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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Romains 14:10-23

Mais toi, pourquoi condamnes-tu ton frère ? Et toi, de ton côté, pourquoi méprises-tu ton frère ? En effet nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu : car il est écrit : « J'atteste sur Ma vie, dit le Seigneur, que devant Moi fléchira tout genou et que toute langue célébrera Dieu. » Ainsi chacun de nous rendra compte pour lui-même. Ne nous condamnons donc plus les uns les autres ; mais prenez plutôt la résolution de ne pas mettre devant votre frère une pierre de scandale. Je sais, et j'ai dans le Seigneur Jésus la conviction, qu'en soi rien n'est souillé ; ce n'est que pour celui qui pense qu'une chose est souillée, que cette chose-là est souillée. Eh bien ! si, pour un aliment, ton frère est contristé, tu ne te conduis plus selon la charité ; ne jette pas dans la perdition par ton aliment celui pour lequel Christ est mort. Que votre privilège ne soit donc pas calomnié ; car ce qui constitue le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, et la paix, et la joie que donne l'Esprit Saint ; car celui qui s'asservit ainsi à Christ est agréable à Dieu et aux hommes d'un mérite éprouvé. C'est ainsi donc que nous poursuivons ce qui procure la paix et l'édification mutuelle. Ne détruis pas pour un aliment l'œuvre de Dieu. Toutes choses sont pures il est vrai ; mais c'est un mal pour l'homme qui en mange avec scandale. Il convient de ne point manger de viandes, de ne point boire de vin, et de s'abstenir de ce qui fait trébucher ou scandalise ou fait faiblir ton frère. Pour toi, conserve en toi-même devant Dieu la persuasion que tu as ; heureux celui qui ne se juge pas lui-même dans le parti qu'il adopte ! Mais celui qui hésite s'il doit ou non manger est condamné, parce qu'il n'agit pas par persuasion ; or tout ce qui ne se fait pas par persuasion est un péché.

Première lecture

Exode 16

Et ils partirent d'Elim, et toute l'assemblée des enfants d'Israël arriva au désert de Sin qui est entre Elim et Sinaï, le quinzième jour du second mois depuis leur sortie du pays d'Egypte. Et toute l'assemblée des enfants d'Israël murmura contre Moïse et Aaron dans le désert, et les enfants d'Israël leur dirent : Que n'avons-nous péri sous la main de l'Éternel au pays d'Egypte, quand nous étions assis à côté des marmites de viande, quand nous mangions du pain à rassasiement ? car vous nous avez entraînés dans ce désert pour faire mourir de faim toute cette assemblée. Alors l'Éternel dit à Moïse : Voici, je vais vous envoyer du ciel une pluie de pain, et le peuple sortira et en recueillera chaque jour l'ordinaire du jour, afin que j'éprouve s'il suit ou non ma loi. Et le sixième jour ils serreront ce qu'ils rapporteront et il y aura le double de la récolte quotidienne. Et Moïse et Aaron dirent à tous les enfants d'Israël : Ce soir vous comprendrez que c'est l'Éternel qui vous a fait sortir du pays d'Egypte. Et au matin vous verrez la gloire de l'Éternel parce qu'il a entendu vos murmures contre l'Éternel ; car que sommes-nous pour que vous murmuriez contre nous ? Et Moïse dit : En effet, ce soir l'Éternel vous fournira de la chair pour nourriture et au matin du pain à rassasiement, l'Éternel qui a entendu les murmures que vous élevez contre lui ; car nous-mêmes que sommes-nous ? C'est non pas à nous que s'adressent vos murmures, mais à l'Éternel. Et Moïse dit à Aaron : Dis à toute l'assemblée des enfants d'Israël : Présentez-vous devant l'Éternel, car Il a entendu vos murmures. Et comme Aaron parlait à toute l'assemblée des enfants d'Israël, ils se tournèrent du côté du désert, et voici la gloire de l'Éternel apparut dans la nue. Et l'Éternel parlant à Moïse dit : J'ai entendu les murmures des enfants d'Israël ; parle-leur en ces termes : Dans la soirée vous mangerez de la chair, et au matin vous vous rassasierez de pain, et vous comprendrez que je suis l'Éternel, votre Dieu. Et le soir il surgit un vol de cailles qui couvrirent le camp, et le matin il y eut une couche de rosée autour du camp. Et quand la couche de rosée eut disparu, il y avait à la superficie du désert une matière menue, en forme d'écailles, menue comme le givre qui couvre la terre. Et à cette vue les enfants d'Israël se dirent l'un à l'autre : Qu'est-ce ? Car ils ne savaient pas ce que c'était. Et Moïse leur dit : C'est le pain que l'Éternel vous donne pour nourriture. C'est à ce propos que l'Éternel vous a donné cet ordre : Recueillez-en chacun à proportion de ce qu'il mange, un homer par tête, selon le nombre de vos gens ; et prenez-en chacun pour les personnes de sa tente. Et ainsi firent les enfants d'Israël ; ils ramassèrent les uns plus, les autres moins. Et ils mesurèrent au homer de sorte que celui qui avait beaucoup ramassé, n'eut pas trop, et celui qui avait peu ramassé, pas trop peu ; chacun prit à proportion de ce qu'il mangeait. Et Moïse leur dit : Que personne n'en garde des restes pour le lendemain. Mais ils n'écoutèrent point Moïse, et il y en eut qui gardèrent des restes jusqu'au lendemain ; et des vers y parurent, puis une odeur fétide. Et Moïse se courrouça contre eux. Et tous les matins ils faisaient cette récolte proportionnée à ce que chacun mangeait ; car le soleil devenu chaud, cela fondait. Et le sixième jour ils ramassèrent une double quantité de cet aliment, deux homers par personne. Alors tous les princes de l'assemblée vinrent en informer Moïse. Et il leur dit : C'est ce qu'a prononcé l'Éternel : C'est demain le jour du repos, le saint sabbat de l'Éternel : boulangez ce que vous avez à boulanger, et cuisez ce que vous avez à cuire, et mettez tout le surplus en réserve jusqu'au lendemain. Et ils le gardèrent jusqu'au lendemain conformément à l'ordre de Moïse, et il n'y eut ni fétidité, ni vers. Et Moïse dit : Mangez-le aujourd'hui, car ce jour est le sabbat de l'Éternel ; aujourd'hui vous n'en trouverez point dans la campagne. Six jours vous ferez votre récolte, mais le septième jour est le sabbat, et il n'y aura rien. Et il arriva le septième jour que quelques-uns du peuple sortirent pour faire la récolte, et ne trouvèrent rien. Alors l'Éternel dit à Moïse : Jusques à quand refuserez-vous d'observer mes ordres et mes lois ? Voyez, puisque l'Éternel vous accorde le jour du repos, Il vous accorde aussi au sixième jour la ration de deux jours. Restez donc chacun en place, que personne ne sorte de chez lui le septième jour. Le peuple chôma donc le septième jour. Et la maison d'Israël donna à cet aliment le nom de manne ; or elle était comme la graine blanche de coriandre, et avait la douceur de gâteaux de miel. Et Moïse dit : Voici l'ordre qu'a donné l'Éternel : Qu'un homer plein en soit conservé pour vos générations futures, afin qu'elles voient l'aliment dont je vous nourris dans le désert, quand je vous retirai du pays d'Egypte. Et Moïse dit à Aaron : Prends un vase et y mets un homer plein de manne, et dépose-le devant l'Éternel où il sera conservé pour vos races futures. Ainsi que l'Éternel l'ordonnait à Moïse, Aaron le déposa devant le Témoignage pour être conservé. Cependant les enfants d'Israël mangèrent de la manne pendant quarante ans, jusqu'à leur arrivée dans le pays habité ; ils mangèrent la manne jusqu'à leur arrivée à la frontière du pays de Canaan. Or le homer est la dixième partie de l'épha.

Première lecture

Nombres 6:22-27

Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Parle en ces termes à Aaron et à ses fils : Voici comment vous bénirez les enfants d'Israël : vous leur direz : Que l'Éternel te bénisse et te garde ! Que l'Éternel tourne vers toi un visage serein, et te soit propice ! Que l'Éternel ait sa face levée vers toi, et te donne la paix ! Qu'ainsi ils fassent l'imposition de mon nom sur les enfants d'Israël, et je les bénirai.

Prière du matin — première lecture

Deutéronome 28

Et si tu es docile à la voix de l'Éternel, ton Dieu, pour t'appliquer à pratiquer tous ses commandements que je te prescris en ce jour, l'Éternel, ton Dieu, te donnera la prééminence sur toutes les nations de la terre, et toutes ces bénédictions t'arriveront et viendront te trouver, pourvu que tu sois docile à la voix de l'Éternel, ton Dieu ; tu seras béni à la ville et tu seras béni aux champs ; tu seras béni dans la fécondité de tes flancs, dans la fécondité de ton sol, et dans la fécondité de ton bétail, la progéniture de tes vaches et les portées de tes brebis. La bénédiction remplira tes paniers et ta maie. Tu seras béni, quand tu sortiras, béni quand tu entreras. L'Éternel te livrera défaits tes ennemis levés contre toi ; par une seule route ils s'avanceront contre toi et par sept routes ils s'enfuiront devant toi. Au commandement de l'Éternel tu auras la bénédiction dans tes greniers, et dans toutes tes entreprises, et Il te bénira dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. L'Éternel te constituera son peuple saint, comme Il te l'a juré, si tu gardes les commandements de l'Éternel, ton Dieu, et si tu marches dans ses voies. Et tous les peuples de la terre verront que tu es appelé du nom de l'Éternel, et ils te craindront. Et l'Éternel te comblera de biens par la fécondité de tes flancs, et par la fécondité de ton bétail et par la fécondité de ton sol dans le pays que l'Éternel a juré à tes pères de te donner. L'Éternel t'ouvrira son trésor d'abondance, le Ciel, pour te donner à son époque la pluie propre à ton pays et bénir tout le travail de ta main ; et tu prêteras à beaucoup de nations, mais n'emprunteras pas toi-même. Et l'Éternel fera de toi la tête et non pas la queue, et tu ne seras qu'en haut et non point en bas, si tu obéis aux commandements de l'Éternel, ton Dieu, que je te prescris en ce jour, pour les garder et les pratiquer, et si tu ne t'écartes de tous les ordres que je vous intime en ce jour, ni à droite ni à gauche, pour suivre d'autres dieux et les servir. Mais si tu n'es pas docile à la voix de l'Éternel, ton Dieu, pour t'appliquer à la pratique de tous ses commandements et ses statuts que je te prescris en ce jour, toutes ces malédictions s'accompliront pour toi, et t'atteindront. Tu seras maudit dans la ville, et maudit dans les champs. Maudits seront tes paniers et ta maie. Maudit seras-tu quant à la fécondité de tes flancs, à la fécondité de ton sol, à la progéniture de tes vaches et aux portées de tes brebis ; maudit lorsque tu entreras, maudit lorsque tu sortiras. L'Éternel enverra contre toi la malédiction, l'alarme et la ruine à toutes tes entreprises que tu formeras, jusqu'à ce que tu sois détruit et promptement perdu, à cause de la méchanceté de tes actions, pour m'avoir abandonné. L'Éternel mettra la peste à ta poursuite, jusqu'à ce qu'il t'ait exterminé du pays dont tu viens faire la conquête. L'Éternel t'affligera de marasme et de fièvre, et d'inflammation, de sécheresse et de brûlure, de gangrène et de nielle, qui s'acharneront sur toi jusqu'à ce que tu périsses. Et le ciel qui est au-dessus de ta tête, sera d'airain, et la terre que tu as sous les pieds, de fer. Au lieu de pluie sur ton pays l'Éternel enverra de la poussière et du sable qui tomberont du ciel jusqu'à ce que tu sois détruit. L'Éternel te livrera défait à tes ennemis ; par une route unique tu t'avanceras contre eux, et par sept routes tu t'enfuiras devant eux, et tu seras en butte aux vexations de tous les royaumes, de la terre. Et ton cadavre sera la proie de tous les oiseaux des Cieux et de toutes les bêtes de la terre, que personne n'effarouchera. L'Éternel t'affligera de l'ulcère d'Egypte, et de tumeurs, et de dartres, et de gale, dont tu ne pourras guérir. L'Éternel t'affligera de délire et de cécité, et d'égarement d'esprit. Et tu iras à tâtons en plein midi, comme l'aveugle tâtonne dans l'obscurité, et tu ne trouveras pas le succès sur ta route ; tu ne seras qu'opprimé et pillé tous les jours, et tu n'auras aucun libérateur. Tu te fianceras à une femme et un autre homme entrera dans son lit ; tu bâtiras une maison et tu ne l'habiteras pas ; tu planteras une vigne et tu n'en goûteras pas les fruits. Ton bœuf sera égorgé sous tes yeux, et tu n'en mangeras pas ; ton âne sera enlevé à ta face, et ne te reviendra pas ; tes brebis seront livrées à tes ennemis, et tu n'auras aucun auxiliaire. Tes fils et tes filles seront donnés à un autre peuple, tes yeux le voyant et se consumant à regarder tout le jour du côté où ils sont ; et tu n'auras pas la force en main. Le produit de ton sol et de tout ton labeur sera consommé par un peuple non connu de toi, et tu ne seras qu'opprimé et écrasé tous les jours. Tu tomberas en démence à l'aspect de ce que tu verras de tes yeux. L'Éternel t'affligera aux genoux et aux jambes d'ulcères malins et incurables, de la plante des pieds au sommet de la tête. L'Éternel te chassera toi et ton roi que tu auras préposé sur toi, chez une nation inconnue à toi et à tes pères ; et là, tu serviras d'autres dieux, du bois et de la pierre. Et tu exciteras la stupeur, tu passeras en proverbe et donneras lieu aux sarcasmes chez tous les peuples où l'Éternel te mènera. Tu ensemenceras abondamment le terrain et tu récolteras peu ; car la sauterelle le broutera. Tu planteras et cultiveras des vignes, mais tu ne boiras ni ne récolteras de vin, car les vers les consumeront. Tu auras des oliviers dans tout ton territoire, mais tu ne t'oindras pas d'huile, car tes oliviers se dépouilleront. Tu engendreras des fils et des filles, mais ils ne seront pas à toi, car ils iront en captivité. De tous tes arbres, et des fruits de ton sol le grillon s'emparera. L'étranger qui sera parmi vous s'élèvera au-dessus de toi toujours plus haut, et toi, tu descendras toujours plus bas. C'est lui qui te prêtera, et toi, tu ne lui prêteras pas ; il deviendra la tête et tu deviendras la queue. Et toutes ces malédictions s'accompliront sur toi et te poursuivront et t'atteindront jusqu'à ce que tu sois détruit, pour n'avoir pas obéi à la voix de l'Éternel, ton Dieu, en gardant ses commandements et ses statuts qu'il t'a prescrits, et elles resteront sur toi et sur ta postérité comme un signe et un exemple éternellement. Pour n'avoir pas servi l'Éternel, ton Dieu, avec joie et de bon cœur au milieu de l'abondance de toutes choses, tu serviras tes ennemis que l'Éternel enverra contre toi, souffrant de la faim, de la soif, du dénuement et de la disette de toutes choses, et il chargera ton col d'un joug de fer jusqu'à ce qu'il t'ait détruit. L'Éternel fera lever contre toi un peuple lointain, de l'extrémité de la terre, rapide comme l'aigle qui vole, un peuple dont tu n'entendras pas la langue, peuple au visage farouche, sans respect pour le vieillard, sans pitié pour le jeune homme. Il dévorera la progéniture de tes bestiaux et les fruits de ton sol jusqu'à ce que tu sois détruit, ne te laissant ni blé, ni moût, ni huile, ni la progéniture de tes vaches ni les portées de tes brebis jusqu'à ce qu'il t'ait fait périr : il t'assiégera dans toutes tes Portes jusqu'à la chute de tes hautes et fortes murailles sur lesquelles tu te fies, dans tout ton pays, et il t'assiégera dans toutes tes Portes, dans tout ton pays que t'a donné l'Éternel, ton Dieu. Et, dans la détresse et l'angoisse où te réduiront tes ennemis, tu te nourriras du fruit de tes entrailles, de la chair de tes fils et de tes filles que t'aura donnés l'Éternel, ton Dieu. Le plus amolli de tes hommes, et le plus délicat regardera de mauvais œil son frère et la femme qui est entre ses bras, et ceux de ses fils qui auront survécu, pour ne pas partager avec l'un d'eux la chair de ses fils dont il se nourrira, parce qu'on ne lui aura rien laissé dans la détresse et l'angoisse où t'auront réduit tes ennemis dans toutes tes Portes. La plus amollie de tes femmes et la plus délicate qui ne tentait pas de poser la plante de son pied sur la terre par excès de délicatesse et de mollesse, regardera de mauvais œil le mari qui est entre ses bras, et son fils et sa fille, pour ne point partager le placenta sorti d'entre ses pieds, et les enfants dont elle est accouchée ; car elle les mangera par disette de toutes choses en secret, dans la détresse et l'angoisse où l'auront réduite tes ennemis dans tes Portes. Si tu ne t'appliques à pratiquer tous les préceptes de cette Loi transcrits dans ce livre, pour craindre ce magnifique et redoutable Nom, l'Éternel, ton Dieu, l'Éternel vous frappera de fléaux extraordinaires, toi et ta postérité, de fléaux grands et soutenus, et de maladies malignes et persistantes ; et Il ramènera sur toi toutes les infirmités de l'Egypte qui te font peur, afin qu'elles s'attachent à toi. Toutes les maladies et toutes les plaies aussi, non consignées dans le volume de cette Loi, l'Éternel les attirera sur toi, jusqu'à ce que tu sois détruit. Et vous survivrez en petit nombre, au lieu d'être comme maintenant aussi nombreux que les étoiles du ciel, parce que tu n'auras pas obéi à la voix de l'Éternel, ton Dieu. Et de même que l'Éternel mettait sa joie à votre égard à vous faire du bien et à vous agrandir, de même l'Éternel mettra sa joie à votre égard à vous perdre et à vous détruire, et vous serez arrachés du pays dont tu viens faire la conquête. Et l'Éternel te disséminera parmi tous les peuples d'un bout de la terre à l'autre, et là tu serviras d'autres dieux inconnus à toi et à tes pères, du bois et de la pierre. Et parmi ces peuples tu ne seras pas tranquille, tu n'auras pas où reposer la plante de tes pieds, et l'Éternel t'y donnera un cœur inquiet, des yeux qui s'éteignent, une âme qui se consume. Et devant toi ta vie sera toujours en suspens, tu seras alarmé la nuit et le jour, et ne seras pas sûr de vivre. Le matin tu diras : Ah ! si le soir était là ! et le soir tu diras : Ah ! si le matin était là ! par l'effet des alarmes qui alarmeront ton cœur, et du spectacle que tu verras de tes yeux. Et l'Éternel te ramènera en Egypte sur des navires, par le chemin duquel je te disais : tu ne le reverras plus, et là vous vous vendrez à vos ennemis comme esclaves et comme servantes ; et il n'y aura point d'acheteurs.

Épître

Ésaïe 38:1-6

En ce temps-là Ézéchias fut malade à mourir. Alors Ésaïe le prophète, fils d'Amots, vint auprès de lui, et lui dit : Ainsi parle l'Éternel : Donne tes ordres à ta maison, car tu vas mourir et tu ne vivras plus ! Alors Ézéchias tourna son visage contre la paroi, et fit sa prière à l'Éternel, et il dit : Ah ! Éternel ! souviens-toi-donc que j'ai marché devant toi avec fidélité et avec l'intégrité du cœur, et que j'ai fait ce qui est bien à tes yeux. Et Ézéchias pleura beaucoup. Alors la parole de l'Éternel fut adressée à Ésaïe en ces mots : Va, et dis à Ézéchias : Ainsi parle l'Éternel, Dieu de David ton père : J'ai entendu ta prière, j'ai vu tes larmes ; voici, j'ajoute à tes jours encore quinze années ; et je te sauverai, ainsi que cette ville, de la main du roi d'Assyrie, et je protégerai cette ville.

Première lecture

Ésaïe 46

Bel est culbuté, Nebo précipité ; on met leurs images sur des animaux et des bêtes ; ceux que vous portiez chargent de leur poids des bestiaux fatigués ! Ils sont culbutés, précipités ensemble, et ne peuvent sauver le fardeau, et eux-mêmes ils s'en vont captifs. – Écoutez-moi, maison de Jacob, et vous, tous les restes de la maison d'Israël ! je me suis chargé de vous dès votre origine, je vous ai portés dès votre naissance, et jusqu'à vos vieux jours je serai le même, et jusqu'à la blanche vieillesse je vous soutiendrai ; je l'ai fait et je vous porterai encore, je veux soutenir et sauver. A qui pourriez-vous m'assimiler ? de qui me faire l'égal ? à qui me comparer, pour que nous nous ressemblions ? Ceux qui laissent couler l'or de leur bourse et pèsent l'argent à la balance, prennent à gages un orfèvre pour qu'il leur fasse un Dieu : ils se prosternent et l'adorent. Ils le lèvent, en chargent leur épaule, et le mettent sur pied pour qu'il se tienne ; et de sa place il ne bouge ; on a beau lui crier, il ne répond pas ; de leur détresse il ne les sauve pas. Souvenez-vous-en et pensez en hommes ! rebelles, réfléchissez-y ! Rappelez-vous les premiers événements de jadis ; car je suis Dieu, et il n'en est point d'autre ; je suis Seigneur, et n'ai pas mon pareil ; c'est moi qui dès l'origine annonce l'avenir, et dans le passé ce qui n'était pas encore ; qui dis : « Ce que j'arrête, se fera, et j'accomplirai toute ma volonté ! » qui du Levant ai appelé un aigle, et d'une terre lointaine l'exécuteur de mon décret. Je l'ai dit, et je le réalise ; je l'ai projeté, et je l'exécuterai. Écoutez-moi, vous qui êtes endurcis de cœur et loin de la justice ! Je fais approcher ma justice ; elle n'est pas loin, et mon salut ne tardera pas. Je mettrai mon salut en Sion, et sur Israël ma gloire.

Prière du matin — deuxième lecture

Luc 18

Or, pour leur montrer qu'il fallait toujours prier et ne pas perdre courage, il leur adressait une parabole en ces termes : « Il y avait dans une ville un certain juge qui ne craignait point Dieu et n'avait d'égards pour personne ; or dans cette ville-là était une veuve, et elle venait lui dire : « Fais-moi justice de mon adversaire. » Et pendant longtemps il ne le voulait pas ; mais ensuite il se dit en lui-même : Quoique je ne craigne point Dieu et que je n'aie non plus d'égards pour personne, cependant comme cette veuve me cause du tracas, je lui ferai justice, de peur qu'elle ne finisse par venir me donner des coups. » Or le seigneur dit : « Écoutez ce que dit le juge inique ; mais Dieu ne fera-t-Il pas justice à Ses élus qui crient à Lui jour et nuit, et tarde-t-Il à leur égard ? Je vous déclare qu'il leur fera justice au plus tôt. Toutefois le fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Or il dit aussi à quelques personnes qui possédaient pour elles-mêmes l'assurance d'être justes et qui méprisaient les autres, la parabole suivante : « Deux hommes montèrent au temple pour prier, l'un était pharisien, et l'autre publicain. Le pharisien, se tenant debout, faisait en lui-même cette prière : « O Dieu ! Je Te rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres hommes qui sont spoliateurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain : je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. » Mais le publicain se tenant à distance ne se permettait pas même de lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : « O Dieu, aie compassion de moi qui suis pécheur ! » Je vous le déclare, celui-ci redescendit justifié dans sa maison à l'inverse de l'autre, car quiconque s'élève lui-même sera abaissé, tandis que celui qui s'abaisse lui-même sera élevé. » Or on lui apportait aussi les petits enfants, afin qu'il les touchât ; ce que les disciples ayant vu ils les réprimandaient. Mais Jésus les appela à lui, en disant : « Laissez les petits enfants venir à moi, et ne les en empêchez pas, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume de Dieu. En vérité je vous le déclare, celui qui n'aura pas reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera certainement point. » Et un chef l'interrogea en disant : « Bon Maître, par quelle conduite hériterai-je la vie éternelle ? » Mais Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon, si ce n'est un seul, Dieu. Tu connais les commandements : « Ne commets point d'adultère ; ne tue point ; ne dérobe point ; ne fais point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » L'autre dit : « J'ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. » Ce que Jésus ayant ouï, il lui dit : « Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu possèdes, et distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. » Mais l'autre en entendant cela devint tout triste, car il était très riche. Or Jésus l'ayant regardé dit : « Avec quelle difficulté ceux qui possèdent les richesses entrent-ils dans le royaume de Dieu ! Il est en effet plus facile qu'un chameau entre par un trou d'aiguille, qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu. » Mais les auditeurs dirent : « Et qui peut être sauvé ? » Or il dit : « Ce qui est impossible quant aux hommes est possible quant à Dieu. » Or Pierre lui dit : « Voici, pour nous, après avoir abandonné nos propres biens, nous t'avons suivi. » Et il leur dit : « En vérité je vous déclare qu'il n'est personne qui, ayant abandonné maison, ou femme, ou frères, ou parents, ou enfants, à cause du royaume de Dieu, ne reçoive infiniment davantage dans ce temps-ci, et dans le siècle à venir la vie éternelle. » Et ayant pris les douze à part, il leur dit : « Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes relativement au fils de l'homme s'accomplira ; car il sera livré aux Gentils, et il sera bafoué et injurié, et on crachera sur lui, et après l'avoir fouetté ils le mettront à mort, et le troisième jour il ressuscitera. » Et pour eux ils ne comprenaient rien à cela, et cette parole leur était cachée, et ils ne saisissaient pas ce qui avait été dit. Or il advint, au moment où il approchait de Jéricho, qu'un aveugle se trouvait assis près du chemin pour mendier. Mais ayant entendu la foule qui passait devant lui, il s'informait de ce que c'était. On lui dit : « C'est Jésus le Nazaréen qui passe. » Et il s'écria : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. » Et ceux qui marchaient les premiers le réprimandaient pour le faire taire ; mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi. » Et Jésus s'étant arrêté ordonna qu'on le lui amenât ; et quand il se fut approché, il lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Et l'autre dit : « Seigneur, que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : « Recouvre la vue ; ta foi t'a guéri. » Et immédiatement il recouvra la vue, et il le suivait en glorifiant Dieu. Et tout le peuple voyant cela rendit louange à Dieu.

Psaume responsorial

Psaumes 112

Alléluia ! Heureux l'homme qui craint l'Éternel, et a un grand goût pour ses commandements ! Sa race sera puissante sur la terre, et la postérité du juste sera bénie. L'aisance et la richesse sont dans sa maison, et sa justice demeure éternellement. Dans les ténèbres la lumière se lève pour le juste ; il est miséricordieux, clément et juste. Le bonheur est pour celui qui donne et qui prête, qui pour soutenir sa cause se fonde sur le droit. Car il n'est jamais ébranlé, et l'homme de bien laisse une mémoire éternelle. Il ne redoute point un message funeste ; son cœur est ferme, il se confie dans l'Éternel ; son cœur a de l'assurance, il est sans crainte, attendant que ses ennemis réjouissent ses regards. Il distribue, il donne aux indigents ; sa justice demeure éternellement ; sa tête se lève avec gloire. L'impie en est témoin et il s'en chagrine, il grince des dents et se consume ; les souhaits de l'impie sont mis à néant.

Évangile

Matthieu 8:5-13

Or, lorsqu'il fut entré à Capharnaoum, un centurion s'approcha de lui, en le sollicitant et en disant : « Seigneur, mon serviteur est au lit à la maison, atteint de paralysie et cruellement souffrant. » Il lui dit : « J'irai le guérir. » Mais le centurion répliqua : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Car moi aussi je suis un homme placé sous autorité, ayant des soldats sous mes ordres, et je dis à celui-ci : « Va, » et il va ; et à un autre : « Viens » et il vient ; et à mon esclave : « Fais cela » et il le fait. » Or, en l'entendant, Jésus fut émerveillé, et il dit à ceux qui suivaient : « En vérité je vous le déclare, je n'ai trouvé chez personne en Israël une si grande foi ; mais je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et du couchant et s'attableront avec Abraham et Isaac et Jacob dans le royaume des cieux, tandis que les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures ; là sera le pleur et le grincement de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Va, qu'il te soit fait comme tu as cru. » Et en ce moment-là le serviteur fut guéri.

Psaume responsorial

Psaumes 49

Au maître chantre. Cantique des fils de Coré.Ecoutez ces choses, vous tous les peuples ; prêtez l'oreille, vous tous habitants du monde, et vous enfants des hommes, et vous fils des humains, tous ensemble, et le riche et le pauvre ! Ma bouche exposera la sagesse, et mon cœur en méditant a trouvé la science : mon oreille en écoute les inspirations, et je vais au son du luth révéler ma pensée. Que craindrais-je au jour du malheur, quand je suis enveloppé de la malice de ceux qui me tendent des embûches, qui se confient en leurs biens, et sont vains de leur grande richesse ? L'homme ne saurait racheter son frère, ni donner à Dieu une rançon pour lui. Il en coûte trop pour racheter une vie, et jamais il n'aura les moyens de donner à quelqu'un une vie éternelle, ni de lui épargner la vue du tombeau. Non ! il le verra ! Les sages meurent, et avec eux le fou et le stupide périssent, et laissent leurs biens à d'autres. Leurs vœux sont d'avoir des maisons éternelles, et des demeures qui durent aux siècles des siècles : leurs noms sont célèbres sur la terre. Mais l'homme dans la splendeur n'est pas permanent, il est assimilé aux animaux que l'on égorge. Telle est la voie sur laquelle ils se fient ; et ceux qui les suivent, approuvent leur langage. (Pause) Comme un troupeau ils sont chassés aux Enfers ; la Mort devient leur berger, et les justes les foulent sous leurs pas ; en un instant leur figure est la proie des Enfers, bannie du séjour qu'on lui avait préparé. Cependant Dieu arrachera mon âme au pouvoir des Enfers, qui voudraient me saisir. (Pause) Ne crains point, quand un homme s'enrichit, quand sa maison croît en splendeur ! Car il n'emporte pas tout en mourant, sa splendeur après lui ne descendra pas. Que dans sa vie il se trouve heureux, qu'on te vante du bien-être que tu sais te donner ; il te faut rejoindre tes pères, qui jamais ne reverront la lumière. L'homme qui est dans la splendeur, et n'a pas la sagesse, est assimilé aux animaux que l'on égorge.

Psaume responsorial

Psaumes 66

Au maître chantre. Cantique.Terre, élève à Dieu de toutes parts tes acclamations ! Chantez son nom glorieux, que vos hymnes le glorifient ! Dites à Dieu : « Que tes œuvres sont admirables ! Aux effets de ta grande puissance tes ennemis dissimulent devant toi ; toute la terre t'adore et te célèbre ; célèbre ton nom ! » (Pause) Venez et contemplez les œuvres de Dieu, admirable en ce qu'il opère pour les enfants des hommes ! Il transforma la mer en terre sèche ; au travers du fleuve ils passèrent à pied, et Il excita nos transports. Il exerce par son pouvoir un empire éternel, ses yeux observent les peuples : que les rebelles ne s'insurgent pas ! (Pause) Peuples, bénissez notre Dieu, et proclamez sa louange ! Il redonna la vie à nos âmes, et ne laissa pas nos pieds trébucher. Car tu nous as éprouvés, ô Dieu, purifiés, comme l'on purifie l'argent. Tu nous enlaças dans le filet, et tu mis un faix sur nos reins ; tu donnas à des hommes nos têtes pour monture, nous passâmes par le feu et les eaux ; mais tu nous en as tirés pour nous combler de biens. Je viens dans ta maison avec des holocaustes ; je veux m'acquitter envers toi de mes vœux exprimés par mes lèvres, prononcés par ma bouche dans ma détresse. Je t'offrirai des holocaustes et des brebis engraissées, et ferai fumer la graisse des béliers ; je te sacrifierai des taureaux et des boucs. (Pause) Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, je veux raconter ce qu'il fit pour mon âme. De ma bouche je l'invoquai ; et sa louange est maintenant sur ma langue. Si dans mon cœur j'avais eu le mal en vue, le Seigneur ne m'eût pas exaucé ; mais Dieu m'a exaucé, Il a été attentif aux accents de ma prière. Béni soit Dieu, qui n'a pas rebuté ma prière, et ne m'a pas refusé sa grâce !

Psaume responsorial

Psaumes 63

Cantique de David, lorsqu'il était dans le désert de Juda.O Dieu ! tu es mon Dieu, c'est toi que je cherche ; mon âme a soif de toi, ma chair languit après toi, comme une terre aride, altérée, privée d'eau. Ainsi, mes regards te suivent dans le Sanctuaire, pour contempler ta gloire et ta magnificence ; car ta grâce est meilleure que la vie : mes lèvres te glorifient. Ainsi, je te loue durant ma vie. c'est en ton nom que j'élève mes mains. Mon âme est rassasiée comme de moelle et de graisse, et d'une voix d'allégresse ma bouche te célèbre. Quand ta pensée me revient sur ma couche, c'est sur toi que je médite durant les veilles. Car tu es mon secours, et je me réjouis à l'ombre de tes ailes ; mon âme s'attache à toi, ta droite me soutient. Mais ceux qui, pour me perdre, attentent à ma vie, tomberont dans les profondeurs de la terre. Ils seront livrés à l'épée, et deviendront la proie des chacals. Et le Roi aura en Dieu une cause d'allégresse, et quiconque jure par Lui, fera éclater sa joie, quand les menteurs auront la bouche fermée.

Prière du soir — première lecture

Deutéronome 29

Voici les termes de l'alliance que l'Éternel ordonna à Moïse de conclure avec les enfants d'Israël dans le pays de Moab, outre l'alliance qu'il avait conclue avec eux en Horeb. Et Moïse convoqua tous les Israélites et il leur dit :Vous avez vu tout ce qu'a fait l'Éternel sous tes yeux dans le pays d'Egypte à Pharaon et à tous ses serviteurs et à tout son pays, les grandes épreuves que vos yeux ont vues, ces grands signes et prodiges. Mais jusques aujourd'hui l'Éternel ne vous a pas donné un cœur pour sentir, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre. Et pendant quarante ans, je vous ai conduits dans le désert ; vos habits ne se sont point usés sur vous, ni vos sandales à vos pieds ; vous n'avez pas mangé de pain et n'avez bu ni vin ni cervoise, afin que vous comprissiez que moi, l'Éternel, je suis votre Dieu. Et vous êtes arrivés en ce lieu. Alors, Sihon, roi de Hesbon, et Og, roi de Basan, se sont avancés contre nous pour nous attaquer, et nous les avons battus. Et nous nous sommes emparés de leur pays et l'avons donné en propriété aux Rubénites, et aux Gadites et à la demi-Tribu de Manassé. Gardez donc les paroles de cette alliance, et pratiquez-les, afin de réussir dans tout ce que vous entreprendrez. Vous voilà comparaissant aujourd'hui tous devant l'Éternel, votre Dieu, vos Chefs, vos Tribus, vos Anciens et vos Officiers, tous les hommes d'Israël, vos enfants, vos femmes et ton étranger qui est dans ton camp, depuis celui qui coupe ton bois à celui qui puise ton eau, pour passer dans l'alliance de l'Éternel, ton Dieu, et sous sa sanction que l'Éternel, ton Dieu, solennise avec toi en ce jour, pour te constituer aujourd'hui son peuple tandis qu'il sera ton Dieu, comme Il te l'a promis, et comme Il en a fait le serment à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob. Et ce n'est pas avec vous seuls que je conclus cette alliance et ce pacte juré, c'est avec ceux qui sont ici aujourd'hui comparaissant avec nous devant l'Éternel, notre Dieu, et avec ceux qui ne sont pas ici avec nous aujourd'hui. Car vous savez comment nous avons séjourné dans le pays d'Egypte, et comment nous avons passé au milieu des nations que vous avez traversées ; et vous avez vu les horreurs de leur culte, et leurs idoles de bois et de pierre, d'argent et d'or qui étaient chez eux. Ayez peur qu'il y ait parmi vous homme ou femme ou famille ou Tribu dont le cœur se détourne aujourd'hui de l'Éternel, notre Dieu, pour aller se mettre au service des dieux de ces nations-là ; ayez peur qu'il y ait chez vous quelque racine produisant poison ou absinthe ! Et dans le cas où, à l'ouïe des termes de cette sanction, quelqu'un se promettrait en son cœur un sort heureux, en disant : Je serai sain et sauf quoique je veuille marcher suivant la malice de mon cœur et en amenant ainsi la ruine du sol abreuvé et du sol altéré, l'Éternel ne voudra pas lui pardonner ; mais pour lors le courroux de l'Éternel et sa jalousie s'allumeront contre cet homme-là, et sur lui reposera toute la malédiction consignée dans ce livre-ci, et l'Éternel effacera son nom de dessous les Cieux, et l'Éternel le séparera, pour le perdre, de toutes les Tribus d'Israël, suivant toutes les malédictions de l'alliance transcrites dans ce volume de la Loi. Et la génération suivante, vos fils qui s'élèveront après vous, et l'étranger venu d'un pays lointain, diront à la vue du désastre de ce pays et des maux que lui aura infligés l'Éternel, du soufre et du sel et de l'embrasement de tout son sol qui ne sera plus ensemencé, ne produira plus, où nulle plante ne croîtra, d'un bouleversement pareil à celui de Sodome et de Gomorrhe, d'Adema et de Tseboïm que l'Éternel bouleversa dans sa colère et sa fureur ; tous les peuples demanderont : Pourquoi l'Éternel a-t-Il ainsi traité ce pays-là ? pourquoi l'embrasement de cette grande colère ? Et l'on répondra : Parce qu'ils ont abandonné l'alliance de l'Éternel, Dieu de leurs pères, qu'il avait conclue avec eux, lorsqu'il les retira du pays d'Egypte, et ils sont allés se mettre au service d'autres dieux et les adorer, dieux qu'ils ne connaissaient pas, et qu'il ne leur avait pas donnés en partage ; c'est alors que la colère de l'Éternel s'est allumée contre ce pays pour faire fondre sur lui toutes les malédictions consignées dans ce livre, et l'Éternel les a arrachés de leur pays avec courroux, colère et grande irritation et les a jetés dans un autre pays [comme il arrive] aujourd'hui. Les choses cachées sont à l'Éternel, notre Dieu, mais les choses révélées sont à nous et à nos enfants à perpétuité pour que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette Loi.

Deuxième lecture

Hébreux 7

En effet, ce Melchisédec, roi de Salem, prêtre du Dieu très haut, — lui, qui, après qu'il fut allé au-devant d'Abraham lorsque celui-ci revenait de la défaite des rois, et qu'il l'eut béni, reçut aussi d'Abraham une dîme prélevée sur tout, — lui, qui premièrement, d'après l'interprétation de son nom, est roi de justice, et ensuite, de plus, roi de Salem, c'est-à-dire roi de paix, — lui, qui est sans père, sans mère, sans généalogie, — lui, qui n'a ni commencement de temps, ni fin de vie, mais qui a été rendu semblable au fils de Dieu, — il demeure prêtre à perpétuité. Or considérez combien est grand ce personnage, auquel Abraham donna une dîme prise sur les prémices du butin, lui, le patriarche ! Tandis que ceux des fils de Lévi qui exercent la prêtrise ont, d'après la loi, l'ordre de lever une dîme sur le peuple, c'est-à-dire sur leurs frères, quoique ceux-ci soient issus des reins d'Abraham, lui, qui ne tire point d'eux sa généalogie, il a levé la dîme sur Abraham, et il a béni celui qui possédait les promesses. Or, il est absolument incontestable que c'est l'inférieur qui est béni par le supérieur. Et, tandis qu'ici ce sont des hommes mortels qui perçoivent les dîmes, là, au contraire, c'est quelqu'un dont il est attesté qu'il est vivant ; et c'est aussi, pour ainsi dire, sur Lévi, lui qui perçoit les dîmes, que, par l'intermédiaire d'Abraham, est levée la dîme ; car il était encore dans les reins de son père, quand Melchisédec vint au-devant de celui-ci. Si donc la perfection eût été réalisée par la prêtrise lévitique, (car c'est à celle-ci que se rapporte la loi donnée au peuple), il n'eût pas encore été nécessaire que ce fût selon le rang de Melchisédec que s'installât un autre prêtre, et qu'il ne fût pas désigné selon le rang d'Aaron ; car, une fois la prêtrise changée, il en résulte nécessairement aussi un changement de loi. Celui auquel s'appliquent ces paroles appartient, en effet, à une autre tribu, dont aucun membre n'a jamais fait le service de l'autel ; car il est notoire que c'est de Juda qu'a surgi notre seigneur, tribu pour laquelle Moïse n'a rien dit qui concernât les prêtres. Et cela devient encore plus évident, si l'on remarque que c'est à la ressemblance de Melchisédec que s'installe un autre prêtre, qui l'est devenu, non pas selon la loi d'un commandement charnel, mais selon la puissance d'une vie impérissable ; car voici le témoignage qui lui est rendu : « Tu es prêtre pour l'éternité selon le rang de Melchisédec. » En effet, tandis qu'un commandement antérieur est abrogé, à cause de son impuissance et de son inefficacité, (car la loi n'a rien amené à la perfection), il s'introduit en revanche une espérance meilleure, grâce à laquelle nous nous approchons de Dieu. Et, en tant que cela n'a pas eu lieu sans serment, — ( car, tandis que les autres sont devenus prêtres sans qu'il y ait eu de serment, pour lui, il l'est devenu avec un serment prêté par Celui qui lui dit : « Le Seigneur en a fait le serment, et Il ne s'en repentira pas : Tu es prêtre pour l'éternité »), — Jésus est, par cela même, devenu le garant d'une alliance d'autant plus excellente. Et, tandis que les autres ont formé une pluralité de prêtres, parce que la mort empêche la permanence, pour lui, comme il demeure pour l'éternité, il possède la prêtrise indéfectible, en sorte qu'il peut aussi sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, car il est toujours vivant pour intercéder pour eux. C'est bien, en effet, un tel grand prêtre qui nous convenait : saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et qui est devenu plus élevé que les cieux ; il n'a pas journellement besoin, comme les grands prêtres, d'offrir des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, puis pour ceux du peuple ; car ceci il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même en sacrifice. En effet, tandis que la loi institue, pour grands prêtres, des hommes pleins de faiblesse, la parole du serment, prêté après la loi, institue un Fils qui est parvenu à la perfection pour l'éternité.

Deuxième lecture

1 Thessaloniciens 1

Paul, et Silvanus, et Timothée, à l'église des Thessaloniciens en Dieu le Père et dans le seigneur Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient données ! Nous rendons à Dieu de constantes actions de grâces pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières, nous rappelant sans cesse l'œuvre de votre foi, et le travail de votre charité, et la persévérance de votre espérance en notre seigneur Jésus-Christ, devant Dieu notre Père ; connaissant, frères bien-aimés de Dieu, votre élection, car notre Évangile ne vous a pas été prêché seulement en paroles, mais aussi avec puissance, et avec l'esprit saint, et avec une pleine persuasion, comme vous savez quels nous avons été parmi vous à cause de vous ; et vous-mêmes vous avez été nos imitateurs et ceux du seigneur, ayant reçu la parole, au milieu d'une grande tribulation, avec joie et avec l'esprit saint, en sorte que vous avez été un modèle pour tous les fidèles de Macédoine et d'Achaïe. Car c'est de chez vous que la parole du Seigneur a retenti, non seulement en Macédoine et en Achaïe, mais qu'en tout lieu la foi que vous avez en Dieu s'est fait connaître, en sorte qu'il n'est pas nécessaire que vous en disiez rien ; car eux-mêmes racontent, en ce qui vous concerne, ce qu'a été notre arrivée parmi vous, et comment vous vous êtes détournés des idoles vers Dieu, pour servir le Dieu vivant et véritable, et pour attendre des cieux Son fils qu'il a ressuscité des morts, Jésus qui nous délivre de la colère à venir.

Deuxième lecture

Galates 2:1-10

Ensuite, après quatorze ans d'intervalle, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, en prenant aussi Tite avec moi. Mais j'y montai par suite d'une révélation, et je leur exposai l'évangile que je prêche parmi les Gentils, mais je m'entretins séparément avec les plus considérés, afin de ne pas courir ou de n'avoir pas couru inutilement. Mais Tite qui m'accompagnait, et qui était Grec, ne put pas même être contraint de se faire circoncire, et ce fut à cause des faux frères intrus qui s'étaient furtivement introduits pour espionner la liberté que nous possédons en Christ Jésus, afin de nous asservir complètement ; auxquels nous n'accordâmes, pas même un instant, la soumission qu'ils demandaient, afin que la vérité de l'évangile vous fût maintenue. Mais, de la part de ceux qui étaient tenus en haute considération… quels qu'ils aient été, cela ne me fait rien ; Dieu ne fait pas acception de personnes… quant à moi en effet, les plus considérés ne me suggérèrent rien, mais au contraire, voyant que l'évangile de l'incirconcision m'a été confié, comme à Pierre celui de la circoncision, (en effet Celui qui a agi en faveur de Pierre pour l'apostolat de la circoncision a aussi agi en ma faveur parmi les Gentils), et reconnaissant la grâce qui m'a été donnée, Jacques, et Céphas, et Jean, qui sont tenus pour les colonnes, me donnèrent leurs mains droites ainsi qu'à Barnabas, en signe d'union, afin que, nous, nous allassions vers les Gentils, et eux vers les circoncis ; demandant seulement que nous nous souvinssions des pauvres, ce que je me suis aussi appliqué à faire, précisément à cause de cela.

Deuxième lecture

Éphésiens 3:1-12

C'est pour cela que, moi Paul, je suis le prisonnier de Christ Jésus pour vous, les Gentils, si, en effet, vous avez ouï parler de la manière dont m'a été dispensée la grâce de Dieu qui m'a été donnée pour vous ; c'est par révélation que m'a été communiqué le mystère, tel que je l'ai ci-devant écrit en peu de mots ; d'après quoi vous pouvez, en me lisant, comprendre que je suis versé dans le mystère de Christ, lequel n'a pas été communiqué en d'autres générations aux fils des hommes, comme il a été maintenant révélé à Ses saints et à Ses prophètes par l'Esprit ; c'est à savoir, que les Gentils sont cohéritiers, et membres du même corps, et coparticipants de la promesse en Christ Jésus, par l'Évangile dont j'ai été fait ministre selon le don de la grâce de Dieu qui m'a été donnée, et selon l'efficace de Sa puissance. C'est à moi, le moindre de tous les saints, qu'a été donnée cette grâce d'annoncer aux Gentils la bonne nouvelle de la richesse impénétrable de Christ, et de les éclairer tous sur la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses, afin que, maintenant, la sagesse infiniment diverse de Dieu fût portée par l'Église à la connaissance des dominations et des autorités dans les lieux célestes, selon le dessein formé de tout temps qu'il a accompli en Christ Jésus notre seigneur, en qui nous possédons avec confiance la liberté et l'accès par la foi que nous avons en lui.

Évangile

Luc 1

Comme plusieurs ont entrepris de composer un récit des choses qui sont reçues parmi nous avec une entière assurance conformément à ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, ont été témoins oculaires et ministres de la parole, il m'a aussi semblé bon à moi, qui me suis mis au courant de tout dès le début avec exactitude, d'écrire pour toi une narration suivie, excellent Théophile, afin que tu connaisses la certitude des enseignements que tu as reçus. Il y eut du temps d'Hérode, roi de Judée, un certain prêtre, nommé Zacharie, appartenant à la classe d'Abia ; et il avait une femme qui appartenait aux filles d'Aaron, et son nom était Élisabeth. Or ils étaient l'un et l'autre justes devant Dieu, observant d'une manière irréprochable tous les commandements et décrets du Seigneur. Et ils n'avaient pas d'enfant, vu qu'Élisabeth était stérile, et ils étaient l'un et l'autre avancés en âge. Or, il advint, pendant qu'il remplissait, lors du tour de sa classe, sa charge de prêtre devant Dieu, que le sort l'appela, selon l'usage de la prêtrise, à offrir l'encens en entrant dans le sanctuaire du Seigneur ; et toute la multitude du peuple était en prière au dehors à l'heure de l'encens. Or un ange du Seigneur, qui se tenait à droite de l'autel de l'encens, lui apparut, et Zacharie fut troublé en le voyant, et la crainte s'empara de lui. Mais l'ange lui dit : « Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été entendue, et ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean ; et il sera pour toi une cause de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance ; car il sera grand devant le Seigneur, et il ne boira absolument point de vin ni de cervoise, et il sera rempli de l'esprit saint pendant qu'il sera encore dans le ventre de sa mère ; et il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur leur Dieu ; et lui-même marchera devant Lui avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener vers les enfants les cœurs des pères, et les rebelles aux sentiments des justes, afin de préparer pour le Seigneur un peuple bien disposé. » Et Zacharie dit à l'ange : « A quoi reconnaîtrai-je cela ? Car je suis un vieillard, et ma femme est avancée en âge ? » Et l'ange lui répliqua : « Je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et t'annoncer cette bonne nouvelle. Et voici, tu seras muet et sans pouvoir parler jusques au jour où cela se réalisera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, qui s'accompliront en leur temps. » Et le peuple attendait Zacharie, et l'on s'étonnait de ce qu'il s'arrêtait dans le sanctuaire ; mais lorsqu'il fut sorti il ne pouvait leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire ; et lui-même leur faisait des signes, et il demeura muet. Et il advint, lorsque le temps de son service fut terminé, qu'il retourna dans sa demeure. Or après ce temps-là Élisabeth sa femme conçut, et elle se cacha durant cinq mois, « parce que, » disait-elle, « le Seigneur a ainsi agi envers moi au moment où Il a daigné effacer mon opprobre parmi les hommes. » Or, au sixième mois l'ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme nommé Joseph, qui appartenait à la famille de David, et le nom de la vierge était Marie. Et étant entré auprès d'elle, il lui dit : « Salut, toi qui es comblée de grâces, le Seigneur est avec toi ! » Mais elle fut troublée de cette parole, et elle réfléchissait sur ce que pouvait signifier une telle salutation. Et l'ange lui dit : « Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu ; et voici, tu concevras en ton sein et tu mettras au monde un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, et il sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père, et il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles, et son règne n'aura point de fin. » Mais Marie dit à l'ange : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? » Et l'ange lui répliqua : « L'Esprit saint descendra sur toi, et une puissance du Très-Haut te couvrira ; c'est pourquoi aussi l'être saint qui sera engendré sera appelé Fils de Dieu. Et voici, Élisabeth ta parente a, elle aussi, conçu un fils en sa vieillesse, et elle est maintenant dans son sixième mois, elle qui était appelée stérile ; car rien de ce qui vient de Dieu ne sera frappé d'impuissance. » Or Marie dit : « Voici la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta parole. » Et l'ange s'éloigna d'elle. Or Marie s'étant mise en route en ces jours-là se rendit en toute hâte dans la montagne, dans une ville de Juda, et elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Et il advint, lorsque Élisabeth entendit la salutation de Marie, que l'enfant bondit dans son sein, et Élisabeth fut remplie de l'Esprit saint, et elle poussa un grand cri, et dit : « Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni ! Et comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car voici, lorsque la voix de ta salutation est parvenue à mes oreilles, l'enfant a bondi d'allégresse dans mon sein. Et bienheureuse celle qui a cru à l'accomplissement de ce qui lui a été dit par le Seigneur ! » Et Marie dit :« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit s'est réjoui en Dieu mon sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de Sa servante.Car voici, dès maintenant toutes les générations m'appelleront bienheureuse, parce que le Tout-puissant a fait pour moi de grandes choses.Et Son nom est saint, et Sa miséricorde repose de générations en générations sur ceux qui Le craignent. Il a exercé la force avec Son bras ;Il a dispersé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur ; Il a renversé du trône les potentats et Il a élevé les humbles ; Il a rassasié de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches dénués de tout ; Il s'est intéressé à Israël Son serviteur, et Il a eu souvenance de Sa miséricorde, comme Il l'avait dit à nos pères, envers Abraham et sa postérité pour l'éternité. » Or Marie demeura avec elle environ trois mois, puis elle revint en sa maison. Or, le moment où Élisabeth devait accoucher arriva, et elle mit au monde un fils. Et ses voisins et ses parents apprirent que le Seigneur avait fait éclater envers elle Sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Et il arriva qu'on vint au huitième jour circoncire l'enfant ; et on lui donnait le nom de son père, Zacharie, mais sa mère prenant la parole dit : « Non, mais il sera appelé Jean. » Et on lui dit : « Il n'est personne de ta parenté qui porte ce nom-là ! » Mais on demanda par signes à son père quel nom il voulait qu'on lui donnât. Et ayant demandé des tablettes il écrivit ces mots : « Jean est son nom. » Et ils furent tous émerveillés. Or sa bouche s'ouvrit aussitôt et sa langue se délia et il proférait les louanges de Dieu. Et la crainte s'empara de tous leurs voisins, et dans toute la montagne de Judée on se répétait tous ces récits, et tous ceux qui les avaient entendus les serraient dans leur cœur, en disant : « Que sera donc ce petit enfant ? » Et en effet la main du Seigneur était avec lui. Et Zacharie son père fut rempli de l'Esprit saint, et prophétisa en ces termes : « Béni soit le Seigneur Dieu d'Israël, de ce qu'il a visité et racheté Son peuple ; de ce qu'il nous a suscité une victorieuse délivrance dans la maison de David Son serviteur, selon ce qu'il avait dit de tout temps par la bouche de Ses saints prophètes, délivrance de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ; voulant faire miséricorde à nos pères et se souvenir de Sa sainte alliance, du serment qu'il avait fait à Abraham notre père de nous permettre, après avoir été délivrés de la main des ennemis, de Lui rendre un culte sans crainte, en suivant la piété et la justice devant Lui, durant toute notre vie. Mais toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant le Seigneur pour préparer Ses voies, afin de donner à Son peuple la connaissance du salut par la rémission de leurs péchés, à cause des entrailles de miséricorde de notre Dieu, grâces auxquelles une aurore d'en haut nous visitera pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, afin de diriger nos pieds dans le chemin de la paix. » Or le petit enfant grandissait et se fortifiait en esprit, et il se tenait dans les déserts jusques au jour de sa manifestation à Israël.

Prière du soir — deuxième lecture

Colossiens 2

car je veux que vous sachiez quelle grande lutte je soutiens pour vous, et ceux de Laodicée, et tous ceux qui n'ont pas vu mon visage en la chair, afin que leurs cœurs soient consolés, étant fortement unis dans la charité, et mis en possession de toutes les richesses de la certitude de l'intelligence, afin de connaître le mystère du Dieu de Christ, dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. Je parle ainsi afin que personne ne vous égare par de beaux discours ; car, tout en étant encore absent quant à la chair, je suis néanmoins avec vous par l'esprit, me réjouissant à la vue de votre bon ordre et de la solidité de votre foi en Christ. Ainsi donc, conformément à la manière dont vous avez reçu Christ Jésus le seigneur, conduisez-vous comme étant unis à lui, enracinés et édifiés en lui, et affermis par la foi selon l'enseignement que vous avez reçu, la possédant en abondance avec des actions de grâces. Prenez garde qu'il n'y ait personne qui fasse de vous sa proie par le moyen de la philosophie et d'une vaine erreur, selon la tradition des hommes, selon les rudiments du monde, et non selon Christ, car c'est en lui qu'habite corporellement toute la plénitude de la Divinité, et vous êtes par lui pleinement remplis, lui qui est le chef de toute domination et de toute autorité, lui, en qui aussi vous avez été circoncis par une circoncision qui n'a pas été faite manuellement, par le dépouillement du corps de la chair, par la circoncision de Christ, ayant été ensevelis avec lui dans le baptême ; c'est encore en lui, et avec lui, que vous êtes ressuscités par la foi en la puissance de Dieu qui l'a ressuscité des morts, ainsi que vous, qui étiez morts par vos fautes et par l'incirconcision de votre chair. Il nous a vivifiés avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos fautes, après avoir effacé l'obligation qui nous rendait débiteurs des commandements, laquelle subsistait contre nous, et Il l'a fait disparaître en la clouant à la croix, après avoir dépouillé les dominations et les autorités ; et Il les a données en spectacle en triomphant ouvertement d'elles par ce moyen. Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger et le boire, ou au sujet d'une fête, ou d'une néoménie, ou d'un sabbat, ce qui est une ombre des choses futures, tandis que le corps est à Christ. Que personne ne vous frustre à son gré du prix, au nom de l'humilité et du culte des anges, tandis que, se livrant à ses visions, il est enflé d'un vain orgueil par ses dispositions charnelles, et ne s'attache pas au chef, duquel tout le corps, rendu bien compact par l'assistance des nerfs et des muscles, tire l'accroissement que Dieu donne. Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez encore dans le monde, vous impose-t-on les prescriptions suivantes : « Ne prends point, ne goûte point, ne touche point, » lesquelles tendent toutes à corrompre, quand on les pratique selon les commandements et les enseignements humains, qui, possédant, il est vrai, un renom de sagesse, en raison d'un culte arbitraire et d'une humilité dus au mépris du corps, non en raison d'aucun mérite, ne servent qu'à satisfaire la chair ?

Évangile

Marc 3:7-19

Et Jésus se retira, avec ses disciples vers la mer, et une multitude nombreuse venue de la Galilée le suivit. Et de la Judée, et de Jérusalem, et de l'Idumée, et d'au delà le Jourdain, et des environs de Tyr et de Sidon, une multitude nombreuse entendant parler de tout ce qu'il faisait, vint à lui. Et il dit à ses disciples de faire tenir près de lui des barques, à cause de la foule, afin qu'on ne se pressât pas contre lui ; en effet il avait guéri beaucoup de monde, en sorte que tous ceux qui avaient des infirmités se jetaient sur lui, afin de le toucher. Et les esprits impurs, quand ils le voyaient, se jetaient à ses pieds et s'écriaient : « Tu es le fils de Dieu. » Et il leur adressait beaucoup de remontrances, pour qu'ils ne le fissent pas connaître. Et il monte sur la montagne, et il appelle à lui ceux qu'il voulait ; et ils vinrent vers lui. Et il en désigna douze, qu'il nomma aussi apôtres, afin qu'ils fussent avec lui, et afin de les envoyer prêcher, en ayant l'autorité de chasser les démons. Et il désigna les douze, et il donna à Simon le nom de Pierre, et Jacques fils de Zébédée et Jean le frère de Jacques, et il leur donna le nom de Boanerges, qui signifie fils du tonnerre, et André, et Philippe, et Barthélémy, et Matthieu, et Thomas, et Jacques le fils d'Alphée, et Thaddée, et Simon le Cananéen, et Judas Iscarioth, lequel aussi le livra.

Évangile

Luc 7:11-16

Et il advint ensuite qu'il se rendit dans une ville appelée Naïn, et ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui. Mais quand il approcha de la porte de la ville, voici, on emportait un mort, fils unique de sa mère ; et celle-ci était veuve, et une foule considérable de la ville était avec elle. Et le Seigneur l'ayant vue fut ému de compassion envers elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » Et s'étant approché, il toucha le cercueil ; or les porteurs s'arrêtèrent, et il dit : « Jeune homme, je te dis : lève-toi ! » Et le mort s'assit, et commença à parler ; et il le rendit à sa mère. Mais tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : « Un grand prophète s'est élevé parmi nous, » et : « Dieu a visité Son peuple. »

Évangile

Matthieu 27

Mais lorsque le matin fut venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, sur la manière de le faire mourir, et, après l'avoir enchaîné, ils l'emmenèrent, et ils le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors Judas qui l'avait livré, voyant qu'il était condamné, fut saisi de repentir, et il rapporta les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens, en disant : « J'ai péché en livrant un sang innocent. » Mais eux lui dirent : « Qu'est-ce que cela nous fait ? Cela te regarde. » Et ayant lancé les pièces d'argent dans le sanctuaire, il se retira et alla se pendre. Mais les grands prêtres ayant pris les pièces d'argent dirent : « Il n'est pas permis de les jeter dans le corban, puisqu'elles sont le prix du sang. » Or ayant tenu conseil, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour servir de sépulture aux étrangers. C'est pourquoi ce champ-là a été appelé, jusques à aujourd'hui, champ du sang. — Alors fut accompli ce dont il a été parlé par l'entremise de Jérémie le prophète, lorsqu'il dit : « Et ils ont pris les trente pièces d'argent, la valeur de celui qui a été évalué, qu'ils ont évalué d'entre les fils d'Israël, et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait prescrit. » Cependant Jésus comparut devant le gouverneur, et le gouverneur l'interrogea en disant : « Es-tu le roi des Juifs ? » Or Jésus lui dit : « C'est toi qui le dis. » Et pendant qu'il était accusé par les grands prêtres et les anciens, il ne répondait rien. Alors Pilate lui dit : « N'entends-tu pas tout ce dont ils témoignent contre toi ? » Et il ne lui répondit pas même un seul mot, en sorte que le gouverneur était tout émerveillé. Or le gouverneur avait coutume, lors d'une fête, d'accorder à la foule l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'elle préférait. Or ils détenaient alors un prisonnier fameux, appelé Barabbas. Lors donc qu'ils furent rassemblés, Pilate leur dit : « Lequel voulez-vous que je vous élargisse, Barabbas ou Jésus qui est appelé Christ ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Or pendant qu'il siégeait sur le tribunal, sa femme lui fit dire : « Qu'il ne se passe rien entre toi et ce juste ; car j'ai beaucoup souffert aujourd'hui dans un rêve à son sujet. » Cependant les grands prêtres et les anciens gagnèrent la foule, afin qu'elle réclamât Barabbas et sacrifiât Jésus. Or le gouverneur, reprenant la parole, leur dit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous élargisse ? » Et ils dirent : « Barabbas. » Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus qui est appelé Christ ? » Ils dirent tous : « Qu'il soit crucifié ! » Mais il dit : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux s'écriaient de plus belle : « Qu'il soit crucifié ! » Or Pilate, ayant vu qu'il n'obtenait rien, mais que le tumulte allait croissant, prit de l'eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant : « Je suis innocent de ce sang ; cela vous regarde. » Et tout le peuple répliqua : « Son sang soit sur nous et sur nos enfants ! » Alors il leur accorda l'élargissement de Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra afin qu'il fût crucifié. Alors les soldats du gouverneur, ayant conduit Jésus dans le prétoire, réunirent autour de lui toute la cohorte. Et après l'avoir rhabillé, ils le revêtirent d'un manteau militaire, de couleur écarlate ; et ayant tressé une couronne avec des épines ils lui en ceignirent la tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; et s'étant agenouillés devant lui, ils le bafouèrent en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau et ils le frappaient à la tête. Et quand ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent du manteau militaire et le revêtirent de ses propres vêtements, et ils l'emmenèrent pour le crucifier. Or, comme ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon ; ils le mirent en réquisition pour porter sa croix. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit qui est appelé Golgotha (ce qui signifie endroit dit du crâne), ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; et après l'avoir goûté, il ne voulut pas le boire. Or, quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, après avoir tiré au sort ; et se tenant assis, ils le surveillaient là. Et ils placèrent au-dessus de sa tête sa sentence où était écrit : « Celui-ci est Jésus, le roi des juifs. » Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, un à droite et un à gauche. Cependant les passants l'injuriaient, en branlant la tête, et en disant : « Ô toi qui détruis le sanctuaire, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es fils de Dieu, descends de la croix. » De même aussi les grands prêtres, le bafouant avec les scribes et les anciens, disaient : « Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël ! Qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il s'est confié en Dieu ! Qu'il le délivre maintenant, s'il veut ; car il a dit : Je suis Fils de Dieu. » Et les brigands qui avaient été crucifiés avec lui l'insultaient aussi de la même manière. « Cependant depuis la sixième heure, des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure. Mais vers la neuvième heure Jésus s'écria en jetant un grand cri : « Éloï ! Éloï ! Lema sabactani ? » Ce qui signifie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? » Mais quelques-uns des assistants l'ayant entendu, disaient : « Il appelle Élie, celui-ci ! » Et aussitôt l'un d'entre eux, étant accouru, prit une éponge, et après l'avoir remplie de vinaigre et fixée à un roseau, il lui donnait à boire. Mais les autres dirent : « Laisse-nous voir si Élie vient le sauver ! » Et un autre ayant pris une lance lui perça le flanc, et il en sortit de l'eau et du sang. Mais Jésus, après avoir derechef jeté un grand cri, rendit l'esprit. Et voici, le rideau du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas, et la terre trembla, et les rochers se fendirent, et les sépulcres s'ouvrirent, et beaucoup de corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent ; et étant sortis de leurs sépulcres après sa résurrection ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à plusieurs personnes. Cependant le centurion, et ceux qui avec lui surveillaient Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui se passait, furent dans une grande crainte, et ils disaient : « Vraiment, celui-ci était fils de Dieu. » Or il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin, lesquelles avaient suivi Jésus depuis la Galilée en le servant. Parmi elles se trouvait Marie la Magdalène, et Marie la mère de Jacques et de José, et la mère des fils de Zébédée. Or, quand le soir fut venu, arriva un homme riche d'Arimathée nommé Joseph, lequel avait été aussi disciple de Jésus. Cet homme s'étant rendu auprès de Pilate, réclama le corps de Jésus ; alors Pilate ordonna de le remettre. Et Joseph ayant pris le corps, l'enveloppa dans un linceul blanc, et il le plaça dans son propre sépulcre neuf, qu'il avait fait tailler dans le roc, et après avoir roulé une grande pierre contre l'entrée du sépulcre, il s'en alla. Or il y avait là Marie la Magdalène et l'autre Marie, assises en face du tombeau. Mais le lendemain, qui suit la préparation, les grands prêtres et les pharisiens se réunirent auprès de Pilate, en disant : « Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, pendant qu'il vivait encore : « Au bout de trois jours je dois ressusciter. » Ordonne donc que le tombeau soit protégé jusques au troisième jour, de peur que les disciples ne viennent le dérober, et ne disent au peuple : Il est ressuscité des morts ; et cette nouvelle imposture sera pire que la première. » Pilate leur dit : « Prenez une garde ; allez, protégez-le comme vous l'entendez. » Or s'en étant allés, ils mirent le tombeau, après avoir scellé la pierre, sous la protection de la garde.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.