Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Et ainsi furent achevés les cieux et la terre et toute leur armée. Et Dieu acheva le septième jour son œuvre qu'il avait faite, et Il se reposa le septième jour de toute son œuvre qu'Il avait faite. Et Dieu bénit le septième jour et le consacra, parce que ce jour-là Il se reposa de toute son œuvre qu'il avait créée en agissant. C'est ici l'histoire des cieux et de la terre lors de leur création, lorsque l'Éternel Dieu fit les cieux et la terre. Or, tous les arbustes des champs n'étaient point encore sur la terre, et toutes les plantes des champs n'avaient pas germé ; car l'Éternel Dieu n'avait pas encore fait pleuvoir sur la terre ; et il n'existait point d'homme pour travailler le sol. Mais un brouillard s'élevait de la terre et imbibait toute la surface du sol. Alors l'Éternel Dieu forma l'homme de la poudre de la terre, et Il souffla dans ses narines l'haleine de la vie, et l'homme devint une personne vivante. Et l'Éternel Dieu planta un jardin en Eden vers l'Orient, et Il y établit l'homme qu'il avait formé. Et l'Éternel Dieu fit germer du sol toutes sortes d'arbres agréables à la vue et bons pour la nourriture, et l'arbre de la vie au milieu du jardin et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Et un fleuve sortait d'Eden pour arroser le jardin ; et depuis là il se divisait et formait quatre bras. Le nom du premier est Pison : il entoure tout le pays de Havila, où est l'or ; et l'or de ce pays-là est bon : là se trouve le bdellium et la pierre d'onyx. Et le nom du second fleuve est Gihon : il entoure tout le pays de Cus. Et le nom du troisième fleuve est Hiddekel ; il coule à l'orient d'Assur. Et le quatrième fleuve c'est le Phrath. Et l'Éternel Dieu prit l'homme, et l'établit dans le jardin d'Eden pour le cultiver et pour le garder. Et l'Éternel Dieu imposa un commandement à l'homme en ces termes : Tu peux manger de tous les arbres du jardin ; mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas, car le jour où tu en mangeras, de mort tu mourras. Et l'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide qui lui corresponde. Puis l'Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux des cieux, et Il les amena à l'homme pour voir quel nom il leur donnerait, et tous les noms que l'homme leur donnerait, aux animaux vivants, devaient rester leurs noms. Et l'homme nomma de noms tous les bestiaux et tous les oiseaux des cieux, et toutes les bêtes des champs ; mais pour l'homme il ne trouva pas d'aide qui lui correspondît. Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit ; et Il prit l'une de ses côtes, et referma les chairs en son lieu. Et l'Etemel Dieu bâtit en femme la côte qu'il avait prise de l'homme, et Il l'amena à l'homme. Alors l'homme dit : Cette fois, c'est os de mes os, chair de ma chair ! On l'appellera femme-d'homme, parce qu'elle a été prise de l'homme. C'est pourquoi un homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et ils formeront une seule chair. Et ils étaient les deux nus, l'homme et sa femme, et ils n'en avaient point de honte.
Première lecture
Et tu formeras la Résidence de dix tentures de lin retors, d'azur, de pourpre et de vermillon ; tu les feras portant des Chérubins en brocart d'artiste. Une tenture aura vingt-huit coudées de longueur et quatre coudées de largeur ; toutes les tentures auront la même dimension. Elles formeront des assemblages, chacun de cinq tentures assemblées l'une avec l'autre. Et tu ménageras des mailles d'azur au bord de chaque tenture à l'extrémité au point de jonction ; tu feras la même opération au bord du tapis extérieur au second assemblage. Tu ménageras cinquante mailles par tenture et de même dans le second assemblage cinquante mailles à l'extrémité d'un tapis de sorte que les mailles correspondent l'une avec l'autre. Et tu feras cinquante agrafes d'or, et lieras les tentures l'une à l'autre avec les agrafes, et la Résidence sera une. Puis tu feras des tapis de poil de chèvre pour en former une tente qui protège la Résidence ; tu feras onze de ces tapis. Un tapis aura trente coudées de longueur et quatre coudées de largeur par tapis ; telle sera la dimension des onze tapis. Et tu assembleras cinq tapis d'une part et six tapis d'autre part, et tu rendoubleras le sixième tapis qui sera sur le devant de la tente. Et tu ménageras cinquante mailles au bord de chaque tapis extérieur, à la jonction, et cinquante mailles au bord de chaque tapis dans le second assemblage. Et tu feras cinquante agrafes de cuivre, et tu arrêteras les agrafes dans les mailles et tu assembleras la tente pour la rendre une. Et l'excédant du tapis de la tente qui se trouvera pendant, le demi-tapis de surplus, restera pendant à l'extrémité postérieure de la Résidence. Et le surplus restant sur la longueur du tapis de la tente, lequel sera d'une coudée d'un côté et d'une coudée de l'autre, restera pendant aux deux côtés de la Résidence pour la protéger. Et pour garantir la tente tu feras une couverture de peaux de béliers teintes en rouge et par dessus encore une couverture de peaux de chiens de mer. Et tu feras de bois d'acacia les ais pour la Résidence, qui seront placés debout, la longueur d'un ais sera de dix coudées et sa largeur d'une coudée et demie. Chaque ais aura deux tenons taillés l'un comme l'autre, tu les ménageras à tous les ais de la Résidence. Et tu feras les ais de la Résidence au nombre de vingt pour le côté sud au midi. Et tu feras quarante soubassements d'argent pour supporter vingt ais, deux soubassements par ais pour en recevoir les deux tenons, et pour le côté opposé de la Résidence, le côté du nord, vingt ais et quarante soubassements d'argent, deux soubassements par ais. Et pour le fond de la Résidence à l'occident tu feras six ais, et pour les angles de la Résidence au côté du fond tu feras deux ais qui devront être doubles dans le bas et aussi doubles dans le haut au premier anneau ; tels seront-ils les deux, et ils seront aux deux angles ; il y aura ainsi huit ais et leurs soubassements d'argent, seize soubassements, deux soubassements sous un ais, et deux soubassements sous l'autre. Et tu feras des traverses de bois d'acacia, cinq pour les ais de l'un des côtés de la Résidence, et cinq traverses pour les ais du second côté de la Résidence, et cinq traverses pour les ais du côté de la Résidence qui forme le fond à l'occident, et la traverse médiale au milieu des ais qu'elle traversera d'une extrémité à l'autre extrémité. Tu plaqueras d'or les ais, et tu feras d'or leurs anneaux destinés à recevoir les traverses que tu plaqueras d'or. Elève ainsi la Résidence d'après le modèle que je t'ai montré sur la montagne. Et tu feras un Rideau d'azur, de pourpre et de vermillon et de lin retors ; ce sera un ouvrage de l'art du tisseur avec Chérubins. Tu le tendras sur quatre colonnes d'acacia qui seront plaquées d'or, dont les clous seront d'or et qui poseront sur quatre soubassements d'argent. Tu placeras le Rideau sous les agrafes des [tentures] et tu introduiras là en dedans du Rideau l'Arche du Témoignage de sorte que le Rideau vous fasse la séparation entre le Lieu-Saint et le Lieu-très-Saint. Et tu mettras le couvercle sur l'Arche dans le Lieu-très-Saint. Et tu dresseras la Table en dehors du Rideau, et le Candélabre vis-à-vis de la Table au côté sud de la Résidence, tandis que tu placeras la Table au côté nord. Et tu feras une draperie pour l'entrée de la Tente ; elle sera d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin retors et en brocart. Et pour porter la draperie tu feras cinq colonnes d'acacia que tu plaqueras d'or, dont tu feras les clous d'or et pour lesquelles tu couleras cinq soubassements d'airain.
Première lecture
Et Moïse convoqua tous les Israélites et leur dit : Écoute, Israël, les statuts et les lois que je vais redire à vos oreilles en ce jour, et apprenez-les et veillez à les pratiquer. L'Éternel, notre Dieu, conclut avec nous une alliance en Horeb. Ce n'est pas avec nos pères que l'Éternel conclut cette alliance, mais avec nous, nous ici présents et tous vivant aujourd'hui. L'Éternel vous parla face à face sur la montagne du milieu du feu. J'étais alors intermédiaire entre l'Éternel et vous, pour vous transmettre la parole de l'Éternel, car vous eûtes peur à l'aspect du feu et vous ne montâtes point sur la montagne. Et Il dit : Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai retiré du pays d'Egypte, de la maison de servitude. Tu n'auras point d'autres dieux en face de moi. Tu ne te feras point de sculpture, aucune effigie de ce qui est en haut dans le ciel et en bas sur la terre et dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne les adoreras point et ne te laisseras point aller à les servir, car je suis l'Éternel, ton Dieu, un Dieu jaloux qui châtie l'iniquité des pères sur les fils et sur la troisième et sur la quatrième génération de ceux qui me haïssent et qui fais grâce à la millième génération de ceux qui m'aiment et gardent mes commandements. Tu ne proféreras pas le nom de l'Éternel, ton Dieu, légèrement, car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui proférera son nom légèrement. Observe le jour du repos pour le sanctifier, comme l'Éternel, ton Dieu, te l'a commandé. Six jours tu travailleras et feras tout ton travail. Mais le septième jour est le sabbat de l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni la servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucun de tes bestiaux, ni ton étranger qui est dans tes Portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent, ainsi que toi, te souvenant que tu fus esclave au pays d'Egypte et que l'Éternel, ton Dieu, t'a retiré de là d'une main forte et d'un bras étendu ; c'est pourquoi l'Éternel, ton Dieu, t'a commandé d'observer le jour du repos. Honore ton père et ta mère, comme te l'a commandé l'Éternel, ton Dieu, afin que tes jours se prolongent et que tu sois heureux dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. Tu ne seras point meurtrier. Tu ne seras point adultère. Tu ne seras point larron. Tu ne seras point faux témoin contre ton prochain. Et tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, et tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui est à ton prochain. Telles sont les Paroles que l'Éternel a dites à toute votre Assemblée sur la montagne, du milieu du feu, de la nuée, de l'obscurité, à haute voix ; et Il ne l'a plus fait ; et Il les écrivit sur deux Tables de pierre qu'il me donna.
Prière du matin — première lecture
Alors un Envoyé de l'Éternel arriva de Guilgal à Bochim, et dit : [Ainsi ai-je parlé] : Je veux vous retirer de l'Egypte, et vous amener dans le pays que j'ai promis par serment à vos pères. Et j'ai dit : Jamais je n'annulerai l'alliance que j'ai faite avec vous. Vous de votre côté vous n'accorderez aucune alliance aux habitants de ce pays ; vous mettrez leurs autels en ruine. Mais vous n'avez pas obéi à ma voix : pourquoi en avez-vous agi ainsi ? Or je dis aussi : Je ne les chasserai point devant vous, afin qu'ils deviennent des ennemis pour vous ; et leurs dieux seront un piège pour vous. Et lorsque l'Envoyé de l'Éternel disait ces choses à tous les enfants d'Israël, le peuple éleva la voix et pleura. Et ils donnèrent à ce lieu le nom de Bochim (les pleurants). Et ils firent là un sacrifice à l'Éternel. Et Josué licencia le peuple, et les enfants d'Israël s'en allèrent chacun dans sa propriété pour prendre possession du pays. Et le peuple servit l'Éternel durant toute la vie de Josué et durant toute la vie des Anciens qui prolongèrent leurs jours après Josué et qui avaient vu tous les grands faits accomplis par l'Éternel pour Israël. Et Josué, fils de Nun, serviteur de l'Éternel, mourut âgé de cent dix ans. Et il reçut la sépulture dans le domaine qui lui était échu à Thimnath-Herès, sur la montagne d'Ephraïm au nord du mont Gaas. Et toute cette génération-là fut aussi recueillie auprès de ses pères, et une autre génération lui succéda, qui ne connaissait point l'Éternel, ni les faits accomplis par Lui pour Israël. Et les enfants d'Israël firent ce qui déplaît à l'Éternel, et servirent les Baals. Et ils quittèrent l'Éternel, Dieu de leurs pères, qui les avait retirés du pays d'Egypte, et ils s'attachèrent à d'autres dieux parmi les dieux des peuples de leurs alentours, et les adorèrent et irritèrent l'Éternel. Et ils quittèrent l'Éternel pour servir Baal, et les Astartés. Alors la colère de l'Éternel s'alluma contre Israël et Il les abandonna aux mains des spoliateurs qui les dépouillèrent, et Il les vendit entre les mains de leurs ennemis d'alentour ; et ils ne purent plus tenir tête à leurs ennemis. Et partout où ils se portaient, ils trouvaient contre eux la main de l'Éternel, hostile, selon la menace de l'Éternel et selon le serment qu'il leur en avait fait. Et ils furent fort à la gêne. Cependant l'Éternel suscita des Juges qui les sauvèrent des mains de leurs spoliateurs. Mais ils n'obéirent pas non plus à leurs Juges, car ils se prostituèrent à des dieux étrangers qu'ils adorèrent ; bientôt ils s'écartèrent de la voie qu'avaient suivie leurs pères en obéissant aux ordres de l'Éternel ; ils ne les imitèrent pas. Et lorsque l'Éternel leur suscitait des Juges, l'Éternel était avec le Juge et les sauvait de la main de leurs ennemis pendant toute la vie du Juge. Car l'Éternel se laissait toucher par leurs plaintes contre ceux qui les opprimaient et les tourmentaient. Mais à la mort du Juge il arrivait que de nouveau ils se dépravaient plus que leurs pères en suivant d'autres dieux pour les servir et les adorer. Ils ne retranchèrent rien de leurs vices, ni de leur conduite obstinée. Alors la colère de l'Éternel s'alluma contre Israël, et Il dit : Puisque ce peuple a transgressé mon alliance que j'avais prescrite à leurs pères, et n'a pas été docile à ma voix, moi de même je ne chasserai plus devant eux un seul homme des nations qu'à sa mort Josué laissa survivre, afin de mettre par elles Israël à cette épreuve : tiendront-ils la voie de l'Éternel pour y marcher comme l'ont tenue leurs pères, ou non ? L'Éternel laissa donc ces nations tranquilles sans se presser de les expulser et sans les livrer aux mains de Josué.
Épître
Lévitique 19:1-2;19:11-19;19:25
Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Parle à toute l'Assemblée des enfants d'Israël et dis-leur : Soyez saints, car je suis Saint, moi, l'Éternel, votre Dieu. Ne dérobez point, et n'employez ni mensonge ni fraude les uns envers les autres. Et ne faites point de faux serment en mon nom, car ce serait profaner le nom de ton Dieu. Je suis l'Éternel. N'exerce sur ton prochain ni oppression ni rapine. Que le salaire du mercenaire ne séjourne pas chez toi jusqu'au matin. Ne maudis point le sourd, et ne place point d'achoppement devant l'aveugle, et aie la crainte de ton Dieu. Je suis l'Éternel. Ne prévariquez point en jugeant, et n'ayez ni partialité pour les petits, ni considération pour les grands : juge ton prochain selon la justice. Ne va point calomniant parmi tes concitoyens, et ne t'offre pas comme témoin contre la vie de ton prochain. Je suis l'Éternel. Ne hais point ton frère dans ton cœur, exprime tes griefs à ton prochain afin que, à cause de lui, tu ne te charges pas d'un péché. Ne sois ni vindicatif ni rancunier envers les enfants de ton peuple, et aime ton prochain comme toi-même. Je suis l'Éternel. Observez mes statuts. Vous n'accouplerez point des bestiaux de deux espèces. Tu n'ensemenceras point ton champ de semences de deux espèces, et tu ne porteras point d'habits tissus de fils de deux espèces. mais la cinquième année vous en mangerez les fruits — pour en augmenter la récolte à votre profit. Je suis l'Éternel, votre Dieu.
Première lecture
Ainsi parle l'Éternel : Gardez la loi et pratiquez la justice, car mon salut est près d'arriver, et ma justice de se manifester. Heureux l'homme qui le fait, et l'enfant d'Adam qui y tient fortement, gardant le sabbat pour ne le point profaner, et gardant sa main pour ne faire aucun mal ! Et que le fils de l'étranger qui s'attache à L'Éternel, ne tienne pas ce langage : « L'Éternel m'exclura de son peuple ! » et que l'eunuque ne dise pas : « Je suis un arbre sec ! » Car ainsi parle l'Éternel touchant les eunuques : Ceux qui gardent mes sabbats, et s'affectionnent à ce qui m'est agréable, et adhèrent à mon alliance, je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs une place et un nom meilleur que fils et filles, je leur donnerai un nom éternel qui ne périra pas. Et les fils des étrangers qui s'attachent à l'Éternel pour le servir et pour aimer le nom de l'Éternel, afin d'être ses serviteurs, tous ceux qui gardent le sabbat pour ne le point profaner et qui adhèrent à mon alliance, je les amènerai à ma sainte montagne et les réjouirai dans ma maison de prière ; leurs holocaustes et leurs sacrifices seront bienvenus sur mon autel, car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples. Le Seigneur, l'Éternel qui réunit les bannis d'Israël, le déclare : J'en réunirai encore à lui et aux siens déjà recueillis. Vous, toutes les bêtes des champs, venez à la pâture, et vous, toutes les bêtes des forêts ! Ses guets sont tous aveugles, ils n'aperçoivent rien, ils sont tous des chiens muets, incapables d'aboyer, rêvant couchés, aimant à dormir. Et ces chiens sont voraces, insatiables ; et ce sont des bergers qui ne savent pas voir, tous ils prennent leur chemin, chacun après son gain, du premier au dernier : « Venez ! je vais chercher du vin ! enivrons-nous de cervoise, et, comme aujourd'hui, demain il y aura quantité et grande abondance ! »
Prière du matin — deuxième lecture
Lors donc que le Seigneur sut que les pharisiens avaient appris que Jésus faisait et baptisait plus de disciples que Jean, (toutefois ce n'était pas Jésus lui-même qui baptisait, mais ses disciples), il quitta la Judée, et se rendit en Galilée. Or il fallait qu'il traversât la Samarie. Il arriva donc dans une ville de Samarie nommée Sichar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph son fils ; or là se trouvait la source de Jacob. Jésus donc fatigué du voyage s'était tout simplement assis près de la source ; c'était environ la sixième heure ; survient une femme samaritaine pour puiser de l'eau ; Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Car ses disciples étaient allés à la ville afin d'acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit donc : « Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? » — Les Juifs en effet ne frayent pas avec les Samaritains. Jésus lui répliqua : « Si tu connaissais le don de Dieu, et quel est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui l'aurais sollicité, et il t'aurait donné de l'eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; d'où as-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui lui-même en a bu, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? » Jésus lui répliqua : « Quiconque boit de cette eau-là aura de nouveau soif ; tandis que celui qui aura bu de l'eau que je lui donnerai n'aura certainement plus jamais soif, mais l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissante jusque dans la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. » Il lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens ici. » La femme lui répliqua : « Je n'ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as eu raison de dire : je n'ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. » La femme lui dit: « Seigneur, je vois que tu es un prophète ; nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut adorer. » Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l'heure vient où vous n'adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Pour vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs ; mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; ce sont en effet de tels adorateurs que demande aussi le Père ; Dieu est Esprit, et il faut que ses adorateurs L'adorent en esprit et en vérité. » La femme lui dit : « Je sais que le Messie doit venir, celui qui est appelé Christ ; lorsque celui-là sera venu, il nous apprendra toutes choses. » « Jésus lui dit: « C'est moi qui le suis, moi qui te parle. » Et là-dessus survinrent ses disciples, et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme. Nul cependant ne dit : « Que demandes-tu ? » ou, « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme laissa donc sa cruche et s'en fut à la ville, et elle dit aux gens : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait ; n'est-ce point lui qui est le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui. Dans l'intervalle les disciples le sollicitaient en disant : « Rabbi, mange. » Mais il leur dit : « J'ai à manger un aliment que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient donc les uns aux autres : « Est-ce que quelqu'un lui a apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé et d'achever Son œuvre. Ne dites-vous pas vous-mêmes : Encore quatre mois et la moisson arrive ? Voici, je vous dis : Levez vos yeux, et voyez comme les campagnes blanchissent déjà pour la moisson. Le moissonneur reçoit un salaire, et il serre sa récolte pour la vie éternelle, afin que le semeur se réjouisse aussi bien que le moissonneur ; car c'est ici que s'applique avec vérité la parole qui dit : « Autre est le semeur, et autre le moissonneur. » C'est moi qui vous ai envoyés moissonner ce que vous n'avez pas travaillé ; d'autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leur travail. » Or de cette ville-là il y eut plusieurs Samaritains qui crurent en lui, à cause de cette déclaration de la femme : « Il m'a dit tout ce que j'ai fait. » Lors donc que les Samaritains furent venus vers lui, ils le sollicitaient de demeurer auprès d'eux ; et il demeura là deux jours. Et un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa prédication, et ils disaient à la femme : « Ce n'est plus à cause de tes discours, que nous croyons, car nous avons ouï nous-mêmes, et nous savons que celui-ci est vraiment le sauveur du monde, le Christ. » Au bout de ces deux jours il sortit de là pour se rendre en Galilée. En effet Jésus lui-même avait déclaré qu'un prophète n'est point honoré dans sa propre patrie ; lors donc qu'il arriva en Galilée, les Galiléens l'accueillirent parce qu'ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête ; car eux-mêmes aussi étaient venus à la fête. Il vint donc derechef à Cana de Galilée, où il avait de l'eau fait du vin. Et il y avait à Capharnaoum un officier royal, dont le fils était malade ; cet homme, ayant appris que Jésus était arrivé de Judée en Galilée, se rendit auprès de lui, et il le sollicitait de venir guérir son fils ; car il était sur le point de mourir. Jésus lui dit donc : « Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez absolument point. » L'officier royal lui dit : « Seigneur, descend avant que mon enfant ne meure. » Jésus lui dit : « Va, ton fils vit. » L'homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et il s'acheminait ; mais comme déjà il descendait, ses esclaves vinrent à sa rencontre en disant que son enfant vivait. Il s'informa donc de l'heure précise à laquelle il s'était trouvé mieux ; ils lui dirent donc : « C'est hier, à la septième heure, que la fièvre l'a quitté. » Le père reconnut donc que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit : « Ton fils vit ; » et il crut, lui, et toute sa famille. Or ce fut là le second miracle que fit encore Jésus lorsqu'il fut venu de Judée en Galilée.
Psaume responsorial
Cantique graduel. De David.Je me réjouis, quand on me dit : Allons à la maison de l'Éternel ! Nos pieds s'arrêtent dans tes Portes, Jérusalem ! Jérusalem, bâtie comme une ville où les édifices se lient l'un à l'autre, rendez-vous des tribus, des tribus de l'Éternel, selon l'ordre donné à Israël, qui vient pour y louer le nom de l'Etemel ! Car des trônes y sont placés pour le siège de la justice, les trônes de la maison de David. Faites des vœux pour la prospérité de Jérusalem ! Heureux soient ceux qui t'aiment ! Que la paix soit dans tes murs, et la sécurité dans tes palais ! En faveur de mes frères et de mes amis, je veux implorer le salut pour toi ; en faveur de la maison de l'Éternel, notre Dieu, je demanderai pour toi le bonheur.
Évangile
Alors eut lieu à Jérusalem la fête de la Dédicace ; c'était en hiver, et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon. Les Juifs l'entourèrent donc et ils lui disaient : « Jusques à quand tiens-tu notre âme en suspens ? Si c'est toi qui es le Christ, dis-le-nous ouvertement. » Jésus leur répliqua : « Je vous l'ai dit, et vous ne l'avez pas cru. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui témoigne en faveur de moi ; mais vous, vous ne croyez pas, car vous n'êtes pas de mes brebis ; mes brebis entendent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, et je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront certainement jamais, et personne ne les arrachera de ma main ; ce que mon Père m'a donné est plus grand que toutes choses, et personne ne peut l'arracher de la main du Père. Moi et le Père nous sommes un. » Les Juifs apportèrent derechef des pierres, afin de le lapider. Jésus leur répliqua : « Je vous ai fait voir beaucoup de belles œuvres qui venaient du Père ; pour laquelle de ces œuvres-là me lapidez-vous ? » Les Juifs lui répliquèrent : « Ce n'est pas pour une belle œuvre que nous te lapidons, mais à cause d'un blasphème, et parce que, étant un homme, tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N'est-il pas écrit dans votre loi : « J'ai dit : Vous êtes des Dieux ? » Si elle a appelé Dieux ceux auxquels la parole de Dieu fut adressée (et l'Écriture ne peut être abolie), celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : tu blasphèmes, parce que j'ai dit : Je suis fils de Dieu ! Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas, mais si je les fais, quand même vous ne me croiriez pas, croyez à ces œuvres, afin que vous appreniez et que vous sachiez que le Père est en moi, et que moi je suis dans le Père. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Hymne de David.O Dieu ! prête l'oreille à ma prière, et ne te dérobe pas à ma supplication ! Fais attention à moi, et m'exauce ! J'erre en gémissant, et je suis troublé, à la voix de l'ennemi, sous l'oppression de l'impie ; car ils versent sur moi les maux, et me persécutent avec fureur. Mon cœur est tourmenté au dedans de moi, et des craintes de mort m'ont assailli ; la peur et le tremblement me pénètrent, et le frisson me parcourt. Aussi dis-je : Qu'on me donne l'aile de la colombe, je m'envolerai, et j'irai habiter en lieu sûr ! Voici, je fuirais au loin, je m'arrêterais au désert ; (Pause) je m'échapperais, plus prompt que le vent rapide, que l'ouragan ! Consume, Seigneur, confonds leurs langues ! Car je vois dans la ville la violence et les rixes, qui jour et nuit y font la ronde dans ses murs, et le mal et la gêne sont dans son enceinte ; la ruine est dans son enceinte, et la violence et la fraude ne quittent pas ses places. Ce n'est pas un ennemi qui m'outrage : je le supporterais ; un homme dont la haine se déclare, qui s'élève contre moi : je pourrais m'y soustraire ; mais c'est toi, homme qui avais mon estime, mon ami, l'un de mes familiers ; nous nous rendions l'un à l'autre l'intimité douce ; à la maison de Dieu nous allions avec la foule ! Que la mort les surprenne, qu'ils descendent vivants aux Enfers ! car la malice est dans leurs demeures, au milieu d'eux. Cependant, je crie à Dieu, et l'Éternel me sauvera. Le soir, et le matin, et à midi, je me plains et je gémis, et Il entendra ma voix. Il me tirera sain et sauf du combat qu'on me livre, car mes adversaires sont nombreux. Dieu veut m'exaucer, et les humilier, (car Il est toujours sur son trône) (Pause) ces hommes qui ne changent point, et n'ont de Dieu nulle crainte. Ils mettent la main sur leurs amis, et brisent leur pacte [d'union] ; leur bouche a plus de douceur que le lait, et leur cœur est hostile ; leurs paroles sont plus onctueuses que l'huile, et ce sont des épées nues. « Remets à l'Éternel le soin de ton sort, et Il te soutiendra, et ne permettra pas toujours qu'on ébranle le juste. » Et toi, ô Dieu, tu les précipiteras au fond de la fosse ; et ces hommes sanguinaires et trompeurs ne vivront pas la moitié de leurs jours ; mais moi, je mets en toi ma confiance.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Cantique d'Asaph.Dieu est connu en Juda, son nom est grand en Israël ; et sa demeure est en Salem, et sa résidence en Sion. Là Il a brisé les foudres de l'arc, le bouclier, et l'épée, et les armes de guerre. (Pause) Tu es plus brillante, plus magnifique que les montagnes des ravisseurs ! Ils furent dépouillés les héros courageux, et ils s'endormirent de leur sommeil ; et tous les braves ne retrouvèrent plus leurs bras. A ta menace, Dieu de Jacob, et chars et chevaux furent engourdis. Tu es formidable ; qui peut tenir contre toi, dès que tu t'irrites ? Des cieux tu promulguas ta sentence ; la terre fut en effroi, et se calma, lorsque Dieu se leva pour juger, pour porter secours à tous les affligés de la terre. (Pause) Oui, la fureur de l'homme te glorifie ; tu t'entoures de ceux qui survivent à ta colère. Faites et acquittez des vœux à l'Éternel, votre Dieu ! Que de tous Ses alentours on apporte des dons au Dieu terrible ! Il abat l'orgueil des princes, Il est redoutable aux rois de la terre.
Psaume responsorial
Cantique d'Asaph.Oui, Dieu est bon envers Israël, envers ceux qui ont un cœur pur. Cependant mon pied fut bien près de broncher ; un rien eût déroulé mes pas ; car j'enviais les superbes : j'avais le bonheur des impies sous les yeux. Car ils sont exempts de douleurs jusqu'à leur mort, et leur corps est bien entretenu ; ils sont en dehors des peines des mortels, et comme les humains ils ne sont point frappés. Aussi, comme un collier l'orgueil les entoure, et comme un habit la violence les revêt. L'embonpoint rend leurs yeux saillants, et les pensées de leur cœur se produisent. Ils sont moqueurs, et parlent méchamment ; de leur hauteur ils parlent d'opprimer ; de leur bouche ils affrontent le ciel même, et leur langue se démène sur la terre. Aussi, c'est de ce côté que Son peuple se tourne ; il veut aussi s'abreuver aux eaux abondantes, et dit : « Comment Dieu prendrait-il connaissance, et le Tout-puissant aurait-Il la science ? » Les voilà ces impies ! et toujours tranquilles ils grossissent leurs trésors. C'est en pure perte que je gardai mon cœur net, et que je lavai mes mains dans l'innocence ; et je fus frappé tous les jours, et chaque matin je subis ma peine. Si je disais : Je veux parler ainsi, voici, je trahirais la race de tes enfants. Alors je réfléchis, pour me rendre compte de ces choses ; c'était à mes yeux une tâche difficile, jusqu'à ce que, pénétrant dans les sanctuaires de Dieu, je fis attention à la fin de ces hommes Tu ne les as placés que sur un sol glissant ; tu les fait tomber, et ils sont en ruine. Comme ils sont anéantis tout à coup, emportés et détruits par une chute soudaine ! Tel un songe au réveil, ainsi, les réveillant, Seigneur, tu mets avec mépris leur fantôme à néant. Quand mon cœur s'exaspérait, et que dans mes reins je sentais l'aiguillon, alors j'étais stupide, et dans l'ignorance, j'étais disposé comme une brute envers toi. Cependant je te demeurai toujours attaché ; tu me pris par la main, par ma droite. Par ta sagesse tu me conduiras, et enfin tu me recueilleras dans la gloire. Qui ai-je dans les Cieux ? Et auprès de toi je n'aime rien sur la terre. Que mon cœur et ma chair soient consumés, le rocher de mon cœur et ma part, c'est Dieu, à jamais ! Car voici, ceux qui te désertent, périssent ; tu détruis tous ceux qui loin de toi vont se prostituer. Mais pour moi, être près de Dieu, c'est mon bien. Je mets ma confiance dans le Seigneur, l'Éternel, afin de pouvoir raconter toutes tes œuvres.
Prière du soir — première lecture
Or voici les nations que l'Éternel épargna pour mettre par elles à l'épreuve les Israélites, tous ceux qui n'avaient pas connu par eux-mêmes toutes les guerres de Canaan, uniquement pour donner l'expérience aux générations des enfants d'Israël, leur apprendre la guerre, à ceux seulement qui jadis ne l'avaient pas connue par eux-mêmes : cinq princes des Philistins et tous les Cananéens et les Sidoniens et les Hévites établis au mont Liban depuis la montagne de Baal-Hermon jusque vers Hamath. Et ils servirent d'instruments pour éprouver Israël et montrer s'il serait docile aux commandements de l'Éternel, prescrits à ses pères par l'organe de Moïse. Les enfants d'Israël demeurèrent donc au milieu des Cananéens, des Héthiens, des Amoréens, et des Perizzites et des Hévites et des Jébusites ; et ils prirent leurs filles pour femmes, et marièrent leurs filles à leurs fils, et servirent leurs dieux. Et les enfants d'Israël firent ce qui déplaît à l'Éternel, et oublièrent l'Éternel, leur Dieu, et servirent les Baals et les Aschères. Alors la colère de l'Éternel s'alluma contre Israël et Il les vendit entre les mains de Cusan-Risathaïm, roi de Mésopotamie, et les enfants d'Israël furent asservis huit ans à Cusan-Risathaïm. Alors les enfants d'Israël crièrent vers l'Éternel, et l'Éternel suscita aux enfants d'Israël un libérateur qui les sauva, Othniel, fils de Kénaz, frère cadet de Caleb. Et l'Esprit de l'Éternel reposa sur lui, et il jugea Israël, et il entra en campagne. Et l'Éternel livra entre ses mains Cusan-Risathaïm, roi de Mésopotamie, et sa main l'emporta sur Cusan-Risathaïm. Ainsi, le pays eut un repos de quarante ans, et Othniel, fils de Kénaz, mourut. Et les enfants d'Israël continuèrent à faire ce qui déplaît à l'Éternel, et l'Éternel prêta force à Eglon, roi de Moab, contre Israël, parce qu'ils faisaient ce qui déplaît à l'Éternel. Et il s'adjoignit les enfants d'Ammon et Amalek, et il se mit en marche et défit Israël, et la Ville des Palmiers fut prise par eux. Et les enfants d'Israël furent asservis à Eglon, roi de Moab, durant dix-huit ans. Alors les enfants d'Israël crièrent vers l'Éternel, et l'Éternel leur suscita un libérateur, Ehud, fils de Géra, Benjaminite, homme perclus de la main droite.Alors les enfants d'Israël envoyèrent par son entremise un présent à Eglon, roi de Moab. Et Ehud se fit un glaive à double tranchant, long d'une coudée, et il se l'attacha sous sa casaque sur le flanc droit. Et ainsi, il porta le présent à Eglon, roi de Moab ; or Eglon était un homme de très grand embonpoint. Et lorsqu'il eut achevé l'offrande du présent, il reconduisit les gens qui en avaient été les porteurs ; mais lui-même il rebroussa aux Idoles près de Guilgal et fit faire ce message : J'ai à te dire un mot en secret, ô Roi ! Et celui-ci dit : Chut ! Alors sortirent de sa présence tous ses entours. Et Ehud l'aborda ; or le roi qui était assis dans son cabinet de fraîcheur, se trouva seul. Et Ehud parla : J'ai un message de Dieu pour toi ; et il se leva de son siège. Alors Ehud avança la main gauche, et tirant son glaive de son flanc droit il le lui plongea dans le ventre tellement que la poignée aussi s'enfonça après la lame, et que la graisse se referma sur le glaive ; car il ne retira pas le glaive du ventre du roi ; et il ressortit par derrière. Et Ehud sortant passa dans le péristyle et ferma après lui les portes du pavillon, et poussa les verrous. Et lorsqu'il fut parti, les serviteurs du roi entrèrent, et remarquant que les portes du pavillon étaient fermées aux verrous, ils dirent : Sans doute il se couvre les pieds dans son cabinet de fraîcheur. Et ils furent très longtemps à attendre ; et voici, personne n'ouvrait les portes du pavillon ; alors ils prirent la clef et ouvrirent, et voilà que leur maître était étendu par terre mort. Cependant Ehud s'était échappé, tandis qu'ils hésitaient ; il passa les Idoles et se sauva à Séïra. Et en arrivant il sonna de la trompette sur la montagne d'Ephraïm, et les enfants d'Israël descendirent avec lui de la montagne, lui à leur tête. Et il leur dit : Suivez-moi ! car l'Éternel a livré vos ennemis, les Moabites, entre vos mains. Et ils descendirent sous sa conduite, et ils occupèrent les gués du Jourdain vis-à-vis de Moab ; et ils ne laissaient passer personne. Et dans ce temps-là ils défirent, les Moabites, qui étaient environ dix mille, tous hommes robustes et guerriers dont pas un n'échappa. C'est ainsi qu'en ce temps Moab fléchit sous la main d'Israël. Et le pays eut quatre-vingts ans de repos. Et après lui il y eut Samgar, fils d'Anath ; il défit les Philistins, au nombre de six cents hommes, avec un aiguillon de bouvier ; lui aussi fut le libérateur d'Israël.
Deuxième lecture
Que dirons-nous donc d'Abraham notre ancêtre selon la chair ? Car si Abraham a été justifié en conséquence des œuvres, il a de quoi s'enorgueillir, mais non pas relativement à Dieu. En effet que dit l'écriture ? « Or Abraham crut à Dieu, et cela lui fut compté pour justice. » Mais pour celui qui accomplit des œuvres, son salaire ne lui est pas compté à titre de grâce, mais de dette, tandis que pour celui qui n'accomplit pas d'œuvres, mais qui croit en Celui qui justifie l'impie, sa foi lui est comptée pour justice. C'est de même aussi que David parle de la béatitude de l'homme auquel Dieu attribue la justice sans les œuvres ; « Heureux ceux dont les crimes ont été pardonnés et dont les péchés ont été couverts ! Heureux l'homme auquel le Seigneur n'imputera certainement pas son péché ! » Est-ce que cette béatitude n'a donc trait qu'à la circoncision, ou bien également à l'incirconcision ? Nous disons en effet : La foi a été comptée à Abraham pour justice. Comment donc lui a-t-elle été comptée pour telle ? Est-ce quand il était circoncis ou incirconcis ? Ce n'est pas quand il eut été circoncis, mais lorsqu'il était incirconcis. Et il reçut le signe de la circoncision comme un sceau de la justice de la foi qu'il avait eue quand il était incirconcis, afin d'être le père de tous ceux qui croient, quoiqu'incirconcis, de sorte que la justice leur est attribuée ; et afin d'être aussi le père de la circoncision, pour ceux qui non seulement sont circoncis, mais qui marchent sur les traces de la foi qu'a eue, quand il était incirconcis, notre père Abraham. En effet, ce n'est pas par la loi qu'a été faite à Abraham ou à sa postérité, la promesse qu'il serait héritier du monde, mais c'est par la justice de la foi ; car, si ce sont ceux qui relèvent de la loi qui sont héritiers, la foi est mise à néant et la promesse abolie ; en effet la loi produit la colère, mais là où n'est pas là loi il n'y a pas non plus de transgression ; c'est pourquoi cela vient de la foi, afin que ce soit à titre de grâce, en sorte que la promesse est irréfragable pour toute la postérité, non seulement pour celle qui relève de la loi, mais encore pour celle qui se rattache à la foi d'Abraham qui est notre père à tous (selon qu'il est écrit : « Car J'ai fait de toi le père de plusieurs nations »), devant Celui auquel il a cru, le Dieu qui vivifie les morts, et qui évoque comme si elles existaient les choses qui n'existent point. Il a, contre toute espérance, cru avec espérance, en sorte qu'il est devenu le père de plusieurs nations, selon cette parole : Telle sera ta postérité, » et il a vu, sans faiblir dans sa foi, la caducité de son propre corps, âgé qu'il était d'environ cent ans, et celle des organes de Sarra ; mais, relativement à la promesse de Dieu, il n'hésita point par incrédulité ; il fut au contraire fortifié par la foi, rendant gloire à Dieu, et étant convaincu que ce qu'il promet, Il peut aussi l'accomplir. C'est pourquoi cela lui a été compté pour justice. Or ce n'est pas à cause de lui seul qu'il est écrit que « cela lui a été compté, » mais c'est aussi à cause de nous, auxquels cela doit être compté, pour autant que nous croyons en Celui qui a ressuscité d'entre les morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos fautes, et qui est ressuscité pour notre justification.
Deuxième lecture
C'est une vérité certaine que, si quelqu'un aspire à l'épiscopat, il désire une œuvre excellente ; il faut donc que l'évêque soit irréprochable, mari d'une seule femme, sobre, modéré, rangé, hospitalier, capable d'enseigner, ni buveur, ni emporté, mais doux, n'aimant ni les querelles ni l'argent, gouvernant bien sa propre maison, tenant ses enfants dans la soumission avec un parfait respect ; (mais si quelqu'un ne sait pas gouverner sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l'église de Dieu ?), n'étant pas un nouveau converti, de peur qu'enflé d'orgueil il ne donne prise au jugement du Diable, mais il faut qu'il reçoive aussi un bon témoignage de ceux du dehors, afin qu'il ne donne prise ni aux invectives, ni aux pièges du Diable. De même il faut que les diacres soient honnêtes, sans duplicité, point adonnés aux excès du vin, ni désireux d'un gain sordide, adhérant, avec une conscience pure, au mystère de la foi ; mais il faut qu'eux aussi soient examinés d'abord ; ensuite qu'on les admette comme diacres, s'ils sont irrépréhensibles. De même, il faut que les femmes soient honnêtes, point médisantes, sobres, et fidèles en toutes choses. Que les diacres soient maris d'une seule femme, qu'ils gouvernent bien leurs enfants et leurs propres maisons ; car ceux qui ont bien rempli cet office acquièrent pour eux-mêmes une bonne place, et une grande assurance fondée sur la foi en Christ Jésus. Je t'écris ces choses, tout en espérant te rejoindre avant peu, mais, si je tarde, afin que tu saches comment il faut se comporter dans la maison de Dieu, qui est l'église du Dieu vivant, la colonne et le fondement de la vérité. Et, de l'aveu général, grand est le mystère de la piété : Celui qui a été manifesté en chair, a été justifié par l'esprit, il s'est montré aux anges, il a été prêché parmi les nations, on a cru en lui dans le monde, il a été enlevé dans la gloire ;
Deuxième lecture
C'est pourquoi, moi aussi, ayant appris quelle est votre foi au Seigneur Jésus et votre fidélité envers tous les saints, je ne cesse de rendre des actions de grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation ; les yeux de votre cœur étant illuminés par sa connaissance, de telle sorte que vous sachiez quelle est l'espérance attachée à Son appel, quelle est la richesse de la gloire de Son héritage parmi les saints, et quelle est, envers nous qui croyons, l'excessive grandeur de Son pouvoir, qui se montre dans l'efficace puissante de Sa force, qu'il a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts et en le faisant asseoir à Sa droite dans les cieux, au-dessus de toute espèce d'autorité, et de domination, et de puissance, et de seigneurie, et de tout nom donné, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans celui qui est à venir ; et Il a tout placé sous ses pieds, et Il l'a donné comme chef universel à l'Église qui est son corps, la plénitude de Celui qui, de toutes manières, remplit toutes choses.
Deuxième lecture
En ce jour-là, le Germe de l'Éternel sera l'ornement et la gloire, et le fruit de la terre sera l'orgueil et la parure des restes échappés d'Israël. Et quiconque sera laissé en Sion et survivra dans Jérusalem, portera le nom de Saint, quiconque sera inscrit au livre des vivants en Jérusalem ; quand le Seigneur aura lavé les ordures des filles de Sion, et fait disparaître le sang de Jérusalem de son sein, par l'Esprit de jugement et par l'Esprit d'extermination. Et sur toute l'étendue de la montagne de Sion, et sur ses lieux d'assemblées, l'Éternel établira pendant le jour un nuage et une fumée, et de nuit l'éclat d'un feu allumé ; car toute magnificence est mise à couvert ; et il y aura un abri pour donner de l'ombrage pendant le jour contre la chaleur, et pour être un refuge et une retraite contre l'orage et la pluie.
Évangile
Et il advint, pendant qu'il était lui-même en prière en quelque endroit, que, lorsqu'il eut fini, l'un de ses disciples lui dit : « Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean aussi l'a enseigné à ses disciples. » Or il leur dit : « Quand vous priez, dites : « Père, que Ton nom soit sanctifié ; que Ton royaume vienne ; donne-nous chaque jour le pain de notre subsistance, et remets-nous nos péchés, car nous aussi nous remettons à tous ceux qui nous doivent ; et ne nous expose pas à la tentation. » Et il leur dit : « Lequel de vous, ayant un ami et s'étant rendu auprès de lui sur le minuit pour lui dire : « Ami, prête-moi trois pains, parce qu'un mien ami venant de voyage est arrivé chez moi, et je n'ai rien à lui offrir ; et l'autre lui ayant répondu de l'intérieur : « Ne me dérange pas, ma porte est déjà fermée, et mes petits enfants sont au lit avec moi, je ne puis pas me lever pour t'en donner… » Je vous déclare que, quoiqu'il ne se lève pas pour lui en donner comme étant son ami, du moins à cause de son indiscrétion il se lèvera pour lui en donner autant qu'il en demande. Eh bien, moi je vous dis, demandez et on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; heurtez et on vous ouvrira ; car quiconque demande reçoit, et qui cherche trouve, et à celui qui heurte, on ouvre. Quel est parmi vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui, à la place d'un poisson, lui donnera un serpent ? Ou encore, qui, s'il lui demande un œuf, lui donnera un scorpion ? Si donc vous, tout méchants que vous êtes, savez donner de bons présents à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-Il l'Esprit saint à ceux qui le Lui demandent ? » Et il chassait un démon muet ; or il advint, lorsque le démon fut sorti, que le muet parla ; et la foule fut émerveillée. Mais quelques-uns d'entre eux dirent : « C'est grâce à Béézéboul, le chef des démons, qu'il chasse les démons. » Mais d'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui demandaient un signe qui vînt du ciel. Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et on y voit tomber maison sur maison ; or si Satan aussi s'est divisé contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il ? Car vous dites que c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons ; mais si moi c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons, vos fils, grâce à qui les chassent-ils ? C'est pourquoi ce sont eux qui seront vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que moi je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusqu'à vous. Lorsque l'homme fort, bien armé, garde sa propre cour, ce qu'il possède est en sûreté ; mais s'il arrive qu'un plus fort que lui survienne et le vainque, il s'empare de toutes les armes auxquelles il se confiait, et il distribue ses dépouilles. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit impur est sorti de l'homme, il parcourt les lieux arides, cherchant du repos, et n'en trouvant pas, il dit alors : « Je retournerai dans ma maison, d'où je suis sorti. » Et y revenant, il la trouve en paix, balayée et ornée. Alors il va et prend sept autres esprits plus méchants que lui-même, et après être entrés, ils y habitent ; et la nouvelle condition de cet homme devient pire que la première. » Or il advint, pendant qu'il disait ces choses, qu'une femme, élevant sa voix du milieu de la foule, lui dit : « Heureux le sein qui t'a porté et les mamelles qui t'ont allaité ! » Mais il dit : « Heureux bien plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l'observent ! » Or comme la foule grossissait, il se mit à dire : « Cette génération est méchante ; elle réclame un signe, et il ne lui sera donné d'autre signe que le signe de Jonas ; car, de même que Jonas fut un signe pour les Ninévites, de même le fils de l'homme en sera aussi un pour cette génération. La reine du Midi ressuscitera lors du jugement avec les hommes de cette génération, et elle les condamnera ; car elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici, il y a ici plus que Salomon. Les hommes de Ninive ressusciteront lors du jugement avec cette génération, et ils la condamneront ; car ils se sont repentis à la prédication de Jonas, et voici, il y a ici plus que Jonas, Personne, après avoir allumé une lampe, ne la place dans un souterrain, ni sous le boisseau, mais sur son support, afin que ceux qui entrent en voient la lumière. Ton œil est la lampe du corps ; quand ton œil est sain, tout ton corps aussi est illuminé, mais quand il est malade, ton corps aussi est ténébreux. Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres. Si donc tout ton corps est illuminé, n'ayant rien de ténébreux, il sera entièrement illuminé, comme lorsque la lampe t'éclaire par son rayonnement. » Or, pendant qu'il parlait, un pharisien le sollicite de faire collation chez lui ; et y étant entré il se mit à table. Ce que le pharisien ayant vu, il fut étonné de ce qu'il ne s'était pas d'abord lavé avant la collation. Mais le seigneur lui dit : « Maintenant vous autres pharisiens vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais votre dedans est rempli de rapine et de méchanceté. Insensés ! Est-ce que Celui qui a fait le dehors n'a pas fait aussi le dedans ? Eh bien, donnez-en le contenu en aumônes, et voici, tout est net pour vous. Mais malheur à vous, pharisiens, car vous payez la dîme de la menthe, et de la rue, et de toutes les plantes potagères, et vous méprisez le jugement et l'amour de Dieu. Mais ce sont ces choses-ci qu'il fallait pratiquer, sans toutefois négliger celles-là. Malheur à vous, pharisiens, car vous aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations dans les places publiques. Malheur à vous, car vous êtes comme les sépulcres masqués, et les hommes en marchant dessus ne s'en doutent pas. » Or un des légistes prenant la parole, lui dit : « Maître, en parlant de la sorte tu nous insultes aussi. » Mais il dit : « Malheur aussi à vous autres légistes, car vous chargez les hommes de fardeaux intolérables, et vous-mêmes vous ne touchez pas ces fardeaux d'un seul de vos doigts. Malheur à vous, car vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont fait mourir ! Vous donnez donc votre témoignage et votre approbation aux œuvres de vos pères, car, tandis que de leur côté ils les ont fait mourir, du vôtre vous bâtissez ! C'est pourquoi aussi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, dont ils tueront les uns et poursuivront les autres, afin qu'on redemande compte à cette génération du sang de tous les prophètes, versé dès la fondation du monde, depuis le sang d'Abel jusques au sang de Zacharie qui fut mis à mort entre l'autel et la maison. Oui, je vous le déclare, on en demandera compte à cette génération. Malheur à vous légistes, car vous avez enlevé la clef de la connaissance ; vous-mêmes n'êtes pas entrés et vous avez empêché ceux qui voulaient entrer. » Et après qu'il fut sorti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à l'obséder d'une manière terrible, et à le presser de questions, en lui dressant des pièges, pour attraper quelque parole sortie de sa bouche.
Prière du soir — deuxième lecture
Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du seigneur coure, et soit glorifiée comme elle l'est parmi vous, et afin que nous soyons préservés des hommes déréglés et pervers, car tous n'ont pas la foi ; mais le Seigneur, qui est fidèle, vous affermira et vous garantira du mal. Cependant nous avons, en ce qui vous concerne, la confiance dans le seigneur, que vous avez fait, et que vous faites, et que vous ferez ce que nous ordonnons ; mais que le Seigneur dirige vos cœurs vers l'amour de Dieu et vers la persévérance de Christ ! Or, nous vous ordonnons, frères, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition que vous avez reçue de nous ; vous-mêmes vous savez, en effet, comment il faut nous imiter, car nous n'avons pas vécu parmi vous dans le désordre, et ce n'est pas gratuitement que nous avons mangé le pain de personne, mais au prix de fatigues et de labeurs, en travaillant nuit et jour, afin de n'être à charge à aucun de vous ; non, parce que nous n'en avons pas le droit, mais afin de nous donner nous-mêmes en exemple à vous, pour que vous nous imitiez ; car, lorsque nous étions parmi vous, nous vous donnions aussi cet ordre : si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus. Nous apprenons, en effet, qu'il en est parmi vous qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent point, mais qui s'occupent de choses inutiles, c'est à ceux de cette espèce, que nous ordonnons et que nous recommandons, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de travailler avec tranquillité pour manger leur propre pain. Quant à vous, frères, ne vous découragez pas de bien faire ; mais si quelqu'un n'obéit pas à votre injonction, signalez-le par votre lettre ; n'ayez aucun rapport avec lui, afin qu'il se réforme ; et ne le traitez pas en ennemi, mais avertissez-le comme un frère. Or, que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps, de toute manière ! Que le Seigneur soit avec vous tous ! La salutation est de la main de moi, Paul, ce qui sert de signe dans toute lettre ; c'est ainsi que j'écris. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous !
Évangile
Et aussitôt il contraignit ses disciples à monter dans la barque et à passer les premiers sur l'autre rive, vers Bethsaïda, jusques à ce que lui-même eût renvoyé la foule. Et après les avoir congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier. Et le soir étant venu, la barque se trouvait au milieu de la mer, et lui-même était seul à terre. Et les ayant vus battus par les flots, pendant qu'ils ramaient, car le vent leur était contraire, il vient vers eux à la quatrième veille de la nuit, en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. Mais eux, en le voyant marcher sur la mer, s'imaginèrent que c'était un fantôme, et ils poussèrent des cris ; car tous le virent et furent troublés ; mais aussitôt il leur parla et leur dit : « Courage, c'est moi, n'ayez pas peur ? » Et il monta auprès d'eux dans la barque, et le vent tomba. Et ils ressentirent en eux-mêmes une grande stupéfaction ; car ils n'avaient pas compris l'affaire des pains, mais leur cœur était endurci. Et ayant achevé leur traversée, ils touchèrent terre à Gennèsareth, et ils abordèrent. Et lorsqu'ils furent sortis de la barque, aussitôt qu'on l'eut reconnu, on parcourut toute cette contrée-là, et on se mit à transporter les malades sur leurs couchettes, partout où on entendait dire qu'il se trouvait. Et partout où il entrait dans les villages, ou dans les villes, ou dans les campagnes, on déposait les malades dans les places publiques, et on le sollicitait afin qu'ils pussent toucher, ne fût-ce que la frange de son manteau, et tous ceux qui le touchèrent étaient guéris.
Évangile
Et en passant le long de la mer de Galilée il vit Simon, et André le frère de Simon, qui pêchaient au filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs ; et Jésus leur dit : « Marchez après moi, et je vous ferai devenir des pêcheurs d'hommes. » Et ayant aussitôt quitté leurs filets, ils le suivaient. Et ayant un peu continué sa route, il vit Jacques le fils de Zébédée et Jean son frère, qui, eux aussi arrangeaient, leurs filets dans leur barque. Et aussitôt il les appela ; et ayant laissé leur père Zébédée dans la barque avec les mercenaires, ils s'en allèrent après, lui. Et il entrait à Capharnaoum, et étant aussitôt entré le jour du sabbat dans la synagogue ; il enseignait ; et ils étaient stupéfaits de son enseignement, car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes.
Évangile
Et ayant levé les yeux, il vit les riches qui jetaient dans le trésor leurs offrandes ; mais il vit une certaine veuve indigente qui y jetait deux pites, et il dit : « En vérité je vous déclare que cette veuve pauvre a jeté plus que personne, car tous ceux-là ont jeté de leur superflu dans les offrandes, tandis que cette femme a jeté, de son dénuement, tout ce qu'elle avait pour sa subsistance. » Et quelques personnes disant à propos du temple, qu'il était orné de belles pierres et d'offrandes, il dit : « Ces choses que vous voyez…, des jours viendront où il ne sera laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie. » Mais ils l'interrogèrent, en disant : « Maître, quand donc cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe qui indiquera que ces choses sont sur le point d'arriver ? » Or il dit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer ; car plusieurs viendront en mon nom, disant : « C'est moi qui le suis, et le moment approche ; » ne vous mettez pas à leur suite. Mais quand vous entendrez parler de guerres et de révolutions, ne vous en effrayez pas, car il faut que cela arrive premièrement, mais ce n'est pas tout aussitôt la fin. » Alors il leur disait : « Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; et il y aura de grands tremblements de terre, et place par place des pestes et des famines ; et il y aura des phénomènes effrayants et de grands signes qui viendront du ciel ; mais avant toutes ces choses ils mettront les mains sur vous, et ils vous persécuteront, vous livrant aux synagogues et vous jetant en prison, vous traînant devant des rois et des gouverneurs à cause de mon nom. Cela sera pour vous l'occasion d'un témoignage ; mettez donc en vos cœurs de ne pas songer d'avance à votre défense, car c'est moi qui vous donnerai une bouche et une sagesse, à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister ni répliquer. Mais vous serez livrés même par vos parents, et par vos frères, et par des membres de votre famille, et par des amis, et ils en mettront à mort d'entre vous, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; et pas un cheveu de votre tête ne sera certainement perdu ; c'est par votre patience que vous vous mettrez en possession de vos âmes. « Mais quand vous aurez vu Jérusalem investie par les armées, alors sachez que sa dévastation est proche. Alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes, et que ceux qui sont au milieu de la ville se retirent, et que ceux qui sont dans les campagnes n'y rentrent pas ; car ce sont là des jours de châtiment, afin que tout ce qui a été écrit s'accomplisse. Malheur à celles qui sont enceintes et à celles qui allaitent en ces jours-là ! Car il y aura une grande calamité sur la terre et de la colère contre ce peuple, et ils tomberont par le fil de l'épée, et ils seront emmenés captifs chez toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les Gentils, tant que dureront les temps des Gentils et jusques à ce qu'ils soient accomplis. « Et il y aura des signes dans le soleil, la lune et les astres, et sur la terre de l'angoisse parmi les nations inquiètes du fracas de la mer et des flots, les hommes expirant de frayeur à l'attente de ce qui menace la terre, car les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors ils verront le fils de l'homme venant dans une nuée avec beaucoup de puissance et de gloire. Mais quand ces choses commenceront à se réaliser, redressez-vous et levez la tête, car votre délivrance approche. » Et il leur dit une parabole : « Voyez le figuier et tous les arbres : quand ils ont commencé à pousser, vous savez d'après eux en les regardant que déjà l'été est proche. De même, vous aussi, quand vous aurez vu ces choses se réaliser, sachez que le royaume de Dieu est proche. En vérité je vous déclare que cette génération-ci ne disparaîtra certainement point, jusques à ce que tout se soit réalisé. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point. Mais prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne s'appesantissent dans les excès, dans l'ivresse, et dans les soucis de la vie, et que ce jour-là ne vous surprenne tout à coup comme un filet ; car il surprendra tous ceux qui habitent la surface de toute la terre ; mais veillez, priant en tout temps, afin que vous puissiez échapper à toutes ces choses qui doivent survenir, et vous trouver debout en présence du fils de l'homme. » Or, pendant le jour, il enseignait dans le temple, mais tous les soirs il sortait pour passer la nuit sur la montagne appelée Bois d'oliviers ; et tout le peuple venait de bon matin vers lui dans le temple pour l'entendre.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.

