Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Mais le grand prêtre s'étant levé, ainsi que tous les adhérents qui formaient le parti des sadducéens, ils furent remplis de jalousie ; et ils mirent les mains sur les apôtres, et ils les jetèrent dans une prison publique. Mais un ange du Seigneur ouvrit de nuit les portes de la prison, et, les en ayant tirés, il dit : « Allez, et, vous tenant dans le temple, annoncez au temple toutes les paroles de cette vie. » Ce qu'ayant ouï, ils entrèrent au point du jour dans le temple, et ils enseignaient. Cependant le grand prêtre et ses adhérents s'étant réunis convoquèrent le sanhédrin et toute l'assemblée sénatorienne des fils d'Israël, et ils envoyèrent à la prison, pour qu'on les amenât. Mais, quand les satellites furent arrivés à la prison, ils ne les y trouvèrent point, et ils revinrent faire leur rapport, en disant : « Nous avons trouvé la prison fermée avec le plus grand soin, et les gardes debout devant les portes, mais, après avoir ouvert, nous n'avons trouvé dedans personne, » Quand le chef des gardes du temple et les grands prêtres eurent ouï ces paroles, ils étaient incertains, par rapport à eux, de ce que cela deviendrait. Mais quelqu'un étant survenu leur fit ce rapport : « Voici, les hommes que vous avez mis en prison sont dans le temple et ils enseignent le peuple. » Alors le chef des gardes étant parti avec ses satellites les ramena toutefois sans violence, car ils craignaient d'être lapidés par le peuple,
Première lecture
Car l'Éternel prend pitié de Jacob et fait de nouveau choix d'Israël, et Il les rétablira dans leur pays. Et les étrangers se joindront à eux, et se rattacheront à la maison de Jacob. Et les peuples les prendront et les ramèneront dans leur séjour, et la maison d'Israël se les appropriera dans le pays de l'Éternel, comme serviteurs et servantes, et ils feront prisonniers ceux qui les firent prisonniers, et ils domineront sur leurs oppresseurs. Et quand l'Éternel aura fait succéder pour toi le repos à ta peine, à ton tourment et à la dure servitude à laquelle tu fus asservi, alors tu diras cette chanson sur le roi de Babel, en ces mots : « Comment a fini le tyran, a cessé l'oppression ? L'Éternel a brisé le bâton des impies, la verge des dominateurs, qui frappait les peuples avec emportement de coups sans relâche, et faisait subir aux peuples avec fureur un empire sans frein. Toute la terre est en repos et en paix ; on éclate en cris d'allégresse. Les cyprès aussi, les cèdres du Liban disent, pleins de joie : Depuis que tu es gisant, personne ne monte pour nous abattre. – Dans les régions inférieures l'Enfer s'émeut pour t'accueillir à ton approche, il fait avancer au-devant de toi les ombres, tous les puissants de la terre, et lever de leurs trônes tous les rois des nations ; tous ils prennent la parole et te disent : Te voilà débile ainsi que nous, tu nous es assimilé ! Dans l'Enfer ta pompe est descendue, avec le bruissement de tes harpes ; sous toi des vers forment ta litière, et la pourriture est ta couverture. – Comme tu es précipité du ciel, astre brillant, fils de l'aurore ! comme tu es abattu par terre, toi qui écrasais les peuples ! Et toi, tu disais en ton cœur : Je veux monter aux Cieux, par delà les étoiles de Dieu élever mon trône, et siéger sur la Montagne de l'Assemblée au fond du septentrion : je monterai sur les sommités des nues, j'irai de pair avec le Très-Haut. – Mais dans les Enfers tu es précipité, au fond de la fosse. Ceux qui te voient, te contemplent, te considèrent : Est-ce là l'homme qui faisait trembler la terre, ébranlait les empires, changeait le monde en désert, et rasait ses villes, et ne relâchait pas ses captifs ? – Tous les rois des nations reposent tous avec honneur, chacun dans sa tombe ; mais toi, tu es jeté loin de ton tombeau, comme un rameau méprisé, recouvert de morts percés par l'épée, précipités sur les pierres de la fosse, comme un cadavre foulé aux pieds. Tu n'es pas réuni à eux dans la tombe ; car tu as ruiné ton pays, massacré ton peuple ; la race des méchants ne sera plus nommée à jamais. Préparez une boucherie à ses fils pour le crime de leurs pères, afin qu'ils ne s'élèvent pas, et n'occupent pas la terre, et ne remplissent pas le monde d'ennemis ! » Ainsi je me lèverai contre eux, dit l'Éternel des armées, et j'exterminerai de Babel et le nom, et le reste, et le rejeton, et la tige, dit l'Éternel. Et j'en ferai le gîte du hérisson, et un marécage, et je la balaierai avec le balai de la dévastation, dit l'Éternel des armées. – L'Éternel des armées le jure, en disant : Oui, comme je l'ai conçu, ainsi sera-t-il fait ; et comme je l'ai arrêté, ainsi arrivera-t-il ! J'écraserai l'Assyrien dans mon pays, et sur mes montagnes je le foulerai, afin qu'ils soient déchargés de son joug, et leurs épaules déchargées de son poids. Telle est la décision arrêtée contre toute la terre, et c'est là la main étendue sur toutes les nations. Car l'Éternel des armées a pris une décision ; qui la déjouerait ? et sa main est étendue ; qui la ramènerait en arrière ? L'année de la mort du Roi Achaz cet oracle fut prononcé. Ne te réjouis pas, Philistie tout entière, de ce qu'a été brisée la verge qui te frappait ! Car de la racine du serpent sort une vipère, et son fruit est un dragon volant. Alors les enfants des malheureux paîtront paisiblement, et les indigents reposeront en sécurité, et par la faim je ferai périr ta racine, et tes restes seront massacrés. Porte, gémis ! Ville, lamente-toi ! Philistie tout entière, tu es consternée, car du nord arrive une fumée, et nul ne se détache de ses bataillons. Et que répond-on aux messagers du peuple ? Que l'Éternel est le soutien de Sion, et que les malheureux de son peuple y trouvent un refuge.
Première lecture
Et l'an quatre cent quatre-vingt après la sortie des enfants d'Israël hors du pays d'Egypte, dans la quatrième année, au mois de Ziv (c'est le second mois), du règne de Salomon sur Israël, il se mit à édifier la Maison en l'honneur de l'Éternel. Et la Maison que le Roi Salomon bâtit en l'honneur de l'Éternel, avait soixante coudées de longueur et vingt coudées de largeur et trente coudées de hauteur. Et le Vestibule au front du Temple de la Maison avait vingt coudées dans sa longueur, faisant face à la largeur de l'édifice, et dix coudées dans sa largeur à partir du front de l'édifice. Et il ménagea au bâtiment des fenêtres munies de jalousies en barreaux de clôture. Et il flanqua le mur du bâtiment d'une substruction qui l'entourait, attenante aux murs de l'édifice dans leur pourtour, (c'est-à-dire) du Temple et du Sanctuaire, et y pratiqua des chambres latérales étagées à l'entour. L'étage inférieur avait cinq coudées en largeur, le mitoyen, six coudées en largeur, et le troisième, sept coudées en largeur ; car il avait ménagé des saillies au bâtiment tout autour en dehors pour n'avoir pas à entamer les murs de l'édifice. Et le bâtiment, lorsqu'il fut élevé, fut construit de pierres complètement préparées quant à la taille ; et ni marteau, ni ciseau, ni outil de fer quelconque ne furent entendus dans l'édifice durant sa construction. Une porte de l'étage inférieur se trouvait au côté droit du bâtiment, et par un escalier à vis on montait à l'étage mitoyen, et de l'étage mitoyen au troisième. C'est ainsi qu'il bâtit la Maison et l'acheva, et il couvrit l'édifice de pièces de bois en arc et de rangées de cèdres. Et chacun des étages qui entouraient tout l'édifice, fut élevé à cinq coudées de hauteur et lié au bâtiment par du cèdre. Et la parole de l'Éternel fut adressée à Salomon en ces termes : Quant à cette Maison que tu construis, si tu prends mes statuts pour guides, exécutes mes lois et gardes tous mes commandements pour les suivre, je mettrai à effet sur toi la promesse que j'ai faite à David, ton père, et j'habiterai au milieu des enfants d'Israël, et n'abandonnerai point mon peuple d'Israël. Salomon bâtit donc la Maison et l'acheva.
Prière du matin — première lecture
N'aie point de peur, ô pays ! sois dans l'allégresse et la joie ! car l'Éternel se montrera glorieux !
Épître
Or, les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie accueillait la parole de Dieu, leur envoyèrent Pierre et Jean, qui, lorsqu'ils furent arrivés, prièrent pour eux, afin qu'ils reçussent l'esprit saint ; car il n'était encore tombé sur aucun d'eux, mais ils avaient seulement été baptisés au nom du seigneur Jésus ; alors ils leur imposèrent les mains et ils recevaient l'esprit saint.
Première lecture
Alors Moïse réunit toute l'assemblée des enfants d'Israël et leur dit : Voici les choses que l'Éternel ordonne de faire : Pendant six jours tu vaqueras à tes affaires, mais au septième jour vous aurez un saint sabbat férié en l'honneur de l'Éternel ; quiconque vaquera ce jour-là à une affaire sera mis à mort. Le jour du sabbat vous n'allumerez de feu dans aucune de vos demeures. Et Moïse adressa à toute l'assemblée des enfants d'Israël ces paroles : Voici l'ordre que l'Éternel a donné en ces termes : Prenez sur vos biens une offrande pour l'Éternel : que tout homme généreux de cœur la présente, cette offrande, à l'Éternel, de l'or, de l'argent et de l'airain, et de l'azur et du pourpre et du vermillon et du lin et du poil de chèvre, et des peaux de béliers teintes en rouge et des peaux de chiens de mer et du bois d'acacia ; de l'huile pour le Candélabre et des aromates pour l'huile d'onction et l'encens odorant, et des pierres d'onyx et des pierreries enchâssées pour l'Ephod et le Pectoral. Et que tous ceux d'entre vous qui ont un esprit intelligent viennent et exécutent tout ce que l'Éternel a commandé, la Résidence, sa tente et sa couverture, ses agrafes et ses ais, ses traverses, ses colonnes et ses soubassements ; l'Arche et ses barres, le Propitiatoire et le Rideau ; la Table et ses barres et tous ses ustensiles et les Pains de présentation ; et le Candélabre et son attirail et ses lampes et l'huile du Candélabre ; et l'Autel aux parfums et ses barres et l'huile d'onction et l'encens odorant, et le Rideau de la porte pour la porte de la Résidence ; l'Autel des holocaustes et son treillis en réseau d'airain, ses barres et tous ses ustensiles ; le Bassin et son support ; les toiles du Parvis, ses colonnes et ses soubassements et le rideau de la porte du Parvis, les piliers de la Résidence et les piliers du Parvis et ses cordes, les costumes solennels pour faire le service dans le Sanctuaire, les Vêtements sacrés pour le prêtre Aaron et les vêtements de ses fils pour les fonctions sacerdotales. Alors toute l'assemblée des enfants d'Israël sortit de la présence de Moïse. Et tous ceux que leur cœur y portait et qui étaient de bonne volonté vinrent et apportèrent l'offrande de l'Éternel pour l'œuvre de la Tente du Rendez-vous et tous ses ouvrages et pour les vêtements sacrés. Les hommes vinrent aussi bien que les femmes, tous ceux que leur cœur y portait, et offrirent des boucles de narine, des pendants d'oreille et des bagues et des colliers, toutes sortes de joyaux d'or, tous ceux qui avaient à présenter à l'Éternel une offrande d'or par agitation ; et ceux chez qui se trouvait de l'azur et du pourpre et du vermillon et du lin et du poil de chèvre et des peaux de béliers teintes en rouge et des peaux de chiens de mer, l'apportèrent, et tous ceux qui voulaient présenter par élévation une offrande d'argent et d'airain présentèrent l'offrande à l'Éternel ; et tous ceux chez qui se trouvait du bois d'acacia propre au travail de toutes sortes d'ouvrages l'apportèrent. Et toutes les femmes d'un esprit intelligent se mirent à coudre de leurs mains et apportèrent des coutures d'azur et de pourpre, de vermillon et de lin. Et toutes les femmes portées de bonne volonté et douées d'intelligence firent des coutures de poil de chèvre. Et les princes fournirent les pierres d'onyx et les pierreries enchâssées pour l'Ephod et le Pectoral, et les aromates et l'huile pour le Candélabre et pour l'huile d'onction et l'encens odorant. Tous, hommes et femmes, que leur cœur portait à contribuer à tous les ouvrages que l'Éternel avait donné par Moïse l'ordre de faire, les enfants d'Israël apportèrent à l'Éternel des dons volontaires. Et Moïse dit aux enfants d'Israël : Voyez, l'Éternel a nommément appelé Betsaléel, fils de Ouri, fils de Hur, de la tribu de Juda, et Il l'a rempli de l'Esprit de Dieu, d'intelligence, de sens, de connaissance et de savoir-faire en toute chose, et du talent d'inventer, et de travailler l'or et l'argent et l'airain et de graver les pierres à enchâsser et de sculpter le bois, d'exécuter toute œuvre d'art ; et Il lui a aussi accordé le don d'instruire, à lui et à Oholiab, fils d'Ahisamach, de la tribu de Dan ; Il les a remplis d'un sens intelligent pour exécuter toute sorte d'ouvrage de forgeron et de charpentier et d'ouvrier en brocart d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin, et de tisserand ; ils sont à même d'imaginer toute sorte d'ouvrage et d'inventer des œuvres d'art.
Prière du matin — deuxième lecture
Toutefois nous vous prions, frères, de distinguer ceux qui travaillent parmi vous, et qui président sur vous dans le Seigneur, et qui vous avertissent, et d'avoir pour eux une charité sans bornes à cause de leur œuvre.Gardez la paix entre vous ; toutefois nous vous y exhortons, frères : avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont découragés, supportez les faibles, soyez patients envers tous ; prenez garde que personne ne rende à personne mal pour mal, mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit à l'égard de tous. Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; rendez pour toutes choses des actions de grâces ; car telle est la volonté de Dieu en Christ Jésus à votre égard. N'éteignez pas l'Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. Abstenez-vous de toute espèce de mal. Or, que le Dieu de paix Lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme, et le corps, soient conservés sans reproche lors de l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ. Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est Lui aussi qui le fera.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.Que Dieu se lève, ses ennemis se dissipent, et ses adversaires fuient sa présence. Tu les balaies, comme une fumée chassée ; de même que la cire fond au feu, ainsi disparaissent les impies devant Dieu. Et les justes sont transportés, ravis devant Dieu, et tressaillent d'allégresse. Chantez Dieu, célébrez son nom ! Ouvrez-lui les chemins, Il s'avance au désert ! L'Éternel est son nom ; réjouissez-vous à son aspect ! Père des orphelins et défenseur des veuves, tel est notre Dieu dans sa demeure sainte ; Il donne aux bannis une habitation, Il élargit les captifs pour les rendre heureux ; seuls les rebelles habitent une terre aride. O Dieu, quand tu sortis à la tête de ton peuple, quand tu t'avançais traversant le désert, (Pause) la terre trembla, et les Cieux ruisselèrent en présence de Dieu ; ce Sinaï trembla devant Dieu, le Dieu d'Israël. Tu fis tomber, ô Dieu, une rosée bienfaisante, et tu restauras ton héritage épuisé. Ton peuple s'établit en ce lieu ; tu l'avais, ô Dieu, préparé dans ta bonté pour les malheureux ! Dieu fit entendre les hymnes des femmes annonçant la victoire à la grande armée : « Les rois des nations fuient, ils fuient, et celle qui garde le logis, distribue le butin. Tandis que vous goûtez le repos parmi les bergeries, vous recevez des ailes de colombes recouvertes d'argent et leur plumage orné de l'or pâle. » Lorsque dans ce lieu le Tout-puissant dispersa les rois, le sol blanchit, comme le Salmon, quand il neige. Montagnes de Dieu, monts de Basan, monts aux cimes nombreuses, monts de Basan, pourquoi, cimes et montagnes, ces regards d'envie contre la montagne que Dieu choisit pour sa demeure ? Aussi bien Il l'habite pour jamais ! Les chars de Dieu sont deux fois dix mille, des milliers, et encore des milliers ; le Seigneur est au milieu ; Sinaï est dans le Sanctuaire ! Tu montes sur la hauteur, tu mènes des captifs ; tu reçois des hommes en don ; les rebelles aussi viennent habiter avec l'Éternel Dieu. Que le Seigneur soit béni chaque jour ! Nous charge-t-on d'un fardeau, Dieu est notre aide. (Pause) Ce Dieu est pour nous un Dieu secourable, et l'Éternel, le Seigneur, sait nous soustraire à la mort. Oui, Dieu frappera la tête de ses ennemis, le crâne chevelu de ceux qui suivent la voie de leur crime. Le Seigneur dit : « Je les ramènerai de Basan, les ramènerai du fond de la mer ; afin que tu remues tes pieds dans le sang, et que la langue des chiens ait part au sang de tes ennemis. » Ils contemplent ta marche, ô Dieu, la marche de mon Dieu, de mon Roi dans le Sanctuaire. En tête sont les chantres, après eux les musiciens, au milieu des vierges qui agitent les cymbales. « En chœur bénissez Dieu, le Seigneur, vous qui sortez de la source d'Israël ! » Là est Benjamin le jeune, et ses chefs, les princes de Juda, et sa multitude, les princes de Zabulon, les princes de Nephthali. [Israël !] ton Dieu a décrété ta puissance : montre-toi puissant, ô Dieu, qui as agi pour nous, de ton temple qui domine Jérusalem ! Que les rois t'apportent leurs offrandes ! Gourmande le monstre qui gîte dans les roseaux, la troupe des taureaux escortés des veaux des nations ! Les faisant venir à Ses pieds avec des pièces d'argent, Il dissipe les peuples qui se plaisent aux combats. Des Grands arrivent de l'Egypte, et l'Ethiopie accourt, les mains tendues vers Dieu. Royaumes de la terre, élevez à Dieu vos cantiques, par vos concerts célébrez le Seigneur, (Pause) qui s'avance dans les espaces des Cieux éternels : voici, de sa voix Il produit des éclats puissants. Rendez l'honneur à Dieu, dont la majesté protège Israël, et dont la puissance apparaît dans les nues ! De ton Sanctuaire, ô Dieu, tu es redoutable. C'est le Dieu d'Israël, qui donne force et puissance à son peuple. Béni soit Dieu !
Évangile
En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui n'entre pas par la porte dans l'enclos des brebis, mais qui l'escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un brigand ; mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis ; c'est à lui qu'ouvre le portier, et les brebis entendent sa voix, et il appelle ses propres brebis par leur nom, et il les fait sortir ; lorsqu'il les a toutes fait sortir, il marche devant elles, et ses brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voie ; mais elles ne suivront certainement pas un étranger, elles le fuiront au contraire, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus leur adressa cette similitude, mais pour eux ils ne comprirent pas ce dont il leur parlait. Jésus dit donc derechef : « En vérité, en vérité je vous le déclare, c'est moi qui suis la porte des brebis ; tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés ; c'est moi qui suis la porte ; si quelqu'un est entré par moi, il sera sauvé, et il entrera et il sortira et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour dérober, pour égorger et pour détruire ; moi, je suis venu afin qu'elles aient la vie, et qu'elles l'aient surabondamment.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.Dieu que je loue, ne reste pas muet ! Car ils ouvrent contre moi la bouche de l'impie, la bouche du trompeur, parlent avec une langue menteuse ; et ils m'entourent de paroles de haine, et me font gratuitement la guerre ! En échange de mon amour ils me sont hostiles, mais moi je ne fais que prier. Ils me rendent le mal pour le bien, et de la haine pour mon amour. Mets un tel homme sous le pouvoir de l'impie, et que l'accusateur se dresse à sa droite ! Que du jugement il sorte convaincu, et que sa prière soit comptée comme péché ! Qu'il ait des jours peu nombreux, qu'un autre s'empare de sa charge ! Que ses enfants soient orphelins, et sa femme veuve ! Que ses fils soient vagabonds et mendient, et qu'ils quêtent loin de leur maison en ruines ! Que l'usurier jette le réseau sur tout ce qu'il a, et que des étrangers pillent le fruit de son labeur ! Que personne ne lui garde une longue affection, et que nul n'ait pitié de ses orphelins ! Que sa postérité soit exterminée, et que dès l'âge suivant leur nom soit éteint ! Qu'il soit fait mention devant l'Éternel du crime de ses pères, et que le péché de sa mère ne soit point effacé ; mais qu'ils soient toujours présents à l'Éternel, et qu'il retranche sa mémoire de la terre ! parce qu'il ne pensa point à pratiquer la bonté, et qu'il persécuta l'homme misérable et pauvre et l'affligé, afin de lui ôter la vie. Il aimait la malédiction, qu'elle l'atteigne ! La bénédiction n'était pas son plaisir, qu'elle s'éloigne de lui ! Qu'il se couvre de la malédiction comme de son vêtement ; qu'elle pénètre au dedans de lui comme des eaux, et comme de l'huile, dans ses os ; qu'elle soit pour lui comme le manteau où il s'enveloppe et comme la ceinture dont il se ceint toujours ! Tel soit le salaire que donne l'Éternel à mon ennemi, et à ceux qui disent du mal contre moi ! Mais toi, Éternel, mon Dieu ! assiste-moi pour l'amour de ton nom, car ta grâce est bénigne ; sauve-moi ! car je suis misérable et pauvre, et mon cœur est percé au dedans de moi. Je m'en vais, comme l'ombre, quand elle s'allonge, je suis pourchassé comme la sauterelle. Mes genoux chancellent par l'effet de mes jeûnes, et l'embonpoint a disparu de mon corps amaigri. Je suis livré à leurs outrages ; ils me regardent, et secouent la tête. Assiste-moi, Éternel, mon Dieu ! Sauve-moi en vertu de ta miséricorde, afin qu'ils sachent que c'est ta main, que c'est toi, Éternel, qui l'auras fait ! Qu'ils maudissent ! toi, tu béniras. Qu'ils se dressent ! ils seront confondus, et ton serviteur se réjouira. Que la honte enveloppe mes adversaires, et que leur opprobre les couvre comme un manteau ! Alors de ma bouche je louerai hautement l'Éternel, et je te célébrerai au milieu de la foule, car Il se tient à la droite du pauvre, et le sauve de ceux qui le condamnent.
Psaume responsorial
De David. Je veux Te louer de tout mon cœur, et te célébrer en la présence de Dieu ; me prosterner dans ton saint temple, et louer ton nom, car tu es bon et fidèle ! Tu as donné à ta promesse des effets qui dépassent toute ta renommée. Quand je criai, tu m'exauças, tu m'enhardis, donnant force à mon âme. Éternel, tous les rois de la terre te loueront, à l'ouïe des promesses sorties de ta bouche ; et ils célébreront les voies de l'Etemel, car la gloire de l'Éternel est grande. L'Éternel est élevé, Il découvre l'humble, et de loin Il reconnaît le superbe. Si je chemine au milieu des angoisses, tu me redonnes la vie, tu opposes ta main à la fureur de mes ennemis, et ta droite me délivre. L'Éternel agira pour moi jusques au bout. Seigneur, ta miséricorde est éternelle, ne laisse pas tomber les œuvres de tes mains !
Psaume responsorial
Louez l'Éternel ! car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle. Louez le Dieu des dieux ! car sa miséricorde est éternelle. Louez le Seigneur des Seigneurs ! car sa miséricorde est éternelle ; qui seul fait de grandes merveilles, car sa miséricorde est éternelle ; qui a fait les Cieux avec intelligence, car sa miséricorde est éternelle ; qui a étendu la terre sous les eaux, car sa miséricorde est éternelle ; qui a créé les grands luminaires, car sa miséricorde est éternelle ; le soleil, pour régner sur le jour, car sa miséricorde est éternelle ; la lune et les étoiles, pour régner sur la nuit, car sa miséricorde est éternelle ; qui frappa l'Egypte dans ses premiers-nés, car sa miséricorde est éternelle ; et en fit sortir Israël, car sa miséricorde est éternelle ; d'une main forte, et d'un bras étendu, car sa miséricorde est éternelle ; qui divisa la mer des algues en deux parts, car sa miséricorde est éternelle ; et fit passer Israël au milieu d'elle, car sa miséricorde est éternelle ; et poussa Pharaon et son armée dans la mer des algues, car sa miséricorde est éternelle ; qui conduisit son peuple à travers le désert, car sa miséricorde est éternelle ; qui frappa de grands rois, car sa miséricorde est éternelle ; et fit mourir des rois puissants, car sa miséricorde est éternelle ; Sihon, roi de l'Amoréen, car sa miséricorde est éternelle ; et Og, roi de Basan, car sa miséricorde est éternelle ; et donna leur pays en héritage, car sa miséricorde est éternelle ; en héritage à Israël, son serviteur, car sa miséricorde est éternelle ; qui dans notre abaissement eut souvenir de nous, car sa miséricorde est éternelle ; et nous délivra de nos oppresseurs, car sa miséricorde est éternelle ; qui donne une nourriture à toute chair, car sa miséricorde est éternelle. Louez le Dieu des Cieux ! car sa miséricorde est éternelle.
Prière du soir — première lecture
Et toi, vedette du troupeau, colline de la fille de Sion, à toi parviendra, reviendra l'empire de jadis, la royauté de la fille de Jérusalem.
Deuxième lecture
S'étant après cela éloigné d'Athènes, il vint à Corinthe, et y ayant trouvé un certain Juif, nommé Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d'Italie avec Priscilla sa femme, à cause de l'injonction faite à tous les Juifs de quitter Rome, il s'associa à eux, et, comme ils exerçaient le même métier, il habita avec eux et ils travaillaient ensemble ; ils étaient en effet faiseurs de tentes de leur métier. Cependant il discourait dans la synagogue chaque sabbat, et il persuadait Juifs et Grecs. Or, quand Silas et Timothée arrivèrent de Macédoine, Paul était tout occupé de la parole, et attestait aux Juifs que Jésus était le Christ, mais comme ceux-ci lui résistaient et l'injuriaient, il secoua ses vêtements et leur dit : « Que votre sang retombe sur votre tête ; pour moi j'en suis net ; dès ce moment j'irai auprès des Gentils. » Et, sortant de là, il se rendit dans la maison d'un nommé Titius Justus, adorateur de Dieu, dont la maison était contiguë à la synagogue. Cependant Crispus, le chef de la synagogue, crut au seigneur avec toute sa famille ; et plusieurs Corinthiens qui aimaient l'entendre croyaient et recevaient le baptême. Or le Seigneur, dans une vision nocturne, dit à Paul : « Ne crains point, mais parle et ne te tais point, parce que je suis avec toi, et que personne ne se jettera sur toi pour te maltraiter, car je possède un peuple nombreux dans cette ville-ci. » Et il fit un séjour d'un an et six mois en enseignant parmi eux la parole de Dieu. Or, pendant que Gallion était proconsul de l'Achaïe, les Juifs se soulevèrent unanimement contre Paul, et ils l'amenèrent devant le tribunal, en disant : « Celui-ci persuade les hommes d'adorer Dieu contrairement à la loi. » Mais, au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion dit aux Juifs : « S'il s'agissait d'un crime ou d'un délit, ô Juifs, j'aurais naturellement accueilli votre plainte, mais, puisqu'il s'agit de questions relatives à une doctrine, à des noms propres, et à votre loi, vous aviserez vous-mêmes ; pour moi, je ne veux pas me constituer juge de ces choses-là. » Et il les chassa du tribunal. Mais, s'étant tous saisis de Sosthène le chef de la synagogue, ils le frappaient devant le tribunal ; et de tout cela Gallion ne prenait aucun souci. Cependant Paul, après avoir encore fait un long séjour, prit congé des frères, et s'embarqua pour la Syrie, et avec lui Priscilla et Aquilas, après s'être fait raser la tête à Cenchrées, car il avait fait un vœu. Or, quand ils furent arrivés à Éphèse, il les y laissa, tandis qu'étant entré lui-même dans la synagogue, il discuta avec les Juifs, et, comme ils lui demandaient de prolonger son séjour, il n'y consentit pas, mais, après avoir pris congé d'eux en disant : « Je reviendrai derechef auprès de vous, si Dieu le veut, » il partit d'Éphèse, et, étant débarqué à Césarée, il monta saluer l'église et redescendit ensuite à Antioche. Au bout d'un certain temps, il partit, et parcourut successivement le pays de Galatie et la Phrygie, fortifiant tous les disciples. Cependant un Juif, nommé Apollos, originaire d'Alexandrie, homme éloquent et très versé dans les Écritures, arriva à Éphèse. Il avait été instruit de la doctrine du seigneur, et était d'un esprit plein de ferveur ; aussi prêchait-il et enseignait-il exactement ce qui concernait Jésus, quoiqu'il ne connût que le baptême de Jésus, et il se mit à parler librement dans la synagogue. Mais Priscilla et Aquilas l'ayant entendu le prirent avec eux et lui exposèrent plus exactement la doctrine de Dieu. Cependant, comme il voulait passer en Achaïe, les frères, après l'y avoir encouragé, écrivirent aux disciples de lui faire un bon accueil. Une fois arrivé il se rendit très utile par la grâce de Dieu à ceux qui avaient cru, car il réfutait vigoureusement les Juifs en public, en démontrant par les Écritures que Jésus était le Christ.
Deuxième lecture
Et un des sept anges qui tiennent les sept coupes sortit, et il s'adressa à moi en disant : Viens, je te montrerai la condamnation de la grande impudique, qui est assise sur de nombreuses eaux, avec laquelle les rois la terre se sont livrés à l'impudicité ; et les habitants de la terre se sont enivrés du vin de son impudicité. » Et il me transporta dans un désert en esprit. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate pleine des noms de blasphème, et ayant sept têtes et dix cornes. Et la femme était revêtue de pourpre et d'écarlate, et couverte d'or, de pierres précieuses, et de perles, tenant dans sa main un calice d'or rempli d'abominations, et les souillures de son impudicité ; et sur son front un nom était écrit, mystère : « Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. » Et je vis la femme enivrée du sang des saints et du sang des témoins de Jésus, et je fus saisi en la voyant d'un grand étonnement, et l'ange me dit : Pourquoi t'es-tu étonné ? Je te dirai, moi, le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a sept têtes et dix cornes. « La bête que tu as vue était, et elle n'est plus, et elle va remonter de l'abîme, et elle s'en va à la perdition ; et les habitants de la terre, dont le nom n'a pas été écrit dans le livre de vie dès la fondation du monde, seront étonnés en voyant la bête, parce qu'elle était, et qu'elle n'est plus, et qu'elle reparaîtra. C'est ici que se montre l'intelligence douée de sagesse : les sept têtes sont sept montagnes sur lesquelles la femme est assise. Ce sont aussi sept rois ; les cinq premiers sont tombés, l'un subsiste, l'autre n'est pas encore venu, et quand il sera venu, il faut qu'il dure peu. Et la bête, qui était et qui n'est plus, est aussi elle-même le huitième, et elle est l'un des sept, et elle s'en va à la perdition. Et les dix cornes que tu as vues sont dix rois qui n'ont pas reçu de royaume, mais pendant une heure ils reçoivent autorité comme des rois avec la bête. Ils n'ont qu'une seule et même pensée, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête. Ils combattront contre l'agneau, et l'agneau les vaincra, parce qu'il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, ainsi que ceux qui sont avec lui, les appelés, les élus et les fidèles. » Et il me dit : Les eaux que tu as vues, où l'impudique est assise, sont des peuples, et des foules, et des nations, et des langues. Et les dix cornes que tu as vues et la bête, elles haïront l'impudique, et elles la dévasteront et la mettront à nu, et elles mangeront ses chairs, et elles la consumeront par le feu. Car Dieu a mis dans leurs cœurs d'exécuter Sa pensée, et de donner la royauté à la bête même, jusques à ce que les paroles de Dieu soient accomplies. Et la femme que tu as vue est la grande ville, qui possède la royauté sur les rois de la terre. »
Deuxième lecture
En effet, tout grand prêtre, pris du milieu des hommes, est chargé pour les hommes du service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés, lui, qui peut montrer de l'indulgence pour ceux qui sont ignorants et égarés, puisqu'il est lui-même aussi enveloppé de faiblesse ; et c'est à cause de cette faiblesse qu'il doit offrir pour lui-même, aussi bien que pour le peuple, des oblations pour les péchés. Et personne ne s'approprie de lui-même cette dignité, mais il y est appelé de Dieu, comme le fut aussi Aaron ; de même aussi, ce n'est pas à lui-même que Christ a attribué la gloire d'avoir été fait grand prêtre, mais à Celui qui lui a dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ; » comme Il dit encore dans un autre passage : « Tu es prêtre pour l'éternité selon le rang de Melchisédec ; » lui, qui, dans les jours de sa chair, après avoir présenté, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort, et après avoir été exaucé à cause de sa piété, a appris, quoiqu'il fût fils, l'obéissance par ce qu'il a souffert, et qui, après avoir été amené à la perfection, est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur d'un salut éternel, ayant reçu de Dieu le titre de grand prêtre selon le rang de Melchisédec.
Deuxième lecture
Voyez quel amour le Père vous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne L'a pas connu. Bien-aimés, maintenant nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; nous savons que, lorsque cela aura été manifesté, nous Lui serons semblables, parce que nous Le verrons tel qu'il est ; et quiconque fonde cette espérance sur Lui se purifie lui-même, comme celui-là est pur. Quiconque pratique le péché pratique aussi la violation de la loi, et le péché est la violation de la loi ; et vous savez que celui-là a été manifesté afin d'enlever les péchés, et il n'y a pas de péché en lui ; quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l'a point vu, ni ne l'a point connu. Petits enfants, que personne ne vous séduise ! Celui qui pratique la justice est juste, comme celui-là est juste ; celui qui pratique le péché relève du diable, car dès le commencement le diable pèche. C'est pour détruire les œuvres du diable, que le fils de Dieu a été manifesté. Quiconque est né de Dieu ne commet point de péché, parce que Sa semence demeure en lui, et il ne peut pas pécher, parce que c'est de Dieu qu'il est né. C'est à cela que se reconnaissent les enfants de Dieu et les enfants du diable.Quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, non plus que celui qui n'aime pas son frère ;
Évangile
Or, après le sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie la Magdalène et l'autre Marie vinrent voir le tombeau. Et voici, il se fit un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur, étant descendu du ciel et s'étant approché, fit rouler la pierre, et il se tenait assis dessus ; or son aspect était semblable à un éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Mais de la crainte qu'ils en eurent les surveillants devinrent tout tremblants et comme morts. Mais prenant la parole l'ange dit aux femmes : « Pour vous, ne craignez point, car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié ; il n'est pas ici, car il est ressuscité comme il l'a dit. Venez voir l'endroit où il était couché ; puis allez promptement dire à ses disciples : Il est ressuscité des morts ; et voici, il vous devance en Galilée, c'est là que vous le verrez. Voici, je vous l'ai dit. » Et s'étant promptement éloignées du sépulcre avec crainte et grande joie, elles coururent porter cette nouvelle à ses disciples. Et voici, Jésus vint à leur rencontre en disant : « Salut. » Or s'étant approchées, elles saisirent ses pieds et l'adorèrent. Alors Jésus leur dit : « Ne craignez point. Allez porter cette nouvelle à mes frères, afin qu'ils partent pour la Galilée, et c'est là qu'ils me verront. » Or, pendant qu'elles étaient en chemin, voici, quelques hommes de la garde s'étant rendus à la ville racontèrent aux grands prêtres tout ce qui s'était passé. Et s'étant réunis avec les anciens et ayant tenu conseil, ils donnèrent beaucoup d'argent aux soldats, en disant : « Dites : ses disciples étant venus de nuit l'ont dérobé pendant que nous dormions. Et si le gouverneur en entend parler, nous le gagnerons, et nous vous épargnerons tout souci. » Or ayant pris l'argent ils firent comme ils avaient été endoctrinés, et ce bruit s'est répandu parmi les Juifs jusques à aujourd'hui. Cependant les onze disciples se rendirent en Galilée sur la montagne, à l'endroit que Jésus leur avait fixé, et l'ayant vu ils l'adorèrent ; mais il y en eut qui doutèrent. Et Jésus s'étant approché s'adressa à eux en disant : « Toute autorité m'a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc instruire toutes les nations, après les avoir baptisées au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, en leur enseignant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, moi, je suis avec vous tous les jours, jusques à la consommation du temps. »
Prière du soir — deuxième lecture
Bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit ; mais examinez les esprits pour voir s'ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes ont fait irruption dans le monde. Voici à quoi vous reconnaissez l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse que Jésus-Christ est venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, et tel est celui de l'antechrist, dont vous avez ouï dire qu'il doit venir, et maintenant il est déjà dans le monde. Pour vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. Pour eux, ils sont du monde ; c'est pourquoi ils parlent d'après le monde, et le monde les écoute. Pour nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute point : c'est à cela que nous reconnaissons l'esprit de vérité et l'esprit d'égarement. Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, parce que l'amour vient de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu ; « celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l'amour de Dieu a été manifesté envers nous : c'est que Dieu a envoyé Son fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Voici en quoi consiste cet amour : c'est que ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais que c'est Lui qui nous a aimés et qui a envoyé son fils comme victime expiatoire pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous aussi nous devons nous aimer les uns les autres. Personne n'a jamais contemplé Dieu ; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous et Son amour est accompli en nous. Voici à quoi nous connaissons que nous demeurons en Lui et Lui en nous : c'est qu'il nous a donné de Son Esprit. Et nous-mêmes nous avons vu, et nous l'attestons, que le Père a envoyé Son fils comme sauveur du monde.
Évangile
Et voici, un certain légiste se leva pour le mettre à l'épreuve, en disant : « Maître, que ferai-je pour hériter la vie éternelle ? » Mais il lui dit : « Qu'est-il écrit dans la loi ? Comment lis-tu ? » L'autre répliqua : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. » Or il lui dit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras. » Mais l'autre voulant se justifier, dit à Jésus : « Eh bien, qui est mon prochain ? » Jésus répliqua : « Un homme descendit de Jérusalem à Jéricho, et il tomba parmi des brigands, qui, après l'avoir non seulement dépouillé mais roué de coups, s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Or un prêtre, qui d'aventure descendait par ce chemin, l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter ; de même aussi un lévite étant venu en cet endroit et l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter. Mais un Samaritain que sa route conduisit vers lui l'ayant aperçu fut ému de compassion, et s'étant approché il banda ses blessures en y versant de l'huile et du vin, puis l'ayant fait monter sur sa propre bête, il le conduisit dans une hôtellerie et prit soin de lui. Et le lendemain ayant déboursé deux deniers, il les donna à l'hôtelier et lui dit : « Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, c'est moi qui te le rembourserai à mon retour. » Lequel de ces trois-là te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé parmi les brigands ? » Or l'autre dit : « Celui qui lui a donné des preuves de sa compassion. » Et Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »
Évangile
Or de cette ville-là il y eut plusieurs Samaritains qui crurent en lui, à cause de cette déclaration de la femme : « Il m'a dit tout ce que j'ai fait. » Lors donc que les Samaritains furent venus vers lui, ils le sollicitaient de demeurer auprès d'eux ; et il demeura là deux jours. Et un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa prédication, et ils disaient à la femme : « Ce n'est plus à cause de tes discours, que nous croyons, car nous avons ouï nous-mêmes, et nous savons que celui-ci est vraiment le sauveur du monde, le Christ. »
Évangile
Mais lorsque le matin fut venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, sur la manière de le faire mourir, et, après l'avoir enchaîné, ils l'emmenèrent, et ils le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors Judas qui l'avait livré, voyant qu'il était condamné, fut saisi de repentir, et il rapporta les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens, en disant : « J'ai péché en livrant un sang innocent. » Mais eux lui dirent : « Qu'est-ce que cela nous fait ? Cela te regarde. » Et ayant lancé les pièces d'argent dans le sanctuaire, il se retira et alla se pendre. Mais les grands prêtres ayant pris les pièces d'argent dirent : « Il n'est pas permis de les jeter dans le corban, puisqu'elles sont le prix du sang. » Or ayant tenu conseil, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour servir de sépulture aux étrangers. C'est pourquoi ce champ-là a été appelé, jusques à aujourd'hui, champ du sang. — Alors fut accompli ce dont il a été parlé par l'entremise de Jérémie le prophète, lorsqu'il dit : « Et ils ont pris les trente pièces d'argent, la valeur de celui qui a été évalué, qu'ils ont évalué d'entre les fils d'Israël, et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait prescrit. » Cependant Jésus comparut devant le gouverneur, et le gouverneur l'interrogea en disant : « Es-tu le roi des Juifs ? » Or Jésus lui dit : « C'est toi qui le dis. » Et pendant qu'il était accusé par les grands prêtres et les anciens, il ne répondait rien. Alors Pilate lui dit : « N'entends-tu pas tout ce dont ils témoignent contre toi ? » Et il ne lui répondit pas même un seul mot, en sorte que le gouverneur était tout émerveillé. Or le gouverneur avait coutume, lors d'une fête, d'accorder à la foule l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'elle préférait. Or ils détenaient alors un prisonnier fameux, appelé Barabbas. Lors donc qu'ils furent rassemblés, Pilate leur dit : « Lequel voulez-vous que je vous élargisse, Barabbas ou Jésus qui est appelé Christ ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Or pendant qu'il siégeait sur le tribunal, sa femme lui fit dire : « Qu'il ne se passe rien entre toi et ce juste ; car j'ai beaucoup souffert aujourd'hui dans un rêve à son sujet. » Cependant les grands prêtres et les anciens gagnèrent la foule, afin qu'elle réclamât Barabbas et sacrifiât Jésus. Or le gouverneur, reprenant la parole, leur dit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous élargisse ? » Et ils dirent : « Barabbas. » Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus qui est appelé Christ ? » Ils dirent tous : « Qu'il soit crucifié ! » Mais il dit : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux s'écriaient de plus belle : « Qu'il soit crucifié ! » Or Pilate, ayant vu qu'il n'obtenait rien, mais que le tumulte allait croissant, prit de l'eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant : « Je suis innocent de ce sang ; cela vous regarde. » Et tout le peuple répliqua : « Son sang soit sur nous et sur nos enfants ! » Alors il leur accorda l'élargissement de Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra afin qu'il fût crucifié. Alors les soldats du gouverneur, ayant conduit Jésus dans le prétoire, réunirent autour de lui toute la cohorte. Et après l'avoir rhabillé, ils le revêtirent d'un manteau militaire, de couleur écarlate ; et ayant tressé une couronne avec des épines ils lui en ceignirent la tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; et s'étant agenouillés devant lui, ils le bafouèrent en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau et ils le frappaient à la tête. Et quand ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent du manteau militaire et le revêtirent de ses propres vêtements, et ils l'emmenèrent pour le crucifier. Or, comme ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon ; ils le mirent en réquisition pour porter sa croix. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit qui est appelé Golgotha (ce qui signifie endroit dit du crâne), ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; et après l'avoir goûté, il ne voulut pas le boire. Or, quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, après avoir tiré au sort ; et se tenant assis, ils le surveillaient là. Et ils placèrent au-dessus de sa tête sa sentence où était écrit : « Celui-ci est Jésus, le roi des juifs. » Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, un à droite et un à gauche. Cependant les passants l'injuriaient, en branlant la tête, et en disant : « Ô toi qui détruis le sanctuaire, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es fils de Dieu, descends de la croix. » De même aussi les grands prêtres, le bafouant avec les scribes et les anciens, disaient : « Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël ! Qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il s'est confié en Dieu ! Qu'il le délivre maintenant, s'il veut ; car il a dit : Je suis Fils de Dieu. » Et les brigands qui avaient été crucifiés avec lui l'insultaient aussi de la même manière. « Cependant depuis la sixième heure, des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure. Mais vers la neuvième heure Jésus s'écria en jetant un grand cri : « Éloï ! Éloï ! Lema sabactani ? » Ce qui signifie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? » Mais quelques-uns des assistants l'ayant entendu, disaient : « Il appelle Élie, celui-ci ! » Et aussitôt l'un d'entre eux, étant accouru, prit une éponge, et après l'avoir remplie de vinaigre et fixée à un roseau, il lui donnait à boire. Mais les autres dirent : « Laisse-nous voir si Élie vient le sauver ! » Et un autre ayant pris une lance lui perça le flanc, et il en sortit de l'eau et du sang. Mais Jésus, après avoir derechef jeté un grand cri, rendit l'esprit. Et voici, le rideau du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas, et la terre trembla, et les rochers se fendirent, et les sépulcres s'ouvrirent, et beaucoup de corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent ; et étant sortis de leurs sépulcres après sa résurrection ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à plusieurs personnes. Cependant le centurion, et ceux qui avec lui surveillaient Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui se passait, furent dans une grande crainte, et ils disaient : « Vraiment, celui-ci était fils de Dieu. » Or il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin, lesquelles avaient suivi Jésus depuis la Galilée en le servant. Parmi elles se trouvait Marie la Magdalène, et Marie la mère de Jacques et de José, et la mère des fils de Zébédée. Or, quand le soir fut venu, arriva un homme riche d'Arimathée nommé Joseph, lequel avait été aussi disciple de Jésus. Cet homme s'étant rendu auprès de Pilate, réclama le corps de Jésus ; alors Pilate ordonna de le remettre. Et Joseph ayant pris le corps, l'enveloppa dans un linceul blanc, et il le plaça dans son propre sépulcre neuf, qu'il avait fait tailler dans le roc, et après avoir roulé une grande pierre contre l'entrée du sépulcre, il s'en alla. Or il y avait là Marie la Magdalène et l'autre Marie, assises en face du tombeau. Mais le lendemain, qui suit la préparation, les grands prêtres et les pharisiens se réunirent auprès de Pilate, en disant : « Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, pendant qu'il vivait encore : « Au bout de trois jours je dois ressusciter. » Ordonne donc que le tombeau soit protégé jusques au troisième jour, de peur que les disciples ne viennent le dérober, et ne disent au peuple : Il est ressuscité des morts ; et cette nouvelle imposture sera pire que la première. » Pilate leur dit : « Prenez une garde ; allez, protégez-le comme vous l'entendez. » Or s'en étant allés, ils mirent le tombeau, après avoir scellé la pierre, sous la protection de la garde.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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