Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Notre bouche s'est ouverte pour vous, Corinthiens, notre cœur s'est élargi ; vous n'êtes point à l'étroit au dedans de nous, tandis que vous êtes à l'étroit dans vos propres entrailles ; mais rendez-nous la pareille (je vous parle comme à mes enfants) en vous élargissant aussi. Ne portez pas, en vous unissant aux infidèles, un joug étranger ; car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'impiété, ou quelle communauté entre la lumière et les ténèbres ? Mais encore quelle harmonie y a-t-il entre Christ et Béliar, ou quelle relation entre un fidèle et un infidèle ? Mais enfin quel accord y a-t-il entre le sanctuaire de Dieu et les idoles ? Car c'est nous qui sommes le sanctuaire du Dieu vivant, selon que Dieu a dit : « J'habiterai et Je marcherai parmi eux, et Je serai leur Dieu, et eux seront Mon peuple ; c'est pourquoi sortez du milieu d'eux et tenez-vous à part, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur, et c'est Moi qui vous accueillerai, et Je serai pour vous un père, et vous, vous serez pour Moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. »
Première lecture
Et tous les chefs de l'armée, et Jochanan, fils de Karéah, et Jésanias, fils d'Osée, et tout le peuple, tant les petits que les grands, s'approchèrent, et dirent à Jérémie, le prophète : Accueille notre humble requête, et prie pour nous l'Éternel, ton Dieu, pour tous ces survivants, car de beaucoup nous ne restons plus qu'un petit nombre, ainsi que tu nous vois ; afin que l'Éternel, ton Dieu, nous indique le chemin où nous devons marcher, et la chose que nous avons à faire. Et Jérémie, le prophète, leur dit : J'obéis ; voici, je vais prier l'Éternel, votre Dieu, conformément à ce que vous avez dit ; et tout ce que l'Éternel vous répondra, je vous le rapporterai, je ne vous en déroberai rien. Et ils dirent à Jérémie : Que l'Éternel nous soit un témoin fidèle et sûr, que nous ferons tout ce dont l'Éternel ton Dieu te chargera pour nous : que ce soit du bien ou du mal, nous serons dociles à la voix de l'Éternel notre Dieu, vers qui nous t'envoyons, afin que bien nous en arrive, si nous sommes dociles à la voix de l'Éternel, notre Dieu. Et au bout de dix jours, la parole de l'Éternel fut adressée à Jérémie ; et il appela Jochanan, fils de Karéah, et tous les chefs de l'armée qui étaient avec lui, et tout le peuple, tant les petits que les grands, et il leur dit : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël, auprès de qui vous m'avez envoyé pour lui présenter votre humble requête : Si de nouveau vous vous fixez dans ce pays, je vous édifierai, et ne vous détruirai point ; et je vous planterai, et ne vous arracherai point, car je me repens du mal que je vous ai fait. Ne redoutez point le roi de Babel que vous redoutez ! ne le redoutez point, dit l'Éternel, car je suis avec vous pour vous sauver et vous délivrer de sa main, et je lui inspirerai de la compassion pour vous, afin qu'il ait compassion de vous, et vous fasse rentrer dans votre pays. Mais si vous dites : Nous ne resterons point dans ce pays, n'obéissant point à la voix de l'Éternel, votre Dieu, et disant : Non, car nous irons au pays d'Egypte, où nous ne verrons point, de guerre, et n'entendrons point le son de la trompette, et n'aurons point faute de pain, et là nous nous fixerons… eh bien ! alors, entendez la parole de l'Éternel, restes de Juda ! Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Si vous vous mettez en tête d'aller en Egypte, et si vous vous y rendez pour vous y fixer, l'épée dont vous avez peur, vous atteindra là, dans le pays d'Egypte, et la faim dont vous avez souci, s'attachera à vous là, en Egypte, et là vous mourrez. Et tous ceux qui se mettront en tête d'aller en Egypte pour s'y fixer, périront par l'épée, par la famine et par la peste, et il n'en restera, n'en réchappera pas un des calamités que j'enverrai contre eux. Car ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : De même que ma colère et ma fureur s'est répandue sur les habitants de Jérusalem, de même ma fureur se répandra sur vous, si vous allez en Egypte, et vous serez en exécration, et en horreur, et en malédiction et en dérision, et vous ne reverrez plus ce lieu. L'Éternel vous dit, restes de Juda : N'allez point en Egypte ! sachez que je vous en adresse la sommation aujourd'hui. Car vous vous abusez au péril de vos vies ; car vous m'avez envoyé auprès de l'Éternel, votre Dieu, disant : Prie pour nous l'Éternel, notre Dieu, et rapporte-nous tout ce que l'Éternel, notre Dieu, dira, et nous le ferons. Et je vous l'ai rapporté aujourd'hui ; mais vous n'êtes point dociles à la voix de l'Éternel, votre Dieu, ni à tout ce dont Il m'a chargé pour vous. Eh bien ! sachez que vous périrez par l'épée, par la famine et par la peste, dans le lieu où vous avez envie d'aller vous fixer.
Première lecture
Et je dévasterai ses vignes et ses figuiers dont elle dit : C'est un don que m'ont fait mes amants ! Et je les changerai en forêts, afin que les bêtes des champs les dévorent. Et je vengerai sur elle les jours des Baals, où elle les encensait, et se parait de son anneau et de son collier, et suivait ses amants, et m'oubliait, dit l'Éternel. Aussi voici, je veux la gagner et la mener au désert et parler à son cœur. Et dès lors je lui rendrai ses vignes et la vallée d'Achor comme porte d'espérance ; et là elle chantera comme aux jours de sa jeunesse, et au jour qu'elle sortit du pays d'Egypte. Et en ce jour-là, dit l'Éternel, tu m'appelleras : Mon époux ! et tu ne m'appelleras plus : Monseigneur ! Et j'ôterai de leur bouche les noms des Baals, afin qu'on ne les rappelle plus par leurs noms. Et pour eux je ferai en ce temps-là un pacte avec les bêtes des champs et avec les oiseaux des Cieux et avec les reptiles de la terre, et je briserai l'arc et l'épée et la guerre que je bannirai du pays, et je leur donnerai une demeure assurée. Et je te fiancerai à moi pour l'éternité, et je te fiancerai à moi avec justice et droit, et avec grâce et miséricorde, et je te fiancerai à moi avec fidélité, et tu connaîtras l'Éternel. Et en ce temps-là j'exaucerai, dit l'Éternel, j'exaucerai les Cieux, et ils exauceront la terre,
Prière du matin — première lecture
La troisième année du règne de Jéhojakim, roi de Juda, Nébucadnézar, roi de Babel, arriva devant Jérusalem, et l'assiégea. Et le Seigneur mit entre ses mains Jéhojakim, roi de Juda, et une partie des meubles de la maison de Dieu ; et il les amena au pays de Sinear, à la maison de son dieu ; et il fit entrer les meubles dans le Trésor de son dieu. Et le roi ordonna à Aspenas, chef de ses eunuques, d'amener des enfants d'Israël et de race royale et de noble extraction, des jeunes garçons sans défaut et sans tache, beaux de figure, et versés dans toute la sagesse, et connaissant la science, et doués d'instruction, qui fussent propres à faire le service dans le palais du roi, et à apprendre la langue et les lettres des Chaldéens. Et le roi leur assigna un ordinaire quotidien sur les mets délicats du roi et sur le vin qu'il buvait, et fixa pour leur éducation trois années au bout desquelles ils entreraient au service de la personne du roi. Et de ce nombre il y avait de la race de Juda Daniel, Hananias, Misaël et Azarias. Et le chef des eunuques leur donna des noms, et donna à Daniel le nom de Beltsazar, et à Hananias celui de Sadrach, et à Misaël celui de Mésach, et à Azarias celui de Abednégo. Or, Daniel prit la résolution de ne pas contracter la souillure des mets délicats du roi ni du vin qu'il buvait, et il sollicita du chef des eunuques la permission de ne pas se souiller. Et Dieu mit Daniel en faveur et en grâce auprès du chef des eunuques ; et le chef des eunuques dit à Daniel : Je crains le roi, mon maître, qui lui-même a fixé ce que vous mangerez et boirez ; car pourquoi vous verrait-il un visage plus défait qu'aux enfants de votre âge ? Ainsi, vous exposeriez ma tête auprès du roi. Alors Daniel s'adressa au maître d'hôtel auquel le chef des eunuques avait commis Daniel, Hananias, Misaël et Azarias : Fais donc un essai de dix jours sur tes serviteurs, et qu'on nous donne des légumes pour nourriture, et de l'eau pour boisson. Puis tu examineras notre visage et le visage des enfants nourris des mets délicats du roi ; et traite alors tes serviteurs d'après ce que tu auras vu. Et il leur déféra en cela, et fit sur eux un essai de dix jours. Et au bout de dix jours on leur vit meilleur visage et plus d'embonpoint qu'à tous les enfants nourris des mets délicats du roi. Alors le maître d'hôtel supprima leurs mets délicats, et le vin qu'ils avaient pour boisson, et leur servit des légumes. Et à ces jeunes gens, aux quatre, Dieu accorda la connaissance et l'intelligence de toutes les lettres, et de toute la sagesse ; et Daniel avait l'entente de toutes les visions et des songes. Et après l'expiration du temps fixé par le roi pour leur admission, le chef des eunuques les amena et les présenta à Nébucadnézar. Et le roi s'entretint avec eux, et entre eux tous aucun ne fut trouvé égal à Daniel, à Hananias, à Misaël et à Azarias ; ils furent donc placés auprès de la personne du roi. Et sur tous les points de sagesse et d'intelligence sur lesquels le roi les interrogeait, il les trouvait dix fois supérieurs à tous les devins et enchanteurs qui étaient dans tout son empire. Ainsi fut Daniel jusqu'à la première année du roi Coresch.
Épître
Aucune édition de ce livre dans votre langue n'appartient au domaine public, ce passage est donc affiché en anglais.
If the great Lord will, He shall be filled with the spirit of understanding: He shall pour forth the words of his wisdom, And in prayer give thanks to the Lord. He shall direct his counsel and knowledge, And in his secrets shall he meditate. He shall show forth the instruction which he has been taught, And shall glory in the law of the covenant of the Lord. Many shall commend his understanding; And so long as the world endures, it shall not be blotted out: His memorial shall not depart, And his name shall live from generation to generation. Nations shall declare his wisdom, And the congregation shall tell out his praise. If he continue, he shall leave a greater name than a thousand: And if he die, he adds thereto. Yet more will I utter, which I have thought upon; And I am filled as the moon at the full. Hearken to me, you⌃ holy children, And bud forth as a rose growing by a brook of water: And give you⌃ a sweet savor as frankencense, And put forth flowers as a lily, Spread abroad a sweet smell, and sing a song of praise; Bless you⌃ the Lord for all his works.
Première lecture
Et Bildad de Such prit la parole et dit : Jusques à quand tiendras-tu ces discours ? Les paroles de ta bouche ont la violence de l'ouragan. Dieu fera-t-Il plier la loi, et le Tout-puissant, plier la justice ? Si tes fils ont péché contre Lui, Il les a mis à la merci de leur crime. Mais si tu veux chercher Dieu, et du Tout-puissant implorer la clémence, si tu es pur et droit, oh ! alors Il veillera sur toi, et donnera le bonheur à la maison d'un juste, et tes commencements auront été petits, tant ton avenir aura de grandeur. Interroge en effet l'âge qui précède, et fais attention aux recherches de ses pères : (car nous sommes d'hier, et nous ne savons pas, car nos jours sont une ombre sur la terre). Ne t'instruiront-ils pas ? ne te diront-ils pas, et de leur cœur ces mots ne sortiront-ils pas ? Le papyrus grandit-il où il n'y a pas de marais ? le roseau prospère-t-il où il n'y a pas d'eau ? il en est encore à son premier jet, on ne le fauche pas, cependant il sèche avant toutes les herbes. Tel est le chemin de quiconque oublie Dieu, et l'espoir de l'impie s'évanouit, son assurance est brisée, en une toile d'araignée il met sa confiance ; il s'appuie sur sa maison, et elle ne tient pas, il s'y cramponne, et elle ne reste pas debout. Il est plein de sève aux rayons mêmes du soleil, et ses jets s'étendent au delà de son enclos, dans des monceaux de cailloux ses racines s'insinuent, il affronte un sol pierreux ; qu'on l'arrache de sa place, elle le renie : « Je ne t'ai jamais vu ! » Telles sont les délices de ses voies, et de la poussière il en croîtra d'autres. Voici, Dieu ne rejette pas l'innocent, mais Il ne prend point les pécheurs par la main : si bien qu'il remplira ta bouche d'allégresse, et tes lèvres, de jubilation. Ceux qui te haïssent, seront couverts de honte, et la tente des impies cessera d'être,
Prière du matin — deuxième lecture
S'étant après cela éloigné d'Athènes, il vint à Corinthe, et y ayant trouvé un certain Juif, nommé Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d'Italie avec Priscilla sa femme, à cause de l'injonction faite à tous les Juifs de quitter Rome, il s'associa à eux, et, comme ils exerçaient le même métier, il habita avec eux et ils travaillaient ensemble ; ils étaient en effet faiseurs de tentes de leur métier. Cependant il discourait dans la synagogue chaque sabbat, et il persuadait Juifs et Grecs. Or, quand Silas et Timothée arrivèrent de Macédoine, Paul était tout occupé de la parole, et attestait aux Juifs que Jésus était le Christ, mais comme ceux-ci lui résistaient et l'injuriaient, il secoua ses vêtements et leur dit : « Que votre sang retombe sur votre tête ; pour moi j'en suis net ; dès ce moment j'irai auprès des Gentils. » Et, sortant de là, il se rendit dans la maison d'un nommé Titius Justus, adorateur de Dieu, dont la maison était contiguë à la synagogue. Cependant Crispus, le chef de la synagogue, crut au seigneur avec toute sa famille ; et plusieurs Corinthiens qui aimaient l'entendre croyaient et recevaient le baptême. Or le Seigneur, dans une vision nocturne, dit à Paul : « Ne crains point, mais parle et ne te tais point, parce que je suis avec toi, et que personne ne se jettera sur toi pour te maltraiter, car je possède un peuple nombreux dans cette ville-ci. » Et il fit un séjour d'un an et six mois en enseignant parmi eux la parole de Dieu. Or, pendant que Gallion était proconsul de l'Achaïe, les Juifs se soulevèrent unanimement contre Paul, et ils l'amenèrent devant le tribunal, en disant : « Celui-ci persuade les hommes d'adorer Dieu contrairement à la loi. » Mais, au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion dit aux Juifs : « S'il s'agissait d'un crime ou d'un délit, ô Juifs, j'aurais naturellement accueilli votre plainte, mais, puisqu'il s'agit de questions relatives à une doctrine, à des noms propres, et à votre loi, vous aviserez vous-mêmes ; pour moi, je ne veux pas me constituer juge de ces choses-là. » Et il les chassa du tribunal. Mais, s'étant tous saisis de Sosthène le chef de la synagogue, ils le frappaient devant le tribunal ; et de tout cela Gallion ne prenait aucun souci. Cependant Paul, après avoir encore fait un long séjour, prit congé des frères, et s'embarqua pour la Syrie, et avec lui Priscilla et Aquilas, après s'être fait raser la tête à Cenchrées, car il avait fait un vœu. Or, quand ils furent arrivés à Éphèse, il les y laissa, tandis qu'étant entré lui-même dans la synagogue, il discuta avec les Juifs, et, comme ils lui demandaient de prolonger son séjour, il n'y consentit pas, mais, après avoir pris congé d'eux en disant : « Je reviendrai derechef auprès de vous, si Dieu le veut, » il partit d'Éphèse, et, étant débarqué à Césarée, il monta saluer l'église et redescendit ensuite à Antioche. Au bout d'un certain temps, il partit, et parcourut successivement le pays de Galatie et la Phrygie, fortifiant tous les disciples. Cependant un Juif, nommé Apollos, originaire d'Alexandrie, homme éloquent et très versé dans les Écritures, arriva à Éphèse. Il avait été instruit de la doctrine du seigneur, et était d'un esprit plein de ferveur ; aussi prêchait-il et enseignait-il exactement ce qui concernait Jésus, quoiqu'il ne connût que le baptême de Jésus, et il se mit à parler librement dans la synagogue. Mais Priscilla et Aquilas l'ayant entendu le prirent avec eux et lui exposèrent plus exactement la doctrine de Dieu. Cependant, comme il voulait passer en Achaïe, les frères, après l'y avoir encouragé, écrivirent aux disciples de lui faire un bon accueil. Une fois arrivé il se rendit très utile par la grâce de Dieu à ceux qui avaient cru, car il réfutait vigoureusement les Juifs en public, en démontrant par les Écritures que Jésus était le Christ.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Cantique.Que Dieu nous soit favorable et nous bénisse ! Qu'il fasse luire sa face sur nous ! (Pause) afin que la voie que Tu suis, soit connue sur la terre, et parmi les nations, le secours que Tu donnes. Les peuples te louent, ô Dieu, tous les peuples te louent. Que les nations se réjouissent, et qu'elles chantent ! car tu juges les nations avec équité, et tu es le guide des nations sur la terre. Que les peuples te louent, ô Dieu ! que tous les peuples te louent ! La terre a donné ses récoltes. Que Dieu, notre Dieu, nous bénisse ! Que Dieu nous bénisse, et qu'il soit craint de toutes les extrémités de la terre !
Évangile
« Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel s'est affadi, avec quoi le salera-t-on ? Il ne sert plus à rien, sinon, après avoir été jeté dehors, qu'à être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; on n'allume pas non plus une lampe pour la placer sous le boisseau, mais sur son support, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Que de même votre lumière brille devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. « Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; car en vérité je vous le déclare, jusqu'à ce que le ciel et la terre aient disparu, un seul i ou un seul jambage ne disparaîtra point de la loi avant que tout n'ait été réalisé. En conséquence, celui qui aura enfreint un seul de ces moindres commandements et enseigné aux hommes à faire de même, sera renommé l'un des moindres dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera renommé grand dans le royaume des cieux.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Hymne de David, lorsque Doëg, l'Iduméen, vint et informa Saül et lui dit : David est venu dans la maison d'Achimélech.Pourquoi fais-tu gloire de la méchanceté, superbe ? La grâce de Dieu subsiste toujours. Ta langue médite la ruine, pareille au rasoir affilé, artisan de ruses ! Tu aimes le mal plus que le bien, le mensonge, plus que les paroles vraies. (Pause) Tu aimes tous les discours pernicieux, langue perfide ! Aussi Dieu te détruira pour toujours, Il te saisira, et t'arrachera de ta tente, et t'extirpera de la terre des vivants. (Pause) Les justes en seront témoins, et ils craindront, et ils se riront de lui : « Le voilà cet homme qui ne prit point Dieu pour son rempart, et qui se confiait dans ses grandes richesses, et se prévalait de sa méchanceté ! » Mais moi, je suis comme un vert olivier dans la maison de Dieu, je me confie dans la grâce de Dieu, toujours, à jamais. Je Te louerai éternellement, parce que tu as agi, et j'espère dans ton nom, parce que tu es bon, en présence de tes Saints.
Psaume responsorial
Cantique d'Asaph. Dieu prend séance dans l'assemblée divine, et au milieu des Dieux Il rend la justice. « Jusques à quand serez-vous des juges pervers, et tiendrez-vous le parti des impies ? (Pause) Faites droit aux petits et aux orphelins, rendez justice à l'affligé et au pauvre. Libérez les petits et les indigents, arrachez-les de la main des impies. Ils n'ont ni sagesse, ni intelligence, ils marchent dans les ténèbres ; toutes les bases de la terre sont ébranlées. J'ai dit : Vous êtes des Dieux, et tous, des fils du Très-haut. Cependant vous mourrez, comme des humains, et vous tomberez, aussi bien que tel d'entre les princes. » Lève-toi, ô Dieu, juge la terre, car tous les peuples sont ta propriété !
Psaume responsorial
Au maître chantre. En githith. D'Asaph.Faites entendre vos hymnes au Dieu qui est notre force, et vos cris d'allégresse au Dieu de Jacob ! Elevez vos chants, et faites résonner la cymbale, et la harpe harmonieuse avec le luth ! C'est la lune nouvelle, sonnez de la trompette ! c'est la lune dans son plein, notre jour de fête ! Car tel est l'ordre donné à Israël, l'institution du Dieu de Jacob : Il en dressa le statut en Joseph, quand Il se mit en marche contre le pays d'Egypte. « J'entends une voix que je ne reconnais pas ! Je déchargeai son épaule du fardeau, et ses mains ne durent plus porter les paniers. Dans l'angoisse tu m'invoquas, et je te sauvai, je t'exauçai, enveloppé du tonnerre, et je t'éprouvai aux eaux de la querelle. (Pause) Ecoute, mon peuple, que je te somme ! O Israël, si tu voulais m'écouter ! Qu'il n'y ait chez toi point de Dieu étranger, et n'adore pas les dieux du dehors ! Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai ramené de la terre d'Egypte. Ouvre ta bouche, je veux la remplir !… Mais mon peuple n'a point écouté ma voix, et Israël ne m'a point obéi. Alors je l'abandonnai à l'obstination de son cœur ; ils suivirent leurs propres conseils. O si mon peuple voulait m'écouter, et Israël, marcher dans mes voies ! Bientôt je ferais plier leurs ennemis, et contre leurs oppresseurs je tournerais ma main. Ceux qui haïssent l'Éternel, dissimuleraient devant lui, et eux, ils auraient un bonheur éternel. Dieu les nourrirait de la moelle du froment, et du miel des rochers je te rassasierais ! »
Prière du soir — première lecture
Le roi Nébucadnézar fit une statue d'or, qui avait soixante coudées de hauteur, et six coudées d'épaisseur ; il l'éleva dans la plaine de Doura, dans la province de Babel. Et le roi Nébucadnézar envoya l'ordre de convoquer les satrapes, les préfets et les gouverneurs, les grands-juges, les trésoriers, les légistes, les jurisconsultes, et tous les magistrats des provinces, afin qu'ils vinssent à l'inauguration de la statue qu'avait élevée le roi Nébucadnézar. Alors se rassemblèrent les satrapes, les préfets et les gouverneurs, les grands-juges, les trésoriers, les légistes, les jurisconsultes, et tous les magistrats des provinces, pour l'inauguration de la statue qu'avait élevée le roi Nébucadnézar, et ils se placèrent debout devant la statue qu'avait élevée Nébucadnézar. Et le héraut cria avec force : Avis vous est donné, peuples, nations et hommes de toutes langues ! Au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes les sortes d'instruments, vous aurez à vous prosterner et à adorer la statue d'or qu'a élevée le roi Nébucadnézar : et quiconque ne se prosternera pas et n'adorera pas, sera au même instant jeté dans la fournaise ardente qui est allumée. En conséquence, à l'instant où tous les peuples entendirent le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion et de toutes les sortes d'instruments, tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues se prosternèrent devant la statue d'or qu'avait élevée le roi Nébucadnézar. Ensuite de cela, au moment même des hommes Chaldéens s'approchèrent, et accusèrent les Juifs, en prenant la parole, et en disant au roi Nébucadnézar : O roi, puisses-tu vivre éternellement ! O roi, tu as émis un décret portant que chacun, à l'ouïe du son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion et de la cornemuse, et de toutes les sortes d'instruments, eût à se prosterner et à adorer la statue d'or ; et que quiconque ne se prosternerait pas et n'adorerait pas, serait jeté dans la fournaise ardente qui est allumée. Or, il y a des hommes Juifs que tu as préposés à l'administration de la province de Babel, Sadrach, Mésach et Abednégo, ces hommes ne tiennent aucun compte de toi, ô roi ; ils ne rendent aucun culte à tes dieux, et ils n'adorent point la statue d'or que tu as élevée. Alors Nébucadnézar irrité et courroucé dit qu'on amenât Sadrach, Mésach et Abednégo. En conséquence, ces hommes furent amenés devant le roi. Nébucadnézar prit la parole et leur dit : Était-ce dessein prémédité, Sadrach, Mésach et Abednégo ? Vous ne rendez pas un culte à mon dieu, et vous n'adorez pas la statue d'or que j'ai élevée ? Maintenant donc, si au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion, et de la cornemuse et de toutes les sortes d'instruments, vous vous prosternez et adorez la statue que j'ai faite, [c'est bien] ; mais si vous n'adorez pas, vous serez au moment même jetés dans la fournaise ardente qui est allumée ; et quel est le Dieu qui vous délivrera de ma main ? Sadrach, Mésach et Abednégo répondirent et dirent au roi Nébucadnézar : Il n'est pas besoin que nous te répondions rien là-dessus. Si notre Dieu que nous servons a le pouvoir de nous délivrer de la fournaise ardente qui est allumée, Il nous délivrera aussi de ta main, ô roi. Sinon, sache néanmoins, ô roi, que nous ne servons point tes dieux et que nous n'adorons point la statue d'or que tu as élevée. Alors Nébucadnézar fut rempli de colère, et tourna vers Sadrach, Mésach et Abednégo un visage altéré. Puis prenant la parole il commanda de chauffer la fournaise sept fois plus qu'on n'avait trouvé bon de la chauffer. Et il ordonna à des hommes, aux hommes les plus vigoureux de son armée, de lier Sadrach, Mésach et Abednégo, et de les jeter dans la fournaise ardente qui était allumée. Alors ces hommes furent attachés dans leurs caleçons, leurs tuniques et leurs manteaux et leurs vêtements, puis jetés dans la fournaise ardente qui était allumée. Ensuite de ce que l'ordre du roi avait été sévère, et que la fournaise était extraordinairement chauffée, les hommes qui avaient hissé Sadrach, Mésach et Abednégo, périrent par l'effet du feu. Cependant ces trois hommes, Sadrach, Mésach et Abednégo, tombèrent tout liés dans la fournaise ardente qui brûlait. Alors le roi Nébucadnézar fut stupéfait, et se leva précipitamment. Il prit la parole et dit à ses conseillers : N'avons-nous pas jeté trois hommes liés dans les flammes ? Ils répondirent et dirent au roi : Certainement, ô roi ! Il répliqua et dit : Voici, je vois quatre hommes marcher sans liens au milieu du feu, et on ne voit sur eux aucune lésion, et le quatrième par son air ressemble à un fils des dieux. Alors Nébucadnézar s'approcha de la porte de la fournaise ardente qui était allumée. Il prit la parole et dit : Sadrach, Mésach et Abednégo, serviteurs du Dieu suprême, sortez et venez ! Alors Sadrach, Mésach et Abednégo sortirent du milieu des flammes. Et les satrapes, les préfets et les gouverneurs et les conseillers du roi se rassemblèrent ; ils virent sur ces hommes que le feu n'avait eu aucune prise sur leurs corps, et que les cheveux de leurs têtes n'avaient pas été brûlés, et que même la partie inférieure de leur habillement n'avait éprouvé aucune altération, et que l'odeur du feu ne les avait point pénétrés. Nébucadnézar prit la parole et dit : Béni soit le Dieu de Sadrach, Mésach et Abednégo, lequel a envoyé son ange, et sauvé ses serviteurs qui se confiaient en lui, et qui ont transgressé l'ordre du roi et livré leurs corps, pour ne point servir et ne point adorer un autre Dieu que leur Dieu ! Et de par moi ordre est donné que tout peuple, toute nation et homme de toute langue qui blasphémera le Dieu de Sadrach, Mésach et Abednégo, soit coupé par morceaux, et que sa maison soit changée en un tas de fumier, parce qu'il n'y a pas d'autre Dieu qui puisse délivrer de la sorte. Dès lors le roi rendit Sadrach, Mésach et Abednégo puissants dans la province de Babel.
Deuxième lecture
C'est pourquoi, revêtus de ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons point courage, mais nous avons rejeté les secrètes manœuvres qui font rougir, ne nous conduisant point avec astuce, et ne falsifiant pas non plus la parole de Dieu, mais nous rendant nous-mêmes recommandables, par la manifestation de la vérité, à toute conscience humaine devant Dieu. Or si notre évangile est encore voilé, c'est parmi ceux qui périssent qu'il est voilé, parmi lesquels le dieu de ce siècle a aveuglé les esprits des incrédules, afin que pour, eux ne brillât point la lumière de l'évangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu. Car ce n'est pas nous-mêmes, mais c'est Christ Jésus que nous proclamons comme seigneur, et nous-mêmes au contraire comme vos esclaves à cause de Jésus, parce que Dieu qui a dit : « La lumière brillera du sein des ténèbres, » est Celui qui l'a fait briller dans nos cœurs pour que nous enseignions à reconnaître la gloire de Dieu sur le visage de Christ. Mais nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que la grandeur de la puissance soit attribuée à Dieu, et ne paraisse pas venir de nous ; nous, qui de toutes manières sommes pressés, mais non pas réduits à l'extrémité ; embarrassés, mais non pas désespérés ; persécutés, mais non pas délaissés ; renversés, mais non pas tués ; portant constamment en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps ; car nous qui vivons nous sommes toujours livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle ; en sorte que c'est la mort qui agit en nous, tandis que c'est la vie qui agit en vous. Mais ayant le même esprit de foi, selon qu'il est écrit : « J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, » nous aussi nous croyons ; et c'est aussi pour cela que nous parlons, sachant que Celui qui a ressuscité Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus et nous fera comparaître avec vous ; car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce, en se multipliant, fasse abonder, par la bouche du plus grand nombre, pour la gloire de Dieu, les actions de grâces. C'est pourquoi nous ne perdons point courage, mais, lors même que notre homme extérieur dépérit, notre homme intérieur au contraire se renouvelle de jour en jour ; car la légère tribulation d'un moment nous procure avec abondance et surabondamment un poids éternel de gloire, si du moins nous n'arrêtons pas nos regards sur les choses visibles, mais sur les invisibles ; car les choses visibles sont passagères, tandis que les invisibles sont éternelles.
Deuxième lecture
C'est pourquoi nous devons faire d'autant plus attention à ce que nous avons entendu, de peur que nous ne périssions ; car, si la parole proclamée par des anges a été irréfragable, et si toute transgression et toute désobéissance ont reçu une juste rétribution, comment nous-mêmes échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ? Un salut qui, d'abord proclamé par le seigneur, nous a été annoncé d'une manière irréfragable par ceux qui l'ont entendu, Dieu y joignant Son témoignage par des signes, et des prodiges, et des miracles divers, et des communications de l'esprit saint, selon Sa volonté. En effet ce n'est point à des anges qu'il a soumis le monde nouveau dont nous parlons ; mais quelqu'un a quelque part rendu ce témoignage : « Qu'est-ce que l'homme, pour que Tu te souviennes de lui ? Ou le fils de l'homme, pour que Tu en prennes soin ? Tu l'as un peu rabaissé au-dessous des anges ; Tu l'as couronné de gloire et d'honneur ; Tu lui as soumis toutes choses, les mettant sous ses pieds, » En effet, en soumettant toutes choses, Il n'a rien laissé qui ne lui fût soumis, et toutefois nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. Mais, celui qui a été un peu rabaissé au-dessous des anges, Jésus, nous le contemplons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte, lui qui a dû, par la grâce de Dieu, goûter la mort pour tous. Car il était digne de Celui, à cause de qui et par qui toutes choses subsistent, puisqu'il voulait conduire à la gloire des fils nombreux, d'amener à la perfection par des souffrances le prince de leur salut. En effet celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés relèvent tous d'un Seul, c'est pourquoi il ne rougit pas de les appeler frères, lorsqu'il dit : « J'annoncerai Ton nom à mes frères, je Te célébrerai au milieu de l'assemblée ; » et derechef : « Pour moi je me confierai en Lui ; » et encore : « Me voici, moi, et les enfants que Dieu m'a donnés. » Ainsi donc, puisque les enfants ont en partage le sang et la chair, lui aussi y a de même participé, afin que, par la mort, il anéantît celui qui possède la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable, et qu'il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient, durant toute leur vie, tenus en esclavage ; car ce n'est certes point à des anges qu'il porte secours, mais c'est à la postérité d'Abraham ; en sorte qu'il devait être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin de pouvoir être compatissant, et de devenir, dans le service de Dieu, un grand prêtre pour faire l'expiation des péchés du peuple ; car c'est pour avoir été lui-même tenté dans ce qu'il a souffert, qu'il peut secourir ceux qui sont tentés.
Deuxième lecture
Ceux donc qui s'étaient dispersés par suite de la persécution survenue à propos d'Etienne, passèrent jusques en Phénicie, dans l'île de Chypre et à Antioche, n'annonçant la parole à personne qu'aux seuls Juifs. Toutefois quelques-uns d'entre eux étaient des Cypriotes et des Cyrénéens qui, arrivés à Antioche, s'adressèrent aussi aux Hellénistes en leur annonçant la bonne nouvelle du seigneur Jésus. Et la main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de croyants se convertit au Seigneur. Le bruit en vint aux oreilles de l'Église qui était à Jérusalem, et ils envoyèrent Barnabas jusques à Antioche. Lorsqu'il y fut arrivé et qu'il eut vu la grâce de Dieu, il fut réjoui, et il les exhortait tous à demeurer fidèles, dans le seigneur, à la résolution qu'ils avaient prise en leur cœur, car c'était un homme de bien, et rempli d'esprit saint et de foi. Et une foule considérable fut agrégée. Or il s'en fut à Tarse pour en tirer Saul, et, l'ayant trouvé, il le ramena à Antioche ; et il leur arriva de passer jusques à une année tout entière ensemble dans l'église et d'enseigner une foule considérable ; et ce fut à Antioche que, pour la première fois, on donna aux disciples le nom de chrétiens. Or, à la même époque des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche ; et l'un d'eux, nommé Agabus, s'étant levé, il dévoilait par l'Esprit qu'une grande famine devait avoir lieu sur toute la terre, (laquelle eut lieu sous Claude). Or, les disciples résolurent d'adresser, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée ; ce qu'ils firent en l'envoyant aux anciens par l'entremise de Barnabas et de Saul.
Deuxième lecture
Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni dispute, et que, de même, les femmes se parent avec pudeur et modestie d'un costume décent, non de tresses et d'or, ou de perles, ou de vêtements précieux, mais comme il sied à des femmes qui font profession de piété par de bonnes œuvres. Que la femme se laisse tranquillement instruire avec une parfaite soumission ; mais je ne permets à une femme ni d'enseigner, ni de dominer sur l'homme, je veux, au contraire, qu'elle demeure tranquille, car Adam a été formé le premier, puis ensuite Ève ; et ce n'est pas Adam qui a été séduit, mais c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression ; toutefois elle sera sauvée par l'enfantement, à condition de persévérer avec sagesse dans la foi, la charité et la sanctification.
Évangile
Et ils arrivèrent sur l'autre rive de la mer, dans le pays des Géraséniens. Et lorsqu'il fut sorti de la barque, vint à lui de l'intérieur des tombeaux un homme possédé d'un esprit impur, lequel avait son habitation dans les tombeaux, et personne ne pouvait plus le garrotter même avec une chaîne, car souvent il avait été garrotté avec des entraves et des chaînes, et il avait mis en pièces les chaînes et broyé les entraves, et personne n'avait la force de le dompter ; et constamment, nuit et jour, il se tenait dans les tombeaux et dans les montagnes, poussant des cris et se frappant lui-même à coups de pierres. Et ayant vu Jésus de loin, il accourut et l'adora, et ayant jeté un grand cri, il dit : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, Jésus, fils du Dieu très haut ? Je t'en adjure au nom de Dieu, ne me torture pas. » En effet il lui disait : « Esprit impur, sors de cet homme ; » et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » Et il lui dit : « Mon nom est légion, car nous sommes plusieurs. » Et il lui adressait beaucoup de sollicitations afin qu'il ne les envoyât pas hors du pays. Or il y avait là près de la montagne un grand troupeau de pourceaux au pâturage ; et ils le sollicitèrent en disant : « Envoie-nous dans ces pourceaux, afin que nous entrions en eux. » Et il le leur permit, et les esprits impurs étant sortis entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua en bas du précipice dans la mer, au nombre d'environ deux mille, et ils furent submergés dans la mer. Et ceux qui les faisaient paître s'enfuirent, et ils portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes, et on vint voir ce qui en était de l'événement. Et ils viennent vers Jésus, et ils voient le démoniaque assis, vêtu, et raisonnable, lui qui avait eu la légion, et ils furent saisis de terreur. Et les témoins leur racontèrent comment les choses s'étaient passées pour le démoniaque et les pourceaux ; et ils se mirent à le solliciter de sortir de leur territoire. Et comme il montait dans la barque, celui qui avait été démoniaque le sollicitait afin de rester avec lui ; et il ne le lui permit pas, mais il lui dit : « Va-t-en dans ta maison auprès des tiens, et rapporte leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et combien Il a eu compassion de toi. » Et il s'en alla, et il commença à proclamer dans la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui ; et tous étaient émerveillés. Et quand Jésus eut de nouveau traversé sur l'autre rive dans une barque, une foule nombreuse se rassembla près de lui, et il se tenait auprès la mer. Alors survient un des chefs de synagogue, nommé Jaïrus ; et l'ayant vu, il tombe à ses pieds, et il lui adressait beaucoup de sollicitations, en disant : « Ma fille est à l'extrémité, viens poser les mains sur elle, afin qu'elle soit guérie et qu'elle vive. » Et il s'en alla avec lui, et une foule nombreuse le suivait, et elle le pressait fortement. Et une femme, qui depuis douze ans avait une perte de sang, et qui avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins, et qui avait dépensé tout son bien et n'y avait rien gagné, mais avait été plutôt de mal en pis, ayant ouï ce qu'on disait de Jésus, vint dans la foule toucher par derrière son manteau ; car elle disait : « Si je puis toucher ses vêtements, je serai guérie. » Et aussitôt l'écoulement de son sang se dessécha, et elle sentit en son corps qu'elle était guérie de son infirmité ; et aussitôt Jésus ayant senti en lui-même la force qui était sortie de lui, s'étant retourné au milieu de la foule, disait : « Qui est-ce qui a touché mes vêtements ? » Et ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui est-ce qui m'a touché ? » Et il portait autour de lui ses regards pour voir celle qui avait fait cela. Mais la femme effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint, et se jeta à ses pieds, et lui dit toute la vérité. Mais il lui dit : « Ma fille, ta foi t'a guérie ; va-t-en en paix et sois rétablie de ton infirmité. » Comme il parlait encore surviennent de chez le chef de synagogue des gens qui disent : « Ta fille est morte, pourquoi importunes-tu encore le maître ? » Mais Jésus, sans faire attention à ce qu'on venait de dire, dit au chef de synagogue : « Ne crains point, crois seulement. » Et il ne permit pas que personne l'accompagnât, sinon Pierre, et Jacques, et Jean le frère de Jacques. Et ils arrivent à la maison du chef de synagogue, et il voit du bruit et des gens qui pleuraient et lamentaient beaucoup ; et étant entré il leur dit : « Pourquoi faites-vous du bruit et pleurez-vous ? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui. Mais les ayant chassés, il prend avec lui le père de l'enfant et sa mère et ceux qui étaient avec lui, et il entra là où était l'enfant, et ayant pris la main de l'enfant, il lui dit : Talitha koum, ce qui signifie étant traduit : « Petite fille, je te le dis, lève-toi. » Et aussitôt la petite fille se leva, et elle marchait ; en effet elle avait douze ans. Et ils furent aussitôt saisis d'un grand étonnement ; et il leur enjoignit fortement que personne ne le sût, et il dit qu'on lui donnât à manger.
Prière du soir — deuxième lecture
J'exhorte donc les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien comme eux, et témoin des souffrances de Christ, et qui ai part aussi à la gloire qui va être révélée : Paissez le troupeau de Dieu qui vous est remis, non par contrainte, mais de bon gré, non en vue d'un gain honteux, mais avec dévouement ; [non comme tyrannisant ceux qui vous sont échus, mais en devenant les modèles du troupeau] ; et, lorsque le pasteur suprême aura été manifesté, vous obtiendrez la couronne inaltérable de la gloire. De même, jeunes gens, soyez soumis aux anciens, et tous, les uns aux autres ; enveloppez-vous d'humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux, mais aux humbles Il accorde grâce ; humiliez-vous donc sous la main puissante de Dieu, afin qu'il vous élève au moment convenable, ayant rejeté sur Lui tous vos soucis, car c'est Lui qui prend soin de vous. Soyez sobres, veillez : votre adversaire le diable, semblable à un lion rugissant, se promène en cherchant à dévorer ; résistez-lui en étant fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à ceux de vos frères qui sont dans le monde ; mais le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Christ à posséder Sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert pour un peu de temps, vous perfectionnera Lui-même, vous affermira, vous fortifiera. A Lui soit le pouvoir, pour les siècles. Amen ! C'est par l'entremise de Sylvanus, le fidèle frère à mon avis, que je vous ai brièvement écrit, affirmant et protestant que c'est bien à la véritable grâce de Dieu que vous êtes attachés. La réunion d'élus qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc mon fils ; saluez-vous les uns les autres par le baiser de charité. La paix soit avec vous tous qui êtes en Christ !
Évangile
Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.
Évangile
Il leur proposa une autre parabole en disant : « Le royaume des cieux est semblable à un grain de moutarde, qu'un homme a pris et semé dans son champ ; cette semence est, il est vrai, plus petite que toutes les autres, mais quand elle a crû, elle est plus grande que les plantes potagères et elle devient un arbre, en sorte que les oiseaux du ciel viennent s'abriter dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des cieux est semblable à du levain qu'une femme a pris et pétri dans trois mesures de farine, jusques à ce que le tout fût levé. » Jésus dit toutes ces choses en paraboles à la foule, et il ne leur disait rien sans parabole ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise du prophète lorsqu'il dit : « J'ouvrirai ma bouche par des paraboles, je proférerai des choses cachées dès la création. » Alors ayant congédié la foule, il entra dans la maison, et ses disciples s'approchèrent de lui en disant : « Éclaircis-nous la parabole de l'ivraie du champ. »
Évangile
Et après être sorti du temple Jésus se remettait en chemin, et ses disciples s'approchèrent pour lui montrer les édifices du temple. Mais il leur répliqua : « Ne voyez-vous pas tout cela ? En vérité je vous le déclare : il ne sera certainement pas laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie. » Or, pendant qu'il était assis sur la montagne des Oliviers, les disciples s'approchèrent de lui en particulier en disant : « Dis-nous, quand cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe de ton avènement et de la consommation du temps ? » Et Jésus leur répliqua : « Prenez garde que personne ne vous égare ; car beaucoup viendront en mon nom, disant : C'est moi qui suis le Christ, et ils en égareront plusieurs. Mais vous entendrez bientôt parler de guerres et de bruits de guerres ; n'ayez garde de vous en laisser troubler, car il faut que cela arrive ; mais ce n'est pas encore la fin. En effet, une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura ici et là des famines et des tremblements de terre. Or tout cela est le commencement des douleurs. Alors ils vous livreront pour être persécutés, et ils vous feront mourir, et vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom ; et alors plusieurs trébucheront, et ils se livreront les uns les autres, et ils se haïront les uns les autres. Et beaucoup de faux prophètes surgiront, et ils en égareront plusieurs. Et à cause de l'accroissement de l'iniquité, la charité du plus grand nombre se refroidira ; mais celui qui aura persévéré jusques à la fin, celui-là sera sauvé. Et cet évangile du royaume sera prêché dans la terre entière, pour servir de témoignage à toutes les nations, et alors viendra la fin. « Ainsi donc, quand vous aurez vu « l'œuvre abominable de la dévastation, » dont il a été parlé par l'entremise de Daniel le prophète, établie dans un lieu saint (que le lecteur y réfléchisse), alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes ; que celui qui est sur le toit ne descende pas pour sortir quoi que ce soit de sa maison ; et que celui qui est aux champs ne revienne pas en arrière pour prendre son manteau. Mais malheur à celles qui sont enceintes, et à celles qui allaitent en ces jours-la ! Or priez afin que votre fuite n'ait pas lieu en hiver, ni un jour de sabbat ; car il y aura alors une grande tribulation, telle qu'il n'y en a pas eu encore depuis le commencement du monde jusques à maintenant, et qu'il n'y en aura certainement jamais. Et si ces jours-là n'avaient été raccourcis, qui que ce soit n'eut été sauvé ; mais à cause des élus ces jours-là seront raccourcis. Alors si quelqu'un vous dit : Voici, le Christ est ici, ou ici, ne le croyez pas ; car il surgira de faux Christs et de faux prophètes, et ils feront de grands miracles et des prodiges, de manière à égarer, s'il est possible, même les élus. Voici, je vous l'ai prédit. Si donc ils vous disent : « voici, il est au désert, » ne vous y rendez pas ; « voici, il est dans les chambres, » ne le croyez pas ; car, tel l'éclair sort de l'orient et brille jusques au couchant, tel sera l'avènement du fils de l'homme. 0ù que soit le cadavre, c'est là que se rassembleront les aigles. Or, immédiatement après la tribulation de ces jours-là, le soleil s'obscurcira, et la lune ne donnera pas sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors paraîtra le signe du fils de l'homme dans le ciel, et alors se lamenteront toutes les tribus de la terre, et elles verront le fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire ; et il enverra ses anges avec un grand bruit de trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, d'une extrémité des cieux jusqu'à leur autre extrémité. Or, instruisez-vous par cette comparaison tirée du figuier : Lorsque ses branches commencent à se ramollir et qu'il pousse ses feuilles, vous savez que l'été est proche. De même vous aussi, lorsque vous aurez vu toutes ces choses, sachez qu'il est proche, qu'il est à la porte. En vérité je vous déclare que cette génération ne disparaîtra certainement point jusqu'à ce que toutes ces choses se soient réalisées. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point. Or, quant à ce jour-là et à l'heure, personne n'en sait rien, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. Car telle fut l'époque de Noé, tel sera l'avènement du fils de l'homme. En effet, de même qu'en ces jours-là qui précédèrent le déluge on mangeait et on buvait, que les hommes prenaient des femmes et les femmes des maris, jusques au jour où Noé entra dans l'arche, et qu'ils ne s'avisèrent de rien, jusques à ce que survint le déluge qui les enleva tous, tel sera l'avènement du fils de l'homme. Alors deux hommes seront dans les champs, l'un est pris et l'autre laissé ; deux femmes moudront à la meule, l'une est prise et l'autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre maître doit venir. Or, sachez ceci, c'est ce que, si le chef de famille avait su à quelle veille devait venir le voleur, il aurait veillé et n'aurait pas laissé forcer sa maison. C'est pourquoi vous aussi tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme doit venir à l'heure dont vous ne vous doutez pas. Quel est, je vous prie, l'esclave fidèle et prudent que le maître a mis à la tête de ses gens, pour leur donner leur nourriture à propos ? Heureux cet esclave que son maître, à son arrivée, trouvera agissant de la sorte ; en vérité je vous déclare qu'il le mettra à la tête de tous ses biens. Mais si ce mauvais esclave se dit en son cœur : « Mon maître tarde, » et qu'il se mette à battre les esclaves qui servent avec lui, tandis qu'il mange et boit avec les ivrognes, le maître de cet esclave arrivera le jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas, et il le pourfendra et lui assignera son lot parmi les hypocrites ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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