Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Ésaïe 3:1-13

Car voici, le Seigneur, l'Éternel des armées, va ôter de Jérusalem et de Juda tout appui et toute ressource, toute ressource de pain et toute ressource d'eau, le héros et le guerrier, le juge et le prophète, et le divinateur et l'Ancien, le chef de cinquante, le notable et le conseiller, et l'artiste expert et l'habile enchanteur. Et je leur donnerai des adolescents pour chefs et des enfants régneront sur eux. Et le peuple devient oppresseur, l'homme envers un autre homme, et chacun envers son prochain ; il y a insurrection de l'enfant contre le vieillard, et des petits contre les grands. Car l'un saisit son frère dans la maison paternelle : « Tu as des vêtements, viens ! sois notre Prince ! prends en mains cet état en ruine ! » En ce jour-là celui-ci répondra et dira : « Je ne saurais être le médecin, et dans ma maison il n'y a ni pain, ni vêtements ; ne m'établissez pas prince du peuple ! » Car Jérusalem chancelle et Juda tombe, parce que leurs paroles et leurs œuvres sont contre l'Éternel, pour braver les regards de sa majesté. L'air de leur visage témoigne contre eux, et comme Sodome ils publient leur péché, ne le dissimulent pas. Malheur à leur âme ! car ils se préparent des maux. Dites que le juste est heureux, car il goûte les fruits de ses œuvres. Malheur à l'impie ! le malheureux ! car ce qu'il a fait lui sera rendu. Des enfants sont les oppresseurs de mon peuple, et des femmes le gouvernent. Mon peuple ! tes guides t'égarent, et ruinent le chemin que tu devrais suivre. L'Éternel est levé pour faire le procès, et Il est debout pour juger les tribus.

Première lecture

Exode 32

Et le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, se rassembla autour d'Aaron et lui dit : Allons ! fais-nous un Dieu qui marche devant nous, car nous ne savons ce qu'est devenu ce Moïse, l'homme qui nous a fait sortir du pays d'Egypte. Et Aaron leur dit : Enlevez les anneaux d'or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. Et tous ils s'ôtèrent les anneaux d'or qu'ils avaient aux oreilles et les apportèrent à Aaron. Alors Aaron les ayant reçus de leurs mains, les jeta au moule dans l'atelier et il en fit un veau de fonte ; alors ils dirent : Israël, voilà ton Dieu qui t'a tiré du pays d'Egypte. Et Aaron voyant cela dressa un autel devant lui et fit publier : Demain c'est fête en l'honneur de l'Éternel. Et à leur lever le lendemain, ils sacrifièrent des holocaustes et ils offrirent des sacrifices pacifiques ; et le peuple s'assit pour manger et boire, puis ils se mirent à danser. Alors l'Éternel parla à Moïse : Va, descends, car il forfait ton peuple que tu as tiré du pays d'Egypte : ils se sont promptement écartés de la voie que je leur ai prescrite : ils se sont fabriqué un veau de fonte et l'ont adoré, et lui ont fait des sacrifices et ont dit : Israël, c'est là ton Dieu qui t'a tiré du pays d'Egypte. Et l'Éternel dit à Moïse : Je regarde ce peuple, et voici, c'est un peuple au col roide ; or maintenant donc laisse-moi agir ; il faut que ma colère s'allume contre eux et que je les détruise, mais de toi je ferai une grande nation. Et Moïse chercha à apaiser l'Éternel, son Dieu, et dit : Éternel, pourquoi ta colère s'allumerait-elle contre ton peuple que tu as tiré du pays d'Egypte par une grande force et d'une main puissante ? Pourquoi les Égyptiens diraient-ils : C'est pour leur perte qu'il les a fait partir, afin de les tuer dans les montagnes et de les exterminer de la face de la terre ? Reviens de ton courroux qui s'enflamme, et repens-toi de la menace que tu as faite à ton peuple. Souviens-toi d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, tes serviteurs, auxquels tu as juré par toi-même et auxquels tu as dit : Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, et tout ce pays que j'ai promis, je le donnerai à vos descendants en propriété éternelle. Alors l'Éternel se repentit de la menace qu'il avait dit vouloir exécuter sur son peuple. Et Moïse se tourna et descendit de la montagne, portant à la main les Deux Tables du Témoignage, tables écrites des deux côtés ; elles étaient écrites aussi bien d'un côté que de l'autre. Et les tables étaient l'ouvrage de Dieu, et l'écriture était l'écriture de Dieu gravée sur les tables. Alors Josué entendit les cris du peuple qui vociférait, et dit à Moïse : C'est le cri de guerre dans le camp. Et Moïse répondit : Ce ne sont ni les cris de gens qui chantent victoire, ni les cris de gens qui déplorent une défaite ; j'entends les voix de gens qui chantent. Et lorsqu'il fut près du camp et qu'il aperçut le veau et les chœurs, Moïse fut enflammé de colère et il jeta d'entre ses mains les tables et les brisa au pied de la montagne. Puis il prit le veau qu'ils avaient fait et le brûla au feu, et le broya jusqu'à le réduire en une poudre, qu'il répandit sur l'eau qu'il fit boire aux enfants d'Israël. Et Moïse dit à Aaron : Que t'a fait ce peuple pour le charger d'un grand péché ? Et Aaron dit : Que la colère de mon seigneur ne s'allume pas ! Tu connais ce peuple et sa perversité ; ils m'ont dit : Fais-nous un Dieu qui marche à notre tête ; car ce Moïse, l'homme qui nous a fait sortir du pays d'Egypte, nous ne savons ce qu'il est devenu. C'est alors que je leur ai dit : Que tous ceux qui portent de l'or l'enlèvent. Et ils me l'ont remis, et je l'ai exposé au feu, et il en est résulté ce veau. Et lorsque Moïse vit que le peuple était sans frein, Aaron lui ayant lâché la bride, et deviendrait le jouet de ses ennemis, Moïse se plaça à la porte du camp et dit : A moi tous ceux qui sont à l'Éternel ! Et tous les fils de Lévi se réunirent auprès de lui. Et il leur dit : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël : Mettez chacun l'épée au côté, passez et repassez d'une porte du camp à l'autre porte, et tuez chacun votre frère et chacun votre ami et chacun votre prochain. Et les fils de Lévi exécutèrent l'ordre de Moïse, et en ce jour dans le peuple il tomba environ trois mille hommes. Et Moïse dit : Accomplissez aujourd'hui votre consécration à l'Éternel, même au prix de votre fils et de votre frère, et cela pour attirer sur vous aujourd'hui une bénédiction. Et le lendemain Moïse dit au peuple : Vous avez commis un grand péché ; or je vais monter vers l'Éternel ; peut-être pourrai-je expier votre péché. Moïse retourna donc auprès de l'Éternel et dit : Hélas ! ce peuple s'est rendu coupable d'un grand péché, et ils se sont fait un dieu d'or. Puisses-tu maintenant pardonner leur péché ! sinon, oh ! efface-moi de ton livre écrit par toi. Et l'Éternel dit à Moïse : Ce sont ceux qui ont péché contre moi que j'effacerai de mon livre, va maintenant et mène le peuple où je t'ai dit : Voici, mon ange te précédera ; mais au jour de mes châtiments je les châtierai de leur péché. Ainsi l'Éternel frappa le peuple pour avoir fait le veau exécuté par Aaron.

Première lecture

Deutéronome 18:15-22

C'est un prophète de ton sein, d'entre tes frères, semblable à moi que te suscitera l'Éternel, ton Dieu, c'est Lui que vous écouterez ; ainsi que tu l'as demandé à l'Éternel, ton Dieu, en Horeb, le jour de l'Assemblée, lorsque tu dis : Désormais je ne veux plus entendre la voix de l'Éternel, mon Dieu, ni voir ce grand feu, afin de ne pas mourir. Et l'Éternel me dit : Ce qu'ils ont dit est bien ; je leur susciterai un prophète du sein de leurs frères, semblable à toi, et je mettrai mes paroles en sa bouche, et il leur dira tout ce dont je le chargerai. Et à quiconque n'écoutera pas mes paroles qu'il prononcera en mon nom, je lui en demanderai compte. Mais le prophète qui aura l'audace de dire en mon nom ce que je ne lui aurai point commandé de dire, et celui qui parlera au nom de dieux étrangers, ce prophète mourra. Et si tu dis en ton cœur : A quoi reconnaîtrons-nous la parole que l'Éternel n'aura point prononcée ?… ce que dira ce prophète au nom de l'Éternel et qui n'aura pas lieu, et ne s'accomplira pas, telle sera la parole que l'Éternel n'aura pas dite ; le prophète l'a dite par audace : n'aie pas peur de lui.

Prière du matin — première lecture

Lamentations 3:1-34

Je suis l'homme qui a senti le malheur sous la verge de sa colère. Il m'a poussé, engagé dans les ténèbres, et non dans la lumière. Oui, tous les jours Il revient à la charge, et tourne sa a main contre moi. Il a usé ma chair et ma peau, Il a brisé mes os. Il m'a cerné, et m'a enveloppé d'amertume et de malaise. Il m'a fait entrer dans les lieux sombres, comme ceux qui dès longtemps sont morts. Il m'a parqué, pour que je n'aie point d'issue, Il a fait peser sur moi les fers. Que je crie, que j'appelle du secours, Il ne donne pas accès à ma prière. Il a muré mes voies de pierres massives, et ruiné mes sentiers. Il est pour moi l'ourse qui se tient aux aguets, le lion posté en embuscade. Il a fait dévier mes voies, et Il m'a déchiré, Il m'a ravagé. Il a bandé son arc, et m'a placé comme un but à ses traits. Il a percé mes reins des flèches de son carquois. Je suis la risée de tout mon peuple, et leur chanson tout le long du jour. Il m'a rassasié d'amertume, Il m'a abreuvé d'absinthe. Il a broyé mes dents avec le caillou, Il m'a plongé dans la cendre. Tu as fait déchoir mon âme du salut, j'ai oublié le bonheur, et je dis : C'en est fait de la confiance et de l'espérance que j'avais dans l'Éternel. Souviens-toi de ma misère et de mon tourment, des herbes amères et vénéneuses ! A ces souvenirs, mon âme s'abat au dedans de moi. Voici ce dont je pénètre mon cœur, et par là je garderai l'espérance : « C'est à la grâce de l'Éternel que [nous devons] de n'être pas anéantis ; car ses miséricordes ne s'épuisent pas ; elles sont tous les jours nouvelles, ta fidélité est immense. » L'Éternel est mon lot, ainsi parle mon âme ; aussi j'espère en Lui. L'Éternel est plein de bonté pour ceux qui l'attendent, pour l'âme qui le cherche. Il est bon d'attendre avec calme le secours de l'Éternel. Il est bon à l'homme de porter le joug dès sa jeunesse ; de s'asseoir solitaire et silencieux, quand Il lui impose un fardeau, de baiser de sa bouche la poussière [en disant :] Peut-être y a-t-il de l'espoir ! de présenter la joue à qui veut le frapper, de se laisser abreuver d'outrages. Car le Seigneur ne rejette pas pour jamais ; car s'il afflige, Il prend pitié dans sa grande miséricorde ; car ce n'est pas volontiers qu'il humilie et afflige les enfants des hommes. Quand on foule aux pieds tous les captifs de la terre,

Épître

Jérémie 11:18-20

L'Éternel m'a informé, et j'ai su…, c'est alors que Tu as mis pour moi leurs œuvres en évidence. Cependant j'étais comme l'agneau familier que l'on mène à la tuerie, et je ne me doutais pas qu'ils méditassent des plans contre moi : « Détruisons l'arbre avec son fruit, et extirpons-le de la terre des vivants, et que son nom ne soit plus rappelé ! » Mais l'Éternel des armées est un juste Juge ; Il sonde les reins et le cœur. Je serai témoin de la vengeance que tu tireras d'eux, car c'est à Toi que je me suis ouvert de mes griefs.

Première lecture

Ésaïe 62

Pour l'amour de Sion je ne garde pas le silence, et pour l'amour de Jérusalem je ne me donne point de relâche, jusqu'à ce que sa justice paraisse comme l'aube, et son salut comme une torche allumée. Alors les nations contempleront ta justice, et tous les rois ta splendeur, et l'on t'appellera d'un nom nouveau fixé par la bouche de l'Éternel. Et tu seras une couronne éclatante dans la main de l'Éternel, et une mitre royale dans la main de ton Dieu. On ne te dira plus délaissée, et ton pays ne sera plus appelé désert ; mais on t'appellera « Mon plaisir est en elle, » et ta terre « une épouse. » Car l'Éternel trouve son plaisir en toi, et ta terre a un époux. Car de même qu'un jeune homme se marie à une vierge, tes fils se marieront à toi, et la joie que le fiancé reçoit de sa fiancée, ton Dieu la recevra de toi. Sur tes murs, Jérusalem, je place des gardes ; de tout le jour et de toute la nuit ils ne garderont pas un instant le silence. « Vous qui rappelez le souvenir de l'Éternel, ne vous donnez point de relâche ! Et ne lui donnez point de relâche qu'il n'ait fondé Jérusalem et ne l'ait rendue un objet de louanges sur la terre. » L'Éternel l'a juré par sa droite et par son bras puissant : Je ne donnerai plus ton blé en nourriture à tes ennemis, et les enfants de l'étranger ne boiront plus ton moût gagné par ton labeur, mais ceux qui le récolteront le mangeront et loueront l'Éternel, et ceux qui le cueilleront, le boiront dans mes saints parvis. Rendez-vous, rendez-vous aux portes ; préparez le chemin au peuple ! frayez, frayez la route, enlevez les pierres, dressez un étendard pour les peuples ! Voici, l'Éternel fait aux extrémités de la terre cette proclamation : Dites à la fille de Sion : Voici, ton Sauveur arrive ; voici, ses récompenses l'accompagnent et ses rétributions le précèdent. Et on les appelle « peuple saint, rachetés de l'Éternel, » et toi, on t'appelle « cité cherchée, non délaissée. »

Prière du matin — deuxième lecture

Jean 15:1-14

« Je suis le véritable cep, et mon Père est le vigneron ; tout sarment en moi qui ne porte point de fruit, Il le retranche, et tout sarment qui porte son fruit, Il le nettoie, afin qu'il porte plus de fruit. Déjà vous êtes nets, à cause de la parole que je vous ai adressée. Demeurez en moi, et moi en vous ; comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s'il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Moi, je suis le cep, vous, les sarments ; celui qui demeure en moi et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car, séparés de moi, vous ne pouvez pas faire la moindre chose. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment, et il sèche ; puis on les rassemble, et on les jette dans le feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Pour que mon Père soit glorifié, il faut que vous portiez beaucoup de fruit, et que vous deveniez mes disciples. Comme mon Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour ; si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements du Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit complète. Voici quel est mon commandement : c'est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés ; il n'est personne qui ait un plus grand amour que celui qui porte quelqu'un à sacrifier sa propre vie pour ses amis ; vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande ;

Psaume responsorial

Psaumes 130

Cantique graduel.Du fond des abîmes je t'implore, Éternel ! Seigneur, entends ma voix ! Que ton oreille soit attentive à ma prière ! Si tu gardes la mémoire des transgressions, Éternel, Seigneur, qui est-ce qui subsistera ? Mais non, le pardon est par devers toi, afin qu'on te craigne. J'espère dans l'Éternel, mon âme espère, et je compte sur sa promesse. Mon âme attend l'Éternel, plus que la sentinelle n'attend le matin, que la sentinelle n'attend le matin. Israël, espère dans l'Éternel ! car la miséricorde est par devers l'Éternel, et Il a par devers lui un trésor de rédemption. Et Il rachètera Israël de toutes ses transgressions.

Évangile

Marc 14:32-72;14:15;14:1-46

Et ils arrivent dans un lieu dont le nom était Gétsémani, et il dit à ses disciples : « Asseyez-vous-jusques à ce que j'aie prié. » Et il prend avec lui Pierre et Jacques et Jean ; et il commença à être épouvanté et abattu, et il leur dit : « Mon âme est triste jusques à la mort ; demeurez ici et veillez. » Et s'étant un peu avancé, il tombait à terre, et il priait afin que, s'il était possible, le moment s'éloignât de lui, et il disait : Abba, père, tout T'est possible ; fais passer cette coupe loin de moi ; mais non pas ce que moi je veux, mais ce que Toi ! » Et il vient, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Simon, dors-tu ? Tu n'as pas pu veiller une seule heure ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » Et s'étant retiré derechef, il pria en répétant les mêmes paroles ; et étant revenu de nouveau, il les trouva endormis ; leurs yeux en effet étaient fort appesantis, et ils ne savaient que lui répondre. Et il revient pour la troisième fois, et il leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; il suffit ; l'heure est venue ; voici, le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs ; levez -vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et aussitôt, pendant qu'il parlait, survient Judas, un des douze, et avec lui une foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les scribes et les anciens. Or celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu, en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sous bonne garde. » Et s'étant aussitôt approché de lui, il dit : « Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Quant à eux, ils mirent la main sur lui, et se saisirent de lui. Mais l'un des assistants ayant tiré l'épée frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille. Et Jésus prenant la parole leur dit : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais près de vous dans le temple occupé à enseigner, et il ne se saisissait pas de moi ; mais c'est afin que les écritures fussent accomplies, » Et l'ayant abandonné ils s'enfuirent tous. Et un certain jeune homme le suivait, enveloppé d'un drap sur son corps nu, et on se saisit de lui ; mais ayant abandonné son drap, il s'enfuit tout nu. Et ils amenèrent Jésus auprès du grand prêtre ; et chez lui se réunissent tous les grands prêtres et les anciens et les scribes. Et Pierre l'avait suivi de loin jusques dans l'intérieur de la cour du grand prêtre, et il se tenait assis avec les valets, et il se chauffait auprès du feu. Or, les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mourir, et ils n'en trouvaient point. Car plusieurs rendaient contre lui de faux témoignages, et les témoignages n'étaient pas d'accord. Et quelques individus s'étant présentés rendaient contre lui un faux témoignage, en disant : « Nous l'avons entendu dire : Je détruirai ce sanctuaire fait de main d'homme, et en trois jours j'en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme. » Et même sur ce point-là leur témoignage n'était pas d'accord. Et le grand prêtre s'étant levé au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus en disant : « Ne réponds-tu rien ? Car ceux-ci témoignent contre toi. » Mais il gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l'interrogeait derechef et lui dit : « Es-tu le Christ, le fils de Celui qui est béni ? » Et Jésus dit : « Je le suis, et vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant avec les nuées du ciel. » Mais le grand prêtre ayant déchiré ses tuniques, dit : « Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Vous avez ouï le blasphème. Que vous en semble ? » Et ils jugèrent tous qu'il méritait la mort. Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, et à lui voiler le visage, et à le souffleter, et à lui dire : « Prophétise ; » et les valets le reçurent à coups de verges. Et pendant que Pierre était en bas dans la cour arrive une des servantes du grand prêtre, et ayant vu Pierre qui se chauffait, elle lui dit, après l'avoir regardé : « Toi aussi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. » Mais il le nia en disant : « Je ne sais, ni ne comprends ce dont tu parles. » Et il se retira au dehors dans le vestibule. Et la servante l'ayant vu dit aux assistants : « Celui-ci est des leurs. » Mais il le niait de nouveau. Et un instant après les assistants disaient derechef à Pierre : « Vraiment tu es des leurs, car tu es aussi Galiléen. » Mais il se mit à proférer des anathèmes et à dire avec serment : « Je ne connais point cet homme dont vous parlez, » Et aussitôt le coq chanta pour la seconde fois, et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Et cette pensée le faisait pleurer. Et lui-même vous montrera une grande salle à manger garnie de lits, toute prête ; faites-y les préparatifs pour nous. » Or la Pâque et la fête des pains sans levain devait avoir lieu dans deux jours, et les grands prêtres et les scribes cherchaient de quelle manière ils pourraient par ruse s'emparer de lui et le mettre à mort ; car ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, de peur qu'il n'y ait une émeute du peuple. » Et comme il se trouvait, à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, pendant qu'il était à table survient une femme tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de véritable nard, très précieux ; ayant brisé la fiole, elle la lui versa sur la tête. Mais il y avait là des gens qui s'indignaient entre eux : « Pourquoi cette profusion de parfum s'est-elle faite ? Car ce parfum pouvait être vendu plus de trois cents deniers, et être donné aux pauvres ; » et ils le tançaient vertement. Mais Jésus dit : « Laissez-la faire ; pourquoi lui faites-vous de la peine ? Elle a accompli une bonne œuvre en ma personne, en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, et quand vous le voudrez vous pouvez toujours leur faire du bien ; mais moi vous ne devez pas m'avoir toujours. Ce qu'elle a pu, elle l'a fait ; elle s'est occupée d'avance de parfumer mon corps pour ma sépulture. Or, en vérité je vous déclare que où que l'évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Et Judas Iscarioth, l'un des douze, se rendit auprès des grands prêtres pour le leur livrer ; ce qu'ayant ouï ils furent dans la joie, et ils promirent de lui donner de l'argent ; et il cherchait comment il aurait une bonne occasion de le livrer. Et le premier jour de la fête des pains sans levain, époque où l'on immolait la pâque, ses disciples lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dépêcha deux de ses disciples, et leur dit : « Allez à la ville, et vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau, suivez-le, et où que ce soit qu'il entre, dites au chef de famille : « Le maître dit : Où est la chambre où je dois manger la pâque avec mes disciples ? » Et lui-même vous montrera une grande salle à manger garnie de lits, toute prête ; faites-y les préparatifs pour nous. » Et les disciples partirent et vinrent à la ville ; et ils trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque. Et quand le soir fut venu, il arrive avec les douze. Et pendant qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous qui mangez avec moi me livrera. » Ils commencèrent à être saisis de tristesse et à lui dire l'un après l'autre : « Est-ce moi ? » Mais il leur dit : « C'est un des douze, celui qui trempe avec moi dans le plat. En effet le fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui est écrit de lui ; mais malheur à cet homme par qui le fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et pendant qu'ils mangeaient, ayant pris du pain, il le rompit après avoir, prononcé une bénédiction, et il le leur donna et dit : « Prenez ; ceci est mon corps. » Et ayant pris une coupe, il la leur donna après avoir rendu grâces, et ils en burent tous, et il dit : « Ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs. En vérité je vous déclare que je ne boirai certainement plus du produit de la vigne, jusques à ce jour où j'en boirai du nouveau dans le royaume de Dieu. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Et Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous, car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui dit : « Quand même tous trébucheraient, non pas moi ! » Et Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Mais il disait de plus belle : « S'il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas ; » et tous aussi disaient la même chose. Et ils arrivent dans un lieu dont le nom était Gétsémani, et il dit à ses disciples : « Asseyez-vous-jusques à ce que j'aie prié. » Et il prend avec lui Pierre et Jacques et Jean ; et il commença à être épouvanté et abattu, et il leur dit : « Mon âme est triste jusques à la mort ; demeurez ici et veillez. » Et s'étant un peu avancé, il tombait à terre, et il priait afin que, s'il était possible, le moment s'éloignât de lui, et il disait : Abba, père, tout T'est possible ; fais passer cette coupe loin de moi ; mais non pas ce que moi je veux, mais ce que Toi ! » Et il vient, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Simon, dors-tu ? Tu n'as pas pu veiller une seule heure ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » Et s'étant retiré derechef, il pria en répétant les mêmes paroles ; et étant revenu de nouveau, il les trouva endormis ; leurs yeux en effet étaient fort appesantis, et ils ne savaient que lui répondre. Et il revient pour la troisième fois, et il leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; il suffit ; l'heure est venue ; voici, le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs ; levez -vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et aussitôt, pendant qu'il parlait, survient Judas, un des douze, et avec lui une foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les scribes et les anciens. Or celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu, en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sous bonne garde. » Et s'étant aussitôt approché de lui, il dit : « Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Quant à eux, ils mirent la main sur lui, et se saisirent de lui.

Psaume responsorial

Psaumes 61

Au maître chantre. Avec instruments à cordes. De David.Ecoute, ô Dieu, ma plainte, sois attentif à ma prière ! Du bout de la terre je t'invoque, le cœur assombri : conduis-moi sur le rocher où je ne saurais monter ! Car tu es mon refuge, ma forte tour en face de l'ennemi. Laisse-moi faire de ta tente mon séjour éternel, et chercher mon asile sous l'abri de tes ailes. (Pause) Car, ô Dieu, tu exauces mes vœux, et tu remets en possession ceux qui craignent ton nom. Ajoute des jours aux jours du Roi ! Que ses ans soient comme un âge ajouté à des âges ! Qu'il reste sur le trône éternellement devant Dieu ! Dispense-lui la grâce et la fidélité, qui le gardent ! Alors je chanterai ton nom à jamais, en accomplissant mes vœux tous les jours.

Psaume responsorial

Psaumes 82

Cantique d'Asaph. Dieu prend séance dans l'assemblée divine, et au milieu des Dieux Il rend la justice. « Jusques à quand serez-vous des juges pervers, et tiendrez-vous le parti des impies ? (Pause) Faites droit aux petits et aux orphelins, rendez justice à l'affligé et au pauvre. Libérez les petits et les indigents, arrachez-les de la main des impies. Ils n'ont ni sagesse, ni intelligence, ils marchent dans les ténèbres ; toutes les bases de la terre sont ébranlées. J'ai dit : Vous êtes des Dieux, et tous, des fils du Très-haut. Cependant vous mourrez, comme des humains, et vous tomberez, aussi bien que tel d'entre les princes. » Lève-toi, ô Dieu, juge la terre, car tous les peuples sont ta propriété !

Psaume responsorial

Psaumes 79

Cantique d'Asaph.O Dieu ! les nations ont envahi ton héritage, profané ton saint temple, mis Jérusalem en ruines. Elles ont livré les cadavres de tes serviteurs en proie aux oiseaux des Cieux, la chair de tes bien-aimés aux bêtes de la terre. Elles ont versé leur sang, comme de l'eau, autour de Jérusalem, et il n'y eut point de sépulture. Nous sommes l'opprobre de nos voisins, le jouet et la risée des contrées d'alentour. Jusques à quand, Éternel, ne cesseras-tu d'être irrité, ta fureur s'embrasera-t-elle comme un feu ? Epanche ton courroux sur les nations qui t'ignorent, et sur les royaumes qui n'invoquent pas ton nom. Car on a dévoré Jacob, et dévasté sa demeure. Ne nous garde pas la mémoire des crimes du passé ! Hâte-toi de nous faire sentir tes compassions ! car nous sommes très misérables. Sois-nous en aide, ô Dieu, notre Sauveur, pour l'honneur de ton nom ! Et sauve-nous et pardonne nos fautes, pour l'amour de ton nom ! Pourquoi faut-il que les nations disent : « Où est leur Dieu ? » Que parmi les nations, à nos yeux, éclate la vengeance du sang de tes serviteurs qui fut répandu ! Que devant toi parviennent les soupirs des captifs, par le pouvoir de ton bras sauve les enfants de la mort ! Reverse à nos voisins sept fois dans leur sein les outrages dont ils t'outragèrent, Seigneur. Et nous, ton peuple, le troupeau dont tu es le pasteur, nous te rendrons grâces éternellement, et d'âge en âge nous redirons tes louanges.

Prière du soir — première lecture

Lamentations 3:34

Quand on foule aux pieds tous les captifs de la terre,

Deuxième lecture

Romains 10

Frères, l'affection de mon cœur et mes prières à Dieu sont tournées vers leur salut, car je leur rends le témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais non pas avec discernement ; méconnaissant en effet la justice de Dieu, et cherchant à établir la leur propre, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; car Christ met fin à la loi, pour donner la justice à celui qui croit, quel qu'il soit. Moïse en effet définit la justice qui vient de la loi, en disant que « l'homme qui les aura pratiqués vivra par elle, » tandis que la justice qui vient de la foi parle ainsi : « Ne dis pas en ton cœur : Qui est-ce qui montera au ciel ? » (ce qui revient à en faire descendre Christ) ; ou bien : « Qui est-ce qui descendra dans l'abîme ? » (ce qui revient à ramener Christ du milieu des morts). Mais que dit-elle ? « La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur ; » c'est-à-dire la parole de la foi que nous prêchons. Car si tu professes de ta bouche la déclaration que Jésus est Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, tu seras sauvé, parce que c'est du cœur que l'on croit à la justice, et que c'est de la bouche que l'on fait profession pour le salut. L'écriture dit en effet : « Quiconque fonde sa confiance sur elle n'aura pas à en rougir ; » car il n'y a aucune différence entre le Juif et le Grec, vu que tous ont le même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui L'invoquent ; car quiconque aura invoqué le nom du Seigneur sera sauvé. Comment donc invoqueront-ils Celui auquel ils n'ont pas cru ? Et comment croiront-ils en Celui dont ils n'ont pas ouï parler ? Et comment en ouïront-ils parler sans prédicateur ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s'ils ne sont envoyés, conformément à ce qui est écrit : « Comme ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la bonne nouvelle de bonnes choses ? » Mais tous n'ont pas obéi à la bonne nouvelle, car Ésaïe dit : « Seigneur, qui est-ce qui a cru à ce qu'il a entendu de nous ? » Ainsi donc la foi provient de ce que l'on entend, et ce que l'on entend résulte de la parole de Christ. Mais je me dis : peut-être n'en ont-ils pas ouï parler ? Bien au contraire : c'est à toute la terre qu'est parvenue leur voix, et c'est jusqu'aux extrémités du monde habité que sont allées leurs paroles. Mais je me dis : peut-être qu'Israël ne l'a pas su ? Moïse le premier dit : « J'exciterai votre jalousie envers une nation qui ne l'est pas ; Je provoquerai votre colère contre une nation sans intelligence. » Ésaïe de son côté s'enhardit jusqu'à dire : « J'ai été trouvé parmi ceux qui ne Me cherchaient point ; J'ai apparu parmi ceux qui ne Me réclamaient point ; » tandis que, relativement à Israël, il dit : « Tout le long du jour J'ai étendu Mes mains vers un peuple désobéissant et récalcitrant. »

Deuxième lecture

2 Timothée 3

Or, sachez que, dans les derniers temps, surgiront des circonstances difficiles, car les hommes seront égoïstes, épris de l'argent, fanfarons, superbes, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, impies, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, impitoyables, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d'orgueil, plus amis du plaisir que de Dieu, ayant l'apparence de la piété, mais en ayant renié la puissance. Ceux-là aussi, repousse-les ; car c'est de leurs rangs que sortent ceux qui se glissent dans les familles et captivent des femmelettes chargées de péchés, entraînées par des convoitises et des voluptés de tout genre, toujours occupées à apprendre, et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité. Mais, comme Jannès et Jambrès résistèrent à Moïse, de même aussi ces hommes résistent à la vérité, corrompus qu'ils sont dans leur intelligence et réprouvés quant à la foi ; mais ils ne feront pas de plus grands progrès, car leur pensée deviendra évidente pour tout le monde, comme le fut aussi celle des premiers. Quant à toi, tu t'es attaché à suivre mon enseignement, ma conduite, ma résolution, ma foi, ma constance, ma patience, mes persécutions, mes souffrances, telles que je les ai endurées à Antioche, à Icône, à Lystres. A quelles persécutions n'ai-je pas été en butte ? Et le Seigneur m'a délivré de toutes ! Mais tous ceux qui veulent vivre pieusement en Christ Jésus, seront aussi persécutés. Quant aux hommes méchants et aux imposteurs, ils iront de mal en pis, eux qui sont tout à la fois séducteurs et séduits. Pour toi, persévère dans ce que tu as appris et admis avec certitude, sachant de qui tu l'as appris, et que, dès l'enfance, tu connais les lettres sacrées qui peuvent te perfectionner pour le salut par la foi en Christ Jésus ; toute écriture inspirée de Dieu étant utile pour instruire, pour reprendre, pour redresser, pour corriger selon la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre.

Deuxième lecture

Éphésiens 4:17-32

Je dis donc, et j'en atteste le seigneur, que vous ne devez plus vous conduire comme les Gentils se conduisent dans l'inanité de leur intelligence, ayant l'entendement offusqué de ténèbres, étant étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur ; en sorte que, devenus insensibles, ils se sont livrés à la débauche, pour commettre avec excès toute espèce d'impureté. Mais, pour vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si, en effet, vous avez ouï parler de lui, et si c'est en lui que vous avez été instruits, selon que la vérité existe en Jésus, à dépouiller, en opposition à votre précédente conduite, le vieil homme qui se corrompt sous l'influence des convoitises que produit l'erreur, et à être renouvelés par l'Esprit dans votre intelligence, et à revêtir le nouvel homme, qui a été créé à l'image de Dieu avec la justice et la sainteté que produit la vérité. C'est pourquoi, ayant dépouillé, le mensonge, parlez avec vérité, chacun à votre prochain, car nous sommes membres les uns des autres. Soyez en colère, et toutefois ne péchez pas ; que le soleil ne se couche pas sur votre courroux, et ne donnez pas non plus de prise au diable. Que le larron ne dérobe plus, mais que plutôt il prenne de la peine en travaillant de ses mains à ce qui est bien, afin qu'il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. Qu'aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche, mais seulement celle qui peut être bonne pour l'édification selon le besoin, afin qu'elle soit un bienfait pour les auditeurs, n'attristez point l'esprit saint de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute espèce d'aigreur, et d'irritation, et de colère, et de cris, et de calomnie, soit enlevée du milieu de vous, ainsi que toute espèce de méchanceté. Devenez bons les uns pour les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement comme Dieu aussi nous a pardonné en Christ ;

Deuxième lecture

Ésaïe 8:1-8

Et l'Éternel me dit : Trouve-toi une grande table et y écris en caractères vulgaires : « Pillage prompt, proie subite. » Je dus aussi me trouver des témoins dignes de foi, Urie le sacrificateur, et Zacharie, fils de Barachie. Et je m'approchai de la prophétesse, et elle conçut et enfanta un fils ; et l'Éternel me dit : Donne-lui pour nom Pillage-prompt-proie-subite. Car, avant que l'enfant sache dire : Mon père et ma mère, on portera les richesses de Damas et le pillage de Samarie devant le roi d'Assyrie. Et l'Éternel me parla encore et me dit : Parce que ce peuple dédaigne les eaux de Siloë dont le courant est doux, et se réjouit à la vue de Retsin et du fils de Remalia, pour cela, voici, le Seigneur fera avancer contre vous les puissantes et grandes eaux du fleuve (le roi d'Assyrie et toute sa magnificence), et il s'élèvera au-dessus de son lit, et passera par-dessus toutes ses rives, et il pénétrera en Juda, il débordera et inondera, à hauteur d'homme il atteindra, et le déploiement de ses ailes remplira dans toute son étendue ton pays, ô Immanuel !

Évangile

Luc 17

Or il dit à ses disciples : « Il est inévitable qu'il arrive des scandales, néanmoins malheur à celui par lequel ils arrivent ; il lui est plus avantageux qu'on lui mette au col une pierre meulière, et qu'on le précipite dans la mer, que de scandaliser un seul de ces petits. Prenez garde à vous-mêmes : Si ton frère a péché, reprends-le, et s'il se repent, pardonne-lui ; et si, sept fois le jour, il a péché contre toi, et que sept fois il revienne vers toi, en disant : « Je me repens, » tu lui pardonneras. » Et les apôtres dirent au seigneur : « Mets en nous plus de foi. » Mais le seigneur dit : « Si vous aviez de la foi, gros comme un grain de moutarde, vous diriez à ce mûrier-ci : « Déracine-toi, et plante-toi dans la mer ; » et il vous obéirait. Mais lequel de vous, ayant un esclave qui conduit la charrue ou paît les troupeaux, lui dira, à son retour des champs : « Viens vite te mettre à table ? » Est-ce qu'au contraire il ne lui dira pas : « Prépare-moi à manger, et ceins-toi pour me servir jusques à ce que j'aie mangé et bu, et après cela, toi, tu mangeras et tu boiras ? » Est-ce qu'il sait gré à l'esclave de ce qu'il a fait ce qui lui était prescrit ? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce qui vous a été prescrit, dites : Nous sommes des esclaves inutiles, c'est ce que nous devions faire que nous avons fait. » Et il advint, pendant le voyage vers Jérusalem, qu'il passait entre la Samarie et la Galilée. Et comme il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix hommes lépreux, qui se levèrent de loin, et ils haussèrent la voix en disant : « Jésus, maître, aie pitié de nous ! » Ce que voyant, il leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » Et il advint, pendant qu'ils s'y rendaient, qu'ils furent guéris. Or l'un d'entre eux voyant qu'il avait été guéri revint glorifiant Dieu à haute voix, et il tomba la face contre terre à ses pieds en lui rendant grâces ; et c'était un Samaritain. Mais Jésus prenant la parole dit : « Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Mais les neuf où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour donner gloire à Dieu, sauf cet étranger. » Et il lui dit : « Lève-toi, va-t-en. » Or ayant été interrogé par les pharisiens sur l'époque de la venue du royaume de Dieu, il leur répliqua : « Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à être épié, et l'on ne dira point : « Le voici ici, ou là. » Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. » Mais il dit aux disciples : « Des jours viendront, où vous désirerez voir un des jours du fils de l'homme, et vous ne le verrez pas ; et on vous dira : « Le voici ici, ou le voilà là ; » n'y courez pas, car, comme l'éclair flamboyant brille de l'une des extrémités du ciel jusques à l'autre extrémité du ciel, il en sera de même du fils de l'homme ; mais il faut d'abord qu'il souffre beaucoup, et qu'il soit rejeté par cette génération. Et comme il est advenu du temps de Noé, de même adviendra-t-il aussi du temps du fils de l'homme ; on mangeait, on buvait, les hommes prenaient des femmes et on donnait aux femmes des maris, jusques au jour où Noé entra dans l'arche ; et le déluge survint et les fit tous périr. De même, comme il advint du temps de Lot, on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait, mais le jour où Lot sortit de Sodome, il tomba du ciel une pluie de feu et de soufre et elle les fit tous périr, de même en sera-t-il le jour où le fils de l'homme sera révélé. En ce jour-là, que celui qui sera sur le toit, et dont les ustensiles sont dans la maison, ne descende point pour les prendre, et que celui qui est aux champs ne revienne pas non plus en arrière : souvenez-vous de la femme de Lot. Mais celui qui aura cherché à rester en possession de sa vie la perdra, tandis que celui qui l'aura perdue la conservera. Je vous le déclare, cette nuit-là deux personnes seront sur un lit, l'une sera prise et l'autre sera laissée. Deux femmes moudront ensemble, l'une sera prise, mais l'autre sera laissée. » [Deux hommes seront dans la campagne, l'un sera pris et l'autre sera laissé.] Et prenant la parole ils lui dirent : « Où, Seigneur ? » Mais il leur dit : « Là où est le corps, c'est là aussi que se rassembleront les aigles. »

Prière du soir — deuxième lecture

Jean 15:14

vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande ;

Évangile

Marc 9:2-13

Et six jours après Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et il les conduit seuls à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré en leur présence, et ses vêtements devinrent éblouissants ; si blancs qu'il n'est pas sur la terre de foulon qui puisse ainsi blanchir. Et Élie leur apparut avec Moïse, et ils conversaient avec Jésus ; et Pierre prenant la parole dit à Jésus : « Rabbi, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; faisons trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas en effet ce qu'il devait dire, car ils avaient été saisis d'effroi. Et une nuée survint qui les couvrit, et de la nuée sortit une voix : « Celui-ci est Mon Fils bien-aimé ! Écoutez-le. » Et ayant sur-le-champ regardé autour d'eux, ils ne virent plus personne avec eux, sauf Jésus seul. Et pendant qu'ils descendaient de la montagne, il leur donna des ordres, afin qu'ils ne racontassent à personne ce qu'ils avaient vu, si ce n'est lorsque le fils de l'homme serait ressuscité des morts. Et ils s'attachèrent à cette parole se demandant entre eux : Que signifie : « ressusciter des morts ? » Et ils l'interrogeaient en disant : « Pourquoi les scribes disent-ils qu'il faut qu'Élie vienne premièrement ? » Mais il leur dit : « Il est vrai qu'Élie, après être premièrement venu, doit rétablir toutes choses. Et comment est-il écrit à propos du Fils de l'homme qu'il doit souffrir beaucoup et être compté pour rien ? Mais je vous déclare qu'Élie aussi est venu, et qu'ils lui ont fait tout ce qu'ils voulaient, selon qu'il est écrit à propos de lui. »

Évangile

Marc 2:13-17

Et il sortit de nouveau pour se rendre auprès de la mer, et toute la foule vint vers lui, et il les enseignait. Et en passant il vit Lévi fils d'Alphée assis au bureau des péages, et il lui dit : « Suis-moi. » Et s'étant levé il le suivit. Et il advient qu'il se met à table dans sa maison ; et beaucoup de publicains et de pécheurs s'attablaient avec Jésus et ses disciples ; car ils étaient nombreux, et ils le suivaient. Et les scribes du parti des pharisiens, ayant vu qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Eh quoi ! il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Ce que Jésus ayant ouï, il leur dit : « Ce ne sont pas les valides qui ont besoin du médecin, mais les mal portants ; je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Évangile

Jean 14

« Que votre cœur ne se trouble point : croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père il y a plusieurs demeures ; sinon, vous dirais-je que je vais vous préparer une place ? Et si je vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi ; et là où je vais, vous en savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons où tu vas, comment en savons-nous le chemin ? » Jésus lui dit : « Je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; personne ne vient au Père que par moi ; si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; dès maintenant vous Le connaissez et vous L'avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. » Jésus lui dit : « Depuis si longtemps je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? Ne croiras-tu point que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous adresse, je ne les profère pas de mon chef ; mais le Père qui demeure en moi fait Ses propres œuvres ; croyez-moi, quand je dis que je suis dans le Père et que le Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause de Ses œuvres. En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui croit en moi, les œuvres que je fais, lui aussi les fera, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais vers le Père ; et, quoi que ce soit qu'on demande en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils ; si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements, et moi je prierai le Père, et Il vous donnera un autre défenseur, pour être éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit point, ni ne le connaît point ; pour vous, vous le connaissez, car il demeure près de vous, et il est en vous. Je ne vous laisserai point orphelins, je viens à vous ; encore un peu de temps, et le monde ne me voit plus, mais vous, vous me verrez, parce que je vis, et que vous aussi vous vivrez ; en ce jour-là vous connaîtrez que je suis en mon Père, et que vous êtes en moi, et que je suis en vous. Celui qui possède mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime ; celui qui m'aime sera aimé par mon Père, et moi aussi je l'aimerai et je me manifesterai moi-même à lui. » Judas, non pas l'Iscariote, lui dit : « Seigneur, que s'est-il passé pour que tu doives te manifester à nous, et non pas au monde ? » Jésus lui répliqua : « Si quelqu'un m'aime il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons vers lui et nous ferons un séjour chez lui ; celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles ; et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé. Je vous ai dit ces choses pendant que je demeurais près de vous, mais le défenseur, l'Esprit Saint qu'enverra le Père en mon nom, celui-là vous instruira de tout, et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit. Pour moi, je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n'est pas comme donne le monde, que je vous donne. Que votre cœur ne se trouble point et qu'il ne s'effarouche point. Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m'en vais, et, je viens à vous ; si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais vers le Père, parce que le Père est plus grand que moi. Et maintenant, je vous l'ai dit avant que cela ait eu lieu, afin que, lorsque cela aura eu lieu, vous croyiez. Je ne parlerai plus de beaucoup de choses avec vous, car le chef du monde vient, et il ne me peut rien, mais, afin que le monde sache que j'aime le Père, et que j'agis conformément à l'ordre que le Père m'a donné, levez-vous, sortons d'ici. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.