésus ; car ce que Dieu veut, c'est votre sanctification ; c'est que vous vous absteniez de l'impudicité ; c'est que chacun de vous sache jouir de son propre vase dans la sanctification et l'honnêteté, et non avec une convoitise passionnée, comme les Gentils qui ne connaissent pas Dieu ; c'est qu'il ne commette point de transgressions, ni ne fasse tort à son frère sur ce point ; car le Seigneur punit toutes ces choses, comme nous vous en avons aussi prévenus, et comme nous vous l'avons attesté. En effet, ce n'est pas à l'impureté que Dieu nous a appelés, mais à la sanctification ; par conséquent celui qui rejette ceci ne rejette pas un homme, mais Dieu qui vous donne Son esprit saint. Quant à l'amour fraternel, nous n'avions pas besoin de vous en écrire ; car vous êtes vous-mêmes instruits de Dieu à vous aimer les uns les autres, et c'est en effet ce que vous faites aussi pour tous les frères qui sont dans la Macédoine entière. Mais nous vous exhortons, frères, à le faire toujours plus, et à mettre votre amour-propre à demeurer en paix, et à faire vos propres affaires, et à travailler de vos mains comme nous vous l'avons commandé, afin que vous vous conduisiez convenablement à l'égard de ceux du dehors, et que vous n'ayez besoin de personne. Or nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance en ce qui concerne ceux qui sont morts, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont pas d'espérance ; car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, de même Dieu ramènera aussi par Jésus, pour être avec Lui, ceux qui sont morts. Nous vous déclarons en effet, selon une parole du seigneur, que, nous autres vivants, qui sommes laissés pour l'avènement de Jésus, nous ne devancerons certainement pas ceux qui sont morts, car le Seigneur lui-même, à un cri de commandement, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts qui sont en Christ ressusciteront d'abord ; ensuite nous autres vivants, qui sommes laissés, nous serons tous enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du seigneur dans l'air, et nous serons ainsi toujours avec le seigneur. Consolez-vous donc, les uns les autres, par ces paroles.

Deuxième lecture

Galates 3:23-29

Or, avant que vînt la foi, nous étions tous enfermés sous la garde de la loi, en attendant la foi qui devait être révélée ; en sorte que la loi a été le pédagogue qui nous a conduits à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. Mais une fois la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue ; car, tous, vous êtes fils de Dieu par la foi en Christ Jésus. Vous tous, en effet, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ ; il n'y a ici ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a point de mâle et point de femme, car tous vous êtes un seul être en Christ Jésus. Mais, si vous appartenez à Christ, vous êtes donc de la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse.

Deuxième lecture

Éphésiens 2:11-22

C'est pourquoi souvenez-vous que, naguère, vous, les païens par la chair, qui étiez appelés l'incirconcision par ce qui s'appelle la circoncision faite manuellement en la chair, que vous étiez, dis-je, en ce temps-là, sans Christ, étant en dehors de la société d'Israël et étrangers aux alliances de la promesse, n'ayant point d'espérance, et étant sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Christ Jésus, vous qui étiez naguère éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ, car c'est lui qui est notre paix, lui, qui de l'un et de l'autre a fait un seul, et qui a détruit le mur qui formait la séparation, je veux dire la haine, en anéantissant par sa propre chair la loi des commandements donnés sous forme de décrets, afin de créer en lui, de tous les deux, un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier l'un et l'autre, en un seul et même corps, avec Dieu par la croix, en détruisant la haine par elle. Et il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez éloignés, et à ceux qui sont près, car c'est par lui que nous avons, les uns et les autres, en un seul et même esprit, l'accès auprès du Père. Ainsi donc vous n'êtes plus étrangers et sans droit de cité, mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, la pierre angulaire étant Christ Jésus même, en qui tout édifice, ayant ses parties bien ajustées, s'élève comme un sanctuaire sacré dans le seigneur, en qui, vous aussi, vous êtes tous édifiés ensemble pour devenir une habitation de Christ en esprit.

Évangile

Luc 4

Or Jésus rempli de l'Esprit saint revint d'auprès du Jourdain, et il était conduit par l'esprit dans le désert, étant pendant quarante jours tenté par le diable. Et il ne mangeait rien durant ces jours-là, et lorsqu'ils furent terminés il eut faim. Mais le diable lui dit : « Si tu es fils de Dieu, dis à cette pierre-ci qu'elle devienne du pain. » Et Jésus lui répliqua : « Il est écrit que ce n'est pas de pain seulement que l'homme vivra. » Et l'ayant emmené, il lui montra tous les royaumes de la terre en un seul instant ; et le diable lui dit : « Je te donnerai toute cette puissance et leur gloire, car elle m'a été remise, et je la donne à qui je veux ; si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. » Et Jésus lui répliqua : « Il est écrit : C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et c'est à Lui seul que tu rendras un culte. » Et il le conduisit à Jérusalem et il le posa sur l'aile du temple, et il lui dit : « Si tu es fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas, car il est écrit que Il donnera pour toi des ordres à Ses anges, afin qu'ils te protègent, et que ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre. » Et Jésus lui répliqua : « Il a été dit : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu. » Et le diable ayant épuisé toute espèce de tentation s'éloigna de lui jusques à une autre occasion. Et Jésus, animé de la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, et sa renommée se répandit dans toute la contrée voisine. Et lui-même enseignait dans leurs synagogues, et il était loué de tous. Et il vint à Nazareth, où il avait été élevé, et il entra selon sa coutume le jour du sabbat dans la synagogue, et il se leva pour faire la lecture. Et on lui remit le livre du prophète Ésaïe, et ayant ouvert le livre il trouva le passage où il était écrit : « L'esprit du Seigneur est sur moi ; c'est pourquoi Il m'a oint afin d'annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m'a envoyé pour proclamer aux captifs l'élargissement, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer les blessés soulagés, pour proclamer une favorable année du Seigneur. » Et ayant replié le livre, il le rendit à l'employé, et s'assit ; et les regards de tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue étaient fixés sur lui. Et il commença à leur parler en ces termes : « Aujourd'hui ce passage s'est accompli à vos oreilles. » Et tous témoignaient en sa faveur, et s'émerveillaient des paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : « Celui-ci n'est-il pas le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sans doute vous m'appliquerez ce proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même ; fais aussi ici dans ta patrie tout ce que nous avons appris qui s'est fait à Capharnaoum. » Mais il ajouta : « En vérité je vous déclare qu'aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie ; mais c'est avec vérité que je vous dis que du temps d'Élie il y avait beaucoup de veuves en Israël, lorsque le ciel fut fermé pendant trois ans et six mois, en sorte qu'une grande famine eut lieu sur toute la terre, et Élie ne fut envoyé vers aucune d'elles, sauf auprès d'une veuve de Sarepta dans le pays de Sidon. Et il y avait beaucoup de lépreux en Israël du temps d'Elisée le prophète, et aucun d'eux ne fut nettoyé, sauf Naaman le syrien. » Et ils furent tous remplis de courroux dans la synagogue en entendant ces paroles, et s'étant levés, ils l'expulsèrent de la ville, et ils l'emmenèrent jusques au bord de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, de manière à le précipiter. Mais lui, étant passé au milieu d'eux, poursuivait sa route. Et il descendit à Capharnaoum, ville de Galilée, et il les enseignait le jour du sabbat ; et ils étaient stupéfaits de son enseignement, parce que sa parole était pleine d'autorité. Et dans la synagogue se trouvait un homme possédé de l'esprit d'un démon impur, et il s'écria à voix haute : « Ah ! qu'y a-t-il de commun entre nous et toi, Jésus Nazarénien ? Es-tu venu pour nous faire périr ? Je sais qui tu es : le saint de Dieu. » Et Jésus le réprimanda en disant : « Tais-toi, et sors de lui ! » Et le démon l'ayant jeté tout au milieu sortit de lui, sans lui avoir fait aucun mal. Et tous furent saisis d'épouvante, et ils se disaient les uns aux autres : « Quelle est cette parole ? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ? » Et le bruit de sa renommée se répandait dans tous les lieux d'alentour. Mais ayant quitté la synagogue il entra dans la maison de Simon ; or la belle-mère de Simon était prise d'une grosse fièvre, et ils le consultèrent à son sujet. Et s'étant placé au-dessus d'elle, il réprimanda la fièvre et elle la quitta ; or aussitôt s'étant levée, elle les servait. Or, comme le soleil se couchait, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses maladies les lui amenèrent ; et imposant les mains à chacun d'eux, il les guérit. Mais des démons sortaient aussi de plusieurs d'entre eux, en criant et en disant : « Tu es le fils de Dieu. » Et les réprimandant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ. Mais quand le jour eut paru, il sortit pour se rendre dans un lieu désert, et la foule le cherchait, et elle vint jusques à lui, et elle le retenait pour qu'il ne s'éloignât pas d'eux. Mais il leur dit : « Il faut que j'annonce aussi à d'autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. » Et il prêchait dans les synagogues de la Judée.

Prière du soir — deuxième lecture

1 Thessaloniciens 1

Paul, et Silvanus, et Timothée, à l'église des Thessaloniciens en Dieu le Père et dans le seigneur Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient données ! Nous rendons à Dieu de constantes actions de grâces pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières, nous rappelant sans cesse l'œuvre de votre foi, et le travail de votre charité, et la persévérance de votre espérance en notre seigneur Jésus-Christ, devant Dieu notre Père ; connaissant, frères bien-aimés de Dieu, votre élection, car notre Évangile ne vous a pas été prêché seulement en paroles, mais aussi avec puissance, et avec l'esprit saint, et avec une pleine persuasion, comme vous savez quels nous avons été parmi vous à cause de vous ; et vous-mêmes vous avez été nos imitateurs et ceux du seigneur, ayant reçu la parole, au milieu d'une grande tribulation, avec joie et avec l'esprit saint, en sorte que vous avez été un modèle pour tous les fidèles de Macédoine et d'Achaïe. Car c'est de chez vous que la parole du Seigneur a retenti, non seulement en Macédoine et en Achaïe, mais qu'en tout lieu la foi que vous avez en Dieu s'est fait connaître, en sorte qu'il n'est pas nécessaire que vous en disiez rien ; car eux-mêmes racontent, en ce qui vous concerne, ce qu'a été notre arrivée parmi vous, et comment vous vous êtes détournés des idoles vers Dieu, pour servir le Dieu vivant et véritable, et pour attendre des cieux Son fils qu'il a ressuscité des morts, Jésus qui nous délivre de la colère à venir.

Évangile

Marc 4:21-34

Et il leur disait : « Est-ce que la lampe vient pour être placée sous le boisseau ou sous le lit ? N'est-ce pas pour être placée sous son support ? Car rien n'est caché, si ce n'est afin d'être manifesté, et rien n'a été tenu secret, qu'afin d'être manifesté. Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende. » Et il leur disait : « Prenez garde à ce que vous entendez ; avec la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré, et on vous ajoutera du surcroît ; car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. » Et il disait : « Il en est du royaume de Dieu, comme d'un homme qui aurait jeté la semence sur la terre, et, soit qu'il dorme, soit qu'il veille, nuit et jour, la semence germe et se développe, sans que lui-même sache comment ; d'elle-même la terre produit, d'abord de l'herbe, puis un épi ; puis il y a dans l'épi plénitude de blé ; or quand le fruit s'est montré, aussitôt on envoie la faucille, car la moisson est venue. Et il disait ; « Comment comparerons-nous le royaume de Dieu, ou dans quelle parabole le placerons-nous ? Il est comme un grain de moutarde, qui, lorsqu'il a été semé sur la terre, quoiqu'il soit plus petit que toutes les semences qui sont sur la terre, lors, dis-je, qu'il a été semé, monte et devient plus grand que toutes les plantes potagères, et pousse de grandes branches, en sorte que les oiseaux du ciel peuvent s'abriter sous son ombre. » Et c'était par beaucoup de paraboles de ce genre qu'il leur annonçait la parole, selon ce qu'ils pouvaient entendre. Et il ne leur parlait point sans parabole ; mais dans le particulier il expliquait tout à ses propres disciples.

Évangile

Luc 7:1-10

Lorsqu'il eut fini de faire entendre au peuple toutes ces siennes paroles, il entra à Capharnaoum. Or un certain centurion avait un esclave malade et sur le point de mourir, qui lui était très précieux. Mais ayant ouï parler de Jésus, il lui dépêcha des anciens des Juifs, en le suppliant de venir pour tirer d'affaire son esclave. Ceux-ci étant arrivés auprès de Jésus le sollicitaient avec instances en disant : « Il mérite que tu lui accordes cela ; car il aime notre nation, et c'est lui qui nous a bâti notre synagogue. » Or Jésus s'était mis en route avec eux, et il n'était plus qu'à peu de distance de la maison, lorsque le centurion envoya des amis pour lui dire : « Seigneur, ne te dérange pas ; car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; c'est pourquoi je ne me suis pas même permis d'aller moi-même à toi ; mais dis un mot, et que mon serviteur soit guéri ; car moi aussi je suis un homme placé sous autorité, ayant des soldats sous mes ordres, et je dis à celui-ci : « Va, » et il va, et à un autre : « Viens, » et il vient, et à mon esclave : « Fais cela, » et il le fait. » Or en entendant cela Jésus fut émerveillé de lui, et s'étant tourné vers la foule qui le suivait, il dit : « Je vous déclare que même en Israël je n'ai pas trouvé une si grande foi. » Et ceux qui avaient été envoyés étant retournés à la maison trouvèrent l'esclave en bonne santé.

Évangile

Marc 12

Et il commença à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne, et il l'entoura d'une clôture, et il creusa un pressoir, et il construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Et il dépêcha auprès des vignerons au temps voulu un esclave, afin qu'il reçût des vignerons une part de la récolte de la vigne ; et s'étant saisis de lui ils le battirent, et le renvoyèrent les mains vides. Et il dépêcha derechef auprès d'eux un autre esclave, et celui-là ils le frappèrent à la tête et l'outragèrent ; et il en dépêcha un autre, et celui-là ils le tuèrent ; et plusieurs autres, dont ils battirent ceux-ci et tuèrent ceux-là. Il avait encore un seul fils bien-aimé. Il le dépêcha le dernier auprès d'eux, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais ces vignerons se dirent entre eux : « Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et l'héritage nous appartiendra. » Et s'étant saisis de lui, ils le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Que fera le propriétaire de la vigne ? Il viendra et fera périr les vignerons, et il donnera la vigne à d'autres. Vous n'avez pas lu non plus ce passage de l'écriture : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable à nos yeux. Et ils cherchaient à s'emparer de lui, et ils craignirent la foule, (ils avaient en effet compris que c'était contre eux qu'il avait prononcé la parabole), et l'ayant quitté, ils s'en allèrent. Et ils députent auprès de lui quelques-uns des pharisiens et des Hérodiens, afin de le prendre par un mot. Et étant venus ils lui disent : « Maître, nous savons que tu es véridique, et que tu ne fais pas acception de personnes, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes, mais tu enseignes avec vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à l'empereur ? Payerons-nous, ou ne payerons-nous pas ? » Mais lui, connaissant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi me mettez-vous à l'épreuve ? Apportez-moi un denier, afin que je le voie. » Et ils le lui apportèrent. Et il leur dit : « De qui est cette effigie et cette légende ? » Et ils lui dirent : « De l'empereur. » Et Jésus dit : « Rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils s'émerveillaient à son sujet. Surviennent auprès de lui des sadducéens, gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, et ils l'interrogeaient en disant : « Maître, Moïse nous a prescrit que, si le frère de quelqu'un vient à mourir et laisse une femme et ne laisse pas d'enfant, son frère prenne sa femme et suscite une postérité à son frère. Il y avait sept frères ; et le premier prit une femme, et en mourant ne laissa point de postérité ; et le second la prit, et il mourut sans laisser de postérité ; et le troisième de même ; et les sept n'ont point laissé de postérité ; après eux tous la femme mourut aussi. Lors de la résurrection, duquel d'entre eux sera-t-elle femme ? Car les sept l'ont eue pour femme ? » Jésus leur dit : « Ne vous égarez-vous point parce que vous ne connaissez ni les écritures, ni la puissance de Dieu ? Car lorsqu'ils seront ressuscités des morts, ni les hommes ne prennent des femmes, ni les femmes des maris, mais ils sont comme les anges qui sont dans les cieux. Or, quant à ce que les morts ressuscitent, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, à l'endroit du buisson, comment Dieu lui dit : Je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; vous êtes dans un grand égarement. » Et l'un des scribes, qui, ayant entendu leur discussion, avait reconnu qu'il leur avait bien répliqué, s'approcha et lui demanda : « Quel commandement est le premier de tous ? » Jésus lui répliqua : « Le premier est : Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu est seul Seigneur ; et, tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe lui dit : « Bien, maître ; tu as dit avec vérité qu'il l'est seul, et qu'il n'y en a point d'autre que Lui, et que L'aimer de tout son cœur, et de. tout son esprit, et de toute sa force, et aimer le prochain comme soi-même, l'emporte de beaucoup sur tous les holocaustes et les sacrifices. » Et Jésus, voyant qu'il avait répliqué avec sagacité, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger. Et Jésus ayant repris la parole, disait en enseignant dans le temple : « Comment les scribes disent-ils que le Christ est fils de David ? David lui-même a dit par l'esprit saint : Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis sous tes pieds. David lui-même l'appelle seigneur ; eh bien, d'où vient qu'il est son fils ? » Et la foule nombreuse l'écoutait avec plaisir. Et il disait dans son enseignement : « Soyez en garde contre les scribes qui aiment à se promener en robes, et les salutations dans les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas. Ceux qui dévorent les maisons des veuves et qui par dissimulation font de longues prières, ceux-là recevront une punition d'autant plus sévère. » Et s'étant assis en face du trésor, il regardait comment la foule jetait de la monnaie dans le trésor, et plusieurs riches en jetaient beaucoup ; et une veuve pauvre étant venue jeta deux pites, ce qui fait un quadrant. Et ayant appelé à lui ses disciples, il leur dit : « En vérité je vous déclare que cette veuve pauvre a jeté plus que tous ceux qui jetaient dans le trésor ; car tous ont jeté de leur superflu, tandis que cette femme a jeté, de son dénuement, tout ce qu'elle avait, toute sa subsistance. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.