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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Ésaïe 12:1-13

Et tu diras en ce jour-là : « Je te loue, Éternel, car tu fus irrité contre moi, et ta colère cessa, et tu pris pitié de moi ! Voici, Dieu m'est en aide ; j'ai de l'assurance et je suis sans peur ; car l'Éternel, l'Éternel est ma force et ma louange ; Il me fut en aide. » Et vous puiserez de l'eau avec allégresse aux sources du salut, et vous direz en ce jour-là : « Louez l'Éternel ! invoquez son nom ! publiez parmi les peuples ses exploits, rappelez que son nom est souverain ! Célébrez l'Éternel, car Il a fait des choses magnifiques ; qu'elles soient connues par toute la terre ! Crie de joie et chante, habitante de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d'Israël ! »

Première lecture

Exode 38

Et il fit l'Autel des holocaustes de bois d'acacia, de cinq coudées de longueur et de cinq coudées de largeur, carré, et de trois coudées de hauteur. Et il fit ses cornes à ses quatre angles où elles furent adaptées ; et il le plaqua d'airain. Et il fit tous les ustensiles de l'Autel, les vases et les pelles et les patères et les fourchettes et les brasiers ; il employa l'airain pour tous ses ustensiles. Et il fit à l'Autel un treillis en réseau d'airain au-dessous de la corniche de l'Autel jusqu'à la moitié de l'Autel à partir du bas. Et il fixa au réseau d'airain quatre anneaux aux quatre angles pour recevoir les barres. Et il fit les barres de bois d'acacia et les plaqua d'airain, et il passa les barres dans les anneaux aux côtés de l'Autel pour servir à le transporter ; il le fit creux et formé d'ais. Et il fit le Bassin d'airain et son support d'airain, y employant les miroirs des femmes qui à tour de rôle venaient faire leur service à l'entrée de la Tente du Rendez-vous. Et il disposa le Parvis ; au côté du midi au sud, il tendit sur une longueur de cent coudées les toiles du Parvis, de lin retors, au moyen de vingt colonnes fixées sur vingt soubassements d'airain et munies de clous et de tringles d'argent ; de même au côté du nord cent coudées de toiles avec leurs vingt colonnes et leurs vingt soubassements d'airain et leurs clous et leurs tringles d'argent ; et au côté de l'occident cinquante coudées de toiles avec leurs dix colonnes et leurs dix soubassements, leurs clous et leurs tringles d'argent ; et au côté oriental, au levant, de cinquante coudées, quinze coudées de toiles d'une part avec leurs trois colonnes et leurs trois soubassements, et d'autre part des deux côtés de la porte du Parvis quinze coudées de toiles avec leurs trois colonnes et leurs trois soubassements, toutes les toiles de pourtour du Parvis étant de lin retors, et les soubassements des colonnes, d'airain, leurs clous et leurs tringles, d'argent, leurs têtes plaquées d'argent, les tringles de toutes les colonnes du Parvis étant d'argent ; il fit aussi le Rideau à la porte du Parvis en ouvrage de brocart d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin retors, de vingt coudées en longueur, de cinq coudées en hauteur et largeur, exactement comme les toiles du Parvis ; et ses quatre colonnes et leurs quatre soubassements d'airain, leurs clous d'argent, et leurs têtes et leurs tringles plaquées d'argent ; tous les piliers formant l'enceinte de la Résidence et du Parvis étant d'airain. Suivent les comptes de la Résidence, Résidence du Témoignage, rendus sur l'ordre de Moïse par les soins des Lévites, par l'organe d'Ithamar, fils du Prêtre Aaron. Car Betsaléel, fils de Ouri, fils de Hur, de la tribu de Juda, exécuta tout ce que l'Éternel avait prescrit à Moïse, et avec lui Oholiab, fils de Ahisamach, de la tribu de Dan, ouvrier en fer et en bois et en brocart d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin. Tout l'or mis en œuvre en tout genre de travail pour le Sanctuaire était l'or provenant des offrandes, savoir vingt-neuf talents et sept cent trente sicles, en sicles du Sanctuaire. Et l'argent de ceux de l'assemblée qui avaient passé à la revue, fut de cent talents et mille sept cent soixante-quinze sicles, en sicles du Sanctuaire, à raison de demi-sicle par tête, la moitié d'un sicle, en sicles du Sanctuaire, par chacun des hommes de vingt ans et au-dessus passant à la revue, dont il y eut six cent trois mille cinq cent cinquante. Et cent talents d'argent furent employés à couler les soubassements du Sanctuaire, et les soubassements du Rideau, cent talents pour cent soubassements, un talent par soubassement. Et avec les mille sept cent soixante-quinze [sicles] il fit les clous des colonnes dont il plaqua les têtes, et fit les tringles. Et l'airain des offrandes fut de soixante-dix talents et deux mille quatre cents sicles. Il l'employa aux soubassements de la porte de la Tente du Rendez-vous, à l'Autel d'airain, au réseau d'airain qui y était, et à tous les ustensiles de l'Autel, et aux soubassements du Parvis dans son pourtour, et aux soubassements de la porte du Parvis et à tous les piliers de la Résidence et à tous les piliers du Parvis dans son pourtour.

Première lecture

Deutéronome 32:1-14

Cieux, écoutez ! et je parlerai, et que la terre entende les paroles de ma bouche ! Que mes leçons s'épanchent comme la pluie, que ma parole coule comme la rosée, comme l'ondée sur la verdure, et comme les gouttes menues sur la plante. Car je proclame le Nom de l'Éternel : magnifiez notre Dieu ! Il est le Rocher ! son œuvre est parfaite ; car toutes ses voies sont équité ; Dieu fidèle et sans fraude, Il est juste, Il est droit. Elle a forfait envers Lui, perdu par ses vices le rang de ses enfants, la race pervertie et trompeuse. Payez-vous ainsi l'Éternel de retour, peuple insensé et dénué de sagesse ? N'est-Il pas ton père, ton créateur ? Il t'a formé, et t'a consolidé. Rappelle-toi les jours d'autrefois, étudiez les années de tous les âges ! Interroge ton père et il t'instruira, tes Anciens, et ils te parleront. Quand le Très-Haut assignait leurs lots aux nations, et quand Il séparait les fils d'Adam, alors Il plaça les bornes des Tribus d'après le nombre des fils d'Israël. Car le lot de l'Éternel, c'est son peuple, et Jacob est sa portion d'héritage. Il le trouva sur le sol de la steppe, au désert des hurlements et de la solitude ; alors Il l'entoura et s'occupa de lui, et le garda comme la prunelle de Ses yeux. Tel l'aigle fait lever sa couvée, plane autour de ses aiglons, déploie ses ailes et les prend, et les porte sur ses fortes pennes, ainsi l'Éternel seul le conduisit : Il n'avait pas avec lui de Dieu étranger ; Il lui fit franchir les hauteurs du pays, et il eut pour aliments les fruits des campagnes ; Il l'allaita du miel de la roche, et de l'huile qui vient sur la grève rocailleuse, de la crème des génisses, du lait des brebis, avec la graisse des agneaux, et des béliers élevés en Basan, et des boucs, avec la moelle intérieure du froment ; et tu bus le vin pur, sang du raisin.

Prière du matin — première lecture

Osée 13:1-15

Quand Éphraïm parla, ce fut une terreur ; il s'éleva en Israël ; mais il fut coupable en servant Baal et périt. Et maintenant ils continuent à pécher et ils se font des statues, et de leur argent, à leur idée, des images, le tout œuvre d'artisan. D'elles ils disent : Que quiconque sacrifie, embrasse les veaux ! Aussi seront-ils comme la nuée du matin, comme la rosée aussitôt évanouie, comme la balle emportée de l'aire, et comme la fumée hors de la cheminée. Mais je suis l'Éternel, ton Dieu, dès le pays d'Egypte, et tu ne dois connaître d'autre Dieu que moi, et il n'y a de sauveur que moi. Je pris soin de toi dans le désert, dans la terre aride. Comme je les faisais paître, ils furent rassasiés, et leur cœur s'éleva : c'est pourquoi ils m'oublièrent. Aussi serai-je pour eux comme un lion, comme la panthère sur la route je serai aux aguets ; je fondrai sur eux comme une ourse qui a perdu ses petits, et je déchirerai la clôture de leur cœur, et les dévorerai là, comme une lionne ; les bêtes des champs les dépeceront. Ce qui te perd, Israël, c'est d'être contre moi, contre ton aide. Où est donc ton roi ? qu'il te délivre dans toutes tes villes ! et tes juges ? Cependant tu disais : Donne-moi un roi et des princes ! Je te donne un roi dans ma colère, et te l'enlève dans mon courroux. Le crime d'Éphraïm est serré, et son péché mis en réserve. Les douleurs de l'enfantement lui viendront ; c'est un enfant stupide, car au bon moment il ne paraît pas aux portes de la vie. De l'Enfer je veux les sauver, et de la mort les délivrer. Mort, où est ton fléau ? Enfer, où est ta peste ? Le repentir se dérobe à ma vue. Sans doute il est fertile au milieu de ses frères ; mais le vent d'est arrive ; le vent de l'Éternel monte du désert ; sa source sera tarie et sa fontaine mise à sec. Il saccagera le trésor de toute sa vaisselle précieuse.

Épître

1 Corinthiens 11:20-32

lors donc que vous vous réunissez ensemble, on ne peut pas manger un repas dominical, car, en mangeant, chacun prend pour lui-même son propre repas, en sorte que l'un est affamé, tandis que l'autre est ivre. Est-ce que vous n'avez pas des maisons pour y manger et boire ? Ou bien méprisez-vous l'église de Dieu, et voulez-vous outrager les indigents ? Que vous dirai-je ? Est-ce que je vous loue ? Sur ce point, je ne vous loue pas, car j'ai moi-même reçu du seigneur ce que je vous ai aussi transmis, c'est que le seigneur, dans la nuit où il fut livré, prit un pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous, faites ceci en mémoire de moi ; » de même aussi la coupe après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, faites ceci, toutes les fois que vous en buvez, en mémoire de moi. » Toutes les fois, en effet, que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du seigneur, jusques à ce qu'il soit venu ; en sorte que quiconque aura mangé le pain, ou bu la coupe du seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du seigneur. Mais que chacun s'examine lui-même, et qu'en conséquence il mange le pain et boive la coupe, car celui qui mange et boit mange et boit pour lui-même une condamnation, s'il ne reconnaît pas ce qu'est le corps ; c'est pourquoi il y en a plusieurs parmi vous qui sont infirmes et malades, et qu'un grand nombre sont morts. Mais si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés ; toutefois en étant jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur afin de n'être pas condamnés avec le monde.

Première lecture

Lévitique 17

Et l'Éternel parla à Moïse et dit : Parle à Aaron et ses fils et à tous les enfants d'Israël et leur dis : Voici le commandement que l'Éternel a donné en disant : S'il est un individu quelconque de la maison d'Israël qui égorge dans le camp ou égorge hors du camp un bœuf ou un mouton ou une chèvre, sans l'amener à l'entrée de la Tente du Rendez-vous pour l'offrir en oblation à l'Éternel devant la Résidence de l'Éternel, effusion de sang sera imputée à cet homme-là ; il a versé du sang et cet homme-là sera éliminé du sein de son peuple, afin que les enfants d'Israël amènent leurs victimes qu'ils voudraient sacrifier en pleine campagne, qu'ils les amènent devant l'Éternel à l'entrée de la Tente du Rendez-vous au Prêtre, et qu'ils les offrent comme sacrifices pacifiques à l'Éternel. Et le Prêtre en répandra le sang à l'Autel de l'Éternel, à l'entrée de la Tente du Rendez-vous, et fera fumer la graisse en parfum agréable à l'Éternel. Et ils ne sacrifieront plus leurs victimes aux boucs après lesquels ils vont se prostituant. C'est une règle perpétuelle qu'ils suivront dans tous leurs âges. Tu leur diras encore : S'il est un individu quelconque dans la maison d'Israël ou parmi les étrangers en séjour chez eux qui offre un holocauste ou une victime sans l'amener à l'entrée de la Tente du Rendez-vous pour l'offrir en sacrifice à l'Éternel, cet homme-là sera éliminé du sein de son peuple. Et s'il est un individu quelconque dans la maison d'Israël ou parmi les étrangers en séjour chez eux, qui mange d'un sang quelconque, je tournerai ma face contre la personne qui mange le sang, et l'éliminerai du sein de son peuple. Car l'âme de la chair est dans le sang, et je vous l'ai accordé à l'Autel pour faire la propitiation en faveur de vos âmes, car c'est par l'âme que le sang opère la propitiation. C'est pourquoi je dis aux enfants d'Israël : Personne parmi vous ne mangera de sang, même l'étranger en séjour chez vous ne mangera pas de sang. Et s'il est un individu quelconque parmi les enfants d'Israël ou les étrangers en séjour chez eux qui prenne à la chasse du gibier ou quelque oiseau qui se mange, il en fera couler le sang qu'il couvrira de terre. Car l'âme de toute chair est son sang qui est uni à son âme : je dis donc aux enfants d'Israël : Vous ne mangerez du sang d'aucune chair, car l'âme de toute chair, c'est son sang : quiconque en mangera sera éliminé. Et toute personne parmi les indigènes ou les étrangers qui mangera d'une bête morte ou déchirée, lavera ses vêtements, se baignera dans l'eau et sera jusqu'au soir en état d'impureté : puis elle sera pure. Que si elle ne lave pas ses vêtements et ne se baigne pas le corps, elle sera sous le poids de sa faute.

Prière du matin — deuxième lecture

Jean 17

Jésus proféra ces paroles, puis, après avoir levé les yeux vers le ciel, il dit : « Père, l'heure est venue ! Glorifie Ton Fils, afin que Ton fils Te glorifie, selon que Tu lui as donné autorité sur toute chair, afin qu'à tous ceux que Tu lui as donnés, il donne la vie éternelle. Or voici ce qu'est la vie éternelle, c'est qu'ils Te connaissent comme le seul véritable Dieu, et, comme Christ, Jésus que Tu as envoyé. Pour moi, je T'ai glorifié sur la terre, en achevant l'œuvre que Tu m'as donnée à faire ; et maintenant, à Ton tour, glorifie-moi, Père, auprès de Toi, par la gloire que je possédais auprès de Toi avant que le monde existât. J'ai manifesté Ton nom aux hommes que Tu m'as donnés du milieu du monde ; ils étaient tiens, et Tu me les as donnés, et ils ont gardé Ta parole. Maintenant ils ont connu que tout ce que Tu m'as donné vient de Toi, car je leur ai donné les paroles que Tu m'as données, et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis issu d'auprès de Toi, et ils ont cru que c'est Toi qui m'as envoyé. C'est moi qui prie pour eux ; je ne prie point pour le monde, mais pour ceux que Tu m'as donnés, parce qu'ils sont tiens, (et tout ce qui est mien est tien, et ce qui est tien est mien), et que j'ai été glorifié en eux. Et je ne suis plus dans le monde, et eux sont dans le monde, et moi je vais vers Toi. Père saint ! maintiens-les fidèles à Ton nom que Tu m'as donné, afin qu'ils soient un comme nous. Lorsque j'étais avec eux, je les maintenais fidèles à Ton nom que Tu m'as donné, et je les ai gardés, et nul d'entre eux ne s'est perdu, sauf le fils de perdition, afin que l'Écriture fût accomplie. Mais maintenant je vais à Toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu'ils possèdent en eux-mêmes ma joie complète. C'est moi qui leur ai donné Ta parole, et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde. Je ne prie point pour que Tu les enlèves du monde, mais pour que Tu les garantisses du malin. Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde ; consacre-les à la vérité ; Ta parole est la vérité. De même que Tu m'as envoyé dans le monde, moi, de mon côté, je les ai envoyés dans le monde ; et c'est pour eux que je me consacre moi-même, afin qu'eux aussi soient consacrés à la vérité. Mais ce n'est pas seulement pour ceux-là que je prie, mais encore pour ceux qui, par leur parole, croient en moi, afin que tous soient un, comme Toi, Père, Tu es en moi, et moi en Toi, afin qu'eux aussi soient en nous, pour que le monde croie que c'est Toi qui m'as envoyé. Pour moi, je leur ai donné la gloire que Tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un ; je suis en eux, et Tu es en moi, afin qu'ils arrivent à une parfaite unité, pour que le monde connaisse que c'est Toi qui m'as envoyé, et que Tu les a aimés comme Tu m'as aimé. Père, ceux que Tu m'as donnés, je veux que là où je suis eux aussi y soient avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, que Tu m'as donnée parce que Tu m'as aimé avant la création du monde, Père juste ! Et le monde ne T'a pas connu, mais moi je T'ai connu, et ceux-ci ont connu que c'est Toi qui m'as envoyé ; et je leur ai fait connaître Ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont Tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux ! »

Psaume responsorial

Psaumes 141

Au maître chantre. De David.Éternel, je t'invoque : accours à mon aide ! Entends ma voix, quand je t'invoque ! Que ma prière, comme l'encens, arrive jusqu'à toi, et l'élévation de mes mains, comme l'offrande du soir ! Mets, ô Éternel, une garde devant ma bouche, et surveille la porte de mes lèvres ! Ne laisse pas mon cœur pencher vers le mal, pour commettre des forfaits par impiété, avec les hommes artisans de crime, et pour que je ne goûte pas leurs friandises ! Que le Juste me frappe, c'est amour ; qu'il me châtie, c'est de l'huile sur ma tête ; que ma tête ne se refuse pas, si ses coups se répètent ! Mais par mes prières je m'élève contre leur malice. Si du rocher leurs princes sont précipités, alors on ouïra comme mes paroles seront douces. Tels les éclats et les copeaux qui jonchent le sol, ainsi nos os furent semés à la bouche des Enfers. Oui, Éternel, Seigneur, mes yeux se lèvent vers toi ; j'ai recours à toi : ne laisse pas ma vie se perdre ! Préserve-moi des pièges qu'ils me tendent, et des filets des méchants ! Fais tomber les méchants dans leurs propres filets, et qu'en même temps j'échappe !

Évangile

Jean 13:1-15

Or, avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde à son Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusques à la fin ; et, pendant le repas (le diable ayant déjà mis en son cœur que Judas Iscariote fils de Simon le livrât), quoiqu'il sût que le Père lui a tout remis dans les mains, et qu'il est issu de Dieu, et qu'il s'en va vers Dieu, il se lève du repas et se dépouille de son manteau, et ayant pris un linge il s'en ceignit lui-même ; puis il verse de l'eau dans le bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il s'était ceint. Il vient donc vers Simon Pierre, lequel lui dit : « Seigneur, est-ce à toi de me laver les pieds ? » Jésus lui répliqua : « Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le connaîtras ensuite. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras certainement jamais les pieds ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave, tu n'as rien de commun avec moi. » Pierre Simon lui dit : « Seigneur, non seulement mes pieds, mais encore les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Celui qui s'est baigné n'a pas besoin d'autre chose que de se laver les pieds, mais il est entièrement net ; et vous, vous êtes nets, mais pas tous. » — Il connaissait en effet celui qui le livrait ; c'est pourquoi il dit : « vous n'êtes pas tous nets. » — Lors donc qu'il eut lavé leurs pieds, et qu'il eut repris son manteau, et qu'il se fut de nouveau mis à table, il leur dit : « Savez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Maître et votre Seigneur, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que comme j'ai fait pour vous, vous fassiez aussi ;

Psaume responsorial

Psaumes 91

Assis dans l'asile du Très-haut, on repose à l'ombre du Tout-puissant. Je dis à l'Éternel : O mon refuge et mon fort, ô mon Dieu en qui je me confie ! Oui, Il te dégage des rets de l'oiseleur, de la peste meurtrière ; Il te couvre de ses plumes, et sous ses ailes tu trouves un abri ; sa vérité est un bouclier et un rempart. Tu n'as pas à redouter l'épouvante de la nuit, ni la flèche qui vole durant le jour, ni la peste qui s'avance dans les ténèbres, ni la contagion qui sévit au milieu du jour. Que mille hommes tombent à ton côté, et des myriades à ta droite, tu es hors des atteintes. De tes yeux seulement tu en es spectateur, et tu assistes à la rétribution des impies. C'est, ô Éternel, que tu es mon refuge ; tu t'es choisi le Très-baut pour appui. Le malheur n'arrive point jusqu'à toi, et la plaie n'approche point ta tente. Car Il donne pour toi l'ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs bras, de peur que ton pied ne heurte contre la pierre, Tu marcheras sur le lion et la vipère, tu fouleras le lionceau et le dragon. « Puisqu'il s'attache à moi, je veux le sauver, le mettre en lieu sûr, puisqu'il connaît mon nom, Il m'invoque, et je l'exauce ; je suis près de lui dans la détresse, je le délivrerai et je le glorifierai. De longs jours je le rassasierai, et je lui ferai voir mon secours. »

Psaume responsorial

Psaumes 88

Cantique des fils de Coré. Au maître chantre. A chanter avec les luths. Hymne de Héman Esrahite.Éternel, mon Dieu sauveur, je crie à toi et le jour et la nuit : qu'à toi parvienne ma prière ; prête l'oreille à ma supplication ! Car mon âme est rassasiée de malheur, et ma vie penche vers les Enfers. Je suis assimilé à ceux qui descendent dans la fosse, je suis comme un homme sans force ; ma couche est entre les morts, je suis tel que les morts gisants dans le tombeau, auxquels tu ne penses plus, et qui ne sont plus à portée de ta main. Tu m'as jeté dans une fosse profonde, dans des ténèbres, dans des abîmes. Ton courroux pèse sur moi, et de tous tes flots tu m'as accablé. (Pause) Tu as éloigné de moi ceux que je connais, tu m'as rendu pour eux un objet d'horreur ; enveloppé, je ne trouve point d'issue. Mes yeux fondent par l'effet du malheur ; Éternel, je t'invoque chaque jour, et je tends mes mains vers toi. Pour les morts feras-tu des miracles ? Les ombres se lèveront-elles pour te louer ? (Pause) Dans le tombeau parle-t-on de ta grâce, et de ta fidélité, dans le séjour de la mort ? Dans les ténèbres tes miracles sont-ils remarqués, et ta justice, dans la région de l'oubli ? Je t'implore donc, Éternel, et dès le matin ma prière te prévient. Éternel, pourquoi me rejettes-tu, et me caches-tu ta face ? Je suis malheureux et mourant dès ma jeunesse, je subis les terreurs et je suis éperdu. Ton courroux m'assaille, tes frayeurs m'anéantissent, m'enveloppent, comme des eaux, tout le jour, me cernent toutes à la fois. Tu as éloigné de moi amis et compagnons, et ceux que je connais, me sont invisibles.

Psaume responsorial

Psaumes 85

Au maître chantre. Cantique des fils de Coré.Tu as été, Éternel, propice à ton pays, tu as ramené les captifs de Jacob, pardonné les crimes de ton peuple, effacé tous ses péchés ; (Pause) tu as déposé toute la colère, éteint le feu de ton courroux ; rétablis-nous, ô notre Dieu sauveur, et fais cesser ta fureur envers nous ! Seras-tu donc toujours irrité contre nous, feras-tu durer ta colère d'âge en âge ? Ne veux-tu pas nous redonner la vie, pour que tu sois la joie de ton peuple ? Fais-nous, ô Éternel, jouir de ta faveur, et nous accorde ton salut. Je veux écouter ce que dit Dieu, l'Éternel. Oui, Il parle de salut à son peuple, à ses bien-aimés ; mais qu'ils ne retournent pas à la folie ! Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, la gloire reviendra habiter notre terre. L'amour et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s'embrassent ; la fidélité germe de la terre, et la justice regarde des Cieux. L'Éternel donne aussi les biens, et notre terre rend ses récoltes. La justice marche en sa présence, et maintient ses pas dans la voie.

Prière du soir — première lecture

Osée 14

Reviens, Israël, à l'Éternel ton Dieu ! car par ton crime tu préparas ta chute. Prenez avec vous des paroles [pour offrande] et revenez à l'Éternel ! Dites-lui : « Pardonne tous les crimes, et agrée que nous t'offrions pour victimes nos promesses. L'Assyrie ne sera plus notre aide ; nous ne monterons plus les chevaux et nous n'appellerons plus l'œuvre de nos mains notre Dieu, puisque auprès de toi l'orphelin trouve compassion. Je réparerai leur révolte ; je les aimerai spontanément, car ma colère se détourne d'eux. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme un lis, et prendra racine comme le Liban ; ses jets pousseront, sa magnificence sera égale à l'olivier, et il aura un parfum comme le Liban. On reviendra habiter à son ombre, ranimer les blés, et verdir comme la vigne, et son renom sera comme celui du vin du Liban. Éphraïm, qu'ai-je encore à faire avec les idoles ? Je veux l'exaucer et avoir les yeux sur lui, et être pour lui comme un cyprès verdoyant ; de moi tu recevras tes fruits. » Que celui qui est sage, comprenne ces choses ! intelligent, qu'il les connaisse ! car les voies de l'Éternel sont droites, et les justes y marchent, mais les pécheurs y trébuchent.

Deuxième lecture

Galates 3

O Galates inintelligents ! Qui est-ce qui vous a fascinés, vous, devant les yeux desquels a été clairement peint Jésus-Christ crucifié ? Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit, ou par la prédication de la foi ? Etes-vous tellement inintelligents ? Ayant commencé par l'esprit, finirez-vous maintenant par la chair ? Avez-vous fait de si grandes expériences inutilement ? Si ce n'était encore qu'inutilement ! Celui donc qui vous dispense l'Esprit et qui développe en vous des forces miraculeuses, le fait-Il par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ? C'est comme pour Abraham qui crut en Dieu, et auquel cela fut compté pour justice. Reconnaissez donc que ceux qui croient, ceux-là sont fils d'Abraham. Or l'Écriture, prévoyant que c'est par la foi que Dieu justifie les Gentils, a d'avance annoncé à Abraham cette bonne nouvelle : « Toutes les nations seront bénies en toi ; » en sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant ; car tous ceux qui s'en tiennent aux œuvres de la loi, sont placés sous une malédiction, parce qu'il est écrit : « Maudit soit quiconque n'adhère pas à toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi, pour les pratiquer. » Mais, que, sous la loi, personne ne soit justifié devant Dieu, c'est ce qui est évident, car c'est celui qui est juste par la foi qui vivra. Or la loi n'est pas de même nature que la foi, mais, au contraire, c'est celui qui les aura pratiqués qui vivra par eux. Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, en étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois »), afin que la bénédiction donnée à Abraham se réalisât en Jésus-Christ pour les Gentils, afin que nous reçussions par la foi l'Esprit qui a été promis. Frères, je dis, pour parler humainement, que personne n'annule ou n'altère une convention dûment sanctionnée, quoiqu'elle ne soit que l'œuvre d'un homme ; or, c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa postérité ; il n'est pas dit : « et aux postérités, » comme s'il y en avait plusieurs, mais comme n'y en ayant qu'une seule : « et à ta postérité, » qui est Christ. Or, voici ce que je dis : une convention que Dieu a antérieurement sanctionnée, la loi, survenue quatre cent trente ans plus tard, ne l'abroge pas de manière que la promesse soit mise à néant ; car, si l'héritage provient de la loi, ce n'est plus de la promesse : or, c'est par une promesse que Dieu en a gratuitement fait don à Abraham. — Qu'est-ce donc que la loi ? — C'est à cause des transgressions qu'elle a été ensuite instituée, (jusques à ce que fut venue la postérité à laquelle ont été faites les promesses), ayant été mise en vigueur par des anges au moyen d'un médiateur. — Mais le médiateur ne représente pas une seule partie, tandis que Dieu est un seul. — La loi est-elle donc contre les promesses ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si une loi eut été donnée, qui fût capable de procurer la vie, c'est réellement dans la loi qu'existerait la justice ; mais, au contraire, l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse se réalisât, par la foi en Jésus-Christ, pour ceux qui croient. Or, avant que vînt la foi, nous étions tous enfermés sous la garde de la loi, en attendant la foi qui devait être révélée ; en sorte que la loi a été le pédagogue qui nous a conduits à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. Mais une fois la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue ; car, tous, vous êtes fils de Dieu par la foi en Christ Jésus. Vous tous, en effet, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ ; il n'y a ici ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a point de mâle et point de femme, car tous vous êtes un seul être en Christ Jésus. Mais, si vous appartenez à Christ, vous êtes donc de la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse.

Deuxième lecture

Hébreux 1

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans la période finale des jours actuels, nous a parlé par le Fils, qu'il a fait héritier de toutes choses, par lequel Il a aussi créé l'univers, et qui, étant un rayonnement de Sa gloire et une empreinte de Sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, s'est assis, après avoir fait une purification des péchés, à la droite de la Majesté dans les hauts lieux, étant devenu d'autant supérieur aux anges, qu'il avait hérité un nom plus excellent qu'eux. Car auquel des anges a-t-Il jamais dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ? » Et derechef : « Moi, Je serai pour lui un père, et lui sera pour Moi un fils ? » Puis encore, quand Il introduit le premier-né dans le monde, Il dit : « Et que tous les anges de Dieu l'adorent ! » Et, tandis qu'il dit aux anges : « Celui qui fait de Ses anges des vents et de Ses ministres une flamme de feu, » Il dit au contraire au Fils : « Ton trône, ô Dieu, subsiste pour l'éternité ; » et : « C'est le sceptre de rectitude que le sceptre de son royaume ; tu as aimé la justice, et tu as haï l'iniquité ; c'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint, plus que tes pairs, d'une huile d'allégresse ; » et : « C'est Toi, Seigneur, qui, au commencement, as fondé la terre, et les cieux sont des œuvres de Tes mains ; pour eux ils périront, tandis que Toi, Tu subsistes ; et tous ils vieilliront comme un vêtement, et Tu les replieras comme une couverture, comme un vêtement, et ils seront changés ; mais Toi, Tu es le même, et Tes années ne finiront point. » Enfin, auquel des anges a-t-Il jamais dit : « Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie fait de tes ennemis un marchepied pour tes pieds ? » Est-ce qu'ils ne sont pas tous des esprits au service de Dieu, chargés de remplir un ministère pour ceux qui doivent hériter du salut ?

Deuxième lecture

Philippiens 1:12-26

Je veux cependant que vous sachiez, frères, que ma position a plutôt contribué aux progrès de l'Évangile, en sorte que, dans tout le prétoire et partout ailleurs, il est devenu manifeste que c'est pour Christ que je suis dans les chaînes, et la plupart des frères, prenant, grâce au Seigneur, confiance en mes chaînes, se sentent beaucoup plus enhardis à annoncer sans crainte la parole de Dieu. Quelques-uns, il est vrai, prêchent aussi Christ par un esprit d'envie et de dispute, tandis que quelques autres le font aussi par bienveillance : les uns agissent par charité, sachant que je suis chargé de la défense de l'Évangile ; les autres, agissant par intrigue, annoncent Christ sans pureté, avec l'intention de provoquer une tribulation pour mes chaînes. Qu'importe ? Car, de manière ou d'autre, avec ou sans arrière-pensée, Christ est annoncé, et c'est là ce dont je me réjouis, et ce dont je me réjouirai encore. Je sais d'ailleurs que cela me tournera à salut, grâce à vos prières et à l'assistance de l'Esprit de Jésus-Christ, selon ma vive attente et l'espoir où je suis que je n'aurai à rougir sur aucun point, mais que, maintenant comme toujours, Christ sera magnifié en mon corps avec une pleine franchise, soit par ma vie, soit par ma mort ; car pour moi la vie est Christ, et la mort est un gain. Mais si la vie dans la chair était utile pour mon œuvre ? En ce cas, je ne sais ce que je dois préférer ; mais je suis pressé de part et d'autre, ayant le désir de partir et d'être avec Christ, car cela est de beaucoup le meilleur, mais toutefois le séjour en la chair est plus nécessaire à cause de vous. Et c'est parce que j'ai cette confiance, que je sais que je demeurerai, et que je resterai auprès de vous tous pour l'avancement et la joie de votre foi, afin que le motif de m'enorgueillir à votre sujet s'accroisse pour moi en Christ Jésus lors de mon retour parmi vous.

Deuxième lecture

Ésaïe 42:1-9

Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme prend plaisir : je mets mon esprit sur lui ; il montrera la justice aux nations. Il ne crie point, il n'élève point la voix, et ne la fait point retentir dans les rues. Il ne brise point le roseau cassé, et n'éteint point le lumignon qui fume encore, selon la vérité il montrera la justice. Il ne se ralentit ni ne se précipite, jusqu'à ce qu'il ait établi la justice sur la terre, et les îles sont dans l'attente de sa loi. Ainsi parle le Dieu, l'Éternel, qui créa les Cieux et les déploya, qui étendit la terre avec ses productions, qui mit un souffle dans le peuple qu'elle porte et un esprit dans ceux qui y marchent : Moi, l'Éternel, je t'appelle en ma grâce, et te prends par la main, je veux te garder, et te faire le médiateur de l'alliance de mon peuple et la lumière des nations, pour ouvrir les yeux aveugles, pour tirer de prison les captifs, et du cachot les habitants des ténèbres. Je suis l'Éternel, c'est là mon nom, et je ne donne ma gloire à nul autre, ni mon honneur aux idoles. Voici, les premiers oracles se sont accomplis, et j'annonce des choses nouvelles ; avant qu'elles germent, je vous les indique.

Évangile

Luc 23

Et s'étant soulevés en foule ils le conduisirent devant Pilate. Or ils se mirent à l'accuser en disant : « Nous avons trouvé celui-ci occupé à soulever notre nation, et empêchant de payer des impôts à l'empereur, et disant qu'il est lui-même Christ roi. » Or Pilate l'interrogea en disant : « Tu es le roi de Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Or Pilate dit aux grands prêtres et à la foule : « Je ne trouve rien de coupable chez cet homme. » Mais ils insistaient, en disant : « Il agite le peuple, en enseignant dans toute la Judée, ayant même commencé par la Galilée jusques ici. » A ces mots Pilate demanda : « L'homme est-il Galiléen ? » Et ayant appris qu'il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya devant Hérode, qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là. Or Hérode en voyant Jésus fut dans une grande joie, car dès longtemps il désirait le voir, à cause de ce qu'il avait ouï dire sur son compte, et il espérait voir quelque miracle opéré par lui. Or il lui faisait subir un long interrogatoire, mais il ne répondait rien, tandis que les grands prêtres et les scribes étaient là qui l'accusaient sans relâche. Or, après qu'Hérode l'eut insulté et bafoué avec ses soldats, il le revêtit d'un brillant costume et le renvoya à Pilate. Or Hérode et Pilate devinrent ce jour même mutuellement amis, car auparavant il existait entre eux une inimitié réciproque. Cependant Pilate, ayant convoqué les grands prêtres et les chefs, et le peuple, leur dit : « Vous m'avez amené cet homme comme soulevant le peuple, et voici, après l'avoir examiné en votre présence, je ne l'ai, pour mon compte, trouvé coupable d'aucune des choses dont vous l'accusez ; mais Hérode non plus, car il nous l'a renvoyé ; et voici, il n'a rien fait qui soit digne de mort. Après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » [ Il était obligé de leur relâcher lors d'une fête un prisonnier.] Mais ils s'écriaient en foule : « Fais périr celui-ci, mais relâche-nous Barabbas. » Cet homme avait été mis en prison à cause d'une sédition survenue dans la ville et d'un meurtre. Mais Pilate s'adressa derechef à eux, parce qu'il désirait relâcher Jésus ; mais ils répondaient par des cris en disant : « Crucifie, crucifie-le. » Or il leur dit pour la troisième fois : « Eh ! quel mal a fait cet homme ? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort ; après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » Mais ils insistaient en demandant à grands cris qu'il le crucifiât, et leurs cris prenaient le dessus, et Pilate prononça que leur requête était accordée ; et il leur relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et pour meurtre, lequel ils réclamaient, tandis qu'il leur livra Jésus pour en faire ce qu'ils voulaient. Et comme ils l'emmenaient, ils se saisirent d'un certain Simon de Cyrène qui venait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. Or une nombreuse multitude de peuple le suivait, ainsi que beaucoup de femmes qui s'affligeaient et se lamentaient sur lui. Mais s'étant retourné vers elles, Jésus dit : « Filles, de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants, car voici, des jours viennent où l'on dira : Heureuses les stériles, et les ventres qui n'ont point enfanté, et les mamelles qui n'ont point nourri ! Alors on commencera à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! et aux coteaux : Cachez-nous ! Car si on fait ces choses à du bois vert, qu'adviendra-t-il à celui qui est sec ? » Or on emmenait aussi deux autres malfaiteurs pour être mis à mort avec lui. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit appelé Crâne, ils le crucifièrent là avec les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche. Or se partageant ses vêtements, ils tirèrent au sort. Et le peuple se tenait là à regarder ; mais les chefs aussi se moquaient en disant : « Il en a sauvé d'autres, qu'il se sauve lui-même, s'il est le Fils, le Christ élu de Dieu ! » Les soldats s'avançant le bafouèrent aussi, en lui offrant du vinaigre, et en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. » Et il y avait encore au-dessus de lui pour inscription : Celui-ci est le roi des Juifs. Or l'un des malfaiteurs pendus l'injuriait, en disant : « N'est-ce pas toi qui es le Christ ? Sauve-toi toi-même et nous aussi ! » Mais l'autre prenant la parole le réprimandait en disant : « Ne crains-tu point Dieu, car tu subis la même condamnation ? Et quant à nous, ce n'est que justice, car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons faites, tandis que celui-ci n'a rien fait de criminel. » Et il disait à Jésus : « Souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton royaume. » Et il lui dit : « En vérité je te le déclare, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. » Et il était déjà environ la sixième heure, et des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure, car le soleil s'éclipsait ; et le rideau du sanctuaire se déchira par le milieu. Et Jésus parlant à haute voix, dit : « Père, c'est en Tes mains que je remets mon esprit ! » Or en disant cela, il expira. Mais le centurion, voyant ce qui était advenu, glorifiait Dieu en disant : « Cet homme-ci était réellement juste. » Et toute la foule qui était venue là pour ce spectacle, ayant vu ce qui s'était passé, s'en retournait en se frappant la poitrine. Mais tous ceux de sa connaissance se tenaient dans l'éloignement, ainsi que les femmes qui l'accompagnaient depuis la Galilée, et elles contemplaient ces choses. Et voici, un homme nommé Joseph, qui était sénateur, homme bon et juste, lequel n'avait point connivé à leur décision et à leur conduite, originaire d'Arimathée, ville des Juifs, qui attendait le royaume de Dieu… cet homme s'étant rendu auprès de Pilate réclama le corps de Jésus, et l'ayant descendu il l'enveloppa d'un linceul et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis. Et c'était le jour de la préparation, et le sabbat allait commencer. Or les femmes qui étaient venues avec lui de Galilée s'approchèrent pour regarder le sépulcre et la manière dont son corps y avait été déposé ; et s'en étant retournées elles préparèrent des aromates et des parfums. Et pendant le sabbat elles demeurèrent en repos, selon la loi,

Prière du soir — deuxième lecture

Jean 13:1-36

Or, avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde à son Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusques à la fin ; et, pendant le repas (le diable ayant déjà mis en son cœur que Judas Iscariote fils de Simon le livrât), quoiqu'il sût que le Père lui a tout remis dans les mains, et qu'il est issu de Dieu, et qu'il s'en va vers Dieu, il se lève du repas et se dépouille de son manteau, et ayant pris un linge il s'en ceignit lui-même ; puis il verse de l'eau dans le bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il s'était ceint. Il vient donc vers Simon Pierre, lequel lui dit : « Seigneur, est-ce à toi de me laver les pieds ? » Jésus lui répliqua : « Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le connaîtras ensuite. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras certainement jamais les pieds ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave, tu n'as rien de commun avec moi. » Pierre Simon lui dit : « Seigneur, non seulement mes pieds, mais encore les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Celui qui s'est baigné n'a pas besoin d'autre chose que de se laver les pieds, mais il est entièrement net ; et vous, vous êtes nets, mais pas tous. » — Il connaissait en effet celui qui le livrait ; c'est pourquoi il dit : « vous n'êtes pas tous nets. » — Lors donc qu'il eut lavé leurs pieds, et qu'il eut repris son manteau, et qu'il se fut de nouveau mis à table, il leur dit : « Savez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Maître et votre Seigneur, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que comme j'ai fait pour vous, vous fassiez aussi ; en vérité, en vérité je vous le déclare, un esclave n'est pas plus grand que son seigneur, ni un apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé. Si vous savez ces choses vous êtes heureux, à condition que vous les pratiquiez. Je ne parle pas de vous tous ; je sais quels sont ceux que j'ai choisis ; mais il faut que ce passage de l'Écriture s'accomplisse : « Celui qui mange mon pain a levé son talon contre moi. » Je vous le dis dès à présent avant que cela ait eu lieu, afin que, lorsque cela aura eu lieu, vous croyiez que je le suis. En vérité, en vérité je vous déclare que celui qui reçoit celui que j'aurai envoyé me reçoit, et que celui qui me reçoit reçoit Celui qui m'a envoyé. » Après avoir ainsi parlé Jésus fut troublé en son esprit, et il porta témoignage et dit : « En vérité, en vérité je vous déclare que l'un de vous me livrera ! » Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant duquel il parlait. L'un de ses disciples était couché sur le sein de Jésus, c'était celui qu'aimait Jésus ; Simon Pierre lui fait donc signe et lui dit : « Dis quel est celui dont il parle. » L'autre, qui était ainsi appuyé contre la poitrine de Jésus, lui dit : « Seigneur, lequel est-ce ? » Jésus donc répond : « C'est celui pour lequel je tremperai le morceau et auquel je le donnerai. » Ayant donc trempé un morceau, il le prend et le donne à Judas fils de Simon Iscariote. Et le morceau pris, Satan entra alors en lui. Jésus donc lui dit : « Fais au plus tôt ce que tu as à faire. » — Aucun des convives ne comprit à propos de quoi il lui disait cela ; car quelques-uns pensaient, parce que Judas tenait la bourse, que Jésus lui disait : « Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, » ou bien qu'il voulait qu'il donnât quelque chose aux pauvres. — Ayant donc pris le morceau, Judas sortit immédiatement ; or il faisait nuit. Lors donc qu'il fut sorti, Jésus dit : « Maintenant le fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui, et Dieu le glorifiera en Lui-même, et Il le glorifiera bientôt. Petits enfants, je suis encore pour peu de temps avec vous ; vous me chercherez, et, comme j'ai dit aux Juifs : là où je vais, vous ne pouvez venir, je vous le dis aussi à vous maintenant. Je vous donne un commandement nouveau, qui est de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés pour que, vous aussi, vous vous aimiez les uns les autres ; c'est par là que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour entre vous. » Simon Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus répondit : « Là où je vais, tu ne peux maintenant me suivre, mais tu me suivras plus tard. »

Évangile

Marc 10:46-52

Et ils arrivent à Jéricho, et comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, se trouvait assis sur le bord du chemin. Et ayant ouï que c'était Jésus le Nazarénien, il se mit à s'écrier : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! » Et plusieurs lui faisaient des remontrances, afin de le faire taire, mais il criait beaucoup plus fort : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Et Jésus s'étant arrêté, dit : « Appelez-le. » Et ils appellent l'aveugle, en lui disant : « Prends courage, lève-toi, il t'appelle. » Et lui, ayant jeté son manteau, vint en sautant auprès de Jésus. Et Jésus prenant la parole lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Et l'aveugle lui dit : « Rabbouni, que je recouvre la vue ? » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t'a guéri. »

Évangile

Marc 8:11-21

Et les pharisiens sortirent, et se mirent à discuter avec lui, réclamant de lui un signe qui vînt du ciel, afin de le mettre à l'épreuve. Et ayant profondément gémi en son esprit, il dit : « Pourquoi cette génération réclame-t-elle un signe ? En vérité je déclare qu'aucun signe ne sera donné à cette génération. » Et les ayant quittés, il se rembarqua et passa sur l'autre rive. Et ils oublièrent de prendre des pains, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Et il les exhortait fortement en disant : « Ayez soin d'être en garde contre le levain des pharisiens et contre le levain d'Hérode. » Et ils réfléchissaient entre eux sur ce qu'ils n'avaient pas de pains. Et s'en étant aperçu, il leur dit : « Pourquoi réfléchissez-vous sur ce que vous n'avez pas de pains ? Ne comprenez-vous pas encore, et êtes-vous sans intelligence ? Avez-vous le cœur endurci ? Ayant des yeux ne voyez-vous pas ? Et ayant des oreilles n'entendez-vous pas ? Et ne vous souvenez-vous pas ? Quand je rompis les cinq pains pour les cinq mille, combien de corbeilles pleines de morceaux emportâtes-vous ? » Ils lui disent : « Douze. » « Quand les sept pour les quatre mille, combien de paniers remplis de morceaux emportâtes-vous ? » Et ils lui disent : « Sept. » Et il leur disait : « Comment ne comprenez-vous pas ? »

Évangile

Jean 20

Or le premier jour de la semaine, Marie la Magdalène vient de bon matin, pendant qu'il faisait encore obscur, vers le sépulcre, et elle voit la pierre enlevée du sépulcre. Elle court donc et vient vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : « Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l'ont mis. » Pierre sortit donc, ainsi que l'autre disciple ; et ils se rendaient vers le sépulcre ; or ils couraient tous deux ensemble, et l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre ; et s'étant baissé il voit les bandelettes par terre ; cependant il n'entra pas. Arrive donc aussi Simon Pierre qui le suivait, et il entra dans le sépulcre. Et il voit les bandelettes par terre, et le linge qui avait été sur sa tête, non point par terre avec les bandelettes, mais roulé à part dans un coin. Alors donc entra aussi l'autre disciple qui, le premier, était arrivé au sépulcre, et il vit et il crut ; car ils n'avaient pas encore compris que, d'après l'Écriture, il fallait qu'il ressuscitât des morts. Les disciples s'en retournèrent donc chez eux. Mais Marie se tenait dehors près du sépulcre en pleurant ; comme donc elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l'un à la tête, et l'autre aux pieds, là où avait été couché le corps de Jésus ; et ils lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Et elle leur dit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l'ont mis. » Après avoir dit cela elle se retourna en arrière, et elle voit Jésus debout, et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, s'imaginant que c'est le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'irai prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » S'étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni », ce qui signifie, Maître. Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie la Magdalène vient annoncer aux disciples qu'elle a vu le Seigneur, et qu'il lui a dit ces choses. Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.