Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Or Pierre et Jean montaient au temple pour la prière de la neuvième heure, et l'on transportait un homme qui était boiteux de naissance et que l'on plaçait chaque jour près de la porte du temple dite la Belle, pour demander l'aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, ayant vu Pierre et Jean sur le point d'entrer dans le temple, s'adressa à eux pour recevoir une aumône. Mais Pierre, après avoir fixé sur lui ses regards, ainsi que Jean, dit : « Regarde-nous. » Et il les regardait attentivement s'attendant à recevoir d'eux quelque chose. Mais Pierre dit : « Je n'ai ni argent ni or, mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ le Nazoréen, marche ! » Et l'ayant pris par la main droite, il le fit lever ; aussitôt la plante de ses pieds et ses chevilles se consolidèrent, et il se tenait debout en sautant, et il marchait, et il entra avec eux dans le temple, marchant et sautant, et louant Dieu. Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu, mais ils le reconnurent pour celui qui était assis, pour demander l'aumône, près de la belle porte du temple, et ils furent remplis de stupeur et de surprise à propos de ce qui lui était arrivé.
Première lecture
Aucun individu mutilé par compression ou par amputation de l'urètre ne sera admis dans l'Assemblée de l'Éternel. Aucun bâtard ne sera admis dans l'Assemblée de l'Éternel ; même sa dixième génération ne sera pas admise dans l'Assemblée de l'Éternel. Ne seront pas admis non plus les Ammonites et les Moabites dans l'Assemblée de l'Éternel ; même leur dixième génération ne sera pas admise dans l'Assemblée de l'Éternel, jamais ; parce qu'ils ne vous ont pas présenté le pain et l'eau pendant le trajet, lors de votre sortie de l'Egypte, et parce qu'ils ont soudoyé pour te nuire, Balaam, fils de Behor, de Pethor en Mésopotamie, pour te maudire. Mais l'Éternel, ton Dieu, n'a pas voulu écouter Balaam, et l'Éternel, ton Dieu, a changé sa malédiction en bénédiction, parce que l'Éternel, ton Dieu, t'aimait. Tu ne t'intéresseras en aucun temps à leur prospérité et à leur bien-être, jamais. Tu n'abomineras pas l'Edomite, car il est ton frère. Tu n'abomineras pas l'Égyptien, car tu fus son hôte dans son pays. Les fils qui leur naîtront à la troisième génération, seront admissibles dans l'Assemblée de l'Éternel. Quand tu seras en campement, marchant contre tes ennemis, évite avec soin toute indécence. S'il se trouve chez toi quelqu'un qui ne soit pas en état de pureté à la suite d'un accident nocturne, qu'il se transporte hors du camp ; il ne doit pas entrer dans l'intérieur du camp, mais vers le soir il se baignera dans l'eau, et au coucher du soleil il rentrera dans l'intérieur du camp. Tu auras aussi des lieux d'aisance hors du camp, et tu iras là, dehors. Et à tes outils tu joindras une pelle, et quand tu iras dehors, tu t'en serviras pour en faire un creux et recouvrir tes déjections. Car l'Éternel, ton Dieu, est présent dans ton camp, pour te délivrer, et faire céder tes ennemis devant toi ; ton camp doit donc être saint, de peur que s'il y voit quelque chose de dégoûtant, Il ne se retire loin de toi. Tu ne livreras pas à son maître l'esclave qui se sera sauvé chez toi de chez son maître. Il demeurera chez toi dans ton intérieur, au lieu qu'il aura choisi dans l'une de tes villes, où bon lui semblera ; tu ne seras pas dur envers lui. Qu'il ne se trouve aucune prostituée parmi les filles d'Israël, et aucun prostitué parmi les fils d'Israël. Tu n'apporteras ni le don fait à une prostituée, ni le prix payé à un chien, dans la maison de l'Éternel, ton Dieu, ensuite d'un vœu quelconque, car l'un et l'autre sont l'abomination de l'Éternel, ton Dieu. Tu n'exigeras point d'intérêts de ton frère, ni intérêt d'argent, ni intérêt de denrées, ni intérêt de rien de ce qui se prête à intérêts. Mais de l'homme du dehors tu pourras exiger des intérêts, et non pas de ton frère, afin que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tout ce que tu entreprendras dans le pays dont tu viens faire la conquête. Quand tu fais un vœu à l'Éternel, ton Dieu, ne tarde pas à l'accomplir ; car l'Éternel, ton Dieu, le réclamera de toi, et tu te chargerais d'un péché. Si tu t'abstiens de vœux, tu ne te charges point d'un péché. Tiens ce que tes lèvres ont exprimé, et agis conformément au vœu que tu as fait librement à l'Éternel, ton Dieu, à ce que ta bouche a prononcé. Si tu entres dans la vigne de ton prochain, tu peux manger des raisins à souhait, à te rassasier, mais n'en mets point dans ton panier. Si tu entres dans le champ de ton prochain, tu peux cueillir des épis avec la main, mais ne fais pas jouer la faucille dans la moisson de ton prochain.
Première lecture
Et lorsque Samuel fut vieux, il préposa ses fils comme Juges sur Israël. Et son fils premier-né se nommait Joël et son second fils Abija, et ils exerçaient la judicature à Beerséba. Mais ses fils ne suivirent pas ses errements ; la cupidité les fit dévier et ils acceptèrent des présents et firent plier la justice. Alors tous les Anciens d'Israël se réunirent et vinrent trouver Samuel à Rama pour lui dire : Voilà que tu es âgé et tes fils ne suivent pas tes errements ; ainsi, établis-nous un roi qui nous régisse, comme toutes les nations. Et Samuel trouva mauvais qu'ils tinssent ce langage : Donne-nous un roi pour nous régir ! et Samuel pria l'Éternel. Et l'Éternel dit à Samuel : Ecoute la voix du peuple dans tout ce qu'il te dira ; car ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent pour ne plus m'avoir pour leur roi. La conduite que toujours ils ont tenue [envers moi] à partir du jour où je les retirai de l'Egypte, jusqu'aujourd'hui, en m'abandonnant et servant d'autres dieux, cette même conduite ils l'ont aussi envers toi. Eh bien ! écoute leur voix, mais adresse-leur une sommation, et leur explique le régime du roi qui régnera sur eux. Et Samuel rapporta toutes les paroles de l'Éternel au peuple qui demandait un roi. Et il dit : Voici quel sera le régime du roi qui régnera sur vous. Il prendra vos fils qu'il mettra pour lui sur ses chars et dans sa cavalerie, et comme coureurs ils précéderont son char, et il se servira d'eux pour en faire des chefs de mille et des chefs de cinquante, et pour travailler à son labour et pour récolter ses moissons et pour confectionner ses armes de guerre et l'attirail de ses chars. Et il prendra vos filles comme parfumeuses, comme cuisinières et comme boulangères. Et il prendra vos champs et vos vignes et vos olivaies, vos meilleures [terres] pour en doter ses serviteurs. Et il lèvera des dîmes sur vos grains et vos vignes pour les donner à ses eunuques et à ses domestiques. Et il prendra vos serviteurs et vos servantes et vos jeunes gens d'élite, les meilleurs, et vos ânes pour les employer à ses affaires. Il dîmera vos brebis et vous-mêmes serez ses serviteurs. Et dans ce temps vous récriminerez contre le roi choisi par vous-mêmes, et l'Éternel ne vous exaucera pas. Mais le peuple refusa d'écouter la voix de Samuel et ils dirent : Non ! car il nous faut au-dessus de nous un roi, afin que nous soyons sur le pied de toutes les nations, et que notre roi nous rende la justice, et marche à notre tête et soutienne nos guerres. Et Samuel entendit tous les propos du peuple et en fit rapport à l'Éternel. Et l'Éternel dit à Samuel : Acquiesce à leur vœu et donne-leur un roi. Et Samuel dit aux hommes d'Israël : Allez chacun de vous dans sa ville.
Prière du matin — première lecture
Et Coré, fils de Jitsehar, fils de Kahath, fils de Lévi, forma un parti avec Dathan et Abiram, fils d'Eliab, et On, fils de Peleth, ceux-ci fils de Ruben ; et ils se soulevèrent contre Moïse avec deux cent cinquante hommes des enfants d'Israël, Princes de l'Assemblée, appelés au Conseil, personnages notables, et ils se réunirent contre Moïse et Aaron, et ils leur dirent : Vous en faites trop ! Car cette Assemblée ! c'est tout autant d'hommes consacrés, et l'Éternel est au milieu d'eux ; pourquoi donc vous élevez-vous au-dessus de l'Assemblée de l'Éternel ? A l'ouïe de ces propos Moïse se jeta la face contre terre, et s'adressant à Coré et à toute sa faction il leur dit : Demain l'Éternel fera connaître qui est à Lui et qui est consacré pour lui donner accès auprès de Lui ; et celui qu'il choisira, Il lui donnera accès auprès de Lui. Faites ceci : Prenez des encensoirs, Coré et tout son parti, et mettez-y du feu et jetez-y de l'encens devant l'Éternel, demain, et c'est l'homme que choisira l'Éternel, qui sera le consacré. Vous en faites trop, enfants de Lévi ! Et Moïse dit à Coré : Écoutez donc, enfants de Lévi ! Est-ce trop peu pour vous que le Dieu d'Israël vous ait triés dans l'Assemblée d'Israël pour vous donner accès auprès de Lui pour faire le service de la Résidence de l'Éternel, et pour paraître devant l'Assemblée officiant pour elle ? A toi et à tous tes frères, enfants de Lévi avec toi, Il donne accès auprès de Lui, et vous prétendez encore au Sacerdoce ! C'est pour cela que vous vous liguez toi et tout ton parti contre l'Éternel ; Aaron en effet, qui est-il pour que vous murmuriez contre lui ? Et Moïse envoya mander Dathan et Abiram, fils d'Eliab. Mais ils dirent : Nous n'irons point. N'est-ce pas assez de nous avoir tirés d'un pays découlant de lait et de miel pour nous faire périr dans le désert, que tu t'ériges en dominateur au-dessus de nous ? Tu ne nous as point non plus conduits dans un pays découlant de lait et de miel, ni mis en possession de champs et de vignes. Veux-tu arracher les yeux à ces hommes ? Nous n'irons point. Alors Moïse fut fort irrité et il dit à l'Éternel : Ne regarde pas leur offrande ! Je ne leur ai pas enlevé un âne, et n'ai pas fait tort à un d'eux. Et Moïse dit à Coré : Demain paraissez, toi et tout ton parti, devant l'Éternel, toi et eux avec Aaron, et prenez chacun votre encensoir, et y mettez de l'encens, et apportez devant l'Éternel chacun votre encensoir, deux cent cinquante encensoirs ; et toi et Aaron vous viendrez aussi chacun avec son encensoir. Ils prirent donc chacun leur encensoir, et y mirent du feu et y jetèrent de l'encens, et ils parurent à la porte de la Tente du Rendez-vous, ainsi que Moïse et Aaron. Et Coré en opposition avec eux convoqua toute l'Assemblée à la porte de la Tente du Rendez-vous. Alors la gloire de l'Éternel apparut à toute l'Assemblée. Et l'Éternel parla à Moïse et Aaron en ces termes : Séparez-vous de ce parti-là : je vais l'exterminer à l'instant. Et ils se jetèrent face contre terre, et dirent : O Dieu, Dieu des esprits de toute chair, un homme seul a péché : t'irriteras-tu contre toute l'Assemblée ? Et l'Éternel dit à Moïse : Parle à l'Assemblée en ces termes : Retirez-vous de tous les côtés à distance de la demeure de Coré, de Dathan et d'Abiram. Alors Moïse se leva et se rendit chez Dathan et Abiram, et il fut suivi par les Anciens d'Israël. Et il dit à l'Assemblée : Éloignez-vous des tentes de ces sacrilèges, et ne touchez rien de ce qui est à eux, afin que vous ne soyez pas emportés par tous leurs péchés. Et ils s'éloignèrent de tous les côtés à distance de la demeure de Coré, et de Dathan et d'Abiram. Et Dathan et Abiram sortirent et se placèrent à la porte de leurs tentes avec leurs femmes, leurs fils, et leurs enfants. Et Moïse dit : A ceci vous reconnaîtrez que l'Éternel m'a donné la mission de faire tout ce qui a été fait, et que je n'ai pas agi de mon chef : Si ces gens meurent de la mort commune à tous les hommes, et subissent la dispensation commune à tous les hommes, ce n'est pas l'Éternel qui m'a envoyé ; mais si l'Éternel crée un fait inouï, et si la terre s'entr'ouvre et les engloutit eux et tout ce qui est à eux, et qu'ils descendent vivants aux Enfers, vous reconnaîtrez que ces gens-là ont répudié l'Éternel. Et lorsqu'il eut achevé de prononcer toutes ces paroles, le sol qui était sous leurs pieds se fendit, et la terre s'entr'ouvrit et les engloutit eux et leurs maisons, et tous les hommes qui tenaient à Coré, et tout leur avoir, et ils descendirent avec tout ce qu'ils possédaient, vivants dans les Enfers, et la terre les recouvrit et ils furent exterminés du milieu de l'Assemblée. Et à leurs cris tous les Israélites qui les entouraient s'enfuirent ; car ils disaient : Nous craignons que la terre ne nous engloutisse. Et un feu envoyé par l'Éternel consuma les deux cent cinquante hommes qui avaient offert l'encens. Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes :
Épître
car tout ce qui est né de Dieu remporte la victoire sur le monde ; et la victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi. Or, quel est celui qui remporte la victoire sur le monde, sinon celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu ? C'est ce Jésus-Christ qui est venu avec de l'eau et du sang, non pas avec l'eau seule, mais avec l'eau et avec le sang ; et l'Esprit est celui qui témoigne, parce que l'Esprit est la vérité ; car ils sont trois ceux qui témoignent : l'Esprit, et l'eau, et le sang, et les trois s'accordent. Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c'est le témoignage de Dieu, puisqu'il a rendu témoignage à Son fils. Celui qui croit au fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage ; celui qui ne croit pas Dieu en fait un menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à Son fils.
Première lecture
Mais moi aussi, la première année de Darius, le Mède, je l'assistai pour le soutenir et le fortifier. Maintenant donc je vais te découvrir la vérité.Voici, il s'élèvera encore trois rois pour les Perses, et le quatrième s'enrichira d'une plus grande richesse que tous ; et quand il sera affermi dans sa richesse, il soulèvera contre lui tout, le royaume de la Grèce. Mais il s'élèvera un roi vaillant, et il régnera avec une grande puissance, et il agira selon son bon plaisir. Et quand il aura sa consistance, son royaume sera morcelé, et donné en part aux quatre vents des Cieux, mais non pas à ses descendants, ni avec la domination qu'il exerçait quand il dominait ; car son empire sera déchiré et dévolu à d'autres à l'exclusion de ceux-là. Et le roi du midi se consolidera, et parmi ses généraux l'un deviendra plus fort que lui, et régnera ; et son règne aura une grande puissance. Et au bout de plusieurs années ils s'allieront, et la fille du roi du midi entrera dans la maison du roi du septentrion, pour opérer un raccommodement. Mais elle ne soutiendra pas l'efficace de l'expédient, et il ne tiendra pas ni lui, ni son expédient ; et elle sera livrée, elle et ceux qui l'auront introduite, et celui qui l'aura engendrée, et celui qui la possédera dans ces temps-là. Mais de la souche des racines de celle-ci surgira pour le remplacer un [prince] qui rejoindra l'armée, et pénétrera dans les forteresses du roi du septentrion, et il les traitera à discrétion, et il sera puissant. Et leurs dieux avec leurs images de fonte, avec leur vaisselle précieuse d'argent et d'or, seront emmenés par lui captifs en Egypte, puis pendant des années il n'inquiétera plus le roi du septentrion. Et celui-ci marchera contre le royaume du roi du midi, mais il reviendra dans son pays. Mais ses fils engageront les hostilités, et réuniront une quantité de forces considérables, et l'un fera une invasion, et inondera, et submergera, puis opérera sa retraite, et ils pousseront les hostilités jusqu'à sa place forte. Alors le roi du midi s'exaspérera, et se mettra en campagne, et lui livrera bataille, au roi du septentrion, et il mettra sur pied de grandes troupes, et les troupes seront placées sous sa conduite. Et ces troupes s'enorgueilliront, et son cœur deviendra superbe, et il mettra en déroute des myriades ; cependant il ne prévaudra pas. Puis, le roi du septentrion reviendra à la charge, et mettra de grandes troupes sur pied, plus nombreuses que les premières, et au bout de quelques années il viendra, arrivera avec une grande armée et beaucoup de bagages. Et dans ces temps-là il y aura une grande levée contre le roi du midi, et des factieux de ton peuple se soulèveront, en accomplissement de la vision, et ils succomberont. Et le roi du septentrion s'avancera, et il élèvera des terrasses, et s'emparera d'une ville forte ; et les bataillons du midi ne tiendront pas, et sa troupe d'élite, elle ne sera pas de force à résister. Et celui qui aura marché contre lui, agira selon son bon plaisir, et personne ne lui tiendra tête ; et il s'établira dans le pays qui est l'ornement [de la terre] ; et il sera maître de consommer. Et il aura en vue d'arriver à la suprématie sur tout son royaume, et à un accommodement avec lui, et il en viendra à bout ; et il lui donnera la fille de la femme, dans le but de le perdre ; mais ceci ne se réalisera pas, et ne lui réussira point. Et il ramènera ses regards sur les îles dont il prendra un grand nombre ; mais un capitaine mettra fin à son propre opprobre, et fera en outre retomber sur lui l'opprobre qu'il avait reçu de lui. Et il tournera ses regards du côté des forteresses de ses États, et il chancellera, et tombera, et ne sera plus trouvé. Et à sa place s'élèvera un [prince] qui fera parcourir par l'exacteur l'ornement de l'empire, et quelque temps après il sera brisé, mais ce ne sera ni dans l'ardeur de la mêlée, ni dans le combat. Et à sa place s'élèvera quelqu'un d'abject, et on ne lui aura point conféré la dignité royale, et il paraîtra inopinément, et s'emparera de la royauté au moyen d'adulations. Et les bataillons qui viendront submergeant, seront submergés par lui, et rompus, de même qu'un prince confédéré. Car dès le moment de sa jonction avec lui, il mettra l'artifice en œuvre, et il entrera en campagne, et il aura le dessus avec un petit nombre d'hommes. A l'improviste il envahira, et même les portions les plus fertiles de la province, et il fera ce qui n'avait été fait ni par ses pères, ni par les pères de ses pères ; il leur distribuera du butin et des dépouilles et des biens, et il formera aussi des projets contre les places fortes, et cela jusqu'à une certaine époque. Et il donnera essor à sa puissance et à son ambition contre le roi du midi avec de grandes forces, et le roi du midi s'engagera dans la guerre avec une armée considérable et extrêmement forte, mais il ne tiendra pas tête ; car on formera contre lui des complots. Ceux-là même qui seront nourris de ses mets délicats, le feront tomber sous leurs coups. Et son armée se débandera, et il tombera beaucoup de morts. Et quant à ces deux rois, en leur cœur ils ne penseront qu'à se nuire ; et à la même table ils parleront en mentant. Mais cela ne réussira pas, car la fin est remise à un terme. Et il reviendra dans ses États avec de grands biens, et son cœur sera hostile à l'Alliance Sainte, et il agira, et il reviendra dans ses États. A une époque fixe il marchera de nouveau contre le midi, mais à la fin il n'en sera pas comme au commencement. Car des navires de Cittim s'avanceront contre lui, et il aura peur, puis il tournera sa rage contre l'Alliance Sainte, et il agira, et derechef il s'entendra avec les déserteurs de l'Alliance Sainte. Et de par lui seront levés des bataillons qui profaneront le sanctuaire, la citadelle, et aboliront le sacrifice perpétuel, et mettront en place l'abomination du dévastateur. Et par des flatteries il entraînera à la défection les impies [opposés] à l'Alliance ; mais le peuple de ceux qui connaissent leur Dieu, prendra courage et agira. Et ceux qui dans le peuple ont de l'intelligence, en éclaireront plusieurs, mais ils succomberont à l'épée et aux flammes, à la captivité et au rapt pendant quelque temps. Et pendant qu'ils succomberont, ils seront aidés d'un faible secours, et plusieurs se joindront à eux par hypocrisie. Et parmi les intelligents quelques-uns succomberont, afin qu'il se fasse parmi eux une épuration, et un triage, et une purification jusqu'au temps de la fin ; car ceci encore est pour l'époque fixée. Et le roi agira selon son bon plaisir, et il s'insurgera et se soulèvera contre toute divinité, et il proférera des choses monstrueuses contre le Dieu des dieux, et il aura du succès jusqu'à l'achèvement des vengeances ; car l'arrêt recevra son exécution. Il ne reconnaîtra pas même les dieux de ses pères, ni la Désirée des femmes, et il ne reconnaîtra aucun dieu quelconque, mais il les bravera tous : cependant il honorera le dieu des forteresses sur son piédestal, et au dieu inconnu de ses pères il rendra ses hommages avec de l'or et de l'argent, et des pierres précieuses et des joyaux. C'est ainsi qu'il procédera contre les citadelles fortifiées, avec le dieu étranger ; à quiconque le reconnaîtra, il accordera de grands honneurs, et il les établira souverains de plusieurs, et leur distribuera des terres en récompense. Et au temps de la fin, le roi du midi se heurtera avec lui, et le roi du septentrion reviendra l'assaillir avec des chars, et de la cavalerie, et une flotte nombreuse, et il s'avancera dans les terres, et submergera et inondera. Il viendra aussi dans le pays qui est l'ornement [de la terre], et des multitudes succomberont ; mais ceux-ci s'échapperont de ses mains, Edom et Moab, et l'élite des enfants d'Ammon. Et il portera la main sur les pays divers, et le pays d'Egypte n'échappera pas non plus. Et il s'emparera des trésors d'or et d'argent, et de tout ce que l'Egypte a de précieux ; et les Libyens et les Éthiopiens suivront ses pas. Mais du levant et du nord des bruits viendront l'effrayer, et il se mettra en campagne avec un grand courroux, pour en massacrer et en détruire plusieurs. Et il dressera ses tentes pareilles à des palais entre la mer et le mont du saint ornement, mais il marche à sa fin, et nul ne l'assiste.
Prière du matin — deuxième lecture
Frères, j'attire votre attention sur l'évangile que je vous ai annoncé, que de votre côté vous avez reçu, auquel en outre vous êtes fermement attachés, et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous vous tenez aux paroles par lesquelles je vous l'ai annoncé, à moins que ce ne soit inutilement que vous avez cru ! Je vous ai en effet transmis, avant tout, ce que de mon côté j'avais reçu, c'est que Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures, et qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les écritures, et qu'il a été vu par Céphas, puis par les douze ; ensuite il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart vivent encore maintenant, mais dont quelques-uns sont morts ; ensuite il a été vu par Jacques, puis par tous les apôtres, enfin, après eux tous, il a été vu aussi par moi, qui suis comme l'avorton, car je suis le moindre des apôtres, moi qui ne mérite pas de porter le nom d'apôtre, parce que j'ai persécuté l'église de Dieu. Mais c'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et la grâce qu'il m'a faite n'a pas été vaine, mais j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi, toutefois, mais la grâce de Dieu avec moi. Ainsi donc, que ce soit moi, que ce soit eux, voilà ce que nous prêchons, et voilà ce que vous avez cru. Mais, si l'on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment y a-t-il parmi vous des gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection des morts ? Mais, s'il n'y a pas de résurrection des morts, Christ non plus n'est pas ressuscité ; or, si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, vaine aussi est votre foi, et il se trouve en outre que nous sommes de faux témoins à l'égard de Dieu, car nous avons témoigné contre Dieu qu'il a ressuscité Christ ; tandis qu'il ne l'a pas ressuscité, si, en effet, les morts ne ressuscitent pas ; car si les morts ne ressuscitent pas, Christ non plus n'est pas ressuscité ; or si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est chimérique, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ ont péri. Si c'est seulement pendant cette vie-ci, que nous espérons en Christ, nous sommes plus à plaindre que tout le reste des hommes. Mais maintenant Christ est ressuscité des morts, comme prémices de ceux qui sont morts ! En effet, comme la mort vient d'un homme, c'est d'un homme aussi que vient la résurrection des morts ; car, de même que c'est en Adam que meurent tous les hommes, de même aussi c'est en Christ que tous ils reprendront vie, mais chacun dans son propre rang : les prémices, c'est Christ, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement ; ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à Dieu son Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité, et toute puissance ; car il faut qu'il règne jusques à ce qu'il ait mis tous les ennemis sous ses pieds ; comme dernier ennemi est détruite la mort, car Il a tout placé sous ses pieds. Or quand il aura dit : « tout est soumis, » il est évident que c'est sauf Celui qui lui a soumis toutes choses ; mais quand toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils même sera soumis à Celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. Ou bien que feront ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi se font-ils encore baptiser pour eux ?
Psaume responsorial
De David. L'Éternel est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je peur ? L'Éternel est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? Quand des méchants contre moi s'avancent acharnés, mes ennemis et mes adversaires, ils trébuchent et tombent. Qu'une armée vienne camper contre moi, mon cœur est sans alarmes ; qu'une guerre s'élève contre moi, alors même je suis plein d'assurance. Il est une chose que je demande à l'Éternel, et que je voudrais obtenir, c'est d'habiter la maison de l'Éternel toute ma vie, pour contempler la majesté de l'Éternel, et jouir de la vue de ses parvis. Car Il me cache dans sa loge au mauvais jour, et Il me donne asile sous l'abri de sa tente, et Il m'élève jusques sur un rocher. Aussi désormais ma tête dominera les ennemis qui me cernent, et j'offrirai des victimes dans son tabernacle, au son de la trompette, et je louerai, et je chanterai l'Éternel. Éternel, entends ma voix, je t'invoque ! Sois-moi propice et m'exauce ! Mon cœur te rappelle ta parole : « Cherchez ma face ! » Aussi, Éternel, je cherche ta face. Ne me cache pas ta face ! Dans la colère ne repousse pas ton serviteur ! Tu es mon secours ! Ne me laisse pas, ne m'abandonne pas, mon Dieu sauveur ! Car mon père et ma mère m'abandonneraient, que l'Éternel me recueillerait. Éternel, montre-moi ta voie, et conduis-moi dans le droit sentier, à cause de mes ennemis ! Ne me livre pas à la merci de mes adversaires ! car il s'élève contre moi des témoins menteurs, et des hommes qui respirent la violence. Ah ! si je n'avais pas cru voir la bonté de l'Éternel sur la terre des vivants ! … Espère dans l'Éternel ! Courage ! que ton cœur soit ferme, et espère dans l'Éternel !
Évangile
Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.
Psaume responsorial
Cantique de louange.Elevez à l'Éternel vos cris de joie, vous tous, habitants de la terre ! Servez l'Éternel avec allégresse, paraissez devant sa face avec des acclamations ! Sachez que l'Éternel est Dieu ! C'est lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes, nous sommes son peuple, et le troupeau de sa pâture. Entrez dans ses Portes en lui rendant grâces, et dans ses parvis, en le louant ! Rendez-lui grâces, célébrez son nom ! Car l'Éternel est bon, sa grâce demeure pour jamais, et sa fidélité, pour tous les âges.
Psaume responsorial
Alléluia ! Serviteurs de l'Éternel, louez, louez le nom de l'Éternel ! Béni soit le nom de l'Éternel dès maintenant à jamais ! Du soleil levant jusques au couchant, que le nom de l'Éternel soit loué ! L'Éternel s'élève par dessus tous les peuples, et sa gloire par dessus les Cieux. Qui est semblable à l'Éternel, notre Dieu, qui habite une sublime région, et qui se baisse pour voir les Cieux et la terre ? Il relève l'humble de la poudre, et Il tire le pauvre de la fange, pour le faire asseoir à côté des princes, à côté des princes de son peuple. Il donne dans la maison à l'épouse stérile la condition d'une mère que des fils réjouissent. Alléluia !
Psaume responsorial
Cantique de David.O Dieu, mon cœur se rassure ! Par mes chants et mes accords, oui, je veux célébrer ma gloire. Sus ! mon luth et ma harpe ! Je serai debout avec l'aurore ! Je te louerai, Éternel, parmi les peuples, et te chanterai parmi les nations. Car ta grâce est plus grande que les Cieux, et ta fidélité atteint jusques aux nues. Elève-toi, ô Dieu, sur les Cieux, et que sur toute la terre apparaisse ta gloire ! Pour que les bien-aimés soient sauvés, aide-les de ta droite, et nous exauce ! Dieu l'a promis par sa sainteté : je veux m'en réjouir ! « Je vous partagerai Sichem, et vous distribuerai la vallée de Succoth ; Galaad est à moi, Manassé est à moi, Ephraïm est le rempart de ma tête, et Juda, mon sceptre royal ; Moab est le bassin où je me baigne, sur Edom je jette ma chaussure, sur la Philistie je pousse des cris de joie. » Qui me conduira dans la ville forte ? qui me mènera jusqu'en Edom ? N'est-ce pas toi, ô Dieu, toi qui nous rejetas, et ne marchas plus, ô Dieu, avec nos armées ? Donne-nous ton aide pour sortir de la gêne, puisque le secours de l'homme est une vanité ! Avec Dieu, nous serons vainqueurs, et c'est lui qui foulera nos ennemis.
Prière du soir — première lecture
Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes :
Deuxième lecture
devenez donc des imitateurs de Dieu, comme Ses enfants bien-aimés, et marchez dans la charité, comme Christ aussi vous a aimés et s'est livré lui-même pour vous à Dieu en offrande et en sacrifice, comme un parfum d'agréable odeur. Mais que l'impudicité et toute espèce d'impureté, ou la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, comme il convient à des saints, non plus que l'impudeur et le bavardage, ou la bouffonnerie, qui sont choses inconvenantes, mais qu'on y entende plutôt l'action de grâce ; car sachez et connaissez ceci, c'est que tout impudique, ou impur, ou cupide, ce qui veut dire un idolâtre, ne possède pas d'héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. Que personne ne vous trompe par de vains discours : c'est bien à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance ; ne vous associez donc pas à eux ; car, si vous étiez autrefois ténèbres, vous êtes maintenant lumière dans le seigneur ; conduisez-vous comme des enfants de lumière, (car le fruit de la lumière consiste en toute espèce de bonté, de justice et de vérité), examinant ce qui plaît au seigneur ; et ne prenez point de part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais bien plutôt blâmez-les ; il est vrai que ce qu'ils font en secret, il est honteux même d'en parler, mais quand toutes ces choses sont blâmées, c'est par la lumière qu'elles sont dévoilées, car tout ce qui est dévoilé est lumière ; c'est pourquoi il est dit : « Réveille-toi, dormeur, et relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. » Prenez donc scrupuleusement garde à la manière dont vous vous conduisez, non pas comme des gens dépourvus de sagesse, mais comme des sages, mettant bien le temps à profit, car les jours sont mauvais. C'est pourquoi ne devenez pas déraisonnables, mais comprenez quelle est la volonté de notre seigneur, et ne vous enivrez pas de vin, ce qui entraîne avec soi le dérèglement ; mais soyez remplis de l'Esprit, vous parlant les uns aux autres par des psaumes, et des hymnes, et des chants, chantant et célébrant en votre cœur le seigneur, rendant grâces constamment pour toutes choses, au nom de notre seigneur Christ Jésus, à Dieu le Père, nous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ. Que les femmes le soient à leurs propres maris, comme au Seigneur, parce que le mari est chef de la femme, comme Christ aussi est chef de l'Église, lui sauveur du corps ; mais, si l'Église est soumise à Christ, que, de même aussi, les femmes le soient à leurs maris en toute chose. Pour vous, maris, aimez vos femmes, comme Christ aussi a aimé l'Église et s'est lui-même livré pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par l'ablution de l'eau, pour se présenter à lui-même l'Église glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu'elle soit sainte et irrépréhensible. De même les maris aussi doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa femme s'aime lui-même, car personne n'a jamais haï sa propre chair, mais il l'entretient et en prend soin comme Christ aussi le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pour cela que l'homme quittera père et mère, et il s'unira étroitement à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand, mais j'en parle relativement à Christ et à l'Église ; néanmoins que, parmi vous aussi, chacun aime sa femme comme lui-même ; quant à la femme, qu'elle craigne son mari.
Deuxième lecture
Je vous écris déjà, bien-aimés, cette seconde lettre, dans laquelle, comme dans l'autre, je ranime par le ressouvenir la pureté de vos pensées, afin que vous vous rappeliez les paroles ci-devant proférées par les saints prophètes et le commandement du seigneur et sauveur transmis par vos apôtres, sachant avant tout que dans les derniers jours des railleurs viendront armés de raillerie, qui suivront leurs propres convoitises, et qui diront : « Que devient la promesse de son avènement ? Car depuis que les pères sont morts tout continue à subsister comme dès le commencement de la création. » En effet ils oublient volontairement que jadis ont existé des cieux, et une terre tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau par la parole de Dieu et qu'en cet état le monde d'alors, submergé par l'eau, a été détruit ; tandis que les cieux actuels et la terre sont conservés par la même parole, tenus en réserve pour le feu, étant gardés pour le jour du jugement et de la perdition des hommes impies. Mais il est une chose que vous ne devez pas oublier, bien-aimés : c'est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans comme un jour ; le Seigneur ne tarde point dans l'accomplissement de la promesse, comme le pensent certaines gens, mais Il use de patience envers vous, ne voulant point que quelques-uns périssent, mais que tous viennent à résipiscence. Or, le jour du Seigneur viendra comme un voleur, et alors les cieux disparaîtront avec fracas, tandis que les éléments embrasés se dissoudront ainsi que la terre, et les œuvres qu'elle renferme seront découvertes. Puisque toutes ces choses doivent ainsi se dissoudre, quels ne faut-il pas être par la sainteté de la conduite et par la piété, attendant et hâtant l'avènement de la journée de Dieu, à cause de laquelle les cieux enflammés se dissoudront, et les éléments embrasés doivent se fondre ? Mais selon Sa promesse nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habite. C'est pourquoi, bien-aimés, efforcez-vous, dans cette attente, d'être trouvés par Lui sans tache et sans reproche dans la paix. Regardez aussi comme une occasion de salut la patience de notre Seigneur, selon que notre bien-aimé frère Paul, suivant la sagesse qui lui a été donnée, vous l'a aussi écrit comme dans toutes les autres lettres où il parle de ces choses, et où il se trouve quelques points difficiles à comprendre, que les ignorants et ceux qui ne sont pas affermis pervertissent pour leur propre perdition, comme le reste des écritures. Pour vous donc, bien-aimés, que vos prévisions vous mettent sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des pervers vous ne perdiez votre ferme assiette ; mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre seigneur et sauveur Jésus-Christ. Qu'à lui soit la gloire, et maintenant, et pour le jour d'éternité !
Deuxième lecture
Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du seigneur coure, et soit glorifiée comme elle l'est parmi vous, et afin que nous soyons préservés des hommes déréglés et pervers, car tous n'ont pas la foi ; mais le Seigneur, qui est fidèle, vous affermira et vous garantira du mal. Cependant nous avons, en ce qui vous concerne, la confiance dans le seigneur, que vous avez fait, et que vous faites, et que vous ferez ce que nous ordonnons ; mais que le Seigneur dirige vos cœurs vers l'amour de Dieu et vers la persévérance de Christ !
Deuxième lecture
Vous étant donc dépouillés de toute malice et de toute ruse, et de l'hypocrisie, et des meurtres, et de toute calomnie, comme des enfants nouveau-nés désirez avec ardeur le lait pur de la parole, afin que par son moyen vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le seigneur est bon. C'est en vous approchant de lui, la pierre vivante, que les hommes ont, il est vrai, rejetée, mais qui est devant Dieu choisie et honorée, que vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, maison spirituelle, pour former une prêtrise sainte, afin d'offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus-Christ ; en effet on trouve dans l'écriture : « Voici, Je place en Sion une pierre choisie, angulaire, honorée, et celui qui croit en elle n'aura certainement pas à en rougir. » C'est donc à vous qui croyez, qu'appartient l'honneur, tandis que pour les incrédules la pierre que les constructeurs ont rejetée, est celle qui est devenue le sommet de l'angle, et une pierre d'achoppement, et un roc de scandale, eux qui, par leur incrédulité, heurtent contre la parole ; ce à quoi aussi ils ont été destinés ; tandis que vous, vous êtes une race élue, une prêtrise royale, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous proclamiez les vertus de Celui qui, des ténèbres, vous a appelés à Son admirable lumière ; vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu, vous auxquels il n'avait pas été fait miséricorde, mais à qui maintenant il a été fait miséricorde.
Évangile
Or, en ce temps-là survient Jean le baptiste, prêchant dans le désert de Judée en disant : « Repentez-vous, car le royaume des cieux s'approche. » — Il est, en effet, celui dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. » — Quant à Jean lui-même, il avait son vêtement fait de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour de ses reins, tandis que sa nourriture consistait en sauterelles et en miel sauvage. Alors Jérusalem, ainsi que toute la Judée et toute la contrée voisine du Jourdain, se portait vers lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain, en confessant leurs péchés. Mais ayant vu plusieurs des pharisiens et des sadducéens qui venaient au baptême, il leur dit : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc un fruit digne de la repentance, et n'imaginez pas de dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut, de ces pierres-ci, susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. Pour moi, je vous baptise d'eau, en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main, et il nettoiera son aire, et il serrera son blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Alors Jésus vient de Galilée vers le Jourdain auprès de Jean, pour se faire baptiser par lui ; mais il l'en empêchait, en disant : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répliqua : « Pour le moment laisse faire, car c'est ainsi qu'il nous sied d'accomplir tout ce qui est juste. » Alors il le laisse faire. Or, après avoir été baptisé, Jésus sortit aussitôt de l'eau ; et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'esprit de Dieu, descendant comme une colombe, venir sur lui ; et voici, une voix sortant des cieux disait : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé, dans lequel J'ai pris plaisir. »
Prière du soir — deuxième lecture
Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ;
Évangile
Or, la quinzième année du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, et Hérode le tétraque de Galilée, tandis que Philippe son frère était tétraque de l'Iturée et de la Trachonite et Lysanias, tétrarque de l'Abilène, sous le pontificat d'Annas et de Caïaphas, la parole de Dieu fut adressée à Jean fils de Zacharie dans le désert, et il parcourut toute la contrée voisine du Jourdain en prêchant un baptême de repentance pour la rémission des péchés, comme il est écrit dans le livre des discours d'Ésaïe le prophète : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. Toute vallée sera comblée, et toute montagne et toute colline seront abaissées ; et ce qui est tortueux sera redressé, et les chemins raboteux deviendront unis. Et toute chair verra le salut de Dieu. » Il disait donc à la foule qui venait se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut de ces pierres-ci susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache même est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. » Et la foule lui demandait : « Qu'avons-nous donc à faire ? » Mais il leur répliquait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a des vivres fasse de même. » Or il vint aussi des publicains pour se faire baptiser, et ils lui dirent : « Maître, qu'avons-nous à faire ? » Mais il leur dit : « N'exigez rien au delà de ce qui vous est prescrit. » Des soldats aussi lui demandaient : « Et nous de notre côté que ferons-nous ? » Et il leur dit : « N'opprimez ni ne vexez personne, et contentez-vous de votre paie. » Mais comme le peuple était dans l'attente, et que tous se demandaient en leurs cœurs relativement à Jean, s'il ne serait point lui-même le Christ, Jean s'adressant à tous leur dit : « Pour moi, je vous baptise d'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'Esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main pour nettoyer son aire et serrer le blé dans son grenier ; mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Tandis donc qu'il évangélisait le peuple, en lui adressant encore plusieurs autres exhortations,
Évangile
Or, pendant qu'il était à Jérusalem, durant la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, en voyant les miracles qu'il opérait ; mais, quant à Jésus, il ne se fiait pas à eux, parce qu'il connaissait tout le monde, et qu'il n'avait pas besoin que personne rendît témoignage sur tel ou tel homme ; car lui-même savait ce qui était dans l'homme.
Évangile
Or, lorsqu'il fut descendu de la montagne, une foule nombreuse le suivit, et voici, un lépreux s'étant approché l'adorait en disant : « Seigneur, si tu le veux tu peux me guérir. » Et ayant étendu la main, il le toucha en disant : « Je le veux, sois guéri. » Et aussitôt sa lèpre fut guérie. Et Jésus lui dit : « Garde-toi d'en parler à personne ; mais va, montre-toi au prêtre et présente l'offrande qu'a prescrite Moïse, pour leur servir d'attestation. » Or, lorsqu'il fut entré à Capharnaoum, un centurion s'approcha de lui, en le sollicitant et en disant : « Seigneur, mon serviteur est au lit à la maison, atteint de paralysie et cruellement souffrant. » Il lui dit : « J'irai le guérir. » Mais le centurion répliqua : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Car moi aussi je suis un homme placé sous autorité, ayant des soldats sous mes ordres, et je dis à celui-ci : « Va, » et il va ; et à un autre : « Viens » et il vient ; et à mon esclave : « Fais cela » et il le fait. » Or, en l'entendant, Jésus fut émerveillé, et il dit à ceux qui suivaient : « En vérité je vous le déclare, je n'ai trouvé chez personne en Israël une si grande foi ; mais je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et du couchant et s'attableront avec Abraham et Isaac et Jacob dans le royaume des cieux, tandis que les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures ; là sera le pleur et le grincement de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Va, qu'il te soit fait comme tu as cru. » Et en ce moment-là le serviteur fut guéri. Et Jésus étant entré dans la maison de Pierre, vit sa belle-mère qui était au lit et avait la fièvre ; et il toucha sa main et la fièvre la quitta, et elle se leva, et elle le servait. Mais quand le soir fut venu on lui amena plusieurs démoniaques, et d'un mot il chassa les esprits et il guérit tous les malades ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « C'est lui qui a pris nos infirmités et qui a porté nos maladies. » Or, Jésus se voyant entouré de la foule ordonna de passer sur l'autre rive. Et un scribe s'étant approché lui dit : « Maître, je te suivrai où que ce soit que tu ailles. » Et Jésus lui dit : « Les renards ont des terriers et les oiseaux du ciel des abris ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. » Mais un autre des disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord, et d'enterrer mon père. » Mais Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. » Et lorsqu'il fut monté sur une barque, ses disciples le suivirent ; et voici une grande tourmente s'éleva sur la mer, en sorte que la barque était couverte par les vagues ; mais lui s'était endormi. Et s'étant approchés ils l'éveillèrent en disant : « Seigneur, au secours, nous sommes perdus. » Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous effrayés, gens de peu de foi ? » Alors s'étant levé, il gourmanda les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Or les gens émerveillés disaient : « Quel est celui-ci, que même les vents et la mer lui obéissent ? » Et quand il fut arrivé sur l'autre rive, dans le pays des Gadaréniens, vinrent à sa rencontre deux démoniaques sortis des tombeaux, et qui étaient si furieux que personne ne pouvait passer par ce chemin-là. Et voici, ils s'écrièrent : « Qu'y a-t-il de commun entre nous et toi, fils de Dieu ? Es-tu venu ici avant le temps pour nous torturer ? » Or, loin d'eux paissait un troupeau de nombreux pourceaux. Mais les démons le sollicitaient en disant : « Si tu nous chasses, envoie-nous dans le troupeau des pourceaux. » Et il leur dit : « Allez ! » Or étant sortis ils s'en allèrent dans les pourceaux, et voici, tout le troupeau se rua en bas du précipice dans la mer, et ils périrent dans les eaux. Mais les pâtres s'enfuirent, et s'en étant allés à la ville ils rapportèrent tout ce qui s'était passé et ce qui était advenu aux démoniaques. Et voici, toute la ville sortit à la rencontre de Jésus, et l'ayant vu ils le sollicitèrent de s'éloigner de leur territoire.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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