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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Ésaïe 2:1-13

La parole qui fut révélée à Ésaïe, fils d'Amots, sur Juda et Jérusalem. Et il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l'Éternel aura ses fondements sur le sommet des montagnes, et s'élèvera au-dessus des éminences, et que tous les peuples y afflueront. Et des nations nombreuses s'achemineront en disant : « Venez, et montons à la montagne de l'Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, et Il nous enseignera ses voies, et nous suivrons ses sentiers ! » Car la Loi sortira de Sion, et la parole de l'Éternel de Jérusalem ; et Il sera le juge des peuples et l'arbitre de nations nombreuses : et ils forgeront leurs épées en hoyaux, et leurs lances en serpes ; un peuple contre un peuple ne lèvera plus l'épée, et ils n'apprendront plus la guerre. Maison de Jacob, venez, et marchons à la lumière de l'Éternel ! Car, [ô Éternel], tu as abandonné ton peuple, la maison de Jacob, parce qu'ils sont pleins de l'Orient, et divinateurs comme les Philistins, et qu'ils donnent la main aux enfants de l'étranger : et son pays est plein d'argent et d'or, et ses trésors sont infinis ; et son pays est plein de chevaux, et ses chars sont innombrables ; et son pays est plein d'idoles ; ils se prosternent devant l'œuvre de leurs mains, devant ce qu'ont façonné leurs doigts. Mais l'homme sera abaissé et le personnage humilié, et tu ne saurais leur pardonner. Fuis dans les rochers et te cache dans la poussière, devant les terreurs de l'Éternel et devant l'éclat de sa majesté. Le fier regard de l'homme sera humilié, et l'orgueil du personnage abaissé, et l'Éternel en ce jour sera seul élevé. Car il est une journée de par l'Éternel des armées, contre tout ce qui est altier et élevé, et contre tout ce qui s'élève, afin qu'il soit humilié ; et contre tous les cèdres du Liban hauts et élevés, et contre tous les chênes de Basan,

Première lecture

Exode 27

Et tu feras l'Autel en bois d'acacia ; il aura cinq coudées de longueur et cinq coudées de largeur ; l'Autel sera carré, et de trois coudées en hauteur. Et tu feras ses cornes à ses quatre angles d'où elles sortiront, et tu le plaqueras d'airain. Et tu feras ses vases destinés à recevoir les cendres, et ses pelles et ses patères et ses fourchettes et ses brasiers ; tu emploieras l'airain pour tous ces ustensiles. Et tu feras un treillis en réseau d'airain, et tu fixeras au réseau d'airain quatre anneaux d'airain, à ses quatre coins. Et tu le placeras au-dessous de la corniche de l'Autel en bas, de sorte que le réseau s'élève jusqu'à la moitié de l'Autel. Tu feras aussi des barres pour l'Autel, des barres d'acacia que tu plaqueras d'airain, et l'on passera les barres dans les anneaux, de sorte que les barres se trouvent aux deux côtés de l'autel, quand on le transportera. Il sera creux et formé d'ais ; et tel qu'il t'a été montré sur la montagne, tel on le fera. Tu disposeras aussi le Parvis de la Résidence : au côté sud, du midi, pour former le Parvis, on tendra sur une longueur de cent coudées des toiles de lin retors, à l'un des côtés, au moyen de vingt colonnes fixées sur vingt soubassements d'airain ; les crochets des colonnes et leurs tringles seront d'argent ; de même pour le côté du nord en longueur il y aura des toiles longues de cent coudées, et des colonnes au nombre de vingt avec leurs vingt soubassements d'airain, leurs crochets et leurs tringles d'argent. Et au côté de l'occident, qui formera la largeur du Parvis, il y aura des toiles de cinquante coudées avec leurs colonnes au nombre de dix, et leurs soubassements au nombre de dix ; et la largeur du Parvis du côté de l'est, à l'orient, sera aussi de cinquante coudées ; on y tendra d'une part quinze coudées de toiles soutenues par trois colonnes fixées sur trois soubassements, et d'autre part quinze coudées de toiles soutenues par trois colonnes fixées sur trois soubassements ; et à la porte du Parvis il y aura un rideau de vingt coudées fait d'azur, de pourpre et de vermillon et de lin retors, et en brocart, avec ses quatre colonnes et leurs quatre soubassements. Toutes les colonnes du pourtour du Parvis seront munies de tringles d'argent ; les crochets seront d'argent et les soubassements d'airain. Que la longueur du Parvis soit de cent coudées et sa largeur de cinquante contre cinquante, et sa hauteur de cinq coudées, que les toiles soient de lin retors et les soubassements d'airain. Que tous les ustensiles employés à tout genre de service dans la Résidence, et tous les clous, et tous les clous du Parvis soient d'airain. Et tu ordonneras aux enfants d'Israël de t'apporter de l'huile d'olive pure, d'olives triturées, pour le Candélabre, afin d'y entretenir les lampes perpétuellement. C'est dans la Tente du Rendez-vous en deçà du Rideau qui voile le Témoignage que Aaron et ses fils la prépareront du soir au matin en la présence de l'Éternel. C'est une prestation perpétuelle payable par les enfants d'Israël dans tous leurs âges.

Première lecture

Deutéronome 6:1-25

Et voici les commandements, les statuts et les lois que l'Éternel, votre Dieu, a ordonné de vous enseigner pour que vous les pratiquiez dans le pays où vous allez passer pour le conquérir, et afin que tu craignes l'Éternel, ton Dieu, observant tous ses statuts et ses commandements que je te prescris, toi et ton fils et le fils de ton fils, tous les jours de ta vie, afin que tu aies de longs jours. Écoute donc, Israël, et veille à les pratiquer, afin que tu sois heureux et que vous preniez un grand accroissement, puisque l'Éternel, Dieu de tes pères, t'a promis un pays découlant de lait et de miel. Écoute, Israël ! l'Éternel est notre Dieu, l'Éternel seul. Aime donc l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta puissance. Et aie à cœur toutes ces choses que je te prescris en ce jour. Et inculque-les à tes fils, et parles-en, et assis dans ta maison, et cheminant en voyage, et en te couchant et en te levant. Attache-les comme un signe à ta main et porte-les comme bandelettes entre tes yeux. Inscris-les sur les piliers de ta maison, et à tes portes. Et lorsque l'Éternel, ton Dieu, t'aura introduit dans le pays qu'il a juré à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob de te donner, dans de grandes et belles villes que tu n'as point bâties, dans des maisons pleines de tous les biens, que tu n'as point remplies, auprès de fontaines creusées que tu n'as point creusées, dans des vignes et des olivaies que tu n'as point plantées, et lorsque tu mangeras et te rassasieras, prends garde à toi, de peur d'oublier l'Éternel qui t'a retiré du pays d'Egypte, de la maison de servitude. Crains l'Éternel, ton Dieu, et le sers, et jure par son nom. Ne suivez pas d'autres dieux parmi les dieux des peuples de vos alentours ; car c'est un Dieu jaloux au milieu de vous, que l'Éternel, notre Dieu ; de peur que la colère de l'Éternel, ton Dieu, ne s'allume contre toi et qu'il ne vous fasse disparaître de la surface de la terre. Ne tentez pas l'Éternel, votre Dieu, comme vous l'avez tenté à Massa ; gardez, gardez les commandements de l'Éternel, votre Dieu, et ses ordonnances et ses statuts qu'il t'a prescrits. Et fais ce qui est droit et bien aux yeux de l'Éternel, afin que tu sois heureux et que tu parviennes à faire la conquête du beau pays que l'Éternel promit par serment à tes pères et qu'il chasse tous tes ennemis devant toi, comme l'a dit l'Éternel. Lorsque dans l'avenir ton fils t'interrogera en disant : Qu'est-ce que ces ordonnances, ces statuts et ces lois que vous a prescrites l'Éternel, notre Dieu ? dis à ton fils : Nous étions esclaves de Pharaon en Egypte et l'Éternel nous a retirés de l'Egypte d'une main forte, et l'Éternel a opéré des signes et des prodiges grands et funestes pour l'Egypte, pour Pharaon et pour toute sa maison, sous nos yeux ; et nous, Il nous a retirés de là pour nous amener ici, et nous donner le pays qu'il avait promis par serment à nos pères. Et l'Éternel nous a commandé de pratiquer tous ces statuts, de craindre l'Éternel, notre Dieu, pour être heureux tout le temps de notre vie, ainsi qu'[il arrive] aujourd'hui. Et ce sera pour nous une justice que de veiller à accomplir tous ces commandements, devant l'Éternel, notre Dieu, ainsi qu'il nous l'a prescrit.

Prière du matin — première lecture

Juges 4

Et les enfants d'Israël recommencèrent à faire ce qui déplaît à l'Éternel ; or Ehud était mort. Alors l'Éternel les vendit entre les mains de Jabin, roi de Canaan, qui régnait à Hatsor, et son chef d'armée était Sisera, lequel demeurait à Haroseth-Gojim. Et les enfants d'Israël crièrent vers l'Éternel, car il avait neuf cents chars ferrés, et il opprima fortement les enfants d'Israël durant vingt ans. Or c'était Debora, femme prophète, mariée à Lappidoth, qui à cette époque était juge en Israël. Et elle siégeait sous le Palmier de Debora entre Rama et Béthel dans la montagne d'Ephraïm. Et les enfants d'Israël montaient auprès d'elle pour obtenir jugement. Alors elle envoya mander Barak, fils d'Abinoam, de Kédès-Nephthali ; et elle lui dit : Voici, l'Éternel, Dieu d'Israël, l'ordonne ; va occuper le mont Thabor, prenant avec toi dix mille hommes parmi les enfants de Nephthali et les enfants de Zabulon, et j'attirerai vers toi au torrent du Kison, Sisera, chef d'armée de Jabin, et ses chars et sa troupe et je le livrerai entre tes mains. Et Barak lui dit : Si tu marches avec moi, je marcherai ; mais si tu ne marches pas avec moi, je ne marcherai pas. Et elle dit : Oui, je veux marcher avec toi ; seulement tu ne rencontreras pas ta gloire sur la voie que tu prends, car c'est à la main d'une femme que l'Éternel livrera Sisera. Puis Debora se leva et se rendit avec Barak à Kédès. Alors Barak cita Zabulon et Nephthali à Kédès, et dix mille hommes marchèrent sous sa conduite, et Debora l'accompagna. (Or Héber, le Kénite, s'était séparé des Kénites, des fils de Hobab, beau-père de Moïse, et il dressa ses tentes jusqu'aux chênes de Tsaannaïm, situé près de Kédès.) Et Sisera fut informé que Barak, fils d'Abinoam, s'était porté au mont Thabor. Alors de Haroseth-Gojim Sisera rassembla vers le torrent du Kison tous ses chars, neuf cents chars ferrés et toute la troupe qui était sous ses ordres. Alors Debora dit à Barak : Debout ! car, voici la journée où l'Éternel livre Sisera entre tes mains ! L'Éternel n'ouvre-t-Il pas la marche devant toi ? Et Barak descendit du mont Thabor suivi de dix mille hommes. Alors l'Éternel mit en déroute Sisera et tous ses chars et toute son armée à la pointe de l'épée devant Barak, et Sisera descendit de son char et s'enfuit à pied. Cependant Barak poursuivit les chars et l'armée jusqu'à Haroseth-Gojim. Et toute l'armée de Sisera tomba sous le tranchant de l'épée ; pas un ne survécut. Quant à Sisera, il se réfugia à pied dans la tente de Jaël, femme de Héber, le Kénite. Car il y avait paix entre Jabin, roi de Hatsor, et la maison de Héber, le Kénite. Alors Jaël sortit au-devant de Sisera et lui dit : Entre, mon Seigneur, entre chez moi ! sois sans crainte ! Et il entra chez elle dans la tente, et elle le couvrit d'un tapis. Et il lui dit : Donne-moi donc un peu d'eau à boire, car j'ai soif. Et elle ouvrit l'outre du lait, et le fit boire et le couvrit. Et il lui dit : Tiens-toi à l'entrée de la tente, et dans le cas où un homme viendrait et te questionnerait en disant : Y a-t-il quelqu'un ici ? réponds : Personne. Alors Jaël, femme de Héber, prit l'épieu de la tente, et arma sa main du marteau et pénétra doucement vers lui et lui enfonça dans la tempe l'épieu qui se ficha dans le sol. Or il était profondément endormi et exténué, et il mourut. Et voici, Barak était à la poursuite de Sisera, et Jaël sortit à sa rencontre et lui dit : Viens ! je vais te montrer l'homme que tu cherches. Et il entra chez elle, et voilà que Sisera était étendu mort, l'épieu dans la tempe. C'est ainsi que ce jour Dieu fit fléchir Jabin, roi de Canaan, devant les enfants d'Israël. Et la main des enfants d'Israël s'appesantit de plus en plus sur Jabin, roi de Canaan, jusqu'à ce qu'ils eussent extirpé Jabin, roi de Canaan.

Épître

Daniel 3:25;3:34-45

Il répliqua et dit : Voici, je vois quatre hommes marcher sans liens au milieu du feu, et on ne voit sur eux aucune lésion, et le quatrième par son air ressemble à un fils des dieux.

Première lecture

Ésaïe 57

Le juste périt et nul n'y prend garde, et les gens de bien sont enlevés, sans que nul remarque que le juste est enlevé par l'effet de la malice. Il entre dans la paix ; ils reposent sur leur couche, ceux qui marchent droit. Mais vous, avancez ici, fils d'enchanteresse, race de l'adultère et de la prostituée ! Aux dépens de qui vous égayez-vous ? A qui présentez-vous une bouche élargie, tirez-vous la langue ? N'êtes-vous pas des enfants de la révolte, une race menteuse, brûlant pour des idoles sous tout arbre vert, immolant des enfants dans les vallées, dans les creux des rochers ? Les pierres des torrents sont ton partage, c'est elles qui sont ton lot ; à elles aussi tu fais des libations, tu présentes des oblations : y puis-je être insensible ? Sur une montagne haute et éminente tu dresses ton lit, et l'a aussi tu montes pour offrir des victimes. Et derrière la porte et les jambages tu places les objets de ta pensée. Car me désertant, tu découvres ton lit et y montes, et tu l'as rendu spacieux, et tu leur fais tes conditions, et tu aimes leur commerce : tu te choisis une place. Et tu te présentes au roi avec de l'huile, ayant sur toi beaucoup de parfums ; tu envoies tes messagers au loin, et les fais pénétrer jusqu'aux Enfers. A force de voyager tu te fatigues, mais tu ne dis pas : C'est en vain ! Tu trouves encore de la vigueur en ta main ; aussi n'es-tu pas affaiblie ! Et qui donc crains-tu et redoutes-tu, que tu dissimules et ne te souviens pas de moi ? Tu n'en as pas tenu compte ! N'est-ce pas ? je garde le silence, et même depuis longtemps ; c'est pourquoi tu ne me crains pas ! Je mettrai ta justice au jour, et tes œuvres qui ne te profiteront pas. Quand tu cries, tes bandes de dieux te sauveront-elles ? Eh ! un coup de vent les enlève tous, un souffle les emporte. Mais qui se confie en moi, héritera le pays et possédera ma montagne sainte ; et il dit : Frayez, frayez, préparez le chemin, ôtez tout achoppement de la route de mon peuple ! Car ainsi parle le Suprême, l'Éminent dont le trône est éternel, et qui s'appelle le Saint : J'habite les lieux très hauts et saints, mais aussi près de l'affligé et de l'homme abattu d'esprit, pour ranimer l'esprit des hommes abattus, et ranimer le cœur des affligés. Car je ne veux pas contester à toujours, ni garder une colère éternelle, puisqu'à ma présence l'esprit et les âmes que j'ai faites, tombent en défaillance. Pour le crime de son avarice je m'irritai et le frappai, je me cachai, et m'irritai : rebelle néanmoins, il suivit la voie que lui montrait son cœur. J'ai vu ses voies ; mais je veux le guérir, et le conduire, et lui donner des consolations à lui et à ses affligés, faisant éclater la louange sur ses lèvres. Paix, paix, pour celui qui est loin, et pour celui qui est près, dit l'Éternel ! je veux les guérir. Mais les impies sont comme la mer agitée ; car elle ne peut se calmer, et les eaux soulèvent du limon et de la vase. Point de paix, dit mon Dieu, pour les impies !

Prière du matin — deuxième lecture

Jean 5

Après cela eut lieu une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. Or il existe à Jérusalem, près de la porte des brebis, une piscine, celle qui est nommée en hébreu Bethsaïda ; elle est entourée de cinq portiques, dans lesquels était couchée une multitude de malades, aveugles, boiteux, paralysés. [Car un ange du Seigneur descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l'eau ; celui donc qui entrait le premier dans la piscine après l'agitation de l'eau était guéri, de quelque maladie qu'il fût atteint.] Or il se trouvait là un homme qui était depuis trente-huit ans en état de maladie ; Jésus l'ayant vu couché, et ayant su qu'il l'était déjà depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répliqua : « Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine quand l'eau a été agitée ; mais pendant que j'y vais moi-même un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, emporte ta couchette, et marche. » Et aussitôt l'homme fut guéri, et il emporta sa couchette, et il marchait ; or ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs disaient donc au guéri : « C'est un jour de sabbat, il ne t'est pas permis d'emporter ta couchette. » Mais il leur répliqua : « Celui qui m'a guéri m'a dit lui-même : Emporte ta couchette, et marche. » Ils lui demandèrent : « Qui est l'homme qui t'a dit : Emporte, et marche ? » Mais le guéri ne savait qui c'était, car Jésus s'était esquivé grâce à la foule qui se trouvait en cet endroit. Ensuite Jésus le trouve dans le temple et il lui dit : « Voici, tu as été guéri, ne pèche plus, afin qu'il ne t'arrive pas pire. » L'homme s'en alla, et il informa les Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri ; c'est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus, parce qu'il avait fait cela un jour de sabbat. Mais Jésus leur répliqua : « Mon Père travaille jusques à maintenant, et moi aussi je travaille. » A cause de cela les Juifs cherchaient donc encore plus à le faire mourir, parce que non seulement il anéantissait le sabbat, mais encore parce qu'il appelait Dieu son propre père, se faisant lui-même égal à Dieu. Il reprit donc la parole et il leur disait : « En vérité, en vérité je vous le déclare : le Fils ne peut rien faire de lui-même, s'il ne le voit faire au Père ; car quoi que fasse Celui-ci, le Fils aussi le fait pareillement ; car le Père aime le Fils, et Il lui montre tout ce qu'il fait lui-même, et Il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez émerveillés ; car comme le Père ressuscite et vivifie les morts, de même aussi le Fils vivifie qui il veut ; le Père non plus ne juge personne, mais Il a remis au Fils le jugement tout entier, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père ; celui qui n'honore point le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé. En vérité, en vérité je vous déclare que celui qui écoute ma parole, et qui croit en Celui qui m'a envoyé possède la vie éternelle, et il ne subit pas de jugement, mais il est passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité je vous déclare que l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les morts entendront la voix du fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront ; car, comme le Père a la vie en Lui-même, ainsi Il a donné aussi au Fils d'avoir la vie en lui-même, et Il lui a donné pouvoir de juger, parce que c'est un fils d'homme. Ne vous en étonnez pas, car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront, ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie, ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement. Je ne puis, quant à moi, rien faire de moi-même ; comme j'entends je juge, et mon jugement est juste, parce que je ne recherche pas ma propre volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé. Si c'est moi qui témoigne en ma faveur, mon témoignage n'est pas véridique ; c'est un autre qui témoigne pour moi, et je sais que le témoignage qu'il porte en ma faveur est véridique. Pour vous, vous avez envoyé auprès de Jean, et il a rendu témoignage à la vérité ; mais moi, ce n'est pas d'un homme que je reçois le témoignage qui m'est rendu ; si j'en parle, c'est afin que vous soyez sauvés ; il était la lampe qui brûle et qui luit, mais vous, vous avez voulu vous égayer un instant à sa lumière. Quant à moi, j'ai un témoignage qui est plus grand que celui de Jean, car les œuvres que le Père m'a données afin que je les accomplisse, ces œuvres mêmes que je fais témoignent pour moi que le Père m'a envoyé ; et le Père qui m'a envoyé, c'est Lui qui a témoigné pour moi. Jamais vous n'avez entendu Sa voix, ni vous n'avez vu Sa figure, et vous n'avez pas Sa parole demeurant en vous, car vous ne croyez pas en celui que Lui-même a envoyé. Vous scrutez les Écritures, parce que vous pensez posséder en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui témoignent pour moi, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! Ce n'est pas que j'accepte une gloire dispensée par les hommes, mais j'ai connu que vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu ; moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez. Comment pouvez-vous croire, vous qui acceptez une gloire que vous vous dispensez mutuellement, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient de l'Unique ? Ne pensez pas que ce soit moi qui vous accuserai auprès du Père ; votre accusateur auprès du Père, c'est Moïse en qui vous avez espéré ; car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car il a écrit sur moi ; mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment pouvez-vous croire à mes paroles ? »

Psaume responsorial

Psaumes 123

Cantique graduel.Vers toi je lève les yeux, ô toi qui résides dans les Cieux ! Voici, comme les yeux des serviteurs regardent la main de leurs maîtres, et les yeux de la servante, la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux regardent vers l'Éternel, notre Dieu, attendant qu'il prenne pitié de nous. Prends pitié de nous, Éternel, prends pitié de nous ! Car nous sommes assez rassasiés de mépris ; notre âme est assez rassasiée des railleries des superbes, du mépris des hautains.

Évangile

Luc 7:36-50

Or un des pharisiens l'invitait à manger avec lui, et étant entré dans la maison du pharisien, il se mit à table. Et voici, il y avait une femme qui menait dans la ville une mauvaise vie, et ayant appris qu'il était à table dans la maison du pharisien, elle apporta une fiole d'albâtre pleine de parfum, et se tenant derrière lui et à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à mouiller ses pieds de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête, et elle baisait tendrement ses pieds, et elle les oignait de son parfum. Mais le pharisien qui l'avait invité s'en étant aperçu, il se dit en lui-même : « Si celui-ci était le prophète, il saurait qui, et de quelle espèce, est la femme qui le touche, et que c'est une personne de mauvaise vie. » Et Jésus s'adressant à lui, lui dit : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. » Et l'autre reprit : « Maître, parle. » « Un certain créancier avait deux débiteurs : L'un lui devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante ; comme ils n'avaient pas de quoi payer, il remit la dette à l'un et à l'autre. Lequel donc d'entre eux l'aimera davantage ? » Simon répliqua : « Je pense que c'est celui auquel il a remis davantage. » Or il lui dit : « Tu as bien jugé. » Et s'étant tourné vers la femme, il dit à Simon : « Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison ; tu n'as pas versé d'eau sur mes pieds, tandis que celle-ci a mouillé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux ; tu ne m'as point donné de baiser, tandis que celle-ci depuis que je suis entré n'a pas cessé de me baiser tendrement les pieds ; tu n'as pas oint ma tête d'huile, tandis que celle-ci a oint mes pieds de parfum. C'est pourquoi je te le déclare, ses péchés qui étaient nombreux ont été pardonnés, car elle a beaucoup aimé, tandis que celui à qui on pardonne peu, aime peu aussi. » Mais il lui dit à elle : « Tes péchés ont été pardonnés. » Et les convives commencèrent à dire en eux-mêmes : « Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? » Mais il dit à la femme : « Ta foi t'a sauvée, va-t-en en paix. »

Psaume responsorial

Psaumes 56

Au maître chantre. Sur « Colombe des térébinthes lointains ». Ecrit de David, lorsque les Philistins le saisirent à Gath.O Dieu ! aie pitié de moi, car des hommes s'acharnent contre moi ; toujours hostiles, ils m'oppriment ; mes adversaires s'acharnent toujours, plusieurs me sont insolemment hostiles. Dans mon jour d'alarmes, je mets en toi ma confiance. Je fais gloire de Dieu, de sa parole, je me confie en Dieu, je ne crains rien : que me feraient des mortels ? Toujours ils rendent mes affaires pénibles ; toutes leurs pensées sont de me nuire. Ils se liguent, ils épient et observent mes pas, car ils en veulent à ma vie. A la faveur du mensonge, ils savent échapper. Dans ta colère, ô Dieu, rabaisse les peuples ! Tu comptes mes fuites ! Recueille mes larmes dans ton urne ! Ne sont-elles pas inscrites dans ton livre ? Alors mes ennemis reculeront, si je prie ; je le sais ! Dieu est pour moi. Je fais gloire de Dieu, de sa parole, je fais gloire de l'Éternel, de sa parole, je me confie en Dieu, je ne crains rien : que me feraient des mortels ? O Dieu ! je suis lié par les vœux que je t'ai faits : il faut que je te rende mes actions de grâces. Car tu as sauvé mon âme de la mort, et même mon pied de la chute, afin que je marche devant Dieu, à la lumière de la vie.

Psaume responsorial

Psaumes 77

Au maître chantre préposé aux Jeduthunites. Cantique d'Asaph.Ma voix s'élève à Dieu, et je prie ; ma voix s'élève à Dieu, ô qu'il m'écoute ! Dans mon jour d'angoisse je cherche le Seigneur ; la nuit mes mains sont tendues, et ne se lassent point ; mon âme repousse la consolation. Je pense à Dieu, et je gémis, je réfléchis, et mon esprit se voile. (Pause) Tu tiens mes paupières éveillées, je suis agité, et je ne puis parler. Je repasse les jours de jadis, les années d'autrefois, je me rappelle mes chants de la nuit, je réfléchis en mon cœur, et mon esprit cherche. Le Seigneur rejettera-t-Il à jamais, ne sera-t-Il plus désormais propice ? Pour toujours sa grâce a-t-elle cessé, en est-ce fait de la promesse à perpétuité ? Dieu a-t-Il oublié la pitié, et dans sa colère arrêté le cours de ses compassions ? (Pause) Et je dis : Voici ce qui me fait souffrir : la droite du Très-haut n'est plus la même… Je veux rappeler les actes de l'Éternel ; car je me rappelle tes miracles d'autrefois ; et je veux méditer sur toutes tes œuvres, et considérer tes hauts faits. O Dieu, ta voie est sainte ; quel Dieu est grand comme Dieu ? Tu es le Dieu qui fais des miracles ! Tu as manifesté ta puissance parmi les peuples. De ton bras tu délivras ton peuple, les enfants de Jacob et de Joseph. (Pause) Les eaux t'ont vu, ô Dieu, les eaux t'ont vu, et ont tremblé, et les flots ont été ébranlés. Les nuages ont épandu les eaux, et les nues ont fait entendre une voix, et tes flèches volèrent. Ton tonnerre éclata en roulements, les éclairs illuminèrent le monde. La terre s'émut et trembla. La mer fut ton chemin, et les grandes eaux, tes sentiers ; et l'on ne put reconnaître tes traces. Comme un troupeau tu conduisis ton peuple, par les mains de Moïse et d'Aaron.

Psaume responsorial

Psaumes 74

Hymne d'Asaph.Pourquoi, ô Dieu, rejettes-tu toujours, ta colère fume-t-elle sur le troupeau dont tu es le pasteur ? Aie souvenir de ton peuple que tu acquis autrefois, réclamas comme ta tribu d'héritage, de la montagne de Sion, où tu fixas ta demeure ! Dirige tes pas vers des ruines déjà vieilles ! L'ennemi dévaste tout dans le Sanctuaire. Tes adversaires rugissent au sein de tes parvis : c'est leur culte qu'ils érigent en culte. On dirait des hommes qui lèvent et font retomber les haches dans l'épaisseur d'un bois. Et ils en brisent déjà les sculptures, sous les cognées et les marteaux à la fois. Ils mettent en feu ton Sanctuaire ; sacrilèges ils renversent la demeure de ton nom. Ils disent en leur cœur : « Accablons-les tous ensemble ! » Ils brûlent dans le pays tous les saints lieux d'assemblée. Nous ne voyons plus notre culte, il n'y a plus de prophète, nous n'avons personne qui sache jusques à quand… ! Jusques à quand, ô Dieu, l'ennemi sera-t-il insultant ? Toujours l'ennemi méprisera-t-il ton nom ? Pourquoi retires-tu ta main et ta droite ? Tire-la de ton sein, et extermine ! Cependant Dieu est mon Roi dès les temps de jadis, opérant des délivrances dans le sein du pays. Par ta puissance tu entr'ouvris la mer, tu brisas les têtes des dragons dans ses eaux. Tu fracassas les têtes des Léviathans, et les livras en proie aux hôtes du désert. Tu fis jaillir des sources et des torrents, tu desséchas des fleuves qui ne tarissent jamais. A toi est le jour, et à toi la nuit ; tu disposas les luminaires et le soleil. Tu as placé toutes les bornes de la terre ; l'été et l'hiver, c'est toi qui les as faits. Souviens-t'en : l'ennemi outrage l'Éternel, et un peuple en délire insulte à ton nom. Ne livre pas aux bêtes l'âme de ta tourterelle, et n'oublie pas pour toujours la vie de tes affligés ! Considère l'alliance ! car les retraites du pays sont pleines de repaires de la violence. Ne renvoie pas l'opprimé confus ! Que l'affligé et le pauvre aient à louer ton nom ! Lève-toi, ô Dieu, défends ta cause ! Pense aux outrages que te fait l'impie tous les jours ! N'oublie pas la clameur de tes ennemis, la rumeur de tes adversaires qui s'élève sans cesse.

Prière du soir — première lecture

Juges 5

Et Debora avec Barak, fils d'Abinoam, en ce jour chanta ces paroles : En Israël des chefs ont ouvert la campagne, et comme volontaire un peuple s'est levé ! Louez l'Éternel ! Rois, entendez ! Princes, prêtez l'oreille ! Je veux, je veux offrir mes chants à l'Éternel, mes accords à l'Éternel, Dieu d'Israël ! Éternel, lorsque tu sortais de Séir, que tu t'avançais des champs de l'Idumée, la terre s'ébranla, et les Cieux distillèrent, et les nues distillèrent des eaux ; à l'aspect de l'Éternel, les montagnes tremblèrent, ce Sinaï à l'aspect de l'Éternel, Dieu d'Israël. Aux jours de Samgar, fils d'Anath, aux jours de Jaël, les routes restaient désertes, et ceux qui jadis suivaient les chaussées, pratiquaient les sentiers tortueux. Les princes avaient cessé, en Israël, cessé ; jusqu'à ce que je parusse, moi, Debora, que je parusse comme une mère pour Israël. Choisissait-il de nouveaux dieux, la guerre était aux portes : un bouclier, une lance se voyaient-ils parmi quarante mille Israélites ? Mon cœur est aux commandants d'Israël ! Volontaires sortis du peuple, louez l'Éternel ! Vous qui montez de blanches ânesses, qui pour siège avez des tapis, et vous qui marchez sur les chemins, joignez vos accents à la voix de ceux qui partagent le butin au milieu des fontaines ; là ils célèbrent les bienfaits de l'Éternel, les bienfaits de son prince en Israël ! Alors aux Portes descendit le peuple de l'Éternel. Sus ! Sus ! Debora (m'écriai-je) Sus ! Sus ! dis un cantique ! Allons ! Barak, emmène tes captifs, fils d'Abinoam ! Réserve (dis-je alors), descends, joins les héros ! Peuple de l'Éternel, fais une descente parmi ces guerriers ! D'Ephraïm arrivèrent les habitants d'Amalek ; après lui Benjamin, avec sa milice ; Machir envoya les commandants, et Zabulon ceux qui tiennent le bâton d'officier. Mes princes d'Issaschar accompagnaient Debora, et Issaschar soutint Barak, il fut détaché dans la vallée sur ses traces… Entre les cours d'eau de Ruben il y eut grande consultation. Pourquoi rester oisif entre tes bercails, pour écouter les flûtes des pasteurs ? Entre les cours d'eau de Ruben il y eut grande délibération. Galaad fut immobile au delà du Jourdain. Et Dan, pourquoi se tint-il sur ses navires ? Asser resta au rivage des mers, et se tranquillisa dans ses baies, Zabulon est un peuple qui méprisa sa vie pour affronter la mort, de même Nephthali dans les plaines élevées. Des rois vinrent prendre part au combat, alors combattirent les rois de Canaan à Thaanach vers les eaux de Megiddo ; ils ne remportèrent pas une pièce d'argent ! Du ciel même on prit part au combat, de leurs orbites, les astres combattirent Sisera. Le torrent du Kison entraîna les cadavres, le Kison est le torrent des rencontres. Mon âme, terrasse la bravoure ! Alors les sabots des chevaux martelèrent le sol à la poursuite, à la poursuite de leurs guerriers. Maudissez Méroz, dit l'Ange de l'Éternel, maudissez, maudissez ceux qui l'habitent ; car ils ne vinrent pas prêter secours à l'Éternel, prêter secours à l'Éternel avec les braves. Qu'entre les femmes Jaël soit louée, l'épouse de Héber, le Kénite ; qu'elle soit louée entre les femmes qui habitent sous la tente ! Il demandait de l'eau ; elle donna du lait, dans la coupe d'apparat elle servit du caillé. D'une main elle saisit l'épieu, et de sa droite le marteau des gens de peine, et elle frappe Sisera, lui brise la tête, lui fracasse et lui perce les tempes. A ses pieds il s'affaisse, tombe, est étendu ; à ses pieds il s'affaisse et tombe ; où il s'affaisse, c'est là qu'il tombe sans vie. Par la fenêtre, à travers le treillis la mère de Sisera, penchée, regarde et s'écrie : « Pourquoi son char tarde-t-il à venir ? pourquoi les pas de son attelage sont-ils si lents ? » Ses princesses avisées lui font une réponse ; et elle-même retire ses discours. « N'auront-ils pas trouvé du butin ? ils le partagent ; une, deux captives par tête, une dépouille d'étoffes teintes pour Sisera ; une dépouille d'étoffes teintes, brodées, une housse teinte, deux tissus de brocart pour le col de ses montures capturées. » Ainsi périssent tous tes ennemis, Éternel ! mais que ceux qui t'aiment soient comme le soleil quand il paraît avec sa puissance ! Et le pays fut en paix durant quarante ans.

Deuxième lecture

Romains 5

Ayant donc été justifiés par la foi, soyons en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par lequel nous avons aussi obtenu l'accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous nous enorgueillissons à cause de l'espérance de la gloire de Dieu, et non seulement à cause de cela, mais encore nous nous enorgueillissons des tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, et la patience le mérite, et le mérite l'espérance. Or l'espérance ne trompe pas, parce que l'amour de Dieu a été versé dans nos cœurs par l'Esprit saint qui nous a été donné, s'il est vrai que Christ, alors que nous étions encore faibles, est mort au moment voulu pour des impies. C'est à grand'peine, en effet, que quelqu'un mourra pour un juste, car il se peut bien faire que quelqu'un se décide à mourir pour l'homme de bien ; mais Il prouve Son amour envers nous, par ce fait-ci, que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous ; à combien plus forte raison par conséquent, maintenant que nous avons été justifiés par son sang, serons-nous préservés par lui de la colère ? Car, si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de Son Fils, à combien plus forte raison, une fois que nous avons été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie ! Non seulement nous le serons, mais ce sera encore en nous enorgueillissant en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par lequel nous avons maintenant obtenu la réconciliation. C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue à tous les hommes, parce que tous ont péché, car jusques à la loi le péché a été dans le monde ; … mais le péché n'est pas imputé là où n'est pas la loi, et cependant la mort a régné depuis Adam jusques à Moïse, même sur ceux qui n'ont pas commis de péchés semblables à la transgression d'Adam, lequel est l'image de celui qui devait venir… Mais il n'en est pas du pardon gratuit comme de la faute ; car si par la faute d'un seul tous les autres sont morts, à combien plus forte raison la grâce de Dieu et Son don gratuit se sont-ils abondamment répandus par la grâce d'un seul homme, Jésus-Christ, sur tous les autres ! Et il n'en est pas de ce don comme de ce qui est advenu par le fait d'un seul qui a péché ; car tandis que c'est par une seule faute que le jugement est devenu condamnation, c'est en revanche par plusieurs fautes que le pardon gratuit est devenu acquittement. En effet, si, par la faute d'un seul, la mort a régné par lui seul, à combien plus forte raison ceux qui reçoivent en abondance la grâce et la justice, régneront-ils dans la vie par le seul Christ-Jésus ! Ainsi donc, comme une seule faute a valu à tous les hommes la condamnation, de même aussi un seul acquittement a valu à tous les hommes la justification qui donne la vie ; car, comme par la désobéissance d'un seul homme tous les autres ont été constitués pécheurs, de même aussi par l'obéissance d'un seul tous les autres seront constitués justes. Or la loi est intervenue afin que la faute abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ; afin que, comme le péché a régné dans la mort, de même aussi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle par Christ-Jésus notre Seigneur.

Deuxième lecture

1 Timothée 4

mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains hommes se détacheront de la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, grâce à l'hypocrisie de faux docteurs, qui portent dans leur propre conscience la marque de la flétrissure, qui interdisent le mariage, prescrivent de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés afin qu'ils fussent pris avec actions de grâces par les fidèles et ceux qui connaissent la vérité, car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté quand on le prend avec actions de grâces, puisque tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière. En rappelant ces choses aux frères tu seras un bon ministre de Christ Jésus, nourri des paroles de la foi et du bon enseignement que tu t'es attaché à suivre ; mais repousse les fables profanes et extravagantes, et exerce-toi à la piété ; en effet, l'exercice corporel n'est utile qu'à peu de chose, tandis que la piété est utile pour toutes choses, puisqu'elle possède la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir ; c'est là une vérité certaine et digne de toute créance ; car c'est pour cela que nous travaillons et que nous luttons, parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant qui est le sauveur de tous les hommes, et principalement des fidèles. Voilà ce que tu dois prescrire et enseigner. Que personne ne méprise ta jeunesse, mais deviens un modèle pour les fidèles, en paroles, en conduite, en charité, en foi, en pureté. Jusques à ce que j'arrive, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement. Ne néglige point le don spirituel qui est en toi, lequel t'a été donné par une prophétie avec l'imposition des mains du collège des anciens. Occupe-toi de ces choses, donne-t'y tout entier, afin que tes progrès soient manifestes pour tout le monde ; veille sur toi-même et sur l'enseignement ; persévères-y ; car en agissant ainsi tu te sauveras toi-même ainsi que ceux qui t'écoutent.

Deuxième lecture

Éphésiens 2:1-10

Et vous, qui étiez morts par vos fautes et vos convoitises, dans lesquelles vous avez marché jadis selon le train de ce monde, selon le chef de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la désobéissance, parmi lesquels, nous aussi, nous nous livrions tous jadis aux convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions, par nature, des enfants de colère comme les autres… mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de la grande charité dont Il nous a aimés, nous aussi, qui étions morts par nos fautes et nos convoitises, Il nous a rendus à la vie avec vous en Christ, (c'est par grâce que vous avez été sauvés), et Il nous a ensemble ressuscités et fait asseoir dans les lieux célestes en Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l'excessive richesse de Sa grâce par Sa bonté, dont nous sommes les objets en Christ Jésus. Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ; ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne s'enorgueillisse ; car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Christ Jésus pour de bonnes œuvres, que Dieu a d'avance préparées, afin que ce soit en elles que nous marchions.

Deuxième lecture

Ésaïe 5:1-7

Je veux chanter pour mon ami le chant de mon ami sur sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile. Et il la défonça, et en ôta les pierres, et y mit un plant généreux, et bâtit une tour au milieu d'elle, et y creusa aussi un pressoir ; et il espérait qu'elle donnerait de bons raisins, mais elle a donné des fruits sauvages. Et maintenant, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, soyez juges entre moi et ma vigne ! Qu'y avait-il encore à faire pour ma vigne, que je n'aie fait pour elle ? D'où vient, quand j'en espérais de bons raisins, qu'elle a produit des fruits sauvages ? – Et maintenant, je vous annonce ce que je vais faire à ma vigne : enlever sa clôture, pour qu'elle soit broutée ; abattre son mur, pour qu'elle soit foulée ; et je la ruinerai, et elle ne sera ni taillée, ni sarclée, pour qu'elle monte en ronces et en épines, et aux nuages je défendrai d'y laisser descendre la pluie. Mais la vigne de l'Éternel des armées, c'est la maison d'Israël ; et les hommes de Juda, son plant favori ; Il en attendait des mœurs justes, et voici, il y a des meurtres ; de l'innocence, et voici, l'on y crie vengeance.

Évangile

Luc 12

Sur ces entrefaites les myriades de la multitude s'étant agglomérées de manière à se fouler réciproquement, il se mit à dire à ses disciples : « Avant tout tenez-vous en garde contre le levain, je veux dire l'hypocrisie, des pharisiens ; mais il n'est rien de couvert qui ne doive être manifesté, ni rien de caché qui ne doive être connu. C'est pourquoi tout ce que vous avez dit dans les ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce dont vous avez parlé à l'oreille dans les chambres sera proclamé sur les toits. Mais je vous dis, à vous qui êtes mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus ; mais je vous montrerai qui vous avez à craindre. Craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne. Oui, je vous le dis, craignez Celui-là. Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as ? Eh bien, pas un seul d'entre eux n'est oublié devant Dieu ; mais les cheveux même de votre tête ont tous été comptés. Ne craignez point ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux. Or je vous déclare que quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, le fils de l'homme se déclarera aussi pour lui devant les anges de Dieu ; mais celui qui m'aura renié devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu. Et quiconque proférera une parole contre le fils de l'homme, il lui sera pardonné, mais à celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, il ne sera pas pardonné. Mais quand ils vous entraîneront devant les synagogues et les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez point de la forme ni des moyens de votre défense, ni de ce que vous pourrez dire ; car le Saint-Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu'il faut dire. » Or quelqu'un de la foule lui dit : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Mais il lui dit : « O homme ! qui est-ce qui m'a établi sur vous juge ou arbitre ? » Puis il leur dit : « Prenez garde, et préservez-vous de toute espèce de cupidité ; car ce n'est pas parce qu'il a du superflu, que la vie de quelqu'un dépend de ce qu'il possède. » Or il leur adressa une parabole, en disant : « La terre d'un homme riche avait porté une abondante récolte, et il délibérait en lui-même, disant : « Que ferai-je ? car je n'ai pas de place pour serrer mes fruits ? » Et il dit : « Voici ce que je ferai ; j'abattrai mes greniers et j'en bâtirai de plus grands, et j'y serrerai tout mon blé et mes biens, et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens amassés pour beaucoup d'années, repose-toi, mange, bois, réjouis-toi. » Mais Dieu lui dit : « Insensé, cette nuit-ci on doit te redemander ton âme, mais ce que tu as mis en réserve, à qui sera-t-il ? » Il en est ainsi de celui qui thésaurise pour lui-même et qui ne s'enrichit pas pour Dieu. » Puis il dit aux disciples : « C'est pourquoi je vous le déclare : ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus ; car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. Observez les corbeaux : car ils ne sèment, ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien ne valez-vous pas mieux que les oiseaux ? Mais lequel de vous peut, par ses inquiétudes, ajouter une coudée à sa taille ? Si donc vous ne pouvez pas même la moindre chose, pourquoi vous inquiétez-vous du reste ? Observez les lys : comment croissent-ils ? Ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous le déclare, Salomon dans toute sa gloire ne s'est pas même vêtu comme l'un d'eux. Or, si Dieu revêt ainsi dans là campagne l'herbe qui vit aujourd'hui et qui demain est jetée dans un four, à combien plus forte raison le fera-t-Il pour vous, gens de peu de foi ? Ne cherchez pas non plus ce que vous mangerez et ce que vous boirez, et soyez sans inquiétude ; car ce sont les nations de ce monde qui recherchent toutes ces choses, tandis que votre Père sait que vous en avez besoin. Eh bien cherchez Son royaume, et ces choses-là vous seront données par-dessus. Ne craignez point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume ; vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumônes, faites-vous des bourses qui ne vieillissent point, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n'approche point, et où la teigne ne détruit point ; car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. « Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées, et soyez vous-mêmes semblables à des hommes qui attendent le moment où leur maître reviendra des noces, afin que, lorsqu'il sera arrivé et qu'il aura heurté, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces esclaves-là que le maître à son arrivée trouvera veillant ! En vérité je vous déclare qu'il se ceindra, et les fera mettre à table, et qu'il viendra les servir. Et, soit qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, et qu'il les trouve en cet état, bien heureux sont-ils ! Mais sachez ceci, c'est que si le chef de famille savait à quelle heure le voleur devait venir, il aurait veillé, et n'aurait pas laissé forcer sa maison. Vous aussi soyez prêts, car le fils de l'homme doit venir à l'heure dont vous ne vous doutez pas. ». Mais Pierre dit : « Seigneur, est-ce à nous que tu adresses cette parabole, ou aussi à tous. » Et le seigneur dit : « Quel est donc l'économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens pour donner la ration à propos ? Heureux cet esclave que son maître, à son arrivée, trouvera agissant de la sorte ! En vérité je vous déclare qu'il le mettra à la tête de tous ses biens. Mais si cet esclave-là se dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, et qu'il se mette à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, le maître de cet esclave arrivera le jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas, et il le pourfendra, et il lui assignera son lot parmi les infidèles. Mais cet esclave qui, ayant connu la volonté de son maître, ne s'est pas tenu prêt ou n'a pas agi selon sa volonté, sera battu de plusieurs coups ; tandis que celui qui, ne l'ayant pas connue, a fait néanmoins des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. Or, à quiconque il a été beaucoup donné, il lui sera beaucoup redemandé, et à qui on a beaucoup confié, on lui demandera encore davantage. Je suis venu apporter du feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer si déjà il est allumé ? Mais il est un baptême dont je dois être baptisé ; et dans quelle angoisse ne suis-je pas, jusques à ce qu'il ait été accompli ! Vous imaginez-vous que je suis venu pour mettre la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais plutôt la discorde ; car désormais il y en aura cinq dans une maison qui seront en discorde, trois contre deux, et deux contre trois ; le père sera en discorde avec le fils et le fils avec le père, la mère avec la fille, et la fille avec la mère, la belle-mère avec sa bru, et la bru avec la belle-mère. » Or il disait aussi à la foule : « Quand vous voyez un nuage qui se lève au couchant, vous dites aussitôt : « la pluie va venir, » et c'est ce qui arrive ; et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dites : « il y aura une grande chaleur, » et c'est ce qui arrive. Hypocrites ! vous savez discerner l'aspect de la terre et du ciel, mais comment ne savez-vous pas discerner le temps actuel ? Mais pourquoi ne jugez-vous pas non plus par vous-mêmes de ce qui est juste ? Car lorsque tu vas avec ton adversaire devant un magistrat, fais tes efforts pendant la route pour te réconcilier avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge ; et le juge te livrera au recors et le recors te jettera en prison. Je te déclare que tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé jusqu'à la dernière pite. »

Prière du soir — deuxième lecture

1 Timothée 1

Paul, apôtre de Jésus-Christ, selon le mandat de Dieu notre sauveur, et de Christ Jésus notre espérance, à Timothée, mon enfant légitime en la foi : Grâce, miséricorde, paix, de par Dieu le Père, et Christ Jésus notre seigneur ! Conformément à l'exhortation que, en partant pour la Macédoine, je t'ai adressée de demeurer à Éphèse, afin d'enjoindre à certains hommes de ne pas enseigner d'autres doctrines, et de ne point s'attacher à des fables et à des généalogies sans fin, lesquelles favorisent les discussions plutôt que le plan de Dieu qui fait l'objet de la foi… Mais le but de cette injonction, c'est une charité issue d'un cœur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sincère, toutes choses dont se sont éloignés, pour se jeter dans des chimères, certains hommes qui ont la prétention d'être des docteurs de la loi, bien qu'ils ne comprennent ni ce qu'ils disent, ni de quoi ils se tiennent pour assurés. Or nous savons que la loi est bonne, pourvu qu'on l'observe légalement, en sachant bien que ce n'est pas pour le juste qu'elle est faite, mais pour les criminels et les rebelles, les impies et les pécheurs, les sacrilèges et les profanes, les parricides, les meurtriers, les impudiques, les infâmes, les marchands d'hommes, les menteurs, les parjures, et pour toute autre infraction au salutaire enseignement, selon la bonne nouvelle de la gloire du Dieu bienheureux, que je suis chargé d'annoncer. Je rends grâce à celui qui m'a fortifié, Christ Jésus notre seigneur, de ce qu'il m'a jugé fidèle, puisqu'il m'a appelé au ministère, moi, qui auparavant étais un calomniateur, un persécuteur, et un oppresseur ; mais il m'a été fait miséricorde, parce que, dans mon incrédulité, j'avais agi par ignorance ; et la grâce de notre seigneur a surabondé avec la foi et la charité qui sont en Christ Jésus. C'est une vérité certaine et digne de toute créance, que Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier ; mais si, néanmoins, il m'a été fait miséricorde, c'est afin qu'en moi le premier Christ Jésus manifestât toute sa patience, pour que je servisse d'exemple à ceux qui devaient croire en lui pour la vie éternelle. Or, qu'au Roi des siècles, incorruptible, invisible, seul Dieu, soient rendus l'honneur et la gloire pour les siècles des siècles ! Amen ! L'injonction que je t'adresse, Timothée, mon enfant, conformément aux prophéties antérieurement faites à ton sujet, c'est de combattre, d'après elles, le bon combat, en retenant la foi et une bonne conscience, dont certains hommes s'étant débarrassés, ils ont fait naufrage quant à la foi, du nombre desquels sont Hyménée et Alexandre que j'ai livrés à Satan, afin qu'ils apprennent à ne plus blasphémer.

Évangile

Marc 7:1-23

Et auprès de lui se réunissent les pharisiens et quelques-uns des scribes venus de Jérusalem ; et ayant vu que quelques-uns de ses disciples prenaient leur repas avec des mains souillées, c'est-à-dire non lavées… (car les pharisiens et tous les Juifs ne mangent point qu'ils ne se soient lavé les mains à poing fermé, conformément à la tradition des anciens, et lorsqu'ils viennent de la place publique ils ne mangent point, qu'ils ne se soient purifiés, et il est plusieurs autres observances qui leur ont été transmises, comme les lavages des coupes, et des brocs, et des vases d'airain)… Et les pharisiens et les scribes lui demandent : « Pourquoi tes disciples ne se conforment-ils pas à la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec des mains souillées ? » Mais il leur dit : « Comme Ésaïe a bien prophétisé sur vous autres hypocrites, selon qu'il est écrit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; Mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. Mettant de côté le commandement de Dieu, vous retenez la tradition des hommes. » Et il leur disait : « Comme vous savez bien abroger le commandement de Dieu, afin d'observer votre tradition ; car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort ; mais vous, vous dites : « Si un homme dit à son père ou à sa mère : Corban (c'est-à-dire offrande) est fait de ce dont je pourrais t'assister, » vous ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou sa mère, abrogeant la parole de Dieu par la tradition que vous avez transmise. Et vous faites beaucoup de choses semblables à celles-là. » Et ayant de nouveau appelé à lui la foule, il leur dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez ! Rien de ce qui du dehors de l'homme entre en lui ne le souille, mais c'est ce qui sort de l'homme qui souille l'homme. [ Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende.] » Et lorsqu'il fut rentré au logis loin de la foule, les disciples l'interrogeaient sur cette parabole. Et il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes sans intelligence ! Ne comprenez-vous pas que tout ce qui du dehors entre dans l'homme ne peut pas le souiller, car cela n'entre pas dans son cœur ; mais dans son ventre, et de là va au retrait, lequel purifie tous les aliments. » Mais il disait : « Ce qui sort de l'homme ? voilà ce qui souille l'homme ; car c'est du dedans, c'est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les impudicités, les larcins, les meurtres, les adultères, les cupidités, les méchancetés, la ruse, la débauche, l'envie, la calomnie, l'orgueil, la déraison. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l'homme. »

Évangile

Marc 1:23-28

Et il se trouvait aussitôt dans leur synagogue un homme possédé d'un esprit impur, et il s'écria : « Que nous veux-tu, toi aussi, Jésus Nazarénien ? Es-tu venu pour nous faire périr ? Je sais qui tu es : le saint de Dieu. » Et Jésus le réprimanda, en-disant : « Tais-toi, et sors de lui. » Et l'impur, après l'avoir jeté en de violentes convulsions et avoir poussé de grands cris, sortit de lui. Et ils étaient tous dans l'épouvante, en sorte qu'ils discutaient en disant : « Qu'est-ce que ceci ? Enseignement étrange ! Il commande avec autorité même aux esprits impurs, et ils lui obéissent ! » Et sa renommée se répandit aussitôt de tous côtés, dans toute la contrée voisine de la Galilée.

Évangile

Luc 22

Or la fête des pains sans levain, dite la Pâque, approchait, et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment ils pourraient se défaire de lui, car ils craignaient le peuple. Or Satan entra dans Judas, nommé Iscariote, qui était du nombre des douze, et il vint conférer avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur la manière de le leur livrer. Et ils furent dans la joie, et ils convinrent de lui donner de l'argent, et il s'engagea. Et il cherchait une bonne occasion pour le leur livrer à l'insu de la foule. Cependant le jour des pains sans levain arriva, dans lequel il fallait immoler la pâque ; et il dépêcha Pierre et Jean en disant : « Allez nous faire les préparatifs nécessaires pour que nous mangions la pâque. » Mais ils lui dirent : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il leur dit : « Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et dites au chef de famille : « Le maître te fait dire : Où est la chambre où je dois manger la pâque avec mes disciples ? » Et cet homme vous montrera une grande salle à manger garnie de lits ; faites-y les préparatifs. » Or s'en étant allés ils trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque. Et lorsque l'heure fut arrivée, il se mit à table et les apôtres avec lui. Et il leur dit : « J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant ma passion ; car je vous déclare que je ne la mangerai certainement plus, jusques à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. » Puis, ayant pris une coupe, il dit, après avoir rendu grâces : « Prenez ceci, et distribuez-le entre vous ; car je vous déclare que je ne boirai certainement plus désormais du produit de la vigne, jusques à ce que le royaume de Dieu soit venu. » Puis ayant pris du pain, il le rompit, après avoir rendu grâces, et il le leur donna en disant : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; » puis de même la coupe après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous. Néanmoins, voici, la main de celui qui me livre est avec moi sur la table ; car le fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été fixé, néanmoins malheur à cet homme par qui il est livré. » Et ils se mirent à rechercher entre eux quel était donc celui d'entre eux qui devait faire cela. Et il s'éleva encore parmi eux une discussion pour savoir lequel d'entre eux passait pour le plus grand ; mais il leur dit : « Les rois des nations les dominent, et leurs potentats sont appelés bienfaiteurs ; mais pour vous ne faites pas de même ; au contraire, que le plus grand parmi vous devienne comme le plus jeune, et celui qui commande comme celui qui sert ; car qui est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Mais moi je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Quant à vous, vous êtes ceux qui sont toujours demeurés avec moi dans mes tentations, et moi, de mon côté, je dispose en votre faveur du royaume, comme mon Père en a disposé en ma faveur, afin que vous mangiez et que vous buviez à ma table dans mon royaume, et que vous soyez assis sur des trônes, pour juger les douze tribus d'Israël. Simon, Simon, voici, Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le blé ; mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point, et toi, après être une fois revenu, affermis tes frères. » Or il lui dit : « Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. » Mais il lui dit : « Pierre, je te le déclare, aujourd'hui le coq ne chantera pas, jusqu'à ce que, par trois fois, tu aies nié que tu me connais. » Et il leur dit : « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? » Et ils dirent : « De rien. » Mais il leur dit : « Maintenant, au contraire, que celui qui a une bourse la prenne, et de même aussi sa besace, et que celui qui n'en a pas vende son manteau et s'achète une épée ; car je vous le déclare, il faut que ce passage de l'écriture s'accomplisse en ma personne : « Et c'est parmi des criminels qu'il a été compté ; en effet ce qui me concerne va prendre fin. » Mais ils dirent : « Seigneur, voici, il y a ici deux épées. » Or il leur dit : « Cela suffit. » Et étant sorti il s'achemina, selon sa coutume, vers la montagne des Oliviers ; or les disciples aussi le suivaient. Mais lorsqu'il fut arrivé en cet endroit, il leur dit : « Priez pour ne pas entrer en tentation. » Et lui-même s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre, et s'étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si Tu le veux, fais passer cette coupe loin de moi ! Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui se fasse. » [ Or un ange venu du ciel lui apparut pour le fortifier, et étant entré en agonie, il priait avec plus d'instance ; mais sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre.] Et s'étant levé après sa prière, il vint vers ses disciples qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez afin que vous n'entriez pas en tentation. » Pendant qu'il parlait encore, voici venir une foule, et le nommé Judas, un des douze, la précédait, et il s'approcha de Jésus pour l'embrasser. Mais Jésus lui dit : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le fils de l'homme ! » Et ceux qui étaient avec lui voyant ce qui allait arriver dirent : « Seigneur, si nous frappions de l'épée ? » Et l'un d'entre eux frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite. Mais Jésus prenant la parole dit : « Attendez que ceci soit fait, » et lui ayant touché l'oreille, il le guérit. Or Jésus dit aux grands prêtres et aux chefs des gardes du temple et aux anciens qui s'étaient portés contre lui : « Vous êtes sortis, comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons. Pendant que j'étais chaque jour avec vous dans le temple, vous n'avez pas mis les mains sur moi ; mais c'est ici votre heure, et le règne des ténèbres. » Or l'ayant saisi, ils l'emmenèrent, et ils le conduisirent dans la maison du grand, prêtre. Mais Pierre le suivait de loin. Or après qu'ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu'ils se furent assis ensemble, Pierre se trouvait assis au milieu d'eux. Mais une servante l'ayant vu assis à la lueur du feu et l'ayant regardé fixement, dit : « Celui-ci aussi était avec lui. » Mais lui le nia en disant : « Je ne le connais point, femme ! » Et peu après un autre l'ayant vu, dit : « Toi aussi, tu en es. » Mais Pierre dit : « O homme, je n'en suis point ! » Et au bout d'environ une heure un autre insistait en disant : « Certainement celui-ci aussi était avec lui ; car il est aussi Galiléen. » Mais Pierre dit : « O homme, j'ignore ce dont tu parles. » Et tout à coup, comme il parlait encore, un coq chanta, et le seigneur s'étant retourné regarda Pierre, et Pierre se souvint de la parole du seigneur, qui lui avait dit : « Avant que le coq ait chanté aujourd'hui tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti il pleura amèrement. Et les hommes qui le tenaient le bafouaient après l'avoir frappé, et l'ayant couvert d'un voile, ils l'interrogeaient en disant : « Prophétise ! Quel est celui qui t'a frappé ? » Et ils disaient contre lui beaucoup d'autres injures. Et lorsque le jour fut venu, le corps des anciens du peuple se réunit ainsi que les grands prêtres et les scribes, et ils l'amenèrent devant leur propre tribunal, en disant : « Si tu es le Christ, dis-le nous. » Mais il leur dit : « Si je vous le disais, vous ne le croiriez certainement pas ; si, d'un autre côté, je vous interrogeais, vous ne répondriez certainement pas. Mais désormais le fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. «  Or ils dirent tous : « Tu es donc le fils de Dieu ? » Or il leur dit : « C'est vous-mêmes qui dites que je le suis. » Mais ils dirent : « Qu'avons-nous encore besoin de témoignage, puisque c'est nous-mêmes qui l'avons entendu de sa bouche ? »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.