Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
O mon fils, si tu accueillais mes paroles, et serrais mes commandements en ton cœur, prêtant l'oreille à la sagesse, et pliant ton cœur à la prudence !… Car, si tu invoques la sagesse, si vers la prudence tu fais monter ta voix ; si tu la cherches comme l'argent, si comme un trésor caché tu veux la découvrir ; alors tu comprendras la crainte de l'Éternel, et tu trouveras la connaissance de Dieu. Car l'Éternel donne la sagesse ; de sa bouche sortent connaissance et prudence. Il tient pour les hommes droits le salut en réserve Il est un bouclier pour ceux qui vivent innocents, protégeant les sentiers de la justice, et veillant sur la voie de ses adorateurs. Alors tu comprendras la justice et la loi et la droiture, et toute bonne voie. Si la sagesse entre en ton cœur, et si la science a de l'attrait pour ton âme, la circonspection veillera sur toi, et la prudence te gardera, pour te sauver de la voie du méchant, de l'homme qui parle par détours,
Première lecture
Ainsi Betsaléel et Oholiab et tous les experts en qui l'Éternel avait mis l'intelligence et le sens du savoir-faire, exécuteront toute l'œuvre du travail du Sanctuaire, tout ce qu'a prescrit l'Éternel. Alors Moïse appela Betsaléel et Oholiab et tous les experts en qui l'Éternel avait mis le sens de l'intelligence, tous ceux que leur cœur portait à entreprendre l'ouvrage pour l'exécuter. Et ils reçurent de Moïse toutes les offrandes apportées par les enfants d'Israël pour l'œuvre du travail du Sanctuaire qui devait être fait ; et tous les matins on lui apportait encore des dons volontaires. Cependant tous ces experts occupés à tout le travail du sanctuaire, quittant chacun l'ouvrage qu'ils faisaient, vinrent et, s'adressant à Moïse, lui dirent : Le peuple apporte beaucoup de choses, beaucoup plus qu'il n'en faut pour faire l'ouvrage que l'Éternel a commandé d'exécuter. Alors Moïse ordonna que dans tout le camp fût répandu cet avis : Que personne, ni homme ni femme, ne procure plus d'offrandes pour le Sanctuaire, et le peuple cessa d'en apporter. Car il y avait assez d'objets confectionnés pour tous les ouvrages à faire et même il y en avait de reste. En conséquence tous ces experts employés à l'œuvre formèrent la Résidence de dix tentures de lin retors, d'azur, de pourpre et de vermillon ; ils les firent portant des chérubins en ouvrage de broderie. Une tenture eut vingt-huit coudées de longueur et quatre coudées de largeur ; toutes les tentures furent de la même dimension. Et l'on fit des assemblages chacun de cinq tentures assemblées l'une avec l'autre ; et l'on ménagea des mailles d'azur au bord d'une tenture, celle du bout au point de jonction ; on fit la même opération au bord du tapis du bout dans le second assemblage. On ménagea cinquante mailles à une tenture, et de même au second assemblage cinquante mailles à l'extrémité d'un tapis au second assemblage, de sorte que les mailles coïncidaient l'une avec l'autre. Et l'on fit cinquante agrafes d'or, et assemblant les tentures l'une avec l'autre au moyen des agrafes, on obtint la Résidence formant un tout. Puis l'on fit des tapis de poil de chèvre pour en composer une tente qui protégeât la Résidence : on fit onze tapis. Un tapis eut trente coudées de longueur et quatre coudées de largeur par tapis, les onze tapis de la même dimension. Et l'on assembla cinq tapis d'une part et six tapis d'autre part. Et l'on ménagea cinquante mailles au bord du tapis du bout à la jonction et cinquante mailles au bord du tapis au second assemblage. Et l'on fit cinquante agrafes d'airain pour assembler la tente qui devint un tout. Et pour garantir la Tente, on fit une couverture de peaux de béliers teintes en rouge, et par-dessus encore une couverture de peaux de chiens de mer. Et l'on fit de bois d'acacia les ais pour la Résidence qui furent placés debout ; la longueur d'un ais fut de dix coudées et sa largeur d'une coudée et demie. A chaque ais on pratiqua deux tenons taillés l'un comme l'autre ; c'est ce qui fut fait pour tous les ais de la Résidence. Et l'on fit les ais de la Résidence au nombre de vingt pour le côté sud au midi et quarante soubassements d'argent pour supporter vingt ais, deux soubassements par ais pour en recevoir les deux tenons ; et pour le côté opposé de la Résidence, le côté du nord, vingt ais et quarante soubassements d'argent, deux soubassements par ais. Et pour le fond de la Résidence, à l'occident, on fit six ais, et pour les angles de la Résidence, au côté du fond, on fit deux ais, doubles dans le bas et doubles aussi dans le haut au premier anneau ; on les fit ainsi les deux aux deux angles ; il y eut donc huit ais et leurs soubassements d'argent, seize soubassements, deux soubassements sous l'un des ais et deux sous l'autre. Et l'on fit des traverses de bois d'acacia, cinq pour les ais de l'un des côtés de la Résidence, et cinq traverses pour les ais du second côté de la Résidence, et cinq traverses pour les ais du côté de la Résidence qui forma le fond à l'occident, et la traverse médiale au milieu des ais qu'elle traversa d'une extrémité à l'autre extrémité. Et l'on plaqua d'or les ais, et l'on fit d'or leurs anneaux destinés à recevoir les traverses qui furent aussi plaquées d'or. Et l'on fit le Rideau d'azur, de pourpre et de vermillon et de lin retors : ce fut un ouvrage de l'art du tisseur ainsi que les chérubins. Et pour le soutenir, on fit quatre colonnes d'acacia qui furent plaquées d'or, munies de clous d'or et pour lesquelles on fondit quatre soubassements d'argent. Et il fit le Rideau à la porte de la Tente en azur et pourpre et vermillon et en lin retors selon l'art du tisseur, et ses cinq colonnes, et ses clous, et plaqua leurs têtes et leurs tringles, et d'airain leurs cinq soubassements.
Première lecture
Car ce commandement que je te prescris en ce jour, ne passe point ta portée, et n'est pas à grande distance ; il n'est pas au ciel pour que tu dises : Qui montera pour nous au ciel et nous l'en rapportera, et nous l'exposera pour que nous l'accomplissions ? Il n'est pas au delà de la mer, pour que tu dises : Qui traversera pour nous la mer et nous l'en rapportera, et nous l'exposera pour que nous l'accomplissions ? Mais cette parole est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu l'accomplisses. Vois ! j'ai mis aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal, en te prescrivant aujourd'hui d'aimer l'Éternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies et de garder ses commandements et ses statuts et ses lois, afin que tu vives et t'accroisses et que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans le pays dont tu viens faire la conquête. Mais si ton cœur se détourne et si tu désobéis, et si tu te laisses aller à adorer d'autres dieux et à les servir, je vous déclare aujourd'hui que vous êtes perdus ; vous n'aurez pas de longs jours dans le pays dont après le passage du Jourdain tu viens faire la conquête. J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous les Cieux et la terre : j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ; choisis donc la vie afin que tu vives, toi et ta race, en aimant l'Éternel, ton Dieu, en obéissant à sa voix, en t'attachant à lui (car Il est ta vie et prolongera tes jours), en demeurant dans le pays que l'Éternel a juré à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob, de leur donner.
Prière du matin — première lecture
Prononcé de la parole de l'Éternel contre le pays de Hadrach, et sur Damas elle vient s'arrêter, (car l'Éternel a l'œil sur les hommes et sur toutes les tribus d'Israël) et sur Hamath aussi qui touche à ses confins, sur Tyr et Sidon qui a tant de sagesse. Tyr se bâtit des remparts et entassa l'argent comme la poussière, et l'or comme la boue des rues. Voici, le Seigneur s'en rend maître et abat dans la mer ses fortifications, et elle est dévorée par le feu. Askalon le voit et s'effraie, et Gaza qui en tremble fort, ainsi que Hécron ; car son espoir est déjoué, et le roi est exterminé de Gaza, et Askalon est sans habitants. Et une race étrangère habite en Asdod, et je détruis l'orgueil des Philistins. Et je lui ôte le sang de la bouche, et les abominations d'entre les lèvres, et celui-ci aussi reste pour notre Dieu, et il est comme un chef en Juda, et Hécron comme un Jébusien. Et par un camp je défends ma maison contre l'agresseur, et contre ceux qui passent et repassent, et l'oppresseur ne les envahira plus ; car maintenant j'y regarde de mes yeux. Sois transportée de joie, fille de Sion ! pousse des cris, fille de Jérusalem ! Voici, ton Roi vient à toi, il est juste et rendu vainqueur, pauvre et ayant pour monture un âne, un poulain, le petit d'une ânesse. Et j'exterminerai les chars d'Éphraïm et les chevaux de Jérusalem, et les arcs de guerre seront exterminés : et il parlera de paix aux peuples, et son empire ira d'une mer à l'autre mer, et du Fleuve aux extrémités de la terre. Et je veux aussi, en vertu de ton alliance scellée par le sang, retirer pour toi tes captifs de la fosse qui est sans eau. Revenez au fort, captifs qui espérez ! Aujourd'hui encore je le déclare, je te rendrai au double. Car je me bande Juda comme un arc, et je l'arme d'Éphraïm, et je fais lever tes enfants, ô Sion, contre tes enfants, ô Javan, et je te rends pareille à l'épée d'un héros. Et l'Éternel sur eux apparaîtra, et sa flèche partira comme l'éclair, et le Seigneur, l'Éternel, sonnera de la trompette, et s'avancera dans les tempêtes du midi. L'Éternel des armées les protégera, et ils dévoreront [leurs ennemis] et les fouleront comme des pierres de fronde, et boiront [leur sang] et feront vacarme comme dans le vin, et seront remplis comme les coupes des sacrifices, comme les angles de l'autel. Et l'Éternel, leur Dieu, les sauvera en ce jour-là, comme un troupeau, son peuple, car ils seront les pierreries d'un diadème, saillantes dans son pays. En effet, quelle sera leur beauté ! quel sera leur éclat ! Le blé donnera croissance à de jeunes hommes, et le moût à des vierges.
Épître
Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, là où Christ est assis à la droite de Dieu ; intéressez-vous aux choses d'en haut, non à celles qui sont sur la terre, car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ; lorsque Christ aura été manifesté, lui qui est notre vie, alors, vous aussi, vous serez manifestés avec lui dans la gloire.
Première lecture
Ainsi parle l'Éternel : Le ciel est mon trône et la terre mon marchepied ; où est la maison que vous me bâtiriez, et où le lieu où je m'établirais ? Eh ! tout cela, ma main l'a fait ; et tout cela reçut l'être, dit l'Éternel. Mais sur celui-ci je fixe mes regards, sur le pauvre, et sur celui qui a l'esprit abattu et qui craint ma parole. Qui sacrifie un bœuf, tue un homme ; qui immole une brebis, égorge un chien ; qui présente une offrande, offre du sang de porc ; qui brûle de l'encens, adore des idoles. Si eux ils ont choisi leurs voies, et si leur âme se complaît dans leurs abominations, moi aussi je choisirai leur ruine, et ferai fondre sur eux ce qu'ils craignent ; car j'ai appelé et personne ne répondit ; j'ai parlé, et ils n'écoutèrent point et firent ce qui est mal à mes yeux, et choisirent ce que je n'approuve pas. Entendez la parole de l'Éternel, vous qui craignez sa parole. Vos frères qui vous haïssent et vous repoussent à cause de mon nom, disent : « Que l'Éternel se montre dans sa gloire pour que nous voyions votre joie ! » Mais ils seront confondus ! une voix de tumulte part de la ville, une voix part du temple, la voix de l'Éternel qui apporte le salaire à ses ennemis. Avant de sentir les douleurs, elle a enfanté ; avant que lui viennent les angoisses, elle est délivrée d'un fils. Qui jamais entendit choses pareilles ? qui en vit de semblables ? Un pays est-il enfanté d'un jour, ou un peuple naît-il tout d'un coup, qu'après une douleur Sion aussitôt mette au jour ses enfants ? Pourrais-je ouvrir les portes de la vie, et ne pas laisser enfanter ? dit l'Éternel ; ou, laissant enfanter, les fermerais-je ? dit ton Dieu. Réjouissez-vous avec Jérusalem, et qu'elle excite votre allégresse, ô vous tous qui l'aimez ! Soyez heureux avec elle de son bonheur, vous tous qui êtes en deuil d'elle, afin d'être allaités et rassasiés du lait qui la console, pour vous abreuver avec délices au flux radieux de sa gloire ! Car ainsi parle l'Éternel : Voici, je dirige vers elle la paix comme un fleuve, et comme un torrent débordé la gloire des nations : et vous serez allaités, sur les bras vous serez portés, et caressés sur les genoux. Tel un homme que console sa mère, ainsi je vous consolerai, et en Jérusalem vous serez consolés. Vous le verrez, et votre cœur en sera joyeux, et vos os d'un gazon frais auront la vigueur, et la main de l'Éternel sera manifeste à ses serviteurs ; mais Il est irrité contre ses ennemis. Car voici, l'Éternel arrive dans un feu, et ses chars sont comme l'ouragan, pour vomir sa colère en fureur et son courroux en flammes de feu. Car l'Éternel châtie par le feu, et toute chair par son épée, et nombreux sont les morts de l'Éternel. Ceux qui dans une enceinte font des lustrations et des purifications pour se rendre dans les bocages à la suite d'un [prêtre], qui mangent la chair du porc, et des choses abominables et des souris, ensemble ils périront, dit l'Éternel. Me voici, en présence de leurs œuvres et de leurs pensées !… Le moment est venu de rassembler toutes les nations et toutes les langues, et elles viendront et contempleront ma gloire. Je mettrai en eux un signe, et du milieu d'eux j'enverrai des réchappés aux nations, à Tarsis, à Phul et à Lud qui bandent l'arc, à Thubal et à Javan, aux îles lointaines qui jamais n'ouïrent parler de moi et ne virent ma gloire, et ils publieront ma gloire parmi les nations. Et elles amèneront tous vos frères du milieu de tous les peuples en offrande à l'Éternel, sur des chevaux, et sur des chars, et en litière, et sur des mulets, et sur des dromadaires, à ma sainte montagne, à Jérusalem, dit l'Éternel, comme les enfants d'Israël apportent leurs offrandes dans des vases purs à la maison de l'Éternel. Et de ceux-ci aussi j'en prendrai pour Sacrificateurs et Lévites, dit l'Éternel. Car, de même que les nouveaux Cieux et la nouvelle terre que je crée, subsistent devant moi, dit l'Éternel, ainsi subsisteront devant moi votre race et votre nom. Et de nouvelle lune en nouvelle lune, et de sabbat en sabbat, toute chair viendra se prosterner devant ma face, dit l'Éternel. Et ils sortiront et verront les cadavres des hommes qui se rebellèrent contre moi, car leur ver ne mourra point, et leur feu ne s'éteindra point, et ils seront en horreur à toute chair.
Prière du matin — deuxième lecture
Et voici, un homme nommé Joseph, qui était sénateur, homme bon et juste,
Psaume responsorial
De David. Je veux Te louer de tout mon cœur, et te célébrer en la présence de Dieu ; me prosterner dans ton saint temple, et louer ton nom, car tu es bon et fidèle ! Tu as donné à ta promesse des effets qui dépassent toute ta renommée. Quand je criai, tu m'exauças, tu m'enhardis, donnant force à mon âme. Éternel, tous les rois de la terre te loueront, à l'ouïe des promesses sorties de ta bouche ; et ils célébreront les voies de l'Etemel, car la gloire de l'Éternel est grande. L'Éternel est élevé, Il découvre l'humble, et de loin Il reconnaît le superbe. Si je chemine au milieu des angoisses, tu me redonnes la vie, tu opposes ta main à la fureur de mes ennemis, et ta droite me délivre. L'Éternel agira pour moi jusques au bout. Seigneur, ta miséricorde est éternelle, ne laisse pas tomber les œuvres de tes mains !
Évangile
Or, après le sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie la Magdalène et l'autre Marie vinrent voir le tombeau. Et voici, il se fit un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur, étant descendu du ciel et s'étant approché, fit rouler la pierre, et il se tenait assis dessus ; or son aspect était semblable à un éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Mais de la crainte qu'ils en eurent les surveillants devinrent tout tremblants et comme morts. Mais prenant la parole l'ange dit aux femmes : « Pour vous, ne craignez point, car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié ; il n'est pas ici, car il est ressuscité comme il l'a dit. Venez voir l'endroit où il était couché ; puis allez promptement dire à ses disciples : Il est ressuscité des morts ; et voici, il vous devance en Galilée, c'est là que vous le verrez. Voici, je vous l'ai dit. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.A toi confiance et louange, ô Dieu, en Sion ! et qu'en ton honneur des vœux soient accomplis ! O toi, qui exauces la prière ! toute chair s'adresse à toi. Les iniquités l'emportent sur moi, mais tu pardonneras nos péchés. Heureux celui que tu choisis, et admets à séjourner dans tes parvis ! Nous voulons être nourris du bonheur de ta maison, de ton saint temple ! Tu fais des prodiges pour nous exaucer, en nous donnant la grâce, ô notre Dieu sauveur, en qui se confient toutes les extrémités lointaines de la terre et de la mer ! Celui qui par sa force affermit les montagnes, est ceint de puissance. Il met fin au tumulte de la mer, au tumulte de ses flots, et à la rumeur des peuples ; les habitants de l'horizon s'effraient à ses miracles, et tu remplis d'allégresse les lieux d'où surgissent l'aube et le crépuscule. Tu visites la terre et tu lui donnes l'abondance, tu l'enrichis de mille dons ; les eaux remplissent le ruisseau de Dieu ; tu prépares le blé des hommes, quand tu la prépares en abreuvant ses sillons, en nivelant ses glèbes ; tu l'amollis par des rosées, et tu bénis ses germes. Tu couronnes l'année que ta bonté nous donne, et sous tes pas coule la fécondité ; ils fertilisent les pacages du désert, et les collines prennent une ceinture riante ; les prairies se couvrent de brebis, et les blés revêtent les vallées : les cris de joie et les chants retentissent.
Psaume responsorial
Prière de David.Éternel, prête l'oreille, exauce-moi ! car je suis misérable et pauvre. Garde mon âme, car je suis fidèle ! Sois en aide, toi, mon Dieu, à ton serviteur qui se confie en toi ! Prends pitié de moi, Seigneur, car je t'implore tous les jours ! Réjouis l'âme de ton serviteur, car à toi, Seigneur, j'élève mon âme. Car, Seigneur, tu es bon et clément, et riche en amour pour tous ceux qui t'invoquent. Éternel, prête l'oreille à ma prière, sois attentif à mes supplications. Dans mon jour de détresse, je t'implore, parce que tu m'exauces. Entre les dieux nul n'est pareil à toi, Seigneur, et rien n'égale tes œuvres. Que tous les peuples que tu as faits, viennent se prosterner devant toi, Seigneur, et honorer ton nom ! Car tu es grand, tu opères des miracles, seul tu es Dieu. Éternel, montre-moi ta voie, pour que je marche dans ta vérité ! Concentre mon cœur dans la crainte de ton nom ! Je veux te louer, Seigneur, mon Dieu, de tout mon cœur, et honorer éternellement ton nom ! car ta miséricorde est grande envers moi ; tu arraches mon âme du fond des Enfers. O Dieu ! des superbes s'élèvent contre moi, et une bande de furieux attente à ma vie ; et ils n'ont pas les yeux tournés vers toi. Cependant, Seigneur, tu es un Dieu miséricordieux et bon lent à t'irriter, et riche en grâce et en fidélité. Tourne tes regards vers moi, et prends pitié de moi ! Accorde ta protection à ton serviteur, et sois en aide au fils de ta servante. Opère en ma faveur un signe pour me sauver ! Que mes ennemis le voient, et soient confondus ! car, Éternel, tu m'assistes et me consoles.
Psaume responsorial
Cantique d'Asaph.O Dieu, ne garde pas le silence, ne sois point sourd, ne te tiens pas en repos, ô Dieu ! Car voici, tes ennemis sont en rumeur, et ceux qui te haïssent, lèvent la tête ; ils trament contre ton peuple un astucieux complot, et se concertent contre tes protégés. Ils disent : « Sus ! exterminons-les du milieu des peuples, que le nom d'Israël ne soit plus rappelé désormais ! » Car ils se concertent d'un commun accord, ils font alliance contre toi : ce sont les tentes d'Edom et des Ismaëlites, Moab et les Hagariens, Gebal et Amman et Amalek, la Philistie avec les habitants de Tyr ; Assur aussi s'unit à eux, et prête son bras aux enfants de Lot. (Pause) Traite-les comme Madian, comme Sisera, comme Jabin au torrent de Kison, qui furent défaits à En-Dor, et fumèrent le sol ! Rends-les, rends leurs princes pareils à Horeb et à Zéeb, et tous leurs rois, à Zébah et Tsalmunah ; car ils disent : « Rendons-nous maîtres des demeures de Dieu ! » Mon Dieu, assimile-les au tourbillon, à la balle livrée au vent, au feu qui dévore la forêt, et à la flamme qui embrase la montagne ! Ainsi, poursuis-les de ta tempête, et terrifie-les par ton ouragan ! Couvre leur visage de honte, afin qu'ils s'enquièrent de ton nom, Éternel ! Qu'ils soient confondus et terrifiés pour toujours, et qu'ils périssent avec ignominie ! afin qu'ils sachent que ton nom, Etemel, ton nom seul est souverain sur toute la terre.
Prière du soir — première lecture
Sonnez de la trompette en Guibha, et du clairon à Rama ! pousse des cris, Bethaven ! on est à ta poursuite, Benjamin ! Éphraïm sera un désert au jour du châtiment ; parmi les tribus d'Israël j'annonce une chose certaine. Les princes de Juda sont comme ceux qui déplacent les bornes ; sur eux je verserai comme les eaux ma colère. Éphraïm est accablé, écrasé par le jugement, car il se plaît à suivre la voie qu'il se trace. Et je suis comme une teigne pour Éphraïm, comme une carie pour la maison de Juda. Et Éphraïm voit sa maladie, et Juda sa blessure, et Éphraïm se rend auprès d'Assur, et députe vers un roi qui le venge ; mais il ne pourra vous guérir, ni enlever votre plaie. Car je suis comme un lion pour Éphraïm, et comme un jeune lion pour la maison de Juda ; moi, moi je déchire, puis je m'en vais, j'emporte, et personne qui sauve. Je m'en vais et retourne à ma demeure, jusqu'à ce qu'ils se reconnaissent et cherchent ma face ; dans leur angoisse ils voudront me trouver. « Venez, retournons à l'Éternel, car Il a déchiré et Il nous guérira, Il a frappé et Il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours, et le troisième Il nous mettra debout, afin que nous vivions devant lui. Apprenons donc à connaître, appliquons-nous à connaître l'Éternel ! Tel que celui de l'aurore, son lever est certain ; Il viendra à nous comme la rosée, comme la seconde pluie qui arrose la terre. » Que te ferai-je, Éphraïm, que te ferai-je, Juda ? Car votre piété est comme les vapeurs du matin, et comme la rosée qui bientôt s'évanouit.
Deuxième lecture
Paul, apôtre, non par le fait des hommes, ou par l'entremise d'un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père qui l'a ressuscité des morts, et tous les frères qui sont avec moi, aux églises de Galatie : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu le Père et par notre seigneur Jésus-Christ, qui s'est lui-même donné pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, auquel gloire soit rendue pour les siècles des siècles. Amen ! Je m'étonne que vous désertiez si vite Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile ; ce qui ne vient d'autre chose que de ce qu'il y a quelques personnes qui vous troublent, et qui veulent renverser l'évangile de Christ. Mais, à supposer que nous-mêmes, ou un ange venu du ciel vous prêchât un évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! Comme nous vous l'avons déjà dit, et comme je vous le redis maintenant : si quelqu'un vous prêche un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! Eh bien, maintenant, est-ce la faveur des hommes que j'ambitionne, ou celle de Dieu ? Ou bien, est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas un esclave de Christ ; car je vous fais savoir, frères, que l'évangile qui a été prêché par moi n'a rien d'humain, car, moi non plus, ce n'est pas par un homme que je l'ai reçu, ou que j'ai été instruit, mais par une révélation de Jésus-Christ. Vous avez en effet ouï parler de la conduite que j'ai tenue jadis dans le judaïsme, comment je poursuivais à outrance l'église de Dieu, et comment je la dévastais, et comment j'étais plus avancé dans le judaïsme que plusieurs de mes compatriotes de mon âge, étant animé d'un beaucoup plus grand zèle pour les traditions de mes pères. Mais, quand Celui qui m'a mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par Sa grâce, jugea bon de me révéler intérieurement Son fils, afin que j'en annonçasse la bonne nouvelle parmi les Gentils, aussitôt, sans prendre conseil de la chair et du sang, sans me rendre non plus à Jérusalem auprès des apôtres qui m'ont précédé, je me rendis au contraire en Arabie, puis je revins à Damas. Ensuite, au bout de trois ans, je retournai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je restai quinze jours auprès de lui ; mais je ne vis aucun autre des apôtres, sauf Jacques le frère du Seigneur. Ce que je vous écris là, voici, devant Dieu, je ne mens point. Ensuite je me rendis en Syrie et en Cilicie. Cependant j'étais inconnu de visage aux églises de la Judée qui sont en Christ, seulement elles entendaient dire : « Notre ancien persécuteur prêche maintenant la bonne nouvelle de la foi que jadis il dévastait ; » et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.
Deuxième lecture
Mais invite-les à être soumis envers les puissances et les autorités, obéissants et prêts à toute bonne œuvre, à ne calomnier personne, à n'être point querelleurs, à se montrer équitables, à témoigner toute espèce de mansuétude à tous les hommes ; car nous aussi, nous étions naguère insensés, rebelles, égarés, asservis à des convoitises et à des voluptés de tout genre, vivant dans la malice et dans l'envie, dignes de haine et nous haïssant les uns les autres ; mais, quand la bonté et l'humanité de Dieu notre sauveur a été manifestée, ce n'est point en conséquence d'œuvres conformes à la justice que nous eussions faites nous-mêmes, mais en vertu de Sa propre miséricorde, qu'il nous a sauvés par l'ablution régénératrice, et par un renouvellement de l'esprit saint qu'il a richement répandu sur nous par Jésus-Christ notre sauveur, afin que, après avoir été justifiés par Sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de sa vie éternelle. C'est une vérité certaine, et je veux que tu donnes ces choses pour assurées, afin que ceux qui ont cru en Dieu s'occupent à pratiquer de bonnes œuvres ; voilà ce qui est bon et utile aux hommes, tandis que tu dois éviter les discussions folles, les généalogies, les querelles, et les disputes relatives à la loi ; car elles sont inutiles et vaines. Abandonne l'homme hérétique après une ou deux admonestations, sachant que les gens de cette espèce sont pervertis, et qu'ils pèchent tout en se condamnant eux-mêmes. Lorsque je t'aurai envoyé Artémas ou Tychique, empresse toi de venir me rejoindre à Nicopolis, car c'est là que j'ai décidé de passer l'hiver. Préside avec soin au départ de Zénas le docteur de la loi, et d'Apollos, afin qu'il ne leur manque rien ; mais il faut que les nôtres aussi apprennent à pratiquer de bonnes œuvres, lorsqu'il s'agit de besoins pressants, afin de n'être pas sans porter de fruits.Tous ceux qui sont avec moi te saluent. Saluez ceux qui nous aiment dans la foi.Que la grâce soit avec vous tous !
Deuxième lecture
Au reste, fortifiez-vous dans le seigneur et par la puissance de sa force ; revêtez-vous de toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister aux manœuvres du diable ; car ce n'est pas contre le sang et la chair que vous avez à lutter, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C'est pourquoi saisissez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le jour mauvais, et, après avoir tout mis en œuvre, tenir ferme. Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de la vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice, et ayant pris pour chaussure de vos pieds le zèle qu'inspire l'Évangile de paix, saisissant en toute circonstance le bouclier de la foi, au moyen duquel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du malin ; et munissez-vous du casque du salut et de l'épée de l'esprit, qui est la parole de Dieu ; adressant en toute occasion toute sorte de prières et d'intercessions par l'esprit, et veillant à cela avec une entière persévérance, priant pour tous les saints et pour moi, afin qu'il me soit donné, en ouvrant la bouche, de parler avec liberté, pour faire connaître le mystère pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, afin que je l'expose avec la liberté avec laquelle je dois parler.
Deuxième lecture
Alors Jonas fit une prière à l'Éternel son Dieu, dans le corps du poisson, et il dit : Dans mon angoisse j'invoque l'Éternel et Il m'exauce ; du sein des Enfers je crie, tu, entends ma voix. Tu me jettes dans l'abîme, au cœur de la mer, et les flots m'environnent, toutes tes vagues et tes ondes passent sur moi. Mais je dis : Je suis repoussé loin de ton regard ! Cependant je reverrai ton saint temple ! Les eaux pénètrent jusques à mon âme, l'abîme m'enserre, l'algue s'attache à ma tête. Jusqu'à la base des montagnes je suis descendu, les barrières de la terre se sont fermées derrière moi pour toujours ; et tu retires ma vie du tombeau, Éternel, mon Dieu ! Quand en moi-même mon âme est défaillante, je me souviens de l'Éternel, et ma, prière parvient jusqu'à toi, jusqu'à ton saint temple. Les adorateurs des vanités, du néant, abandonnent leur bienfaiteur ; mais moi, je veux avec chants de louanges t'offrir des sacrifices et accomplir les vœux que j'ai faits. Le salut vient de l'Éternel ! Et l'Éternel commanda au poisson, et il vomit Jonas sur la terre.
Évangile
Et ayant levé les yeux, il vit les riches qui jetaient dans le trésor leurs offrandes ; mais il vit une certaine veuve indigente qui y jetait deux pites, et il dit : « En vérité je vous déclare que cette veuve pauvre a jeté plus que personne, car tous ceux-là ont jeté de leur superflu dans les offrandes, tandis que cette femme a jeté, de son dénuement, tout ce qu'elle avait pour sa subsistance. » Et quelques personnes disant à propos du temple, qu'il était orné de belles pierres et d'offrandes, il dit : « Ces choses que vous voyez…, des jours viendront où il ne sera laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie. » Mais ils l'interrogèrent, en disant : « Maître, quand donc cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe qui indiquera que ces choses sont sur le point d'arriver ? » Or il dit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer ; car plusieurs viendront en mon nom, disant : « C'est moi qui le suis, et le moment approche ; » ne vous mettez pas à leur suite. Mais quand vous entendrez parler de guerres et de révolutions, ne vous en effrayez pas, car il faut que cela arrive premièrement, mais ce n'est pas tout aussitôt la fin. » Alors il leur disait : « Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; et il y aura de grands tremblements de terre, et place par place des pestes et des famines ; et il y aura des phénomènes effrayants et de grands signes qui viendront du ciel ; mais avant toutes ces choses ils mettront les mains sur vous, et ils vous persécuteront, vous livrant aux synagogues et vous jetant en prison, vous traînant devant des rois et des gouverneurs à cause de mon nom. Cela sera pour vous l'occasion d'un témoignage ; mettez donc en vos cœurs de ne pas songer d'avance à votre défense, car c'est moi qui vous donnerai une bouche et une sagesse, à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister ni répliquer. Mais vous serez livrés même par vos parents, et par vos frères, et par des membres de votre famille, et par des amis, et ils en mettront à mort d'entre vous, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; et pas un cheveu de votre tête ne sera certainement perdu ; c'est par votre patience que vous vous mettrez en possession de vos âmes. « Mais quand vous aurez vu Jérusalem investie par les armées, alors sachez que sa dévastation est proche. Alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes, et que ceux qui sont au milieu de la ville se retirent, et que ceux qui sont dans les campagnes n'y rentrent pas ; car ce sont là des jours de châtiment, afin que tout ce qui a été écrit s'accomplisse. Malheur à celles qui sont enceintes et à celles qui allaitent en ces jours-là ! Car il y aura une grande calamité sur la terre et de la colère contre ce peuple, et ils tomberont par le fil de l'épée, et ils seront emmenés captifs chez toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les Gentils, tant que dureront les temps des Gentils et jusques à ce qu'ils soient accomplis. « Et il y aura des signes dans le soleil, la lune et les astres, et sur la terre de l'angoisse parmi les nations inquiètes du fracas de la mer et des flots, les hommes expirant de frayeur à l'attente de ce qui menace la terre, car les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors ils verront le fils de l'homme venant dans une nuée avec beaucoup de puissance et de gloire. Mais quand ces choses commenceront à se réaliser, redressez-vous et levez la tête, car votre délivrance approche. » Et il leur dit une parabole : « Voyez le figuier et tous les arbres : quand ils ont commencé à pousser, vous savez d'après eux en les regardant que déjà l'été est proche. De même, vous aussi, quand vous aurez vu ces choses se réaliser, sachez que le royaume de Dieu est proche. En vérité je vous déclare que cette génération-ci ne disparaîtra certainement point, jusques à ce que tout se soit réalisé. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point. Mais prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne s'appesantissent dans les excès, dans l'ivresse, et dans les soucis de la vie, et que ce jour-là ne vous surprenne tout à coup comme un filet ; car il surprendra tous ceux qui habitent la surface de toute la terre ; mais veillez, priant en tout temps, afin que vous puissiez échapper à toutes ces choses qui doivent survenir, et vous trouver debout en présence du fils de l'homme. » Or, pendant le jour, il enseignait dans le temple, mais tous les soirs il sortait pour passer la nuit sur la montagne appelée Bois d'oliviers ; et tout le peuple venait de bon matin vers lui dans le temple pour l'entendre.
Prière du soir — deuxième lecture
Que dirons-nous donc ? Demeurons dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de nous cette pensée ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ou bien, ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, de même que Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous entrions dans un renouvellement de vie, car si nous nous sommes par ressemblance identifiés à sa mort, nous nous identifierons plus encore à sa résurrection. Sachant en outre que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps où règne le péché fût détruit, pour que nous ne fussions plus asservis au péché ; car celui qui est mort est soustrait à la juridiction du péché. Mais si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ, une fois ressuscité des morts, ne meurt plus ; la mort n'a plus de puissance sur lui ; car la mort qu'il a soufferte, c'est pour le péché qu'il l'a soufferte une fois pour toutes, tandis que la vie dont il vit, il en vit pour Dieu. De même, vous aussi, regardez-vous comme étant morts pour le péché, mais comme vivant pour Dieu en Christ-Jésus. Que le péché ne règne donc plus dans votre corps mortel, pour que vous obéissiez aux convoitises de celui-ci, et ne mettez pas non plus vos membres à la disposition du péché comme des instruments d'iniquité, mais mettez-vous vous-mêmes à la disposition de Dieu, comme de morts étant devenus vivants, et mettez aussi vos membres à la disposition de Dieu comme des instruments de justice. Car le péché n'aura pas de puissance sur vous, parce que vous n'êtes pas sous la loi, mais sous la grâce.
Évangile
Et au moment où il se remettait en chemin, quelqu'un accourut, et se jetant à ses genoux il lui demandait : « Bon maître, que ferai-je pour hériter la vie éternelle ? » Mais Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon, si ce n'est un seul, Dieu. Tu connais les commandements : Ne tue point ; ne commets point d'adultère ; ne dérobe point ; ne fais point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » Et l'autre lui dit : « Maître, j'ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. » Or Jésus l'ayant regardé l'aima, et lui dit ; « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu possèdes, et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel, puis viens, suis-moi. » Mais-lui, chagriné de cette parole, s'en alla tout triste, car il avait de nombreuses propriétés. Et Jésus, ayant porté autour de lui ses regards, dit à ses disciples : « Avec quelle difficulté ceux qui possèdent les richesses entreront-ils dans le royaume de Dieu ! » Mais les disciples étaient terrifiés de son langage ; sur quoi Jésus, prenant derechef la parole leur dit : « Mes enfants, qu'il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile qu'un chameau entre par le trou de l'aiguille, qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu. » Mais ils étaient encore plus stupéfaits, et ils lui disaient : « Et qui peut être sauvé ? » Jésus, ayant fixé sur eux ses regards, leur dit : « Quant aux hommes, cela est impossible, mais non quant à Dieu ; car tout est possible quant à Dieu. » Pierre se mit à lui dire : « Voici, pour nous, nous avons tout abandonné, et nous t'avons suivi. » Jésus lui dit : « En vérité je vous le déclare, il n'est personne qui, ayant abandonné maison, ou frères, ou sœurs, ou mère, ou père, ou enfants, ou champs, à cause de moi et de l'évangile, ne reçoive au centuple maintenant dans ce temps-ci maisons, et frères et sœurs, et mères, et enfants, et champs, avec des persécutions, et dans le siècle à venir la vie éternelle. Mais plusieurs seront des premiers, quoique des derniers, et les derniers, quoique des premiers. »
Évangile
Et les pharisiens étant sortis tenaient aussitôt conseil contre lui avec les Hérodiens, afin de le faire mourir. Et Jésus se retira, avec ses disciples vers la mer, et une multitude nombreuse venue de la Galilée le suivit. Et de la Judée, et de Jérusalem, et de l'Idumée, et d'au delà le Jourdain, et des environs de Tyr et de Sidon, une multitude nombreuse entendant parler de tout ce qu'il faisait, vint à lui. Et il dit à ses disciples de faire tenir près de lui des barques, à cause de la foule, afin qu'on ne se pressât pas contre lui ; en effet il avait guéri beaucoup de monde, en sorte que tous ceux qui avaient des infirmités se jetaient sur lui, afin de le toucher. Et les esprits impurs, quand ils le voyaient, se jetaient à ses pieds et s'écriaient : « Tu es le fils de Dieu. » Et il leur adressait beaucoup de remontrances, pour qu'ils ne le fissent pas connaître.
Évangile
Après avoir dit ces choses Jésus sortit avec ses disciples pour se rendre, au delà du torrent des cèdres, en un lieu où se trouvait un jardin dans lequel il entra, lui et ses disciples. Or Judas, qui le livrait, connaissait aussi l'endroit, parce que souvent Jésus s'y était réuni à ses disciples. Judas donc, ayant pris la cohorte et des satellites que lui avaient donnés les grands prêtres et les pharisiens, arrive en ce lieu avec des torches, des lanternes et des armes. Jésus donc, qui savait tout ce qui allait lui arriver, sortit et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazoréen. » Il leur dit : « C'est moi qui suis Jésus. » Or Judas qui le livrait était aussi avec eux. Lors donc qu'il leur eut dit : « C'est moi qui le suis, » ils reculèrent en arrière et tombèrent par terre. Il leur demanda donc derechef : « Qui cherchez-vous ? » Et ils dirent : « Jésus le Nazoréen. » Jésus répondit : « Je vous ai dit que c'est moi qui le suis, si donc vous me cherchez, laissez aller ceux-ci. » — Afin que fût accomplie la parole qu'il avait dite : ceux que tu m'as donnés, je n'en ai perdu aucun. — Simon Pierre qui avait une épée la tira donc et frappa l'esclave du grand prêtre et lui coupa l'oreille droite ; or le nom de l'esclave était Malchus. Jésus dit donc à Pierre : « Remets l'épée dans le fourreau ; la coupe que le Père m'a donnée, ne la boirai-je pas ? » La cohorte, et le commandant, et les satellites des Juifs se saisirent donc de Jésus et le garrottèrent, et ils le conduisirent d'abord chez Annas ; il était en effet beau-père de Caïaphas, qui était grand prêtre cette année-là. — Or Caïaphas était celui qui avait donné aux Juifs le conseil : il convient qu'un seul homme meure pour le peuple. — Cependant Simon Pierre suivait Jésus, avec un autre disciple ; or ce disciple-ci était connu du grand prêtre, et il entra avec Jésus dans la cour du grand prêtre, mais Pierre se tenait dehors près de la porte. L'autre disciple, celui qui était connu du grand prêtre, sortit donc, et parla à la portière, et il fit entrer Pierre. La servante qui faisait office de portière dit donc à Pierre : « N'es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme-là ? » Il lui dit : « Je n'en suis point. » Cependant les esclaves et les satellites se tenaient auprès d'un brasier qu'ils avaient allumé, car il faisait froid, et ils se chauffaient ; or Pierre se tenait aussi avec eux et se chauffait. Le grand prêtre interrogea donc Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. Jésus lui répondit : « Pour moi, c'est publiquement que j'ai parlé au monde ; j'ai constamment enseigné dans une synagogue et dans le temple où tous les Juifs se rassemblent, et je n'ai rien dit en cachette. Pourquoi m'interroges-tu ? Interroge ceux qui ont entendu ce dont je leur ai parlé ; voici, ce sont eux qui savent ce que j'ai dit. » Or quand il eut dit cela, un des satellites qui se trouvait là donna un soufflet à Jésus, en disant : « C'est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » Jésus lui répondit : « Si j'ai mal parlé, porte témoignage du mal que j'ai dit, mais si c'est bien, pourquoi me frappes-tu ? » Annas l'envoya donc garrotté à Caïaphas le grand prêtre. Cependant Simon Pierre était à se chauffer ; ils lui dirent donc : « N'es-tu pas, toi aussi, de ses disciples ? » Il le nia et dit : « Je n'en suis point. » Un des esclaves du grand prêtre, qui était parent de celui dont Pierre avait coupé l'oreille, dit : « Est-ce que je ne t'ai pas vu dans le jardin avec lui ? » Pierre donc nia derechef, et aussitôt un coq chanta. Ils conduisent donc Jésus de chez Caïaphas au prétoire ; or c'était le matin, et eux-mêmes n'entrèrent pas dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la pâque. Pilate donc sortit pour se rendre auprès d'eux et dit : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répliquèrent : « Si celui-ci n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. » Pilate leur dit donc : « Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort. » — Afin que fût accomplie la parole par laquelle Jésus avait indiqué de quelle mort il devait mourir. — Pilate entra donc derechef dans le prétoire, et il appela Jésus, et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou bien d'autres te l'ont-ils dit de moi ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif ? C'est ta nation et les grands prêtres qui t'ont livré à moi ; qu'as-tu fait ? » Jésus répondit : « Mon royaume n'est pas de ce monde ; si mon royaume était de ce monde, mes satellites auraient combattu afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est pas d'ici. » Pilate lui dit donc : « Tu es donc roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis ; en effet je suis roi. C'est pour rendre témoignage à la vérité que je suis né et que je suis venu dans le monde ; quiconque est de la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu'est-ce que la vérité ? » Et en disant cela il sortit derechef pour se rendre auprès des Juifs, et il leur dit : « Pour moi, je ne trouve en lui aucun crime ; mais c'est votre coutume que je vous relâche quelqu'un à Pâque, voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » Ils s'écrièrent donc derechef : « Non pas celui-ci, mais Barabbas ! » Or Barabbas était un brigand.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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