Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Ce qu'ayant ouï, ils furent piqués au cœur, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : « Frères, qu'avons-nous à faire ? » Sur quoi Pierre s'adressant à eux : « Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez le don du saint esprit ; car c'est pour vous qu'est la promesse, et pour vos enfants, et pour tous ceux au loin qu'aura appelés à Lui le Seigneur notre Dieu. » Et il rendait témoignage par plusieurs autres paroles, et il les exhortait en disant : « Sauvez-vous en quittant cette génération pervertie. » Ceux donc qui eurent à gré ses paroles se firent baptiser, et il y eut ce jour-là environ trois mille personnes qui furent agrégées. Cependant ils étaient assidus à l'enseignement des apôtres et aux réunions communes, à la fraction du pain et aux prières. Or chacun était dans la crainte ; mais il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Et tous ceux qui avaient cru avaient en un même lieu toutes choses en commun, et ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils les distribuaient à tous selon les besoins de chacun. Tous les jours ils étaient ensemble assidus dans le temple, et, rompant le pain dans les maisons, ils prenaient leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant faveur auprès de tout le peuple. Cependant le Seigneur agrégeait journellement au même corps ceux qui étaient sauvés.
Première lecture
Apercevant le bœuf de ton frère ou sa brebis, qui errent, ne les esquive pas ; ramène-les à ton frère. Et si ton frère n'est pas à ta proximité, et si tu ne les connais pas, recueille-les dans ta maison et garde-les chez toi, jusqu'à ce que ton frère vienne les réclamer ; et alors rends-les-lui. Et ainsi feras-tu s'il s'agit de son âne et ainsi feras-tu pour son manteau et ainsi feras-tu pour tout objet perdu que ton frère aura perdu et que tu trouveras : il ne t'est pas permis d'esquiver. Quand tu verras l'âne de ton frère, ou son bœuf, tombés sur la route, ne les esquive pas : joins-toi à lui pour les relever. Une femme ne prendra point le costume d'un homme, ni un homme des vêtements de femme ; car quiconque le fait, est l'abomination de l'Éternel, ton Dieu. Si en chemin tu rencontres devant toi un nid d'oiseau, sur quelque arbre ou sur le sol, avec des petits ou des œufs et la mère posée sur les petits ou sur les œufs, tu ne prendras pas la mère avec la couvée. Lâche la mère et prends la couvée pour toi, afin que tu sois heureux et aies de longs jours. Lorsque tu bâtiras une maison neuve, munis ton toit d'un parapet, afin de ne pas entacher de sang ta maison, si quelqu'un en tombait. Ne sème point dans ta vigne des semences de deux espèces, de peur que l'abondance donnée par la semence que tu sèmeras, et le produit de ta vigne, n'aille au sanctuaire. Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne réunis. Tu ne t'habilleras pas d'un tissu mélangé, ourdi de laine et de lin réunis. Tu te feras des houppes aux quatre angles du manteau dont tu t'enveloppes. Si un homme épouse une femme, habite avec elle, puis la prend en haine, et lui attribue des choses criminelles, et répand de mauvais bruits sur son compte, et dit : J'ai épousé cette femme et me suis approché d'elle, mais je ne l'ai pas eue vierge ; dans ce cas le père de la fille et sa mère prendront les preuves de la virginité de la fille et les exhiberont aux Anciens de la ville, à la Porte. Et le père de la fille dira aux Anciens : J'avais donné ma fille en mariage à l'homme ici présent, et il l'a prise en haine, et voilà qu'il lui impute des choses criminelles en disant : Je n'ai pas eu ta fille vierge. Mais voici les preuves de la virginité de ma fille. Puis ils étaleront le drap devant les Anciens de la ville. Alors les Anciens de cette ville appréhenderont le mari et le châtieront et lui infligeront une amende de cent sicles d'argent, qu'ils donneront au père de la fille, parce qu'il a répandu de mauvais bruits sur une vierge d'Israël. Et elle restera sa femme, et de toute sa vie il ne pourra la répudier. Mais si ce fait est avéré, si la fille n'a pas été trouvée vierge, que l'on amène la fille à la porte de la maison de son père, et que les hommes de sa ville la lapident et qu'elle meure pour avoir commis une infamie dans Israël, en s'abandonnant dans la maison de son père. Ote ainsi le mal du milieu de toi. Si un homme est surpris couchant avec une femme mariée, ils mourront l'un et l'autre, l'homme qui a couché avec la femme, et la femme. Ote ainsi le mal du sein d'Israël. Si une fille vierge est fiancée à un homme, et qu'un individu la trouve dans la ville et habite avec elle, amenez-les l'un et l'autre à la Porte de cette ville et lapidez-les, et qu'ils meurent, la fille pour n'avoir jeté aucun cri dans la ville, et l'homme pour avoir déshonoré la femme de son prochain. Ote ainsi le mal du milieu de toi. Mais si c'est dans les champs que l'individu a rencontré la fille fiancée, et s'est saisi d'elle, et a habité avec elle, la peine de mort ne sera infligée qu'à l'homme qui a habité avec elle, à l'homme seulement. Et tu ne feras rien à la fille ; il n'y a à la charge de la fille aucun péché qui mérite la mort : c'est le même cas que celui de l'homme qui attaque son prochain et le tue. Car c'est dans les champs qu'il l'a rencontrée ; la fille fiancée a jeté son cri, et personne n'est venu à son secours. Si un homme rencontre une vierge non fiancée, et se saisit d'elle, et habite avec elle, et si on les prend sur le fait ; dans ce cas l'individu qui a habité avec la fille paiera au père de celle-ci cinquante sicles d'argent, et elle deviendra sa femme, parce qu'il lui a ôté sa virginité, et de toute sa vie il ne pourra la répudier. Nul n'épousera la femme de son père, et ne soulèvera la couverture de son père.
Première lecture
Et toute la maison d'Israël allait se plaignant après l'Éternel. Samuel parla en ces termes à toute la maison d'Israël : Si c'est de tout votre cœur que vous revenez à l'Éternel, bannissez du milieu de vous les dieux de l'étranger et les Astartés, et dirigez votre cœur vers l'Éternel, et servez-le seul, et Il vous tirera des mains des Philistins. Et les enfants d'Israël bannirent les Baals et les Astartés et servirent l'Éternel seul. Et Samuel dit : Assemblez tous les Israélites à Mitspa, afin que j'intercède pour vous auprès de l'Éternel. Et ils s'assemblèrent à Mitspa, et ils puisèrent de l'eau et la répandirent devant l'Éternel, et ils jeûnèrent ce jour-là et dirent alors : Nous avons péché contre l'Éternel. Et Samuel fit à Mitspa, la censure des enfants d'Israël. Et lorsque les Philistins apprirent que les enfants d'Israël s'étaient rassemblés à Mitspa, les Princes des Philistins s'avancèrent contre Israël ; et à cette nouvelle les enfants d'Israël eurent peur des Philistins. Et les enfants d'Israël dirent à Samuel : Ne néglige pas de supplier pour nous l'Éternel, notre Dieu, afin qu'il nous sauve des mains des Philistins. Alors Samuel prit un agneau de lait et l'offrit en holocauste parfait à l'Éternel, et Samuel supplia l'Éternel en faveur d'Israël, et l'Éternel l'exauça. Et au moment même où Samuel offrait l'holocauste, les Philistins s'avancèrent à l'attaque d'Israël. Et dans cette journée l'Éternel fit tonner avec grand fracas son tonnerre sur les Philistins, et les mit en déroute, et ils furent battus par les Israélites. Et les hommes d'Israël sortant de Mitspa poursuivirent les Philistins et les chargèrent jusqu'au-dessous de Bethcar. Alors Samuel prit une pierre et la plaça entre Mitspa et Sen, et l'appela du nom d'Ebenézer (pierre du secours) et dit : Jusqu'ici l'Éternel nous a secourus. Ainsi furent abaissés les Philistins qui ne firent plus d'incursions dans le territoire d'Israël, et la main de l'Éternel fut contraire aux Philistins durant toute la vie de Samuel. Et Israël recouvra les villes que les Philistins lui avaient enlevées, depuis Ekron à Gath, et dont il arracha aussi le territoire des mains des Philistins. Et il y eut paix entre Israël et les Amoréens. Et Samuel fut Juge d'Israël pendant toute sa vie. Et chaque année Samuel allait en tournée à Béthel, à Guilgal et à Mitspa, et dans tous ces lieux il exerçait la judicature sur Israël. Et il revenait à Rama, car c'est là qu'était sa maison et là qu'il jugeait Israël ; et il y éleva un autel à l'Éternel.
Prière du matin — première lecture
Et David s'était un peu avancé au delà du sommet, lorsque voilà que Tsiba, valet de Mephiboseth, arrive à sa rencontre avec une couple d'ânes sellés et chargés de deux cents pains et de cent gâteaux de raisins secs et de cent bols de figues et d'une outre de vin. Et le Roi dit à Tsiba : Que veux-tu faire de cela ? Et Tsiba dit : Les ânes serviront de montures à la maison du Roi, et le pain et les figues, d'aliments aux valets, et le vin, de breuvage, dans le désert, aux altérés. Et le Roi dit : Et où est le fils de ton maître ? Et Tsiba dit au Roi : il se tient à Jérusalem, car il s'est dit : Aujourd'hui la maison d'Israël va me restituer le royaume de mon père. Et le Roi dit à Tsiba : Voici, tout ce que possède Mephiboseth, est à toi. Et Tsiba dit : Je m'incline ! Puissé-je trouver grâce à tes yeux, Seigneur Roi ! Et le Roi David ayant atteint Bahurim, voilà que en sortit un homme issu de la souche de la maison de Saül ; et il se nommait Siméï, fils de Géra ; il s'avança et maudit et assaillit David à coups de pierres, tandis que tous les serviteurs du Roi David et toute la troupe et tous les braves étaient à sa droite et à sa gauche. Et ainsi parlait Siméï en maudissant : Pars, pars, homme sanguinaire, homme de rien ! l'Éternel reverse sur toi tout le sang de la maison de Saül de qui tu as usurpé la souveraineté, et Il met la royauté dans la main d'Absalom, ton fils, et te voilà dans ton malheur, parce que tu es un homme sanguinaire. Alors Abisaï, fils de Tseruïa, dit au Roi : Pourquoi faut-il que ce chien mort maudisse mon Seigneur le Roi ? Laisse-moi donc aller lui détacher la tête ! Mais le Roi dit : Quel rapport ai-je avec vous, fils de Tseruïa ? il n'a qu'à maudire ! car c'est l'Éternel qui lui a dit : Maudis David ! Et qui osera dire : Pourquoi en agis-Tu ainsi ? Et David dit à Abisaï et à tous ses serviteurs : Voilà que mon fils, qui est sorti de mes entrailles, attente à ma vie ! A plus forte raison ce Benjaminite. Laissez-le et qu'il maudisse ! Car l'Éternel le lui a dit. Peut-être l'Éternel considérant ma misère, me dispensera-t-Il aujourd'hui le bien en retour de ses malédictions. Et David et ses hommes continuèrent leur marche ; mais Siméï suivit le flanc de la montagne en regard de lui, et en cheminant il maudissait et l'assaillait à coups de pierres et soulevait la poussière. Et le Roi et toute la troupe qui l'accompagnait, atteignirent Hajephim (les Lassitudes) et là il reprit haleine. Or Absalom et toute la troupe des hommes d'Israël entrèrent dans Jérusalem, et Achitophel avec lui. Et lorsque Husaï d'Erech, ami de David, se présenta chez Absalom, Husaï dit à Absalom : Vive le Roi ! Vive le Roi ! Et Absalom dit à Husaï : Telle étant ton affection pour ton ami, pourquoi n'as-tu pas accompagné ton ami ? Et Husaï dit à Absalom : Non, parce que c'est à celui qu'a choisi l'Éternel et ce peuple et tout Israël, que je veux être, et auprès de lui que je resterai. Et en second lieu au service de qui entrerai-je ? n'est-ce pas à celui de son fils ? De même que j'ai servi chez ton père, de même je servirai chez toi. Et Absalom dit à Achitophel : Avisez-vous de ce que nous avons à faire ! Et Achitophel dit à Absalom : Habite avec les concubines de ton père, laissées par lui pour garder la maison ; et tout Israël comprendra que tu es en mauvaise odeur auprès de ton père, et tous les hommes de ton bord en auront les mains plus fortes. Alors on dressa pour Absalom le pavillon de David sur la terrasse, et Absalom habita avec les concubines de son père à la face de tout Israël. Or les conseils que donnait Achitophel à cette époque avaient autant de crédit que la parole de Dieu consultée ; tel était le crédit de tout conseil d'Achitophel et auprès de David et auprès d'Absalom.
Épître
Vous étant donc dépouillés de toute malice et de toute ruse, et de l'hypocrisie, et des meurtres, et de toute calomnie, comme des enfants nouveau-nés désirez avec ardeur le lait pur de la parole, afin que par son moyen vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le seigneur est bon. C'est en vous approchant de lui, la pierre vivante, que les hommes ont, il est vrai, rejetée, mais qui est devant Dieu choisie et honorée, que vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, maison spirituelle, pour former une prêtrise sainte, afin d'offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus-Christ ; en effet on trouve dans l'écriture : « Voici, Je place en Sion une pierre choisie, angulaire, honorée, et celui qui croit en elle n'aura certainement pas à en rougir. » C'est donc à vous qui croyez, qu'appartient l'honneur, tandis que pour les incrédules la pierre que les constructeurs ont rejetée, est celle qui est devenue le sommet de l'angle, et une pierre d'achoppement, et un roc de scandale, eux qui, par leur incrédulité, heurtent contre la parole ; ce à quoi aussi ils ont été destinés ; tandis que vous, vous êtes une race élue, une prêtrise royale, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous proclamiez les vertus de Celui qui, des ténèbres, vous a appelés à Son admirable lumière ; vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu, vous auxquels il n'avait pas été fait miséricorde, mais à qui maintenant il a été fait miséricorde.
Première lecture
La troisième année de Coresch, roi de Perse, une parole fut révélée à Daniel qui portait le nom de Beltsazar ; et cette parole est une vérité, et a une grande calamité pour objet. Et il fut attentif à cette révélation, et il eut l'intelligence de la vision. En ce même temps, moi Daniel, je fus dans le deuil pendant trois semaines. Je ne mangeai point de pain délicat, et ni viande ni vin n'entra dans ma bouche, et je ne m'oignis point jusqu'à l'expiration des trois semaines. Et le vingt-quatrième jour du premier mois, j'étais sur le rivage du grand fleuve Hiddékel. Et je levai les yeux, et je regardai, et voici, il y avait là un homme vêtu de lin, et ayant aux reins une ceinture d'or d'Uphaz. Et son corps était comme le chrysolithe, et son visage avait l'aspect de l'éclair, et ses yeux étaient comme des flambeaux allumés, et ses bras et la région de ses pieds avaient l'aspect de l'airain poli, et le son de ses paroles était comme la voix d'une foule en rumeur. Et moi Daniel, j'étais seul à voir la vision, et les hommes qui m'accompagnaient, n'apercevaient point la vision ; mais un grand effroi les saisit, et ils fuirent en se dérobant. Et je restai seul, et je vis cette grande vision ; mais il ne me resta point de force, et je changeai de couleur à être défiguré, et je ne conservai aucune force. Et j'entendis le son de ses paroles, et à l'ouïe du son de ses paroles je tombai tout étourdi sur mon visage, et mon visage toucha la terre. Mais voici, une main me toucha, et soutint mes genoux vacillants et mes mains. Et il me dit : Daniel, homme chéri, sois attentif aux paroles que je vais te dire, et demeure debout à ta place ; car je suis maintenant envoyé vers toi. Et pendant qu'il me parlait ainsi, j'étais là debout tremblant. Et il me dit : Ne crains point, Daniel ! Car dès le premier jour où tu as pris a cœur de comprendre, et de t'humilier en la présence de ton Dieu, tes paroles ont été écoutées, et je viens ensuite de tes paroles. Et celui qui préside au royaume de Perse, m'a tenu tête pendant vingt-un jours, et voici, Michel, l'un de ceux qui président au premier rang, est venu à mon aide, et ainsi je l'ai emporté auprès des rois de Perse. Et je suis venu pour t'instruire de ce qui arrivera à ton peuple dans la suite des temps ; car la vision a trait encore à l'avenir. Et comme il m'adressait de tels discours, je baissai mon visage contre terre, et demeurai muet. Et voici, un personnage qui ressemblait à un fils des hommes, toucha mes lèvres ; puis j'ouvris la bouche, et je parlai, et je dis à celui qui se tenait devant moi : « Mon Seigneur, par l'effet de la vision les terreurs m'ont saisi, et je n'ai point conservé de force. Et comment un serviteur de mon Seigneur que voilà pourrait-il parler avec mon Seigneur que voilà ? » Et dès lors il ne me resta plus de force, et je ne respirais plus. Alors je fus de nouveau touché par un personnage qui avait l'air d'un homme, et il me fortifia. Et il dit : Ne crains point, homme chéri ! Salut pour toi ! courage ! courage ! Et pendant qu'il me parlait, je me sentais fortifié, et je dis : Que mon Seigneur parle, car tu m'as fortifié. Et il dit : Sais-tu pourquoi je suis venu vers toi ? Et maintenant je vais m'en retourner pour combattre celui qui préside à la Perse, et je pars ; mais voici, celui qui préside à la Grèce arrive. Toutefois je veux te découvrir ce qui est consigné dans le livre de la vérité. Et aucun ne me soutient contre ceux-là, sinon Michel qui préside sur vous.
Prière du matin — deuxième lecture
Or il advint, pendant qu'Apollos était à Corinthe, que Paul, après avoir parcouru le haut pays, arriva à Éphèse et y trouva quelques disciples auxquels il dit : « Avez-vous reçu le saint esprit, après avoir cru ? » Mais ils lui dirent : « Nous n'avons pas même ouï dire qu'il existât un esprit saint. » Et il dit : « De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? » Et ils dirent : « Du baptême de Jean. » Mais Paul dit : « Jean a baptisé d'un baptême de repentance, en disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c'est-à-dire en Jésus. » Ce qu'ayant ouï, ils furent baptisés au nom du seigneur Jésus, et, après que Paul leur eut imposé les mains, l'esprit saint vint sur eux, et ils parlaient en langues, et ils prophétisaient. Or ils étaient en tout environ douze hommes. Cependant, après être entré dans la synagogue, il y parla librement durant trois mois, discutant avec persuasion sur le royaume de Dieu ; mais comme quelques-uns se montraient endurcis et incrédules, et calomniaient la doctrine en présence de la multitude, il s'éloigna d'eux, sépara les disciples, et discourait chaque jour dans l'école de Tyrannus. Or ceci dura deux ans, en sorte que tous ceux qui habitaient l'Asie entendirent la parole du seigneur, tant Juifs que Grecs. Et Dieu faisait par l'entremise de Paul des miracles qui n'étaient pas ordinaires ; c'est ainsi qu'on plaçait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché sa peau, et les maladies les quittaient et les esprits malins sortaient. Mais quelques-uns aussi des exorcistes juifs ambulants essayèrent d'invoquer sur ceux qui avaient des esprits malins le nom du seigneur Jésus en disant : « Je vous conjure par Jésus que Paul prêche ! » (Ceux qui faisaient cela étaient sept fils d'un certain Scévas grand prêtre juif.) Mais l'esprit malin leur répliqua : » Je connais bien Jésus, et je sais qui est Paul ; mais vous, qui êtes-vous ? » Et l'homme dans lequel se trouvait l'esprit malin, sautant sur eux, s'empara de l'un et de l'autre, et les maltraita de telle sorte qu'ils s'enfuirent de cette maison-là nus et blessés. Or, ce fait vint à la connaissance de tous les Juifs et Grecs qui habitaient Ephèse, et tous furent saisis de crainte, et le nom du seigneur Jésus était magnifié, et plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et dénoncer leurs actions. Or, un très grand nombre de ceux qui avaient pratiqué les arts curieux ayant apporté leurs livres, les brûlaient en présence de tous ; et ils en supputèrent le prix, et ils trouvèrent qu'il se montait à cinquante mille drachmes d'argent. C'est ainsi que, par la puissance du Seigneur, la parole croissait et prévalait. Mais, après que ces choses eurent eu lieu, Paul mit dans son esprit de se rendre à Jérusalem, après avoir traversé la Macédoine et l'Achaïe, disant : « Après que j'aurai été là, il faut aussi que je voie Rome. » Or, ayant dépêché en Macédoine deux de ses auxiliaires, Timothée et Éraste, il prolongea lui-même son séjour en Asie. Ce fut à cette époque que survint un tumulte assez grave à propos de la doctrine. En effet un nommé Démétrius, orfèvre, procurait aux artistes, par la fabrication de sanctuaires de Diane, un profit considérable ; les ayant rassemblés, ainsi que les ouvriers employés dans ce genre d'industrie, il dit : « O hommes, vous savez que de ce profit découle notre bien-être, et vous voyez et entendez que non seulement à Éphèse, mais dans presque toute l'Asie, ce Paul a débauché par persuasion une foule considérable, en disant : « Ce ne sont pas des dieux, ceux qui se font à la main. » Or, ce n'est pas seulement cette branche de travail que nous sommes menacés de voir tomber en discrédit, mais c'est encore le temple de la grande déesse Diane qui risque d'être tenu pour rien, et d'être bientôt dépouillé de la majesté de celle que vénère toute l'Asie et la terre entière. » En entendant ces paroles, ils furent remplis de courroux, et ils s'écriaient : « Grande est la Diane des Éphésiens ! » Et la ville fut remplie de confusion, et ils se portèrent tous ensemble vers le théâtre, en entraînant Gaïus et Aristarque, Macédoniens, compagnons de voyage de Paul. Mais, comme Paul voulait se présenter devant le peuple, les disciples ne le lui permirent pas, et quelques-uns des Asiarques, qui étaient de ses amis, le firent aussi prier de ne pas se rendre dans le théâtre. Cependant, tandis que les uns criaient une chose et les autres une autre, (car l'assemblée était en confusion, et la plupart ne savaient pas pourquoi ils s'étaient réunis), on tira du milieu de la foule Alexandre que les Juifs mettaient en avant ; et Alexandre ayant fait signe de la main voulait adresser au peuple une apologie ; mais, lorsqu'on eut appris qu'il était Juif, tous, d'une seule voix, crièrent pendant environ deux heures : « Grande est la Diane des Éphésiens ! Grande est la Diane des Éphésiens ! » Cependant le secrétaire ayant apaisé la multitude, dit : « Éphésiens ! quel est l'homme qui ignore que la ville des Éphésiens est la néocore de la grande Diane et de son simulacre tombé du ciel ? Puis donc que ces choses sont incontestables, il faut que vous vous apaisiez et que vous n'agissiez pas à l'étourdie ; car vous avez traduit ici ces hommes qui ne sont coupables, ni d'avoir pillé le temple, ni d'avoir blasphémé notre déesse ; si donc Démétrius et les artistes qu'il emploie ont quelque plainte à faire contre quelqu'un, les assises se tiennent et des proconsuls sont présents ; qu'ils débattent contradictoirement leur accusation. Mais, s'il s'agit pour vous d'une question d'un autre ordre, elle se résoudra dans l'assemblée légale ; nous risquons en effet d'être accusés de sédition pour ce qui se passe aujourd'hui, car il n'existe aucun motif qui nous permette de rendre compte de ce rassemblement. » Après avoir ainsi parlé il congédia l'assemblée.
Psaume responsorial
De David.Vers toi, ô Éternel, j'élève mon âme. Mon Dieu, en toi je me confie : que je ne sois pas confondu ! que je ne donne pas de la joie à mes ennemis ! Quiconque espère en toi, n'est point confondu ; la confusion est pour ceux qui trahissent sans cause. Éternel, indique-moi tes voies, enseigne-moi quels sont tes sentiers ! guide mes pas dans ta vérité, et instruis-moi ! car tu es mon Dieu sauveur, c'est en toi que je mets toujours mon espoir. Souviens-toi de tes compassions, Éternel, et de ta bonté, car elle remonte à l'éternité ! Oublie les péchés de mon jeune âge, et mes rebellions ! En ta grâce souviens-toi de moi, au nom de ta bonté, Éternel ! L'Éternel est bon et équitable : aussi montre-t-Il aux pécheurs la voie, faisant marcher les pauvres dans sa justice, et enseignant aux pauvres sa voie. Toutes les voies de l'Éternel sont grâce et fidélité pour ceux qui gardent son alliance et ses lois. Pour l'amour de ton nom, Éternel, tu pardonneras ma faute, car elle est grande. A l'homme qui craint l'Éternel, Il montre la voie qu'il doit choisir : son âme reposera au sein du bonheur, et sa postérité possédera le pays. L'Éternel se communique à ceux qui le craignent, Il leur donne son alliance pour les instruire. Mes yeux sont toujours fixés sur l'Éternel ; car Il dégagera mes pieds du filet. Tourne tes regards vers moi, Éternel, et prends pitié de moi ! car je suis dans l'abandon et dans la misère. Les angoisses m'ont ouvert le cœur ; délivre-moi donc de mes perplexités ! Vois ma misère et ma peine, et pardonne tous mes péchés ! Vois le nombre de mes ennemis, et la haine violente qui les anime ! Garde mon âme, et sauve-moi ! que je ne sois pas confondu ! car j'ai recours à toi. Que l'intégrité et la droiture me soient un appui ! car je mets en toi mon espoir. O Dieu, délivre Israël de toutes ses détresses !
Évangile
Or le premier jour de la semaine, Marie la Magdalène vient de bon matin, pendant qu'il faisait encore obscur, vers le sépulcre, et elle voit la pierre enlevée du sépulcre. Elle court donc et vient vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : « Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l'ont mis. » Pierre sortit donc, ainsi que l'autre disciple ; et ils se rendaient vers le sépulcre ; or ils couraient tous deux ensemble, et l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre ; et s'étant baissé il voit les bandelettes par terre ; cependant il n'entra pas. Arrive donc aussi Simon Pierre qui le suivait, et il entra dans le sépulcre. Et il voit les bandelettes par terre, et le linge qui avait été sur sa tête, non point par terre avec les bandelettes, mais roulé à part dans un coin. Alors donc entra aussi l'autre disciple qui, le premier, était arrivé au sépulcre, et il vit et il crut ; car ils n'avaient pas encore compris que, d'après l'Écriture, il fallait qu'il ressuscitât des morts.
Psaume responsorial
L'Éternel règne, les peuples tremblent ; Il est assis sur les Chérubins, la terre est ébranlée. L'Éternel est grand en Sion, et élevé au-dessus de tous les peuples : qu'ils chantent Ton nom grand et redoutable, Il est saint ! et la force du Roi qui aime la justice ! Tu as fondé l'équité, et créé en Jacob la justice et le droit. Exaltez l'Éternel, notre Dieu, et vous prosternez sur le marchepied de son trône ! Il est saint ! Moïse et Aaron, ses Lévites, et Samuel qui invoquait son nom, implorèrent l'Éternel, et Il les exauça. Il leur parla dans la colonne de nuée ; ils gardèrent ses commandements, et l'ordonnance qu'il leur avait donnée. Éternel, notre Dieu, tu les as exaucés ; tu fus pour eux un Dieu qui pardonne, et un Dieu vengeur, à cause de leurs méfaits. Exaltez l'Éternel, notre Dieu, et prosternez-vous sur sa sainte montagne ! Car Il est saint, l'Éternel, notre Dieu.
Psaume responsorial
Alléluia ! Heureux l'homme qui craint l'Éternel, et a un grand goût pour ses commandements ! Sa race sera puissante sur la terre, et la postérité du juste sera bénie. L'aisance et la richesse sont dans sa maison, et sa justice demeure éternellement. Dans les ténèbres la lumière se lève pour le juste ; il est miséricordieux, clément et juste. Le bonheur est pour celui qui donne et qui prête, qui pour soutenir sa cause se fonde sur le droit. Car il n'est jamais ébranlé, et l'homme de bien laisse une mémoire éternelle. Il ne redoute point un message funeste ; son cœur est ferme, il se confie dans l'Éternel ; son cœur a de l'assurance, il est sans crainte, attendant que ses ennemis réjouissent ses regards. Il distribue, il donne aux indigents ; sa justice demeure éternellement ; sa tête se lève avec gloire. L'impie en est témoin et il s'en chagrine, il grince des dents et se consume ; les souhaits de l'impie sont mis à néant.
Psaume responsorial
Louez l'Éternel, car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle ! Qu'ainsi parlent les rachetés de l'Éternel, qu'il a rachetés des mains de l'ennemi, et recueillis de tout pays, du Levant et du Couchant, du Septentrion et de la mer. Ils furent errants au désert, dans une voie solitaire, et ils ne trouvaient pas une ville où habiter ; ils éprouvaient la faim et la soif ; leur âme en eux était défaillante. Et ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, et leur fit prendre la voie directe pour arriver à une ville où pouvoir habiter. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a satisfait l'âme altérée, et comblé de biens l'âme affamée. Ceux qui habitaient les ténèbres et l'ombre de la mort, prisonniers de la misère et des fers… Car ils résistèrent aux paroles de Dieu, et méprisèrent les décrets du Très-haut. Aussi courba-t-Il leur cœur sous la peine ; ils succombèrent, et ne furent point assistés. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il les tira des ténèbres et de l'ombre de la mort, et rompit leurs fers. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a brisé les portes d'airain, et mis en pièces les verrous de fer. Les insensés qui suivaient la voie de la révolte, et à cause de leurs crimes se virent humiliés… Toute nourriture excitait leur dégoût, et ils arrivaient aux portes de la mort. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il émit sa parole, et les guérit, et les retira de leurs tombeaux. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils Lui offrent les sacrifices de la reconnaissance, et publient ses hauts faits avec des cris de joie ! Ceux qui se mirent en mer sur des navires, et firent la manœuvre sur les grandes eaux, furent témoins des œuvres de Dieu, et des merveilles qu'il opère dans les flots. Il dit, et excita un vent de tempête, qui souleva les vagues de la mer ; elles montèrent vers le ciel, descendirent dans l'abîme, leur âme dans le danger était éperdue ; saisis du vertige, ils chancelaient, comme étant ivres, et toute leur sagesse était évanouie. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, Il fit cesser la tourmente qui devint silencieuse, et les vagues se turent ; et ils furent joyeux, quand elles se calmèrent, et Il les conduisit au port désiré. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils L'exaltent dans l'assemblée du peuple, et Le louent dans la séance des anciens ! Il change les fleuves en désert, et les sources des eaux en sol aride, la plaine fertile en steppe salée, à cause de la méchanceté de ses habitants. Il change le désert en une masse d'eaux, et la terre desséchée en sources d'eaux, et Il y établit ceux qui sont affamés, et là ils fondent des villes, pour les habiter. Ils ensemencent des champs, et plantent des vignes qui donnent leurs fruits pour revenu. Et Il les bénit, et ils deviennent très nombreux, et Il n'amoindrit pas leurs bestiaux. Or ils étaient amoindris et accablés par l'oppression, le malheur et les peines ; c'est lui qui verse le mépris sur les princes, et Il les fait errer dans un désert sans chemin ; mais Il relève le pauvre de sa misère, et rend les familles égales à des troupeaux. C'est ce que voient les hommes droits, et ils se réjouissent, et tous les méchants ont la bouche fermée. Que tout homme sage prenne garde à ceci, et soit attentif aux grâces de l'Éternel !
Prière du soir — première lecture
Et Achitophel dit à Absalom : Laisse-moi donc douze mille hommes à mon choix ! je veux entreprendre la poursuite de David cette nuit même et le surprendre dans le moment où il est fatigué et a les mains énervées, et lui donner l'alarme, et la troupe qui l'accompagne prendra la fuite, et mes coups porteront sur le Roi seul ; et ainsi, je ferai revenir à toi tout le peuple, comme une fiancée revient à son époux. C'est à la vie d'un homme que tu en veux, et tout le peuple aura la paix. Et la proposition plut à Absalom et à tous les Anciens d'Israël. Et Absalom dit : Appelez donc aussi Husaï d'Erech, afin que nous l'entendions aussi s'exprimer. Et Husaï vint chez Absalom qui lui parla en ces termes : Achitophel ouvre tel et tel avis : mettrons-nous son avis à effet ? si non, dis toi-même ton opinion. Et Husaï dit à Absalom : Le conseil donné cette fois par Achitophel n'est pas bon. Et Husaï dit : Tu connais ton père et ses hommes pour des braves, exaspérés dans l'âme comme l'ourse dans les champs, à qui on a enlevé ses petits ; et ton père est un guerrier qui n'est pas homme à passer la nuit au repos avec sa troupe. Voilà que maintenant il s'est caché dans quelque ravin ou autre lieu. Et si d'emblée il fond sur eux, au premier bruit on dira : La déroute est dans la troupe qui suit Absalom ! et même le brave qui a un cœur de lion, prendra l'épouvante ; car tout Israël sait que ton père est un héros, et que des braves l'accompagnent. Je donne plutôt ce conseil : Qu'autour de toi viennent se grouper tous les Israélites, de Dan à Béerséba, nombreux comme les grains de sable sur le bord de la mer, et en personne marche au combat. Et si nous le joignons dans l'un des endroits où il se tient, nous fondrons sur lui, comme la rosée sur le sol, et de lui et de tous les hommes qui l'accompagnent, il ne restera pas un seul. Que s'il se retire dans une ville, tout Israël enceindra de câbles cette ville, et nous la culbuterons dans le torrent, jusqu'à ne pas y laisser un seul caillou. Et Absalom et tous les hommes d'Israël dirent : Mieux vaut le conseil d'Husaï d'Erech que le conseil d'Achitophel. Or l'Éternel avait résolu de rendre inutile le conseil d'Achitophel, qui était le bon, afin d'attirer le désastre sur Absalom. Et Husaï dit aux Prêtres Tsadoc et Abiathar : Achitophel a conseillé Absalom et les Anciens d'Israël dans tel et tel sens, et moi je les ai conseillés dans tel et tel sens. Maintenant envoyez en hâte informer David en ces termes : Ne reste pas cette nuit dans les plaines du désert, mais passe plus loin, afin de prévenir la perte du Roi et de toute la troupe qui l'accompagne. Cependant Jonathan et Ahimaats étaient postés près de la Fontaine du Foulon, et la servante vint leur apporter l'avis d'aller informer le Roi David ; car il n'y avait pas possibilité pour eux de se faire remarquer en entrant dans la ville. Mais ayant été aperçus par un jeune garçon qui fit rapport à Absalom, aussitôt ils partirent tous les deux en hâte et ils gagnèrent la maison d'un homme à Bahurim, lequel avait une citerne dans son enclos, et ils s'y dévalèrent. Et sa femme prit la couverture qu'elle étendit sur l'ouverture de la citerne et par-dessus elle répandit des gruaux pour qu'on ne se doutât de rien. Alors les serviteurs d'Absalom entrèrent chez la femme dans la maison et dirent : Où sont Ahimaats et Jonathan ? Et la femme leur dit : Ils ont passé le Filet-d'eau. Et ils cherchèrent et ne trouvèrent pas et ils regagnèrent Jérusalem. Et après le départ des serviteurs, ils sortirent de la citerne, et ils allèrent porter l'avis au Roi David et dirent à David : Debout ! et hâtez-vous de passer l'eau ; car Achitophel a donné tel et tel conseil contre vous. Alors David se mit sur pied avec toute la troupe qui l'accompagnait, et ils passèrent le Jourdain, et au lever du jour, tous, sans qu'il en manquât un seul, avaient franchi le Jourdain. Et lorsque Achitophel vit que son conseil n'avait pas été mis à exécution, il sella son âne et partit et regagna sa maison, sa cité, et après avoir mis ordre à ses affaires domestiques, il s'étrangla ; et il mourut, et on lui donna la sépulture dans le tombeau de ses pères. Cependant David gagna Mahanaïm, et Absalom passa le Jourdain, lui et tous les hommes d'Israël avec lui. Et Absalom substitua Amasa à Joab dans le commandement de l'armée. Or Amasa était fils d'un homme nommé Jithra l'Israélite, qui avait habité avec Abigal, fille de Nahas, sœur de Tseruïa, mère de Joab. Et Israël et Absalom campèrent sur le territoire de Galaad. Et lorsque David fut arrivé à Mahanaïm, Sobi, fils de Nahas, de Rabba des Ammonites, et Machir, fils d'Ammiel, de Lodebar, et Barzillaï, le Galaadite, de Roglim, apportèrent des lits et des tapis et de la vaisselle de potier, du froment et de l'orge et de la farine et du grain rôti et des fèves et des lentilles et du grain rôti et du miel et du caillé et des moutons et des fromages de vache, à David et à la troupe qui l'accompagnait, pour se nourrir ; car ils s'étaient dit : La troupe a eu faim, fatigue et soif dans le désert.
Deuxième lecture
Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le seigneur, à vous conduire d'une manière digne de l'appel qui vous a été adressé, avec toute espèce d'humilité et de mansuétude, avec longanimité, vous supportant les uns les autres avec charité, vous efforçant de conserver l'unité de l'esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme c'est à une seule espérance que se rapporte l'appel que vous avez reçu ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; il y a un seul Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, et, par tous, en tous. Or à chacun de vous a été donnée la grâce selon la mesure du don de Christ ; c'est pourquoi il est dit : « Après être monté en haut il a capturé des captifs, et il a donné des dons aux hommes. » Or l'expression « il est monté, » qu'emporte-t-elle, sinon qu'il est aussi descendu premièrement dans les parties plus basses de la terre ? Celui qui est descendu, c'est lui aussi qui est monté au-dessus de tous les deux, afin de remplir toutes choses ; et c'est lui qui a établi les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, ceux-ci comme évangélistes, ceux-là comme pasteurs et docteurs, afin d'accomplir, pour le perfectionnement des saints, l'œuvre du ministère, l'édification du corps de Christ, jusques à ce que, tous, nous soyons parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de l'âge de la plénitude de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, ballottés par les flots et emportés çà et là par tous les souffles de l'enseignement, grâce à la tricherie des hommes, à la fourberie qui favorise les manœuvres de l'erreur, mais que, proclamant la vérité avec charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ, par l'assistance duquel le corps entier, bien uni et bien compact, travaille à sa propre croissance, sous l'action multiple de cette assistance, avec une efficace proportionnée à chacune de ses parties, pour s'édifier lui-même dans la charité. Je dis donc, et j'en atteste le seigneur, que vous ne devez plus vous conduire comme les Gentils se conduisent dans l'inanité de leur intelligence, ayant l'entendement offusqué de ténèbres, étant étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur ; en sorte que, devenus insensibles, ils se sont livrés à la débauche, pour commettre avec excès toute espèce d'impureté. Mais, pour vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si, en effet, vous avez ouï parler de lui, et si c'est en lui que vous avez été instruits, selon que la vérité existe en Jésus, à dépouiller, en opposition à votre précédente conduite, le vieil homme qui se corrompt sous l'influence des convoitises que produit l'erreur, et à être renouvelés par l'Esprit dans votre intelligence, et à revêtir le nouvel homme, qui a été créé à l'image de Dieu avec la justice et la sainteté que produit la vérité. C'est pourquoi, ayant dépouillé, le mensonge, parlez avec vérité, chacun à votre prochain, car nous sommes membres les uns des autres. Soyez en colère, et toutefois ne péchez pas ; que le soleil ne se couche pas sur votre courroux, et ne donnez pas non plus de prise au diable. Que le larron ne dérobe plus, mais que plutôt il prenne de la peine en travaillant de ses mains à ce qui est bien, afin qu'il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. Qu'aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche, mais seulement celle qui peut être bonne pour l'édification selon le besoin, afin qu'elle soit un bienfait pour les auditeurs, n'attristez point l'esprit saint de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute espèce d'aigreur, et d'irritation, et de colère, et de cris, et de calomnie, soit enlevée du milieu de vous, ainsi que toute espèce de méchanceté. Devenez bons les uns pour les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement comme Dieu aussi nous a pardonné en Christ ;
Deuxième lecture
Sans doute, il y a eu aussi de faux prophètes parmi le peuple, de même que parmi vous aussi il y aura de faux docteurs qui introduiront des hérésies pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux-mêmes une subite perdition ; et leurs débauches trouveront de nombreux sectateurs, à cause desquels la voie de la vérité sera calomniée ; et dans leur cupidité ils vous exploiteront au moyen de discours fallacieux ; mais il y a longtemps que pour eux la sentence est prête, et que leur perdition ne sommeille plus. Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais les a plongés dans les fosses obscures de l'enfer, où ils sont gardés pour le jugement ; et s'il n'a pas épargné l'ancien monde, mais si, lorsqu'il a déchaîné le déluge sur le monde des impies, Il a préservé Noé, lui huitième, comme prédicateur de la justice ; et s'il a condamné, en les réduisant en cendres, les villes de Sodome et de Gomorrhe, dont Il a fait pour les impies une préfiguration de l'avenir ; et s'il a protégé le juste Loth, victime de la conduite débordée des hommes pervers, (car ce juste, qui habitait parmi eux, avait journellement son âme juste mise à la torture par les œuvres criminelles dont ses yeux et ses oreilles le rendaient témoin) ; le Seigneur sait délivrer de la tentation ceux qui sont pieux, et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement, surtout ceux qui s'adonnent charnellement à une convoitise impure, et qui méprisent la Seigneurie. Audacieux, insolents, ils ne craignent pas de calomnier les gloires, tandis que les anges, qui sont plus grands en force et en puissance, ne portent pas contre elles devant le Seigneur un jugement calomniateur. Mais pour ceux-ci, comme des animaux privés de raison dont la nature est de naître pour être pris et tués, calomniant ce qu'ils ignorent, ils seront victimes de leur propre corruption, en recevant la rétribution due à l'injustice, eux qui mettent leur plaisir dans les délices du jour, hommes tarés et flétris qui se livrent aux excès dans leurs agapes en faisant bonne chère avec vous, qui ont les yeux fixés sur la femme adultère et insatiables de péché, qui prennent par leurs amorces les âmes mal affermies, qui ont un cœur exercé à la cupidité, enfants de malédiction ! Après avoir abandonné le droit chemin, ils se sont égarés ; ayant suivi le chemin de Balaam, fils de Béor, ils ont préféré la rétribution due à l'injustice ; mais reçut une leçon pour sa propre prévarication : une bête de somme muette, s'étant exprimée par la voix au milieu des hommes, s'opposa à la démence du prophète. Ces gens-là sont des sources sans eau et des nuées chassées par un tourbillon ; c'est à eux qu'est réservée l'obscurité des ténèbres ; car, en proférant d'orgueilleux discours pleins d'inanité, ils prennent à l'amorce de la débauche, au sein des convoitises de la chair, les hommes qui viennent à peine d'échapper, qui vivent dans l'égarement, leur promettant la liberté, eux qui sont eux-mêmes esclaves de la corruption ; car on est esclave de qui vous subjugue. Or, si, après avoir abandonné les souillures du monde, grâce à la connaissance du seigneur et sauveur Jésus-Christ, ils sont de nouveau enlacés et subjugués par elles, leur nouvelle condition est pire que la première ; car il leur valait mieux n'avoir point connu la voie de la justice, que de se détourner, une fois qu'ils l'avaient connue, du saint commandement qui leur avait été transmis ; en eux s'est réalisée la vérité du proverbe : « C'est un chien retourné à son propre vomissement, et c'est une truie lavée allant se vautrer dans la boue. »
Deuxième lecture
Mais nous vous prions, frères, en ce qui concerne l'avènement du seigneur Jésus-Christ, et notre réunion à lui, de ne pas vous laisser tout aussitôt jeter hors de votre bon sens, ni effrayer, soit par une inspiration, soit par des paroles ou une lettre qui nous seraient attribuées, comme si le jour du Seigneur était arrivé. Que personne ne vous égare d'aucune manière, car, tant que la défection n'aura pas eu lieu, et que n'aura pas été révélé l'homme de l'iniquité, le fils de la perdition, l'adversaire et celui qui s'élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu ou adoré, en sorte qu'il s'assied dans le sanctuaire de Dieu, se proclamant lui-même Dieu… Ne vous souvenez-vous pas que, lorsque j'étais encore parmi vous, je vous disais ces choses ? Et maintenant vous connaissez ce qui fait obstacle, afin qu'il ne soit révélé qu'en son temps ; car le mystère de l'iniquité déploie déjà son efficace, attendant seulement qu'ait disparu celui qui fait obstacle pour le moment. Et alors sera révélé l'inique, que le Seigneur détruira par le souffle de sa bouche, et qu'il anéantira par l'apparition de son avènement, lui, dont l'avènement est accompagné, par la puissance de Satan, de toute espèce de miracles, et de signes, et de prodiges mensongers, et de toute espèce d'erreur née de l'injustice, pour ceux qui périssent parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés. Et c'est pour cela que Dieu leur envoie une efficace d'égarement, afin qu'ils croient au mensonge, pour que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice, soient jugés.
Deuxième lecture
Judas, esclave de Jésus-Christ, et frère de Jacques, à ceux qui ont été appelés, qui sont aimés en Dieu le Père et gardés par Jésus-Christ : que la miséricorde, et la paix, et la charité vous soient multipliées ! Bien-aimés, comme j'étais tout occupé du désir de vous écrire sur notre salut commun, j'ai été forcé de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi, qui a été une fois pour toutes transmise aux saints. En effet certains hommes se sont glissés, qui d'avance ont été jadis désignés pour ce jugement : des impies, qui transforment en débauche la grâce de notre Dieu, et qui renient notre seul maître et seigneur, Jésus-Christ. Mais je veux vous rappeler, à vous qui savez tout une fois pour toutes, que Jésus, après avoir tiré le peuple hors du pays d'Egypte, fit, en second lieu, périr ceux qui n'avaient pas cru ; et qu'il retient dans l'obscurité, par des chaînes éternelles, pour le jugement du grand jour, les anges qui n'ont pas conservé leur propre puissance, mais qui ont abandonné leur séjour naturel ; que Sodome et Gomorrhe et les villes circonvoisines, qui, de la même manière, s'étaient livrées à l'impudicité et charnellement adonnées à des unions contre nature, subsistent sous le coup de leur châtiment comme une image du feu éternel. Néanmoins, ces hommes aussi, frappés d'hallucination, d'un côté souillent également la chair, de l'autre méprisent la Seigneurie et calomnient les gloires. Lorsque Michel l'archange, discutant jadis avec le diable, lui disputait le corps de Moïse, il n'osa pas porter contre lui un jugement calomniateur, mais il dit : « Que le Seigneur te réprimande ! » Mais, pour eux, ils calomnient tout ce qu'ils ignorent, tandis que tout ce qu'ils connaissent naturellement comme les animaux privés de raison, c'est par là qu'ils se perdent.
Évangile
Or, après que Jésus fut né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici, des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, disant : « Où est le roi des Juifs qui vient d'être mis au monde ? Car nous avons vu son astre en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer. » Mais le roi Hérode l'ayant appris, fut troublé et tout Jérusalem avec lui ; et, après avoir rassemblé tous les grands prêtres et les scribes du peuple, il s'informait d'eux où devait naître le Christ. Et ils lui dirent : « A Bethléem de Judée ; c'est ainsi en effet qu'il a été écrit par l'entremise du prophète : Et toi Bethléem, terre de Juda, tu n'es certes point la moindre parmi les chefs de Juda, car c'est de toi que sortira un souverain qui paîtra mon peuple d'Israël. » Alors Hérode, ayant secrètement mandé les mages, s'enquit avec soin auprès d'eux du temps depuis lequel l'astre se montrait, et les envoyant à Bethléem, il dit : « Allez, et prenez d'exactes informations sur le petit enfant ; mais, quand vous l'aurez découvert, faites-le-moi savoir, afin que moi aussi j'aille l'adorer. » Pour eux, après avoir ouï le roi, ils se mirent en route ; et voici, l'astre qu'ils avaient vu en Orient les précédait, jusqu'à ce qu'il s'arrêta dans sa marche au-dessus du lieu où était le petit enfant. Or à la vue de l'astre ils furent remplis d'une très grande joie ; et, étant entrés dans la maison, ils virent le petit enfant avec Marie sa mère, et s'étant prosternés ils l'adorèrent, et ayant ouvert leurs trésors ils lui offrirent en présent de l'or, et de l'encens et de la myrrhe. Et ayant été avertis dans un songe de ne point retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. Or, après qu'ils eurent regagné leur pays, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, disant : Éveille-toi, prends avec toi le petit enfant et sa mère, et fuis en Egypte, et demeures-y jusques à ce que je te le dise ; car Hérode va se mettre en quête du petit enfant pour le faire périr. » Or, s'étant éveillé, il prit avec lui le petit enfant et sa mère pendant la nuit, et il gagna l'Egypte, et il y séjourna jusqu'au trépas d'Hérode ; — afin que fût accompli ce dont le Seigneur a parlé par l'entremise du prophète lorsqu'il dit : « De l'Egypte j'ai rappelé Mon fils. » — Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, entra dans un grand courroux, et il envoya mettre à mort tous les enfants qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, âgés de deux ans et au-dessous, conformément à la date dont il s'était enquis avec soin auprès des mages. — Alors fut accompli ce dont il a été parlé par l'entremise de Jérémie le prophète, lorsqu'il dit : « Une voix a été entendue dans Rama, des pleurs et de nombreux gémissements ; c'est Rachel qui pleure ses enfants, et elle ne voulait pas être consolée, parce qu'ils ne sont plus. » Or, après qu'Hérode fut trépassé, voici, un ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Egypte, disant : « Éveille-toi, prends avec toi le petit enfant et sa mère, et mets-toi en route pour le pays d'Israël ; car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts. » Or, s'étant éveillé, il prit avec lui le petit enfant et sa mère, et il rentra dans le pays d'Israël. Mais, ayant appris qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il craignit de s'y rendre, et ayant été averti dans un songe il gagna le territoire de la Galilée, et, après y être arrivé, il s'établit dans une ville appelée Nazaret ; — afin que fût accompli ce qui a été dit par l'entremise des prophètes : « Il sera appelé Nazoréen. » —
Prière du soir — deuxième lecture
Simon Pierre, esclave et apôtre de Jésus-Christ, à ceux auxquels est échue une foi de même prix qu'à nous, grâce à la justice de notre Dieu et sauveur Jésus-Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre seigneur, dont la divine puissance nous donne gratuitement tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété, grâce à la connaissance de Celui qui nous a appelés par Sa gloire et Sa vertu, par lesquelles Il accomplit gratuitement pour nous les précieuses et suprêmes promesses, afin que par celles-ci vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. Or, c'est aussi précisément pour cela que vous devez, en y mettant tout votre zèle, ajouter à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la constance, à la constance la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité ; car la possession et l'abondance de ces choses ne vous rend ni paresseux ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui, en effet, qui ne les possède point, est un aveugle, un myope qui a oublié la purification de ses anciens péchés. C'est pourquoi, frères, faites d'autant plus d'efforts pour consolider votre vocation et votre élection, car en agissant ainsi vous ne broncherez certainement jamais ; c'est ainsi, en effet, que vous sera richement accordée l'entrée dans le royaume éternel de notre seigneur et sauveur Jésus-Christ. C'est pourquoi je devrai toujours vous remémorer ces choses, quoique vous les connaissiez, et que vous soyez affermis dans la vérité actuelle ; mais je crois de mon devoir, tant que je suis dans cette tente, de vous tenir en éveil par le ressouvenir, sachant que pour moi le dépouillement de cette tente doit être subit, selon que notre seigneur Jésus-Christ me l'a aussi fait savoir. Mais je ferai encore mes efforts pour qu'en tout temps vous puissiez, après mon départ, vous ressouvenir de ces choses. Car ce n'est pas en suivant des fables ingénieusement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ ; mais c'est pour avoir été témoins oculaires de sa majesté ; car, lorsqu'il reçut de Dieu son Père l'honneur et la gloire, une voix lui fut adressée en ces termes par la Gloire suprême : « Mon fils, Mon bien-aimé, c'est celui-ci en qui J'ai pris plaisir. » Et cette voix nous l'avons entendue venant du ciel, quand nous étions avec lui sur la sainte montagne, et nous en tenons pour plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusques à ce que le jour luise, et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs ; sachant avant tout qu'aucune prophétie de l'écriture n'est le résultat d'une interprétation privée ; car ce n'est pas de la volonté d'un homme qu'une prophétie est jamais sortie, mais c'est poussés par l'Esprit Saint, que des hommes ont parlé de la part de Dieu.
Évangile
Et ses parents se rendaient, chaque année à Jérusalem lors de la fête de Pâque. Et quand il eut douze ans, comme ils étaient montés selon la coutume de la fête, et qu'après en avoir célébré les divers jours, ils s'en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem, et ses parents ne s'en aperçurent point ; mais croyant qu'il était dans la caravane, ils firent une journée de chemin et ils le cherchaient parmi leurs parents et connaissances ; et ne l'ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem à sa recherche. Et il advint qu'au bout de trois jours ils le trouvèrent dans le temple assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. Et tous étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. Et l'ayant vu, ils furent consternés, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi as-tu agi ainsi envers nous ? Voici, ton père et moi nous te cherchons avec angoisse. » Et il leur dit : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père ? » Et ils ne comprirent pas ce qu'il leur avait dit. Puis il descendit avec eux et vint à Nazareth ; et il leur était soumis. Et sa mère retenait toutes choses en son cœur. Et Jésus progressait en sagesse, et en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.
Évangile
après cela il descendit à Capharnaoum, lui, et sa mère, et ses frères, et ses disciples, et ils y demeurèrent un petit nombre de jours. Et la Pâque des Juifs était proche ; et Jésus monta à Jérusalem, et il trouva dans le temple ceux qui vendaient des bœufs et des brebis et des colombes, ainsi que des changeurs sur leurs sièges ; et ayant fait un petit fouet avec des cordes, il les expulsa tous du temple ainsi que les brebis et les bœufs, et il dispersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables, et il dit à ceux qui vendaient les colombes : « Emportez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! » — Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : « Le zèle pour Ta maison me dévore. » — Les Juifs donc prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-tu pour agir de la sorte ? » Jésus leur répliqua : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs dirent donc : « Il a fallu quarante-six ans pour que ce sanctuaire fût construit et toi, tu le relèveras en trois jours ! » — Mais lui parlait du sanctuaire de son corps ; lors donc qu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole qu'avait dite Jésus. –
Évangile
« Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés ; car par le jugement que vous portez vous serez jugés, et avec la mesure dont vous mesurez, il vous sera mesuré. Mais pourquoi regardes-tu le fétu qui est dans l'œil de ton frère, tandis que tu ne t'aperçois pas de la poutre qui est dans ton œil ? Ou bien comment diras-tu à ton frère : « Permets que j'ôte le fétu de ton œil, » et voici, la poutre est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement de ton œil la poutre, et tu verras alors à ôter le fétu de l'œil de ton frère. « Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens, et ne jetez pas non plus vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent avec leurs pieds et que, se retournant, ils ne vous déchirent. « Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit ; et celui qui cherche trouve, et à celui qui heurte on ouvre. Ou bien quel est l'homme d'entre vous, auquel son fils demandera du pain, et qui lui donnera une pierre ? Ou bien encore, il lui demandera un poisson, est-ce qu'il lui donnera un serpent ? Si donc vous, tout méchants que vous êtes, vous savez donner de bons présents à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-Il des biens à ceux qui les Lui demandent. Ainsi donc, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pareillement vous aussi pour eux, car c'est là la loi et les prophètes. « Entrez par la porte étroite ; car large est la porte, et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux qui entrent par là, tandis que la porte est étroite et le chemin resserré qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui le trouvent. Soyez en garde contre les faux prophètes qui viennent à vous sous des peaux de brebis, tandis qu'ils sont au dedans des loups rapaces. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits : Est-ce que l'on récolte des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Ainsi tout bon arbre produit de bons fruits, mais l'arbre pourri produit de mauvais fruits ; un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruits, ni un arbre pourri produire de bons fruits ; tout arbre qui ne produit pas de bon fruit est coupé, puis il est jeté dans le feu. Par conséquent, vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Ce n'est pas quiconque me dit : « Seigneur, Seigneur ! » qui entrera dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté, de mon Père qui est dans les cieux, Plusieurs me diront en ce jour-là : « Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, et en ton nom que nous avons chassé des démons, et en ton nom que nous avons fait plusieurs miracles ? » Et alors je leur ferai cette déclaration : Je ne vous ai jamais connus, éloignez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. Ainsi donc, quiconque entend ces miennes paroles et les pratique sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc ; et la pluie est tombée, et les fleuves sont venus, et les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison ; et elle n'est pas tombée, car elle avait été fondée sur le roc. Et quiconque entend ces miennes paroles et ne les pratique pas sera semblable à un homme étourdi qui a bâti sa maison sur le sable ; et la pluie est tombée, et les fleuves sont venus, et les vents ont soufflé et ont battu cette maison, et elle est tombée, et sa chute a été grande. » Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces discours, que la foule était stupéfaite de son enseignement ; car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.

