Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
C'est pourquoi nous devons faire d'autant plus attention à ce que nous avons entendu, de peur que nous ne périssions ; car, si la parole proclamée par des anges a été irréfragable, et si toute transgression et toute désobéissance ont reçu une juste rétribution, comment nous-mêmes échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ? Un salut qui, d'abord proclamé par le seigneur, nous a été annoncé d'une manière irréfragable par ceux qui l'ont entendu, Dieu y joignant Son témoignage par des signes, et des prodiges, et des miracles divers, et des communications de l'esprit saint, selon Sa volonté. En effet ce n'est point à des anges qu'il a soumis le monde nouveau dont nous parlons ; mais quelqu'un a quelque part rendu ce témoignage : « Qu'est-ce que l'homme, pour que Tu te souviennes de lui ? Ou le fils de l'homme, pour que Tu en prennes soin ? Tu l'as un peu rabaissé au-dessous des anges ; Tu l'as couronné de gloire et d'honneur ; Tu lui as soumis toutes choses, les mettant sous ses pieds, » En effet, en soumettant toutes choses, Il n'a rien laissé qui ne lui fût soumis, et toutefois nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. Mais, celui qui a été un peu rabaissé au-dessous des anges, Jésus, nous le contemplons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte, lui qui a dû, par la grâce de Dieu, goûter la mort pour tous. Car il était digne de Celui, à cause de qui et par qui toutes choses subsistent, puisqu'il voulait conduire à la gloire des fils nombreux, d'amener à la perfection par des souffrances le prince de leur salut.
Première lecture
Et Betsaléel fit l'Arche de bois d'acacia, ayant deux coudées et demie de longueur et une coudée et demie de largeur et une coudée et demie de hauteur. Et il la plaqua d'or pur intérieurement et extérieurement, et l'entoura d'une bordure d'or. Et il y coula quatre anneaux d'or aux quatre angles, deux anneaux sur l'un des côtés et deux anneaux sur l'autre. Et il fit des barres de bois d'acacia qu'il plaqua d'or ; et il passa les barres dans les anneaux sur les côtés de l'Arche pour servir au transport de l'Arche. Et il fit le Propitiatoire d'or pur, long de deux coudées et demie et large d'une coudée et demie. Et il fit deux Chérubins d'or, travaillés au tour, aux deux bouts du Propitiatoire, un Chérubin à un bout et un Chérubin à l'autre bout ; c'est sur le Propitiatoire qu'il plaça les Chérubins à ses deux extrémités ; et les Chérubins avaient les ailes étendues par-dessus couvrant de leurs ailes le Propitiatoire et se faisant face l'un à l'autre, et ayant la face tournée sur le Propitiatoire. Et il fit la Table de bois d'acacia, de deux coudées de longueur, d'une coudée de largeur et d'une coudée et demie de hauteur ; et il la plaqua d'or pur, et l'entoura d'une bordure d'or, et la munit tout autour d'un rebord d'un empan de hauteur auquel il adapta une bordure d'or pur tout autour, et il y coula quatre anneaux et fixa les anneaux aux quatre angles marqués par ses quatre pieds ; les anneaux se trouvèrent à la jonction du rebord pour recevoir les barres servant au transport de la Table. Et il fit les barres de bois d'acacia et les plaqua d'or pour servir au transport de la Table. Et il fit la vaisselle, couvert de la Table, ses plats et ses coupes et ses calices et ses patères servant aux libations, et il y employa l'or pur. Et il fit le Candélabre, d'or pur ; le Candélabre avec sa hampe et sa tige fut fait au tour, il en surgissait des calices, des boutons et des fleurs ; et six tubes sortaient de ses côtés ; trois tubes du Candélabre de l'un de ses côtés et trois tubes du Candélabre de l'autre de ses côtés ; il y eut trois calices taillés en amande à l'un des tubes avec bouton et fleur, et trois calices taillés en amande à l'autre tube avec bouton et fleur et cela aux six tubes sortant du Candélabre qui lui-même reçut sur sa tige quatre calices taillés en amande avec leurs boutons et leurs fleurs, et un bouton au-dessous de chaque embranchement de deux tubes dont six partaient du Candélabre : il en surgissait des boutons et des fleurs, le tout fait au tour et d'or pur. Et il fit ses lampes au nombre de sept et ses mouchettes et ses cendriers d'or pur. Pour le faire avec tout son attirail on employa un talent d'or pur. Et il fit l'Autel aux parfums de bois d'acacia, d'une coudée de longueur et d'une coudée de largeur, carré, et de deux coudées de hauteur, avec ses cornes attenantes. Et il le plaqua d'or pur, le dessus, les parois tout autour et les cornes, et il pratiqua à l'entour une bordure d'or pur. Et il y fixa deux anneaux d'or à ses deux côtés au-dessous de la bordure pour recevoir les barres servant à le transporter. Et il fit les barres de bois d'acacia et les plaqua d'or. Et il fit l'Huile d'onction du sanctuaire et le pur Encens odorant par le procédé du parfumeur.
Première lecture
Et Moïse alla et adressa ces paroles à tous les Israélites et leur dit : Je suis maintenant âgé de cent vingt ans, et je ne puis plus entrer et sortir, et l'Éternel m'a dit : Tu ne passeras pas ce Jourdain ; l'Éternel, ton Dieu, c'est Lui qui te précédera, Lui qui exterminera devant toi ces nations pour que vous en soyez maîtres. C'est Josué qui passera à votre tête, comme l'Éternel l'a annoncé. Et l'Éternel les traitera, comme Il a traité Sihon et Og, rois des Amoréens, et leur pays qu'il a détruit. Mais quand l'Éternel vous les livrera, traitez-les en tout point selon l'ordre que je vous ai prescrit. Soyez courageux et fermes, n'ayez ni crainte ni peur d'eux, car c'est l'Éternel, ton Dieu, qui marchera avec toi. Il ne vous fera pas défaut, ne vous abandonnera pas. Et Moïse appela Josué et lui dit en présence de tout Israël : Sois courageux et ferme, car c'est toi qui entreras avec ce peuple dans le pays que l'Éternel a juré à leurs pères de leur donner, et toi qui le leur partageras. Et c'est l'Éternel qui te précédera ; Il sera avec toi, et ne te fera pas défaut, ne t'abandonnera pas ; sois sans crainte et sans alarmes. Et Moïse mit par écrit cette Loi et la remit aux Prêtres, fils de Lévi, porteurs de l'Arche de l'alliance de l'Éternel, et à tous les Anciens d'Israël. Et Moïse leur donna cette instruction : Au terme de sept ans, à l'époque de l'année du relâche, à la Fête des Loges, lorsque tout Israël viendra se présenter devant l'Éternel, ton Dieu, dans le lieu choisi par Lui, tu donneras lecture de cette Loi devant tout Israël, à leurs oreilles. Rassemble le peuple, les hommes et les femmes et les enfants et tes étrangers qui seront dans tes Portes, afin qu'ils entendent, et qu'ils apprennent à craindre l'Éternel, votre Dieu, et à s'appliquer à la pratique de tous les préceptes de cette Loi. Et vos fils qui ignorent, écouteront et apprendront à craindre l'Éternel, votre Dieu, aussi longtemps que vous vivrez dans le pays dont après le passage du Jourdain vous allez faire la conquête.
Prière du matin — première lecture
Et l'Éternel parla à Moïse et à Aaron dans le pays d'Egypte en ces termes : Ce mois-ci sera pour vous le premier mois ; qu'il soit en tête des mois de votre année. Parlez et dites à toute l'assemblée d'Israël : Le dixième jour de ce mois ils auront à se pourvoir chacun d'un agneau par maison patriarcale, d'un agneau par maison. Et si la maison est trop peu nombreuse pour un agneau, on s'associera au voisin le plus rapproché de sa maison pour le prendre selon le nombre des personnes, et pour choisir l'agneau vous tiendrez compte de chacun en raison de ce qu'il mange. Ce sera un agneau sans défaut, mâle et âgé d'un an ; vous le choisirez parmi les brebis ou les chèvres. Et vous le garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois-ci, et toute la générale assemblée d'Israël l'immolera dans la soirée. Et ils prendront de son sang et en mettront sur les deux jambages et la traverse supérieure de la porte des maisons où ils le mangeront. Et ils mangeront pendant cette nuit la chair rôtie au feu et des azymes ; ils le mangeront avec des herbes amères. Vous ne le mangerez ni mi-cuit, ni bouilli à l'eau, mais rôti au feu, tête, jarrets et intérieur. Et vous n'en laisserez rien pour le matin, et vous brûlerez au feu ce qui en resterait le matin. Et voici comment vous le mangerez : vous aurez les reins ceints, les pieds chaussés, et votre bâton à la main, et vous le mangerez précipitamment : c'est la Pâque de l'Éternel. Et cette nuit je traverserai le pays d'Egypte et frapperai tous les premiers-nés au pays d'Egypte, depuis l'homme aux bestiaux, et j'exercerai des jugements sur tous les dieux de l'Egypte, moi l'Éternel. Et le sang vous servira de signe aux maisons où vous êtes ; et je verrai le sang et passerai outre, et vous ne serez pas atteints par le fléau destructeur, quand je porterai mes coups au pays d'Egypte. Et ce jour restera dans votre mémoire pour le célébrer comme une fête en l'honneur de l'Éternel ; dans les âges futurs vous le célébrerez comme institution perpétuelle. Durant sept jours vous mangerez des azymes ; dès le premier jour vous ferez disparaître tout ferment de vos maisons, car toute personne qui mangera d'un aliment fermenté, sera extirpée d'Israël du premier au septième jour. Et le premier jour vous aurez convocation sainte, et le septième jour convocation sainte ; et en ces jours aucun travail ; préparer la ration de chaque personne, tel sera votre soin unique. Ainsi vous garderez l'usage des azymes ; car c'est à pareil jour que j'aurai fait sortir vos divisions du pays d'Egypte, et vous observerez ce jour dans vos âges futurs comme institution perpétuelle. Le premier mois, le quatorzième jour du mois, le soir, vous mangerez des azymes jusqu'au vingt-unième jour du mois au soir. Sept jours durant il ne doit pas se trouver de levain dans vos maisons, car toute personne qui mangera d'un aliment fermenté, sera éliminée de l'assemblée d'Israël, que ce soit un étranger ou un indigène. Vous ne mangerez rien de fermenté, dans toutes vos demeures vous mangerez des azymes. Alors Moïse convoqua tous les Anciens d'Israël, et leur dit : Prenez et choisissez-vous des brebis pour vos familles et immolez la Pâque. Et prenez un bouquet d'hysope et plongez-le dans le sang contenu dans le bassin, et touchez-en la traverse supérieure et les deux jambages de la porte, avec le sang contenu dans le bassin, et que nul de vous ne passe la porte de sa maison jusqu'au matin. Car l'Éternel parcourra l'Egypte pour la frapper, et à la vue du sang qui teindra la traverse supérieure et les deux jambages de la porte, l'Éternel passera devant la porte et ne permettra pas au destructeur de pénétrer dans vos maisons pour frapper. Et vous garderez cette parole comme un statut pour vous et vos enfants à perpétuité. Et lorsque vous serez entrés dans le pays que l'Éternel vous donnera selon sa promesse, vous observerez cette pratique. Et lorsque vos enfants vous diront : Quel sens attachez-vous à cette pratique ? vous leur direz : C'est le sacrifice pascal fait à l'Éternel qui est passé devant les maisons des enfants d'Israël en Egypte, lorsqu'il frappait l'Egypte, et Il a préservé nos maisons. Et le peuple se prosterna et adora. Et les enfants d'Israël s'en allèrent et se conformèrent ; ils se conformèrent à l'ordre donné par l'Éternel à Moïse et Aaron. Et à minuit il arriva que l'Éternel frappa tous les premiers-nés au pays d'Egypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône jusqu'au premier-né du captif détenu en prison et tous les premiers-nés des bestiaux.
Épître
Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle ; aussi bien êtes-vous sans levain, car notre pâque aussi a été immolée, je veux dire Christ. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de perversité et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité.
Première lecture
Et l'Éternel parla à Moïse après la mort des deux fils d'Aaron qui moururent pour s'être présentés devant l'Éternel, et l'Éternel dit à Moïse : Avertis ton frère Aaron qu'il ne doit pas pénétrer en tout temps dans le Sanctuaire derrière le rideau devant le Propitiatoire qui couvre l'Arche, de peur qu'il ne meure ; car j'apparais dans une nuée au-dessus du Propitiatoire. Voici avec quoi Aaron entrera dans le Sanctuaire : avec un jeune taureau pour l'expiation et un bélier pour l'holocauste. Il s'habillera d'une tunique sacrée de lin, et portera sur sa chair des caleçons de lin, et il se ceindra d'une ceinture de lin, et s'enveloppera la tête d'un turban de lin : ce sont les vêtements sacrés, qu'il mettra après avoir baigné son corps dans l'eau. Et il se fera donner par l'Assemblée des enfants d'Israël deux boucs pour l'expiation et un bélier pour l'holocauste. Et Aaron offrira son taureau expiatoire et fera la propitiation pour lui et pour sa maison. Puis il prendra les deux boucs et les présentera devant l'Éternel à l'entrée de la Tente du Rendez-vous. Et il tirera au sort les deux boucs afin que le sort désigne l'un pour l'Éternel, l'autre pour Azazel. Et Aaron offrira le bouc destiné à l'Éternel, et le sacrifiera en expiation. Et le bouc destiné à Azazel sera présenté vivant devant l'Éternel afin de faire pour lui la propitiation, puis de le lâcher dans le désert pour Azazel. Et Aaron offrira son taureau expiatoire et fera la propitiation pour lui et pour sa maison, et il égorgera son taureau expiatoire. Et il prendra la cassolette qu'il remplira de charbons ardents pris sur l'Autel en la présence de l'Éternel, et il remplira ses deux mains d'encens odorant concassé, et il portera ces choses derrière le rideau. Et il jettera l'encens sur le feu devant l'Éternel pour que le nuage de l'encens enveloppe le Propitiatoire qui couvre le Témoignage, afin qu'il ne meure pas. Et prenant du sang du taureau il en aspergera avec son doigt le devant du Propitiatoire à l'Orient, et devant le Propitiatoire il fera avec son doigt sept aspersions de ce sang. Et il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple et en portera le sang derrière le rideau, et procédera avec ce sang comme il aura procédé avec le sang du taureau et fera des aspersions sur le Propitiatoire et devant le Propitiatoire : ainsi il fera la propitiation pour le Sanctuaire à cause des impuretés des enfants d'Israël et de leurs désobéissances dans tous leurs péchés ; il en fera de même pour la Tente du Rendez-vous fixée chez eux au milieu de leurs impuretés. Et qu'il n'y ait personne dans la Tente du Rendez-vous, lorsqu'il y entrera pour faire la propitiation du Sanctuaire, jusqu'à ce qu'il en sorte ; et ainsi il fera la propitiation pour lui et pour sa maison et pour toute l'Assemblée d'Israël. Et en sortant il ira à l'Autel qui est devant l'Éternel et pour lequel il fera la propitiation en prenant du sang du taureau et du sang du bouc dont il mettra aux cornes de l'Autel tout autour ; il l'aspergera aussi sept fois de ce sang avec son doigt et le purifiera, pour le rendre saint, des impuretés des enfants d'Israël. Et après avoir achevé de faire la propitiation pour le Sanctuaire et la Tente du Rendez-vous et l'Autel, il offrira le bouc vivant. Et Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il fera sur lui la confession de toutes les iniquités des enfants d'Israël et de toutes leurs désobéissances dans tous leurs péchés, et il en chargera la tête du bouc qu'il fera conduire au désert par un homme qui se trouvera là, pour que le bouc emporte sur soi toutes leurs iniquités dans une terre sauvage ; c'est au désert qu'il le fera conduire. Et Aaron entrera dans la Tente du Rendez-vous et ôtera les habits de lin qu'il aura mis en pénétrant dans le Sanctuaire, et les y laissera ; et il baignera son corps dans l'eau en lieu saint, et ayant mis son costume, il sortira et sacrifiera son holocauste et l'holocauste du peuple, et fera la propitiation pour lui et pour le peuple. Et il fera fumer sur l'Autel la graisse de la victime expiatoire. Et celui qui aura emmené le bouc pour Azazel, lavera ses vêtements et baignera son corps dans l'eau ; après quoi il pourra rentrer au camp. Et le taureau expiatoire et le bouc expiatoire dont le sang aura été introduit pour la propitiation du Sanctuaire, seront transportés hors du camp et l'on en brûlera au feu les peaux, la chair et la fiente. Et celui qui les aura brûlés, lavera ses vêtements et baignera son corps dans l'eau ; après quoi il pourra rentrer au camp. Ce sera pour vous une règle perpétuelle : le septième mois, le dixième jour du mois, vous vous humilierez, et vous ne vaquerez à aucune affaire, ni les indigènes, ni les étrangers séjournant parmi vous. Car ce jour-là propitiation sera faite pour vous afin de vous purifier : vous serez purifiés devant l'Éternel de tous vos péchés. Ce sera pour vous un Sabbat solennel, et vous vous humilierez ; c'est une règle perpétuelle. La propitiation sera faite par le Prêtre qui a reçu l'onction et qui a été installé dans le Sacerdoce comme successeur de son père, et il mettra des vêtements de lin, des vêtements sacrés, et il fera une propitiation pour le Saint Sanctuaire, et une propitiation pour la Tente du Rendez-vous et l'Autel, et une propitiation pour les Prêtres et tout le peuple de l'Assemblée. Et ce sera pour vous une règle éternelle que propitiation soit faite pour les enfants d'Israël à cause de tous leurs péchés une fois l'an. Et il se conforma à l'ordre donné par l'Éternel à Moïse.
Prière du matin — deuxième lecture
Je me trouvai inspiré dans la journée dominicale, et j'entendis derrière moi une voix forte comme d'une trompette qui disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, et à Smyrne, et à Pergame, et à Thyatire, et à Sardes, et à Philadelphie, et à Laodicée. » Et je me retournai pour voir la voix qui me parle, et après m'être retourné, je vis sept candélabres d'or, et au milieu des candélabres un être semblable à un fils d'homme, revêtu d'une longue robe, et ceint sur ses mamelles d'une ceinture d'or. Mais sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche comme neige ; et ses yeux étaient comme une flamme de feu ; et ses pieds étaient semblables à de l'airain brillant, comme dans le foyer d'une fournaise ; et sa voix était comme un bruit de grosses eaux ; et il y avait dans sa main droite sept étoiles ; et de sa bouche sortait un glaive acéré à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil quand il brille dans sa force. Et lorsque je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, et il posa sa main droite sur moi, en disant : « Ne crains point ; c'est moi qui suis le premier-né et le dernier, et le vivant ; et j'ai été mort, et voici, je suis vivant aux siècles des siècles ; et je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. Mets donc par écrit les choses que tu as vues et ce qu'elles sont, et celles qui doivent avoir lieu après celles-là,
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David. Éternel, tu me pénètres et me connais. Tu sais quand je m'assieds et quand je me lève, de loin tu découvres ma pensée. Tu me vois marcher et me reposer, et tu as connaissance de toutes mes voies. Car la parole n'est pas encore sur ma langue, que déjà, Éternel, tu la connais tout entière. Tu m'enserres par devant et par derrière, et tu tiens ta main sur moi. Cette science est une merveille pour moi ; elle est trop élevée, je ne puis la saisir. Où irai-je loin de ton Esprit, et où fuirai-je loin de ta face ? Si je monte aux Cieux, tu y es ; si je prends les Enfers pour ma couche, tu es là ! Si, me soulevant sur les ailes de l'aurore, j'allais me loger au bout de la mer, là aussi ta main me conduirait, et ta droite me saisirait. Et si je dis : Qu'autour de moi il n'y ait que ténèbres et que la clarté qui m'entoure se change en nuit ! les ténèbres mêmes ne seront pas sombres pour toi, et la nuit sera claire comme le jour, les ténèbres seront ce qu'est la lumière. C'est toi en effet qui as formé mes reins, m'as tissé dans le sein maternel. je te loue de la merveille de ma structure. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le reconnaît profondément. Mon corps n'était point caché à tes yeux, quand j'étais formé mystérieusement dans les entrailles de la terre, comme des fils qui s'entrelacent. Quand je n'étais qu'une matière informe, tes yeux me voyaient ; et dans ton livre étaient marqués tous ensemble mes jours déjà déterminés, lorsque aucun d'eux n'existait. Que tes pensées, ô Dieu, sont incompréhensibles pour moi ! que la somme en est immense ! Veux-je les compter, les grains de sable sont moins nombreux ; je m'éveille, et je suis encore avec toi. O Dieu, puisses-tu faire mourir l'impie ! Hommes de sang, éloignez-vous de moi ! Eux, qui parlent de toi en commettant le crime, disent ton nom pour mentir, ce sont tes ennemis. Ne haïrais-je pas, Éternel, ceux qui te haïssent, et n'aurais-je pas de l'horreur pour tes adversaires ? Je les hais d'une haine sans réserve ; ils sont des ennemis pour moi ! Sonde-moi, ô Dieu, et pénètre mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées ! Et vois si le chemin que je suis, est celui du crime, et conduis-moi sur la voie des anciens temps !
Évangile
Et quand le sabbat fut passé Marie la Magdalène, et Marie mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin de venir l'embaumer. Et de très grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil venait de se lever. Et elles se disaient entre elles : « Qui est-ce qui nous roulera la pierre de devant l'entrée du sépulcre ? » Et ayant levé les yeux, elles voient que la pierre avait été roulée ; car elle était très grande. Et étant arrivées au sépulcre, elles voient un jeune homme assis sur la droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent dans l'épouvante. Mais il leur dit : « Ne vous épouvantez point ; vous cherchez Jésus le Nazarénien qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n'est pas ici ; voici la place où ils l'avaient mis. Mais allez, dites à ses disciples et à Pierre : « Il vous devance en Galilée ; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique.Terre, élève à Dieu de toutes parts tes acclamations ! Chantez son nom glorieux, que vos hymnes le glorifient ! Dites à Dieu : « Que tes œuvres sont admirables ! Aux effets de ta grande puissance tes ennemis dissimulent devant toi ; toute la terre t'adore et te célèbre ; célèbre ton nom ! » (Pause) Venez et contemplez les œuvres de Dieu, admirable en ce qu'il opère pour les enfants des hommes ! Il transforma la mer en terre sèche ; au travers du fleuve ils passèrent à pied, et Il excita nos transports. Il exerce par son pouvoir un empire éternel, ses yeux observent les peuples : que les rebelles ne s'insurgent pas ! (Pause) Peuples, bénissez notre Dieu, et proclamez sa louange ! Il redonna la vie à nos âmes, et ne laissa pas nos pieds trébucher. Car tu nous as éprouvés, ô Dieu, purifiés, comme l'on purifie l'argent. Tu nous enlaças dans le filet, et tu mis un faix sur nos reins ; tu donnas à des hommes nos têtes pour monture, nous passâmes par le feu et les eaux ; mais tu nous en as tirés pour nous combler de biens. Je viens dans ta maison avec des holocaustes ; je veux m'acquitter envers toi de mes vœux exprimés par mes lèvres, prononcés par ma bouche dans ma détresse. Je t'offrirai des holocaustes et des brebis engraissées, et ferai fumer la graisse des béliers ; je te sacrifierai des taureaux et des boucs. (Pause) Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, je veux raconter ce qu'il fit pour mon âme. De ma bouche je l'invoquai ; et sa louange est maintenant sur ma langue. Si dans mon cœur j'avais eu le mal en vue, le Seigneur ne m'eût pas exaucé ; mais Dieu m'a exaucé, Il a été attentif aux accents de ma prière. Béni soit Dieu, qui n'a pas rebuté ma prière, et ne m'a pas refusé sa grâce !
Psaume responsorial
Cantique des fils de Coré.Il a sa résidence sur les montagnes saintes ; l'Éternel aime les portes de Sion plus que toutes les demeures de Jacob. Il est dit de toi des choses glorieuses, Cité de Dieu ! (Pause) « Je me vois reconnu par l'Egypte et Babel ; voici, la Philistie, et Tyr avec l'Ethiopie, les uns et les autres reçoivent dans Sion une [nouvelle] naissance. » Et il est dit de Sion : « Des hommes et des hommes y reçoivent une [nouvelle] naissance, et Lui-même, le Très-haut, la consolide. » L'Éternel énumère les peuples en les inscrivant : « Ceux-ci reçoivent là une [nouvelle] naissance. (Pause) Et les chantres, et les danseurs [s'écrient :] « Toutes mes sources sont en toi. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. En githith. Cantique des fils de Coré.Que tes demeures sont aimables, Éternel des armées ! Mon cœur se pâme, il languit après les parvis de l'Éternel ; mon âme et ma chair crient au Dieu vivant. Le passereau même se trouve une demeure, et l'hirondelle un nid, où ils déposent leur couvée, près de tes autels, Éternel des armées, mon Roi et mon Dieu ! Heureux les habitants de ta maison ! Ils te louent encore. (Pause) Heureux l'homme dont tu es le soutien, et que son cœur porte à s'acheminer vers toi ! Traversant la vallée des pleurs, il la trouve pour lui arrosée de fontaines, et la pluie d'automne la couvre d'abondance. Il chemine, et ses forces augmentent : il se présente enfin devant Dieu en Sion. Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière ! Prête l'oreille, Dieu de Jacob ! (Pause) O notre bouclier, regarde, ô Dieu, abaisse un regard sur la face de ton Oint ! Car mieux vaut un jour dans tes parvis, que mille autres ; j'aime mieux me tenir au seuil de la maison de mon Dieu, que d'habiter les tentes de l'impiété. Car l'Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l'Éternel donne grâce et magnificence, ne refuse aucun bien à qui suit la droiture. Éternel des armées, heureux l'homme qui se confie en toi !
Prière du soir — première lecture
Et à minuit il arriva que l'Éternel frappa tous les premiers-nés au pays d'Egypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône jusqu'au premier-né du captif détenu en prison et tous les premiers-nés des bestiaux.
Deuxième lecture
Ensuite, après quatorze ans d'intervalle, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, en prenant aussi Tite avec moi. Mais j'y montai par suite d'une révélation, et je leur exposai l'évangile que je prêche parmi les Gentils, mais je m'entretins séparément avec les plus considérés, afin de ne pas courir ou de n'avoir pas couru inutilement. Mais Tite qui m'accompagnait, et qui était Grec, ne put pas même être contraint de se faire circoncire, et ce fut à cause des faux frères intrus qui s'étaient furtivement introduits pour espionner la liberté que nous possédons en Christ Jésus, afin de nous asservir complètement ; auxquels nous n'accordâmes, pas même un instant, la soumission qu'ils demandaient, afin que la vérité de l'évangile vous fût maintenue. Mais, de la part de ceux qui étaient tenus en haute considération… quels qu'ils aient été, cela ne me fait rien ; Dieu ne fait pas acception de personnes… quant à moi en effet, les plus considérés ne me suggérèrent rien, mais au contraire, voyant que l'évangile de l'incirconcision m'a été confié, comme à Pierre celui de la circoncision, (en effet Celui qui a agi en faveur de Pierre pour l'apostolat de la circoncision a aussi agi en ma faveur parmi les Gentils), et reconnaissant la grâce qui m'a été donnée, Jacques, et Céphas, et Jean, qui sont tenus pour les colonnes, me donnèrent leurs mains droites ainsi qu'à Barnabas, en signe d'union, afin que, nous, nous allassions vers les Gentils, et eux vers les circoncis ; demandant seulement que nous nous souvinssions des pauvres, ce que je me suis aussi appliqué à faire, précisément à cause de cela. Mais, lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il avait été condamné ; en effet, avant l'arrivée de quelques personnes qui venaient d'auprès de Jacques, il mangeait en commun avec les Gentils, mais quand il fut venu, il s'esquivait et se tenait à l'écart par crainte des circoncis ; et les autres Juifs s'associèrent à sa dissimulation, en sorte que Barnabas aussi fut entraîné par leur hypocrisie. Mais, lorsque je vis qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'évangile, je dis à Céphas en présence de tous : « Si toi, qui es Juif, tu vis en Gentil et non en Juif, comment contrains-tu les Gentils à judaïser ? Pour nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pas des pécheurs d'entre les Gentils ; néanmoins, sachant que l'homme n'est point justifié par les œuvres de la loi, mais par la foi en Christ Jésus, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi ; car, par les œuvres de la loi personne ne sera justifié. Mais, si, en cherchant à être justifiés par Christ, nous-mêmes aussi nous étions trouvés pécheurs, Christ ne devient-il pas un ministre du péché ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si ce que j'ai détruit, je le construis derechef, je me déclare moi-même un transgresseur ; car, pour moi, c'est par la loi que je suis mort quant à la loi, afin de vivre pour Dieu ; j'ai été crucifié avec Christ ; si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ qui vit en moi ; quant à la vie dont je vis maintenant dans ma chair, je vis dans la foi en Dieu et en Christ qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car, si c'est par la loi que s'obtient la justice, c'est donc pour rien que Christ est mort ! »
Deuxième lecture
Paul, prisonnier de Christ Jésus, et le frère Timothée, au bien-aimé Philémon, notre coopérateur, et à la sœur Apphia, et à Archippe notre compagnon de combat, et à l'église qui se réunit dans ta maison : que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père et par le Seigneur Jésus-Christ ! J'adresse à mon Dieu de constantes actions de grâces, en faisant mention de toi dans mes prières, étant instruit de la charité et de la foi que tu témoignes envers le Seigneur Jésus, et envers tous les saints, afin que la communication de ta foi devienne efficace pour Christ, en faisant reconnaître en nous toute espèce de bien. J'ai, en effet, éprouvé une grande joie et une grande consolation à cause de ta charité, car grâce à toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé. C'est pourquoi, quoique j'aie en Christ une assurance assez grande pour t'enjoindre ce qui est convenable au nom de la nécessité, je préfère l'exhortation. C'est dans cet esprit que, comme Paul, âgé, et maintenant en outre prisonnier de Christ Jésus, je t'adresse une exhortation à propos de l'enfant que j'ai engendré dans les chaînes, Onésime, qui t'a été naguère nuisible, mais qui maintenant t'est utile ainsi qu'à moi, et que je t'ai renvoyé, lui, mes propres entrailles, que je voulais retenir auprès de moi, afin que, à ta place, il me rendît service dans les chaînes que je porte pour l'évangile, mais je n'ai rien voulu faire sans ton avis, afin que le bien que tu fais ne paraisse point le résultat de la nécessité, mais d'une volonté libre. Peut-être, en effet, n'a-t-il été momentanément séparé de toi, qu'afin que tu le retrouves pour l'éternité, non plus comme un esclave, mais, bien plus qu'un esclave, comme un frère bien-aimé, de moi surtout, et à bien plus forte raison de toi, soit dans la chair, soit dans le seigneur. Si donc tu me regardes comme étant étroitement uni à toi, accueille-le comme moi-même, et s'il t'a fait quelque tort, ou s'il a contracté envers toi quelque dette, mets-les à mon compte. C'est moi, Paul, qui ai écrit de ma propre main ; c'est moi qui te rembourserai ; pour ne pas te rappeler que c'est aussi de ta propre personne que tu es encore mon débiteur. Oui, frère, c'est moi qui voudrais tirer de toi ce profit dans le Seigneur ; tranquillise mon cœur en Christ. C'est parce que je compte sur ton obéissance, que je t'ai écrit, sachant que tu feras encore au delà de ce que je demande ; mais en outre prépare-moi un logement, car j'espère que, grâce à vos prières, je vous serai rendu. Epaphras, mon compagnon de captivité, te salue en Christ Jésus, ainsi que Marc, Aristarque, Démas et Luc, mes coopérateurs. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit !
Deuxième lecture
Paul et Timothée, esclaves de Christ Jésus, à tous les saints en Christ Jésus qui sont à Philippes, avec les évêques et les diacres : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père, et par le Seigneur Jésus-Christ ! Je rends de constantes actions de grâces à mon Dieu dans chacune de mes prières pour tout le souvenir que je conserve de vous ; Lui adressant avec joie ma prière pour vous tous, à cause de votre commun accord pour l'Évangile dès le premier jour jusques à maintenant, ayant la confiance positive que Celui qui a commencé en vous une œuvre excellente la consommera d'ici à la journée de Christ Jésus. Il est juste en effet que je pense ainsi sur vous tous, car je vous porte dans mon cœur, vous, qui tous, soit dans mes chaînes, soit dans la défense et la confirmation de l'Évangile, partagez avec moi la grâce qui m'est faite ; car Dieu m'est témoin, que je vous chéris tous avec la tendresse de Christ Jésus. Et, ce que je demande dans mes prières, c'est que votre charité abonde encore plus en connaissance et en toute espèce de discernement, pour que vous appréciiez ce qui est excellent, afin d'être purs et irréprochables pour la journée de Christ, possédant pleinement par Jésus-Christ le fruit de la justice, à la gloire et à la louange de Dieu.
Deuxième lecture
Et il arriva au temps d'Achaz, fils de Jotham, fils d'Hosias, roi de Juda, que Retsin, roi de Syrie, et Pékach, fils de Remalia, roi d'Israël, se mirent en campagne contre Jérusalem pour l'attaquer ; mais ils ne purent l'attaquer. Et l'on donna cet avis à la maison de David, en ces mots : Le Syrien est campé en Éphraïm. – Alors son cœur et le cœur de son peuple trembla, comme tremblent les arbres de la forêt au souffle du vent. Alors l'Éternel dit à Ésaïe : Va donc te présenter à Achaz, toi et Schear-jaschoub ton fils, au bout de l'aqueduc de l'étang supérieur, vers le sentier du champ du foulon, et dis-lui : Sois sur tes gardes, mais sois tranquille ! ne crains rien ! et que ton cœur ne faiblisse pas devant ces deux bouts de tisons fumants, parce que s'est allumée la colère de Retsin et du Syrien, et du fils de Remalia, et que la Syrie médite ta ruine, ainsi que Éphraïm et le fils de Remalia, disant : Marchons contre Juda, et donnons-lui l'alarme, et battons [la ville] en brèche pour y entrer, et établissons-y pour roi le fils de Tabeel. Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Cela n'aura pas lieu et il n'en sera rien ; car le chef-lieu de la Syrie sera encore Damas, et le chef de Damas Retsin (et encore soixante-cinq ans, et Éphraïm sera mis en pièces et cessera d'être un peuple) ; et le chef-lieu d'Éphraïm sera encore Samarie, et le chef de Samarie le fils de Remalia. Que si vous ne croyez pas, vous ne vous soutiendrez pas.
Évangile
Or la fête des pains sans levain, dite la Pâque, approchait, et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment ils pourraient se défaire de lui, car ils craignaient le peuple. Or Satan entra dans Judas, nommé Iscariote, qui était du nombre des douze, et il vint conférer avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur la manière de le leur livrer. Et ils furent dans la joie, et ils convinrent de lui donner de l'argent, et il s'engagea. Et il cherchait une bonne occasion pour le leur livrer à l'insu de la foule. Cependant le jour des pains sans levain arriva, dans lequel il fallait immoler la pâque ; et il dépêcha Pierre et Jean en disant : « Allez nous faire les préparatifs nécessaires pour que nous mangions la pâque. » Mais ils lui dirent : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il leur dit : « Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et dites au chef de famille : « Le maître te fait dire : Où est la chambre où je dois manger la pâque avec mes disciples ? » Et cet homme vous montrera une grande salle à manger garnie de lits ; faites-y les préparatifs. » Or s'en étant allés ils trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque. Et lorsque l'heure fut arrivée, il se mit à table et les apôtres avec lui. Et il leur dit : « J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant ma passion ; car je vous déclare que je ne la mangerai certainement plus, jusques à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. » Puis, ayant pris une coupe, il dit, après avoir rendu grâces : « Prenez ceci, et distribuez-le entre vous ; car je vous déclare que je ne boirai certainement plus désormais du produit de la vigne, jusques à ce que le royaume de Dieu soit venu. » Puis ayant pris du pain, il le rompit, après avoir rendu grâces, et il le leur donna en disant : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; » puis de même la coupe après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous. Néanmoins, voici, la main de celui qui me livre est avec moi sur la table ; car le fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été fixé, néanmoins malheur à cet homme par qui il est livré. » Et ils se mirent à rechercher entre eux quel était donc celui d'entre eux qui devait faire cela. Et il s'éleva encore parmi eux une discussion pour savoir lequel d'entre eux passait pour le plus grand ; mais il leur dit : « Les rois des nations les dominent, et leurs potentats sont appelés bienfaiteurs ; mais pour vous ne faites pas de même ; au contraire, que le plus grand parmi vous devienne comme le plus jeune, et celui qui commande comme celui qui sert ; car qui est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Mais moi je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Quant à vous, vous êtes ceux qui sont toujours demeurés avec moi dans mes tentations, et moi, de mon côté, je dispose en votre faveur du royaume, comme mon Père en a disposé en ma faveur, afin que vous mangiez et que vous buviez à ma table dans mon royaume, et que vous soyez assis sur des trônes, pour juger les douze tribus d'Israël. Simon, Simon, voici, Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le blé ; mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point, et toi, après être une fois revenu, affermis tes frères. » Or il lui dit : « Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. » Mais il lui dit : « Pierre, je te le déclare, aujourd'hui le coq ne chantera pas, jusqu'à ce que, par trois fois, tu aies nié que tu me connais. » Et il leur dit : « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? » Et ils dirent : « De rien. » Mais il leur dit : « Maintenant, au contraire, que celui qui a une bourse la prenne, et de même aussi sa besace, et que celui qui n'en a pas vende son manteau et s'achète une épée ; car je vous le déclare, il faut que ce passage de l'écriture s'accomplisse en ma personne : « Et c'est parmi des criminels qu'il a été compté ; en effet ce qui me concerne va prendre fin. » Mais ils dirent : « Seigneur, voici, il y a ici deux épées. » Or il leur dit : « Cela suffit. » Et étant sorti il s'achemina, selon sa coutume, vers la montagne des Oliviers ; or les disciples aussi le suivaient. Mais lorsqu'il fut arrivé en cet endroit, il leur dit : « Priez pour ne pas entrer en tentation. » Et lui-même s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre, et s'étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si Tu le veux, fais passer cette coupe loin de moi ! Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui se fasse. » [ Or un ange venu du ciel lui apparut pour le fortifier, et étant entré en agonie, il priait avec plus d'instance ; mais sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre.] Et s'étant levé après sa prière, il vint vers ses disciples qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez afin que vous n'entriez pas en tentation. » Pendant qu'il parlait encore, voici venir une foule, et le nommé Judas, un des douze, la précédait, et il s'approcha de Jésus pour l'embrasser. Mais Jésus lui dit : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le fils de l'homme ! » Et ceux qui étaient avec lui voyant ce qui allait arriver dirent : « Seigneur, si nous frappions de l'épée ? » Et l'un d'entre eux frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite. Mais Jésus prenant la parole dit : « Attendez que ceci soit fait, » et lui ayant touché l'oreille, il le guérit. Or Jésus dit aux grands prêtres et aux chefs des gardes du temple et aux anciens qui s'étaient portés contre lui : « Vous êtes sortis, comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons. Pendant que j'étais chaque jour avec vous dans le temple, vous n'avez pas mis les mains sur moi ; mais c'est ici votre heure, et le règne des ténèbres. » Or l'ayant saisi, ils l'emmenèrent, et ils le conduisirent dans la maison du grand, prêtre. Mais Pierre le suivait de loin. Or après qu'ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu'ils se furent assis ensemble, Pierre se trouvait assis au milieu d'eux. Mais une servante l'ayant vu assis à la lueur du feu et l'ayant regardé fixement, dit : « Celui-ci aussi était avec lui. » Mais lui le nia en disant : « Je ne le connais point, femme ! » Et peu après un autre l'ayant vu, dit : « Toi aussi, tu en es. » Mais Pierre dit : « O homme, je n'en suis point ! » Et au bout d'environ une heure un autre insistait en disant : « Certainement celui-ci aussi était avec lui ; car il est aussi Galiléen. » Mais Pierre dit : « O homme, j'ignore ce dont tu parles. » Et tout à coup, comme il parlait encore, un coq chanta, et le seigneur s'étant retourné regarda Pierre, et Pierre se souvint de la parole du seigneur, qui lui avait dit : « Avant que le coq ait chanté aujourd'hui tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti il pleura amèrement. Et les hommes qui le tenaient le bafouaient après l'avoir frappé, et l'ayant couvert d'un voile, ils l'interrogeaient en disant : « Prophétise ! Quel est celui qui t'a frappé ? » Et ils disaient contre lui beaucoup d'autres injures. Et lorsque le jour fut venu, le corps des anciens du peuple se réunit ainsi que les grands prêtres et les scribes, et ils l'amenèrent devant leur propre tribunal, en disant : « Si tu es le Christ, dis-le nous. » Mais il leur dit : « Si je vous le disais, vous ne le croiriez certainement pas ; si, d'un autre côté, je vous interrogeais, vous ne répondriez certainement pas. Mais désormais le fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. « Or ils dirent tous : « Tu es donc le fils de Dieu ? » Or il leur dit : « C'est vous-mêmes qui dites que je le suis. » Mais ils dirent : « Qu'avons-nous encore besoin de témoignage, puisque c'est nous-mêmes qui l'avons entendu de sa bouche ? »
Prière du soir — deuxième lecture
Mais Marie se tenait dehors près du sépulcre en pleurant ; comme donc elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l'un à la tête, et l'autre aux pieds, là où avait été couché le corps de Jésus ; et ils lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Et elle leur dit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l'ont mis. » Après avoir dit cela elle se retourna en arrière, et elle voit Jésus debout, et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, s'imaginant que c'est le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'irai prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » S'étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni », ce qui signifie, Maître. Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie la Magdalène vient annoncer aux disciples qu'elle a vu le Seigneur, et qu'il lui a dit ces choses. Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! »
Évangile
Or ils étaient en chemin pour monter à Jérusalem, et Jésus les précédait, et ils étaient terrifiés ; mais il y en eut qui le suivaient avec effroi. Et ayant derechef pris à lui les douze, il se mit à leur annoncer ce qui allait lui arriver : « Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux Gentils, et ils le bafoueront, et ils cracheront sur lui, et ils le fustigeront, et ils le mettront à mort, et au bout de trois jours il ressuscitera. » Et Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, s'approchent de lui, en lui disant : « Maître, nous désirons que tu fasses pour nous tout ce que nous te demanderons. » Et il leur dit : « Que désirez-vous que je fasse pour vous ? » Et ils lui dirent : « Accorde-nous d'être assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche dans ta gloire. » Mais Jésus leur dit : « Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je dois boire, ou être baptisés du baptême dont moi je dois être baptisé ? » Et ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Mais Jésus leur dit : « Vous boirez la coupe que moi je dois boire, et vous serez baptisés du baptême dont moi je dois être baptisé ; mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne dépend pas de moi de l'accorder, sauf à ceux pour-lesquels cela a été préparé. » Ce que les dix ayant entendu, ils commencèrent à s'indigner contre Jacques et Jean ; et Jésus les ayant appelés à lui leur dit : « Vous savez que ceux qui s'imaginent commander aux peuples les tyrannisent, et que leurs grands les oppriment ; mais il n'en est pas de même parmi vous ; au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous sera l'esclave de tous. En effet le fils de l'homme non plus n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie comme une rançon pour plusieurs. »
Évangile
Et étant, quelques jours après, rentré à Capharnaoum, on ouït dire : « Il est à la maison. » Et il se fit un nombreux rassemblement, en sorte que les environs de la porte n'y suffisaient même plus, et il leur annonçait la parole. Et des gens surviennent lui amenant un paralytique porté par quatre hommes ; et comme ils ne pouvaient, à cause de la foule, le transporter vers lui, ils découvrirent le toit, là où il était ; et après avoir fait une ouverture, ils dévalent la couchette où le paralytique était couché. Et Jésus, ayant vu leur foi, dit au paralytique : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Or il y avait là quelques scribes qui étaient assis et qui se disaient dans leurs cœurs : « En parlant ainsi, cet homme blasphème ; qui est-ce qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ? » Et aussitôt Jésus, ayant connu en son esprit ce qu'ils pensaient en eux-mêmes, leur dit : « Pourquoi pensez-vous ces choses-là dans vos cœurs ? Quel est le plus facile, de dire au paralytique : Tes péchés sont pardonnés ; ou de dire : Lève-toi, et prends ta couchette, et marche ? Or, pour que vous sachiez que fils de l'homme a l'autorité de pardonner les péchés sur la terre… » il dit au paralytique : « Je te le dis, lève-toi, prends ton lit, et va-t-en dans ta maison. » Et il se leva, et aussitôt ayant pris sa couchette il sortit en présence de tous, en sorte que tous étaient dans l'étonnement, et glorifiaient Dieu : « car jamais nous n'avons rien vu de semblable. »
Évangile
Alors donc Pilate fit prendre et fustiger Jésus. Et les soldats, ayant tressé une couronne avec des épines, la posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre, et ils venaient vers lui et disaient : « Salut, roi des Juifs ! » Et ils lui donnèrent des soufflets. Et Pilate sortit derechef et leur dit : « Voici, je vous l'amène, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. » Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et il leur dit : « Voici l'homme. » Lors donc que les grands prêtres et leurs satellites le virent, ils s'écrièrent : « Crucifie, crucifie ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; car pour moi je ne trouve pas de crime en lui. » Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une loi, et selon la loi il doit mourir, parce qu'il s'est fait fils de Dieu. » Lors donc que Pilate eut ouï cette parole, il craignit davantage, et il rentra dans le prétoire et dit à Jésus : « D'où es-tu ? » Mais Jésus-ne lui fit pas de réponse. Pilate donc lui dit : « Tu ne me parles pas ! Ne sais-tu pas que j'ai l'autorité de te relâcher, et que j'ai l'autorité de te crucifier ? » Jésus lui répondit : « Tu n'aurais nulle autorité sur moi, si elle ne t'avait été donnée d'en haut ; c'est pourquoi celui qui m'a livré à toi commet un plus grand péché. » Dès lors Pilate cherchait à le relâcher ; mais les Juifs s'écrièrent : « Si tu relâches celui-ci, tu n'es pas ami de l'empereur ; quiconque se fait roi se déclare contre l'empereur ! » Pilate donc, quand il eut ouï ces paroles, fit sortir Jésus, et s'assit sur un tribunal dans un endroit appelé Pavé, mais en hébreu Gabbatha. Or c'était la préparation de la pâque ; c'était environ la sixième heure, et il dit aux Juifs : « Voilà votre roi ! » Ceux-ci s'écrièrent donc : « Fais-le mourir ! Fais-le mourir ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Crucifierai-je votre roi ? » Les grands prêtres lui répondirent : « Nous n'avons d'autre roi que l'empereur. » Alors donc il le leur livra pour être crucifié. et, portant lui-même sa croix, il sortit pour se rendre à l'endroit appelé du crâne, qui en hébreu est appelé Golgoth, où ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, de droite et de gauche, et Jésus au milieu. Cependant Pilate composa aussi une inscription et la fit placer sur la croix ; or elle était ainsi conçue : Jésus le nazoréen, le roi des juifs. Plusieurs des Juifs lurent donc cette inscription, parce que l'endroit où fut crucifié Jésus était près de la ville, et qu'elle était écrite en hébreu, en latin et en grec. Les grands prêtres des Juifs disaient donc à Pilate : « N'écris pas : Le roi des Juifs, mais qu'il a dit : Je suis roi des Juifs. » Pilate répondit : « Ce que j'ai écris, je l'ai écrit. » Les soldats donc, lorsqu'ils eurent crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat ; ils prirent aussi la tunique. Or la tunique était sans couture, entièrement tissée du haut en bas ; ils se dirent donc entre eux : « Ne la déchirons pas, mais tirons-la au sort, à qui l'aura. » — Afin que fût accompli le passage de l'Écriture : « Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré mon habit au sort. » — Les soldats firent donc ces choses, tandis que, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas et Marie la Magdalène. Jésus donc, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Ensuite il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et dès ce moment le disciple la prit chez lui. Après cela Jésus, qui savait que tout était déjà accompli, — afin que l'Écriture fût accomplie, — dit : « J'ai soif. » Il y avait là un vase plein de vinaigre ; on attacha donc une éponge pleine de ce vinaigre à une branche d'hysope et on l'approcha de sa bouche. Lors donc que Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « C'est accompli, » et ayant penché la tête, il rendit l'esprit. Les Juifs donc (parce que c'était la préparation), afin que les corps ne demeurassent pas sur la croix pendant le sabbat (car le jour de ce sabbat était grand), les Juifs demandèrent à Pilate qu'on leur rompît les jambes et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc, et rompirent les jambes du premier, et celles de l'autre crucifié avec lui, mais en venant à Jésus, comme ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; mais l'un des soldats lui perça le flanc avec une lance, et il en sortit aussitôt du sang et de l'eau. — Et c'est celui qui l'a vu qui en a porté témoignage, et son témoignage est véritable, et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez ; car cela est advenu afin que ce passage de l'Écriture fût accompli : « Aucun de ses os ne sera brisé. » Et un autre passage de l'Écriture dit encore : « Ils verront celui qu'ils ont transpercé. » Or, après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en cachette par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc et enleva son corps. Or Nicodème, qui était venu vers lui de nuit la première fois, vint aussi portant un rouleau de myrrhe et d'aloès, pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent de bandelettes avec les parfums, selon la coutume suivie par les Juifs pour la sépulture. Or il y avait dans l'endroit où il avait été crucifié un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, dans lequel personne n'avait encore été déposé ; ce fut donc là, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche, qu'ils déposèrent Jésus.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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