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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Actes 5:12-16

Or il se faisait par les apôtres de nombreux miracles et de nombreux prodiges parmi le peuple ; et ils se tenaient tous ensemble dans le portique de Salomon ; toutefois aucun des autres n'osait s'attacher à eux, mais le peuple les exaltait. Cependant il s'agrégeait toujours plus de gens qui croyaient au Seigneur, des multitudes d'hommes et de femmes ; en sorte que l'on apportait les malades même dans les rues, et qu'on les plaçait sur des couchettes et des grabats, afin que, au passage de Pierre, son ombre tout au moins couvrît quelqu'un d'eux. Or la multitude des villes voisines accourait aussi à Jérusalem, apportant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs, qui tous étaient guéris.

Première lecture

Ésaïe 13

Oracle contre Babylone, qui fut révélé à Ésaïe, fils d'Amots. Sur une montagne nue dressez un étendard, élevez la voix pour les appeler, agitez la main pour qu'ils envahissent les portes des tyrans ! Moi-même j'ai donné l'ordre à ma sainte milice, et j'ai appelé mes héros pour exécuter mes vengeances, ceux qui tressaillent fièrement pour moi. On entend une rumeur sur les montagnes, comme celle d'un peuple nombreux ; on entend le tumulte de royaumes, de peuples rassemblés : l'Éternel des armées fait la revue de sa milice guerrière. Ils arrivent d'un pays lointain, de l'extrémité des Cieux, l'Éternel et les instruments de sa vengeance, pour dévaster toute la terre. Gémissez ! car la journée de l'Éternel est proche ; comme une ruine de par le Tout-Puissant elle arrive. Aussi toutes les mains sont lâches, et le cœur de tout homme se fond. Ils sont dans l'épouvante, saisis de douleurs et d'angoisses, ils souffrent les maux de la femme en travail ; stupéfaits ils se regardent l'un l'autre, leur visage a l'aspect de la flamme. Voici, la journée de l'Éternel arrive cruelle, avec la fureur et l'ardente colère, pour faire de la terre une solitude, et Il en exterminera les pécheurs. Car les étoiles du Ciel et ses astres ne font plus briller leur lumière, le soleil s'obscurcit à son lever, et la lune ne fait plus luire sa lumière. Et je punirai le monde de sa méchanceté, et les impies de leurs crimes ; et je mettrai fin à l'orgueil des superbes, et j'humilierai la hauteur des tyrans. Je rendrai les hommes plus rares que l'or fin, et les humains que les trésors d'Ophir. C'est pourquoi je ferai trembler les Cieux, et la terre sera ébranlée sur sa base, lors du courroux de l'Éternel des armées, et au jour de son ardente colère. Alors, tel qu'une gazelle effarouchée et qu'une brebis que nul ne recueille, chacun se dirigera vers son peuple, et chacun fuira dans son pays. Quiconque sera trouvé, sera percé, et quiconque sera saisi, périra par l'épée. Et leurs enfants seront écrasés sous leurs yeux, leurs maisons seront pillées et leurs femmes violées. Voici, je fais lever contre eux les Mèdes qui ne tiennent pas compte de l'argent, et n'ont nul penchant pour l'or. Et leurs arcs mettront les jeunes gens en pièces, pour le fruit porté dans le sein ils seront sans pitié, et pour les enfants ils ne s'attendriront point. Et Babel, l'ornement des empires, la pompe orgueilleuse des Chaldéens, sera comme Sodome et Gomorrhe que Dieu bouleversa. Elle ne sera plus jamais habitée, plus peuplée d'âge en âge ; l'Arabe n'y placera plus sa tente, ni les bergers leur parc. Et elle sera le parc des bêtes du désert, et les hiboux rempliront ses maisons, et les autruches y prendront leur gîte, et les satyres y danseront. Et dans leurs palais les hyènes s'entre-répondront, et les chacals dans leurs maisons de plaisance. Et son temps est proche, et le délai ne sera pas prolongé pour elle.

Première lecture

1 Rois 4:29-34

Et Dieu dota Salomon de la sagesse et du discernement en très grande mesure, et d'un esprit étendu comme le sable du rivage de la mer. Et la sagesse de Salomon était plus grande que la sagesse de tous les enfants de l'Orient et que toute la sagesse de l'Egypte. Et il était plus sage que tous les hommes, que Ethan l'Esrahite, et Eiman et Chalchol et Darda, fils de Mahol ; et il était renommé parmi tous les peuples d'alentour. Et Salomon prononça trois mille sentences et ses hymnes furent au nombre de mille et cinq. Et il traita des arbres, depuis le cèdre du Liban à l'hysope qui croît à la muraille, et il traita des quadrupèdes et des oiseaux et des reptiles et des poissons. Et de chez tous les peuples on venait écouter la sagesse de Salomon, de la part de tous les Rois de la terre qui entendaient parler de sa sagesse.

Prière du matin — première lecture

Genèse 11:1-10

Et une seule langue et un seul langage existait sur toute la terre. Et il arriva que dans leurs migrations à l'Orient ils rencontrèrent une plaine au pays de Sinear, et ils s'y fixèrent. Et ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! fabriquons des briques, et nous les ferons cuire. Et les briques leur tinrent lieu de pierres, et l'asphalte leur tint lieu de mortier. Et ils dirent : Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont la cime touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. Alors l'Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l' Éternel dit : Voici, c'est un seul peuple et une seule langue pour eux tous, et c'est le commencement de leur entreprise, et maintenant ils ne seraient entravés dans rien de ce qu'ils projettent d'exécuter. Allons ! descendons et confondons là leur langage, afin que l'un n'entende plus le langage de l'autre. Et l'Éternel les dispersa ainsi de là sur la face de toute la terre, et ils discontinuèrent de bâtir la ville. C'est pour cela qu'on l'appela du nom de Babel ; car c'est là que l'Éternel confondit le langage de toute la terre, et c'est de là que l'Éternel les dispersa sur la face de toute la terre. C'est ici l'histoire de Sem. – Sem était âgé de cent ans lorsqu'il engendra Arphachsad, deux ans après le déluge.

Épître

Actes 10:34;10:42-48

Et Pierre, ouvrant la bouche, dit : « Je comprends véritablement que Dieu ne fait pas acception de personnes, et il nous a ordonné de prêcher au peuple et d'attester que c'est lui qui a été désigné par Dieu comme juge des vivants et des morts. C'est de lui que tous les prophètes attestent que quiconque croit en lui reçoit par son nom la rémission des péchés. » Pendant que Pierre prononçait encore ces mots, l'esprit saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et les fidèles circoncis qui avaient accompagné Pierre étaient surpris que le don de l'esprit saint fût également répandu sur les Gentils ; car ils les entendaient parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre reprit : « Est-ce que quelqu'un peut retenir l'eau, afin que le baptême ne soit pas administré à ces hommes qui ont reçu l'esprit saint aussi bien que nous ? » Et il ordonna qu'ils fussent baptisés au nom de Jésus-Christ. Alors ils le prièrent de séjourner quelques jours.

Première lecture

Exode 34

Et l'Éternel dit à Moïse : Taille-toi deux tables de pierre comme les premières ; et j'écrirai sur les tables les paroles qui se trouvaient sur les premières tables que tu as brisées. Et tiens-toi prêt dès le matin et monte le matin à la montagne de Sinaï, et t'y présente à moi sur le sommet de la montagne. Et que personne ne monte avec toi, et que personne ne se montre sur toute la montagne, et que ni menu ni gros bétail ne pâture du côté de cette montagne-là. Alors Moïse tailla deux tables de pierre comme les premières, et il se leva le matin et monta à la montagne de Sinaï selon l'ordre qu'il avait reçu de l'Éternel, et il prit dans sa main les deux tables de pierre. Alors l'Éternel descendit dans la nue et s'y rencontra avec lui, et Il prononça le nom de l'Éternel. Et l'Éternel passa devant lui et proclama « l'Éternel, l'Éternel, Dieu miséricordieux et clément, patient, et riche en amour et en fidélité, qui conserve son amour jusqu'à la millième génération, qui pardonne l'iniquité, la désobéissance et le péché, mais qui ne laisse pas toujours impuni, faisant tomber la peine des pères sur les enfants et les enfants des enfants jusqu'à la troisième et à la quatrième génération. » Alors Moïse aussitôt se prosterna contre terre et adora et il dit : Si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, Seigneur, que le Seigneur passe au milieu de nous, puisque c'est un peuple au col roide, et pardonne notre égarement et notre péché, et fais de nous ta propriété. Et Il dit : Voici, je conclus une alliance ; devant tout ton peuple je veux opérer des miracles tels qu'il n'en a point été produit en aucun pays et chez aucune nation, et tout le peuple, au sein duquel tu es, verra l'œuvre de l'Éternel ; car ce que je vais faire avec toi sera terrible. Prends garde à ce que je te commande aujourd'hui ! Voici, je chasserai devant toi les Amoréens et les Cananéens et les Héthiens et les Phérisiens et les Hévites et les Jébusites. Garde-toi d'accorder une alliance aux habitants du pays où tu entreras, de peur d'avoir en eux un piège parmi vous ; vous détruirez au contraire leurs autels et briserez leurs statues, et arracherez leurs Aschères, car tu n'adoreras aucun autre Dieu ; car l'Éternel, dont le nom est le Jaloux, est un Dieu jaloux ; garde-toi d'accorder une alliance aux habitants du pays, de peur que, lorsqu'ils se prostituent à la suite de leurs dieux et font des sacrifices à leurs dieux, ils ne t'invitent et que tu ne manges de leurs victimes, et que tu ne maries tes fils parmi leurs filles, et que leurs filles, se prostituant à la suite de leurs dieux, n'entraînent tes fils à se prostituer à la suite de leurs dieux. Tu ne te feras point de dieu de fonte. Tu observeras la fête des azymes ; sept jours tu mangeras des azymes, comme je te l'ai prescrit, à l'époque du mois des épis ; car c'est dans le mois des épis que tu es sorti d'Egypte. Toutes les prémices de la maternité m'appartiennent, ainsi que dans tous tes troupeaux tout mâle premier-né du gros et du menu bétail. Mais le premier-né de l'âne tu le rachèteras au moyen d'un mouton ; et si tu ne le rachètes pas, tu l'assommeras. Tu rachèteras tout premier-né de tes fils, et l'on ne se présentera pas devant moi les mains vides. Six jours tu travailleras, mais tu chômeras le septième jour, même pendant les semailles et la moisson tu le chômeras. Tu feras la fête des Semaines en offrant les prémices du froment moissonné, et la fête de la rentrée des récoltes l'année étant révolue. Trois fois par an tous tes mâles se présenteront devant le Seigneur, l'Éternel, Dieu d'Israël. Car je chasserai les nations devant toi et étendrai tes frontières, et personne ne convoitera ton pays, lorsque trois fois par an tu iras en pèlerinage te présenter devant l'Éternel, ton Dieu. Tu n'immoleras point sur du levain le sang de mes victimes, et là victime de la fête de Pâques ne sera point conservée jusqu'au matin. Tu apporteras à la maison de l'Éternel, ton Dieu, la fleur des prémices de ton sol. Tu ne feras pas cuire le chevreau au lait de sa mère. Et l'Éternel dit à Moïse : Mets par écrit ces paroles ; car c'est aux termes de ces paroles que je conclus une alliance avec toi et avec Israël. Et Moïse fut là avec l'Éternel quarante jours et quarante nuits ; il ne mangea point de pain et ne but point d'eau ; et il écrivit sur des tables les paroles de l'alliance, dix paroles. Et lorsque Moïse descendit du mont de Sinaï, les Deux Tables du Témoignage étant dans les mains de Moïse qui descendait de la montagne, Moïse ne se doutait pas que la peau de son visage resplendît, parce qu'il s'était entretenu avec Lui. Et Aaron et tous les enfants d'Israël regardèrent Moïse, et voici, la peau de son visage rayonnait, et ils craignaient de l'aborder. Mais Moïse les appela, et Aaron et tous les princes de l'assemblée se dirigèrent vers lui, et il leur parla. Après cela, tous les enfants d'Israël s'approchèrent, et il leur transmit tous les ordres que l'Éternel lui avait donnés sur le mont de Sinaï. Et Moïse ayant terminé le discours qu'il leur adressait, mit un voile sur sa figure. Et lorsque Moïse pénétrait devant l'Éternel pour lui parler, il ôtait le voile jusqu'à ce qu'il sortît ; et étant sorti, il redisait aux enfants d'Israël tout ce qui lui avait été ordonné. Et les enfants d'Israël voyant le visage de Moïse, aperçurent la peau resplendissante de son visage. C'est pourquoi Moïse mettait le voile sur son visage jusqu'à ce qu'il entrât pour parler avec Lui.

Prière du matin — deuxième lecture

1 Corinthiens 12:1-14

Mais en ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance. Vous savez comment, lorsque vous étiez des gentils, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes ; c'est pourquoi je vous informe que personne, quand il parle par l'esprit de Dieu, ne dit : « Maudit est Jésus, » et que personne ne peut dire : « Jésus est seigneur, » que par l'esprit saint. Il y a cependant des diversités dans les dons, mais c'est le même Esprit ; Il y a aussi des diversités dans les emplois, et le même seigneur ; il y a aussi des diversités dans les opérations, et c'est le même Dieu qui les opère toutes en tous. Mais la manifestation de l'Esprit est donnée à chacun, en vue de ce qui est utile : en effet, à l'un est donnée par l'Esprit un discours de sagesse, tandis qu'à un autre c'est un discours de connaissance, conformément au même Esprit ; à un autre est donnée la foi, grâce au même Esprit, tandis qu'à un autre ce sont des dons de guérisons, grâce au seul et unique Esprit ; mais à un autre ce sont des opérations miraculeuses, à un autre une prophétie, à un autre des jugements d'esprits, à un autre des variétés de langues. Mais c'est le seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, les dispensant en particulier à chacun comme il veut. En effet, de même que le corps forme un seul tout et possède plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, bien qu'ils soient plusieurs, forment un seul corps, de même en est-il aussi de Christ ; car c'est dans un seul Esprit que tous nous avons été baptisés pour ne former qu'un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit. En effet le corps aussi n'est pas formé d'un seul membre, mais de plusieurs.

Psaume responsorial

Psaumes 67

Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Cantique.Que Dieu nous soit favorable et nous bénisse ! Qu'il fasse luire sa face sur nous ! (Pause) afin que la voie que Tu suis, soit connue sur la terre, et parmi les nations, le secours que Tu donnes. Les peuples te louent, ô Dieu, tous les peuples te louent. Que les nations se réjouissent, et qu'elles chantent ! car tu juges les nations avec équité, et tu es le guide des nations sur la terre. Que les peuples te louent, ô Dieu ! que tous les peuples te louent ! La terre a donné ses récoltes. Que Dieu, notre Dieu, nous bénisse ! Que Dieu nous bénisse, et qu'il soit craint de toutes les extrémités de la terre !

Évangile

Jean 3:16-21

En effet Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle ; car Dieu n'a pas envoyé Son Fils dans le monde afin qu'il jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui. Celui qui croit en lui n'est point jugé ; celui qui ne croit pas a déjà été jugé parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Or voici en quoi consiste ce jugement, c'est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises ; car quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas vers la lumière, afin que ses œuvres ne soient pas dévoilées ; mais celui qui pratique la vérité vient vers la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées parce qu'elles sont faites en Dieu. »

Psaume responsorial

Psaumes 108

Cantique de David.O Dieu, mon cœur se rassure ! Par mes chants et mes accords, oui, je veux célébrer ma gloire. Sus ! mon luth et ma harpe ! Je serai debout avec l'aurore ! Je te louerai, Éternel, parmi les peuples, et te chanterai parmi les nations. Car ta grâce est plus grande que les Cieux, et ta fidélité atteint jusques aux nues. Elève-toi, ô Dieu, sur les Cieux, et que sur toute la terre apparaisse ta gloire ! Pour que les bien-aimés soient sauvés, aide-les de ta droite, et nous exauce ! Dieu l'a promis par sa sainteté : je veux m'en réjouir ! « Je vous partagerai Sichem, et vous distribuerai la vallée de Succoth ; Galaad est à moi, Manassé est à moi, Ephraïm est le rempart de ma tête, et Juda, mon sceptre royal ; Moab est le bassin où je me baigne, sur Edom je jette ma chaussure, sur la Philistie je pousse des cris de joie. » Qui me conduira dans la ville forte ? qui me mènera jusqu'en Edom ? N'est-ce pas toi, ô Dieu, toi qui nous rejetas, et ne marchas plus, ô Dieu, avec nos armées ? Donne-nous ton aide pour sortir de la gêne, puisque le secours de l'homme est une vanité ! Avec Dieu, nous serons vainqueurs, et c'est lui qui foulera nos ennemis.

Psaume responsorial

Psaumes 137

Sur les bords des fleuves de Babel nous étions assis, et nous pleurions en pensant à Sion. Aux saules de la contrée nous suspendîmes nos harpes ; car là nos vainqueurs nous demandaient des chants, et nos oppresseurs, de joyeux, cantiques : « Chantez-nous {[}disaient-ils{]} des hymnes de Sion ! » Comment chanter les hymnes de l'Éternel sur une terre étrangère ?… Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite m'oublie ! Que ma langue s'attache à mon palais, si de toi, Jérusalem, je perds le souvenir si je ne mets pas Jérusalem au-dessus de la première de mes joies ! Éternel, garde aux enfants d'Edom la mémoire de la journée de Jérusalem ! Alors ils disaient : « Rasez ! rasez jusqu'à ses fondements ! » Fille de Babel, qui nous as saccagés, heureux qui te rendra tout ce que tu nous as fait ! Heureux qui saisira, et écrasera tes enfants sur le roc !

Psaume responsorial

Psaumes 135

Alléluia ! Louez le nom de l'Éternel, louez-le, serviteurs de l'Éternel, qui vous tenez dans la maison de l'Éternel, dans les parvis de la maison de notre Dieu ! Louez Dieu ! car l'Éternel est bon ; célébrez son nom ! car Il est clément. Car l'Éternel s'est choisi Jacob, Israël, pour son héritage. Car je sais que l'Éternel est grand, et notre Seigneur, plus grand que tous les dieux. Tout ce qu'il veut, l'Éternel le fait, dans les Cieux et sur la terre, dans les mers et dans tous les abîmes. C'est lui qui fait lever les nuages des bouts de la terre, succéder la pluie à la foudre, et sortir les vents de ses arsenaux ; qui frappa les premiers-nés de l'Egypte, depuis les hommes jusqu'aux animaux ; produisit dans ton sein, ô Egypte, des signes et des miracles contre Pharaon et tous ses serviteurs ; Qui défit des peuples nombreux, et ôta la vie à des rois puissants, à Sihon, roi de l'Amoréen, et à Og, roi de Basan, et à tous les rois de Canaan, et donna leur pays en héritage, en héritage à Israël, son peuple. Seigneur, ton nom est éternel, et ta mémoire se transmet d'âge en âge. Car l'Etemel est le défenseur de son peuple, et Il prend pitié de ses serviteurs. Les idoles des nations sont de l'argent et de l'or, c'est l'ouvrage de mains d'homme. Elles ont une bouche, et ne parlent point ; des yeux, et ne voient point ; des oreilles, et n'entendent point ; et même leur bouche ne respire point ; semblables à elles sont ceux qui les fabriquent, tous ceux qui mettent en elles leur confiance. Maison d'Israël, bénissez l'Éternel ! Maison d'Aaron, bénissez l'Éternel ! Maison de Lévi, bénissez l'Éternel ! Adorateurs de l'Éternel, bénissez l'Éternel ! Que de Sion l'Éternel soit béni, lui qui réside en Jérusalem ! Alléluia !

Prière du soir — première lecture

Nombres 11:16-31

Alors l'Éternel dit à Moïse : Choisis-moi soixante-dix hommes parmi les Anciens d'Israël que tu connais pour être Anciens du peuple et préposés sur lui, et amène-les à la Tente du Rendez-vous, et qu'ils s'y présentent avec toi. Et je descendrai et parlerai là avec toi, et je prendrai de l'esprit qui repose sur toi, et en mettrai sur eux, afin qu'ils portent avec toi le fardeau du peuple, et que tu n'en sois plus chargé seul. Et tu diras au peuple : Sanctifiez-vous pour demain et vous aurez de la chair à manger ; car vous avez pleuré aux oreilles de l'Éternel et dit : Qui nous donnera de la chair à manger, car nous étions bien en Egypte ? et l'Éternel vous donnera de la chair à manger. Ce ne sera ni un jour ni deux que vous en mangerez, ni cinq, ni dix, ni vingt jours, mais un mois de temps, jusqu'à ce qu'elle s'exhale par vos narines, et qu'elle vous dégoûte, parce que vous avez répudié l'Éternel qui est au milieu de vous, et pleuré devant lui et dit : Pourquoi donc avons-nous quitté l'Egypte ? Et Moïse dit : Il y a six cent mille hommes de pied dans ce peuple au milieu duquel je suis, et Tu dis : Je leur donnerai de la chair, de quoi manger un mois de temps. Égorgera-t-on pour eux du gros et du menu bétail jusqu'à leur suffisance ? réunira-t-on tous les poissons de la mer pour qu'ils aient assez ? Et l'Éternel dit à Moïse : La main de l'Éternel se raccourcit-elle ? Tu vas voir si ma parole s'exécutera ou non. Et Moïse sortit et redit au peuple les paroles de l'Éternel, et il choisit soixante-dix hommes parmi les Anciens du peuple et les plaça autour de la Tente. Et l'Éternel descendit dans la nue et lui parla, et Il prit de l'esprit qui reposait sur lui, et Il en mit sur les soixante-dix Anciens. Et lorsque l'esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent ; mais ils ne le firent plus de nouveau. Or deux hommes étaient restés dans le camp, l'un nommé Eldad, l'autre Medad ; et l'esprit vint reposer sur eux (ils étaient parmi les [soixante-dix] inscrits, quoiqu'ils n'eussent point paru à la Tente) et ils prophétisaient dans le camp. Aussitôt le jeune garçon courut en informer Moïse et lui dit : Eldad et Medad prophétisent dans le camp. Et Josué, fils de Nun, serviteur de Moïse depuis sa jeunesse, prit la parole et dit : Mon seigneur, Moïse, empêche-les. Mais Moïse lui dit : Veux-tu montrer du zèle pour moi ? Je voudrais que dans le peuple de l'Éternel tous fussent des prophètes, que l'Éternel mît son esprit sur eux. Et Moïse se retira dans le camp, lui et les Anciens d'Israël. Et un vent envoyé par l'Éternel amena des cailles à travers la mer et les abattit dans le camp sur un espace d'environ une journée de marche d'un côté et d'environ une journée de marche de l'autre autour du camp, à deux coudées environ au-dessus du sol.

Deuxième lecture

Actes 17

Or, après avoir traversé Amphipolis et Appollonie, ils arrivèrent à Thessalonique, où les Juifs avaient une synagogue. Or, selon l'habitude de Paul, il se rendit auprès d'eux, et, pendant trois sabbats, il discuta avec eux, démontrant et établissant d'après les Écritures qu'il fallait que le Christ souffrît et ressuscitât des morts, et disant : « Ce Christ, c'est le Jésus que je vous annonce. » Et quelques-uns d'entre eux furent persuadés et se rallièrent à Paul et à Silas, ainsi qu'une grande quantité des Grecs dévots, et bon nombre des premières dames de la ville. Mais les Juifs, émus de jalousie, ayant recruté quelques mauvais sujets parmi les batteurs de pavé, et ayant provoqué un rassemblement, répandirent l'agitation dans la ville, et, s'étant portés vers la maison de Jason, ils cherchèrent à les amener devant le peuple. Mais, ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les magistrats municipaux en criant : « Ceux qui ont bouleversé le monde sont aussi venus ici, et Jason les héberge ; et tous ils agissent contre les édits de l'empereur en disant qu'ils ont un autre roi, qui est Jésus. » Or ils émurent la foule ainsi que les magistrats municipaux qui entendaient ces paroles ; et, après avoir exigé de Jason et des autres la caution nécessaire, ils les laissèrent aller. Mais les frères se hâtèrent de faire partir de nuit pour Bérée Paul et Silas, qui, à leur arrivée, se rendirent dans la synagogue des Juifs. Or, ces derniers étaient d'un plus noble caractère que ceux de Thessalonique, et ils accueillirent la parole avec beaucoup d'ardeur, examinant chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact ; plusieurs donc d'entre eux crurent, ainsi que des femmes grecques de distinction et bon nombre d'hommes. Mais, dès que les Juifs de Thessalonique surent que Paul prêchait également à Bérée la parole de Dieu, ils s'y rendirent pour y soulever et y agiter aussi la foule. Alors les frères firent immédiatement partir Paul, pour qu'il gagnât la mer ; Silas et Timothée restèrent à Bérée. Or ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusques à Athènes, et, après avoir reçu, pour Silas et Timothée, l'ordre qu'ils eussent à venir le rejoindre le plus tôt possible, ils s'en retournèrent. Mais, pendant que Paul les attendait à Athènes, son esprit s'irritait au dedans de lui, à la vue de cette ville toute remplie d'idoles. En conséquence, tandis que, d'un côté, il discutait dans la synagogue avec les Juifs et les dévots, et chaque jour, dans la place publique, avec les gens qu'il y rencontrait, d'un autre côté, quelques philosophes, tant épicuriens que stoïciens, conféraient aussi avec lui, et quelques-uns disaient : « Que veut donc dire ce bavard ? » et d'autres : « Il paraît que c'est un prédicateur de divinités étrangères ; » parce qu'il annonçait Jésus et la résurrection. Et s'étant saisis de lui, ils le conduisirent sur l'Aréopage, en disant : « Pouvons-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine que tu prêches ? Car tu nous fais entendre des choses étranges ; nous désirons donc savoir ce que cela peut être. » Or tous les Athéniens, et les étrangers qui résident parmi eux, ne passaient leur temps à autre chose qu'à raconter ou à ouïr ce qu'il y avait de plus nouveau. Paul s'étant placé au milieu de l'Aréopage dit : « Athéniens, je sais que vous êtes à tous égards on ne peut plus religieux ; car, en faisant la revue et l'examen de vos objets sacrés, j'ai même découvert un autel sur lequel on avait inscrit : au dieu inconnu. Ce que vous révérez donc sans le connaître, c'est là ce que je vous annonce : Le Dieu qui a créé le monde et tout ce qui s'y trouve, Lui qui est le Maître du ciel et de la terre, n'habite point dans des sanctuaires construits de main d'homme, et Il n'est point non plus servi par des mains humaines, comme s'il avait besoin de rien, Lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses ; Il a fait aussi que, sorties d'un seul, toutes les nations des hommes, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant fixé, selon des périodes déterminées, les bornes mêmes de leur habitation, afin qu'elles cherchassent Dieu, pour voir si, en Le cherchant à tâtons, elles Le trouveraient, quoiqu'il ne soit pas loin de chacun de nous ; car c'est en Lui que nous vivons, que nous nous mouvons et que nous sommes, comme l'ont dit aussi quelques-uns de nos poètes : « Car c'est de Lui que nous sommes aussi la race ; » étant ainsi la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la Divinité soit semblable à de l'or, ou à de l'argent, ou à de la pierre, sculptés par l'art et l'invention de l'homme. Dieu, ne tenant donc pas compte des temps d'ignorance, fait maintenant savoir aux hommes que tous, en tous lieux, aient à se repentir, puisqu'Il a fixé un jour dans lequel Il doit juger la terre avec justice par l'homme qu'il a désigné ; ce dont Il a donné à tous une garantie en le ressuscitant des morts…  » Mais, lorsqu'ils entendirent parler d'une résurrection des morts, les uns raillaient, tandis que les autres dirent : « Nous t'entendrons sur ce sujet encore une autre fois. » Ce fut ainsi que Paul sortit du milieu d'eux. Mais quelques hommes s'étant attachés à lui crurent ; parmi eux se trouvait Denys l'Aréopagite ainsi qu'une femme nommée Damaris, et d'autres avec eux.

Deuxième lecture

Apocalypse 16

Et j'entendis une voix forte, sortant du sanctuaire, qui disait aux sept anges : « Allez et versez sur la terre les sept coupes du courroux de Dieu. » Et le premier sortit et versa sa coupe sur la terre, et il y eut un ulcère, et il fut malfaisant pour les hommes qui portaient la marque de la bête et qui adoraient son image. Et le second versa sa coupe dans la mer, et elle devint comme le sang d'un mort, et tout être vivant mourut, ceux qui sont dans la mer. Et le troisième versa sa coupe dans les fleuves et les sources d'eau, et ils devinrent du sang. Et j'entendis l'ange des eaux qui disait : « Tu es juste, Toi qui es et qui étais saint, d'avoir rendu ce jugement, car ils ont versé le sang des saints et des prophètes. Et Tu leur as donné du sang à boire ; ils en sont dignes ! » Et j'entendis l'autel dire : « Oui, Seigneur Dieu tout-puissant, véritables et justes sont Tes jugements ! » Et le quatrième versa sa coupe sur le soleil, et il lui fut donné de brûler les hommes par le feu ; et les hommes furent brûlés d'une grande brûlure, et ils blasphémèrent en présence de Dieu, qui a autorité sur ces fléaux, et ils ne se repentirent point pour Lui rendre gloire. Et le cinquième versa sa coupe sur le trône de la bête ; et son royaume fut plongé dans les ténèbres ; de douleur ils mâchaient leurs langues ; et ils blasphémèrent le Dieu du ciel à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères ; et ils ne se repentirent point de leurs œuvres. Et le sixième versa sa coupe sur le grand fleuve, l'Euphrate, et son eau tarit, afin que fût prête la route des rois qui viennent de l'Orient. Et je vis sortir de la bouche du dragon, et de la bouche de la bête, et de la bouche du faux prophète, trois esprits impurs comme des grenouilles. Ce sont en effet des esprits de démons qui font des prodiges. Ils se rendent auprès des rois de l'univers entier afin de les rassembler pour la bataille du grand jour du Dieu tout-puissant. Voici, je viens comme un voleur ; heureux celui qui veille et conserve ses vêtements, afin de ne pas marcher nu, et de ne pas laisser voir son indécence. » Et ils les rassemblèrent vers le fleuve qui est appelé en hébreu Harmagédon. Et le septième versa sa coupe dans les airs, et une voix sortit du sanctuaire d'auprès du trône, disant : « C'en est fait ! » Et il y eut des éclairs, et des voix, et des tonnerres, et il se fit un grand tremblement de terre, tel qu'il ne s'est jamais fait, depuis que l'homme est sur la terre, un semblable tremblement de terre aussi grand. Et la grande ville fut séparée en trois parties, et les villes des nations croulèrent, et il fut fait commémoration de Babylone la grande devant Dieu, pour lui faire boire le calice du vin capiteux de Sa colère. Et toutes les îles s'enfuirent, et on ne trouva plus de montagnes ; et une grêle grosse à peser un talent, descend du ciel sur les hommes, et les hommes blasphémèrent Dieu à cause du fléau de la grêle ; car le fléau qu'elle cause est très grand.

Deuxième lecture

Hébreux 4:12-16

car la parole de Dieu est vivante, et évidente, et plus tranchante que toute épée à deux tranchants, et si pénétrante qu'elle divise l'âme et l'esprit, jusques dans les jointures et les moelles, et elle juge les pensées et les dispositions du cœur, et aucune créature ne lui est cachée ; mais toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de Celui avec qui nous avons affaire. Ayant donc un grand prêtre suprême qui a traversé les cieux, Jésus le fils de Dieu, restons fermement attachés à notre confession ; car nous n'avons pas un grand prêtre qui ne peut pas compatir à nos faiblesses, mais il a au contraire été tenté en toutes choses d'une manière semblable, sans pécher ; approchons-nous donc, avec une ferme assurance, du trône de la grâce, afin de recevoir, par la miséricorde et la grâce, un secours opportun.

Deuxième lecture

2 Pierre 3:1-10

Je vous écris déjà, bien-aimés, cette seconde lettre, dans laquelle, comme dans l'autre, je ranime par le ressouvenir la pureté de vos pensées, afin que vous vous rappeliez les paroles ci-devant proférées par les saints prophètes et le commandement du seigneur et sauveur transmis par vos apôtres, sachant avant tout que dans les derniers jours des railleurs viendront armés de raillerie, qui suivront leurs propres convoitises, et qui diront : « Que devient la promesse de son avènement ? Car depuis que les pères sont morts tout continue à subsister comme dès le commencement de la création. » En effet ils oublient volontairement que jadis ont existé des cieux, et une terre tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau par la parole de Dieu et qu'en cet état le monde d'alors, submergé par l'eau, a été détruit ; tandis que les cieux actuels et la terre sont conservés par la même parole, tenus en réserve pour le feu, étant gardés pour le jour du jugement et de la perdition des hommes impies. Mais il est une chose que vous ne devez pas oublier, bien-aimés : c'est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans comme un jour ; le Seigneur ne tarde point dans l'accomplissement de la promesse, comme le pensent certaines gens, mais Il use de patience envers vous, ne voulant point que quelques-uns périssent, mais que tous viennent à résipiscence. Or, le jour du Seigneur viendra comme un voleur, et alors les cieux disparaîtront avec fracas, tandis que les éléments embrasés se dissoudront ainsi que la terre, et les œuvres qu'elle renferme seront découvertes.

Évangile

Matthieu 27

Mais lorsque le matin fut venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, sur la manière de le faire mourir, et, après l'avoir enchaîné, ils l'emmenèrent, et ils le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors Judas qui l'avait livré, voyant qu'il était condamné, fut saisi de repentir, et il rapporta les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens, en disant : « J'ai péché en livrant un sang innocent. » Mais eux lui dirent : « Qu'est-ce que cela nous fait ? Cela te regarde. » Et ayant lancé les pièces d'argent dans le sanctuaire, il se retira et alla se pendre. Mais les grands prêtres ayant pris les pièces d'argent dirent : « Il n'est pas permis de les jeter dans le corban, puisqu'elles sont le prix du sang. » Or ayant tenu conseil, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour servir de sépulture aux étrangers. C'est pourquoi ce champ-là a été appelé, jusques à aujourd'hui, champ du sang. — Alors fut accompli ce dont il a été parlé par l'entremise de Jérémie le prophète, lorsqu'il dit : « Et ils ont pris les trente pièces d'argent, la valeur de celui qui a été évalué, qu'ils ont évalué d'entre les fils d'Israël, et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait prescrit. » Cependant Jésus comparut devant le gouverneur, et le gouverneur l'interrogea en disant : « Es-tu le roi des Juifs ? » Or Jésus lui dit : « C'est toi qui le dis. » Et pendant qu'il était accusé par les grands prêtres et les anciens, il ne répondait rien. Alors Pilate lui dit : « N'entends-tu pas tout ce dont ils témoignent contre toi ? » Et il ne lui répondit pas même un seul mot, en sorte que le gouverneur était tout émerveillé. Or le gouverneur avait coutume, lors d'une fête, d'accorder à la foule l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'elle préférait. Or ils détenaient alors un prisonnier fameux, appelé Barabbas. Lors donc qu'ils furent rassemblés, Pilate leur dit : « Lequel voulez-vous que je vous élargisse, Barabbas ou Jésus qui est appelé Christ ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Or pendant qu'il siégeait sur le tribunal, sa femme lui fit dire : « Qu'il ne se passe rien entre toi et ce juste ; car j'ai beaucoup souffert aujourd'hui dans un rêve à son sujet. » Cependant les grands prêtres et les anciens gagnèrent la foule, afin qu'elle réclamât Barabbas et sacrifiât Jésus. Or le gouverneur, reprenant la parole, leur dit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous élargisse ? » Et ils dirent : « Barabbas. » Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus qui est appelé Christ ? » Ils dirent tous : « Qu'il soit crucifié ! » Mais il dit : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux s'écriaient de plus belle : « Qu'il soit crucifié ! » Or Pilate, ayant vu qu'il n'obtenait rien, mais que le tumulte allait croissant, prit de l'eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant : « Je suis innocent de ce sang ; cela vous regarde. » Et tout le peuple répliqua : « Son sang soit sur nous et sur nos enfants ! » Alors il leur accorda l'élargissement de Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra afin qu'il fût crucifié. Alors les soldats du gouverneur, ayant conduit Jésus dans le prétoire, réunirent autour de lui toute la cohorte. Et après l'avoir rhabillé, ils le revêtirent d'un manteau militaire, de couleur écarlate ; et ayant tressé une couronne avec des épines ils lui en ceignirent la tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; et s'étant agenouillés devant lui, ils le bafouèrent en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau et ils le frappaient à la tête. Et quand ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent du manteau militaire et le revêtirent de ses propres vêtements, et ils l'emmenèrent pour le crucifier. Or, comme ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon ; ils le mirent en réquisition pour porter sa croix. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit qui est appelé Golgotha (ce qui signifie endroit dit du crâne), ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; et après l'avoir goûté, il ne voulut pas le boire. Or, quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, après avoir tiré au sort ; et se tenant assis, ils le surveillaient là. Et ils placèrent au-dessus de sa tête sa sentence où était écrit : « Celui-ci est Jésus, le roi des juifs. » Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, un à droite et un à gauche. Cependant les passants l'injuriaient, en branlant la tête, et en disant : « Ô toi qui détruis le sanctuaire, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es fils de Dieu, descends de la croix. » De même aussi les grands prêtres, le bafouant avec les scribes et les anciens, disaient : « Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël ! Qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il s'est confié en Dieu ! Qu'il le délivre maintenant, s'il veut ; car il a dit : Je suis Fils de Dieu. » Et les brigands qui avaient été crucifiés avec lui l'insultaient aussi de la même manière. « Cependant depuis la sixième heure, des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure. Mais vers la neuvième heure Jésus s'écria en jetant un grand cri : « Éloï ! Éloï ! Lema sabactani ? » Ce qui signifie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? » Mais quelques-uns des assistants l'ayant entendu, disaient : « Il appelle Élie, celui-ci ! » Et aussitôt l'un d'entre eux, étant accouru, prit une éponge, et après l'avoir remplie de vinaigre et fixée à un roseau, il lui donnait à boire. Mais les autres dirent : « Laisse-nous voir si Élie vient le sauver ! » Et un autre ayant pris une lance lui perça le flanc, et il en sortit de l'eau et du sang. Mais Jésus, après avoir derechef jeté un grand cri, rendit l'esprit. Et voici, le rideau du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas, et la terre trembla, et les rochers se fendirent, et les sépulcres s'ouvrirent, et beaucoup de corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent ; et étant sortis de leurs sépulcres après sa résurrection ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à plusieurs personnes. Cependant le centurion, et ceux qui avec lui surveillaient Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui se passait, furent dans une grande crainte, et ils disaient : « Vraiment, celui-ci était fils de Dieu. » Or il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin, lesquelles avaient suivi Jésus depuis la Galilée en le servant. Parmi elles se trouvait Marie la Magdalène, et Marie la mère de Jacques et de José, et la mère des fils de Zébédée. Or, quand le soir fut venu, arriva un homme riche d'Arimathée nommé Joseph, lequel avait été aussi disciple de Jésus. Cet homme s'étant rendu auprès de Pilate, réclama le corps de Jésus ; alors Pilate ordonna de le remettre. Et Joseph ayant pris le corps, l'enveloppa dans un linceul blanc, et il le plaça dans son propre sépulcre neuf, qu'il avait fait tailler dans le roc, et après avoir roulé une grande pierre contre l'entrée du sépulcre, il s'en alla. Or il y avait là Marie la Magdalène et l'autre Marie, assises en face du tombeau. Mais le lendemain, qui suit la préparation, les grands prêtres et les pharisiens se réunirent auprès de Pilate, en disant : « Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, pendant qu'il vivait encore : « Au bout de trois jours je dois ressusciter. » Ordonne donc que le tombeau soit protégé jusques au troisième jour, de peur que les disciples ne viennent le dérober, et ne disent au peuple : Il est ressuscité des morts ; et cette nouvelle imposture sera pire que la première. » Pilate leur dit : « Prenez une garde ; allez, protégez-le comme vous l'entendez. » Or s'en étant allés, ils mirent le tombeau, après avoir scellé la pierre, sous la protection de la garde.

Prière du soir — deuxième lecture

1 Corinthiens 13

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas de charité, je suis un airain retentissant, ou une cymbale bruyante. Et quand j'aurais un don de prophétie, et que je connaîtrais tous les mystères et toute la connaissance, et quand j'aurais toute la foi qui déplace les montagnes, si je n'ai pas de charité, je ne suis rien. Et quand j'emploierais en libéralités tout ce que je possède, et quand je livrerais mon corps afin d'en tirer gloire, si je n'ai pas de charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, la charité est bienveillante ; elle n'est pas jalouse, elle ne s'en croit point, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle n'agit point avec indécence, elle ne recherche point ce qui ne lui appartient pas, elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du mal, elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit avec la vérité ; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle surmonte tout. La charité ne périt jamais ; mais quant à la prophétie, elle sera détruite ; quant aux langues, elles cesseront ; quant à la connaissance, elle sera détruite ; car c'est partiellement que nous connaissons, et c'est partiellement que nous prophétisons ; mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera détruit. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu un homme, j'ai détruit ce qui était de l'enfant. Maintenant en effet nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors ce sera face à face ; maintenant je connais partiellement, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu. Mais pour le moment ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, la charité ; or la plus grande d'entre elles est la charité.

Évangile

Luc 10:17-24

Or les soixante-douze revinrent tout joyeux disant : « Seigneur, les démons mêmes se soumettent à nous en ton nom. » Mais il leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné l'autorité de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi, et rien absolument ne vous pourra nuire. Ne vous réjouissez pas de ce que vous vous soumettez les esprits, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » En ce moment même il fut rempli d'allégresse par l'Esprit saint, et il dit : « Je Te rends grâce, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que Tu les a révélées aux simples ; oui, ô Père, de ce que cela s'est ainsi trouvé bon à Tes yeux ! Tout m'a été remis par mon Père, et personne ne connaît ce qu'est le Fils, si ce n'est le Père, et ce qu'est le Père, si ce n'est le Fils, et celui auquel le Fils veut le révéler. » Et s'étant tourné à part vers les disciples, il dit : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous déclare que plusieurs prophètes et plusieurs rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, et entendre de moi ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. »

Évangile

Jean 4:25-38

La femme lui dit : « Je sais que le Messie doit venir, celui qui est appelé Christ ; lorsque celui-là sera venu, il nous apprendra toutes choses. » « Jésus lui dit: « C'est moi qui le suis, moi qui te parle. » Et là-dessus survinrent ses disciples, et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme. Nul cependant ne dit : « Que demandes-tu ? » ou, « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme laissa donc sa cruche et s'en fut à la ville, et elle dit aux gens : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait ; n'est-ce point lui qui est le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui. Dans l'intervalle les disciples le sollicitaient en disant : « Rabbi, mange. » Mais il leur dit : « J'ai à manger un aliment que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient donc les uns aux autres : « Est-ce que quelqu'un lui a apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé et d'achever Son œuvre. Ne dites-vous pas vous-mêmes : Encore quatre mois et la moisson arrive ? Voici, je vous dis : Levez vos yeux, et voyez comme les campagnes blanchissent déjà pour la moisson. Le moissonneur reçoit un salaire, et il serre sa récolte pour la vie éternelle, afin que le semeur se réjouisse aussi bien que le moissonneur ; car c'est ici que s'applique avec vérité la parole qui dit : « Autre est le semeur, et autre le moissonneur. » C'est moi qui vous ai envoyés moissonner ce que vous n'avez pas travaillé ; d'autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leur travail. »

Évangile

Matthieu 26

Et il advint, lorsque Jésus eut terminé tous ces discours, qu'il dit à ses disciples : « Vous savez que dans deux jours a lieu la Pâque, et que le fils de l'homme doit être livré pour être crucifié. » Alors les grands prêtres et les anciens du peuple se rassemblèrent dans la cour du grand prêtre appelé Caiaphas, et ils délibérèrent en commun, afin de se saisir par ruse de Jésus et de le mettre à mort. Mais ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'émeute parmi le peuple. » Or Jésus s'étant trouvé à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme s'approcha de lui tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de grand prix, et elle le versait sur sa tête pendant qu'il était à table. Ce que les disciples ayant vu ils s'en indignèrent en disant : « Pourquoi cette profusion ? Car il pouvait être vendu très cher, et être donné aux pauvres. » Mais Jésus l'ayant su, leur dit : « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Car elle a accompli une bonne œuvre envers moi ; en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais moi, vous ne devez pas m'avoir toujours ; car celle-ci, en jetant ce parfum sur mon corps, l'a fait en vue de mes funérailles. Mais en vérité je vous le déclare : où que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, s'étant rendu auprès des grands prêtres, leur dit : « Que voulez-vous me donner, et de mon côté je vous le livrerai ? » Et ils lui pesèrent trente pièces d'argent. Et dès lors il cherchait une bonne occasion pour le livrer. Or le premier jour de la fête des pains sans levain les disciples vinrent à Jésus en disant : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dit : « Allez dans la ville auprès d'un tel, et dites-lui : « Le maître dit : Mon temps est proche ; je vais faire chez toi la pâque avec mes disciples. » Et les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit, et ils préparèrent la pâque. Or, quand le soir fut venu, il était à table avec les douze ; et pendant qu'ils mangeaient, il dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous me livrera. » Et vivement attristés ils se mirent chacun à lui dire : « Est-ce que c'est moi, Seigneur ? » Mais il répliqua : « Celui qui a trempé avec moi la main dans le plat, celui-là me livrera. Le Fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été écrit de lui, mais malheur à cet homme par qui le Fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et Judas qui le livrait répliqua : « Est-ce que c'est moi, Rabbi ? » Il lui dit : « Tu l'as dit. » Or, pendant qu'ils mangeaient, Jésus, ayant pris du pain et prononcé une bénédiction, le rompit, et après l'avoir donné aux disciples, il dit : « Prenez, mangez ; ceci est mon corps. » Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs, en vue de la rémission des péchés. Mais je vous le déclare : désormais je ne boirai certainement plus de ce produit de la vigne, jusqu'à ce jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous à cause de moi cette nuit-ci ; car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui répliqua : « Si tous viennent à trébucher à cause de toi, pour moi je ne trébucherai jamais. » Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que cette nuit-ci, avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois. » Pierre lui dit : « Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas. » Tous les disciples aussi parlèrent de même. Alors Jésus arrive avec eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Asseyez-vous ici, jusques à ce que, après m'être rendu là, j'aie prié. » Et ayant pris avec lui Pierre, et les deux fils de Zébédée, il commença à être triste et abattu. Alors il leur dit : « Mon âme est triste jusqu'à la mort ; demeurez ici, et veillez avec moi. » Et s'étant un peu avancé il se prosterna le visage contre terre, priant et disant : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi. Toutefois non pas comme moi je veux, mais comme Toi. » Et il vient vers les disciples, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Ainsi vous n'avez pas pu veiller une seule heure avec moi ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » S'étant retiré derechef une seconde fois, il fit cette prière : « Mon Père, si elle ne peut pas s'éloigner sans que je la boive, que Ta volonté se fasse. » Et étant revenu, il les retrouva endormis ; leurs yeux en effet s'étaient appesantis. Et les ayant laissés, il s'en alla derechef, et pria une troisième fois, en répétant encore les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; car voici, l'heure s'approche, et le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et pendant qu'il parlait encore, voici, Judas l'un des douze survint, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Or, celui qui le livrait leur avait donné une indication en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le. » Et s'étant aussitôt approché de Jésus il dit : « Salut, Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Mais Jésus lui dit : « Camarade, sois à ce qui t'amène ! » Alors s'étant approchés ils mirent la main sur Jésus et se saisirent de lui. Et voici, l'un de ceux qui étaient avec lui ayant étendu la main tira son épée, et ayant frappé l'esclave du grand prêtre, il lui enleva l'oreille. Alors Jésus lui dit : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui auront pris l'épée périront par l'épée ; ou bien t'imagines-tu que je ne puis invoquer mon Père, et Il me fournira tout de suite plus de douze légions d'anges ? Mais dans ce cas comment les écritures se fussent-elles accomplies ? Car il faut qu'il en advienne ainsi. » En ce moment-là Jésus dit à la foule : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais assis dans le temple, occupé à enseigner, et vous ne vous êtes pas saisis de moi. Mais tout cela est advenu, afin que les écritures des prophètes fussent accomplies. » Alors tous ses disciples l'ayant abandonné s'enfuirent. Mais ceux qui s'étaient saisis de Jésus l'amenèrent chez Caiaphas le grand prêtre, où les scribes et les anciens étaient rassemblés. Or Pierre le suivait de loin jusqu'à la cour du grand prêtre, et y étant entré, il se tenait assis avec les valets pour voir la fin. Mais les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un faux témoignage contre Jésus, afin de le faire mourir, et ils n'en trouvèrent pas, quoiqu'il se fût présenté beaucoup de faux témoins. Mais à la fin il se présenta deux faux témoins qui dirent : « Celui-ci a dit : « Je peux détruire le sanctuaire de Dieu, et le rebâtir en trois jours. » Et le grand prêtre s'étant levé, lui dit : « Est-ce que tu ne réponds rien à ce dont ceux-ci témoignent contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Et le grand prêtre lui dit : « Je t'adjure, au nom du Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le fils de Dieu ? » Jésus lui dit : « C'est toi qui l'as dit. D'ailleurs je vous le déclare : dès à présent vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements en disant : « Il a blasphémé. Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voyez ; maintenant vous venez d'entendre le blasphème. Que vous en semble ? » Et eux répliquèrent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage, et ils le souffletèrent, et il y en eut qui le fustigèrent en disant : « Prophétise-nous, Christ, qui est celui qui t'a frappé. » Cependant Pierre se tenait assis dehors dans la cour, et une servante s'approcha de lui en disant : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. » Mais il le nia devant tous en disant : « J'ignore de quoi tu parles. » Et une autre le vit comme il se retirait sous le porche, et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus le Nazoréen. » Et il nia derechef en disant avec serment : « Je ne connais pas cet homme. » Et peu de temps après, ceux qui étaient là s'étant approchés dirent à Pierre : « Vraiment, tu es aussi des leurs, car ton langage encore te fait reconnaître. » Alors il se mit à proférer des imprécations et à dire : « Je jure que je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : « Avant que le coq ait chanté tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti, il pleura amèrement.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.