Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Genèse 5:1-32

C'est ici le livre de l'histoire d'Adam.Lorsque Dieu créa l'homme, Il le fit ressemblant à Dieu. Il les créa mâle et femelle, et les bénit et leur donna le nom a d'homme lors de leur création. Et Adam ayant vécu cent trente ans engendra [un fils] de sa ressemblance, à son image, et lui donna le nom de Seth. Et les jours d'Adam après la naissance de Seth, furent de huit cents ans ; et il engendra des fils et des filles. Et tout le temps que vécut Adam fut de neuf cent trente ans, puis il mourut. Et Seth ayant vécu cent cinq ans engendra Enos. Et après la naissance d'Enos, Seth vécut huit cent-sept ans ; et il engendra des fils et des filles. Et tous les jours de Seth furent neuf cent douze ans, puis il mourut. Et Enos ayant vécu quatre-vingt-dix ans engendra Keinan. Et après la naissance de Keinan, Enos vécut huit cent quinze ans ; et il engendra des fils et des filles. Et tous les jours d'Enos furent neuf cent-cinq ans ; puis il mourut. Et Keinan ayant vécu soixante-dix ans engendra Mahalaleël. Et après la naissance de Mahalaleël, Keinan vécut huit cent quarante ans, et il engendra des fils et des filles. Et tous les jours de Keinan furent neuf cent-dix ans, puis il mourut. Et Mahalaleël ayant vécu soixante-cinq ans engendra Jared. Et après la naissance de Jared, Mahalaleël vécut huit cent trente ans, et il engendra des fils et des filles. Et tous les jours de Mahalaleël furent huit cent quatre-vingt-quinze ans, puis il mourut. Et Jared ayant vécu cent soixante-deux ans engendra Henoch. Et après la naissance de Henoch, Jared vécut huit cents ans, et il engendra des fils et des filles. Et tous les jours de Jared furent neuf cent soixante-deux ans, puis il mourut. Et Henoch ayant vécu soixante-cinq ans engendra Methusalah. Et après la naissance de Methusalah, Henoch marcha avec Dieu trois cents ans, et il engendra des fils et des filles. Et tous les jours de Henoch furent trois cent soixante-cinq ans. Et Henoch marcha avec Dieu, et il disparut, parce que Dieu le prit. Et Methusalah ayant vécu cent quatre-vingt-sept ans engendra Lémech, et après la naissance de Lémech, Methusalah vécut sept cent quatre-vingt-deux ans, et il engendra des fils et des filles. Et tous les jours de Methusalah furent neuf cent soixante-neuf ans, puis il mourut. Et Lémech ayant vécu cent quatre-vingt-deux ans engendra un fils. Et il lui donna le nom de Noé en disant : Celui-ci nous consolera du pénible labeur de nos mains, qui procède de la terre que l'Éternel a maudite. Et après la naissance de Noé, Lémech vécut cinq cent quatre-vingt-quinze ans, et il engendra des fils et des filles. Et tous les jours de Lémech furent sept cent soixante-dix-sept ans, puis il mourut. Et Noé étant âgé de cinq cents ans engendra Sem, Cham et Japheth.

Première lecture

Exode 33

Et l'Éternel dit à Moïse : Porte-toi d'ici, toi et le peuple que tu as tiré du pays d'Egypte, vers le pays que j'ai promis par serment à Abraham et à Isaac et à Jacob en disant : Je le donnerai à ta postérité : et je te ferai précéder par un ange, et je chasserai les Cananéens, les Amoréens et les Héthiens et les Phérisiens et les Hévites et les Jébusites ; vers le pays découlant de lait et de miel ; car je ne serai point parmi vous durant le trajet, parce que vous êtes un peuple au col roide, de peur que je ne vous consume en chemin. Et le peuple ayant entendu ce sinistre langage prit le deuil et personne ne se couvrit de ses ornements. Et l'Éternel dit à Moïse : Dis aux enfants d'Israël : Vous êtes un peuple au col roide ; si je faisais un seul instant route avec vous, je vous détruirais. Et maintenant dépose tes ornements, et je verrai ce que j'ai à te faire. Les enfants d'Israël se dépouillèrent donc de leurs ornements, après s'être éloignés du mont Horeb. Et Moïse prit la Tente et se la dressa en dehors du camp, à distance du camp ; et il l'appela Tente du Rendez-vous. Et tous ceux qui cherchaient l'Éternel se rendaient à la Tente du Rendez-vous qui se trouvait en dehors du camp. Et lorsque Moïse se rendait à la Tente, tout le peuple se levait, et chacun se tenait debout à la porte de sa propre tente, et suivait Moïse du regard jusqu'à son arrivée à la Tente. Et lorsque Moïse arrivait à la Tente, la colonne de nuée descendait et se posait à l'entrée de la Tente, et Il s'entretenait avec Moïse. Et tout le peuple voyait la colonne de nuée qui se tenait à l'entrée de la Tente, et tout le peuple se levait, et chacun se prosternait à l'entrée de sa propre tente. Et l'Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami ; puis il revenait au camp ; mais Josué, fils de Nun, jeune homme qui le servait, ne quittait point l'intérieur de la Tente. Et Moïse dit à l'Éternel : Voici, tu me dis : Mène ce peuple en avant ! et tu ne me fais pas connaître qui tu veux envoyer avec moi, et cependant tu m'as dit : Je te connais nommément, et tu as aussi trouvé grâce à mes yeux. Eh bien ! puisque j'ai pu trouver grâce à tes yeux, daigne me faire connaître ta voie pour que je te connaisse, afin de trouver grâce à tes yeux, et considère que cette nation est ton peuple. Et Il dit : Tu seras accompagné de ma présence et je t'amènerai au repos. Et il Lui répondit : Si tu ne nous accompagnes pas de ta présence, ne nous fais point partir d'ici. Et comment sera-t-il notoire que j'ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple ? n'est-ce pas si tu nous accompagnes, et si nous sommes distingués moi et ton peuple de tous les peuples qui sont sur la face de la terre ? Et l'Éternel dit à Moïse : Je ferai aussi cela même que tu viens de dire ; car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais nommément. Et Moïse reprit : Fais-moi donc contempler ta gloire ! Et l'Éternel dit : Je ferai passer toute ma beauté devant ta face et nommerai le nom de l'Éternel devant toi ; aussi bien je suis propice à qui je suis propice, et miséricordieux pour qui je suis miséricordieux. Et Il dit : Tu ne saurais contempler ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre. Et l'Éternel dit : J'ai près de moi un lieu : tu t'y tiendras sur le rocher, et quand ma gloire passera, je te placerai dans une cavité du rocher et je t'abriterai de ma main jusqu'à ce que je sois passé ; puis je retirerai ma main afin que tu me voies par derrière, mais ma face n'est pas visible.

Première lecture

Deutéronome 26:1-11

Lorsque ta seras entré dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en propriété et que tu l'auras conquis, et t'y seras établi, tu prendras des prémices de tous les produits du sol, que tu retireras de ton pays à toi donné par l'Éternel, ton Dieu ; et tu les mettras dans une corbeille, et te rendras au lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu, pour y fixer son nom ; puis tu t'adresseras au Prêtre qui existera à cette époque, et tu lui diras : Je déclare aujourd'hui à l'Éternel, ton Dieu, être entré dans le pays que l'Éternel a juré à nos pères de nous donner. Et le Prêtre recevra la corbeille de ta main et la déposera devant l'Autel de l'Éternel, ton Dieu. Alors tu prendras la parole et diras devant l'Éternel, ton Dieu : Mon père était un Araméen nomade, et il descendit en Egypte, et y séjourna n'ayant que peu de gens avec lui, et là il est devenu une grande, puissante et nombreuse nation. Et les Égyptiens nous maltraitèrent et nous opprimèrent, et nous soumirent à un dur esclavage, et nous criâmes à l'Éternel, Dieu de nos pères, et l'Éternel entendit notre voix et vit notre misère et notre peine et notre oppression. Et l'Éternel nous retira de l'Egypte d'une main forte et avec un bras étendu, et au moyen d'une grande terreur et de signes et de prodiges ; et Il nous a fait arriver en ce lieu, et nous a donné ce pays, pays découlant de lait et de miel. Et maintenant, voici, j'apporte les prémices des produits du sol que tu m'as donné, Éternel. Puis dépose-les devant l'Éternel, ton Dieu, et adore l'Éternel, ton Dieu, et réjouis-toi de tous les biens que t'a donnés à toi et à ta maison l'Éternel, ton Dieu, toi et le Lévite et l'étranger qui sera chez toi.

Prière du matin — première lecture

Lamentations 4:1-21

Comme l'or s'est terni, comme les superbes joyaux se sont altérés ! Les pierres sacrées jonchent tous les carrefours. Les fils de Sion, ses enfants chéris, qui avaient le prix de l'or fin, comme les voilà mis au taux de la vaisselle d'argile, ouvrage des mains du potier ! Les chacals mêmes présentent la mamelle à leurs petits qu'ils allaitent ; la fille de mon peuple est barbare, comme l'autruche de la steppe. La langue du nourrisson est collée par la soif à son palais ; les enfants demandent du pain, personne ne leur en distribue. Ceux qui mangeaient des mets délicats, souffrent le dénuement dans les rues ; ceux qui étaient portés sur la pourpre, prennent le fumier pour leur couche. Le châtiment de la fille de mon peuple est plus grand que la peine de Sodome qui fut bouleversée en un moment, sans être assaillie par des mains humaines. Ses princes avaient un éclat plus pur que la neige, plus brillant que le lait ; ils avaient un corps vermeil comme le corail, et la beauté du saphir ; leur aspect est devenu plus sombre que le noir ; ils ne sont plus reconnus dans les rues, leur peau s'attache à leurs os, elle a la sécheresse du bois. Les victimes de l'épée ont un meilleur sort que les victimes de la faim, qui dépérissent minées par la disette de ce que rendent les champs. Les mains de femmes aimantes font cuire leurs propres enfants ; ils servent à les nourrir dans le désastre de la fille de mon peuple. L'Éternel a achevé ses vengeances, versé le feu de sa colère ; dans Sion Il alluma un feu qui dévora ses fondements. Les rois de la terre, ni aucun des habitants du monde ne croyaient que l'ennemi et l'adversaire pénétrassent dans les portes de Jérusalem. Ce fut à cause des péchés de leurs prophètes, des crimes de leurs sacrificateurs qui dans son enceinte répandirent le sang des justes. Ils erraient dans les rues comme aveugles, souillés de sang, personne ne pouvant toucher leurs vêtements. « Loin de nous, impurs ! » leur criait-on, « loin de nous ! loin de nous, ne nous touchez pas ! » Ils sont maintenant en fuite, ils errent aussi ; on dit parmi les nations : « Ils n'auront plus leur demeure ! » L'aspect de l'Éternel les a dissipés, Il ne tourne plus ses regards vers eux ; on n'a point égard aux sacrificateurs ; on ne prend point pitié des vieillards. Nos yeux languissent encore après notre délivrance ; vanité ! De nos vedettes nous cherchons à découvrir un peuple ; il ne nous délivre pas ! Ils enlacent nos pas, pour nous empêcher de marcher dans nos rues ; notre fin approche, nos temps sont accomplis, oui, notre fin arrive. Ceux qui nous poursuivent, sont plus légers que les aigles du ciel ; sur les montagnes ils nous serrent de près, et en embuscade dans le désert ils nous épient. L'âme de notre vie, l'Oint de l'Éternel, a été pris dans leurs fosses, lui dont nous disions : Nous vivrons à son ombre au milieu des nations. Livre-toi à la joie et aux transports, fille d'Édom, habitante du pays de Uts ! Mais le calice te sera aussi passé ; tu seras enivrée et mise à nu.

Épître

Ésaïe 53:1-12

Qui ajoute foi à ce que nous annonçons, et pour qui le bras de l'Éternel a-t-il été manifeste ? Il croît devant Lui comme un rejeton, et comme une racine, d'un sol aride. Il n'a ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, ni apparence, pour exciter nos désirs. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et familiarisé avec la maladie, et méprisé comme celui qui se cache le visage devant nous, et nous ne fîmes aucun cas de lui. Cependant il porta nos maladies, et se chargea de nos douleurs, et nous le crûmes puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était percé pour nos péchés, brisé pour nos crimes, le châtiment qui nous sauve tombait sur lui, et c'est par ses plaies que nous sommes guéris. Tous nous errions comme des brebis, nous suivions chacun notre voie, mais l'Éternel fit peser sur lui le crime de nous tous. Il fut maltraité et il fut humilié, et n'ouvrit pas la bouche, tel que l'agneau mené à la boucherie et telle qu'une brebis muette devant ceux qui la tondent, et il n'ouvrit pas la bouche. A l'angoisse et au jugement il est arraché : et qui dira sa durée ? car il est retranché de la terre des vivants, pour le crime de mon peuple il a été frappé. On lui assigna son tombeau à côté des impies, mais dans sa mort il fut avec le riche, car il ne commit point de violences et dans sa bouche il n'y eut point de fraude. Et il plut à Dieu de le briser par la maladie. Mais après avoir donné sa vie en expiation, il verra une postérité et prolongera ses jours, et l'œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. Délivré des peines de son âme, il pourra rassasier ses regards ; par sa connaissance mon serviteur juste en justifiera plusieurs, et de leurs crimes il se chargera. Aussi je lui donnerai son lot parmi les puissants, et avec les braves il partagera le butin, parce qu'il dévoua son âme à la mort, et qu'il fut mis au nombre des malfaiteurs, pour avoir pris sur lui les péchés de plusieurs, et intercédé pour les criminels.

Première lecture

Ésaïe 63

Qui vient là d'Edom, en habits écarlates de Botsra, étalant fièrement son manteau, portant la tête en arrière dans la plénitude de sa force ? – « Moi, qui parlai de justice, tout-puissant pour sauver. » – Pourquoi ton manteau est-il rouge, et tes vêtements comme ceux du pressureur ? – « Seul j'ai foulé au pressoir, et d'aucun des peuples je ne fus assisté, et je les ai foulés dans ma fureur et écrasés dans ma colère, et le suc en a jailli sur mes vêtements, et j'ai eu tout mon manteau taché : car un jour de vengeance était dans ma pensée, et l'année de mes rachetés était venue. Et je regardai, et il n'y avait point d'aide, et je m'étonnai, et point de soutien. Alors mon bras fut mon aide, et ma fureur, tel fut mon soutien, et je foulai des peuples dans ma colère et les écrasai dans ma fureur, à en faire ruisseler le suc sur la terre. » Je chante les grâces de l'Éternel, les louanges de l'Éternel, d'après tout ce que l'Éternel a fait pour nous, et la grande bonté pour la maison d'Israël qu'il leur a témoignée selon ses compassions et la grandeur de ses grâces. Il dit : « Oui, ils sont mon peuple, des enfants qui ne tromperont pas ; » et Il fut pour eux un Sauveur. Dans toutes leurs détresses il n'y eut point de détresse dont l'ange de sa face ne les sauvât ; dans son amour et sa miséricorde Il les racheta, et les leva, les porta tous les jours d'autrefois. Mais ils se rebellèrent, et irritèrent son Esprit Saint ; alors Il se tourna contre eux en ennemi, lui-même leur livra la guerre. Puis [Israël] se souvint des jours d'autrefois, de Moïse et son peuple. « Où est celui qui les tira de la mer avec le berger de son troupeau ? où est celui qui mit au milieu d'eux son esprit saint ? qui à la droite de Moïse conduisit son bras glorieux, entr'ouvrant les eaux devant eux pour se faire un nom éternel ? qui leur fit traverser les flots comme un coursier dans la plaine, sans broncher ? De même que les bestiaux descendent dans la vallée, l'Esprit de l'Éternel les fit arriver au repos. Ainsi tu conduisis ton peuple pour te faire un nom glorieux. » Regarde des Cieux, et vois, de ta demeure sainte et glorieuse ! Où sont ton zèle et ta puissance, l'émotion de ton cœur et ta miséricorde, qui se contiennent envers moi ? Mais tu es notre père, car Abraham ne nous connaît pas, et Israël nous ignore. Toi, Éternel, tu es notre père ; ton nom est notre Sauveur, dès l'éternité. Pourquoi, Éternel, nous fais-tu dévier de tes voies, endurcis-tu notre cœur contre ta crainte ? Reviens, pour l'amour de tes serviteurs, des tribus de ton héritage ! Pour un peu de temps ton peuple saint posséda le pays ; mais nos ennemis foulèrent ton sanctuaire. Nous sommes devenus comme ceux sur qui tu n'as jamais régné, qui ne sont pas appelés de ton nom.

Prière du matin — deuxième lecture

Jean 16:1-16

« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne trébuchiez pas. On vous mettra au ban de la synagogue ; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir s'imaginera rendre un culte à Dieu ; et ils agiront ainsi, parce qu'ils n'ont connu ni le Père, ni moi. Mais je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l'heure en sera venue, vous vous souveniez que je vous en ai parlé ; si je ne vous en ai pas parlé dès le commencement, c'est que j'étais avec vous ; mais maintenant je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé, et nul de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Mais je vous dis la vérité : il vous convient que je parte ; car si je ne pars pas, le défenseur ne viendra certainement pas à vous, mais si je m'en vais, je vous l'enverrai ; et, quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m'en vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde a été jugé. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant ; mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de son chef, mais il parlera de tout ce qu'il entendra et il vous annoncera les choses qui doivent arriver. C'est lui qui me glorifiera, car il prendra du mien et vous l'annoncera ; tout ce que le Père possède est mien ; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend du mien, et qu'il vous l'annoncera. Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. »

Psaume responsorial

Psaumes 131

Cantique graduel. De David.Éternel, mon cœur est sans orgueil, et mes yeux sans fierté ; je ne m'engage point dans les choses trop grandes ou trop relevées pour moi. Oui, je maintiens mon âme tranquille et calme : tel auprès de la mamelle est un enfant sevré, tel un enfant sevré, telle est mon âme en moi. Israël, espère dans l'Éternel dès maintenant à l'éternité !

Évangile

Luc 22:39-71;23:1-53

Et étant sorti il s'achemina, selon sa coutume, vers la montagne des Oliviers ; or les disciples aussi le suivaient. Mais lorsqu'il fut arrivé en cet endroit, il leur dit : « Priez pour ne pas entrer en tentation. » Et lui-même s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre, et s'étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si Tu le veux, fais passer cette coupe loin de moi ! Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui se fasse. » [ Or un ange venu du ciel lui apparut pour le fortifier, et étant entré en agonie, il priait avec plus d'instance ; mais sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre.] Et s'étant levé après sa prière, il vint vers ses disciples qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez afin que vous n'entriez pas en tentation. » Pendant qu'il parlait encore, voici venir une foule, et le nommé Judas, un des douze, la précédait, et il s'approcha de Jésus pour l'embrasser. Mais Jésus lui dit : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le fils de l'homme ! » Et ceux qui étaient avec lui voyant ce qui allait arriver dirent : « Seigneur, si nous frappions de l'épée ? » Et l'un d'entre eux frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite. Mais Jésus prenant la parole dit : « Attendez que ceci soit fait, » et lui ayant touché l'oreille, il le guérit. Or Jésus dit aux grands prêtres et aux chefs des gardes du temple et aux anciens qui s'étaient portés contre lui : « Vous êtes sortis, comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons. Pendant que j'étais chaque jour avec vous dans le temple, vous n'avez pas mis les mains sur moi ; mais c'est ici votre heure, et le règne des ténèbres. » Or l'ayant saisi, ils l'emmenèrent, et ils le conduisirent dans la maison du grand, prêtre. Mais Pierre le suivait de loin. Or après qu'ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu'ils se furent assis ensemble, Pierre se trouvait assis au milieu d'eux. Mais une servante l'ayant vu assis à la lueur du feu et l'ayant regardé fixement, dit : « Celui-ci aussi était avec lui. » Mais lui le nia en disant : « Je ne le connais point, femme ! » Et peu après un autre l'ayant vu, dit : « Toi aussi, tu en es. » Mais Pierre dit : « O homme, je n'en suis point ! » Et au bout d'environ une heure un autre insistait en disant : « Certainement celui-ci aussi était avec lui ; car il est aussi Galiléen. » Mais Pierre dit : « O homme, j'ignore ce dont tu parles. » Et tout à coup, comme il parlait encore, un coq chanta, et le seigneur s'étant retourné regarda Pierre, et Pierre se souvint de la parole du seigneur, qui lui avait dit : « Avant que le coq ait chanté aujourd'hui tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti il pleura amèrement. Et les hommes qui le tenaient le bafouaient après l'avoir frappé, et l'ayant couvert d'un voile, ils l'interrogeaient en disant : « Prophétise ! Quel est celui qui t'a frappé ? » Et ils disaient contre lui beaucoup d'autres injures. Et lorsque le jour fut venu, le corps des anciens du peuple se réunit ainsi que les grands prêtres et les scribes, et ils l'amenèrent devant leur propre tribunal, en disant : « Si tu es le Christ, dis-le nous. » Mais il leur dit : « Si je vous le disais, vous ne le croiriez certainement pas ; si, d'un autre côté, je vous interrogeais, vous ne répondriez certainement pas. Mais désormais le fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. «  Or ils dirent tous : « Tu es donc le fils de Dieu ? » Or il leur dit : « C'est vous-mêmes qui dites que je le suis. » Mais ils dirent : « Qu'avons-nous encore besoin de témoignage, puisque c'est nous-mêmes qui l'avons entendu de sa bouche ? » Et s'étant soulevés en foule ils le conduisirent devant Pilate. Or ils se mirent à l'accuser en disant : « Nous avons trouvé celui-ci occupé à soulever notre nation, et empêchant de payer des impôts à l'empereur, et disant qu'il est lui-même Christ roi. » Or Pilate l'interrogea en disant : « Tu es le roi de Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Or Pilate dit aux grands prêtres et à la foule : « Je ne trouve rien de coupable chez cet homme. » Mais ils insistaient, en disant : « Il agite le peuple, en enseignant dans toute la Judée, ayant même commencé par la Galilée jusques ici. » A ces mots Pilate demanda : « L'homme est-il Galiléen ? » Et ayant appris qu'il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya devant Hérode, qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là. Or Hérode en voyant Jésus fut dans une grande joie, car dès longtemps il désirait le voir, à cause de ce qu'il avait ouï dire sur son compte, et il espérait voir quelque miracle opéré par lui. Or il lui faisait subir un long interrogatoire, mais il ne répondait rien, tandis que les grands prêtres et les scribes étaient là qui l'accusaient sans relâche. Or, après qu'Hérode l'eut insulté et bafoué avec ses soldats, il le revêtit d'un brillant costume et le renvoya à Pilate. Or Hérode et Pilate devinrent ce jour même mutuellement amis, car auparavant il existait entre eux une inimitié réciproque. Cependant Pilate, ayant convoqué les grands prêtres et les chefs, et le peuple, leur dit : « Vous m'avez amené cet homme comme soulevant le peuple, et voici, après l'avoir examiné en votre présence, je ne l'ai, pour mon compte, trouvé coupable d'aucune des choses dont vous l'accusez ; mais Hérode non plus, car il nous l'a renvoyé ; et voici, il n'a rien fait qui soit digne de mort. Après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » [ Il était obligé de leur relâcher lors d'une fête un prisonnier.] Mais ils s'écriaient en foule : « Fais périr celui-ci, mais relâche-nous Barabbas. » Cet homme avait été mis en prison à cause d'une sédition survenue dans la ville et d'un meurtre. Mais Pilate s'adressa derechef à eux, parce qu'il désirait relâcher Jésus ; mais ils répondaient par des cris en disant : « Crucifie, crucifie-le. » Or il leur dit pour la troisième fois : « Eh ! quel mal a fait cet homme ? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort ; après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » Mais ils insistaient en demandant à grands cris qu'il le crucifiât, et leurs cris prenaient le dessus, et Pilate prononça que leur requête était accordée ; et il leur relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et pour meurtre, lequel ils réclamaient, tandis qu'il leur livra Jésus pour en faire ce qu'ils voulaient. Et comme ils l'emmenaient, ils se saisirent d'un certain Simon de Cyrène qui venait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. Or une nombreuse multitude de peuple le suivait, ainsi que beaucoup de femmes qui s'affligeaient et se lamentaient sur lui. Mais s'étant retourné vers elles, Jésus dit : « Filles, de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants, car voici, des jours viennent où l'on dira : Heureuses les stériles, et les ventres qui n'ont point enfanté, et les mamelles qui n'ont point nourri ! Alors on commencera à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! et aux coteaux : Cachez-nous ! Car si on fait ces choses à du bois vert, qu'adviendra-t-il à celui qui est sec ? » Or on emmenait aussi deux autres malfaiteurs pour être mis à mort avec lui. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit appelé Crâne, ils le crucifièrent là avec les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche. Or se partageant ses vêtements, ils tirèrent au sort. Et le peuple se tenait là à regarder ; mais les chefs aussi se moquaient en disant : « Il en a sauvé d'autres, qu'il se sauve lui-même, s'il est le Fils, le Christ élu de Dieu ! » Les soldats s'avançant le bafouèrent aussi, en lui offrant du vinaigre, et en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. » Et il y avait encore au-dessus de lui pour inscription : Celui-ci est le roi des Juifs. Or l'un des malfaiteurs pendus l'injuriait, en disant : « N'est-ce pas toi qui es le Christ ? Sauve-toi toi-même et nous aussi ! » Mais l'autre prenant la parole le réprimandait en disant : « Ne crains-tu point Dieu, car tu subis la même condamnation ? Et quant à nous, ce n'est que justice, car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons faites, tandis que celui-ci n'a rien fait de criminel. » Et il disait à Jésus : « Souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton royaume. » Et il lui dit : « En vérité je te le déclare, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. » Et il était déjà environ la sixième heure, et des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure, car le soleil s'éclipsait ; et le rideau du sanctuaire se déchira par le milieu. Et Jésus parlant à haute voix, dit : « Père, c'est en Tes mains que je remets mon esprit ! » Or en disant cela, il expira. Mais le centurion, voyant ce qui était advenu, glorifiait Dieu en disant : « Cet homme-ci était réellement juste. » Et toute la foule qui était venue là pour ce spectacle, ayant vu ce qui s'était passé, s'en retournait en se frappant la poitrine. Mais tous ceux de sa connaissance se tenaient dans l'éloignement, ainsi que les femmes qui l'accompagnaient depuis la Galilée, et elles contemplaient ces choses. Et voici, un homme nommé Joseph, qui était sénateur, homme bon et juste, lequel n'avait point connivé à leur décision et à leur conduite, originaire d'Arimathée, ville des Juifs, qui attendait le royaume de Dieu… cet homme s'étant rendu auprès de Pilate réclama le corps de Jésus, et l'ayant descendu il l'enveloppa d'un linceul et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis.

Psaume responsorial

Psaumes 62

Au maître chantre, préposé aux Jéduthunites. Cantique de David.Oui, c'est Dieu que mon âme attend en silence : de Lui me viendra le secours. Oui, Il est mon rocher et mon secours, mon boulevard : je ne serai pas ébranlé beaucoup. Jusques à quand fondrez-vous sur un homme, voulez-vous tous le mettre en pièces, comme une cloison qui penche, un mur que l'on bat ? Oui, ils méditent de le précipiter du faîte où il est, ils se plaisent à mentir ; de leur bouche ils bénissent, et dans leur cœur ils maudissent. (Pause) Oui, en Dieu, ô mon âme, espère en silence ! car Il est pour moi la source de l'espérance. Oui, Il est mon rocher et mon secours, mon boulevard : je ne serai point ébranlé. Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire ; mon rocher protecteur, mon refuge est en Dieu. Peuple, en Lui confiez-vous toujours, répandez devant Lui vos cœurs ! Dieu est notre refuge ! Les hommes ne sont qu'un néant, et les mortels un mensonge ; dans la balance ils s'élèvent, ils ne sont rien tous ensemble. Ne vous confiez point dans l'oppression, et dans la rapine ne mettez pas un vain espoir ! Si les biens s'accroissent, n'en soyez point émus ! Il est une chose que Dieu a dite, deux que j'ai ouïes, c'est que la puissance est à Dieu. Et tu es aussi, Seigneur, le maître de la grâce ; car tu rends à chacun selon ses œuvres.

Psaume responsorial

Psaumes 83

Cantique d'Asaph.O Dieu, ne garde pas le silence, ne sois point sourd, ne te tiens pas en repos, ô Dieu ! Car voici, tes ennemis sont en rumeur, et ceux qui te haïssent, lèvent la tête ; ils trament contre ton peuple un astucieux complot, et se concertent contre tes protégés. Ils disent : « Sus ! exterminons-les du milieu des peuples, que le nom d'Israël ne soit plus rappelé désormais ! » Car ils se concertent d'un commun accord, ils font alliance contre toi : ce sont les tentes d'Edom et des Ismaëlites, Moab et les Hagariens, Gebal et Amman et Amalek, la Philistie avec les habitants de Tyr ; Assur aussi s'unit à eux, et prête son bras aux enfants de Lot. (Pause) Traite-les comme Madian, comme Sisera, comme Jabin au torrent de Kison, qui furent défaits à En-Dor, et fumèrent le sol ! Rends-les, rends leurs princes pareils à Horeb et à Zéeb, et tous leurs rois, à Zébah et Tsalmunah ; car ils disent : « Rendons-nous maîtres des demeures de Dieu ! » Mon Dieu, assimile-les au tourbillon, à la balle livrée au vent, au feu qui dévore la forêt, et à la flamme qui embrase la montagne ! Ainsi, poursuis-les de ta tempête, et terrifie-les par ton ouragan ! Couvre leur visage de honte, afin qu'ils s'enquièrent de ton nom, Éternel ! Qu'ils soient confondus et terrifiés pour toujours, et qu'ils périssent avec ignominie ! afin qu'ils sachent que ton nom, Etemel, ton nom seul est souverain sur toute la terre.

Psaume responsorial

Psaumes 80

Au maître chantre. En schoschanim-edouth. Cantique d'Asaph.Prête l'oreille, berger d'Israël, toi qui conduis Joseph, comme un troupeau ; toi dont les Chérubins portent le trône, apparais ! Prête l'oreille, berger d'Israël, toi qui conduis Joseph, comme un troupeau ; toi dont les Chérubins portent le trône, apparais ! Devant Ephraïm et Benjamin et Manassé donne essor à ta puissance, et viens à notre aide ! O Dieu, rétablis-nous, et fais luire ta face, et nous serons sauvés ! Éternel, Dieu des armées, jusques à quand t'irriteras-tu, quand ton peuple prie ? Tu lui fais manger un pain trempé de larmes, et boire avec larmes une portion mesurée. Tu fais de nous une proie que nos voisins se disputent, et nos ennemis nous tournent en dérision. Dieu des armées, rétablis-nous, et fais luire ta face, et nous serons sauvés ! De l'Egypte tu retiras une vigne, tu expulsas les nations, et tu la plantas ; tu déblayas le sol devant elle, et elle poussa des racines, et remplit le pays ; les montagnes furent couvertes de son ombre, et ses pampres égalèrent les cèdres de Dieu ; elle étendit ses rameaux jusques à la mer, et ses jets jusques au Fleuve. Pourquoi as-tu abattu ses murailles, pour que tous les passants la vendangent ? De la forêt le sanglier vient la ravager, et les bêtes des champs, y brouter. Ah ! reviens, Dieu des armées, regarde des Cieux et vois, et visite cette vigne ! Protège ce que ta main a planté, et le fils que tu t'es choisi ! Elle est brûlée par le feu, elle est coupée : ils périssent à ton air menaçant. Protège de ta main l'homme, ouvrage de ta droite, le fils de l'homme que tu t'es choisi. Alors nous ne te quitterons pas ; rends-nous la vie, et nous invoquerons ton nom. Éternel, Dieu des armées, rétablis-nous, fais luire ta face, et nous serons sauvés !

Prière du soir — première lecture

Daniel 9:20

Et je parlais et priais encore, et confessais mon péché et le péché de mon peuple d'Israël, et je laissais tomber mes prières devant l'Éternel, mon Dieu, en faveur de la sainte montagne de mon Dieu ;

Deuxième lecture

Romains 11

Je me dis donc : Dieu n'a-t-il point rejeté Son peuple ? Loin de nous cette pensée ! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benjamin. Dieu n'a point rejeté Son peuple que d'avance Il avait élu. Ou bien ignorez-vous ce que dit l'Écriture dans le passage où Élie implore Dieu contre Israël ? « Seigneur, ils ont tué Tes prophètes, ils ont renversé Tes autels ; et moi je suis demeuré seul, et ils en veulent à ma vie. » Mais que lui dit la réponse divine ? « J'ai laissé subsister pour Moi sept mille hommes, qui n'ont pas fléchi le genou devant la déesse Baal. » De même donc, il y a eu aussi dans les circonstances actuelles un restant selon l'élection de la grâce ; mais si c'est par grâce, cela ne vient plus des œuvres ; puisque dans ce cas la grâce ne serait plus grâce. Si, au contraire, cela vient des œuvres, il n'y a plus de grâce ; puisque l'œuvre n'est plus une grâce. Qu'y a-t-il donc à dire ? C'est que ce qu'Israël recherche, il ne l'a pas obtenu ; mais les élus l'ont obtenu, tandis que les autres ont été endurcis, conformément à ce qui est écrit : « Dieu leur a donné un esprit d'étourdissement, des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre, jusques au jour d'aujourd'hui. » Et David dit : « Que leur table devienne pour eux un piège, une chasse, une pierre d'achoppement, et une rétribution ; que leurs yeux soient plongés dans des ténèbres qui les empêchent de voir ; et tiens leur dos constamment courbé. » Je me dis donc : n'ont-ils point trébuché, afin qu'ils tombassent ? Loin de nous cette pensée ! Mais c'est à leur faute qu'est dû le salut des Gentils, afin d'exciter leur jalousie. Or, si leur faute fait la richesse du monde, et si leur défaite fait la richesse des Gentils, à combien plus forte raison leur pleine restauration ! Or, c'est pour vous, Gentils, que je parle. En tant que je suis donc l'apôtre des Gentils, je glorifie mon ministère en cherchant, s'il est possible, à exciter la jalousie de ma race et à en sauver quelques-uns. Car si leur rejet fut la réconciliation du monde, que sera leur réhabilitation, sinon une vie surgissant d'entre les morts ? Or, si les prémices sont saintes, la pâte l'est aussi ; et si la racine est sainte, les rameaux le sont aussi. Mais si quelques-uns des rameaux ont été arrachés, et si toi, qui es un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et si tu as été mis en communication avec la racine d'où l'olivier tire son suc, ne prends pas les rameaux en pitié. Mais si tu le fais, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte. Tu diras donc : « Les rameaux ont été arrachés, afin que moi je fusse greffé. » Sans-doute ; mais c'est pour cause d'incrédulité qu'ils ont été arrachés, et toi, c'est par la foi que tu subsistes ; n'en conçois pas d'orgueil, mais sois dans la crainte ; car si Dieu n'a pas épargné les rameaux naturels, Il ne t'épargnera pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu ; d'un côté la sévérité envers ceux qui sont tombés ; de l'autre envers toi la bonté de Dieu, si tu persistes à t'en montrer digne ; autrement, toi aussi, tu seras retranché. Et eux de même, s'ils ne persistent pas dans l'incrédulité, seront greffés ; car Dieu est puissant pour les greffer de nouveau. En effet, si toi, tu as été retranché de l'olivier naturellement sauvage, et as été greffé contre nature sur un olivier franc, à combien plus forte raison, ceux-ci, qui sont les rameaux naturels, seront-ils greffés sur leur propre olivier ? Car je ne veux pas que vous ignoriez, frères, le mystère que voici, afin que vous ne vous complaisiez pas dans vos propres pensées : c'est que l'endurcissement s'est partiellement emparé d'Israël, jusques à ce que tout l'ensemble des Gentils soit entré ; et c'est ainsi que tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit : « Le libérateur viendra de Sion, il éloignera les impiétés de Jacob ; et telle est l'alliance que Je leur octroierai, quand J'aurai enlevé leurs péchés. » D'un côté, en ce qui concerne l'évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; de l'autre, en ce qui concerne les promesses, ils sont aimés à cause de leurs pères ; car les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables. En effet, de même que vous avez jadis désobéi à Dieu, tandis que maintenant vous avez obtenu miséricorde à cause de leur désobéissance, de même ceux-ci ont aussi désobéi maintenant à cause de la miséricorde qui vous est faite, afin qu'eux aussi obtiennent maintenant miséricorde ; car Dieu a renfermé tous les hommes sous la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous. O profondeur de la richesse, et de la sagesse, et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont incompréhensibles et Ses voies impénétrables ! Car qui est-ce qui a connu la pensée du Seigneur ; ou bien, qui est-ce qui a été Son conseiller ; ou bien, qui est-ce qui d'avance Lui a rien donné, et on l'en dédommagera ! Car c'est de Lui que procèdent, c'est par Lui et pour Lui que sont toutes choses. A lui soit rendue la gloire pour les siècles ! Amen !

Deuxième lecture

2 Timothée 4

Je t'en adjure devant Dieu, et devant Christ Jésus qui doit juger les vivants et les morts, tant au nom de son apparition qu'au nom de son royaume : prêche la parole, insiste à propos et hors de propos, reprends, tance, exhorte avec toute sorte de patience et d'instruction. Car il y aura un moment où ils ne souffriront plus l'enseignement salutaire, mais où, selon leurs propres convoitises, ils se donneront une masse de docteurs, parce que leurs oreilles aiment à être flattées ; et, tandis que, d'un côté, ils les fermeront à la vérité, de l'autre, ils se jetteront dans les fables. Quant à toi, sois modéré à tous égards, endure les souffrances comme un bon soldat de Christ Jésus, fais l'œuvre d'un évangéliste, acquitte-toi parfaitement de ton ministère. Car, pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche ; j'ai combattu le bon combat ; j'ai achevé la course ; j'ai gardé la foi ; du reste, la couronne de justice m'est réservée ; le seigneur, le juste juge, me l'accordera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui désirent son apparition. Tâche de me rejoindre promptement, car Démas m'a abandonné par préférence pour le présent siècle, et il est parti pour Thessalonique, Crescens pour la Galatie, Tite pour la Dalmatie ; Lucas est seul avec moi. Prends Marc pour l'amener avec toi, car il m'est utile pour le ministère. Quant à Tychique, je l'ai envoyé à Éphèse. Apporte, quand tu viendras, le manteau que j'ai laissé à Troas chez Carpus, ainsi que les livres, surtout les parchemins. Alexandre le fondeur m'a témoigné beaucoup de malveillance (le seigneur lui rendra selon ses œuvres) ; tiens-toi aussi en garde contre lui, car il s'est fortement opposé à notre prédication. Dans ma première défense personne ne m'a assisté, mais tous m'ont abandonné ; que cela ne leur soit pas imputé. Mais c'est le Seigneur qui m'a assisté et qui m'a fortifié, afin que par moi la prédication eût une pleine efficace, que tous les Gentils l'entendissent, et que je fusse tiré de la gueule du lion. Le seigneur me garantira de toute mauvaise action, et il me sauvera pour m'introduire dans son céleste royaume. A lui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ! Salue Prisca et Aquilas, et la famille d'Onésiphore ; Eraste est resté à Corinthe ; quant à Trophime, ils l'ont laissé malade à Milet. Tâche de venir avant l'hiver. Euboulos te salue, ainsi que Pudens, et Linus, et Claudia, et tous les frères. Que le seigneur Jésus soit avec ton esprit ! Que la grâce soit avec vous !

Deuxième lecture

Éphésiens 5:1-14

devenez donc des imitateurs de Dieu, comme Ses enfants bien-aimés, et marchez dans la charité, comme Christ aussi vous a aimés et s'est livré lui-même pour vous à Dieu en offrande et en sacrifice, comme un parfum d'agréable odeur. Mais que l'impudicité et toute espèce d'impureté, ou la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, comme il convient à des saints, non plus que l'impudeur et le bavardage, ou la bouffonnerie, qui sont choses inconvenantes, mais qu'on y entende plutôt l'action de grâce ; car sachez et connaissez ceci, c'est que tout impudique, ou impur, ou cupide, ce qui veut dire un idolâtre, ne possède pas d'héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. Que personne ne vous trompe par de vains discours : c'est bien à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance ; ne vous associez donc pas à eux ; car, si vous étiez autrefois ténèbres, vous êtes maintenant lumière dans le seigneur ; conduisez-vous comme des enfants de lumière, (car le fruit de la lumière consiste en toute espèce de bonté, de justice et de vérité), examinant ce qui plaît au seigneur ; et ne prenez point de part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais bien plutôt blâmez-les ; il est vrai que ce qu'ils font en secret, il est honteux même d'en parler, mais quand toutes ces choses sont blâmées, c'est par la lumière qu'elles sont dévoilées, car tout ce qui est dévoilé est lumière ; c'est pourquoi il est dit : « Réveille-toi, dormeur, et relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. »

Deuxième lecture

Joël 2:12-26

Mais, encore à présent, dit l'Éternel, revenez à moi de tout votre cœur, et avec jeûne et avec larmes et gémissements ! Déchirez vos cœurs et non vos vêtements, et revenez à l'Éternel votre Dieu, car Il est clément et pitoyable, patient et plein d'amour, et Il envoie les maux à regret. Qui sait ? Il reviendra peut-être et aura du regret, et laissera après lui des bénédictions, des offrandes et des libations pour l'Éternel votre Dieu. Sonnez de la trompette en Sion ! consacrez un jeûne ! convoquez une assemblée ! réunissez le peuple, formez une sainte convocation ! assemblez les vieillards, réunissez les enfants et les nourrissons à la mamelle ! que l'époux quitte sa chambre, et l'épouse son lit nuptial ! qu'entre le vestibule et l'autel pleurent les sacrificateurs, ministres de l'Éternel, et qu'ils disent : Éternel, épargne ton peuple, et ne livre pas ton patrimoine à l'opprobre, pour qu'il devienne la fable des peuples ! pourquoi dirait-on parmi les nations : Où est leur Dieu ? Alors l'Éternel prendra de l'intérêt pour son pays et épargnera son peuple, et l'Éternel répondra et dira à son peuple : Voici, je vous enverrai le blé et le moût et l'huile, et vous vous en rassasierez, et je ne vous livrerai plus à l'opprobre parmi les nations. J'éloignerai de vous cet ennemi du nord et le repousserai dans une terre aride et déserte, son avant-garde dans la mer d'orient, et son arrière-garde dans la mer d'occident, afin que son infection s'élève, et que sa puanteur s'élève, parce qu'ils se sont montrés si glorieux ! N'aie point de peur, ô pays ! sois dans l'allégresse et la joie ! car l'Éternel se montrera glorieux ! N'ayez point de peur, bêtes des champs, car les pacages de la plaine verdiront, car les arbres donneront leurs fruits, le figuier et la vigne donneront leurs richesses. Et vous, enfants de Sion, réjouissez-vous, félicitez-vous de l'Éternel votre Dieu ! car Il vous donnera un maître de justice, et Il vous enverra les flots de la pluie d'automne et de la pluie du printemps, à l'entrée de la saison. Et les aires se rempliront de blé, et les cuves regorgeront de moût et d'huile ; et je compenserai pour vous les années dévorées par la locuste, l'attelabe, la sauterelle et le bruche, ma grande armée envoyée par moi contre vous. Et vous mangerez et serez rassasiés, et vous louerez le nom de l'Éternel votre Dieu, qui aura fait pour vous des choses merveilleuses, et mon peuple ne sera plus confus, jamais.

Évangile

Luc 18

Or, pour leur montrer qu'il fallait toujours prier et ne pas perdre courage, il leur adressait une parabole en ces termes : « Il y avait dans une ville un certain juge qui ne craignait point Dieu et n'avait d'égards pour personne ; or dans cette ville-là était une veuve, et elle venait lui dire : « Fais-moi justice de mon adversaire. » Et pendant longtemps il ne le voulait pas ; mais ensuite il se dit en lui-même : Quoique je ne craigne point Dieu et que je n'aie non plus d'égards pour personne, cependant comme cette veuve me cause du tracas, je lui ferai justice, de peur qu'elle ne finisse par venir me donner des coups. » Or le seigneur dit : « Écoutez ce que dit le juge inique ; mais Dieu ne fera-t-Il pas justice à Ses élus qui crient à Lui jour et nuit, et tarde-t-Il à leur égard ? Je vous déclare qu'il leur fera justice au plus tôt. Toutefois le fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Or il dit aussi à quelques personnes qui possédaient pour elles-mêmes l'assurance d'être justes et qui méprisaient les autres, la parabole suivante : « Deux hommes montèrent au temple pour prier, l'un était pharisien, et l'autre publicain. Le pharisien, se tenant debout, faisait en lui-même cette prière : « O Dieu ! Je Te rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres hommes qui sont spoliateurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain : je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. » Mais le publicain se tenant à distance ne se permettait pas même de lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : « O Dieu, aie compassion de moi qui suis pécheur ! » Je vous le déclare, celui-ci redescendit justifié dans sa maison à l'inverse de l'autre, car quiconque s'élève lui-même sera abaissé, tandis que celui qui s'abaisse lui-même sera élevé. » Or on lui apportait aussi les petits enfants, afin qu'il les touchât ; ce que les disciples ayant vu ils les réprimandaient. Mais Jésus les appela à lui, en disant : « Laissez les petits enfants venir à moi, et ne les en empêchez pas, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume de Dieu. En vérité je vous le déclare, celui qui n'aura pas reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera certainement point. » Et un chef l'interrogea en disant : « Bon Maître, par quelle conduite hériterai-je la vie éternelle ? » Mais Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon, si ce n'est un seul, Dieu. Tu connais les commandements : « Ne commets point d'adultère ; ne tue point ; ne dérobe point ; ne fais point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » L'autre dit : « J'ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. » Ce que Jésus ayant ouï, il lui dit : « Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu possèdes, et distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. » Mais l'autre en entendant cela devint tout triste, car il était très riche. Or Jésus l'ayant regardé dit : « Avec quelle difficulté ceux qui possèdent les richesses entrent-ils dans le royaume de Dieu ! Il est en effet plus facile qu'un chameau entre par un trou d'aiguille, qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu. » Mais les auditeurs dirent : « Et qui peut être sauvé ? » Or il dit : « Ce qui est impossible quant aux hommes est possible quant à Dieu. » Or Pierre lui dit : « Voici, pour nous, après avoir abandonné nos propres biens, nous t'avons suivi. » Et il leur dit : « En vérité je vous déclare qu'il n'est personne qui, ayant abandonné maison, ou femme, ou frères, ou parents, ou enfants, à cause du royaume de Dieu, ne reçoive infiniment davantage dans ce temps-ci, et dans le siècle à venir la vie éternelle. » Et ayant pris les douze à part, il leur dit : « Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes relativement au fils de l'homme s'accomplira ; car il sera livré aux Gentils, et il sera bafoué et injurié, et on crachera sur lui, et après l'avoir fouetté ils le mettront à mort, et le troisième jour il ressuscitera. » Et pour eux ils ne comprenaient rien à cela, et cette parole leur était cachée, et ils ne saisissaient pas ce qui avait été dit. Or il advint, au moment où il approchait de Jéricho, qu'un aveugle se trouvait assis près du chemin pour mendier. Mais ayant entendu la foule qui passait devant lui, il s'informait de ce que c'était. On lui dit : « C'est Jésus le Nazaréen qui passe. » Et il s'écria : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. » Et ceux qui marchaient les premiers le réprimandaient pour le faire taire ; mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi. » Et Jésus s'étant arrêté ordonna qu'on le lui amenât ; et quand il se fut approché, il lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Et l'autre dit : « Seigneur, que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : « Recouvre la vue ; ta foi t'a guéri. » Et immédiatement il recouvra la vue, et il le suivait en glorifiant Dieu. Et tout le peuple voyant cela rendit louange à Dieu.

Prière du soir — deuxième lecture

Jean 16:16

Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. »

Évangile

Marc 9:14-29

Et quand ils furent arrivés vers les disciples ils virent autour d'eux une foule nombreuse et des scribes qui discutaient avec eux. Et aussitôt toute la foule l'ayant vu fut dans l'épouvante, et elle accourait pour le saluer. Et il leur demanda : « Sur quoi discutez-vous avec eux ? » Et quelqu'un de la foule lui répliqua : « Maître, je t'ai amené mon fils qui a un esprit muet ; et où que ce soit qu'il s'empare de lui, il le terrasse ; et il écume et grince les dents et devient tout roide ; et j'ai parlé à tes disciples afin qu'ils le chassassent, et ils n'ont pas pu. » Et lui leur réplique : « O génération incrédule, jusques à quand serai-je avec vous ? Amenez-le moi. » Et on le lui amena. Et quand il l'eut vu, l'esprit le jeta aussitôt en convulsion, et étant tombé à terre, il se roulait en écumant. Et il demanda au père : « Combien de temps y a-t-il que cela lui arrive ? » Et il dit : « Depuis son enfance ; et souvent il l'a jeté soit dans le feu soit dans les eaux, afin de le faire périr ; mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours par compassion pour nous. » Or Jésus lui dit : « Quant à ton : « Si tu peux, » toutes choses sont possibles pour celui qui croit. » Aussitôt le père du jeune enfant de s'écrier : « Je crois ; viens au secours de mon incrédulité. » Mais Jésus ayant vu accourir la multitude réprimanda l'esprit impur, en lui disant : « Esprit muet et sourd, c'est moi, c'est moi qui te l'ordonne, sors de lui et ne rentre plus en lui. » Et ayant poussé des cris et l'ayant jeté en de violentes convulsions, il sortit ; et il devint comme un cadavre, en sorte que la plupart disaient : « Il est mort. » Mais Jésus lui ayant pris les mains le fit lever, et il se tint debout. Et lorsqu'il fut rentré au logis, ses disciples lui demandaient en particulier : « Pourquoi n'avons-nous pas pu le chasser nous-mêmes ? » Et il leur dit : « Cette espèce-là ne peut sortir par aucun autre moyen que par la prière. »

Évangile

Marc 2:18-22

Et les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Et ils viennent et ils lui disent : « Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent-ils, tandis que les tiens ne jeûnent point. » Et Jésus leur dit : « Est-ce que les fils de la chambre nuptiale pendant que l'époux est avec eux peuvent jeûner ? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner ; mais des jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ce jour-là. Personne ne coud une pièce d'étoffe écrue à un vieil habit ; autrement le rapiécetage neuf du vieux s'emporte lui-même, et il en résulte une déchirure pire. Et personne ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement le vin rompra les outres, et le vin est perdu ainsi que les outres ; mais on met du vin nouveau dans des outres neuves. »

Évangile

Jean 15

« Je suis le véritable cep, et mon Père est le vigneron ; tout sarment en moi qui ne porte point de fruit, Il le retranche, et tout sarment qui porte son fruit, Il le nettoie, afin qu'il porte plus de fruit. Déjà vous êtes nets, à cause de la parole que je vous ai adressée. Demeurez en moi, et moi en vous ; comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s'il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Moi, je suis le cep, vous, les sarments ; celui qui demeure en moi et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car, séparés de moi, vous ne pouvez pas faire la moindre chose. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment, et il sèche ; puis on les rassemble, et on les jette dans le feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Pour que mon Père soit glorifié, il faut que vous portiez beaucoup de fruit, et que vous deveniez mes disciples. Comme mon Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour ; si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements du Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit complète. Voici quel est mon commandement : c'est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés ; il n'est personne qui ait un plus grand amour que celui qui porte quelqu'un à sacrifier sa propre vie pour ses amis ; vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande ; je ne vous appelle plus esclaves, parce que l'esclave ne sait pas ce que fait son seigneur ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous le donne. Voici ce que je vous commande : c'est que vous vous aimiez les uns les autres. » « Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous ; si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est sien ; mais comme vous n'êtes pas du monde, mais que c'est moi qui vous ai choisis du milieu du monde, voilà pourquoi le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : L'esclave n'est pas plus grand que son seigneur ; s'ils m'ont poursuivi, ils vous poursuivront aussi ; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre ; mais ils feront tout cela contre vous à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas Celui qui m'a envoyé. Si je n'étais pas venu, et si je ne leur avais pas parlé, ils n'auraient pas de péché ; mais maintenant ils n'ont pas d'excuse pour leur péché. Celui qui me hait hait aussi mon Père ; si je n'avais pas fait parmi eux les œuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de péché ; mais maintenant, quoiqu'ils les aient vues, ils ont haï, et moi, et mon Père. Mais il fallait que fût accomplie la parole qui est écrite dans leur loi : « Ils m'ont haï gratuitement. » Quand sera venu le défenseur que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de la vérité qui sort d'auprès du Père, c'est lui qui témoignera en ma faveur ; mais, vous aussi, vous témoignerez, parce que vous êtes dès le commencement avec moi. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.