Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Actes 7:1-8

Mais le grand prêtre dit : « Ces choses sont-elles exactes ? » — Et il dit :« Frères et pères, écoutez : Le Dieu de la gloire est apparu à notre père Abraham, pendant qu'il se trouvait en Mésopotamie, avant de s'établir à Charran, et Il lui a dit : « Sors de ton pays et de ta famille, et rends-toi dans le pays que Je t'indiquerai. » Alors étant sorti du pays des Chaldéens il s'établit à Charran. De là, après que son père fut mort, il se transféra dans ce pays-ci que vous habitez maintenant, et Il ne lui y donna point d'héritage, pas même de quoi poser son pied ; et Il lui promit qu'il l'en mettrait en possession, ainsi que sa postérité après lui, quoiqu'il n'eût pas d'enfant. Or voici comment Dieu s'exprima : « Sa postérité vivra en étrangère dans un pays étranger, et on l'asservira et on la maltraitera pendant quatre cents ans ; et la nation par laquelle ils auront été asservis, c'est Moi qui la jugerai, dit Dieu ; et après cela ils sortiront et Me rendront un culte dans ce lieu-ci. » Et Il lui donna l'alliance de la circoncision ; et c'est ainsi qu'il engendra Isaac et qu'il le circoncit le huitième jour, et Isaac Jacob, et Jacob les douze patriarches.

Première lecture

Deutéronome 29

Voici les termes de l'alliance que l'Éternel ordonna à Moïse de conclure avec les enfants d'Israël dans le pays de Moab, outre l'alliance qu'il avait conclue avec eux en Horeb. Et Moïse convoqua tous les Israélites et il leur dit :Vous avez vu tout ce qu'a fait l'Éternel sous tes yeux dans le pays d'Egypte à Pharaon et à tous ses serviteurs et à tout son pays, les grandes épreuves que vos yeux ont vues, ces grands signes et prodiges. Mais jusques aujourd'hui l'Éternel ne vous a pas donné un cœur pour sentir, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre. Et pendant quarante ans, je vous ai conduits dans le désert ; vos habits ne se sont point usés sur vous, ni vos sandales à vos pieds ; vous n'avez pas mangé de pain et n'avez bu ni vin ni cervoise, afin que vous comprissiez que moi, l'Éternel, je suis votre Dieu. Et vous êtes arrivés en ce lieu. Alors, Sihon, roi de Hesbon, et Og, roi de Basan, se sont avancés contre nous pour nous attaquer, et nous les avons battus. Et nous nous sommes emparés de leur pays et l'avons donné en propriété aux Rubénites, et aux Gadites et à la demi-Tribu de Manassé. Gardez donc les paroles de cette alliance, et pratiquez-les, afin de réussir dans tout ce que vous entreprendrez. Vous voilà comparaissant aujourd'hui tous devant l'Éternel, votre Dieu, vos Chefs, vos Tribus, vos Anciens et vos Officiers, tous les hommes d'Israël, vos enfants, vos femmes et ton étranger qui est dans ton camp, depuis celui qui coupe ton bois à celui qui puise ton eau, pour passer dans l'alliance de l'Éternel, ton Dieu, et sous sa sanction que l'Éternel, ton Dieu, solennise avec toi en ce jour, pour te constituer aujourd'hui son peuple tandis qu'il sera ton Dieu, comme Il te l'a promis, et comme Il en a fait le serment à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob. Et ce n'est pas avec vous seuls que je conclus cette alliance et ce pacte juré, c'est avec ceux qui sont ici aujourd'hui comparaissant avec nous devant l'Éternel, notre Dieu, et avec ceux qui ne sont pas ici avec nous aujourd'hui. Car vous savez comment nous avons séjourné dans le pays d'Egypte, et comment nous avons passé au milieu des nations que vous avez traversées ; et vous avez vu les horreurs de leur culte, et leurs idoles de bois et de pierre, d'argent et d'or qui étaient chez eux. Ayez peur qu'il y ait parmi vous homme ou femme ou famille ou Tribu dont le cœur se détourne aujourd'hui de l'Éternel, notre Dieu, pour aller se mettre au service des dieux de ces nations-là ; ayez peur qu'il y ait chez vous quelque racine produisant poison ou absinthe ! Et dans le cas où, à l'ouïe des termes de cette sanction, quelqu'un se promettrait en son cœur un sort heureux, en disant : Je serai sain et sauf quoique je veuille marcher suivant la malice de mon cœur et en amenant ainsi la ruine du sol abreuvé et du sol altéré, l'Éternel ne voudra pas lui pardonner ; mais pour lors le courroux de l'Éternel et sa jalousie s'allumeront contre cet homme-là, et sur lui reposera toute la malédiction consignée dans ce livre-ci, et l'Éternel effacera son nom de dessous les Cieux, et l'Éternel le séparera, pour le perdre, de toutes les Tribus d'Israël, suivant toutes les malédictions de l'alliance transcrites dans ce volume de la Loi. Et la génération suivante, vos fils qui s'élèveront après vous, et l'étranger venu d'un pays lointain, diront à la vue du désastre de ce pays et des maux que lui aura infligés l'Éternel, du soufre et du sel et de l'embrasement de tout son sol qui ne sera plus ensemencé, ne produira plus, où nulle plante ne croîtra, d'un bouleversement pareil à celui de Sodome et de Gomorrhe, d'Adema et de Tseboïm que l'Éternel bouleversa dans sa colère et sa fureur ; tous les peuples demanderont : Pourquoi l'Éternel a-t-Il ainsi traité ce pays-là ? pourquoi l'embrasement de cette grande colère ? Et l'on répondra : Parce qu'ils ont abandonné l'alliance de l'Éternel, Dieu de leurs pères, qu'il avait conclue avec eux, lorsqu'il les retira du pays d'Egypte, et ils sont allés se mettre au service d'autres dieux et les adorer, dieux qu'ils ne connaissaient pas, et qu'il ne leur avait pas donnés en partage ; c'est alors que la colère de l'Éternel s'est allumée contre ce pays pour faire fondre sur lui toutes les malédictions consignées dans ce livre, et l'Éternel les a arrachés de leur pays avec courroux, colère et grande irritation et les a jetés dans un autre pays [comme il arrive] aujourd'hui. Les choses cachées sont à l'Éternel, notre Dieu, mais les choses révélées sont à nous et à nos enfants à perpétuité pour que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette Loi.

Première lecture

1 Samuel 17:31-54

Et les paroles prononcées par David furent entendues, puis rapportées devant Saül qui le fit chercher. Et David dit à Saül : Que le cœur ne défaille à personne à cause de lui ! Ton serviteur ira et se mesurera avec ce Philistin-là. Et Saül dit à David : Tu ne saurais affronter ce Philistin pour te mesurer avec lui, car tu es un enfant, et lui, il est homme de guerre dès sa jeunesse. Et David dit à Saül : Ton serviteur faisait paître les brebis de son père, lorsque survinrent le lion et l'ours qui enleva une pièce du troupeau. Et je me mis à sa poursuite et lui portai un coup et la lui arrachai de la gueule ; et comme il se dressa contre moi, je le saisis par sa barbe et lui portai un coup et le tuai. Ainsi ton serviteur a abattu le lion et l'ours, et le Philistin, cet incirconcis, aura le sort de l'un ou de l'autre, car il jette un défi aux bataillons du Dieu Vivant. Et David dit : L'Éternel qui m'a sauvé de la griffe du lion et de la griffe de l'ours, Lui-même me sauvera aussi de la main de ce Philistin-là. Et Saül dit à David : Va, et que l'Éternel soit avec toi ! Et Saül revêtit David de ses propres habits et lui mit sur la tête un casque d'airain, et lui endossa la cuirasse. Et David ceignit son épée pardessus ses habits, et il se mit à marcher, car il n'avait pas encore essayé. Alors David dit à Saül : Je ne saurais marcher avec cet équipement, car je ne l'ai pas encore essayé. Et David s'en débarrassa et il prit dans sa main sa houlette et se choisit cinq cailloux polis dans la rivière et les mit dans sa gibecière de berger qui lui servait de valise, et, sa fronde à la main, il s'avança contre le Philistin. Cependant le Philistin se rapprochait toujours plus près de David, précédé de l'homme qui portait son bouclier. Et le Philistin ayant regardé et ayant vu David, il le méprisa ; car c'était un adolescent (or il était blond, avec une belle figure). Et le Philistin dit à David : Suis-je un chien, que tu te présentes à moi avec des bâtons ? Et le Philistin maudit David par le nom de son dieu. Et le Philistin dit à David : Viens à moi pour que je livre ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre. Et David dit au Philistin : Tu viens à moi avec épée, lance et javelot, mais moi, je viens à toi avec le Nom de l'Éternel des armées, Dieu des lignes d'Israël, que tu as défié. Aujourd'hui l'Éternel te livrera à mes mains, et je te terrasserai et te couperai la tête, et aujourd'hui je livrerai les cadavres de l'armée des Philistins aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre, et toute la terre comprendra qu'Israël a un Dieu, et toute cette assemblée comprendra que ce n'est pas par l'épée et le dard que l'Éternel sauve ; car c'est ici la querelle de l'Éternel et Il vous livre à nos mains. Et quand le Philistin se leva et se mit en marche et s'avança contre David, David se hâta et courut devant la ligne à la rencontre du Philistin. Et portant sa main à sa gibecière il en tira une pierre qu'il lança avec la fronde, et il atteignit le Philistin au front et la pierre s'enfonça dans son front, et il tomba le visage contre terre. Ainsi David avec une fronde et une pierre l'emporta sur le Philistin, à qui il porta ses coups et ôta la vie, sans avoir d'épée à la main, et David accourut et se plaçant près du Philistin, il se saisit de son épée et la tira du fourreau et le tua, et lui trancha la tête. Et les Philistins voyant leur héros mort, prirent la fuite. Et les hommes d'Israël et Juda s'ébranlèrent et poussèrent un cri, et poursuivirent les Philistins jusqu'à l'ouverture de la vallée et jusqu'aux portes d'Ecron, et les Philistins frappés à mort, tombèrent dans le chemin de Saharaïm, et jusques à Gath et jusqu'à Ecron. Et les enfants d'Israël revenus après la chasse aux Philistins pillèrent leur camp. Et David prit la tête du Philistin et la porta à Jérusalem, quant à son armure il la déposa dans sa tente.

Prière du matin — première lecture

Deutéronome 4:1-23

Et maintenant, Israël, écoute les statuts et les lois que je vous inculque pour les observer, afin que vous viviez et parveniez à conquérir le pays que vous donne l'Éternel, Dieu de vos pères. Ne faites aux commandements que je vous donne, aucune addition, ni aucun retranchement, gardant les commandements de l'Éternel, votre Dieu, que je vous prescris. Vos yeux ont vu ce que l'Éternel a fait à l'occasion de Bahal-Pehor ; car tous les hommes qui se firent les sectateurs de Bahal-Pehor, l'Éternel, ton Dieu, les extermina du milieu de toi, tandis que vous qui êtes restés attachés à l'Éternel, votre Dieu, vous êtes tous en vie aujourd'hui. Voici, je vous ai enseigné des statuts et des lois, comme l'Éternel, mon Dieu, m'a ordonné, pour que vous vous y conformiez dans le pays dont vous venez faire la conquête. Gardez-les donc et pratiquez-les, car ce sera votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples, qui entendront parler de tous ces statuts et diront : Il n'y a de peuple sage et intelligent que cette grande nation-là. Car quelle est la grande nation dont la Divinité soit aussi près, que l'Éternel, notre Dieu, l'est de nous, toutes les fois que nous l'invoquons ? Et quelle est la grande nation qui ait des statuts et des lois justes comme toute cette Loi que je vous propose en ce jour ? Seulement prends garde à toi et veille bien sur toi-même pour ne pas oublier les choses que tes yeux ont vues, afin qu'elles ne sortent pas de ton cœur pendant toute la durée de ta vie ; mais que tu les fasses connaître à tes fils et aux fils de tes fils, cette journée [surtout] où tu parus devant l'Éternel, ton Dieu, en Horeb, lorsque l'Éternel me dit : Assemble-moi ce peuple, afin que je leur fasse entendre mes Paroles qu'ils apprendront pour me craindre pendant toute la durée de leur vie sur la terre, et qu'ils enseigneront à leurs enfants. Alors vous vous êtes approchés et tenus debout au pied de la montagne, et la montagne était embrasée d'un feu qui s'élevait jusqu'au sein des Cieux, entre les ténèbres, les nuages et l'obscurité. Et du centre du feu l'Éternel vous parla ; vous entendiez le son des paroles, mais vous ne vîtes aucune figure : il n'y avait qu'une voix. Et Il vous promulgua son alliance qu'il vous ordonnait d'observer, les Dix Paroles, et Il les écrivit sur deux tables de pierre. Et dans ce même temps l'Éternel m'ordonna de vous enseigner des statuts et des lois, pour que vous les pratiquiez dans le pays où vous allez passer pour en faire la conquête. Ainsi, veillez bien sur vous-mêmes, puisque vous ne vîtes aucune figure le jour où l'Éternel vous parla en Horeb du milieu du feu, afin de ne pas vous pervertir et de ne pas vous faire d'idole, image d'une figure quelconque, point d'effigie d'un mâle ou d'une femelle, d'effigie d'aucun animal terrestre, d'effigie d'aucun oiseau ailé qui vole dans le ciel, d'effigie de rien qui rampe sur le sol, d'effigie d'aucun poisson habitant des eaux au-dessous de la terre ; et afin de ne pas élever tes yeux vers le ciel pour te laisser entraîner par l'aspect du soleil, de la lune et des astres et de toute l'armée des Cieux à les adorer et à les servir, eux, que l'Éternel, ton Dieu, a donnés en partage à tous les peuples sous le ciel entier. Car l'Éternel vous a pris et vous a retirés de la fournaise de fer, de l'Egypte, pour que vous fussiez son peuple particulier, comme [vous l'êtes] dans ce jour. Et l'Éternel se courrouça contre moi à cause de vous et jura que je ne passerai point le Jourdain et n'entrerai point dans le beau pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en propriété ; car je dois mourir dans ce pays-ci et ne passerai point le Jourdain ; mais vous, vous le passerez, et vous ferez la conquête de cet excellent pays. Veillez sur vous afin de ne pas oublier l'alliance de l'Éternel, votre Dieu, qu'il a conclue avec vous, et de ne vous faire aucune idole, aucune effigie de rien de ce que l'Éternel, ton Dieu, t'a interdit.

Épître

Jacques 1:17-21

toute bonne libéralité et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez Lequel il n'y a aucune variation, ni aucune ombre produite par quelque changement. C'est volontairement qu'il nous a enfantés par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de Ses créatures ; vous le savez, mes frères bien-aimés ! car la colère de l'homme n'accomplit point la justice de Dieu. C'est pourquoi vous étant dépouillés de toute souillure, et de tout excès de malice, accueillez avec douceur la parole implantée qui peut sauver vos âmes.

Première lecture

Job 42

Et Job répondit à l'Éternel et dit : Je sais que tu peux tout, et qu'il n'y aura jamais d'obstacle à tes plans. Ah ! qui est-ce qui a obscurci tes décrets faute d'intelligence ?… Aussi ai-je voulu expliquer ce que je ne peux comprendre, des choses qui sont hors de ma portée, et que je ne puis concevoir. O ! écoute ! et que je parle à mon tour ! Je t'interrogerai, et tu m'instruiras. Ce que je savais de toi n'était qu'un ouï-dire ; mais maintenant je t'ai vu de mes yeux. Aussi je me rétracte, et je fais pénitence sur la poudre et la cendre. Et après que l'Éternel eut adressé ces discours à Job, l'Éternel dit à Eliphaz de Théman : Ma colère s'allume contre toi et contre tes deux amis, car vous n'avez pas bien parlé de moi, comme mon serviteur Job. Or maintenant prenez sept taureaux et sept béliers, et allez auprès de mon serviteur Job, et offrez un holocauste pour vous, et que Job, mon serviteur, prie en votre faveur ; ce n'est qu'en considération de lui que je ne vous infligerai pas de châtiment ; car vous n'avez pas bien parlé de moi, comme mon serviteur Job. Alors Eliphaz de Théman, et Bildad de Such, et Zophar de Naama allèrent, et firent comme l'Éternel avait dit ; et l'Éternel eut égard à Job. Et l'Éternel rendit à Job ce qu'il avait perdu, parce qu'il pria en faveur de ses amis ; et l'Éternel augmenta du double tout ce que Job possédait. Alors tous ses frères, et toutes ses sœurs, et tous ses familiers d'autrefois vinrent vers lui, et mangèrent avec lui dans sa maison, et le plaignirent, et le consolèrent de tous ses maux que l'Éternel avait fait venir sur lui, et ils lui donnèrent chacun une Kesita, et chacun un anneau d'or. Et l'Éternel bénit la fin de Job plus que son commencement ; et il eut quatorze mille brebis, et six mille chameaux, et mille attelages de bœufs, et mille ânesses ; et il eut sept fils et trois filles ; et il donna à la première le nom de Jémina (belle comme le jour) et à la seconde le nom de Césia (parfum) et à la troisième le nom de Kéren-appuch (flacon de fard). Et il ne se trouvait pas dans tout le pays de femmes belles comme les filles de Job ; et leur père leur donna une part d'héritage parmi leurs frères. Et après cela Job vécut cent quarante ans ; et il vit ses fils et les fils de ses fils jusqu'à la quatrième génération. Et Job mourut âgé, et rassasié de jours.

Prière du matin — deuxième lecture

Actes 26

Agrippa dit à Paul : « Il t'est permis de parler pour te défendre. » Alors Paul, ayant étendu la main, se justifiait en ces termes : « Je m'estime heureux, roi Agrippa, d'avoir à me justifier aujourd'hui devant toi sur tout ce dont je suis accusé par les Juifs, parce que tu connais à fond toutes les coutumes et toutes les discussions qui existent parmi les Juifs. C'est pourquoi je te prie de m'écouter avec patience : Que j'aie, dès mon enfance, passé la première partie de ma vie au milieu de ma nation à Jérusalem, c'est ce que savent tous les Juifs qui, me connaissant dès l'origine, peuvent témoigner, s'ils le veulent, que j'ai vécu en pharisien, selon les principes de la secte la plus austère de notre religion. Et maintenant je suis mis en jugement pour avoir espéré en la promesse que Dieu a faite à nos pères, et dont nos douze tribus, qui rendent nuit et jour un culte fervent, attendent la réalisation. C'est pour cette espérance, ô roi, que je suis accusé par des Juifs ! Pourquoi regarde-t-on parmi vous comme incroyable que Dieu ressuscite des morts ? Pour en revenir à moi, j'ai cru devoir me livrer à toutes sortes d'attaques contre le nom de Jésus le Nazoréen ; c'est pourquoi j'ai agi en conséquence à Jérusalem, et j'ai jeté plusieurs des saints dans les prisons, après en avoir reçu l'autorisation des grands prêtres, et, quand on les mettait à mort, j'y ai joint mon suffrage, et, dans toutes les synagogues, sévissant souvent contre eux, je les forçais de blasphémer ; dans ma fureur envers eux je les ai même poursuivis jusques dans les villes étrangères. C'est en me rendant pour ce motif à Damas, muni de l'autorisation et de la permission des grands prêtres, qu'au milieu du jour je vis sur la route, ô roi, une lumière venant du ciel, d'un éclat plus vif que celui du soleil, et qui m'enveloppa ainsi que ceux qui voyageaient avec moi. Et, étant tous tombés à terre, j'entendis une voix qui me disait en hébreu : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il t'est dangereux de regimber contre des coups d'aiguillon. » Mais je dis : « Qui es-tu, Seigneur ? » Et le seigneur dit : « Je suis Jésus que tu persécutes ; mais lève-toi sur tes pieds ; car je te suis apparu afin de te choisir pour ministre, et pour témoin tant de ce que tu as vu de moi, que de ce que je te ferai voir, en te protégeant contre le peuple et contre les Gentils, vers lesquels je t'envoie pour leur ouvrir les yeux, afin qu'ils passent des ténèbres à la lumière, et de l'autorité de Satan à Dieu, pour recevoir, par la foi en moi, la rémission des péchés et un lot parmi ceux qui ont été sanctifiés. » En conséquence, roi Agrippa, je ne résistai point à la céleste vision, mais, m'adressant d'abord à ceux qui étaient à Damas et à Jérusalem, et dans toute la Judée, puis aux Gentils, je les exhortai à se repentir et à se convertir à Dieu, en faisant des œuvres conformes à la repentance ; c'est à cause de cela que des Juifs m'ayant surpris dans le temple voulaient se défaire de moi. C'est donc grâce à la protection de Dieu que j'ai subsisté jusques à ce jour, rendant témoignage devant petits et grands, sans rien dire qui fût contraire à ce qu'ont dit soit les prophètes, soit Moïse, sur ce qui devait arriver, à savoir si le Messie devait souffrir, si, ressuscité le premier d'entre les morts, il devait proclamer la lumière au peuple et aux Gentils…  » A cet endroit de la justification, Festus s'écrie d'une voix forte : « Paul, tu es fou, ton grand savoir te jette dans le délire. » Mais Paul : « Je ne suis point fou, excellent Festus, mais je prononce des paroles vraies et réfléchies ; car le roi est instruit sur ces sujets, et c'est à lui que je m'adresse avec assurance parce que je suis convaincu qu'il n'ignore rien de tout cela ; car ce n'est pas une chose qui se soit passée dans un coin. Crois-tu aux prophètes, roi Agrippa ?… Je sais que tu y crois. » Mais Agrippa dit à Paul : « C'est à peu de frais que tu veux me persuader de me faire chrétien. » Et Paul : « Plût à Dieu, qu'avec peu ou beaucoup de frais, non seulement toi, mais tous ceux qui m'écoutent aujourd'hui, vous devinssiez tels que je suis moi-même, sauf ces chaînes. » Et le roi, le gouverneur et Bérénice se levèrent, ainsi que ceux qui étaient assis avec eux, et s'étant retirés, ils se disaient entre eux : « Cet homme n'a rien fait qui mérite la mort ou les chaînes. » Et Agrippa dit à Festus : « Cet homme pouvait être relâché, s'il n'en avait appelé à l'empereur. »

Psaume responsorial

Psaumes 34

De David, lorsqu'il se contrefit devant Abimélech, et qu'ayant été chassé par lui, il s'enfuit.Je bénirai l'Éternel en tout temps, toujours sa louange sera dans ma bouche. Que de l'Éternel mon âme se glorifie ! Que les malheureux l'entendent et se réjouissent ! Magnifiez l'Éternel avec moi ! Exaltons son nom tous ensemble ! Je cherchai l'Éternel, et Il me répondit, et de toutes mes terreurs Il me délivra. Qui regarde vers lui en est rendu serein, et la honte ne couvre pas son front. Ce malheureux a prié, et l'Éternel a exaucé, et de toutes ses angoisses Il l'a délivré. L'ange de l'Etemel campe près de ceux qui Le craignent, et les sauve. Sentez et voyez comme l'Éternel est bon ! Heureux l'homme qui se confie en lui ! Craignez l'Éternel, vous ses saints, car rien ne manque à ceux qui le craignent. Les lions connaissent la disette et la faim ; mais ceux qui cherchent l'Éternel, n'ont disette d'aucun bien. Venez, mes fils ! écoutez-moi ! Dans la crainte de l'Éternel je veux vous instruire. Qui que tu sois qui aimes la vie, qui souhaites des années pour goûter le bonheur, garde ta langue de la méchanceté, et tes lèvres des discours trompeurs ; fuis le mal, et fais le bien, cherche la paix, et la poursuis. Les yeux de l'Éternel sont fixés sur les justes, et ses oreilles ouvertes à leurs cris. L'Éternel se retourne contre le méchant, pour extirper de la terre sa mémoire. Ils crient, et l'Éternel exauce, et de toutes leurs angoisses Il les délivre. L'Éternel est près des cœurs brisés, et Il est secourable aux esprits froissés. Les maux du juste sont nombreux ; mais de tous l'Éternel le délivre, Il garde tous ses os, pas un d'eux n'est brisé. L'adversité tue l'impie, et les ennemis du juste portent leur peine. L'Éternel rachète la vie de ses serviteurs, et tous ceux qui mettent en lui leur confiance, ne portent nulle peine.

Évangile

Jean 16:5-14

mais maintenant je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé, et nul de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Mais je vous dis la vérité : il vous convient que je parte ; car si je ne pars pas, le défenseur ne viendra certainement pas à vous, mais si je m'en vais, je vous l'enverrai ; et, quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m'en vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde a été jugé. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant ; mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de son chef, mais il parlera de tout ce qu'il entendra et il vous annoncera les choses qui doivent arriver. C'est lui qui me glorifiera, car il prendra du mien et vous l'annoncera ;

Psaume responsorial

Psaumes 114

Lorsque Israël quitta l'Egypte, et la maison de Jacob un peuple au langage étrange, Juda devint son Sanctuaire, et Israël, sa Souveraineté. A sa vue la mer s'enfuit, et le Jourdain retourna en arrière, les montagnes bondirent comme des béliers, les collines, comme de jeunes agneaux. Qu'as-tu, ô mer, que tu t'enfuis, ô Jourdain, que tu retournes en arrière, montagnes, que vous bondissez comme des béliers, vous, collines, comme de jeunes agneaux ? A l'aspect du Seigneur, tremble, ô terre, à l'aspect du Dieu de Jacob, qui transforme la roche en un amas d'eaux, et le dur caillou en source jaillissante !

Psaume responsorial

Psaumes 119

Heureux ceux dont la voie est innocente, qui marchent selon la loi de l'Éternel ! Heureux ceux qui observent ses ordonnances, le cherchent de tout leur cœur, ne commettent point le mal, et marchent dans ses voies ! Tu as prescrit tes commandements, pour qu'on les garde avec soin ! O ! si mes voies étaient dirigées vers l'observation de tes commandements ! Alors je ne serais pas confus, en considérant tous tes préceptes. Je te louerai d'un cœur sincère, en apprenant tes justes lois. Je veux garder tes commandements : ne me laisse pas trop dans l'abandonnement !Beth. Comment un jeune homme rendra-t-il sa voie pure ? C'est en la surveillant d'après ta parole. Je te cherche de tout mon cœur : fais que je ne m'écarte pas de tes commandements ! Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne point pécher contre toi. Sois béni, ô Éternel ! enseigne-moi tes décrets ! De mes lèvres j'énumère toutes les lois sorties de ta bouche. La voie que tracent tes préceptes, me donne autant de joie que tous les trésors. Je veux méditer tes commandements, et avoir les yeux sur tes sentiers. Je fais mes délices de tes décrets, et je n'oublie point ta parole.Guimel. Fais du bien à ton serviteur, pour que je vive, et que j'observe ta parole ! Dessille mes yeux, pour que je découvre les merveilles cachées dans ta loi ! Je suis un étranger sur la terre : ne me cèle pas tes commandements ! Mon âme se consume à désirer tes lois en tout temps. Tu gourmandes les superbes, hommes maudits, qui s'écartent de tes commandements. Décharge-moi de l'opprobre et du mépris, car j'observe tes ordonnances ! Des princes mêmes se sont concertés contre moi : ton serviteur médite tes statuts ; tes ordres sont aussi mes délices et mes conseillers.Daleth. Mon âme gît dans la poudre : rends-moi la vie selon ta promesse ! Je te raconte mes voies, et tu m'exauces : enseigne-moi tes ordonnances ! Fais-moi découvrir la voie tracée par tes lois, et je veux approfondir tes merveilles ! Mon âme pleure de chagrin : relève-moi selon ta promesse ! Tiens à distance de moi le chemin du mensonge, et accorde-moi la faveur de [connaître] ta loi ! Je choisis le chemin de la vérité, et je me propose tes jugements. Je m'attache à tes ordonnances : Éternel, ne me rends pas confus ! Je courrai dans la voie de tes commandements, car tu ouvres mon cœur.Hé. Éternel, indique-moi la voie de tes statuts, afin que je la tienne jusques au bout ! Donne-moi l'intelligence, pour que je garde ta loi, et que je l'observe de tout mon cœur ! Fais-moi suivre le sentier de tes préceptes, car j'en fais mes délices ! Incline mon cœur vers tes préceptes, et non vers l'amour du gain ! Détourne mes yeux de regarder ce qui est vain, anime-moi sur tes sentiers ! Envers ton serviteur remplis ta promesse, qui fut faite à la crainte qu'on a de toi ! Tiens loin de moi l'opprobre que je redoute, car tes jugements sont pleins de bonté ! Voici, je porte mes désirs vers tes commandements, fais-moi vivre dans ta justice !Vav. Et que tes grâces arrivent jusqu'à moi, Éternel, ton secours, selon ta promesse ! afin que je puisse répondre à celui qui m'outrage ; car je me confie en ta promesse. N'ôte jamais de ma bouche le langage de la vérité ! car je suis dans l'attente de tes jugements. Et j'observerai ta loi constamment, à jamais, perpétuellement ; et je marcherai dans une voie spacieuse, car je cherche tes commandements. Et je parlerai de ta loi en présence des rois, et je n'aurai point de honte. Et je ferai mes délices de tes commandements, que j'aime, et je lèverai mes mains vers tes commandements que j'aime et je méditerai tes statuts.Zaïn. Souviens-toi de ta promesse à ton serviteur, puisque tu m'as donné l'espérance ! Voici ma consolation dans ma misère, c'est que ta promesse me redonne la vie. Des superbes me tournent en grande dérision ; de ta loi je ne dévie point. Je me rappelle tes jugements de jadis, Éternel, et je me console. Un bouillant transport me saisit à la vue des impies, qui abandonnent ta loi. Tes décrets me suggèrent des cantiques, dans le lieu de mon exil. La nuit je pense à ton nom, Éternel, et j'observe ta loi. Voici ce qui m'est propre, c'est que je garde tes commandements.Cheth. Mon partage, ô Éternel, je le dis, c'est de garder tes paroles. Je cherche ta faveur de toute mon âme : sois-moi propice selon ta promesse ! Je suis circonspect dans mes voies, et je retourne mes pas vers tes commandements. Je me hâte, et ne diffère point d'observer tes commandements. Les pièges des impies m'enveloppent ; je n'oublie point ta loi. Au milieu de la nuit, je me lève pour te louer des jugements de ta justice. Je me lie avec tous ceux qui te craignent, et observent tes commandements. La terre, ô Éternel, est pleine de ta grâce : enseigne-moi tes ordonnances !Theth. Tu fais du bien à ton serviteur, Éternel, selon ta promesse. Enseigne-moi la bonne science et la connaissance ! car je crois en tes commandements. Avant mon humiliation, je m'égarais ; mais maintenant je prends garde à ta parole. Tu es bon et bienfaisant ; enseigne-moi tes statuts ! Des superbes contre moi ourdissent l'astuce ; moi, de tout mon cœur j'observe tes commandements. Leur cœur a l'insensibilité de la graisse, moi, je fais mes délices de ta loi. Il m'est utile d'avoir été humilié, pour devenir docile à tes préceptes. La loi qui sort de ta bouche a plus de prix pour moi que des milliers d'or et d'argent.Jod. Tes mains m'ont créé, m'ont formé ; donne-moi l'intelligence, pour apprendre tes statuts ! Ceux qui te craignent, me verront et se réjouiront, car j'espère dans tes promesses. Je sais, Éternel, que tes jugements sont justes, et que tu m'as affligé en demeurant fidèle. O que ta grâce soit ma consolation, selon ta promesse à ton serviteur ! Envoie-moi ta miséricorde, pour que j'aie la vie ! car ta loi fait mes délices. Que les superbes soient confondus, car ils m'accablent gratuitement ! pour moi, je médite tes commandements. Qu'ils reviennent à moi ceux qui te craignent, et ceux qui connaissent tes commandements ! Que mon cœur soit tout à tes ordonnances, afin que je ne sois pas confondu !Caph. Mon âme languit après ton salut ; je compte sur ta promesse. Mes yeux s'éteignent dans l'attente de ta promesse, je dis : Quand me consoleras-tu ? Car je suis comme une outre fumée ; je n'oublie point tes commandements. Quel est le nombre des jours de ton serviteur ? Quand feras-tu justice de mes persécuteurs ? Des orgueilleux creusent des fosses devant moi ; ils n'agissent point d'après ta loi. Tous tes commandements sont vrais : sans cause ils me persécutent ; assiste-moi ! Ils m'ont presque détruit, après m'avoir terrassé ; mais je n'abandonne point tes commandements, Selon ta miséricorde rends-moi la vie, afin que j'observe les ordres de ta bouche !Lamed. Éternellement, Seigneur, ta parole subsiste dans les Cieux, d'âge en âge ta vérité demeure ; tu as fondé la terre, et elle est stable ; suivant tes lois tout subsiste aujourd'hui, car toutes choses te sont assujetties. Si ta loi n'eût fait mes délices, j'aurais péri dans ma misère. Jamais je n'oublierai tes commandements, car c'est par eux que tu me fais vivre. Je suis à toi : donne-moi ton secours ! car je cherche tes commandements. Les impies m'attendent pour me faire périr ; je suis attentif à tes ordres. A toute chose parfaite j'ai vu une fin ; ta loi est infinieMem. Combien j'aime ta loi ! elle est ma pensée de tous les jours. Tes préceptes me rendent plus sage que mes ennemis. car ils sont toujours avec moi. Je suis plus expert que tous mes maîtres, car tes ordonnances sont la pensée que j'ai ; je suis plus entendu que les vieillards, car j'observe tes commandements. Je tiens mon pied loin de tout mauvais sentier, afin que j'observe ta parole. Je ne m'écarte point de ta loi, car c'est toi qui m'instruis. Que ta parole est douce à mon palais ! elle l'est plus que le miel à ma bouche. Dans tes commandements je puise l'intelligence, aussi je hais tous les sentiers du mensonge.Nun. Ta parole est une lampe devant mes pieds, et une lumière sur mon sentier. J'ai fait le serment, et je le tiens, d'observer tes justes lois. Je suis extrêmement affligé : Éternel, rends-moi la vie selon ta promesse ! Agrée, Éternel, le libre hommage de ma bouche, et enseigne-moi tes lois ! Ma vie est toujours en péril ; mais je n'oublie point ta loi. Des impies me tendent des pièges, mais je ne m'écarte point de tes ordres. Je me suis pour toujours approprié tes préceptes car ils sont la joie de mon cœur. J'ai plié mon cœur à la pratique de tes lois, pour jamais, jusqu'à la fin.Samech. Je hais les hommes partagés, et j'aime ta loi. Tu es mon abri et mon bouclier ; j'attends ta promesse. Eloignez-vous de moi, méchants, afin que je garde les commandements de mon Dieu ! Soutiens-moi selon ta promesse, afin que je vive, et ne me confonds point à cause de mon espoir ! Sois mon appui, pour que je sois sauvé, et que j'aie toujours les yeux sur tes commandements ! Tu méprises tous ceux qui s'écartent de tes lois ; car leur fraude n'est qu'illusion. Tu enlèves comme des scories tous les impies de la terre ; c'est pourquoi j'aime tes ordonnances. Tes terreurs font frissonner mon corps, et je redoute tes jugements.Aïn. J'ai pratiqué la loi, la justice : tu ne m'abandonneras pas à mes oppresseurs ! Prends le parti de ton serviteur pour le sauver ! que les superbes ne m'oppriment pas ! Mes yeux languissent après ton secours et ta juste promesse. Traite ton serviteur selon ta miséricorde, et enseigne-moi tes ordonnances ! Je suis ton serviteur : donne-moi l'intelligence, pour que j'aie la science de tes commandements. Il est pour l'Éternel temps d'agir ; ils ont enfreint ta loi. Aussi j'aime tes commandements, plus que l'or, et que l'or pur ; aussi je trouve justes tous tes commandements ; et je hais tous les sentiers du mensonge.Pé. Tes commandements sont admirables ; c'est pourquoi mon âme les garde. La révélation de tes paroles éclaire, donne de l'intelligence aux simples. J'ouvre la bouche, je soupire ; car je suis avide de tes commandements. Tourne tes regards sur moi, et prends pitié de moi, selon le droit de ceux qui aiment ton nom ! Affermis mes pas dans ta parole, et ne laisse aucun mal prendre empire sur moi ! Délivre-moi de l'oppression des hommes, afin que j'observe tes commandements ! Fais luire ta face sur ton serviteur, et enseigne-moi tes ordonnances ! Des torrents d'eau coulent de mes yeux, parce que l'on n'observe pas ta loi.Tsadé. Tu es juste, Éternel, et tes jugements sont équitables ; tu prescris la justice dans tes ordonnances, et une grande vérité. Mon indignation me consume, de ce que mes ennemis oublient tes paroles. Ta parole est parfaitement pure, et ton serviteur l'aime. Je suis chétif et méprisé ; je n'oublie point tes préceptes. Ta justice est un droit éternel, et ta loi, une vérité. La détresse et l'angoisse m'ont atteint ; tes commandements sont mon délice. La justice de tes ordonnances est éternelle ; donne-moi l'intelligence, afin que je vive !Quoph. Je t'invoque de tout mon cœur, exauce-moi, Éternel afin que j'observe tes ordonnances ! Je t'invoque : aide-moi, afin que je garde tes commandements ! Je devance l'aurore et je crie ; j'attends ta promesse. Avant les veilles j'ouvre déjà les yeux, pour méditer ta parole. Entends ma voix selon ta miséricorde ! Éternel, selon ta justice donne-moi la vie ! Ils s'approchent ceux qui poursuivent le mal, ils se tiennent loin de ta loi ; mais tu es proche, Éternel, et tous tes commandements sont vérité. Dès longtemps je sais par tes décrets que pour l'éternité tu les as arrêtés.Resch. Vois ma misère, et me délivre ! car je n'oublie point ta loi. Soutiens ma querelle, et me rachète ! selon ta promesse donne-moi la vie ! Le salut est loin des impies ; car ils ne cherchent point tes ordonnances. Tes compassions sont grandes, Éternel ; donne-moi la vie selon tes décrets ! Mes persécuteurs et mes oppresseurs sont nombreux ; je n'ai point dévié de tes commandements. Je vois les infidèles, et j'en ai de l'horreur ; ils n'observent point ta parole. Considère que j'aime tes commandements : Éternel, selon ta miséricorde donne-moi la vie ! Le sommaire de ta parole, c'est vérité, et toutes tes justes lois sont éternelles.Schin. Des princes me persécutent sans cause ; mais mon cœur ne craint que tes paroles. Je me réjouis de ta parole, comme celui qui trouve un grand butin. Je hais, je déteste le mensonge ; j'aime ta loi. Sept fois le jour je te célèbre, à cause de tes justes lois. Ils ont une grande paix ceux qui aiment la loi, pour eux il n'y a point de traverses. Je m'attends à ton secours, Éternel, et je pratique tes commandements. Mon âme observe tes ordonnances, et j'ai pour elles un grand amour. J'exécute tes ordres et tes commandements, car toutes mes voies sont présentes à tes yeux.Thav. Que mes cris aient accès près de toi, Éternel ! selon ta promesse donne-moi l'intelligence ! Que ma prière arrive devant toi ! selon ta promesse sauve-moi ! Que mes lèvres épanchent la louange ! car tu m'enseignes tous tes commandements ! Que ma langue célèbre ta parole ! car toutes tes lois sont justes. Que ta main me soit en aide ! car j'ai fait choix de tes commandements. Je suis désireux de ton secours, Éternel, et ta loi fait mes délices. Que mon âme vive, et qu'elle te loue ! et de tes jugements donne-moi le secours ! Je suis errant, comme une brebis perdue ; cherche ton serviteur ! car je n'oublie pas tes commandements.

Psaume responsorial

Psaumes 114

Lorsque Israël quitta l'Egypte, et la maison de Jacob un peuple au langage étrange, Juda devint son Sanctuaire, et Israël, sa Souveraineté. A sa vue la mer s'enfuit, et le Jourdain retourna en arrière, les montagnes bondirent comme des béliers, les collines, comme de jeunes agneaux. Qu'as-tu, ô mer, que tu t'enfuis, ô Jourdain, que tu retournes en arrière, montagnes, que vous bondissez comme des béliers, vous, collines, comme de jeunes agneaux ? A l'aspect du Seigneur, tremble, ô terre, à l'aspect du Dieu de Jacob, qui transforme la roche en un amas d'eaux, et le dur caillou en source jaillissante !

Prière du soir — première lecture

Deutéronome 4:23-41

Veillez sur vous afin de ne pas oublier l'alliance de l'Éternel, votre Dieu, qu'il a conclue avec vous, et de ne vous faire aucune idole, aucune effigie de rien de ce que l'Éternel, ton Dieu, t'a interdit. Car l'Éternel, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux. Lorsque vous aurez eu des enfants et des petits-enfants et que vous serez établis dans le pays, si vous vous corrompez, si vous vous fabriquez quelque image ou une effigie quelconque, et faites ainsi ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, ton Dieu, pour le provoquer, je prends aujourd'hui à témoin contre vous les Cieux et la terre que vous serez bientôt exterminés du pays dont, après le passage du Jourdain, vous ferez la conquête ; vous n'y passerez pas de longs jours, mais vous serez détruits, exterminés. Et l'Éternel vous disséminera parmi les peuples et vous survivrez en petit nombre au milieu des nations où l'Éternel vous emmènera ; et là, vous servirez des dieux, ouvrage des mains de l'homme, le bois et la pierre, qui ne voient, ni n'entendent, ni ne mangent, ni n'odorent. Mais de là tu chercheras l'Éternel, ton Dieu, et tu le trouveras si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme. Dans ta détresse et lorsque toutes ces choses t'atteindront dans la suite des temps, tu reviendras à l'Éternel, ton Dieu, et tu écouteras sa voix. Car c'est un Dieu miséricordieux, que l'Éternel, ton Dieu ; Il ne te laissera pas, ne te perdra pas, et n'oubliera pas l'alliance de tes pères, qu'il leur a jurée. Hé ! demande en effet aux temps primitifs qui t'ont précédé, depuis le jour où Dieu créa des hommes sur la terre, et d'une extrémité du ciel à l'autre, si jamais advint si grande chose, ou s'il en a été entendu une pareille, si jamais peuple ouït la voix d'un Dieu parlant du milieu du feu, comme tu l'as ouïe, et en demeurant en vie ! ou si jamais un Dieu tenta de venir se choisir une nation au sein d'une autre, par des épreuves, des signes et des prodiges, et la guerre, et d'une main forte et d'un bras étendu, et par des exploits grands et terribles, comme tout ce qu'a fait pour vous l'Éternel, votre Dieu, en Egypte devant vos yeux. Tu en as été rendu spectateur pour reconnaître que l'Éternel est Dieu et que hors lui il n'en est point. Des Cieux Il t'a fait entendre sa voix pour t'instruire, et sur la terre Il t'a fait voir son feu majestueux, et c'est du feu que tu entendis sortir ses paroles. Et parce qu'il aima tes pères et qu'il fit choix de leur race après eux, en personne et par sa grande vertu Il te fit sortir de l'Egypte pour chasser devant toi des nations grandes et fortes plus que toi, pour t'amener, pour te donner leur pays en propriété, comme [il arrive] aujourd'hui. Reconnais donc maintenant et mets-le dans ton cœur, que l'Éternel est Dieu, en haut dans les Cieux, et en bas sur la terre, qu'il n'en est pas d'autre. Et garde ses statuts et ses commandements que je te prescris en ce jour, afin que tu sois heureux toi et tes fils après toi, et que tu passes de longs jours dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne pour toujours. Alors Moïse sépara trois villes au delà du Jourdain vers le soleil levant,

Deuxième lecture

Romains 6

Que dirons-nous donc ? Demeurons dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de nous cette pensée ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ou bien, ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, de même que Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous entrions dans un renouvellement de vie, car si nous nous sommes par ressemblance identifiés à sa mort, nous nous identifierons plus encore à sa résurrection. Sachant en outre que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps où règne le péché fût détruit, pour que nous ne fussions plus asservis au péché ; car celui qui est mort est soustrait à la juridiction du péché. Mais si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ, une fois ressuscité des morts, ne meurt plus ; la mort n'a plus de puissance sur lui ; car la mort qu'il a soufferte, c'est pour le péché qu'il l'a soufferte une fois pour toutes, tandis que la vie dont il vit, il en vit pour Dieu. De même, vous aussi, regardez-vous comme étant morts pour le péché, mais comme vivant pour Dieu en Christ-Jésus. Que le péché ne règne donc plus dans votre corps mortel, pour que vous obéissiez aux convoitises de celui-ci, et ne mettez pas non plus vos membres à la disposition du péché comme des instruments d'iniquité, mais mettez-vous vous-mêmes à la disposition de Dieu, comme de morts étant devenus vivants, et mettez aussi vos membres à la disposition de Dieu comme des instruments de justice. Car le péché n'aura pas de puissance sur vous, parce que vous n'êtes pas sous la loi, mais sous la grâce. Quoi donc ? Péchons, parce que nous ne sommes pas sous la loi mais sous la grâce ? Loin de nous cette pensée ! Ne savez-vous pas qu'en vous mettant comme esclaves à la disposition de quelqu'un pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui auquel vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice ? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que vous, qui étiez esclaves du péché, vous avez obéi de cœur au modèle d'enseignement qui vous a été transmis, et de ce qu'après avoir été affranchis du péché vous avez été asservis à la justice ; je parle d'une manière humaine à cause de la faiblesse de votre chair. Eh bien, de même que vous avez mis vos membres comme esclaves à la disposition de l'impureté et du désordre, de même mettez maintenant vos membres comme esclaves à la disposition de la justice pour parvenir à la sanctification. Car lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres quant à la justice. Quel fruit retiriez-vous donc alors des choses dont vous rougissez maintenant ? Elles n'ont en effet d'autre résultat que la mort, tandis que maintenant que vous avez été affranchis du péché et asservis à Dieu, le fruit que vous retirez a pour effet la sanctification et pour résultat la vie éternelle. Car le salaire que paie le péché, c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur.

Deuxième lecture

2 Jean 1

L'ancien, à Kyria l'élue et à ses enfants que j'aime véritablement (et non pas moi seul, mais encore tous ceux qui ont connu la vérité), à cause de la vérité qui demeure en nous et qui sera avec nous pour l'éternité : avec nous sera la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et de la part de Jésus-Christ le fils du Père, dans la vérité et dans l'amour ! J'ai été très fort réjoui de trouver de tes enfants qui marchent dans la vérité, comme nous en avons reçu le commandement du Père. Et maintenant je te prie, Kyria (non point comme si je t'adressais un commandement nouveau, mais c'est celui que nous avions dès le commencement), que nous nous aimions les uns les autres. Et voici en quoi consiste l'amour : c'est que nous marchions selon Ses commandements ; ce commandement existe, comme vous l'avez ouï dès le commencement, afin que vous y conformiez votre conduite. Comme plusieurs séducteurs ont fait irruption dans le monde, lesquels ne confessent point Jésus-Christ venu en chair (c'est là le séducteur et l'antechrist), prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de notre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. Quiconque va en avant et ne demeure pas attaché à l'enseignement de Christ ne possède point Dieu ; celui qui demeure attaché à cet enseignement, celui-là possède et le Père et le Fils. Si quelqu'un vient à vous et n'apporte pas cet enseignement, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : salut ; car celui qui lui dit : salut, participe à ses mauvaises œuvres, Quoique j'eusse beaucoup de choses à vous écrire, je n'ai pas voulu recourir au papier et à l'encre, mais j'espère me rendre auprès de vous et vous parler bouche à bouche, afin que votre joie soit complète. Les enfants de ta sœur l'élue te saluent.

Deuxième lecture

1 Timothée 4:1-10

mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains hommes se détacheront de la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, grâce à l'hypocrisie de faux docteurs, qui portent dans leur propre conscience la marque de la flétrissure, qui interdisent le mariage, prescrivent de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés afin qu'ils fussent pris avec actions de grâces par les fidèles et ceux qui connaissent la vérité, car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté quand on le prend avec actions de grâces, puisque tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière. En rappelant ces choses aux frères tu seras un bon ministre de Christ Jésus, nourri des paroles de la foi et du bon enseignement que tu t'es attaché à suivre ; mais repousse les fables profanes et extravagantes, et exerce-toi à la piété ; en effet, l'exercice corporel n'est utile qu'à peu de chose, tandis que la piété est utile pour toutes choses, puisqu'elle possède la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir ; c'est là une vérité certaine et digne de toute créance ; car c'est pour cela que nous travaillons et que nous luttons, parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant qui est le sauveur de tous les hommes, et principalement des fidèles.

Deuxième lecture

1 Pierre 4:1-10

Christ ayant donc souffert quant à la chair, armez-vous aussi des mêmes dispositions, car celui qui a souffert quant à la chair a été délivré quant aux péchés, en sorte que ce n'est plus sur les convoitises humaines, mais sur la volonté de Dieu, qu'il doit régler le temps qui lui reste à vivre en la chair ; c'est assez, en effet, d'avoir pendant le temps passé accompli la volonté des Gentils en vivant dans la débauche, les convoitises, l'ivrognerie, les excès, les orgies et les idolâtries criminelles ; aussi sont-ils étonnés de ce que vous ne vous précipitez pas avec eux dans le même débordement de dissolution, et ils vous calomnient, eux qui rendront compte à Celui qui va juger les vivants et les morts ; car la bonne nouvelle a été annoncée aussi aux morts, afin que d'un côté ils fussent jugés comme les hommes, quant à la chair, et que de l'autre côté ils vécussent comme Dieu, quant à l'esprit. Or la fin de toutes choses approche ; soyez donc sages et sobres pour vaquer aux prières ; ayant avant tout, les uns pour les autres, une ardente charité, car la charité couvre une multitude de péchés ; exerçant sans murmure l'hospitalité réciproque ; chacun selon le don qu'il a reçu, le mettant au service des autres, comme de bons administrateurs des diverses grâces de Dieu ;

Évangile

Matthieu 9

Et étant monté dans une barque, il passa sur l'autre rive, et il vint dans sa propre ville. Et voici, on lui amenait un paralytique couché sur un lit, et Jésus ayant vu leur foi dit au paralytique : « Courage ! mon enfant, tes péchés sont pardonnes. » Et voici, quelques-uns des scribes dirent en eux-mêmes : « Cet homme blasphème. » Et Jésus connaissant leurs pensées dit : « Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs ? Car lequel est le plus facile, de dire : Tes péchés sont pardonnés ; ou de dire : Lève-toi et marche ? Or, pour que vous sachiez que le fils de l'homme a sur la terre l'autorité de pardonner les péchés…. Lève-toi, » dit-il alors au paralytique, « prends ton lit et va-t-en dans ta maison. » Et s'étant levé, il s'en alla dans sa maison ; ce que la foule ayant vu elle fut effrayée, et elle glorifia Dieu qui avait donné une telle autorité aux hommes. Et s'éloignant de là Jésus vit un homme assis au bureau des péages, appelé Matthieu, et il lui dit : « Suis-moi ! » Et s'étant levé il le suivit. Et il advint, comme il était à table dans la maison, que, voici, beaucoup de publicains et de pécheurs survinrent, qui s'attablaient avec Jésus et ses disciples ; ce que les pharisiens ayant vu, ils disaient à ses disciples : « Pourquoi est-ce avec les publicains et les pécheurs, que mange votre maître ? » Ce que lui ayant ouï, il dit : « Ce ne sont pas les valides qui ont besoin du médecin, mais les mal portants. Mais allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Alors les disciples de Jean s'approchent de lui, en disant : « Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point ? » Et Jésus leur dit : « Est-ce que les fils de la chambre nuptiale peuvent être dans le deuil tant que l'époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Personne ne met une pièce d'étoffe écrue à un vieil habit, car ce rapiécetage enlève une partie de l'habit, et il en résulte une déchirure pire. On ne met pas non plus du vin nouveau dans des outres vieilles, autrement les outres se rompent, et le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met du vin nouveau dans des outres neuves, et ils se conservent réciproquement. » Pendant qu'il leur parlait ainsi, voici, un chef s'étant approché l'adorait, en disant : « Ma fille vient de trépasser, mais viens poser ta main sur elle, et elle vivra. » Et Jésus s'étant levé le suivit, ainsi que ses disciples. Et voici, une femme, atteinte d'une perte de sang depuis douze ans, s'étant approchée par derrière toucha la frange de son manteau, car elle disait en elle-même : « Si seulement je touche son manteau, je serai guérie. » Mais Jésus s'étant retourné et l'ayant vue, dit : « Courage ! ma fille, ta foi t'a guérie. » Et dès ce moment-là cette femme fut guérie. Et Jésus étant arrivé dans la maison du chef, et ayant vu les joueurs de flûte et la foule bruyante, disait : « Retirez-vous, car la petite fille n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui. Mais, lorsque la foule eut été chassée, il entra, prit sa main, et la petite fille se leva. Et cette nouvelle se répandit dans toute cette contrée-là. Et comme Jésus s'éloignait de là, deux aveugles le suivirent, qui s'écriaient : « Aie pitié de nous, fils de David ! » Et lorsqu'il fut arrivé dans la maison, les aveugles s'approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je puisse faire cela ? » Ils lui disent : « Oui, Seigneur ! » Alors il toucha leurs yeux, en disant : « Qu'il vous soit fait selon votre foi. » Et leurs yeux furent ouverts, et Jésus les tança vertement en disant : « Prenez garde que personne ne le sache. » Mais, après qu'ils furent sortis, ils répandirent sa renommée dans toute cette contrée-là. Or, comme ils sortaient, voici, on lui amena un démoniaque muet ; et le démon ayant été chassé, le muet parla, et la foule étonnée disait : « Jamais chose semblable ne s'est vue en Israël. » Mais les pharisiens disaient : « C'est par le chef des démons qu'il chasse les démons. » Et Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, et prêchant l'évangile du royaume, et guérissant toute espèce de maladies et d'infirmités. Or, en voyant la foule, il fut ému de compassion envers elle, parce qu'elle était lasse et abattue, comme des brebis qui n'ont pas de berger. Alors il dit à ses disciples : « La moisson est considérable, il est vrai, mais les ouvriers sont en petit nombre ; priez donc le maître de la moisson, afin qu'il envoie des ouvriers dans Sa moisson. »

Prière du soir — deuxième lecture

1 Jean 5

Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu, et quiconque aime Celui qui l'a fait naître, aime celui qui est né de Lui ; voici à quoi nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : c'est lorsque nous aimons Dieu et que nous pratiquons Ses commandements ; car voici en quoi consiste l'amour de Dieu : c'est que nous observions Ses commandements ; et Ses commandements ne sont point pénibles, car tout ce qui est né de Dieu remporte la victoire sur le monde ; et la victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi. Or, quel est celui qui remporte la victoire sur le monde, sinon celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu ? C'est ce Jésus-Christ qui est venu avec de l'eau et du sang, non pas avec l'eau seule, mais avec l'eau et avec le sang ; et l'Esprit est celui qui témoigne, parce que l'Esprit est la vérité ; car ils sont trois ceux qui témoignent : l'Esprit, et l'eau, et le sang, et les trois s'accordent. Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c'est le témoignage de Dieu, puisqu'il a rendu témoignage à Son fils. Celui qui croit au fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage ; celui qui ne croit pas Dieu en fait un menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à Son fils. Et voici en quoi consiste ce témoignage : c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en Son fils ; celui qui possède le Fils possède la vie ; celui qui ne possède pas le fils de Dieu ne possède point la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous possédez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du fils de Dieu. Et voici la ferme assurance que nous avons en Lui : c'est que, si nous demandons quelque chose selon Sa volonté, Il nous écoute ; et si nous savons qu'il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que c'est de Lui que nous obtenons les demandes que nous avons faites. Si quelqu'un voit son frère commettre un péché qui n'entraîne pas la mort, il priera, et Il lui donnera la vie, s'il s'agit de péchés qui n'entraînent pas la mort ; il y a un péché qui entraîne la mort, ce n'est point pour celui-là que je dis qu'il intercède ; toute injustice est un péché, et il y a un péché qui n'entraîne pas la mort. Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point, mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le trouve pas. Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. Nous savons aussi que le fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence nécessaire pour connaître le Véritable, et nous sommes dans le Véritable, en étant dans Son fils Jésus-Christ. Celui-ci est le véritable Dieu et la vie éternelle. Petits enfants, préservez-vous des idoles !

Évangile

Luc 5:12-26

Et il advint, pendant qu'il se trouvait dans une des villes, que, voici, un homme couvert de lèpre ayant vu Jésus tomba la face contre terre, et le supplia en disant : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me guérir. » Et ayant étendu la main, il le toucha en disant : « Je le veux, sois guéri ! » Et aussitôt la lèpre le quitta. Et il lui enjoignit de n'en parler à personne ; « mais va, » lui dit-il, « te montrer au sacrificateur, et présente l'offrande pour ta purification conformément à ce qu'a prescrit Moïse pour leur servir d'attestation. » Or le bruit de sa renommée ne faisait que se répandre de plus en plus, et une foule nombreuse accourait pour l'entendre, et pour être guérie de ses infirmités. Quant à lui, il se retirait dans les déserts et priait. Et il advint un jour, pendant que lui-même enseignait et que les pharisiens et les docteurs de la loi, qui étaient venus de tous les villages de Galilée et de Judée et de Jérusalem, se trouvaient présents, et qu'une puissance du Seigneur se montrait dans ses guérisons, que, voici, des hommes apportent sur un lit un homme qui était paralytique, et ils cherchaient à l'introduire et à le placer devant lui. Et n'ayant pas trouvé le moyen de l'introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit, et ils le descendirent au travers des tuiles avec son petit lit, tout au milieu en présence de tous. Et ayant vu leur foi, il dit : « O homme, tes péchés t'ont été pardonnés ! » Et les scribes et les pharisiens se mirent à se demander : « Qui est celui-ci, qui profère des blasphèmes ? Qui est-ce qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ? » Mais Jésus connaissant leurs pensées, leur répliqua : « A quoi pensez-vous dans vos cœurs ? Quel est le plus facile, de dire : Tes péchés t'ont été pardonnés, ou de dire : Lève-toi et marche. Or, pour que vous sachiez que le fils de l'homme a sur la terre l'autorité de pardonner les péchés… » il dit au paralytique : « Je te le dis, lève-toi, prends ton petit lit, et va-t-en dans ta maison. » Et aussitôt s'étant levé devant eux, il prit sa couche, et s'en alla dans sa maison en glorifiant Dieu. Et tous furent saisis de surprise, et ils glorifiaient Dieu, et ils furent remplis de crainte, « car, » disaient-ils, « nous avons vu aujourd'hui des choses étranges. »

Évangile

Jean 5:31-38

Si c'est moi qui témoigne en ma faveur, mon témoignage n'est pas véridique ; c'est un autre qui témoigne pour moi, et je sais que le témoignage qu'il porte en ma faveur est véridique. Pour vous, vous avez envoyé auprès de Jean, et il a rendu témoignage à la vérité ; mais moi, ce n'est pas d'un homme que je reçois le témoignage qui m'est rendu ; si j'en parle, c'est afin que vous soyez sauvés ; il était la lampe qui brûle et qui luit, mais vous, vous avez voulu vous égayer un instant à sa lumière. Quant à moi, j'ai un témoignage qui est plus grand que celui de Jean, car les œuvres que le Père m'a données afin que je les accomplisse, ces œuvres mêmes que je fais témoignent pour moi que le Père m'a envoyé ; et le Père qui m'a envoyé, c'est Lui qui a témoigné pour moi. Jamais vous n'avez entendu Sa voix, ni vous n'avez vu Sa figure, et vous n'avez pas Sa parole demeurant en vous, car vous ne croyez pas en celui que Lui-même a envoyé.

Évangile

Matthieu 14

En ce temps-là Hérode le tétrarque ouït parler de la renommée de Jésus, et il dit à ses serviteurs : « Cet homme est Jean le baptiste ; il est ressuscité des morts, et c'est pourquoi les miracles s'opèrent par lui. » Hérode, en effet, après avoir fait dans le temps arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodias, femme de Philippe son frère ; car Jean lui disait : « Il ne t'est pas permis de la posséder. » Et quoiqu'il eût désiré le faire mourir, il avait craint la foule, car on le regardait comme un prophète. Mais lors de la fête anniversaire de la naissance d'Hérode, la fille d'Hérodias dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode, en sorte qu'il s'engagea par serment à lui donner quoi que ce fût qu'elle demanderait. Or, ayant été endoctrinée par sa mère : « Donne-moi, » dit-elle, « ici, sur un plat, la tête de Jean le baptiste. » Et le roi attristé ordonna, à cause de son serment et des convives, qu'on la donnât, et il envoya décapiter Jean dans la prison. Et sa tête fut apportée sur un plat, et donnée à la jeune fille, et elle la porta à sa mère. Et ses disciples vinrent enlever le cadavre, et ils l'enterrèrent, et ils allèrent en informer Jésus. Or, Jésus l'ayant appris, partit de là sur une barque, pour se retirer à l'écart dans un lieu désert, et la foule l'ayant su le suivit à pied des différentes villes. Et étant sorti, il vit une foule nombreuse, et il fut ému de compassion envers elle, et il guérit leurs malades. Mais, le soir étant venu, les disciples s'approchèrent de lui en disant : « Ce lieu est désert, et l'heure est déjà avancée, renvoie la foule, afin qu'elle se rende dans les villages pour s'y acheter des vivres, » Or Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller, donnez-leur vous-mêmes à manger. » Mais ils lui disent : « Nous n'avons ici que cinq pains et deux poissons. » Et il dit : « Apportez-les-moi ici, et ordonnez à la foule de s'asseoir sur l'herbe. » Après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, il prononça, en levant les yeux vers le ciel, une bénédiction ; et après les avoir rompus, il donna les pains à ses disciples et les disciples à la foule. Et tous mangèrent et furent rassasiés ; et on emporta le surplus des morceaux dans douze corbeilles pleines. Or, ceux qui mangèrent étaient environ cinq mille hommes, sans compter les femmes et les petits enfants. Et aussitôt il contraignit ses disciples à monter dans une barque et à passer avant lui sur l'autre rive, jusques à ce qu'il eût renvoyé la foule. Et, après avoir renvoyé la foule, il monta sur la montagne pour prier à l'écart. Mais, le soir étant venu, il se trouva seul en cet endroit. Or, la barque était déjà éloignée de plusieurs stades de la terre, et elle était battue par les flots, car le vent était contraire. Mais à la quatrième veille de la nuit, il vint vers eux en marchant sur la mer. Or les disciples, en le voyant marcher sur la mer, furent tout troublés, et ils se disaient : « C'est un fantôme, » et dans leur peur ils se mirent à crier. Mais Jésus leur parla aussitôt, en disant : « Courage, c'est moi ; n'ayez pas peur. » Et Pierre lui répliqua : « Seigneur, si c'est toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Et il lui dit : « Viens. » Et Pierre, étant descendu de la barque, marcha sur les eaux et vint vers Jésus ; mais en voyant la violence du vent, il eut peur, et ayant commencé à s'enfoncer, il s'écria : « Seigneur, sauve-moi. » Et aussitôt Jésus ayant étendu la main le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et lorsqu'ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Mais ceux qui étaient dans la barque l'adorèrent, en disant : « Tu es vraiment le fils de Dieu. » Et ayant achevé leur traversée, ils touchèrent terre à Gennèsaret, et les gens de ce lieu-là l'ayant reconnu envoyèrent dans tout le pays circonvoisin, et on lui amena tous les malades, et ils le suppliaient de les laisser toucher seulement la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent guéris.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.