Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Romains 14:1-9

Quant à celui qui est faible en sa persuasion, accueillez-le sans en venir à des querelles d'opinion : l'un croit pouvoir manger de tout, tandis que celui qui est faible ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas ; mais que celui qui ne mange pas ne condamne pas celui qui mange, car Dieu l'a pris à Son service. Qui es-tu, toi qui condamnes un serviteur étranger ? Qu'il reste debout ou qu'il tombe, cela regarde son propre maître ; mais il restera debout, car son maître a le pouvoir de le faire tenir droit. L'un distingue un jour d'un autre jour, tandis que l'autre tient tous les jours pour égaux ; que chacun soit dans sa propre intelligence pleinement persuadé. Celui qui met de l'importance à tel ou tel jour le fait pour le Seigneur ; et celui qui mange mange pour le Seigneur, car il rend grâces à Dieu ; et celui qui ne mange pas le fait en vue du Seigneur, et il rend grâces à Dieu. En effet nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même ; car, soit que nous vivions, nous vivons pour le Seigneur ; soit que nous mourions, nous mourons pour le Seigneur ; soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous appartenons au Seigneur ; car Christ est mort et il a vécu afin de régner et sur les morts et sur les vivants,

Première lecture

Exode 15

Alors Moïse et les enfants d'Israël chantèrent un hymne à l'Éternel et ils dirent :Je chante l'Éternel qui a paru dans sa grandeur ; Il a jeté dans la mer le cheval et son cavalier. Que l'Éternel soit ma gloire et l'objet de mes chants, car Il a été mon sauveur. C'est lui qui est mon Dieu, je le célèbre, le Dieu de mon père, je l'exalte. L'Éternel est un guerrier, son nom est l'Éternel. Il a jeté dans la mer les chars de Pharaon, et son armée ; ses champions d'élite sont plongés dans la Mer des algues ; les flots les ont couverts : ils ont enfoncé dans l'abîme comme la pierre. Ta droite, O Éternel, que la puissance illustre, ta droite, ô Éternel, met tes ennemis en pièces. Par ta souveraine majesté tu abats ceux qui te résistent, tu donnes cours à ta colère ; et elle les consume comme la balle. Au souffle de tes narines les eaux s'accumulèrent, comme une digue les courants s'arrêtèrent, les flots se contractèrent au sein de la mer. L'ennemi disait : Je vais poursuivre, atteindre, partager le butin, mon âme s'assouvira sur eux, je tirerai l'épée, ma main les détruira ; tu exhalas ton souffle, la mer les couvrit, comme le plomb ils s'abîmèrent dans les ondes puissantes. Qui t'égale parmi les dieux, Éternel ? Lequel est comme toi illustre en sainteté, auguste en gloire, auteur de merveilles ? Tu étendis ta main, la terre les engloutit. Tu conduis par ta grâce le peuple que tu as sauvé, tu le mènes par ta puissance au séjour de ta sainteté. A cette nouvelle les peuples tremblent, l'effroi saisit les habitants de la Philistie ; alors les princes d'Édom sont éperdus, la terreur s'empare des héros de Moab, les habitants de Canaan s'épouvantent ; la frayeur et l'alarme fond sur eux, la grandeur de ton bras les rend muets comme la pierre, jusqu'à ce que ton peuple soit passé, Éternel, jusqu'à ce que soit passé le peuple que tu t'es acquis. Tu les fais arriver et tu les plantes sur la montagne qui est ton héritage, dans le séjour dont tu as fait ta résidence, Éternel, dans le sanctuaire, Seigneur, qu'ont préparé tes mains. L'Éternel est roi, éternellement, à jamais ; car les coursiers de Pharaon avec ses chars et sa cavalerie s'avancèrent dans la mer, et l'Éternel ramena sur eux les flots de la mer, et les enfants d'Israël passèrent à sec au milieu de la mer. Alors Marie, la prophétesse, sœur d'Aaron, prit dans sa main le tambourin, et toutes les femmes sortirent à sa suite avec des tambourins et en formant des chœurs. Et Marie leur répondait : Chantez l'Éternel, car Il a montré sa grandeur, Il a jeté dans la mer les chevaux et les chars. Et Moïse fit partir les Israélites de la Mer aux algues, et ils s'avancèrent dans le désert de Sur et ils marchèrent trois journées dans le désert sans trouver d'eau. Et ils parvinrent à Mara, mais ils ne purent boire les eaux de Mara, car elles étaient amères ; c'est pourquoi on appelle ce lieu Mara (amertume). Alors le peuple murmura contre Moïse et dit : Que boirons-nous ? Et il éleva ses cris vers l'Éternel, et l'Éternel lui indiqua un bois qu'il jeta dans l'eau ; et l'eau devint douce. Là Il leur prescrivit des statuts et des lois, et là Il les mit à l'épreuve. Et Il dit : Si tu es docile à la voix de l'Éternel, ton Dieu, et que tu fasses ce qui est droit à ses yeux, et que tu écoutes ses ordres, et que tu observes tous ses statuts, je ne te ferai subir aucune des maladies que j'ai fait subir aux Égyptiens ; car je suis l'Éternel, ton médecin. Et ils arrivèrent à Elim, et là il y avait douze fontaines et soixante-dix palmiers, et ils y campèrent près des eaux.

Première lecture

Lévitique 26:1-20

Vous ne vous ferez point d'idoles, et ne vous élèverez ni sculpture, ni statue, et ne dresserez dans votre pays point de pierres ciselées, pour les adorer, car je suis l'Éternel, votre Dieu. Observez mes sabbats et révérez mes Sanctuaires. Je suis l'Éternel. Si vous suivez mes statuts, et si vous gardez mes commandements et les mettez en pratique, je vous donnerai vos pluies en leur saison, et la terre donnera ses produits et les arbres des campagnes leurs fruits. Et le battage se prolongera pour vous jusqu'à la vendange, et la vendange jusqu'aux semailles, et vous mangerez votre pain à rassasiement, et vous habiterez votre pays en sécurité. Et je mettrai la paix dans le pays, et vous vous coucherez sans que personne vous fasse peur, et j'exterminerai les bêtes féroces du pays, et l'épée ne passera point, par votre pays. Et vous poursuivrez vos ennemis et ils tomberont devant vous par l'épée, et cinq d'entre vous en poursuivront cent, et cent d'entre vous en poursuivront dix mille, et vos ennemis tomberont devant vous par l'épée. Et je serai tourné vers vous, et vous féconderai et vous multiplierai, et je mettrai à effet l'alliance que j'ai avec vous. Et vous mangerez des récoltes vieilles qui auront vieilli, et vous sortirez les anciennes pour faire place aux nouvelles. Et je fixerai ma résidence au milieu de vous, et mon âme n'aura pas pour vous du dédain, et j'irai et viendrai parmi vous, et je serai votre Dieu et vous serez mon peuple. Je suis l'Éternel, votre Dieu, qui vous ai tirés du pays des Égyptiens pour vous soustraire à leur servitude, et j'ai brisé le joug que vous portiez, et vous ai fait marcher la tête droite. Mais si vous ne m'obéissez pas, et ne faites pas toutes ces choses que je vous commande, et si, ayant du mépris pour mes statuts et du dédain pour mes lois, vous ne mettez point mes commandements en pratique et rompez l'alliance que vous avez avec moi, à mon tour aussi, voici ce que je vous ferai : je préposerai la terreur sur vous, la consomption et l'ardente fièvre, qui éteignent les yeux et font languir l'âme ; et vous sèmerez en vain vos semences, et vos ennemis les mangeront. Et je tournerai ma face contre vous, et vous serez battus en face de vos ennemis, et assujettis à ceux qui vous haïssent, et vous fuirez, quoique personne ne vous poursuive. Et si amenés jusque-là vous ne m'obéissez pas, j'augmenterai la correction en vous frappant au septuple pour vos péchés, et je briserai l'orgueil que vous donne votre force, et je rendrai votre ciel pareil au fer et votre sol pareil à l'airain, afin que votre force s'épuise en vain, et que votre terre ne rende pas ses récoltes, et que les arbres du pays ne donnent pas leurs fruits.

Prière du matin — première lecture

Ésaïe 58:1-13

Crie à plein gosier, ne te retiens pas ! à l'égal de la trompette élève la voix, et annonce à mon peuple son crime et à la maison de Jacob son péché ! Journellement ils m'interrogent et désirent savoir mes voies ; comme un peuple qui pratiquerait la justice et n'aurait pas abandonné la loi de son Dieu, ils demandent de moi des arrêts de justice ; ils désirent l'approche de Dieu : « Pourquoi jeûnons-nous [disent-ils], et tu ne le vois pas ? pourquoi nous traiter durement, et tu l'ignores ? » Voici, dans votre jour de jeûne vous courez à vos affaires, et exigez toutes vos corvées. Voici, vous jeûnez pour vous quereller, et pour disputer, et frapper d'un poing sacrilège. Vous ne jeûnez pas aujourd'hui à faire exaucer vos cris dans les lieux très hauts. Est-ce là le jeûne que j'aime, le jour où l'homme se traite durement ? Quoi ! plier la tête comme un jonc, et se coucher sur le cilice et la cendre, est-ce là ce que tu appelleras un jeûne, un jour approuvé de l'Éternel ? Voici le jeûne que j'aime : c'est qu'on délie les chaînes de l'impiété, qu'on fasse tomber les courroies du joug, qu'on affranchisse les opprimés et que vous enleviez toute sorte de joug ; et encore, que tu distribues ton pain à celui qui a faim, et amènes au logis les pauvres errants, que, si tu vois un homme nu, tu l'habilles, et que tu ne te dérobes pas à ton frère. Alors ta félicité éclora comme l'aurore, et ta guérison fera de rapides progrès, et ta justice marchera devant toi, et la gloire de l'Éternel sera ton arrière-garde. Alors tu appelleras et l'Éternel répondra ; tu crieras et Il dira : « Me voici ! » si dans ton sein tu cesses de mettre sous le joug, de montrer au doigt et de dire du mal. Si tu fais part de tes aliments à celui qui a faim, et rassasies l'âme indigente, alors pendant les ténèbres ta lumière se lèvera, et ton obscurité sera comme le midi. Et l'Éternel sera ton guide constant, et dans les lieux brûlés Il rassasiera ton âme, et redonnera de la vigueur à tes os ; tu seras comme un jardin arrosé et comme une source dont les eaux ne trompent jamais. Et les tiens relèveront les ruines anciennes, tu réédifieras des fondements mis à nu depuis plusieurs âges, et on te nommera réparateur des brèches, restaurateur des chemins pour peupler le pays. Si tu sais empêcher tes pieds de violer le sabbat, et ne pas suivre tes caprices dans mon jour saint, et si tu appelles le sabbat un délice, honoré de la consécration de l'Éternel, et si tu l'honores en ne pratiquant point tes voies, ne courant point à tes affaires, et ne tenant point de vains discours,

Épître

Joël 2:12-19

Mais, encore à présent, dit l'Éternel, revenez à moi de tout votre cœur, et avec jeûne et avec larmes et gémissements ! Déchirez vos cœurs et non vos vêtements, et revenez à l'Éternel votre Dieu, car Il est clément et pitoyable, patient et plein d'amour, et Il envoie les maux à regret. Qui sait ? Il reviendra peut-être et aura du regret, et laissera après lui des bénédictions, des offrandes et des libations pour l'Éternel votre Dieu. Sonnez de la trompette en Sion ! consacrez un jeûne ! convoquez une assemblée ! réunissez le peuple, formez une sainte convocation ! assemblez les vieillards, réunissez les enfants et les nourrissons à la mamelle ! que l'époux quitte sa chambre, et l'épouse son lit nuptial ! qu'entre le vestibule et l'autel pleurent les sacrificateurs, ministres de l'Éternel, et qu'ils disent : Éternel, épargne ton peuple, et ne livre pas ton patrimoine à l'opprobre, pour qu'il devienne la fable des peuples ! pourquoi dirait-on parmi les nations : Où est leur Dieu ? Alors l'Éternel prendra de l'intérêt pour son pays et épargnera son peuple, et l'Éternel répondra et dira à son peuple : Voici, je vous enverrai le blé et le moût et l'huile, et vous vous en rassasierez, et je ne vous livrerai plus à l'opprobre parmi les nations.

Première lecture

Ésaïe 45

Ainsi parle l'Éternel à son Oint, à Coresch, que je tiens par sa droite pour terrasser les nations devant lui, et afin que je déceigne les reins des rois ; pour ouvrir devant lui les portes, et afin que les entrées ne lui soient pas fermées : Je veux marcher devant toi et aplanir les aspérités, briser les portes d'airain, et abattre les verrous de fer, et je te livrerai les trésors des lieux sombres, et ce qui est enfoui dans l'obscurité, afin que tu reconnaisses que je suis l'Éternel qui t'appelai par ton nom, le Dieu d'Israël. Pour l'amour de mon serviteur Jacob et d'Israël mon élu, je t'appelai par ton nom, je te parlai avec bonté, et tu ne me connaissais pas ! Je suis l'Éternel, et il n'en est pas d'autre ; hors moi il n'y a point de Dieu : je te ceignis moi-même et tu ne me connaissais pas ! C'est afin que du Levant et du Couchant on reconnaisse que hors moi il n'y en a aucun : je suis l'Éternel, et il n'en est pas d'autre ; celui qui produit la lumière et crée les ténèbres, qui fait le bonheur et crée le malheur ; moi, l'Éternel, je suis l'auteur de tout cela. Cieux, distillez d'en haut, et que les nuées épanchent la grâce ! que la terre s'ouvre et produise le salut, et fasse germer la justice en même temps ! c'est moi, l'Éternel, qui crée ces choses. Malheur à qui dispute contre son créateur, têt parmi des têts de terre ! L'argile dit-elle à celui qui la façonne : « Que fais-tu » et ton œuvre dit-elle de toi : « Il n'a point de mains » ? Malheur à qui dit à son père : « Pourquoi engendres-tu ? » et à la femme : « Pourquoi enfantes-tu ? » Ainsi parle l'Éternel, le Saint d'Israël, et son créateur : Sur l'avenir interrogez-moi ! De mes enfants et de l'œuvre de mes mains remettez-moi le-soin ! C'est moi qui ai fait la terre, et sur elle ai créé des hommes. C'est par moi, par mes mains que furent étendus les Cieux, et j'ordonnai toute leur armée. Je l'ai suscité dans ma justice, et j'aplanirai toutes ses voies ; il relèvera ma cité et élargira mes captifs, non pas pour un prix ni pour une rançon, dit l'Éternel des armées. Ainsi parle l'Éternel : Les gains de l'Égypte et les profits de l'Ethiopie, et les Sabéens, hommes de haute taille, passeront chez toi et seront tiens ! ils marcheront à ta suite, et s'avanceront enchaînés, et ils s'inclineront devant toi et te diront en suppliant : « Dieu ne se trouve que chez toi ; il n'y en a pas d'autre ; hors lui point de Dieu ! » Certainement tu es un Dieu qui te caches, Dieu d'Israël, qui sauves ! Ils sont tous confus et honteux, ensemble ils s'en vont confondus, les fabricateurs d'idoles. L'Éternel sauve Israël d'un salut éternel ; vous n'aurez ni honte ni confusion dans tous les âges. Car ainsi parle l'Éternel, créateur des Cieux (Il est le Dieu formateur de la terre et son auteur, Il l'a consolidée ; Il ne la créa pas pour rien, Il la forma pour être habitée) : Je suis l'Éternel, et il n'en est pas d'autre. Ce n'est pas en cachette que j'ai parlé, ni dans un lieu obscur de la terre ! je ne dis pas à la race de Jacob : Cherchez-moi vainement ! Moi, l'Éternel, je dis la vérité, et parle avec droiture. Assemblez-vous et venez ! approchez tous ensemble, réchappés des nations ! Ils n'ont pas de sens ceux qui vont portant ce bois, leur idole, et prient un Dieu qui ne peut secourir. Exposez et alléguez ! et qu'ensemble ils se consultent ! Qui est-ce qui annonça ces choses dès les temps anciens, en fit dès longtemps la prédiction ? N'est-ce pas moi, l'Éternel ? Et hors moi il n'est point de Dieu, de Dieu juste et sauveur il n'en est point d'autre que moi. Tournez-vous vers moi, et recevez le salut, vous toutes les extrémités de la terre ! Car je suis Dieu et il n'en est pas d'autre. Je le jure par moi-même, et de ma bouche sort la vérité, une parole qui ne sera point retirée, c'est que tout genou fléchira devant moi, et toute langue me prêtera serment. Auprès de l'Éternel seul, me dira-t-on, se trouvent justice et puissance ; à lui viendront en rougissant tous ceux qui s'irritaient contre lui. Toute la race d'Israël par l'Éternel sera justifiée, et mettra sa gloire en lui.

Prière du matin — deuxième lecture

Marc 2:13-23

Et il sortit de nouveau pour se rendre auprès de la mer, et toute la foule vint vers lui, et il les enseignait. Et en passant il vit Lévi fils d'Alphée assis au bureau des péages, et il lui dit : « Suis-moi. » Et s'étant levé il le suivit. Et il advient qu'il se met à table dans sa maison ; et beaucoup de publicains et de pécheurs s'attablaient avec Jésus et ses disciples ; car ils étaient nombreux, et ils le suivaient. Et les scribes du parti des pharisiens, ayant vu qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Eh quoi ! il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Ce que Jésus ayant ouï, il leur dit : « Ce ne sont pas les valides qui ont besoin du médecin, mais les mal portants ; je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Et les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Et ils viennent et ils lui disent : « Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent-ils, tandis que les tiens ne jeûnent point. » Et Jésus leur dit : « Est-ce que les fils de la chambre nuptiale pendant que l'époux est avec eux peuvent jeûner ? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner ; mais des jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ce jour-là. Personne ne coud une pièce d'étoffe écrue à un vieil habit ; autrement le rapiécetage neuf du vieux s'emporte lui-même, et il en résulte une déchirure pire. Et personne ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement le vin rompra les outres, et le vin est perdu ainsi que les outres ; mais on met du vin nouveau dans des outres neuves. » Et il advint que le jour du sabbat il traversait les champs de blé, et ses disciples se mirent, tout en marchant, à arracher les épis.

Psaume responsorial

Psaumes 111

Alléluia ! Je loue l'Éternel de tout mon cœur, dans la réunion des justes et dans l'assemblée ! Les œuvres de l'Éternel sont grandes, telles que tous leurs désirs peuvent les souhaiter. Ce qu'il opère, est splendeur et magnificence, et sa justice demeure éternellement. Il a assuré une mémoire à ses miracles, l'Éternel est miséricordieux et clément. Il a donné la nourriture à ceux qui le craignaient, Il garde de son alliance un souvenir éternel. Il a révélé à son peuple la puissance de ses actes, en lui donnant la propriété des nations. Les œuvres de ses mains sont vérité et justice, tous ses commandements sont sûrs, stables pour jamais, pour l'éternité, tracés selon la vérité et la droiture. Il a dispensé le salut à son peuple, et sanctionné son alliance pour l'éternité. Son nom est saint et redoutable. La crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse ; qui s'y conforme a la bonne prudence. Sa gloire demeure éternellement.

Évangile

Matthieu 6:16-21

Or, quand vous jeûnez, ne prenez pas, comme les hypocrites, un air sombre ; car ils altèrent leur visage afin de faire voir aux hommes qu'ils jeûnent. En vérité, je vous le déclare, ils y trouvent toute leur récompense. Mais toi, lorsque tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas faire voir aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est présent en secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te rétribuera. « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la vermoulure détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, ou ni la teigne ni la vermoulure ne détruisent, et où les voleurs ne font effraction ni ne dérobent ; car là où est ton trésor, là sera ton cœur.

Psaume responsorial

Psaumes 48

Cantique des fils de Coré. L'Éternel est grand et digne d'être loué, dans la cité de notre Dieu, sur sa montagne sainte. Délices de toute la terre, le mont de Sion s'élève magnifique, sur ses flancs au Nord il porte la ville du grand Roi. Dieu pour ses palais s'est montré un rempart. Car voici, les rois se liguèrent : ensemble ils disparurent. Ils virent, et furent aussitôt éperdus, ils prirent l'épouvante, et s'enfuirent ; là même ils furent saisis du tremblement, des angoisses de l'enfantement, au souffle du vent d'Orient, qui fracasse les navires de Tarsis. Ce qu'on nous avait dit, nous l'avons vu nous-mêmes dans la ville de l'Éternel des armées, ville de notre Dieu ; Dieu la maintient à jamais. (Pause) O Dieu, nous pensons à ta grâce dans l'enceinte de ton temple. Que ta louange, ô Dieu, aussi bien que ton nom, retentisse jusqu'aux bouts de la terre ! De justice ta droite est remplie. La montagne de Sion est dans la joie, et les filles de Juda dans l'allégresse, à cause de tes jugements. Faites le tour de Sion et de son enceinte, comptez ses tours, examinez son fossé, faites la revue de ses palais, pour en parler à la race future ! Car ce Dieu est notre Dieu pour toujours, à jamais : Il nous conduira jusqu'à la mort.

Psaume responsorial

Psaumes 65

Au maître chantre. Cantique de David.A toi confiance et louange, ô Dieu, en Sion ! et qu'en ton honneur des vœux soient accomplis ! O toi, qui exauces la prière ! toute chair s'adresse à toi. Les iniquités l'emportent sur moi, mais tu pardonneras nos péchés. Heureux celui que tu choisis, et admets à séjourner dans tes parvis ! Nous voulons être nourris du bonheur de ta maison, de ton saint temple ! Tu fais des prodiges pour nous exaucer, en nous donnant la grâce, ô notre Dieu sauveur, en qui se confient toutes les extrémités lointaines de la terre et de la mer ! Celui qui par sa force affermit les montagnes, est ceint de puissance. Il met fin au tumulte de la mer, au tumulte de ses flots, et à la rumeur des peuples ; les habitants de l'horizon s'effraient à ses miracles, et tu remplis d'allégresse les lieux d'où surgissent l'aube et le crépuscule. Tu visites la terre et tu lui donnes l'abondance, tu l'enrichis de mille dons ; les eaux remplissent le ruisseau de Dieu ; tu prépares le blé des hommes, quand tu la prépares en abreuvant ses sillons, en nivelant ses glèbes ; tu l'amollis par des rosées, et tu bénis ses germes. Tu couronnes l'année que ta bonté nous donne, et sous tes pas coule la fécondité ; ils fertilisent les pacages du désert, et les collines prennent une ceinture riante ; les prairies se couvrent de brebis, et les blés revêtent les vallées : les cris de joie et les chants retentissent.

Psaume responsorial

Psaumes 62

Au maître chantre, préposé aux Jéduthunites. Cantique de David.Oui, c'est Dieu que mon âme attend en silence : de Lui me viendra le secours. Oui, Il est mon rocher et mon secours, mon boulevard : je ne serai pas ébranlé beaucoup. Jusques à quand fondrez-vous sur un homme, voulez-vous tous le mettre en pièces, comme une cloison qui penche, un mur que l'on bat ? Oui, ils méditent de le précipiter du faîte où il est, ils se plaisent à mentir ; de leur bouche ils bénissent, et dans leur cœur ils maudissent. (Pause) Oui, en Dieu, ô mon âme, espère en silence ! car Il est pour moi la source de l'espérance. Oui, Il est mon rocher et mon secours, mon boulevard : je ne serai point ébranlé. Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire ; mon rocher protecteur, mon refuge est en Dieu. Peuple, en Lui confiez-vous toujours, répandez devant Lui vos cœurs ! Dieu est notre refuge ! Les hommes ne sont qu'un néant, et les mortels un mensonge ; dans la balance ils s'élèvent, ils ne sont rien tous ensemble. Ne vous confiez point dans l'oppression, et dans la rapine ne mettez pas un vain espoir ! Si les biens s'accroissent, n'en soyez point émus ! Il est une chose que Dieu a dite, deux que j'ai ouïes, c'est que la puissance est à Dieu. Et tu es aussi, Seigneur, le maître de la grâce ; car tu rends à chacun selon ses œuvres.

Prière du soir — première lecture

Jonas 3

Et la parole de l'Éternel fut adressée pour la seconde fois à Jonas en ces mots : Lève-toi, va à Ninive la grande ville, et proclames-y la proclamation que je vais te dire. Alors Jonas se leva et alla à Ninive, selon la parole de l'Éternel. Or Ninive était une grande ville devant Dieu, ayant trois jours de marche. Et Jonas commença à faire dans la ville une journée de marche, et fit la proclamation en ces mots : Encore quarante jours et Ninive est détruite. Et les gens de Ninive crurent Dieu, et ils publièrent un jeûne, et ils se revêtirent tous du cilice et les grands et les petits. Et lorsque le bruit en parvint au roi de Ninive, il se leva de son trône et déposa son manteau, et se couvrit du cilice, et s'assit sur la cendre. Et il fit crier et dire dans Ninive, de par le roi et ses grands, ces paroles : Que les hommes et les animaux, le bétail et les troupeaux ne goûtent de rien, ne paissent point et ne boivent point d'eau ! et que les hommes et les bestiaux soient recouverts du cilice ! que l'on crie à Dieu avec force ! et que chacun revienne de sa mauvaise voie et de l'injustice de ses mains ! Qui sait ? Dieu se repentira de nouveau ! Il reviendra de l'ardeur de sa colère, et nous ne périrons pas. Et Dieu voyant qu'ils en agissaient ainsi et qu'ils revenaient de leur mauvaise voie, Dieu se repentit du mal qu'il avait parlé de leur faire, et Il ne le leur fit pas.

Deuxième lecture

Hébreux 6

C'est pourquoi, laissant, de côté les éléments de la parole de Christ, aspirons à l'état d'homme fait, sans jeter de nouveau, comme fondement de la renonciation aux œuvres mortes et de la foi en Dieu, la doctrine des ablutions, de l'imposition des mains, de la résurrection des morts et du jugement éternel. Et c'est là ce que nous ferons, si du moins Dieu le permet ; car il est impossible que ceux qui ont été une fois illuminés, et qui ont goûté le don céleste, et qui sont devenus participants de l'esprit saint, et qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances de l'âge nouveau, et qui, ensuite, sont tombés, soient une seconde fois renouvelés pour éprouver de la repentance, eux qui crucifient de nouveau, à leur préjudice, et qui livrent à l'ignominie le fils de Dieu ! En effet une terre qui a bu la pluie souvent tombée sur elle, et qui produit une herbe utile à ceux pour lesquels elle est aussi cultivée, participe à la bénédiction de Dieu, tandis que si elle porte des épines et des chardons, elle est réprouvée, et elle est près de recevoir la malédiction qui a pour terme la destruction par le feu. Mais, quoique nous parlions ainsi, nous comptons, bien-aimés, en ce qui vous concerne, sur quelque chose de mieux et qui aboutisse au salut ; car Dieu est trop juste pour oublier votre travail, et l'affection que vous avez témoignée pour Son nom, par les services que vous avez rendus et que vous rendez aux saints. Nous désirons toutefois que chacun de vous montre jusques à la fin le même zèle pour arriver à la plénitude de l'espérance, afin que vous ne deveniez pas paresseux, mais qu'au contraire vous deveniez les imitateurs de ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses. En effet, lorsqu'il fit Sa promesse à Abraham, Dieu, qui ne pouvait prêter serment en prenant à témoin personne de plus grand, jura en se prenant lui-même à témoin, en disant : « Certes Je te bénirai abondamment, et en te donnant l'accroissement Je te ferai prospérer abondamment. » Et ce fut ainsi, qu'ayant persévéré, la promesse se réalisa pour lui. Les hommes, en effet, prêtent serment en prenant à témoin Celui qui est plus grand qu'eux, et le serment met fin pour eux à toute contradiction en confirmant leur déclaration. Il en résulte que Dieu, voulant montrer avec plus d'évidence aux héritiers de Sa promesse l'immutabilité de Son décret, intervint par un serment, afin que, par deux faits immuables dans lesquels il est impossible que Dieu ait menti, nous ayons, nous qui nous sommes mis à l'abri, un puissant encouragement à retenir ferme l'espérance qui nous est offerte et que nous possédons comme une ancre de l'âme, sûre et solide, et qui pénètre au dedans du voile, là où Jésus est entré pour nous comme un précurseur, étant devenu pour l'éternité grand prêtre selon le rang de Melchisédec.

Deuxième lecture

Colossiens 4

Maîtres, accordez à vos esclaves ce qui est juste et équitable, sachant que, vous aussi, vous avez un Maître dans le ciel. Persévérez dans la prière, y veillant avec actions de grâces, priant en même temps aussi pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour notre parole, afin d'annoncer le mystère de Dieu, (à cause de qui je suis aussi dans les chaînes), afin que je le manifeste comme il faut que je parle. Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, mettant bien le temps à profit. Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, pour savoir comment il faut répondre à chacun. Vous serez informés de ce qui me concerne par Tychique, le frère bien-aimé, mon fidèle agent, et mon compagnon d'esclavage dans l'œuvre du seigneur, que je vous ai envoyé, précisément afin que vous fussiez instruits de l'état de nos affaires, et qu'il consolât vos cœurs, avec Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est des vôtres. Ils vous informeront de tout ce qui se passe ici. Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, ainsi que Marc le cousin de Barnabas, au sujet duquel vous avez reçu des ordres, (s'il vient chez vous, accueillez-le), et aussi Jésus, surnommé Justus ; ce sont les seuls d'entre les circoncis qui ont travaillé avec moi pour le royaume de Dieu, et ils ont été pour moi un réconfort. Épaphras, l'esclave de Christ Jésus, qui est des vôtres, vous salue ; il lutte constamment pour vous dans ses prières, afin qu'étant parfaits et pleinement persuadés, vous demeuriez soumis à toute volonté de Dieu ; car je lui rends le témoignage qu'il a de grands soucis pour vous, ainsi que pour ceux qui sont à Laodicée, et à Hiérapolis. Lucas, le médecin bien-aimé, vous salue, ainsi que Démas. Saluez les frères qui sont à Laodicée, et Nympha, et l'assemblée qui se tient chez elle. Puis, quand cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu'elle soit aussi lue dans l'église des Laodicéens, et que, de votre côté, vous lisiez celle de Laodicée, et dites à Archippe : « Fais attention au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, afin de le bien remplir. » La salutation de la main de moi, Paul : Souvenez-vous de mes chaînes. Que la grâce soit avec vous !

Deuxième lecture

Galates 1:13-24

Vous avez en effet ouï parler de la conduite que j'ai tenue jadis dans le judaïsme, comment je poursuivais à outrance l'église de Dieu, et comment je la dévastais, et comment j'étais plus avancé dans le judaïsme que plusieurs de mes compatriotes de mon âge, étant animé d'un beaucoup plus grand zèle pour les traditions de mes pères. Mais, quand Celui qui m'a mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par Sa grâce, jugea bon de me révéler intérieurement Son fils, afin que j'en annonçasse la bonne nouvelle parmi les Gentils, aussitôt, sans prendre conseil de la chair et du sang, sans me rendre non plus à Jérusalem auprès des apôtres qui m'ont précédé, je me rendis au contraire en Arabie, puis je revins à Damas. Ensuite, au bout de trois ans, je retournai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je restai quinze jours auprès de lui ; mais je ne vis aucun autre des apôtres, sauf Jacques le frère du Seigneur. Ce que je vous écris là, voici, devant Dieu, je ne mens point. Ensuite je me rendis en Syrie et en Cilicie. Cependant j'étais inconnu de visage aux églises de la Judée qui sont en Christ, seulement elles entendaient dire : « Notre ancien persécuteur prêche maintenant la bonne nouvelle de la foi que jadis il dévastait ; » et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.

Deuxième lecture

Éphésiens 2:11-22

C'est pourquoi souvenez-vous que, naguère, vous, les païens par la chair, qui étiez appelés l'incirconcision par ce qui s'appelle la circoncision faite manuellement en la chair, que vous étiez, dis-je, en ce temps-là, sans Christ, étant en dehors de la société d'Israël et étrangers aux alliances de la promesse, n'ayant point d'espérance, et étant sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Christ Jésus, vous qui étiez naguère éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ, car c'est lui qui est notre paix, lui, qui de l'un et de l'autre a fait un seul, et qui a détruit le mur qui formait la séparation, je veux dire la haine, en anéantissant par sa propre chair la loi des commandements donnés sous forme de décrets, afin de créer en lui, de tous les deux, un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier l'un et l'autre, en un seul et même corps, avec Dieu par la croix, en détruisant la haine par elle. Et il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez éloignés, et à ceux qui sont près, car c'est par lui que nous avons, les uns et les autres, en un seul et même esprit, l'accès auprès du Père. Ainsi donc vous n'êtes plus étrangers et sans droit de cité, mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, la pierre angulaire étant Christ Jésus même, en qui tout édifice, ayant ses parties bien ajustées, s'élève comme un sanctuaire sacré dans le seigneur, en qui, vous aussi, vous êtes tous édifiés ensemble pour devenir une habitation de Christ en esprit.

Évangile

Marc 16

Et quand le sabbat fut passé Marie la Magdalène, et Marie mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin de venir l'embaumer. Et de très grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil venait de se lever. Et elles se disaient entre elles : « Qui est-ce qui nous roulera la pierre de devant l'entrée du sépulcre ? » Et ayant levé les yeux, elles voient que la pierre avait été roulée ; car elle était très grande. Et étant arrivées au sépulcre, elles voient un jeune homme assis sur la droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent dans l'épouvante. Mais il leur dit : « Ne vous épouvantez point ; vous cherchez Jésus le Nazarénien qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n'est pas ici ; voici la place où ils l'avaient mis. Mais allez, dites à ses disciples et à Pierre : « Il vous devance en Galilée ; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. » Et étant sorties, elles s'enfuirent du sépulcre, car la terreur et l'effroi les avaient saisies. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. Or étant ressuscité sur le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d'abord à Marie la Magdalène, de laquelle il avait chassé sept démons. Celle-ci s'en alla en informer ceux qui, ayant été avec lui, se trouvaient dans le deuil et les larmes. Et ceux-ci, en entendant dire qu'il vivait et qu'il avait été vu par elles, furent incrédules. Mais après cela il se manifesta sous une autre forme à deux d'entre eux qui étaient en marche pour se rendre aux champs ; et ceux-ci s'en allèrent en informer les autres, mais ils ne crurent pas non plus ceux-ci. Mais enfin il se manifesta aux onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table, et il leur fit honte de leur incrédulité et de leur dureté de cœur, pour n'avoir pas cru ceux qui l'avaient contemplé ressuscité des morts ; et il leur dit : « Allez dans le monde entier prêcher l'évangile à toute la création ; celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; mais celui qui n'aura pas cru sera condamné. Or voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents ; lors même qu'ils boiraient quelque breuvage mortel, il ne leur nuira certainement pas ; ils imposeront les mains aux malades, et ils guériront. » Ainsi donc, tandis que le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé dans le ciel et s'assit à la droite de Dieu, ceux-ci de leur côté s'en allèrent prêcher partout ; le Seigneur coopérant avec eux et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient.]

Prière du soir — deuxième lecture

Hébreux 12:3-18

Considérez en effet celui qui a supporté une telle opposition des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne perdiez pas courage en laissant défaillir vos âmes. Vous n'avez pas encore résisté jusques au sang en luttant contre le péché ; et avez-vous oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne te laisse pas non plus défaillir quand tu es repris par Lui, car celui que le Seigneur aime, Il le châtie, et Il fouette même tout fils qu'il reconnaît pour sien » ? Attendez-vous au châtiment ; c'est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils que son père ne châtie point ? Mais, si vous demeurez exempts du châtiment dont tous ont eu leur part, vous êtes donc des bâtards et non pas des fils. D'ailleurs, nous qui avons pour nous châtier les pères de notre chair, et qui les avons respectés, ne nous soumettrons-nous pas à bien plus forte raison au Père des esprits pour avoir la vie ? Les premiers, en effet, nous châtiaient pendant peu de temps comme bon leur semblait, tandis que Lui le fait pour notre bien, afin que nous participions à Sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment ne paraît pas, au premier moment, être un sujet de joie, mais de tristesse, tandis que plus tard il rapporte à ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. C'est pourquoi restaurez, les mains fatiguées et les genoux défaillants, et faites de droites ornières avec vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se détraque pas, mais bien plutôt se guérisse. Recherchez la paix avec tous et la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur, veillant à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu, à ce qu'aucune racine d'amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que par elle le plus grand nombre ne soit souillé ; à ce que personne ne soit impudique, ou profane comme Ésaü qui vendit pour un simple aliment ses droits de premier-né ; vous savez en effet que, plus tard, lorsqu'il voulut recevoir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes, car il ne trouva plus l'occasion de se repentir. Ce n'est pas, en effet, d'un feu tangible et brûlant que vous vous êtes approchés, ni de l'obscurité, ni des ténèbres, ni de la tempête,

Évangile

Marc 2:23-3:6

Et il advint que le jour du sabbat il traversait les champs de blé, et ses disciples se mirent, tout en marchant, à arracher les épis. Et les pharisiens lui disaient : « Regarde ! pourquoi font-ils le jour du sabbat ce qui n'est pas permis ? » Et il leur disait : « N'avez-vous jamais lu ce que fit David, quand il sentit le besoin, et qu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ? Il entra dans la maison de Dieu, du temps du grand prêtre Abiathar, et il mangea les pains de proposition, qu'il n'est pas permis de manger, sauf aux prêtres, et il en donna aussi à ceux qui étaient avec lui. » Et il leur disait : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat ; en sorte que le fils de l'homme est maître, même du sabbat. » Et il entra de nouveau dans une synagogue, et il se trouvait là un homme ayant la main desséchée. Et ils l'observaient pour voir si, le jour du sabbat, il le guérirait, afin de pouvoir l'accuser. Et il dit à l'homme qui avait la main sèche : « Lève-toi, et viens ici au milieu. » Et il leur dit : « Est-il permis le jour du sabbat de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une vie ou de la détruire ? » Mais eux se taisaient. Et ayant porté tout autour de lui ses regards sur eux avec colère, étant vivement attristé de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : « Étends la main. » Et il l'étendit et sa main fut guérie. Et les pharisiens étant sortis tenaient aussitôt conseil contre lui avec les Hérodiens, afin de le faire mourir.

Évangile

Luc 7:1-10

Lorsqu'il eut fini de faire entendre au peuple toutes ces siennes paroles, il entra à Capharnaoum. Or un certain centurion avait un esclave malade et sur le point de mourir, qui lui était très précieux. Mais ayant ouï parler de Jésus, il lui dépêcha des anciens des Juifs, en le suppliant de venir pour tirer d'affaire son esclave. Ceux-ci étant arrivés auprès de Jésus le sollicitaient avec instances en disant : « Il mérite que tu lui accordes cela ; car il aime notre nation, et c'est lui qui nous a bâti notre synagogue. » Or Jésus s'était mis en route avec eux, et il n'était plus qu'à peu de distance de la maison, lorsque le centurion envoya des amis pour lui dire : « Seigneur, ne te dérange pas ; car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; c'est pourquoi je ne me suis pas même permis d'aller moi-même à toi ; mais dis un mot, et que mon serviteur soit guéri ; car moi aussi je suis un homme placé sous autorité, ayant des soldats sous mes ordres, et je dis à celui-ci : « Va, » et il va, et à un autre : « Viens, » et il vient, et à mon esclave : « Fais cela, » et il le fait. » Or en entendant cela Jésus fut émerveillé de lui, et s'étant tourné vers la foule qui le suivait, il dit : « Je vous déclare que même en Israël je n'ai pas trouvé une si grande foi. » Et ceux qui avaient été envoyés étant retournés à la maison trouvèrent l'esclave en bonne santé.

Évangile

Matthieu 26

Et il advint, lorsque Jésus eut terminé tous ces discours, qu'il dit à ses disciples : « Vous savez que dans deux jours a lieu la Pâque, et que le fils de l'homme doit être livré pour être crucifié. » Alors les grands prêtres et les anciens du peuple se rassemblèrent dans la cour du grand prêtre appelé Caiaphas, et ils délibérèrent en commun, afin de se saisir par ruse de Jésus et de le mettre à mort. Mais ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'émeute parmi le peuple. » Or Jésus s'étant trouvé à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme s'approcha de lui tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de grand prix, et elle le versait sur sa tête pendant qu'il était à table. Ce que les disciples ayant vu ils s'en indignèrent en disant : « Pourquoi cette profusion ? Car il pouvait être vendu très cher, et être donné aux pauvres. » Mais Jésus l'ayant su, leur dit : « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Car elle a accompli une bonne œuvre envers moi ; en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais moi, vous ne devez pas m'avoir toujours ; car celle-ci, en jetant ce parfum sur mon corps, l'a fait en vue de mes funérailles. Mais en vérité je vous le déclare : où que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, s'étant rendu auprès des grands prêtres, leur dit : « Que voulez-vous me donner, et de mon côté je vous le livrerai ? » Et ils lui pesèrent trente pièces d'argent. Et dès lors il cherchait une bonne occasion pour le livrer. Or le premier jour de la fête des pains sans levain les disciples vinrent à Jésus en disant : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dit : « Allez dans la ville auprès d'un tel, et dites-lui : « Le maître dit : Mon temps est proche ; je vais faire chez toi la pâque avec mes disciples. » Et les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit, et ils préparèrent la pâque. Or, quand le soir fut venu, il était à table avec les douze ; et pendant qu'ils mangeaient, il dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous me livrera. » Et vivement attristés ils se mirent chacun à lui dire : « Est-ce que c'est moi, Seigneur ? » Mais il répliqua : « Celui qui a trempé avec moi la main dans le plat, celui-là me livrera. Le Fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été écrit de lui, mais malheur à cet homme par qui le Fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et Judas qui le livrait répliqua : « Est-ce que c'est moi, Rabbi ? » Il lui dit : « Tu l'as dit. » Or, pendant qu'ils mangeaient, Jésus, ayant pris du pain et prononcé une bénédiction, le rompit, et après l'avoir donné aux disciples, il dit : « Prenez, mangez ; ceci est mon corps. » Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs, en vue de la rémission des péchés. Mais je vous le déclare : désormais je ne boirai certainement plus de ce produit de la vigne, jusqu'à ce jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous à cause de moi cette nuit-ci ; car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui répliqua : « Si tous viennent à trébucher à cause de toi, pour moi je ne trébucherai jamais. » Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que cette nuit-ci, avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois. » Pierre lui dit : « Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas. » Tous les disciples aussi parlèrent de même. Alors Jésus arrive avec eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Asseyez-vous ici, jusques à ce que, après m'être rendu là, j'aie prié. » Et ayant pris avec lui Pierre, et les deux fils de Zébédée, il commença à être triste et abattu. Alors il leur dit : « Mon âme est triste jusqu'à la mort ; demeurez ici, et veillez avec moi. » Et s'étant un peu avancé il se prosterna le visage contre terre, priant et disant : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi. Toutefois non pas comme moi je veux, mais comme Toi. » Et il vient vers les disciples, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Ainsi vous n'avez pas pu veiller une seule heure avec moi ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » S'étant retiré derechef une seconde fois, il fit cette prière : « Mon Père, si elle ne peut pas s'éloigner sans que je la boive, que Ta volonté se fasse. » Et étant revenu, il les retrouva endormis ; leurs yeux en effet s'étaient appesantis. Et les ayant laissés, il s'en alla derechef, et pria une troisième fois, en répétant encore les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; car voici, l'heure s'approche, et le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et pendant qu'il parlait encore, voici, Judas l'un des douze survint, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Or, celui qui le livrait leur avait donné une indication en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le. » Et s'étant aussitôt approché de Jésus il dit : « Salut, Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Mais Jésus lui dit : « Camarade, sois à ce qui t'amène ! » Alors s'étant approchés ils mirent la main sur Jésus et se saisirent de lui. Et voici, l'un de ceux qui étaient avec lui ayant étendu la main tira son épée, et ayant frappé l'esclave du grand prêtre, il lui enleva l'oreille. Alors Jésus lui dit : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui auront pris l'épée périront par l'épée ; ou bien t'imagines-tu que je ne puis invoquer mon Père, et Il me fournira tout de suite plus de douze légions d'anges ? Mais dans ce cas comment les écritures se fussent-elles accomplies ? Car il faut qu'il en advienne ainsi. » En ce moment-là Jésus dit à la foule : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais assis dans le temple, occupé à enseigner, et vous ne vous êtes pas saisis de moi. Mais tout cela est advenu, afin que les écritures des prophètes fussent accomplies. » Alors tous ses disciples l'ayant abandonné s'enfuirent. Mais ceux qui s'étaient saisis de Jésus l'amenèrent chez Caiaphas le grand prêtre, où les scribes et les anciens étaient rassemblés. Or Pierre le suivait de loin jusqu'à la cour du grand prêtre, et y étant entré, il se tenait assis avec les valets pour voir la fin. Mais les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un faux témoignage contre Jésus, afin de le faire mourir, et ils n'en trouvèrent pas, quoiqu'il se fût présenté beaucoup de faux témoins. Mais à la fin il se présenta deux faux témoins qui dirent : « Celui-ci a dit : « Je peux détruire le sanctuaire de Dieu, et le rebâtir en trois jours. » Et le grand prêtre s'étant levé, lui dit : « Est-ce que tu ne réponds rien à ce dont ceux-ci témoignent contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Et le grand prêtre lui dit : « Je t'adjure, au nom du Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le fils de Dieu ? » Jésus lui dit : « C'est toi qui l'as dit. D'ailleurs je vous le déclare : dès à présent vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements en disant : « Il a blasphémé. Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voyez ; maintenant vous venez d'entendre le blasphème. Que vous en semble ? » Et eux répliquèrent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage, et ils le souffletèrent, et il y en eut qui le fustigèrent en disant : « Prophétise-nous, Christ, qui est celui qui t'a frappé. » Cependant Pierre se tenait assis dehors dans la cour, et une servante s'approcha de lui en disant : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. » Mais il le nia devant tous en disant : « J'ignore de quoi tu parles. » Et une autre le vit comme il se retirait sous le porche, et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus le Nazoréen. » Et il nia derechef en disant avec serment : « Je ne connais pas cet homme. » Et peu de temps après, ceux qui étaient là s'étant approchés dirent à Pierre : « Vraiment, tu es aussi des leurs, car ton langage encore te fait reconnaître. » Alors il se mit à proférer des imprécations et à dire : « Je jure que je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : « Avant que le coq ait chanté tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti, il pleura amèrement.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.