Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Mais pour le moment je me rends à Jérusalem pour le service des saints, parce que la Macédoine a bien voulu, ainsi que l'Achaïe, faire une collecte pour les pauvres d'entre les saints qui sont à Jérusalem ; ils l'ont bien voulu en effet, comme étant leurs débiteurs, car, puisque les Gentils ont partagé leurs biens spirituels, ils doivent aussi les assister avec les biens charnels. Après donc que j'aurai terminé cette affaire et que je me serai déchargé de cette recette, je partirai pour l'Espagne en passant par chez vous. Or, je sais qu'en venant à vous j'y viendrai avec une pleine et entière bénédiction de Christ. En attendant je vous invite, par notre seigneur Jésus-Christ et par la charité qu'inspire l'Esprit, à combattre avec moi dans les prières qui s'adressent pour moi à Dieu, afin que je sois délivré des récalcitrants qui sont en Judée, et que le don que je porte à Jérusalem soit bien reçu par les saints, afin que ce soit dans la joie que je vienne à vous par la volonté du Seigneur Jésus. Or, que le Dieu de paix soit avec vous tous ! Amen !
Première lecture
A la troisième nouvelle lune après leur sortie du pays d'Egypte, ce jour-là les enfants d'Israël entrèrent dans le désert de Sinaï. Étant donc partis de Raphidim, ils arrivèrent au désert de Sinaï et campèrent dans le désert, et Israël y campa en face de la montagne. Or Moïse était monté vers Dieu : et l'Éternel l'appela de la montagne et dit : Adresse ces paroles à la maison de Jacob, et cette déclaration aux enfants d'Israël : Vous avez vu ce que j'ai fait à l'Egypte, et comment je vous ai portés sur les ailes de l'aigle et amenés vers moi. Eh bien ! si vous êtes dociles à ma voix et gardez mon alliance, vous serez ma propriété de préférence à tous les peuples, car toute la terre est à moi, et vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et un peuple saint. Telles sont les paroles que tu adresseras aux enfants d'Israël. Moïse vint donc et convoqua les Anciens du peuple, et il mit sous leurs yeux toutes les choses dont l'Éternel l'avait chargé. Et tout le peuple répondit unanimement en ces termes : Nous ferons tout ce qu'a dit l'Éternel. Et Moïse rapporta à l'Éternel les paroles du peuple. Puis l'Éternel dit à Moïse : Voici, je viendrai à toi dans un nuage épais, afin que le peuple entende quand je parlerai avec toi, et qu'il ait en toi une confiance éternelle. Et Moïse exposa à l'Éternel les paroles du peuple. Et l'Éternel dit à Moïse : Va vers le peuple et sanctifie-les aujourd'hui et demain ; et qu'ils lavent leurs manteaux. Et qu'ils se tiennent prêts pour le troisième jour ; car le troisième jour l'Éternel descendra à la vue de tout le peuple sur le mont de Sinaï. Et tu parqueras le peuple de tous côtés, et tu diras : Prenez garde de monter à la montagne, et d'en toucher la limite ; quiconque touchera la montagne sera mis à mort. Nulle main ne la touchera sous peine d'être lapidé ou passé par les armes, et pour l'animal et pour l'homme il y va de sa vie. Dès que la trompette sonnera, ils monteront à la montagne. Et Moïse redescendit de la montagne vers le peuple, et il sanctifia le peuple et ils lavèrent leurs manteaux. Et il dit au peuple : Soyez prêts pour le troisième jour, et abstenez-vous de femme. Et le troisième jour au matin il y eut des tonnerres et des éclairs, et un nuage épais couvrait la montagne, et la trompette sonnait avec une grande force, et tout le peuple qui était dans le camp trembla. Et Moïse conduisit le peuple hors du camp à la rencontre de Dieu, et ils prirent place au pied de la montagne. Or tout le mont de Sinaï se couvrit de fumée en face de l'Éternel qui y descendait au milieu du feu ; et la fumée s'en élevait comme une fumée de fournaise, et toute la montagne branlait fortement. Et la trompette allait sonnant en éclats plus bruyants ; Moïse parlait et Dieu lui répondait dans le tonnerre. Et l'Éternel descendit sur le mont de Sinaï, sur la cime de la montagne, et l'Éternel appela Moïse sur la cime de la montagne et Moïse monta. Alors l'Éternel dit à Moïse : Descends, [et somme le peuple de ne pas percer jusqu'à l'Éternel pour voir ;] ce qui en ferait tomber un grand nombre. Que de même les prêtres qui ont accès auprès de l'Éternel, se sanctifient, de peur que l'Éternel n'exerce des ravages parmi eux. Et Moïse dit à l'Éternel : Le peuple ne saurait monter à la montagne de Sinaï, car tu nous as fait cette sommation : Parque la montagne et la sanctifie. Et l'Éternel lui dit : Va, descends, puis remonte, toi et Aaron qui t'accompagne ; mais les prêtres et le peuple ne s'ouvriront pas un passage pour monter vers l'Éternel, de peur qu'il n'exerce des ravages parmi eux. Et Moïse descendit auprès du peuple, à qui il parla.
Première lecture
Là l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Envoie des hommes pour reconnaître le pays de Canaan que je donne aux enfants d'Israël : vous enverrez un homme par Tribu, chacun pour celle de ses pères, et pris parmi leurs Princes. Alors Moïse les envoya du désert de Paran sur l'ordre de l'Éternel : il n'y avait que des hommes, chefs des enfants d'Israël. Or voici leurs noms : pour la Tribu de Ruben, Sammua, fils de Zaccur ; pour la Tribu de Siméon, Saphat, fils de Hori ; pour la Tribu de Juda, Caleb, fils de Jephunneh ; pour la Tribu de Issaschar, Jighal, fils de Joseph ; pour la Tribu d'Éphraïm, Hosée, fils de Nun ; pour la Tribu de Benjamin, Palti, fils de Raphu ; pour la Tribu de Zabulon, Gaddiel, fils de Sodi ; pour la Tribu de Joseph, la Tribu de Manassé, Gaddi, fils de Susi ; pour la Tribu de Dan, Ammiel, fils de Gmalli ; pour la Tribu d'Asser, Sthur, fils de Michaël ; pour la Tribu de Nephthali, Nachbi, fils de Vophsi ; pour la Tribu de Gad, Ghuel, fils de Machi. Tels, sont les noms des hommes envoyés par Moïse pour reconnaître le pays. Or Moïse donna à Hosée, fils de Nun, le nom de Josué. En les envoyant reconnaître le pays de Canaan, Moïse leur dit : Gagnez-en par ici le Midi, puis montez aux montagnes, et voyez ce qu'est le pays et le peuple qui l'habite, s'il est fort ou faible, peu nombreux ou considérable, et ce qu'est le pays où il habite, s'il est bon ou mauvais, et ce que sont les villes où ils habitent, s'ils ont des camps ou des forteresses, et ce qu'est le sol, s'il est gras ou maigre, boisé ou non. Et ayez bon courage et rapportez des fruits du pays. Or c'était l'époque des primeurs du raisin. Ils allèrent donc et reconnurent le pays depuis le désert de Tsin jusqu'à Rechob du côté de Hamath. Et ils gagnèrent le Midi et pénétrèrent jusqu'à Hébron, et là étaient Ahiman, Sesaï et Thalmaï, enfants de Anak. Or Hébron avait été bâtie sept ans avant Tsoan en Egypte. Et ils pénétrèrent jusque dans la vallée d'Escol et ils y coupèrent un pampre avec une grappe de raisin qu'ils portèrent à deux au moyen d'une gaule ; ils prirent aussi des grenades et des figues. Ce lieu reçut le nom de Vallée d'Escol (vallée de la grappe) à cause de la grappe qu'y avaient cueillie les enfants d'Israël. Et ayant reconnu le pays ils furent de retour au bout de quarante jours. Étant donc arrivés ils se rendirent auprès de Moïse et d'Aaron et de toute l'Assemblée des enfants d'Israël au désert de Paran vers Cadès, et ils leur rendirent compte ainsi qu'à toute l'Assemblée et leur montrèrent les fruits du pays. Et ils lui firent leur récit et dirent : Nous avons pénétré dans le pays où tu nous as envoyés : oui, c'est une terre découlante de lait et de miel, et en voici les fruits. Seulement le peuple qui habite le pays est vigoureux, et les villes, fortes et très grandes, et nous y avons vu aussi les enfants d'Anak. Amalek habite le Midi du pays, et les Héthiens et les Jébusites et les Amoréens la montagne, et les Cananéens vers la mer et le long du Jourdain. Alors Caleb imposa silence au peuple à l'égard de Moïse et dit : Marchons, marchons ! faisons-en la conquête, car nous en serons maîtres. Mais les hommes qui l'avaient accompagné dirent : Nous ne saurions marcher contre ce peuple, car il est plus fort que nous. Et ils décrièrent le pays qu'ils avaient reconnu, en répandant chez les enfants d'Israël ces propos : Le pays que nous avons parcouru pour le reconnaître, est un pays qui dévore ses habitants, et tout le peuple que nous y avons vu, est de taille élevée. Et là nous avons vu des géants, enfants d'Anak, de la race des géants ; et nous nous semblions des sauterelles, et nous leur semblions tels.
Prière du matin — première lecture
Et les hommes dirent à Lot : Tous ceux que tu as encore ici, tes gendres et tes fils et tes filles, et tous ceux qui tiennent à toi dans la ville, fais-les sortir de ce lieu. Car nous allons détruire ce lieu-ci, parce que ces gens sont grandement décriés devant l'Éternel, et l'Éternel nous a envoyés pour détruire la ville. Alors Lot sortit et parla à ses gendres qui prétendaient à ses filles et dit : Mettez-vous en devoir de sortir de ce lieu-ci, car l'Éternel va détruire la ville. Mais il eut, aux yeux de ses gendres, l'air de plaisanter. Et au lever de l'aurore, les anges insistèrent auprès de Lot et dirent : Lève-toi, prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent-là, de peur que tu ne périsses par suite du crime de cette ville. Et comme il tardait, les hommes le prirent sa main et la main de sa femme et la main de ses deux filles, parce que l'Éternel voulait l'épargner, et ils le firent sortir, et le laissèrent en dehors de la ville. Et après les avoir fait sortir, l'un [d'eux] dit : Sauve-loi, au nom de ta vie, ne regarde pas derrière toi, et ne t'arrête pas dans tout le district ! Sauve-toi sur la montagne pour ne pas périr. Et Lot leur dit : Oh ! non ! Seigneur ; vois donc ! ton serviteur a trouvé grâce à tes yeux, et grand a été l'amour que tu m'as témoigné pour me conserver la vie ; mais je ne puis me sauver sur la montagne, le désastre pourrait m'atteindre et je périrais. Vois donc ! Cette ville-là est à portée pour y fuir, et elle est petite : c'est là que je voudrais me réfugier (n'est-elle pas petite ?) afin que mon âme vive. Et Il lui dit : Voici, je veux aussi te satisfaire en ce point, en ne bouleversant pas la ville dont tu parles. Hâte-toi de t'y réfugier, car je ne puis rien faire que tu n'y sois arrivé. – C'est pourquoi l'on donne à cette ville le nom de Tsohar (petite). Le soleil se levait sur la terre, lorsque Lot entra dans Tsohar. Et l'Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de soufre et de feu, de par l'Éternel depuis le ciel, et Il bouleversa ces villes et toute la contrée, et la population des villes et les productions du sol. Mais sa femme regarda derrière elle, et elle devint statue de sel. Et Abraham se leva le matin et gagna le lieu où il s'était tenu en la présence de l'Éternel, et porta ses regards à ses pieds sur Sodome et Gomorrhe et toute la contrée du district, et il vit, et voilà qu'une fumée s'élevait de la terre, comme la fumée d'une fournaise. Et quand Dieu détruisit les villes du district, Dieu se souvint d'Abraham et fit échapper Lot du milieu du bouleversement, lorsqu'il bouleversa les villes où habitait Lot. Et de Tsohar Lot gagna la hauteur, et il se fixa sur la montagne, et il avait ses deux filles avec lui, car il redoutait de demeurer à Tsohar. Et il habitait une grotte, lui et ses deux filles.
Épître
Mais, puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons aussi à ne pas recevoir inutilement la grâce de Dieu, (car il est dit : « Au temps favorable Je t'ai exaucé, et au jour du salut Je t'ai secouru ; » voici, c'est maintenant le temps particulièrement favorable ; voici, c'est maintenant le jour du salut), nous qui ne donnons prise sur aucun point, afin que le ministère ne soit pas critiqué, mais qui nous rendons recommandables à tous égards, comme il convient à des serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience au milieu des tribulations, au milieu des calamités, au milieu des détresses, au milieu des coups, au milieu des prisons, au milieu des troubles, au milieu des fatigues, au milieu des veilles, au milieu des jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bienveillance, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de la vérité, par la puissance de Dieu ; employant les armes offensives et défensives de la justice, tirant parti de la gloire et de l'infamie, de la mauvaise et de la bonne renommée ; tenus pour fourbes, quoiqu'étant véridiques ; tenus pour inconnus, quoiqu'étant bien connus ; tenus pour mourants, et voici, nous vivons ; tenus pour châtiés, quoique n'étant point mis à mort ; tenus pour désolés, mais étant toujours joyeux ; tenus pour pauvres, mais rendant riches bien des hommes ; tenus, pour ne rien avoir, quoique possédant toutes choses.
Première lecture
Îles, écoutez-moi, et prêtez attention, peuples reculés ! L'Éternel m'appela dès le sein maternel ; j'étais encore dans les flancs de ma mère, qu'il nommait mon nom. Il donna à ma bouche le tranchant de l'épée, de l'ombre de sa main Il me couvrit, Il fit de moi un trait acéré, et Il me cacha dans son carquois. Et Il me dit : Tu es mon serviteur, Israël en qui je ferai éclater ma gloire. Mais je dis : En vain j'ai travaillé, vainement et pour rien j'ai consumé mes forces ; mais mon bon droit est par devers l'Éternel, et mon salaire par devers mon Dieu. Or maintenant l'Éternel parle, lui qui me forma dès le sein maternel, pour être son serviteur, pour ramener à lui Jacob, et Israël qui n'est pas recueilli ; et aux yeux de l'Éternel je suis honoré, et mon Dieu est ma force… Il dit : C'est trop peu que tu sois mon serviteur, pour relever les tribus de Jacob et ramener les restes conservés d'Israël ; je t'établis lumière des nations, pour que tu portes mon salut jusqu'au bout de la terre. Ainsi parle l'Éternel, rédempteur d'Israël, son Saint, à celui que tous méprisent, qui inspire l'horreur au peuple, au serviteur des dominateurs : Des rois le verront et se lèveront, et des princes s'inclineront devant lui, pour l'amour de l'Éternel qui est fidèle, du Saint d'Israël qui t'a choisi. Ainsi parle l'Éternel : Au temps de la grâce je t'exaucerai, et au jour du salut je te serai en aide : je te garderai et te ferai médiateur de l'alliance de mon peuple, pour relever le pays et répartir les héritages désolés, pour dire aux prisonniers : « Sortez ! » et à ceux qui sont dans les ténèbres : « Paraissez au jour ! » Sur les chemins ils trouveront une pâture, et sur les coteaux nus leur pâturage. Ils ne seront point affamés, et point altérés ; le hâle ni le soleil ne les accablera ; car Celui qui a pitié d'eux les mène, et Il les conduit aux eaux jaillissantes. Et je changerai tous mes monts en chaussées, et mes chemins seront élevés. Voici, les uns arrivent des lointains pays, et voici, les autres du septentrion et de l'occident, et d'autres du pays de Sinim. Cieux, soyez dans l'allégresse ! terre, réjouis-toi ! et vous montagnes, éclatez en acclamations ! car l'Éternel console son peuple et de ses malheureux Il prend pitié. Sion dit : « L'Éternel m'abandonne et le Seigneur m'oublie. » – Une femme oublie-t-elle son nourrisson, perdant sa tendresse pour le fruit de ses entrailles ? Quand elle pourrait l'oublier, moi je ne t'oublierai pas. Voici, je t'ai gravée sur mes mains ; tes murs me sont toujours présents. Tes fils accourent, tes destructeurs et tes désolateurs s'enfuient. Porte les yeux de toutes parts et regarde ! tous ils s'assemblent et s'acheminent vers toi. Par ma vie, dit l'Éternel, oui, tu les porteras tous comme une parure, tu t'en ceindras comme une fiancée. Quant à tes ruines et à ton sol désolé, et à ton pays ravagé, tu seras trop étroite pour tant d'habitants, et tes exterminateurs se sont éloignés. Les fils dont tu fus privée, de ces mots frapperont encore tes oreilles : La place est pour moi trop étroite, serre-toi contre moi, pour que je puisse me loger. Et tu diras en ton cœur : Qui me les a engendrés ? car j'étais sans enfants et stérile, chassée et répudiée ! et ceux-ci, qui les a élevés ? Voici, j'étais restée seule ! ceux-ci, où étaient-ils ? – Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, je lèverai ma main en signe aux nations, et pour les peuples je dresserai mon étendard, afin qu'ils rapportent tes fils sur leurs bras, et que sur leurs épaules ils ramènent tes filles. Et des rois seront tes nourriciers, et leurs princesses tes nourrices ; la face contre terre ils tomberont devant toi, et baiseront la poussière de tes pieds, et tu reconnaîtras que je suis l'Éternel, qui ne confonds point ceux qui se confient en moi. « Au puissant, arracherait-on une proie, et les captifs d'un juste échapperaient-ils ? » Oui, dit l'Éternel, même les captifs du puissant seront arrachés, et la proie d'un furieux, échappera, et avec tes ennemis j'engagerai le combat, et je délivrerai tes fils. Et je ferai à tes oppresseurs manger leur propre chair, et comme de vin ils s'enivreront de leur sang, et toute chair reconnaîtra que je suis l'Éternel, ton sauveur et ton rédempteur, le héros de Jacob.
Prière du matin — deuxième lecture
Et ayant levé les yeux, il vit les riches qui jetaient dans le trésor leurs offrandes ; mais il vit une certaine veuve indigente qui y jetait deux pites, et il dit : « En vérité je vous déclare que cette veuve pauvre a jeté plus que personne, car tous ceux-là ont jeté de leur superflu dans les offrandes, tandis que cette femme a jeté, de son dénuement, tout ce qu'elle avait pour sa subsistance. » Et quelques personnes disant à propos du temple, qu'il était orné de belles pierres et d'offrandes, il dit : « Ces choses que vous voyez…, des jours viendront où il ne sera laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie. » Mais ils l'interrogèrent, en disant : « Maître, quand donc cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe qui indiquera que ces choses sont sur le point d'arriver ? » Or il dit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer ; car plusieurs viendront en mon nom, disant : « C'est moi qui le suis, et le moment approche ; » ne vous mettez pas à leur suite. Mais quand vous entendrez parler de guerres et de révolutions, ne vous en effrayez pas, car il faut que cela arrive premièrement, mais ce n'est pas tout aussitôt la fin. » Alors il leur disait : « Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; et il y aura de grands tremblements de terre, et place par place des pestes et des famines ; et il y aura des phénomènes effrayants et de grands signes qui viendront du ciel ; mais avant toutes ces choses ils mettront les mains sur vous, et ils vous persécuteront, vous livrant aux synagogues et vous jetant en prison, vous traînant devant des rois et des gouverneurs à cause de mon nom. Cela sera pour vous l'occasion d'un témoignage ; mettez donc en vos cœurs de ne pas songer d'avance à votre défense, car c'est moi qui vous donnerai une bouche et une sagesse, à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister ni répliquer. Mais vous serez livrés même par vos parents, et par vos frères, et par des membres de votre famille, et par des amis, et ils en mettront à mort d'entre vous, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; et pas un cheveu de votre tête ne sera certainement perdu ; c'est par votre patience que vous vous mettrez en possession de vos âmes. « Mais quand vous aurez vu Jérusalem investie par les armées, alors sachez que sa dévastation est proche. Alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes, et que ceux qui sont au milieu de la ville se retirent, et que ceux qui sont dans les campagnes n'y rentrent pas ; car ce sont là des jours de châtiment, afin que tout ce qui a été écrit s'accomplisse. Malheur à celles qui sont enceintes et à celles qui allaitent en ces jours-là ! Car il y aura une grande calamité sur la terre et de la colère contre ce peuple, et ils tomberont par le fil de l'épée, et ils seront emmenés captifs chez toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les Gentils, tant que dureront les temps des Gentils et jusques à ce qu'ils soient accomplis. « Et il y aura des signes dans le soleil, la lune et les astres, et sur la terre de l'angoisse parmi les nations inquiètes du fracas de la mer et des flots, les hommes expirant de frayeur à l'attente de ce qui menace la terre, car les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors ils verront le fils de l'homme venant dans une nuée avec beaucoup de puissance et de gloire. Mais quand ces choses commenceront à se réaliser, redressez-vous et levez la tête, car votre délivrance approche. » Et il leur dit une parabole : « Voyez le figuier et tous les arbres : quand ils ont commencé à pousser, vous savez d'après eux en les regardant que déjà l'été est proche. De même, vous aussi, quand vous aurez vu ces choses se réaliser, sachez que le royaume de Dieu est proche. En vérité je vous déclare que cette génération-ci ne disparaîtra certainement point, jusques à ce que tout se soit réalisé. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point. Mais prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne s'appesantissent dans les excès, dans l'ivresse, et dans les soucis de la vie, et que ce jour-là ne vous surprenne tout à coup comme un filet ; car il surprendra tous ceux qui habitent la surface de toute la terre ; mais veillez, priant en tout temps, afin que vous puissiez échapper à toutes ces choses qui doivent survenir, et vous trouver debout en présence du fils de l'homme. » Or, pendant le jour, il enseignait dans le temple, mais tous les soirs il sortait pour passer la nuit sur la montagne appelée Bois d'oliviers ; et tout le peuple venait de bon matin vers lui dans le temple pour l'entendre.
Psaume responsorial
Louez l'Éternel, vous toutes les nations ; glorifiez-le, vous tous les peuples ! Car sa grâce puissamment nous protège, et la fidélité de l'Éternel dure éternellement. Alléluia !
Évangile
Alors Jésus fut emmené dans le désert par l'Esprit pour être tenté par le diable. Et après qu'il eut jeûné pendant quarante jours et quarante nuits, il finit par avoir faim. Et, s'étant approché, le tentateur lui dit : « Si tu es fils de Dieu, dis que ces pierres-ci deviennent des pains. » Mais il répliqua : « Il est écrit : Ce n'est pas de pain seulement que l'homme vivra, mais de toute parole sortie de la bouche de Dieu. » Alors le diable le transporte dans la ville sainte, et il le posa sur l'aile du temple, et il lui dit : « Si tu es fils de Dieu, jette-toi en bas ; en effet, il est écrit : Car Il donnera pour toi des ordres à Ses anges, et ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre. » Jésus lui dit : « Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu. » Le diable le transporte derechef sur une montagne fort élevée, et il lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire, et il lui dit : « Je te donnerai tout cela, si, te prosternant, tu m'adores. » Alors Jésus lui dit : « Va-t-en, Satan, car il est écrit : C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et c'est à Lui seul que tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte, et voici, des anges s'approchèrent, et ils le servaient.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Hymne de David, lorsque Doëg, l'Iduméen, vint et informa Saül et lui dit : David est venu dans la maison d'Achimélech.Pourquoi fais-tu gloire de la méchanceté, superbe ? La grâce de Dieu subsiste toujours. Ta langue médite la ruine, pareille au rasoir affilé, artisan de ruses ! Tu aimes le mal plus que le bien, le mensonge, plus que les paroles vraies. (Pause) Tu aimes tous les discours pernicieux, langue perfide ! Aussi Dieu te détruira pour toujours, Il te saisira, et t'arrachera de ta tente, et t'extirpera de la terre des vivants. (Pause) Les justes en seront témoins, et ils craindront, et ils se riront de lui : « Le voilà cet homme qui ne prit point Dieu pour son rempart, et qui se confiait dans ses grandes richesses, et se prévalait de sa méchanceté ! » Mais moi, je suis comme un vert olivier dans la maison de Dieu, je me confie dans la grâce de Dieu, toujours, à jamais. Je Te louerai éternellement, parce que tu as agi, et j'espère dans ton nom, parce que tu es bon, en présence de tes Saints.
Psaume responsorial
Au maître chantre. En schoschanim. De David.Sauve-moi, ô Dieu, car les eaux m'envahissent au péril de ma vie ! Je suis plongé dans un bourbier profond, où je ne puis prendre pied ; je suis enfoncé dans les eaux profondes, et les flots me submergent. Je suis las à force de crier, mon gosier est brûlant ; mes yeux se consument, dans l'attente de mon Dieu. Ceux qui me sont gratuitement hostiles, surpassent en nombre les cheveux de ma tête ; mes destructeurs, mes fourbes ennemis se sont renforcés ; je dois restituer ce que je n'ai point dérobé. O Dieu, tu connais ma folie, et mes délits ne te sont point cachés. Ne permets pas que je sois une cause de confusion pour ceux qui se confient en toi, Seigneur, Éternel des armées, ni une cause de honte pour tes adorateurs, Dieu d'Israël ! Car c'est à cause de toi que je souffre l'opprobre, et que la honte recouvre mon visage. Je suis devenu un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère. Car le zèle de ta maison me consume, et les outrages de ceux qui t'outragent, tombent sur moi. Et je pleure et je jeûne ; mais cela me tourne à opprobre ; et je prends pour habit le cilice, par là je donne lieu à leurs satires. Je suis l'entretien de ceux qui sont assis aux Portes, et ils disent contre moi les chansons des buveurs. Cependant ma prière s'élève à toi, Éternel ! Que le temps soit propice, ô Dieu, par ta grande bonté ! Exauce-moi par ta fidélité secourable ! Retire-moi du bourbier, et ne m'y laisse pas enfoncer ! Que je sois sauvé de mes ennemis, et du gouffre des eaux ! Ne me laisse pas submerger par les flots, ni engloutir par l'abîme ; et que le puits ne referme pas sa bouche sur moi ! Exauce-moi, Éternel, car ta grâce est excellente : en tes grandes compassions tourne les yeux vers moi, et ne cache pas ta face à ton serviteur ! Car je suis angoissé ; hâte-toi, réponds-moi ! Rapproche-toi de mon âme, rachète-là ! A cause de mes ennemis sauve-moi ! Tu connais mon opprobre, et ma honte, et mon ignominie, tu as sous les yeux tous mes adversaires. Les outrages ont brisé mon cœur, et je suis malade ; j'attends de la pitié, et il n'en est point pour moi, et des consolateurs, et je n'en trouve aucun. Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et pour calmer ma soif, ils m'abreuvent de vinaigre. Que leur propre table leur soit un piège, et un filet dans leur sécurité ! Que leurs yeux obscurcis cessent de voir ! et fais que leurs reins toujours soient mal affermis ! Verse sur eux ta colère, et que le feu de ton courroux les atteigne ! Que leurs campements soient désolés, et qu'en leurs tentes il n'y ait point d'habitants ! Car ils persécutent celui que tu as frappé, et ils narrent les douleurs de ceux que tu as percés. Fais qu'ils ajoutent crime à crime, et qu'ils n'arrivent pas à ta justice ! Qu'ils soient effacés du livre des vivants, et qu'avec les justes ils ne soient point inscrits ! Cependant je suis affligé et souffrant : ton secours, ô Dieu, me mettra en lieu sûr. Je louerai le nom de Dieu par des chants, et je le magnifierai par des actions de grâces : elles plairont plus à Dieu que des taureaux, que des taureaux ayant cornes et sabots. Les affligés le verront et seront réjouis. Que votre cœur revive, à vous qui cherchez Dieu ! Car l'Éternel écoute les pauvres, et Il ne dédaigne point ses captifs. Qu'il soit loué par le ciel et par la terre, par les mers, et tout ce qui se meut en elles ! Car Dieu sauvera Sion, et relèvera les villes de Juda, qui sera habitée, et qui sera recouvrée, et la race de ses serviteurs l'aura pour héritage, et ceux qui aiment son nom, l'auront pour demeure.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique.Terre, élève à Dieu de toutes parts tes acclamations ! Chantez son nom glorieux, que vos hymnes le glorifient ! Dites à Dieu : « Que tes œuvres sont admirables ! Aux effets de ta grande puissance tes ennemis dissimulent devant toi ; toute la terre t'adore et te célèbre ; célèbre ton nom ! » (Pause) Venez et contemplez les œuvres de Dieu, admirable en ce qu'il opère pour les enfants des hommes ! Il transforma la mer en terre sèche ; au travers du fleuve ils passèrent à pied, et Il excita nos transports. Il exerce par son pouvoir un empire éternel, ses yeux observent les peuples : que les rebelles ne s'insurgent pas ! (Pause) Peuples, bénissez notre Dieu, et proclamez sa louange ! Il redonna la vie à nos âmes, et ne laissa pas nos pieds trébucher. Car tu nous as éprouvés, ô Dieu, purifiés, comme l'on purifie l'argent. Tu nous enlaças dans le filet, et tu mis un faix sur nos reins ; tu donnas à des hommes nos têtes pour monture, nous passâmes par le feu et les eaux ; mais tu nous en as tirés pour nous combler de biens. Je viens dans ta maison avec des holocaustes ; je veux m'acquitter envers toi de mes vœux exprimés par mes lèvres, prononcés par ma bouche dans ma détresse. Je t'offrirai des holocaustes et des brebis engraissées, et ferai fumer la graisse des béliers ; je te sacrifierai des taureaux et des boucs. (Pause) Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, je veux raconter ce qu'il fit pour mon âme. De ma bouche je l'invoquai ; et sa louange est maintenant sur ma langue. Si dans mon cœur j'avais eu le mal en vue, le Seigneur ne m'eût pas exaucé ; mais Dieu m'a exaucé, Il a été attentif aux accents de ma prière. Béni soit Dieu, qui n'a pas rebuté ma prière, et ne m'a pas refusé sa grâce !
Prière du soir — première lecture
Et après ces choses il arriva que Dieu mit Abraham à l'épreuve ; et Il lui dit : Abraham ! Et il répondit : Me voici ! Et Il dit : Eh bien ! prends ton fils, ton unique, que tu aimes, Isaac, et va-t'en au pays de Moriah, et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. Et Abraham se leva Je matin et bâta son âne, et prit deux de ses valets avec lui, et Isaac, son fils, et il fendit du bois pour l'holocauste, et il se leva et prit son chemin vers le lieu que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour Abraham, levant les yeux, aperçut le lieu de loin. Alors Abraham dit à ses valets : Restez ici avec l'âne, et moi et l'enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons, puis nous vous rejoindrons. Puis Abraham prit le bois de l'holocauste, et en chargea Isaac, son fils, et il prit en sa main le feu et le couteau ; et ils s'acheminèrent les deux ensemble. Et Isaac parla à Abraham, son père, et dit : Mon père ! Et il répondit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici bien le feu et le bois ; mais où est la victime pour l'holocauste ? Et Abraham répondit : Dieu verra à se trouver la victime pour l'holocauste, mon fils. Puis ils cheminèrent les deux ensemble. Et ils arrivèrent au lieu que Dieu lui avait dit, et Abraham y éleva l'autel, et disposa le bûcher, et lia Isaac, son fils, et le plaça sur l'autel par dessus le bûcher. Et Abraham étendit la main et prit le couteau pour immoler son fils. Alors l'ange de l'Éternel l'appela des cieux et dit : Abraham ! Abraham ! Et il répondit : Me voici ! Et il dit : Ne porte pas la main sur l'enfant, et ne lui fais rien ; car maintenant je sais que tu crains Dieu, et tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique. Alors Abraham leva les yeux et regarda, et voilà que derrière lui un bélier était pris par les cornes dans le hallier, et Abraham alla prendre le bélier, et il l'offrit en holocauste à la place de son fils. Et Abraham donna à ce lieu le nom de : L'Éternel verra ; d'où vient l'expression d'aujourd'hui : A la montagne de l'Éternel Il se rendra visible. Et l'ange de l'Éternel appela une seconde fois Abraham des cieux et dit : Je jure par moi-même, déclare l'Éternel, que parce que tu as accompli cet acte, et n'as point refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et multiplierai ta postérité comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité sera maîtresse de la porte de ses ennemis. Et toutes les nations de la terre chercheront leur bénédiction dans ta postérité par la raison que tu as obéi à ma voix. Et Abraham rejoignit ses valets ; puis ils se levèrent, et gagnèrent ensemble Beerséba, et Abraham demeura à Beerséba. – Et sur ces entrefaites Abraham reçut un renseignement conçu en ces termes : Voici, Milca a aussi enfanté des fils à Nachor, ton frère :
Deuxième lecture
En effet, la loi ne possédant que l'ombre des biens à venir, et non l'image même des choses, ils ne peuvent jamais, par les mêmes sacrifices qu'ils offrent perpétuellement chaque année, amener à la perfection ceux qui y prennent part ; autrement, n'aurait-on pas cessé de les offrir, puisque ceux qui rendent ce culte, une fois purifiés, n'auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ? Mais, au contraire, ces sacrifices ramènent chaque année le ressouvenir des péchés, car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs enlève les péchés. C'est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : « Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, mais Tu m'as préparé un corps ; Tu n'as eu à gré ni les holocaustes ni les oblations pour le péché ; alors j'ai dit : Voici, je viens (dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, Ta volonté. » Il commence par dire : « Tu n'as pas voulu et Tu n'as point eu à gré les sacrifices, ni les offrandes, ni les holocaustes, ni les oblations pour le péché, » toutes choses qui se font selon la loi ; puis il ajoute : « Voici, je viens pour faire Ta volonté ; » il abolit l'un pour établir l'autre ; c'est grâce à cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et, tandis que tout grand prêtre officie chaque jour et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais enlever les péchés, celui-ci, au contraire, après avoir offert pour les péchés un seul sacrifice, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu, où il continue d'attendre que ses ennemis aient été mis comme un marchepied sous ses pieds. En effet, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. C'est d'ailleurs ce que l'Esprit Saint aussi nous atteste, car, après avoir dit : « Voici l'alliance que Je ferai avec eux après ce temps-là, » le Seigneur dit : « en mettant Mes lois dans leurs cœur ; et Je les graverai dans leurs pensées, et Je ne me souviendrai absolument plus de leurs péchés, ni de leurs iniquités ; » or, là où il y a pardon pour ces choses, il n'y a plus d'offrande à offrir pour le péché. Pouvant donc, frères, grâce au sang de Jésus, compter avec une ferme assurance sur l'entrée dans le sanctuaire, qu'il nous a ouverte, comme une route nouvelle et vivante au travers du voile, qui est sa chair, et ayant un prêtre suprême établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, nous qui avons reçu sur nos cœurs l'aspersion qui purifie d'une mauvaise conscience, et qui avons eu notre corps lavé d'une eau pure. Retenons, sans fléchir, la confession de notre espérance, car Celui qui a fait la promesse est fidèle ; et étudions-nous les uns les autres pour rivaliser de charité et de bonnes œuvres, ne désertant point notre association, comme c'est la coutume de quelques-uns, mais nous exhortant réciproquement, et cela d'autant plus, que vous voyez s'approcher le jour. En effet, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais, au contraire, une redoutable attente du jugement, et l'ardeur d'un feu qui doit dévorer les adversaires. Celui qui a violé la loi de Moïse meurt, sans miséricorde, sur la déclaration de deux ou trois témoins ; combien, (pensez-y), sera jugé digne d'un pire châtiment celui qui aura foulé aux pieds le fils de Dieu, regardé comme impur le sang de l'alliance, et insulté l'esprit de la grâce ? Car nous connaissons Celui qui a dit : « A Moi la vengeance, c'est Moi qui rétribuerai, dit le Seigneur ; » et derechef : « Car le Seigneur jugera Son peuple. Il est effrayant de tomber dans les mains du Dieu vivant. Mais souvenez-vous de ces premiers temps où, après avoir été illuminés, vous avez supporté une grande lutte de souffrances, étant, d'un côté, donnés en spectacle par des outrages et des tribulations, et vous associant, de l'autre, à ceux qui se trouvaient dans la même position. En effet, vous avez tour à tour compati aux souffrances des prisonniers, et accepté avec joie le rapt de vos biens, sachant que vous possédez une meilleure fortune, et qu'elle subsiste à toujours. Ne vous dépouillez donc point de votre ferme assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. C'est de patience, en effet, que vous avez besoin, afin que, après avoir accompli la volonté de Dieu, vous voyiez la promesse se réaliser pour vous. Car, encore très peu, très peu de temps : « Celui qui doit venir viendra, et il ne se fera certainement pas attendre ; mais Mon juste vivra par la foi, et s'il fait défection, Mon âme ne prend pas plaisir en lui. » Pour nous, nous ne sommes pas sous l'empire de la défection pour périr, mais sous celui de la foi pour acquérir la vie.
Deuxième lecture
Au reste, frères, nous vous prions et nous vous exhortons dans le Seigneur Jésus, que, conformément à ce que vous avez appris de nous sur la manière dont il faut vous conduire et plaire à Dieu, comme en effet vous le faites, nous vous exhortons, dis-je, que vous le fassiez toujours plus. Vous savez en effet quels ordres nous vous avons donnés au nom du Seigneur Jésus ; car ce que Dieu veut, c'est votre sanctification ; c'est que vous vous absteniez de l'impudicité ; c'est que chacun de vous sache jouir de son propre vase dans la sanctification et l'honnêteté, et non avec une convoitise passionnée, comme les Gentils qui ne connaissent pas Dieu ; c'est qu'il ne commette point de transgressions, ni ne fasse tort à son frère sur ce point ; car le Seigneur punit toutes ces choses, comme nous vous en avons aussi prévenus, et comme nous vous l'avons attesté. En effet, ce n'est pas à l'impureté que Dieu nous a appelés, mais à la sanctification ; par conséquent celui qui rejette ceci ne rejette pas un homme, mais Dieu qui vous donne Son esprit saint. Quant à l'amour fraternel, nous n'avions pas besoin de vous en écrire ; car vous êtes vous-mêmes instruits de Dieu à vous aimer les uns les autres, et c'est en effet ce que vous faites aussi pour tous les frères qui sont dans la Macédoine entière. Mais nous vous exhortons, frères, à le faire toujours plus, et à mettre votre amour-propre à demeurer en paix, et à faire vos propres affaires, et à travailler de vos mains comme nous vous l'avons commandé, afin que vous vous conduisiez convenablement à l'égard de ceux du dehors, et que vous n'ayez besoin de personne. Or nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance en ce qui concerne ceux qui sont morts, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont pas d'espérance ; car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, de même Dieu ramènera aussi par Jésus, pour être avec Lui, ceux qui sont morts. Nous vous déclarons en effet, selon une parole du seigneur, que, nous autres vivants, qui sommes laissés pour l'avènement de Jésus, nous ne devancerons certainement pas ceux qui sont morts, car le Seigneur lui-même, à un cri de commandement, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts qui sont en Christ ressusciteront d'abord ; ensuite nous autres vivants, qui sommes laissés, nous serons tous enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du seigneur dans l'air, et nous serons ainsi toujours avec le seigneur. Consolez-vous donc, les uns les autres, par ces paroles.
Deuxième lecture
Or, avant que vînt la foi, nous étions tous enfermés sous la garde de la loi, en attendant la foi qui devait être révélée ; en sorte que la loi a été le pédagogue qui nous a conduits à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. Mais une fois la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue ; car, tous, vous êtes fils de Dieu par la foi en Christ Jésus. Vous tous, en effet, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ ; il n'y a ici ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a point de mâle et point de femme, car tous vous êtes un seul être en Christ Jésus. Mais, si vous appartenez à Christ, vous êtes donc de la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse.
Deuxième lecture
Or à chacun de vous a été donnée la grâce selon la mesure du don de Christ ; c'est pourquoi il est dit : « Après être monté en haut il a capturé des captifs, et il a donné des dons aux hommes. » Or l'expression « il est monté, » qu'emporte-t-elle, sinon qu'il est aussi descendu premièrement dans les parties plus basses de la terre ? Celui qui est descendu, c'est lui aussi qui est monté au-dessus de tous les deux, afin de remplir toutes choses ; et c'est lui qui a établi les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, ceux-ci comme évangélistes, ceux-là comme pasteurs et docteurs, afin d'accomplir, pour le perfectionnement des saints, l'œuvre du ministère, l'édification du corps de Christ, jusques à ce que, tous, nous soyons parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de l'âge de la plénitude de Christ,
Évangile
Or Jésus rempli de l'Esprit saint revint d'auprès du Jourdain, et il était conduit par l'esprit dans le désert, étant pendant quarante jours tenté par le diable. Et il ne mangeait rien durant ces jours-là, et lorsqu'ils furent terminés il eut faim. Mais le diable lui dit : « Si tu es fils de Dieu, dis à cette pierre-ci qu'elle devienne du pain. » Et Jésus lui répliqua : « Il est écrit que ce n'est pas de pain seulement que l'homme vivra. » Et l'ayant emmené, il lui montra tous les royaumes de la terre en un seul instant ; et le diable lui dit : « Je te donnerai toute cette puissance et leur gloire, car elle m'a été remise, et je la donne à qui je veux ; si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. » Et Jésus lui répliqua : « Il est écrit : C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et c'est à Lui seul que tu rendras un culte. » Et il le conduisit à Jérusalem et il le posa sur l'aile du temple, et il lui dit : « Si tu es fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas, car il est écrit que Il donnera pour toi des ordres à Ses anges, afin qu'ils te protègent, et que ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre. » Et Jésus lui répliqua : « Il a été dit : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu. » Et le diable ayant épuisé toute espèce de tentation s'éloigna de lui jusques à une autre occasion. Et Jésus, animé de la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, et sa renommée se répandit dans toute la contrée voisine. Et lui-même enseignait dans leurs synagogues, et il était loué de tous. Et il vint à Nazareth, où il avait été élevé, et il entra selon sa coutume le jour du sabbat dans la synagogue, et il se leva pour faire la lecture. Et on lui remit le livre du prophète Ésaïe, et ayant ouvert le livre il trouva le passage où il était écrit : « L'esprit du Seigneur est sur moi ; c'est pourquoi Il m'a oint afin d'annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m'a envoyé pour proclamer aux captifs l'élargissement, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer les blessés soulagés, pour proclamer une favorable année du Seigneur. » Et ayant replié le livre, il le rendit à l'employé, et s'assit ; et les regards de tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue étaient fixés sur lui. Et il commença à leur parler en ces termes : « Aujourd'hui ce passage s'est accompli à vos oreilles. » Et tous témoignaient en sa faveur, et s'émerveillaient des paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : « Celui-ci n'est-il pas le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sans doute vous m'appliquerez ce proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même ; fais aussi ici dans ta patrie tout ce que nous avons appris qui s'est fait à Capharnaoum. » Mais il ajouta : « En vérité je vous déclare qu'aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie ; mais c'est avec vérité que je vous dis que du temps d'Élie il y avait beaucoup de veuves en Israël, lorsque le ciel fut fermé pendant trois ans et six mois, en sorte qu'une grande famine eut lieu sur toute la terre, et Élie ne fut envoyé vers aucune d'elles, sauf auprès d'une veuve de Sarepta dans le pays de Sidon. Et il y avait beaucoup de lépreux en Israël du temps d'Elisée le prophète, et aucun d'eux ne fut nettoyé, sauf Naaman le syrien. » Et ils furent tous remplis de courroux dans la synagogue en entendant ces paroles, et s'étant levés, ils l'expulsèrent de la ville, et ils l'emmenèrent jusques au bord de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, de manière à le précipiter. Mais lui, étant passé au milieu d'eux, poursuivait sa route. Et il descendit à Capharnaoum, ville de Galilée, et il les enseignait le jour du sabbat ; et ils étaient stupéfaits de son enseignement, parce que sa parole était pleine d'autorité. Et dans la synagogue se trouvait un homme possédé de l'esprit d'un démon impur, et il s'écria à voix haute : « Ah ! qu'y a-t-il de commun entre nous et toi, Jésus Nazarénien ? Es-tu venu pour nous faire périr ? Je sais qui tu es : le saint de Dieu. » Et Jésus le réprimanda en disant : « Tais-toi, et sors de lui ! » Et le démon l'ayant jeté tout au milieu sortit de lui, sans lui avoir fait aucun mal. Et tous furent saisis d'épouvante, et ils se disaient les uns aux autres : « Quelle est cette parole ? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ? » Et le bruit de sa renommée se répandait dans tous les lieux d'alentour. Mais ayant quitté la synagogue il entra dans la maison de Simon ; or la belle-mère de Simon était prise d'une grosse fièvre, et ils le consultèrent à son sujet. Et s'étant placé au-dessus d'elle, il réprimanda la fièvre et elle la quitta ; or aussitôt s'étant levée, elle les servait. Or, comme le soleil se couchait, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses maladies les lui amenèrent ; et imposant les mains à chacun d'eux, il les guérit. Mais des démons sortaient aussi de plusieurs d'entre eux, en criant et en disant : « Tu es le fils de Dieu. » Et les réprimandant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ. Mais quand le jour eut paru, il sortit pour se rendre dans un lieu désert, et la foule le cherchait, et elle vint jusques à lui, et elle le retenait pour qu'il ne s'éloignât pas d'eux. Mais il leur dit : « Il faut que j'annonce aussi à d'autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. » Et il prêchait dans les synagogues de la Judée.
Prière du soir — deuxième lecture
Paul, et Silvanus, et Timothée, à l'église des Thessaloniciens en Dieu le Père et dans le seigneur Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient données ! Nous rendons à Dieu de constantes actions de grâces pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières, nous rappelant sans cesse l'œuvre de votre foi, et le travail de votre charité, et la persévérance de votre espérance en notre seigneur Jésus-Christ, devant Dieu notre Père ; connaissant, frères bien-aimés de Dieu, votre élection, car notre Évangile ne vous a pas été prêché seulement en paroles, mais aussi avec puissance, et avec l'esprit saint, et avec une pleine persuasion, comme vous savez quels nous avons été parmi vous à cause de vous ; et vous-mêmes vous avez été nos imitateurs et ceux du seigneur, ayant reçu la parole, au milieu d'une grande tribulation, avec joie et avec l'esprit saint, en sorte que vous avez été un modèle pour tous les fidèles de Macédoine et d'Achaïe. Car c'est de chez vous que la parole du Seigneur a retenti, non seulement en Macédoine et en Achaïe, mais qu'en tout lieu la foi que vous avez en Dieu s'est fait connaître, en sorte qu'il n'est pas nécessaire que vous en disiez rien ; car eux-mêmes racontent, en ce qui vous concerne, ce qu'a été notre arrivée parmi vous, et comment vous vous êtes détournés des idoles vers Dieu, pour servir le Dieu vivant et véritable, et pour attendre des cieux Son fils qu'il a ressuscité des morts, Jésus qui nous délivre de la colère à venir.
Évangile
Et il leur disait : « Est-ce que la lampe vient pour être placée sous le boisseau ou sous le lit ? N'est-ce pas pour être placée sous son support ? Car rien n'est caché, si ce n'est afin d'être manifesté, et rien n'a été tenu secret, qu'afin d'être manifesté. Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende. » Et il leur disait : « Prenez garde à ce que vous entendez ; avec la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré, et on vous ajoutera du surcroît ; car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. » Et il disait : « Il en est du royaume de Dieu, comme d'un homme qui aurait jeté la semence sur la terre, et, soit qu'il dorme, soit qu'il veille, nuit et jour, la semence germe et se développe, sans que lui-même sache comment ; d'elle-même la terre produit, d'abord de l'herbe, puis un épi ; puis il y a dans l'épi plénitude de blé ; or quand le fruit s'est montré, aussitôt on envoie la faucille, car la moisson est venue. Et il disait ; « Comment comparerons-nous le royaume de Dieu, ou dans quelle parabole le placerons-nous ? Il est comme un grain de moutarde, qui, lorsqu'il a été semé sur la terre, quoiqu'il soit plus petit que toutes les semences qui sont sur la terre, lors, dis-je, qu'il a été semé, monte et devient plus grand que toutes les plantes potagères, et pousse de grandes branches, en sorte que les oiseaux du ciel peuvent s'abriter sous son ombre. » Et c'était par beaucoup de paraboles de ce genre qu'il leur annonçait la parole, selon ce qu'ils pouvaient entendre. Et il ne leur parlait point sans parabole ; mais dans le particulier il expliquait tout à ses propres disciples.
Évangile
En effet, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi à vous. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes leurs fautes, votre Père ne pardonnera pas non plus vos propres fautes. Or, quand vous jeûnez, ne prenez pas, comme les hypocrites, un air sombre ; car ils altèrent leur visage afin de faire voir aux hommes qu'ils jeûnent. En vérité, je vous le déclare, ils y trouvent toute leur récompense. Mais toi, lorsque tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas faire voir aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est présent en secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te rétribuera. « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la vermoulure détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, ou ni la teigne ni la vermoulure ne détruisent, et où les voleurs ne font effraction ni ne dérobent ; car là où est ton trésor, là sera ton cœur.
Évangile
Et il commença à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne, et il l'entoura d'une clôture, et il creusa un pressoir, et il construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Et il dépêcha auprès des vignerons au temps voulu un esclave, afin qu'il reçût des vignerons une part de la récolte de la vigne ; et s'étant saisis de lui ils le battirent, et le renvoyèrent les mains vides. Et il dépêcha derechef auprès d'eux un autre esclave, et celui-là ils le frappèrent à la tête et l'outragèrent ; et il en dépêcha un autre, et celui-là ils le tuèrent ; et plusieurs autres, dont ils battirent ceux-ci et tuèrent ceux-là. Il avait encore un seul fils bien-aimé. Il le dépêcha le dernier auprès d'eux, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais ces vignerons se dirent entre eux : « Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et l'héritage nous appartiendra. » Et s'étant saisis de lui, ils le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Que fera le propriétaire de la vigne ? Il viendra et fera périr les vignerons, et il donnera la vigne à d'autres. Vous n'avez pas lu non plus ce passage de l'écriture : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable à nos yeux. Et ils cherchaient à s'emparer de lui, et ils craignirent la foule, (ils avaient en effet compris que c'était contre eux qu'il avait prononcé la parabole), et l'ayant quitté, ils s'en allèrent. Et ils députent auprès de lui quelques-uns des pharisiens et des Hérodiens, afin de le prendre par un mot. Et étant venus ils lui disent : « Maître, nous savons que tu es véridique, et que tu ne fais pas acception de personnes, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes, mais tu enseignes avec vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à l'empereur ? Payerons-nous, ou ne payerons-nous pas ? » Mais lui, connaissant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi me mettez-vous à l'épreuve ? Apportez-moi un denier, afin que je le voie. » Et ils le lui apportèrent. Et il leur dit : « De qui est cette effigie et cette légende ? » Et ils lui dirent : « De l'empereur. » Et Jésus dit : « Rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils s'émerveillaient à son sujet. Surviennent auprès de lui des sadducéens, gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, et ils l'interrogeaient en disant : « Maître, Moïse nous a prescrit que, si le frère de quelqu'un vient à mourir et laisse une femme et ne laisse pas d'enfant, son frère prenne sa femme et suscite une postérité à son frère. Il y avait sept frères ; et le premier prit une femme, et en mourant ne laissa point de postérité ; et le second la prit, et il mourut sans laisser de postérité ; et le troisième de même ; et les sept n'ont point laissé de postérité ; après eux tous la femme mourut aussi. Lors de la résurrection, duquel d'entre eux sera-t-elle femme ? Car les sept l'ont eue pour femme ? » Jésus leur dit : « Ne vous égarez-vous point parce que vous ne connaissez ni les écritures, ni la puissance de Dieu ? Car lorsqu'ils seront ressuscités des morts, ni les hommes ne prennent des femmes, ni les femmes des maris, mais ils sont comme les anges qui sont dans les cieux. Or, quant à ce que les morts ressuscitent, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, à l'endroit du buisson, comment Dieu lui dit : Je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; vous êtes dans un grand égarement. » Et l'un des scribes, qui, ayant entendu leur discussion, avait reconnu qu'il leur avait bien répliqué, s'approcha et lui demanda : « Quel commandement est le premier de tous ? » Jésus lui répliqua : « Le premier est : Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu est seul Seigneur ; et, tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe lui dit : « Bien, maître ; tu as dit avec vérité qu'il l'est seul, et qu'il n'y en a point d'autre que Lui, et que L'aimer de tout son cœur, et de. tout son esprit, et de toute sa force, et aimer le prochain comme soi-même, l'emporte de beaucoup sur tous les holocaustes et les sacrifices. » Et Jésus, voyant qu'il avait répliqué avec sagacité, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger. Et Jésus ayant repris la parole, disait en enseignant dans le temple : « Comment les scribes disent-ils que le Christ est fils de David ? David lui-même a dit par l'esprit saint : Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis sous tes pieds. David lui-même l'appelle seigneur ; eh bien, d'où vient qu'il est son fils ? » Et la foule nombreuse l'écoutait avec plaisir. Et il disait dans son enseignement : « Soyez en garde contre les scribes qui aiment à se promener en robes, et les salutations dans les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas. Ceux qui dévorent les maisons des veuves et qui par dissimulation font de longues prières, ceux-là recevront une punition d'autant plus sévère. » Et s'étant assis en face du trésor, il regardait comment la foule jetait de la monnaie dans le trésor, et plusieurs riches en jetaient beaucoup ; et une veuve pauvre étant venue jeta deux pites, ce qui fait un quadrant. Et ayant appelé à lui ses disciples, il leur dit : « En vérité je vous déclare que cette veuve pauvre a jeté plus que tous ceux qui jetaient dans le trésor ; car tous ont jeté de leur superflu, tandis que cette femme a jeté, de son dénuement, tout ce qu'elle avait, toute sa subsistance. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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