Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Et lorsque Abram eut quatre-vingt-dix-neuf ans, l'Éternel apparut à Abram et lui dit : Je suis Dieu, le Tout-puissant, marche en ma présence et sois irréprochable, et j'établirai mon alliance entre moi et toi, et je te donnerai un accroissement de plus en plus grand. Alors Abram tomba la face contre terre et Dieu lui parla en ces termes : Pour moi, voici, je tiens mon alliance avec toi, et tu deviendras père d'une multitude de peuples. Et désormais on ne t'appellera plus de ton nom d'Abram, mais ton nom sera Abraham, car je te constitue père d'une multitude de peuples. Et je te rendrai de plus en plus fécond, et je ferai de toi une souche de peuples et des rois proviendront de toi. Et j'érige mon alliance entre moi et toi et tes descendants après toi pour toutes leurs générations en alliance éternelle, savoir que je serai ton Dieu à toi et à ta postérité après toi. Et je te donne et à ta postérité après toi le pays de tes pèlerinages, le pays de Canaan, en propriété éternelle, et je serai leur Dieu. Et Dieu dit à Abraham : Pour toi, tu garderas mon alliance, toi et tes descendants après toi dans toutes leurs générations. Voici l'alliance que vous observerez entre moi et vous, et ta postérité après toi, c'est que tous vos mâles seront circoncis ; vous vous circoncirez la chair de votre prépuce, et ce sera un signe d'alliance entre moi et vous. Tout mâle sera circoncis par vous à l'âge de huit jours dans vos générations, le serf soit né à la maison, soit acquis à prix d'argent, chacun des fils de l'étranger qui ne sera pas de ta race ; vous aurez à circoncire le serf soit né à la maison, soit acquis à prix d'argent, et ainsi vous porterez en votre chair mon alliance, en alliance éternelle. Quant au mâle incirconcis dont la chair du prépuce n'aura pas subi la circoncision, un tel individu sera exterminé du milieu de son peuple ; il aura violé mon alliance. Et Dieu dit à Abraham : Saraï, ta femme, ne sera plus le appelée du nom de Saraï, mais son nom sera Sarah. Et je la bénis, et je te ferai aussi naître d'elle un fils ; je la bénis et elle deviendra une souche de peuples, et des rois proviendront d'elle. Alors Abraham tomba la face contre terre, et il rit et dit en son cœur : A un centenaire naîtrait-il un fils, et Sarah, nonagénaire, enfanterait-elle ? Et Abraham dit à Dieu : Puisse Ismaël vivre sous ton regard ! Et Dieu dit : Ce n'est pas cela ! Sarah, ta femme, t'enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom d'Isaac ; et j'érigerai mon alliance avec lui en alliance éternelle pour sa postérité après lui. Et je t'exauce quant à Ismaël : voici je le bénirai et le rendrai fécond, et lui donnerai un grand accroissement ; il engendrera douze princes et je le ferai devenir un grand peuple.
Première lecture
Et Betsaléel fit l'Arche de bois d'acacia, ayant deux coudées et demie de longueur et une coudée et demie de largeur et une coudée et demie de hauteur. Et il la plaqua d'or pur intérieurement et extérieurement, et l'entoura d'une bordure d'or. Et il y coula quatre anneaux d'or aux quatre angles, deux anneaux sur l'un des côtés et deux anneaux sur l'autre. Et il fit des barres de bois d'acacia qu'il plaqua d'or ; et il passa les barres dans les anneaux sur les côtés de l'Arche pour servir au transport de l'Arche. Et il fit le Propitiatoire d'or pur, long de deux coudées et demie et large d'une coudée et demie. Et il fit deux Chérubins d'or, travaillés au tour, aux deux bouts du Propitiatoire, un Chérubin à un bout et un Chérubin à l'autre bout ; c'est sur le Propitiatoire qu'il plaça les Chérubins à ses deux extrémités ; et les Chérubins avaient les ailes étendues par-dessus couvrant de leurs ailes le Propitiatoire et se faisant face l'un à l'autre, et ayant la face tournée sur le Propitiatoire. Et il fit la Table de bois d'acacia, de deux coudées de longueur, d'une coudée de largeur et d'une coudée et demie de hauteur ; et il la plaqua d'or pur, et l'entoura d'une bordure d'or, et la munit tout autour d'un rebord d'un empan de hauteur auquel il adapta une bordure d'or pur tout autour, et il y coula quatre anneaux et fixa les anneaux aux quatre angles marqués par ses quatre pieds ; les anneaux se trouvèrent à la jonction du rebord pour recevoir les barres servant au transport de la Table. Et il fit les barres de bois d'acacia et les plaqua d'or pour servir au transport de la Table. Et il fit la vaisselle, couvert de la Table, ses plats et ses coupes et ses calices et ses patères servant aux libations, et il y employa l'or pur. Et il fit le Candélabre, d'or pur ; le Candélabre avec sa hampe et sa tige fut fait au tour, il en surgissait des calices, des boutons et des fleurs ; et six tubes sortaient de ses côtés ; trois tubes du Candélabre de l'un de ses côtés et trois tubes du Candélabre de l'autre de ses côtés ; il y eut trois calices taillés en amande à l'un des tubes avec bouton et fleur, et trois calices taillés en amande à l'autre tube avec bouton et fleur et cela aux six tubes sortant du Candélabre qui lui-même reçut sur sa tige quatre calices taillés en amande avec leurs boutons et leurs fleurs, et un bouton au-dessous de chaque embranchement de deux tubes dont six partaient du Candélabre : il en surgissait des boutons et des fleurs, le tout fait au tour et d'or pur. Et il fit ses lampes au nombre de sept et ses mouchettes et ses cendriers d'or pur. Pour le faire avec tout son attirail on employa un talent d'or pur. Et il fit l'Autel aux parfums de bois d'acacia, d'une coudée de longueur et d'une coudée de largeur, carré, et de deux coudées de hauteur, avec ses cornes attenantes. Et il le plaqua d'or pur, le dessus, les parois tout autour et les cornes, et il pratiqua à l'entour une bordure d'or pur. Et il y fixa deux anneaux d'or à ses deux côtés au-dessous de la bordure pour recevoir les barres servant à le transporter. Et il fit les barres de bois d'acacia et les plaqua d'or. Et il fit l'Huile d'onction du sanctuaire et le pur Encens odorant par le procédé du parfumeur.
Première lecture
Et Moïse alla et adressa ces paroles à tous les Israélites et leur dit : Je suis maintenant âgé de cent vingt ans, et je ne puis plus entrer et sortir, et l'Éternel m'a dit : Tu ne passeras pas ce Jourdain ; l'Éternel, ton Dieu, c'est Lui qui te précédera, Lui qui exterminera devant toi ces nations pour que vous en soyez maîtres. C'est Josué qui passera à votre tête, comme l'Éternel l'a annoncé. Et l'Éternel les traitera, comme Il a traité Sihon et Og, rois des Amoréens, et leur pays qu'il a détruit. Mais quand l'Éternel vous les livrera, traitez-les en tout point selon l'ordre que je vous ai prescrit. Soyez courageux et fermes, n'ayez ni crainte ni peur d'eux, car c'est l'Éternel, ton Dieu, qui marchera avec toi. Il ne vous fera pas défaut, ne vous abandonnera pas. Et Moïse appela Josué et lui dit en présence de tout Israël : Sois courageux et ferme, car c'est toi qui entreras avec ce peuple dans le pays que l'Éternel a juré à leurs pères de leur donner, et toi qui le leur partageras. Et c'est l'Éternel qui te précédera ; Il sera avec toi, et ne te fera pas défaut, ne t'abandonnera pas ; sois sans crainte et sans alarmes. Et Moïse mit par écrit cette Loi et la remit aux Prêtres, fils de Lévi, porteurs de l'Arche de l'alliance de l'Éternel, et à tous les Anciens d'Israël. Et Moïse leur donna cette instruction : Au terme de sept ans, à l'époque de l'année du relâche, à la Fête des Loges, lorsque tout Israël viendra se présenter devant l'Éternel, ton Dieu, dans le lieu choisi par Lui, tu donneras lecture de cette Loi devant tout Israël, à leurs oreilles. Rassemble le peuple, les hommes et les femmes et les enfants et tes étrangers qui seront dans tes Portes, afin qu'ils entendent, et qu'ils apprennent à craindre l'Éternel, votre Dieu, et à s'appliquer à la pratique de tous les préceptes de cette Loi. Et vos fils qui ignorent, écouteront et apprendront à craindre l'Éternel, votre Dieu, aussi longtemps que vous vivrez dans le pays dont après le passage du Jourdain vous allez faire la conquête.
Prière du matin — première lecture
Comme l'or s'est terni, comme les superbes joyaux se sont altérés ! Les pierres sacrées jonchent tous les carrefours. Les fils de Sion, ses enfants chéris, qui avaient le prix de l'or fin, comme les voilà mis au taux de la vaisselle d'argile, ouvrage des mains du potier ! Les chacals mêmes présentent la mamelle à leurs petits qu'ils allaitent ; la fille de mon peuple est barbare, comme l'autruche de la steppe. La langue du nourrisson est collée par la soif à son palais ; les enfants demandent du pain, personne ne leur en distribue. Ceux qui mangeaient des mets délicats, souffrent le dénuement dans les rues ; ceux qui étaient portés sur la pourpre, prennent le fumier pour leur couche. Le châtiment de la fille de mon peuple est plus grand que la peine de Sodome qui fut bouleversée en un moment, sans être assaillie par des mains humaines. Ses princes avaient un éclat plus pur que la neige, plus brillant que le lait ; ils avaient un corps vermeil comme le corail, et la beauté du saphir ; leur aspect est devenu plus sombre que le noir ; ils ne sont plus reconnus dans les rues, leur peau s'attache à leurs os, elle a la sécheresse du bois. Les victimes de l'épée ont un meilleur sort que les victimes de la faim, qui dépérissent minées par la disette de ce que rendent les champs. Les mains de femmes aimantes font cuire leurs propres enfants ; ils servent à les nourrir dans le désastre de la fille de mon peuple. L'Éternel a achevé ses vengeances, versé le feu de sa colère ; dans Sion Il alluma un feu qui dévora ses fondements. Les rois de la terre, ni aucun des habitants du monde ne croyaient que l'ennemi et l'adversaire pénétrassent dans les portes de Jérusalem. Ce fut à cause des péchés de leurs prophètes, des crimes de leurs sacrificateurs qui dans son enceinte répandirent le sang des justes. Ils erraient dans les rues comme aveugles, souillés de sang, personne ne pouvant toucher leurs vêtements. « Loin de nous, impurs ! » leur criait-on, « loin de nous ! loin de nous, ne nous touchez pas ! » Ils sont maintenant en fuite, ils errent aussi ; on dit parmi les nations : « Ils n'auront plus leur demeure ! » L'aspect de l'Éternel les a dissipés, Il ne tourne plus ses regards vers eux ; on n'a point égard aux sacrificateurs ; on ne prend point pitié des vieillards. Nos yeux languissent encore après notre délivrance ; vanité ! De nos vedettes nous cherchons à découvrir un peuple ; il ne nous délivre pas ! Ils enlacent nos pas, pour nous empêcher de marcher dans nos rues ; notre fin approche, nos temps sont accomplis, oui, notre fin arrive. Ceux qui nous poursuivent, sont plus légers que les aigles du ciel ; sur les montagnes ils nous serrent de près, et en embuscade dans le désert ils nous épient. L'âme de notre vie, l'Oint de l'Éternel, a été pris dans leurs fosses, lui dont nous disions : Nous vivrons à son ombre au milieu des nations. Livre-toi à la joie et aux transports, fille d'Édom, habitante du pays de Uts ! Mais le calice te sera aussi passé ; tu seras enivrée et mise à nu.
Épître
Qui ajoute foi à ce que nous annonçons, et pour qui le bras de l'Éternel a-t-il été manifeste ? Il croît devant Lui comme un rejeton, et comme une racine, d'un sol aride. Il n'a ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, ni apparence, pour exciter nos désirs. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et familiarisé avec la maladie, et méprisé comme celui qui se cache le visage devant nous, et nous ne fîmes aucun cas de lui. Cependant il porta nos maladies, et se chargea de nos douleurs, et nous le crûmes puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était percé pour nos péchés, brisé pour nos crimes, le châtiment qui nous sauve tombait sur lui, et c'est par ses plaies que nous sommes guéris. Tous nous errions comme des brebis, nous suivions chacun notre voie, mais l'Éternel fit peser sur lui le crime de nous tous. Il fut maltraité et il fut humilié, et n'ouvrit pas la bouche, tel que l'agneau mené à la boucherie et telle qu'une brebis muette devant ceux qui la tondent, et il n'ouvrit pas la bouche. A l'angoisse et au jugement il est arraché : et qui dira sa durée ? car il est retranché de la terre des vivants, pour le crime de mon peuple il a été frappé. On lui assigna son tombeau à côté des impies, mais dans sa mort il fut avec le riche, car il ne commit point de violences et dans sa bouche il n'y eut point de fraude. Et il plut à Dieu de le briser par la maladie. Mais après avoir donné sa vie en expiation, il verra une postérité et prolongera ses jours, et l'œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. Délivré des peines de son âme, il pourra rassasier ses regards ; par sa connaissance mon serviteur juste en justifiera plusieurs, et de leurs crimes il se chargera. Aussi je lui donnerai son lot parmi les puissants, et avec les braves il partagera le butin, parce qu'il dévoua son âme à la mort, et qu'il fut mis au nombre des malfaiteurs, pour avoir pris sur lui les péchés de plusieurs, et intercédé pour les criminels.
Première lecture
Et l'Éternel parla à Moïse après la mort des deux fils d'Aaron qui moururent pour s'être présentés devant l'Éternel, et l'Éternel dit à Moïse : Avertis ton frère Aaron qu'il ne doit pas pénétrer en tout temps dans le Sanctuaire derrière le rideau devant le Propitiatoire qui couvre l'Arche, de peur qu'il ne meure ; car j'apparais dans une nuée au-dessus du Propitiatoire. Voici avec quoi Aaron entrera dans le Sanctuaire : avec un jeune taureau pour l'expiation et un bélier pour l'holocauste. Il s'habillera d'une tunique sacrée de lin, et portera sur sa chair des caleçons de lin, et il se ceindra d'une ceinture de lin, et s'enveloppera la tête d'un turban de lin : ce sont les vêtements sacrés, qu'il mettra après avoir baigné son corps dans l'eau. Et il se fera donner par l'Assemblée des enfants d'Israël deux boucs pour l'expiation et un bélier pour l'holocauste. Et Aaron offrira son taureau expiatoire et fera la propitiation pour lui et pour sa maison. Puis il prendra les deux boucs et les présentera devant l'Éternel à l'entrée de la Tente du Rendez-vous. Et il tirera au sort les deux boucs afin que le sort désigne l'un pour l'Éternel, l'autre pour Azazel. Et Aaron offrira le bouc destiné à l'Éternel, et le sacrifiera en expiation. Et le bouc destiné à Azazel sera présenté vivant devant l'Éternel afin de faire pour lui la propitiation, puis de le lâcher dans le désert pour Azazel. Et Aaron offrira son taureau expiatoire et fera la propitiation pour lui et pour sa maison, et il égorgera son taureau expiatoire. Et il prendra la cassolette qu'il remplira de charbons ardents pris sur l'Autel en la présence de l'Éternel, et il remplira ses deux mains d'encens odorant concassé, et il portera ces choses derrière le rideau. Et il jettera l'encens sur le feu devant l'Éternel pour que le nuage de l'encens enveloppe le Propitiatoire qui couvre le Témoignage, afin qu'il ne meure pas. Et prenant du sang du taureau il en aspergera avec son doigt le devant du Propitiatoire à l'Orient, et devant le Propitiatoire il fera avec son doigt sept aspersions de ce sang. Et il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple et en portera le sang derrière le rideau, et procédera avec ce sang comme il aura procédé avec le sang du taureau et fera des aspersions sur le Propitiatoire et devant le Propitiatoire : ainsi il fera la propitiation pour le Sanctuaire à cause des impuretés des enfants d'Israël et de leurs désobéissances dans tous leurs péchés ; il en fera de même pour la Tente du Rendez-vous fixée chez eux au milieu de leurs impuretés. Et qu'il n'y ait personne dans la Tente du Rendez-vous, lorsqu'il y entrera pour faire la propitiation du Sanctuaire, jusqu'à ce qu'il en sorte ; et ainsi il fera la propitiation pour lui et pour sa maison et pour toute l'Assemblée d'Israël. Et en sortant il ira à l'Autel qui est devant l'Éternel et pour lequel il fera la propitiation en prenant du sang du taureau et du sang du bouc dont il mettra aux cornes de l'Autel tout autour ; il l'aspergera aussi sept fois de ce sang avec son doigt et le purifiera, pour le rendre saint, des impuretés des enfants d'Israël. Et après avoir achevé de faire la propitiation pour le Sanctuaire et la Tente du Rendez-vous et l'Autel, il offrira le bouc vivant. Et Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il fera sur lui la confession de toutes les iniquités des enfants d'Israël et de toutes leurs désobéissances dans tous leurs péchés, et il en chargera la tête du bouc qu'il fera conduire au désert par un homme qui se trouvera là, pour que le bouc emporte sur soi toutes leurs iniquités dans une terre sauvage ; c'est au désert qu'il le fera conduire. Et Aaron entrera dans la Tente du Rendez-vous et ôtera les habits de lin qu'il aura mis en pénétrant dans le Sanctuaire, et les y laissera ; et il baignera son corps dans l'eau en lieu saint, et ayant mis son costume, il sortira et sacrifiera son holocauste et l'holocauste du peuple, et fera la propitiation pour lui et pour le peuple. Et il fera fumer sur l'Autel la graisse de la victime expiatoire. Et celui qui aura emmené le bouc pour Azazel, lavera ses vêtements et baignera son corps dans l'eau ; après quoi il pourra rentrer au camp. Et le taureau expiatoire et le bouc expiatoire dont le sang aura été introduit pour la propitiation du Sanctuaire, seront transportés hors du camp et l'on en brûlera au feu les peaux, la chair et la fiente. Et celui qui les aura brûlés, lavera ses vêtements et baignera son corps dans l'eau ; après quoi il pourra rentrer au camp. Ce sera pour vous une règle perpétuelle : le septième mois, le dixième jour du mois, vous vous humilierez, et vous ne vaquerez à aucune affaire, ni les indigènes, ni les étrangers séjournant parmi vous. Car ce jour-là propitiation sera faite pour vous afin de vous purifier : vous serez purifiés devant l'Éternel de tous vos péchés. Ce sera pour vous un Sabbat solennel, et vous vous humilierez ; c'est une règle perpétuelle. La propitiation sera faite par le Prêtre qui a reçu l'onction et qui a été installé dans le Sacerdoce comme successeur de son père, et il mettra des vêtements de lin, des vêtements sacrés, et il fera une propitiation pour le Saint Sanctuaire, et une propitiation pour la Tente du Rendez-vous et l'Autel, et une propitiation pour les Prêtres et tout le peuple de l'Assemblée. Et ce sera pour vous une règle éternelle que propitiation soit faite pour les enfants d'Israël à cause de tous leurs péchés une fois l'an. Et il se conforma à l'ordre donné par l'Éternel à Moïse.
Prière du matin — deuxième lecture
« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne trébuchiez pas. On vous mettra au ban de la synagogue ; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir s'imaginera rendre un culte à Dieu ; et ils agiront ainsi, parce qu'ils n'ont connu ni le Père, ni moi. Mais je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l'heure en sera venue, vous vous souveniez que je vous en ai parlé ; si je ne vous en ai pas parlé dès le commencement, c'est que j'étais avec vous ; mais maintenant je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé, et nul de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Mais je vous dis la vérité : il vous convient que je parte ; car si je ne pars pas, le défenseur ne viendra certainement pas à vous, mais si je m'en vais, je vous l'enverrai ; et, quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m'en vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde a été jugé. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant ; mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de son chef, mais il parlera de tout ce qu'il entendra et il vous annoncera les choses qui doivent arriver. C'est lui qui me glorifiera, car il prendra du mien et vous l'annoncera ; tout ce que le Père possède est mien ; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend du mien, et qu'il vous l'annoncera. Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David. Éternel, tu me pénètres et me connais. Tu sais quand je m'assieds et quand je me lève, de loin tu découvres ma pensée. Tu me vois marcher et me reposer, et tu as connaissance de toutes mes voies. Car la parole n'est pas encore sur ma langue, que déjà, Éternel, tu la connais tout entière. Tu m'enserres par devant et par derrière, et tu tiens ta main sur moi. Cette science est une merveille pour moi ; elle est trop élevée, je ne puis la saisir. Où irai-je loin de ton Esprit, et où fuirai-je loin de ta face ? Si je monte aux Cieux, tu y es ; si je prends les Enfers pour ma couche, tu es là ! Si, me soulevant sur les ailes de l'aurore, j'allais me loger au bout de la mer, là aussi ta main me conduirait, et ta droite me saisirait. Et si je dis : Qu'autour de moi il n'y ait que ténèbres et que la clarté qui m'entoure se change en nuit ! les ténèbres mêmes ne seront pas sombres pour toi, et la nuit sera claire comme le jour, les ténèbres seront ce qu'est la lumière. C'est toi en effet qui as formé mes reins, m'as tissé dans le sein maternel. je te loue de la merveille de ma structure. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le reconnaît profondément. Mon corps n'était point caché à tes yeux, quand j'étais formé mystérieusement dans les entrailles de la terre, comme des fils qui s'entrelacent. Quand je n'étais qu'une matière informe, tes yeux me voyaient ; et dans ton livre étaient marqués tous ensemble mes jours déjà déterminés, lorsque aucun d'eux n'existait. Que tes pensées, ô Dieu, sont incompréhensibles pour moi ! que la somme en est immense ! Veux-je les compter, les grains de sable sont moins nombreux ; je m'éveille, et je suis encore avec toi. O Dieu, puisses-tu faire mourir l'impie ! Hommes de sang, éloignez-vous de moi ! Eux, qui parlent de toi en commettant le crime, disent ton nom pour mentir, ce sont tes ennemis. Ne haïrais-je pas, Éternel, ceux qui te haïssent, et n'aurais-je pas de l'horreur pour tes adversaires ? Je les hais d'une haine sans réserve ; ils sont des ennemis pour moi ! Sonde-moi, ô Dieu, et pénètre mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées ! Et vois si le chemin que je suis, est celui du crime, et conduis-moi sur la voie des anciens temps !
Évangile
Et étant sorti il s'achemina, selon sa coutume, vers la montagne des Oliviers ; or les disciples aussi le suivaient. Mais lorsqu'il fut arrivé en cet endroit, il leur dit : « Priez pour ne pas entrer en tentation. » Et lui-même s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre, et s'étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si Tu le veux, fais passer cette coupe loin de moi ! Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui se fasse. » [ Or un ange venu du ciel lui apparut pour le fortifier, et étant entré en agonie, il priait avec plus d'instance ; mais sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre.] Et s'étant levé après sa prière, il vint vers ses disciples qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez afin que vous n'entriez pas en tentation. » Pendant qu'il parlait encore, voici venir une foule, et le nommé Judas, un des douze, la précédait, et il s'approcha de Jésus pour l'embrasser. Mais Jésus lui dit : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le fils de l'homme ! » Et ceux qui étaient avec lui voyant ce qui allait arriver dirent : « Seigneur, si nous frappions de l'épée ? » Et l'un d'entre eux frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite. Mais Jésus prenant la parole dit : « Attendez que ceci soit fait, » et lui ayant touché l'oreille, il le guérit. Or Jésus dit aux grands prêtres et aux chefs des gardes du temple et aux anciens qui s'étaient portés contre lui : « Vous êtes sortis, comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons. Pendant que j'étais chaque jour avec vous dans le temple, vous n'avez pas mis les mains sur moi ; mais c'est ici votre heure, et le règne des ténèbres. » Or l'ayant saisi, ils l'emmenèrent, et ils le conduisirent dans la maison du grand, prêtre. Mais Pierre le suivait de loin. Or après qu'ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu'ils se furent assis ensemble, Pierre se trouvait assis au milieu d'eux. Mais une servante l'ayant vu assis à la lueur du feu et l'ayant regardé fixement, dit : « Celui-ci aussi était avec lui. » Mais lui le nia en disant : « Je ne le connais point, femme ! » Et peu après un autre l'ayant vu, dit : « Toi aussi, tu en es. » Mais Pierre dit : « O homme, je n'en suis point ! » Et au bout d'environ une heure un autre insistait en disant : « Certainement celui-ci aussi était avec lui ; car il est aussi Galiléen. » Mais Pierre dit : « O homme, j'ignore ce dont tu parles. » Et tout à coup, comme il parlait encore, un coq chanta, et le seigneur s'étant retourné regarda Pierre, et Pierre se souvint de la parole du seigneur, qui lui avait dit : « Avant que le coq ait chanté aujourd'hui tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti il pleura amèrement. Et les hommes qui le tenaient le bafouaient après l'avoir frappé, et l'ayant couvert d'un voile, ils l'interrogeaient en disant : « Prophétise ! Quel est celui qui t'a frappé ? » Et ils disaient contre lui beaucoup d'autres injures. Et lorsque le jour fut venu, le corps des anciens du peuple se réunit ainsi que les grands prêtres et les scribes, et ils l'amenèrent devant leur propre tribunal, en disant : « Si tu es le Christ, dis-le nous. » Mais il leur dit : « Si je vous le disais, vous ne le croiriez certainement pas ; si, d'un autre côté, je vous interrogeais, vous ne répondriez certainement pas. Mais désormais le fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. « Or ils dirent tous : « Tu es donc le fils de Dieu ? » Or il leur dit : « C'est vous-mêmes qui dites que je le suis. » Mais ils dirent : « Qu'avons-nous encore besoin de témoignage, puisque c'est nous-mêmes qui l'avons entendu de sa bouche ? » Et s'étant soulevés en foule ils le conduisirent devant Pilate. Or ils se mirent à l'accuser en disant : « Nous avons trouvé celui-ci occupé à soulever notre nation, et empêchant de payer des impôts à l'empereur, et disant qu'il est lui-même Christ roi. » Or Pilate l'interrogea en disant : « Tu es le roi de Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Or Pilate dit aux grands prêtres et à la foule : « Je ne trouve rien de coupable chez cet homme. » Mais ils insistaient, en disant : « Il agite le peuple, en enseignant dans toute la Judée, ayant même commencé par la Galilée jusques ici. » A ces mots Pilate demanda : « L'homme est-il Galiléen ? » Et ayant appris qu'il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya devant Hérode, qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là. Or Hérode en voyant Jésus fut dans une grande joie, car dès longtemps il désirait le voir, à cause de ce qu'il avait ouï dire sur son compte, et il espérait voir quelque miracle opéré par lui. Or il lui faisait subir un long interrogatoire, mais il ne répondait rien, tandis que les grands prêtres et les scribes étaient là qui l'accusaient sans relâche. Or, après qu'Hérode l'eut insulté et bafoué avec ses soldats, il le revêtit d'un brillant costume et le renvoya à Pilate. Or Hérode et Pilate devinrent ce jour même mutuellement amis, car auparavant il existait entre eux une inimitié réciproque. Cependant Pilate, ayant convoqué les grands prêtres et les chefs, et le peuple, leur dit : « Vous m'avez amené cet homme comme soulevant le peuple, et voici, après l'avoir examiné en votre présence, je ne l'ai, pour mon compte, trouvé coupable d'aucune des choses dont vous l'accusez ; mais Hérode non plus, car il nous l'a renvoyé ; et voici, il n'a rien fait qui soit digne de mort. Après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » [ Il était obligé de leur relâcher lors d'une fête un prisonnier.] Mais ils s'écriaient en foule : « Fais périr celui-ci, mais relâche-nous Barabbas. » Cet homme avait été mis en prison à cause d'une sédition survenue dans la ville et d'un meurtre. Mais Pilate s'adressa derechef à eux, parce qu'il désirait relâcher Jésus ; mais ils répondaient par des cris en disant : « Crucifie, crucifie-le. » Or il leur dit pour la troisième fois : « Eh ! quel mal a fait cet homme ? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort ; après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » Mais ils insistaient en demandant à grands cris qu'il le crucifiât, et leurs cris prenaient le dessus, et Pilate prononça que leur requête était accordée ; et il leur relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et pour meurtre, lequel ils réclamaient, tandis qu'il leur livra Jésus pour en faire ce qu'ils voulaient. Et comme ils l'emmenaient, ils se saisirent d'un certain Simon de Cyrène qui venait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. Or une nombreuse multitude de peuple le suivait, ainsi que beaucoup de femmes qui s'affligeaient et se lamentaient sur lui. Mais s'étant retourné vers elles, Jésus dit : « Filles, de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants, car voici, des jours viennent où l'on dira : Heureuses les stériles, et les ventres qui n'ont point enfanté, et les mamelles qui n'ont point nourri ! Alors on commencera à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! et aux coteaux : Cachez-nous ! Car si on fait ces choses à du bois vert, qu'adviendra-t-il à celui qui est sec ? » Or on emmenait aussi deux autres malfaiteurs pour être mis à mort avec lui. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit appelé Crâne, ils le crucifièrent là avec les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche. Or se partageant ses vêtements, ils tirèrent au sort. Et le peuple se tenait là à regarder ; mais les chefs aussi se moquaient en disant : « Il en a sauvé d'autres, qu'il se sauve lui-même, s'il est le Fils, le Christ élu de Dieu ! » Les soldats s'avançant le bafouèrent aussi, en lui offrant du vinaigre, et en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. » Et il y avait encore au-dessus de lui pour inscription : Celui-ci est le roi des Juifs. Or l'un des malfaiteurs pendus l'injuriait, en disant : « N'est-ce pas toi qui es le Christ ? Sauve-toi toi-même et nous aussi ! » Mais l'autre prenant la parole le réprimandait en disant : « Ne crains-tu point Dieu, car tu subis la même condamnation ? Et quant à nous, ce n'est que justice, car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons faites, tandis que celui-ci n'a rien fait de criminel. » Et il disait à Jésus : « Souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton royaume. » Et il lui dit : « En vérité je te le déclare, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. » Et il était déjà environ la sixième heure, et des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure, car le soleil s'éclipsait ; et le rideau du sanctuaire se déchira par le milieu. Et Jésus parlant à haute voix, dit : « Père, c'est en Tes mains que je remets mon esprit ! » Or en disant cela, il expira. Mais le centurion, voyant ce qui était advenu, glorifiait Dieu en disant : « Cet homme-ci était réellement juste. » Et toute la foule qui était venue là pour ce spectacle, ayant vu ce qui s'était passé, s'en retournait en se frappant la poitrine. Mais tous ceux de sa connaissance se tenaient dans l'éloignement, ainsi que les femmes qui l'accompagnaient depuis la Galilée, et elles contemplaient ces choses. Et voici, un homme nommé Joseph, qui était sénateur, homme bon et juste, lequel n'avait point connivé à leur décision et à leur conduite, originaire d'Arimathée, ville des Juifs, qui attendait le royaume de Dieu… cet homme s'étant rendu auprès de Pilate réclama le corps de Jésus, et l'ayant descendu il l'enveloppa d'un linceul et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis.
Psaume responsorial
Prière de Moïse, homme de Dieu.Éternel, tu as été notre refuge d'une génération à l'autre génération ; avant que les montagnes fussent enfantées, et que tu eusses engendré la terre et le monde, oui, de l'éternité à l'éternité tu es, ô Dieu. Tu fais rentrer l'homme dans la poudre, et tu dis : « Rentrez-y, enfants des hommes ! » Car mille ans sont à tes yeux comme le jour d'hier, quand il est passé, et comme une veille dans la nuit. Tu les emportes, ils sont un rêve ; le matin, comme l'herbe, l'homme lève ; le matin il fleurit et lève ; le soir il est tranché, et il sèche. Car nous sommes consumés par ta colère, et par ton courroux nous sommes terrassés. Tu produis nos péchés à ta vue, et nos secrets à la lumière de ta face. Car tous nos jours fuient devant ta fureur, nous perdons nos années, comme une pensée. Les jours de notre vie, ce sont soixante-dix années, et, pour les forts, quatre-vingts années ; et ce qui fait leur orgueil est peine et néant ; car il passe vite, et nous nous envolons. Qui connaît la puissance de ta colère, et mesure ton courroux sur la crainte qui t'est due ? Apprends-nous à faire un tel compte de nos jours, que nous acquérions un cœur sage ! Reviens, Éternel ! Jusques à quand ?… \ Et prends pitié de tes serviteurs ! Rassasie-nous bientôt de ta grâce, et nous serons triomphants et joyeux durant tous nos jours ! Donne-nous de la joie pour le temps que tu nous affligeas, pour les années où nous connûmes le malheur ! Rends ton action visible à tes serviteurs, et ta majesté à leurs enfants ! Que la faveur du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous ! Et consolide pour nous l'œuvre de nos mains, oui, consolide l'œuvre de nos mains !
Psaume responsorial
Cantique des fils de Coré.Il a sa résidence sur les montagnes saintes ; l'Éternel aime les portes de Sion plus que toutes les demeures de Jacob. Il est dit de toi des choses glorieuses, Cité de Dieu ! (Pause) « Je me vois reconnu par l'Egypte et Babel ; voici, la Philistie, et Tyr avec l'Ethiopie, les uns et les autres reçoivent dans Sion une [nouvelle] naissance. » Et il est dit de Sion : « Des hommes et des hommes y reçoivent une [nouvelle] naissance, et Lui-même, le Très-haut, la consolide. » L'Éternel énumère les peuples en les inscrivant : « Ceux-ci reçoivent là une [nouvelle] naissance. (Pause) Et les chantres, et les danseurs [s'écrient :] « Toutes mes sources sont en toi. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. En githith. Cantique des fils de Coré.Que tes demeures sont aimables, Éternel des armées ! Mon cœur se pâme, il languit après les parvis de l'Éternel ; mon âme et ma chair crient au Dieu vivant. Le passereau même se trouve une demeure, et l'hirondelle un nid, où ils déposent leur couvée, près de tes autels, Éternel des armées, mon Roi et mon Dieu ! Heureux les habitants de ta maison ! Ils te louent encore. (Pause) Heureux l'homme dont tu es le soutien, et que son cœur porte à s'acheminer vers toi ! Traversant la vallée des pleurs, il la trouve pour lui arrosée de fontaines, et la pluie d'automne la couvre d'abondance. Il chemine, et ses forces augmentent : il se présente enfin devant Dieu en Sion. Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière ! Prête l'oreille, Dieu de Jacob ! (Pause) O notre bouclier, regarde, ô Dieu, abaisse un regard sur la face de ton Oint ! Car mieux vaut un jour dans tes parvis, que mille autres ; j'aime mieux me tenir au seuil de la maison de mon Dieu, que d'habiter les tentes de l'impiété. Car l'Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l'Éternel donne grâce et magnificence, ne refuse aucun bien à qui suit la droiture. Éternel des armées, heureux l'homme qui se confie en toi !
Prière du soir — première lecture
Et je parlais et priais encore, et confessais mon péché et le péché de mon peuple d'Israël, et je laissais tomber mes prières devant l'Éternel, mon Dieu, en faveur de la sainte montagne de mon Dieu ;
Deuxième lecture
Ensuite, après quatorze ans d'intervalle, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, en prenant aussi Tite avec moi. Mais j'y montai par suite d'une révélation, et je leur exposai l'évangile que je prêche parmi les Gentils, mais je m'entretins séparément avec les plus considérés, afin de ne pas courir ou de n'avoir pas couru inutilement. Mais Tite qui m'accompagnait, et qui était Grec, ne put pas même être contraint de se faire circoncire, et ce fut à cause des faux frères intrus qui s'étaient furtivement introduits pour espionner la liberté que nous possédons en Christ Jésus, afin de nous asservir complètement ; auxquels nous n'accordâmes, pas même un instant, la soumission qu'ils demandaient, afin que la vérité de l'évangile vous fût maintenue. Mais, de la part de ceux qui étaient tenus en haute considération… quels qu'ils aient été, cela ne me fait rien ; Dieu ne fait pas acception de personnes… quant à moi en effet, les plus considérés ne me suggérèrent rien, mais au contraire, voyant que l'évangile de l'incirconcision m'a été confié, comme à Pierre celui de la circoncision, (en effet Celui qui a agi en faveur de Pierre pour l'apostolat de la circoncision a aussi agi en ma faveur parmi les Gentils), et reconnaissant la grâce qui m'a été donnée, Jacques, et Céphas, et Jean, qui sont tenus pour les colonnes, me donnèrent leurs mains droites ainsi qu'à Barnabas, en signe d'union, afin que, nous, nous allassions vers les Gentils, et eux vers les circoncis ; demandant seulement que nous nous souvinssions des pauvres, ce que je me suis aussi appliqué à faire, précisément à cause de cela. Mais, lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il avait été condamné ; en effet, avant l'arrivée de quelques personnes qui venaient d'auprès de Jacques, il mangeait en commun avec les Gentils, mais quand il fut venu, il s'esquivait et se tenait à l'écart par crainte des circoncis ; et les autres Juifs s'associèrent à sa dissimulation, en sorte que Barnabas aussi fut entraîné par leur hypocrisie. Mais, lorsque je vis qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'évangile, je dis à Céphas en présence de tous : « Si toi, qui es Juif, tu vis en Gentil et non en Juif, comment contrains-tu les Gentils à judaïser ? Pour nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pas des pécheurs d'entre les Gentils ; néanmoins, sachant que l'homme n'est point justifié par les œuvres de la loi, mais par la foi en Christ Jésus, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi ; car, par les œuvres de la loi personne ne sera justifié. Mais, si, en cherchant à être justifiés par Christ, nous-mêmes aussi nous étions trouvés pécheurs, Christ ne devient-il pas un ministre du péché ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si ce que j'ai détruit, je le construis derechef, je me déclare moi-même un transgresseur ; car, pour moi, c'est par la loi que je suis mort quant à la loi, afin de vivre pour Dieu ; j'ai été crucifié avec Christ ; si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ qui vit en moi ; quant à la vie dont je vis maintenant dans ma chair, je vis dans la foi en Dieu et en Christ qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car, si c'est par la loi que s'obtient la justice, c'est donc pour rien que Christ est mort ! »
Deuxième lecture
Paul, prisonnier de Christ Jésus, et le frère Timothée, au bien-aimé Philémon, notre coopérateur, et à la sœur Apphia, et à Archippe notre compagnon de combat, et à l'église qui se réunit dans ta maison : que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père et par le Seigneur Jésus-Christ ! J'adresse à mon Dieu de constantes actions de grâces, en faisant mention de toi dans mes prières, étant instruit de la charité et de la foi que tu témoignes envers le Seigneur Jésus, et envers tous les saints, afin que la communication de ta foi devienne efficace pour Christ, en faisant reconnaître en nous toute espèce de bien. J'ai, en effet, éprouvé une grande joie et une grande consolation à cause de ta charité, car grâce à toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé. C'est pourquoi, quoique j'aie en Christ une assurance assez grande pour t'enjoindre ce qui est convenable au nom de la nécessité, je préfère l'exhortation. C'est dans cet esprit que, comme Paul, âgé, et maintenant en outre prisonnier de Christ Jésus, je t'adresse une exhortation à propos de l'enfant que j'ai engendré dans les chaînes, Onésime, qui t'a été naguère nuisible, mais qui maintenant t'est utile ainsi qu'à moi, et que je t'ai renvoyé, lui, mes propres entrailles, que je voulais retenir auprès de moi, afin que, à ta place, il me rendît service dans les chaînes que je porte pour l'évangile, mais je n'ai rien voulu faire sans ton avis, afin que le bien que tu fais ne paraisse point le résultat de la nécessité, mais d'une volonté libre. Peut-être, en effet, n'a-t-il été momentanément séparé de toi, qu'afin que tu le retrouves pour l'éternité, non plus comme un esclave, mais, bien plus qu'un esclave, comme un frère bien-aimé, de moi surtout, et à bien plus forte raison de toi, soit dans la chair, soit dans le seigneur. Si donc tu me regardes comme étant étroitement uni à toi, accueille-le comme moi-même, et s'il t'a fait quelque tort, ou s'il a contracté envers toi quelque dette, mets-les à mon compte. C'est moi, Paul, qui ai écrit de ma propre main ; c'est moi qui te rembourserai ; pour ne pas te rappeler que c'est aussi de ta propre personne que tu es encore mon débiteur. Oui, frère, c'est moi qui voudrais tirer de toi ce profit dans le Seigneur ; tranquillise mon cœur en Christ. C'est parce que je compte sur ton obéissance, que je t'ai écrit, sachant que tu feras encore au delà de ce que je demande ; mais en outre prépare-moi un logement, car j'espère que, grâce à vos prières, je vous serai rendu. Epaphras, mon compagnon de captivité, te salue en Christ Jésus, ainsi que Marc, Aristarque, Démas et Luc, mes coopérateurs. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit !
Deuxième lecture
Paul et Timothée, esclaves de Christ Jésus, à tous les saints en Christ Jésus qui sont à Philippes, avec les évêques et les diacres : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père, et par le Seigneur Jésus-Christ ! Je rends de constantes actions de grâces à mon Dieu dans chacune de mes prières pour tout le souvenir que je conserve de vous ; Lui adressant avec joie ma prière pour vous tous, à cause de votre commun accord pour l'Évangile dès le premier jour jusques à maintenant, ayant la confiance positive que Celui qui a commencé en vous une œuvre excellente la consommera d'ici à la journée de Christ Jésus. Il est juste en effet que je pense ainsi sur vous tous, car je vous porte dans mon cœur, vous, qui tous, soit dans mes chaînes, soit dans la défense et la confirmation de l'Évangile, partagez avec moi la grâce qui m'est faite ; car Dieu m'est témoin, que je vous chéris tous avec la tendresse de Christ Jésus. Et, ce que je demande dans mes prières, c'est que votre charité abonde encore plus en connaissance et en toute espèce de discernement, pour que vous appréciiez ce qui est excellent, afin d'être purs et irréprochables pour la journée de Christ, possédant pleinement par Jésus-Christ le fruit de la justice, à la gloire et à la louange de Dieu.
Deuxième lecture
En silence, Îles, écoutez-moi ! et que les peuples raniment leur force ! qu'ils s'approchent et parlent ! ensemble nous allons engager le débat. Qui de l'Orient a fait surgir celui dont la justice accompagne les pas ? qui lui a livré les nations et assujetti des rois, de leur épée a fait comme une poussière, et de leur arc comme une balle emportée ? Il les poursuit et parcourt sain et sauf le chemin où son pied n'avait jamais marché. Qui l'a fait et exécuté ? Celui qui dès l'origine appela les générations, moi l'Éternel, qui suis le premier et qui demeure le même dans les derniers âges. Les Îles le voient, et sont craintives, les extrémités de la terre tremblent : ils s'approchent, ils viennent. Ils s'aident l'un l'autre ; chacun dit à son frère : « Courage ! » Le forgeron encourage le fondeur, l'ouvrier qui polit au marteau celui qui bat l'enclume ; il dit de la soudure : « Elle est bonne ! » et il le fixe avec des clous, de peur qu'il ne bouge. Mais toi, Israël, mon serviteur, Jacob dont j'ai fait choix, race d'Abraham mon ami, toi que j'ai été prendre au bout de la terre, et que j'ai appelé de son extrémité, à qui j'ai dit : Tu es mon serviteur ; je te choisis, et ne te rejette point ! Ne crains point, car je suis avec toi ! ne t'épouvante point, car je suis ton Dieu, je te fortifie, je te suis en aide, et te soutiens de mon bras sauveur. Voici, ils seront confus et honteux, tous tes furieux ennemis ; ils seront comme n'étant pas ; ils périront, les hommes animés contre toi ; tu les chercheras et ne les trouveras plus, ceux qui te cherchaient querelle ; ils seront comme rien et comme le néant, les hommes qui te livraient la guerre. Car c'est moi, l'Éternel, ton Dieu, qui te prends par la main, qui te dis : Ne crains point, je suis ton aide ! Ne crains point, vermisseau de Jacob, petit reste d'Israël ! je suis ton aide, dit l'Éternel, et le Saint d'Israël est ton vengeur.
Évangile
Or la fête des pains sans levain, dite la Pâque, approchait, et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment ils pourraient se défaire de lui, car ils craignaient le peuple. Or Satan entra dans Judas, nommé Iscariote, qui était du nombre des douze, et il vint conférer avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur la manière de le leur livrer. Et ils furent dans la joie, et ils convinrent de lui donner de l'argent, et il s'engagea. Et il cherchait une bonne occasion pour le leur livrer à l'insu de la foule. Cependant le jour des pains sans levain arriva, dans lequel il fallait immoler la pâque ; et il dépêcha Pierre et Jean en disant : « Allez nous faire les préparatifs nécessaires pour que nous mangions la pâque. » Mais ils lui dirent : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il leur dit : « Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et dites au chef de famille : « Le maître te fait dire : Où est la chambre où je dois manger la pâque avec mes disciples ? » Et cet homme vous montrera une grande salle à manger garnie de lits ; faites-y les préparatifs. » Or s'en étant allés ils trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque. Et lorsque l'heure fut arrivée, il se mit à table et les apôtres avec lui. Et il leur dit : « J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant ma passion ; car je vous déclare que je ne la mangerai certainement plus, jusques à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. » Puis, ayant pris une coupe, il dit, après avoir rendu grâces : « Prenez ceci, et distribuez-le entre vous ; car je vous déclare que je ne boirai certainement plus désormais du produit de la vigne, jusques à ce que le royaume de Dieu soit venu. » Puis ayant pris du pain, il le rompit, après avoir rendu grâces, et il le leur donna en disant : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; » puis de même la coupe après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous. Néanmoins, voici, la main de celui qui me livre est avec moi sur la table ; car le fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été fixé, néanmoins malheur à cet homme par qui il est livré. » Et ils se mirent à rechercher entre eux quel était donc celui d'entre eux qui devait faire cela. Et il s'éleva encore parmi eux une discussion pour savoir lequel d'entre eux passait pour le plus grand ; mais il leur dit : « Les rois des nations les dominent, et leurs potentats sont appelés bienfaiteurs ; mais pour vous ne faites pas de même ; au contraire, que le plus grand parmi vous devienne comme le plus jeune, et celui qui commande comme celui qui sert ; car qui est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Mais moi je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Quant à vous, vous êtes ceux qui sont toujours demeurés avec moi dans mes tentations, et moi, de mon côté, je dispose en votre faveur du royaume, comme mon Père en a disposé en ma faveur, afin que vous mangiez et que vous buviez à ma table dans mon royaume, et que vous soyez assis sur des trônes, pour juger les douze tribus d'Israël. Simon, Simon, voici, Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le blé ; mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point, et toi, après être une fois revenu, affermis tes frères. » Or il lui dit : « Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. » Mais il lui dit : « Pierre, je te le déclare, aujourd'hui le coq ne chantera pas, jusqu'à ce que, par trois fois, tu aies nié que tu me connais. » Et il leur dit : « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? » Et ils dirent : « De rien. » Mais il leur dit : « Maintenant, au contraire, que celui qui a une bourse la prenne, et de même aussi sa besace, et que celui qui n'en a pas vende son manteau et s'achète une épée ; car je vous le déclare, il faut que ce passage de l'écriture s'accomplisse en ma personne : « Et c'est parmi des criminels qu'il a été compté ; en effet ce qui me concerne va prendre fin. » Mais ils dirent : « Seigneur, voici, il y a ici deux épées. » Or il leur dit : « Cela suffit. » Et étant sorti il s'achemina, selon sa coutume, vers la montagne des Oliviers ; or les disciples aussi le suivaient. Mais lorsqu'il fut arrivé en cet endroit, il leur dit : « Priez pour ne pas entrer en tentation. » Et lui-même s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre, et s'étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si Tu le veux, fais passer cette coupe loin de moi ! Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui se fasse. » [ Or un ange venu du ciel lui apparut pour le fortifier, et étant entré en agonie, il priait avec plus d'instance ; mais sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre.] Et s'étant levé après sa prière, il vint vers ses disciples qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez afin que vous n'entriez pas en tentation. » Pendant qu'il parlait encore, voici venir une foule, et le nommé Judas, un des douze, la précédait, et il s'approcha de Jésus pour l'embrasser. Mais Jésus lui dit : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le fils de l'homme ! » Et ceux qui étaient avec lui voyant ce qui allait arriver dirent : « Seigneur, si nous frappions de l'épée ? » Et l'un d'entre eux frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite. Mais Jésus prenant la parole dit : « Attendez que ceci soit fait, » et lui ayant touché l'oreille, il le guérit. Or Jésus dit aux grands prêtres et aux chefs des gardes du temple et aux anciens qui s'étaient portés contre lui : « Vous êtes sortis, comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons. Pendant que j'étais chaque jour avec vous dans le temple, vous n'avez pas mis les mains sur moi ; mais c'est ici votre heure, et le règne des ténèbres. » Or l'ayant saisi, ils l'emmenèrent, et ils le conduisirent dans la maison du grand, prêtre. Mais Pierre le suivait de loin. Or après qu'ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu'ils se furent assis ensemble, Pierre se trouvait assis au milieu d'eux. Mais une servante l'ayant vu assis à la lueur du feu et l'ayant regardé fixement, dit : « Celui-ci aussi était avec lui. » Mais lui le nia en disant : « Je ne le connais point, femme ! » Et peu après un autre l'ayant vu, dit : « Toi aussi, tu en es. » Mais Pierre dit : « O homme, je n'en suis point ! » Et au bout d'environ une heure un autre insistait en disant : « Certainement celui-ci aussi était avec lui ; car il est aussi Galiléen. » Mais Pierre dit : « O homme, j'ignore ce dont tu parles. » Et tout à coup, comme il parlait encore, un coq chanta, et le seigneur s'étant retourné regarda Pierre, et Pierre se souvint de la parole du seigneur, qui lui avait dit : « Avant que le coq ait chanté aujourd'hui tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti il pleura amèrement. Et les hommes qui le tenaient le bafouaient après l'avoir frappé, et l'ayant couvert d'un voile, ils l'interrogeaient en disant : « Prophétise ! Quel est celui qui t'a frappé ? » Et ils disaient contre lui beaucoup d'autres injures. Et lorsque le jour fut venu, le corps des anciens du peuple se réunit ainsi que les grands prêtres et les scribes, et ils l'amenèrent devant leur propre tribunal, en disant : « Si tu es le Christ, dis-le nous. » Mais il leur dit : « Si je vous le disais, vous ne le croiriez certainement pas ; si, d'un autre côté, je vous interrogeais, vous ne répondriez certainement pas. Mais désormais le fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. « Or ils dirent tous : « Tu es donc le fils de Dieu ? » Or il leur dit : « C'est vous-mêmes qui dites que je le suis. » Mais ils dirent : « Qu'avons-nous encore besoin de témoignage, puisque c'est nous-mêmes qui l'avons entendu de sa bouche ? »
Prière du soir — deuxième lecture
Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. »
Évangile
Or ils étaient en chemin pour monter à Jérusalem, et Jésus les précédait, et ils étaient terrifiés ; mais il y en eut qui le suivaient avec effroi. Et ayant derechef pris à lui les douze, il se mit à leur annoncer ce qui allait lui arriver : « Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux Gentils, et ils le bafoueront, et ils cracheront sur lui, et ils le fustigeront, et ils le mettront à mort, et au bout de trois jours il ressuscitera. » Et Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, s'approchent de lui, en lui disant : « Maître, nous désirons que tu fasses pour nous tout ce que nous te demanderons. » Et il leur dit : « Que désirez-vous que je fasse pour vous ? » Et ils lui dirent : « Accorde-nous d'être assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche dans ta gloire. » Mais Jésus leur dit : « Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je dois boire, ou être baptisés du baptême dont moi je dois être baptisé ? » Et ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Mais Jésus leur dit : « Vous boirez la coupe que moi je dois boire, et vous serez baptisés du baptême dont moi je dois être baptisé ; mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne dépend pas de moi de l'accorder, sauf à ceux pour-lesquels cela a été préparé. » Ce que les dix ayant entendu, ils commencèrent à s'indigner contre Jacques et Jean ; et Jésus les ayant appelés à lui leur dit : « Vous savez que ceux qui s'imaginent commander aux peuples les tyrannisent, et que leurs grands les oppriment ; mais il n'en est pas de même parmi vous ; au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous sera l'esclave de tous. En effet le fils de l'homme non plus n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie comme une rançon pour plusieurs. »
Évangile
En ces jours-là une foule nombreuse se trouvant de nouveau réunie, et n'ayant rien à manger, il appela à lui ses disciples et leur dit : J'ai compassion de cette foule, car voilà déjà trois jours qu'ils persistent, et ils n'ont rien à manger ; et si je les renvoie à jeun dans leurs demeures, ils défailleront en chemin ; et quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. » Et ses disciples lui répliquèrent : « Comment quelqu'un pourra-t-il les rassasier de pains, ici, dans un désert ? » Et il leur demandait : « Combien avez-vous de pains ? » Et ils disent : « Sept. » Et il invite la foule à s'asseoir sur la terre, et ayant pris les sept pains, après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait à ses disciples afin qu'ils les offrissent, et ils les offrirent à la foule ; et ils avaient quelques petits poissons, et après les avoir bénis, il dit qu'on les offrît aussi. Et ils mangèrent et ils furent rassasiés, et on emporta les restes des morceaux dans sept paniers. Or ils étaient environ quatre mille ; et il les congédia. Et aussitôt étant monté lui-même dans la barque avec ses disciples il vint dans le territoire de Dalmanountha.
Évangile
Alors donc Pilate fit prendre et fustiger Jésus. Et les soldats, ayant tressé une couronne avec des épines, la posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre, et ils venaient vers lui et disaient : « Salut, roi des Juifs ! » Et ils lui donnèrent des soufflets. Et Pilate sortit derechef et leur dit : « Voici, je vous l'amène, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. » Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et il leur dit : « Voici l'homme. » Lors donc que les grands prêtres et leurs satellites le virent, ils s'écrièrent : « Crucifie, crucifie ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; car pour moi je ne trouve pas de crime en lui. » Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une loi, et selon la loi il doit mourir, parce qu'il s'est fait fils de Dieu. » Lors donc que Pilate eut ouï cette parole, il craignit davantage, et il rentra dans le prétoire et dit à Jésus : « D'où es-tu ? » Mais Jésus-ne lui fit pas de réponse. Pilate donc lui dit : « Tu ne me parles pas ! Ne sais-tu pas que j'ai l'autorité de te relâcher, et que j'ai l'autorité de te crucifier ? » Jésus lui répondit : « Tu n'aurais nulle autorité sur moi, si elle ne t'avait été donnée d'en haut ; c'est pourquoi celui qui m'a livré à toi commet un plus grand péché. » Dès lors Pilate cherchait à le relâcher ; mais les Juifs s'écrièrent : « Si tu relâches celui-ci, tu n'es pas ami de l'empereur ; quiconque se fait roi se déclare contre l'empereur ! » Pilate donc, quand il eut ouï ces paroles, fit sortir Jésus, et s'assit sur un tribunal dans un endroit appelé Pavé, mais en hébreu Gabbatha. Or c'était la préparation de la pâque ; c'était environ la sixième heure, et il dit aux Juifs : « Voilà votre roi ! » Ceux-ci s'écrièrent donc : « Fais-le mourir ! Fais-le mourir ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Crucifierai-je votre roi ? » Les grands prêtres lui répondirent : « Nous n'avons d'autre roi que l'empereur. » Alors donc il le leur livra pour être crucifié. et, portant lui-même sa croix, il sortit pour se rendre à l'endroit appelé du crâne, qui en hébreu est appelé Golgoth, où ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, de droite et de gauche, et Jésus au milieu. Cependant Pilate composa aussi une inscription et la fit placer sur la croix ; or elle était ainsi conçue : Jésus le nazoréen, le roi des juifs. Plusieurs des Juifs lurent donc cette inscription, parce que l'endroit où fut crucifié Jésus était près de la ville, et qu'elle était écrite en hébreu, en latin et en grec. Les grands prêtres des Juifs disaient donc à Pilate : « N'écris pas : Le roi des Juifs, mais qu'il a dit : Je suis roi des Juifs. » Pilate répondit : « Ce que j'ai écris, je l'ai écrit. » Les soldats donc, lorsqu'ils eurent crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat ; ils prirent aussi la tunique. Or la tunique était sans couture, entièrement tissée du haut en bas ; ils se dirent donc entre eux : « Ne la déchirons pas, mais tirons-la au sort, à qui l'aura. » — Afin que fût accompli le passage de l'Écriture : « Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré mon habit au sort. » — Les soldats firent donc ces choses, tandis que, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas et Marie la Magdalène. Jésus donc, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Ensuite il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et dès ce moment le disciple la prit chez lui. Après cela Jésus, qui savait que tout était déjà accompli, — afin que l'Écriture fût accomplie, — dit : « J'ai soif. » Il y avait là un vase plein de vinaigre ; on attacha donc une éponge pleine de ce vinaigre à une branche d'hysope et on l'approcha de sa bouche. Lors donc que Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « C'est accompli, » et ayant penché la tête, il rendit l'esprit. Les Juifs donc (parce que c'était la préparation), afin que les corps ne demeurassent pas sur la croix pendant le sabbat (car le jour de ce sabbat était grand), les Juifs demandèrent à Pilate qu'on leur rompît les jambes et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc, et rompirent les jambes du premier, et celles de l'autre crucifié avec lui, mais en venant à Jésus, comme ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; mais l'un des soldats lui perça le flanc avec une lance, et il en sortit aussitôt du sang et de l'eau. — Et c'est celui qui l'a vu qui en a porté témoignage, et son témoignage est véritable, et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez ; car cela est advenu afin que ce passage de l'Écriture fût accompli : « Aucun de ses os ne sera brisé. » Et un autre passage de l'Écriture dit encore : « Ils verront celui qu'ils ont transpercé. » Or, après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en cachette par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc et enleva son corps. Or Nicodème, qui était venu vers lui de nuit la première fois, vint aussi portant un rouleau de myrrhe et d'aloès, pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent de bandelettes avec les parfums, selon la coutume suivie par les Juifs pour la sépulture. Or il y avait dans l'endroit où il avait été crucifié un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, dans lequel personne n'avait encore été déposé ; ce fut donc là, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche, qu'ils déposèrent Jésus.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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