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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Genèse 1:1-31

Au commencement Dieu créa les cieux et la terre. Et la terre était le désert et le vide, et il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, mais l'Esprit de Dieu posait couvant à la surface des eaux. Et Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. Et Dieu vit que la lumière était bonne. Et Dieu sépara la lumière et les ténèbres. Et Dieu nomma la lumière jour, et nomma les ténèbres nuit. Et il y eut soir, et il y eut matin : premier jour. Puis Dieu dit : Qu'il y ait un firmament entre les eaux, et qu'il sépare les eaux les unes des autres. Et Dieu fit le firmament, et sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament, des eaux qui sont au-dessus du firmament. Et ainsi fut. Et Dieu nomma le firmament cieux. Et il y eut soir, et il y eut matin : second jour. Puis Dieu dit : Que les eaux se rassemblent sous les cieux en un lieu unique, et que le sec apparaisse. Et ainsi fut. Et Dieu nomma le sec terre, et nomma l'amas des eaux mer. Et Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit : Que la terre fasse germer la verdure, la plante portant graine, l'arbre fruitier donnant selon son espèce un fruit qui ait en lui sa graine, au-dessus de la terre. Et ainsi fut. Et la terre produisit verdure, plante portant graine selon son espèce, et arbre donnant du fruit ayant en lui sa graine selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Et il y eut soir, et il y eut matin : troisième jour. Puis Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires au firmament des cieux pour séparer le jour et la nuit, et qu'ils servent pour signes, et époques, et jours et années, et soient pour luminaires au firmament des cieux pour luire sur la terre. Et ainsi fut. Et Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour présider au jour et le petit luminaire pour présider à la nuit, et les étoiles. Et Dieu les plaça au firmament des cieux pour luire sur la terre et présider au jour et à la nuit et pour séparer la lumière et les ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Et il y eut soir, et il y eut matin : quatrième jour. Puis Dieu dit : Que les eaux fourmillent d'une multitude d'animaux vivants, et que les volatiles volent au-dessus de la terre au firmament des cieux. Et Dieu créa les grands poissons de mer et tous les animaux vivants qui se meuvent, dont les eaux fourmillent, selon leurs espèces, et tous les volatiles à ailes selon leurs espèces. Et Dieu vit que cela était bon. Et Dieu les bénit en disant : Soyez féconds, et vous multipliez, et remplissez les eaux dans les mers et que les volatiles multiplient sur la terre. Et il y eut soir et il y eut matin : cinquième jour. Puis Dieu dit : Que la terre produise des animaux vivants selon leurs espèces, des bestiaux et des reptiles, et des bêtes terrestres selon leurs espèces. Et ainsi fut. Et Dieu fit les animaux terrestres selon leurs espèces et les bestiaux selon leurs espèces et tous les reptiles du sol selon leurs espèces. Et Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux et sur les bestiaux et sur toute la terre et sur tous les reptiles qui se meuvent sur la terre. Et Dieu créa l'homme à son image : à l'image de Dieu Il le créa ! Il les créa mâle et femelle. Et Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds et vous multipliez, et remplissez la terre et vous la soumettez, et dominez sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux et sur tous les animaux qui se meuvent sur la terre. Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute plante portant graine, qui se trouve à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant un fruit qui porte graine : ils vous serviront d'aliment ; et à tous les animaux de la terre, et à tous les oiseaux des cieux, et à tout ce qui se meut sur la terre ayant âme vivante, [je donne] toute la verdure des plantes pour aliment. Et ainsi fut. Et Dieu vit tout ce qu'il avait fait ; et voici, cela était très bon. Et il y eut soir et il y eut matin : sixième jour.

Première lecture

Exode 20

Alors Dieu prononça toutes ces paroles et dit : Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai retiré du pays d'Egypte, de la maison de servitude. Tu n'auras point d'autres dieux a ma face. tu ne te feras point d'idoles, ni aucune image, de rien de ce qui est en haut dans les cieux, ni en bas sur la terre, et dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne les adoreras point, et ne les serviras point, car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux qui punis le crime des pères sur les enfants à la troisième et quatrième génération de ceux qui me haïssent, mais qui fais miséricorde jusqu'à la millième génération à ceux qui m'aiment et gardent mes commandements. Tu ne proféreras point le nom de l'Éternel, ton Dieu, légèrement, car l'Éternel ne laissera pas impuni celui qui proférera son nom légèrement. Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier ; six jours tu travailleras et feras toutes tes affaires ; mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu, tu ne l'emploieras à aucune affaire, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni ton étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l'éternel a fait les cieux et la terre et la mer et tout ce qui y est, et Il s'est reposé le septième jour ; c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos, et l'a consacré. Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent au pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. Tu ne seras point meurtrier. Tu ne seras point adultère. Tu ne seras point larron. Tu ne seras point faux témoin contre ton prochain. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui est à ton prochain. Et tout le peuple fut témoin des tonnerres, et des flammes et du bruit des trompettes et de la fumée qui sortait de la montagne, et à cet aspect le peuple s'enfuit et se tint à distance, et il dit à Moïse : Parle-nous, toi, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous ne mourions. Alors Moïse dit au peuple : Ne vous effrayez pas ! car c'est pour vous mettre à l'épreuve que Dieu est venu, et c'est pour que vous ayez sa crainte devant les yeux, afin que vous ne péchiez point. Le peuple se tint donc à distance, et Moïse s'approcha de la sombre nuée où était Dieu. Alors l'Éternel dit à Moïse : Ainsi parleras-tu aux enfants d'Israël : Vous avez vu que je vous ai parlé depuis le ciel. Vous ne vous ferez point de dieux d'argent pour me les associer, et vous ne vous ferez point de dieux d'or. Tu me dresseras un autel de terre, et tu y sacrifieras tes holocaustes et tes hosties pacifiques, tes brebis et tes bœufs ; partout où je mettrai la mémoire de mon nom, je viendrai à toi et te bénirai. Que si tu me dresses un autel de pierres, bâtis-le de pierres non taillées, car en faisant passer le fer sur elles, tu les profanerais. Tu ne monteras point à mon autel par des degrés, de peur que tu n'y découvres ta nudité.

Première lecture

Nombres 14:1-25

Alors toute l'Assemblée élevant la voix poussa une clameur, et le peuple passa la nuit à pleurer. Et tous les enfants d'Israël murmurèrent contre Moïse et contre Aaron et toute l'Assemblée leur dit : Que ne sommes-nous morts dans le pays d'Egypte, ou que ne mourons-nous dans ce désert-ci ! Pourquoi l'Éternel nous mène-t-Il dans ce pays-là pour y périr par l'épée ? nos femmes et nos enfants serviront de proie. Ne vaut-il pas mieux pour nous retourner en Egypte ? Et ils se disaient l'un à l'autre : Prenons un chef et retournons en Egypte. Alors Moïse et Aaron se jetèrent face contre terre devant toute l'assemblée réunie des enfants d'Israël, et Josué, fils de Nun, et Caleb, fils de Jephunneh, du nombre des éclaireurs, déchirèrent leurs vêtements, et adressèrent à toute l'Assemblée des enfants d'Israël ces paroles : Le pays que nous avons parcouru pour le reconnaître, est un très bon, très bon pays. Si l'Éternel nous est propice, Il nous introduira dans ce pays-là, et nous la donnera, cette terre découlante de lait et de miel. Seulement ne vous révoltez-pas contre l'Éternel, et n'ayez pas peur du peuple du pays, car ce sera pour nous du pain à manger ; leur ombrage leur a été retiré, et l'Éternel est avec nous : n'ayez point de peur. Alors toute l'Assemblée parlait de les lapider. Mais la Gloire de l'Éternel apparut dans la Tente du Rendez-vous devant tous les enfants d'Israël. Et l'Éternel dit à Moïse : Jusques à quand ce peuple me méprisera-t-il ? Et jusques à quand me refusera-t-il sa foi malgré les miracles que j'ai accomplis dans son sein ? Je veux le frapper de la peste et le déshériter et faire de toi un peuple plus grand et plus puissant que lui. Et Moïse dit à l'Éternel : Mais ils l'apprendront, les Égyptiens du milieu desquels tu as tiré ce peuple par ta puissance, et ils le diront aux habitants de ce pays qui ont appris que toi, l'Éternel, tu es au milieu de ce peuple, que tu te fais voir face à face, toi, l'Éternel, que ta nuée les couvre, que tu marches devant eux le jour dans la colonne de nuée, et la nuit dans la colonne de feu ; or, si tu fais mourir ce peuple comme un seul homme, ces nations dont ta renommée a frappé les oreilles, diront : C'est faute de pouvoir conduire ce peuple dans le pays qu'il leur promit par serment que l'Éternel l'a massacré dans le désert. Maintenant donc qu'on voie dans sa grandeur la puissance du Seigneur, comme tu l'as promis en disant : l'Éternel est lent à s'irriter et riche d'amour, il accorde le pardon de la faute et du péché, mais ne laisse pas quitte, impuni ; Il châtie le crime des pères sur les enfants de la troisième et sur ceux de la quatrième génération. Remets donc sa faute à ce peuple selon la grandeur de ton amour et comme tu lui as pardonné depuis l'Egypte jusques ici. Et l'Éternel dit : Je pardonne en tes propres termes ; et aussi vrai que je suis Vivant et que toute la terre est pleine de ma magnificence, aucun des hommes qui ont vu ma gloire et les miracles opérés par moi en Egypte et au désert, et m'ont tenté voici déjà dix fois et n'ont pas écouté ma voix, ne verra le pays que j'ai promis par serment à leurs pères, aucun de mes contempteurs ne le verra. Mais mon serviteur Caleb qui est animé d'un autre esprit, et m'a pleinement obéi, je l'introduirai dans le pays où il a pénétré et sa race le possédera. Cependant les Amalécites et les Cananéens occupent la vallée ; demain par une conversion repliez-vous dans le désert dans la direction de la Mer aux algues.

Prière du matin — première lecture

Josué 2

Et Josué, fils de Nun, envoya secrètement de Sittim deux éclaireurs avec cette instruction : Allez explorer le pays, surtout Jéricho. Et ils partirent et arrivèrent chez une courtisane nommée Rahab, et y couchèrent. Et l'avis en fut donné au Roi de Jéricho en ces termes : Voilà que cette nuit il est arrivé ici deux hommes de la part des enfants d'Israël pour reconnaître le pays. Alors le Roi de Jéricho fit faire ce message à Rahab : Livre les hommes arrivés chez toi et introduits dans ta maison, car c'est pour explorer tout le pays qu'ils sont venus. Mais cette femme prit les deux hommes et les cacha et dit : En effet, ces hommes sont arrivés chez moi, mais sans que je sache d'où ils sont, et comme la porte allait être fermée à la tombée de la nuit, ces hommes s'en sont allés ; j'ignore où ils se sont rendus ; courez vite après eux, car vous les atteindrez. Or elle les avait fait monter sur le toit et cachés sous des tiges de lin étendues par elle sur le toit. Et ces gens se mirent à leur poursuite sur le chemin qui mène au Jourdain par les gués, et l'on ferma la porte après la sortie des gens qui allaient à leur poursuite. Et avant qu'ils se couchassent, elle monta vers eux sur le toit, et elle dit à ces hommes : Je sais que l'Éternel vous a donné le pays ; et que vous nous inspirez la terreur et que tous les habitants du pays tremblent devant vous. Car nous avons appris comment l'Éternel a desséché les eaux de la Mer aux algues devant vous lorsque vous sortiez de l'Egypte, et comment vous avez traité les deux rois des Amoréens au delà du Jourdain, Sihon et Og, que vous avez dévoués. A cette nouvelle notre cœur a été déconcerté, et il n'existe plus chez personne aucun courage pour vous tenir tête, car c'est l'Éternel, votre Dieu, qui est Dieu, en haut dans les Cieux, et en bas sur la terre. A présent jurez-moi donc par l'Éternel, que comme je vous ai montré de la bonté, vous montrerez aussi de la bonté à la maison de mon père, et donnez-moi une preuve de loyauté, et laissez la vie à mon père et à ma mère et à mes frères et à mes sœurs et à tous ceux qui leur appartiennent, et sauvez nos âmes de la mort. Et ces hommes lui dirent : Que nos âmes soient livrées à la mort pour vous ! Si vous ne dénoncez pas notre démarche présente, nous agirons envers toi, quand l'Éternel nous livrera le pays, avec bonté et bonne foi. Alors au moyen d'une corde, elle les dévala par la fenêtre, car sa maison était sur la muraille de la ville, et elle logeait sur la muraille de la ville. Et elle leur dit : Gagnez la montagne pour n'être pas atteints par ceux qui vous poursuivent, et restez-y cachés trois jours jusqu'au retour des gens qui sont à votre poursuite, et ensuite continuez votre route. Et ces hommes lui dirent : Nous allons nous acquitter du serment que tu nous as fait faire. Voici, à notre entrée dans le pays attache ce cordon rouge à la fenêtre par laquelle tu nous as dévalés et recueille chez toi dans ton logis ton père et ta mère et tes frères et toute la maison de ton père, et si quelqu'un d'eux passe la porte de ta maison et paraît dans la rue, c'est sur sa tête que retombera la faute de sa mort, et nous-mêmes nous en serons innocents ; mais si on met la main sur aucun de ceux qui seront avec toi dans la maison, la faute de sa mort retombera sur notre tête. Et si tu dénonces notre démarche présente, nous sommes déliés envers toi du serment que tu as exigé de nous. Et elle dit : Comme vous le dites, ainsi soit fait ; et elle les congédia, et ils partirent. Et elle attacha le cordon rouge à la fenêtre. Étant donc partis, ils arrivèrent à la montagne où ils restèrent trois jours jusqu'au retour de ceux qui les poursuivaient. Et ceux-ci les cherchèrent sur toute la route, mais ne les trouvèrent pas. Alors les deux hommes s'en retournant descendirent la montagne et repassèrent [le Jourdain] ; et étant venus auprès de Josué, fils de Nun, ils lui racontèrent tout ce qui leur était avenu. Et ils dirent à Josué : Oui, l'Éternel a livré tout ce pays entre nos mains, et même devant nous tous les habitants du pays tremblent.

Épître

Ézéchiel 34:11-16

Car ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, je veux moi-même m'enquérir de mes brebis et m'occuper d'elles. Comme un pasteur s'occupe de son troupeau, quand il est au milieu de ses brebis éparses, ainsi je veux m'occuper de mon troupeau, et les retirer de tous les lieux où ils auront été dispersés au jour nébuleux et sombre, et les faire revenir du milieu des peuples, et les recueillir des pays divers et les ramener dans leur pays, et les paître sur les montagnes d'Israël, dans les vallées et dans tous les lieux habités du pays : je les ferai paître sur un bon pâturage, et leur pacage sera sur les hautes montagnes d'Israël ; là elles reposeront dans un bon pacage, et auront de gras pâturages sur les montagnes d'Israël : je serai moi-même le pasteur de mes brebis, et moi-même je les parquerai, dit le Seigneur, l'Éternel ; je veux chercher les brebis perdues, et ramener celles qui sont égarées, et mettre un bandage aux blessées, et fortifier les malades ; mais les brebis grasses et vigoureuses, je veux les détruire, et les paître comme la justice le veut.

Première lecture

Ésaïe 50

Ainsi parle l'Éternel : Où est la lettre de divorce de votre mère, avec laquelle je la renvoyai ? Ou auquel de mes créanciers vous ai-je vendus ? Voici, c'est pour vos péchés que vous fûtes vendus, et pour vos crimes que votre mère fut répudiée. Pourquoi suis-je venu, et personne n'était là ? ai-je appelé, et personne n'a répondu ? Eh ! ma main serait-elle trop courte pour délivrer, ou suis-je sans force pour sauver ? Voici, par ma menace je dessèche la mer, change les fleuves en désert ; faute d'eau, leurs poissons sont fétides, et périssent de soif. Je revêts les Cieux d'obscurité, et du cilice je fais leur couverture. Le Seigneur, l'Éternel, m'a donné la langue des savants, pour que par la parole je sache soulager l'homme las : Il donne l'éveil chaque matin, chaque matin Il donne l'éveil à mon oreille, afin que j'écoute comme ceux qu'on enseigne. Le Seigneur, l'Éternel, m'a ouvert les oreilles, et je n'ai point résisté, ni reculé : j'ai livré mon dos aux coups et mes joues aux épilateurs, et je n'ai dérobé mon visage ni aux outrages, ni aux crachements. Mais le Seigneur, l'Éternel, est mon aide ; c'est pourquoi je n'eus point honte, c'est pourquoi je pris un visage pareil au caillou, sachant que je ne serais point confondu. Celui qui me justifie est près : qui disputerait contre moi ? Comparaissons ensemble ! Qui est ma partie ? qu'il s'approche de moi ! Voici, le Seigneur, l'Éternel est mon aide, qui est-ce qui me condamnera ? Voici, tous ils tombent en lambeaux comme un vêtement, la teigne les ronge. Quiconque parmi vous craint l'Éternel, qu'il soit docile à la voix de son serviteur ! Quiconque marche dans l'obscurité, sans clarté, qu'il se confie dans le nom de l'Éternel, et s'appuie sur son Dieu ! Voici, vous tous qui allumez un feu, et vous armez de torches, tombez dans les flammes de votre feu et parmi les torches que vous avez allumées ! C'est de ma main que vous recevrez ces choses ; vous serez gisants dans la douleur.

Prière du matin — deuxième lecture

Luc 22

Or la fête des pains sans levain, dite la Pâque, approchait, et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment ils pourraient se défaire de lui, car ils craignaient le peuple. Or Satan entra dans Judas, nommé Iscariote, qui était du nombre des douze, et il vint conférer avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur la manière de le leur livrer. Et ils furent dans la joie, et ils convinrent de lui donner de l'argent, et il s'engagea. Et il cherchait une bonne occasion pour le leur livrer à l'insu de la foule. Cependant le jour des pains sans levain arriva, dans lequel il fallait immoler la pâque ; et il dépêcha Pierre et Jean en disant : « Allez nous faire les préparatifs nécessaires pour que nous mangions la pâque. » Mais ils lui dirent : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il leur dit : « Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et dites au chef de famille : « Le maître te fait dire : Où est la chambre où je dois manger la pâque avec mes disciples ? » Et cet homme vous montrera une grande salle à manger garnie de lits ; faites-y les préparatifs. » Or s'en étant allés ils trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque. Et lorsque l'heure fut arrivée, il se mit à table et les apôtres avec lui. Et il leur dit : « J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant ma passion ; car je vous déclare que je ne la mangerai certainement plus, jusques à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. » Puis, ayant pris une coupe, il dit, après avoir rendu grâces : « Prenez ceci, et distribuez-le entre vous ; car je vous déclare que je ne boirai certainement plus désormais du produit de la vigne, jusques à ce que le royaume de Dieu soit venu. » Puis ayant pris du pain, il le rompit, après avoir rendu grâces, et il le leur donna en disant : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; » puis de même la coupe après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous. Néanmoins, voici, la main de celui qui me livre est avec moi sur la table ; car le fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été fixé, néanmoins malheur à cet homme par qui il est livré. » Et ils se mirent à rechercher entre eux quel était donc celui d'entre eux qui devait faire cela. Et il s'éleva encore parmi eux une discussion pour savoir lequel d'entre eux passait pour le plus grand ; mais il leur dit : « Les rois des nations les dominent, et leurs potentats sont appelés bienfaiteurs ; mais pour vous ne faites pas de même ; au contraire, que le plus grand parmi vous devienne comme le plus jeune, et celui qui commande comme celui qui sert ; car qui est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Mais moi je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Quant à vous, vous êtes ceux qui sont toujours demeurés avec moi dans mes tentations, et moi, de mon côté, je dispose en votre faveur du royaume, comme mon Père en a disposé en ma faveur, afin que vous mangiez et que vous buviez à ma table dans mon royaume, et que vous soyez assis sur des trônes, pour juger les douze tribus d'Israël. Simon, Simon, voici, Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le blé ; mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point, et toi, après être une fois revenu, affermis tes frères. » Or il lui dit : « Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. » Mais il lui dit : « Pierre, je te le déclare, aujourd'hui le coq ne chantera pas, jusqu'à ce que, par trois fois, tu aies nié que tu me connais. » Et il leur dit : « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? » Et ils dirent : « De rien. » Mais il leur dit : « Maintenant, au contraire, que celui qui a une bourse la prenne, et de même aussi sa besace, et que celui qui n'en a pas vende son manteau et s'achète une épée ; car je vous le déclare, il faut que ce passage de l'écriture s'accomplisse en ma personne : « Et c'est parmi des criminels qu'il a été compté ; en effet ce qui me concerne va prendre fin. » Mais ils dirent : « Seigneur, voici, il y a ici deux épées. » Or il leur dit : « Cela suffit. » Et étant sorti il s'achemina, selon sa coutume, vers la montagne des Oliviers ; or les disciples aussi le suivaient. Mais lorsqu'il fut arrivé en cet endroit, il leur dit : « Priez pour ne pas entrer en tentation. » Et lui-même s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre, et s'étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si Tu le veux, fais passer cette coupe loin de moi ! Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui se fasse. » [ Or un ange venu du ciel lui apparut pour le fortifier, et étant entré en agonie, il priait avec plus d'instance ; mais sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre.] Et s'étant levé après sa prière, il vint vers ses disciples qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez afin que vous n'entriez pas en tentation. » Pendant qu'il parlait encore, voici venir une foule, et le nommé Judas, un des douze, la précédait, et il s'approcha de Jésus pour l'embrasser. Mais Jésus lui dit : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le fils de l'homme ! » Et ceux qui étaient avec lui voyant ce qui allait arriver dirent : « Seigneur, si nous frappions de l'épée ? » Et l'un d'entre eux frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite. Mais Jésus prenant la parole dit : « Attendez que ceci soit fait, » et lui ayant touché l'oreille, il le guérit. Or Jésus dit aux grands prêtres et aux chefs des gardes du temple et aux anciens qui s'étaient portés contre lui : « Vous êtes sortis, comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons. Pendant que j'étais chaque jour avec vous dans le temple, vous n'avez pas mis les mains sur moi ; mais c'est ici votre heure, et le règne des ténèbres. » Or l'ayant saisi, ils l'emmenèrent, et ils le conduisirent dans la maison du grand, prêtre. Mais Pierre le suivait de loin. Or après qu'ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu'ils se furent assis ensemble, Pierre se trouvait assis au milieu d'eux. Mais une servante l'ayant vu assis à la lueur du feu et l'ayant regardé fixement, dit : « Celui-ci aussi était avec lui. » Mais lui le nia en disant : « Je ne le connais point, femme ! » Et peu après un autre l'ayant vu, dit : « Toi aussi, tu en es. » Mais Pierre dit : « O homme, je n'en suis point ! » Et au bout d'environ une heure un autre insistait en disant : « Certainement celui-ci aussi était avec lui ; car il est aussi Galiléen. » Mais Pierre dit : « O homme, j'ignore ce dont tu parles. » Et tout à coup, comme il parlait encore, un coq chanta, et le seigneur s'étant retourné regarda Pierre, et Pierre se souvint de la parole du seigneur, qui lui avait dit : « Avant que le coq ait chanté aujourd'hui tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti il pleura amèrement. Et les hommes qui le tenaient le bafouaient après l'avoir frappé, et l'ayant couvert d'un voile, ils l'interrogeaient en disant : « Prophétise ! Quel est celui qui t'a frappé ? » Et ils disaient contre lui beaucoup d'autres injures. Et lorsque le jour fut venu, le corps des anciens du peuple se réunit ainsi que les grands prêtres et les scribes, et ils l'amenèrent devant leur propre tribunal, en disant : « Si tu es le Christ, dis-le nous. » Mais il leur dit : « Si je vous le disais, vous ne le croiriez certainement pas ; si, d'un autre côté, je vous interrogeais, vous ne répondriez certainement pas. Mais désormais le fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. «  Or ils dirent tous : « Tu es donc le fils de Dieu ? » Or il leur dit : « C'est vous-mêmes qui dites que je le suis. » Mais ils dirent : « Qu'avons-nous encore besoin de témoignage, puisque c'est nous-mêmes qui l'avons entendu de sa bouche ? »

Psaume responsorial

Psaumes 118

Louez l'Éternel ! car Il est bon, car sa grâce demeure à jamais. Qu'Israël dise : Sa grâce demeure à jamais ! Que la maison d'Aaron dise : Sa grâce demeure à jamais ! Que ceux qui craignent l'Éternel disent : Sa grâce demeure à jamais ! Dans les angoisses j'invoquai l'Éternel ; l'Éternel m'exauça en me mettant au large. L'Éternel est pour moi, je suis sans crainte ; qu'est-ce que l'homme me ferait ? L'Éternel est mon aide, et mes ennemis réjouiront mes regards. Mieux vaut se réfugier auprès de l'Éternel, que de se confier dans les hommes ; mieux vaut se réfugier auprès de l'Éternel, que de se confier dans des princes. Tous les peuples m'ont assiégé ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. Ils m'ont assiégé, et encore assiégé ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. Ils m'ont assiégé comme des abeilles : ils s'éteignent comme un feu d'épines ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. par tes assauts tu voulais me terrasser, mais l'Éternel a été mon aide. Que l'Éternel soit le sujet de mes louanges et de mes chants ; Il a été mon salut. Ecoutez ! dans les tentes des justes retentissent des cris de joie et des chants de triomphe : « La droite de l'Éternel a montré sa puissance ; la droite de l'Éternel s'est levée, la droite de l'Éternel a montré sa puissance. » Je ne mourrai point, mais je vivrai, et je raconterai les actes de l'Éternel ! L'Éternel m'a châtié, mais Il ne m'a pas livré à la mort. Ouvrez-moi les Portes de la Justice je veux y entrer et louer l'Etemel ! Voici la Porte de l'Éternel, c'est par elle qu'entrent les justes. Je te rends grâces de m'avoir exaucé, et d'avoir été mon libérateur ! « La pierre rejetée par les architectes est devenue la pierre angulaire. De par l'Éternel il en est ainsi, c'est une merveille à nos yeux. C'est la journée que l'Éternel a faite ; soyez-en réjouis et transportés ! O ! exauce, Éternel, sauve ! O ! exauce, Éternel, donne la prospérité ! » « Béni soit celui qui arrive au nom de l'Éternel ! Nous vous bénissons de la maison de l'Éternel. L'Éternel est Dieu, et Il nous donne sa clarté. Liez la victime avec des cordes, {[}et l'amenez{]} jusqu'aux cornes de l'autel ! » Tu es mon Dieu, et je te loue ; mon Dieu, je t'exalte ! Louez l'Éternel, car Il est bon, car sa grâce demeure à jamais.

Évangile

Matthieu 25:31-46

Or, quand le fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s'assiéra sur le trône de sa gloire, et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les unes d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les chevreaux, et il placera les brebis à sa droite et les chevreaux à sa gauche, Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli ; nu, et vous m'avez vêtu ; j'ai été malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus auprès de moi. » Alors les justes lui répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous nourri ? Ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Mais quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli ? Ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Et quand t'avons-nous vu malade ou en prison, et sommes-nous venus auprès de toi ? » Et le roi leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous l'avez fait pour un seul de ces tout petits, vous l'avez fait pour moi. » Alors il dira aussi à ceux qui seront à gauche : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges ! Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; et j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. » Alors eux aussi répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim ou avoir soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas servi ? » Alors il leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous ne l'avez pas fait pour un seul de ces tout petits, vous ne l'avez pas non plus fait pour moi. » Et ceux-ci s'en iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »

Psaume responsorial

Psaumes 53

Au maître chantre. Sur les flûtes. Hymne de David.Les impies ont dit en leur cœur : « Il n'y a point de Dieu ! » Leur méchanceté est perverse, abominable ; il n'y a personne qui fasse le bien. L'Éternel examine des Cieux les enfants des hommes, pour voir s'il y a quelque homme raisonnable, qui cherche Dieu : tous se sont révoltés, pervertis tous ensemble : il n'y a personne qui fasse le bien, pas même un. Ne se reconnaîtront-ils pas tous ces malfaiteurs, qui mangent mon peuple comme du pain ? N'invoqueront-ils point l'Éternel ? Bientôt la terreur les saisira, sans qu'il y ait une cause de terreur. Car Dieu disséminera les ossements de ceux qui campent contre toi : tu les confondras, car Dieu les a rejetés. Ah ! si de Sion le salut venait sur Israël !… \ Que Dieu ramène les captifs de son peuple ! et Jacob se réjouira, et Israël triomphera.

Psaume responsorial

Psaumes 70

Au maître chantre. De David. En souvenir.>O Dieu, pour me délivrer, Éternel, accours à mon aide ! Qu'ils soient couverts de honte et d'opprobre ceux qui attentent à ma vie ! Qu'ils reculent confondus ceux qui veulent mon malheur ! Qu'ils fassent retraite par l'effet de leur honte ceux qui disent : « Le voilà ! le voilà ! » Alors tu feras la joie et l'allégresse de tous ceux qui te cherchent ; et ils diront toujours : « Dieu est grand ! » ceux qui désirent ton secours. Et moi, je suis misérable et dénué : ô Dieu ! accours vers moi ! Tu es mon aide et mon libérateur ! Éternel, ne tarde pas !

Psaume responsorial

Psaumes 67

Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Cantique.Que Dieu nous soit favorable et nous bénisse ! Qu'il fasse luire sa face sur nous ! (Pause) afin que la voie que Tu suis, soit connue sur la terre, et parmi les nations, le secours que Tu donnes. Les peuples te louent, ô Dieu, tous les peuples te louent. Que les nations se réjouissent, et qu'elles chantent ! car tu juges les nations avec équité, et tu es le guide des nations sur la terre. Que les peuples te louent, ô Dieu ! que tous les peuples te louent ! La terre a donné ses récoltes. Que Dieu, notre Dieu, nous bénisse ! Que Dieu nous bénisse, et qu'il soit craint de toutes les extrémités de la terre !

Prière du soir — première lecture

Josué 3

Et le matin Josué se leva, et ils partirent de Sittim et ils arrivèrent au Jourdain, lui et tous les enfants d'Israël, et là ils firent une halte avant de passer. Et au bout de trois jours les Officiers parcoururent l'intérieur du camp et donnèrent les ordres au peuple en ces termes : Dès que vous apercevrez l'Arche d'Alliance de l'Éternel, votre Dieu, portée par les Prêtres, les Lévites, partez vous-mêmes de votre station, et suivez-la. Mais qu'il reste entre vous et Elle un espace d'environ deux mille coudées. Ne vous en rapprochez pas, afin de pouvoir découvrir le chemin où vous devez marcher, car vous n'avez passé par ce chemin ni hier ni avant-hier. Et Josué dit au peuple : Mettez-vous en état de sainteté, car demain l'Éternel opérera des miracles au milieu de vous. Et Josué parla aux Prêtres en ces termes : Transportez l'Arche de l'Alliance et précédez le peuple. Et ils transportèrent l'Arche de l'Alliance et marchèrent en avant du peuple. Et l'Éternel dit à Josué : Aujourd'hui je veux commencer à te grandir devant les yeux de tout Israël, afin qu'ils comprennent que je suis avec toi, de même que j'ai été avec Moïse. Et toi, donne cet ordre aux Prêtres qui portent l'Arche de l'Alliance : Quand vous atteindrez la limite des eaux du Jourdain, arrêtez-vous dans le lit du Jourdain. Et Josué dit aux enfants d'Israël : Approchez et écoutez les paroles de l'Éternel, votre Dieu. Et Josué dit : A ceci vous reconnaîtrez qu'un Dieu Vivant est au milieu de vous, et qu'il chassera devant vous les Cananéens et les Héthiens et les Hévites et les Perizzites et les Girgasites et les Amoréens et les Jébusites : voici, l'Arche de l'Alliance du Seigneur de toute la terre vous devancera dans le Jourdain. Et à présent choisissez-vous douze hommes dans les Tribus d'Israël, un homme par Tribu. Et aussitôt que la plante des pieds des Prêtres, porteurs de l'Arche de l'Éternel, Seigneur de toute la terre, se posera dans les eaux du Jourdain, les eaux du Jourdain seront coupées dans leur cours, les eaux qui descendent d'en haut, et s'amoncelleront. Et au départ du peuple sorti de ses tentes pour passer le Jourdain, les Prêtres chargés de l'Arche de l'Alliance devançant le peuple, au moment où les porteurs de l'Arche atteignirent le Jourdain, et où se mouillèrent les pieds des Prêtres, porteurs de l'Arche, plongèrent à la limite de l'eau (or le Jourdain est rempli jusqu'au-dessus de ses berges pendant tout le temps de la moisson), alors les eaux qui descendaient d'en haut s'arrêtèrent ; elles s'élevèrent en un monceau, à une très grande distance, près de Adam, ville située à côté de Tsarthan ; et les eaux qui descendaient à la mer de la plaine, la Mer Salée, furent complètement détachées, et le peuple passa vis-à-vis de Jéricho. Et les Prêtres chargés de l'Arche de l'Alliance de l'Éternel s'arrêtèrent de pied ferme sur le sec dans le lit du Jourdain, et tout Israël marcha sur le sec, jusqu'à ce que tout le peuple eût achevé de passer le Jourdain.

Deuxième lecture

Hébreux 11

Or, la foi est une persuasion de ce qu'on espère, une conviction de choses qu'on ne voit point. C'est parce qu'ils possédaient une telle foi que les anciens ont reçu un bon témoignage. C'est par la foi que nous reconnaissons que l'univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce n'est pas de choses visibles que ce qu'on voit a été fait. C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice préférable à celui de Caïn ; c'est par elle qu'il reçut le témoignage d'être juste, lui-même rendant témoignage à Dieu par ses offrandes ; c'est par elle que, quoique trépassé, il parle encore. C'est par la foi qu'Enoch fut enlevé afin qu'il ne vît pas la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l'avait enlevé ; en effet, avant cet enlèvement, il lui est rendu le témoignage d'avoir plu à Dieu ; or, sans la foi, il est impossible de Lui plaire, car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie qu'il existe, et qu'il devient le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. C'est par la foi que Noé, instruit par un oracle des choses qu'on ne voyait point encore, construisit avec une pieuse prévoyance une arche pour sauver sa famille ; c'est par elle qu'il condamna le monde, et qu'il devint héritier de la justice que procure la foi. C'est par la foi que celui qui est appelé Abraham se soumit à émigrer dans le pays qu'il devait recevoir en héritage, et il émigra sans savoir où il allait ; c'est par la foi qu'il s'établit dans la terre qui lui était promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; car il attendait avec impatience la ville qui a les fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le fabricateur. C'est par la foi que Sara elle-même reçut, même au delà de l'âge ordinaire, la capacité de créer une postérité, parce qu'elle avait cru à la fidélité de Celui qui avait fait la promesse. De là vient encore que c'est d'un seul homme, et même d'un homme décrépit, qu'ils sont nés aussi nombreux que les étoiles du ciel et que le sable qui est sur le bord de la mer, lequel est innombrable. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir vu se réaliser pour eux les promesses, mais après en avoir de loin aperçu et salué la réalisation, et avoir confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu'ils soupirent après leur patrie. Et, si c'eût été de celle qu'ils avaient quittée qu'ils faisaient mention, ils auraient eu le temps d'y retourner ; mais on voit bien que c'en est une meilleure qu'ils désirent, je veux dire la patrie céleste ; c'est pourquoi Dieu n'a point honte, en ce qui les concerne, d'être appelé « leur Dieu », car Il leur a préparé une ville. C'est par la foi qu'Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac en sacrifice, et qu'il offrit son fils unique ; lui, qui avait accepté les promesses, et auquel il avait été dit : « C'est en Isaac que se réalisera pour toi le nom de postérité ; » mais il pensa que Dieu peut relever, même d'entre les morts ; d'entre lesquels (figurément, il est vrai,) il recouvra son fils. C'est par la foi, et en vue de l'avenir, qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü. C'est par la foi que Jacob, en mourant, bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, en s'appuyant sur l'extrémité de son bâton. — C'est par la foi que Joseph, en mourant, fit mention de la sortie des fils d'Israël, et donna des ordres relatifs à ses propres ossements. C'est par la foi que Moïse, après sa naissance, fut, pendant trois mois, tenu caché par ses parents (car ils voyaient la beauté de l'enfant), et qu'ils ne craignirent point le décret du roi. C'est par la foi que Moïse, étant devenu grand, se refusa à être appelé le fils d'une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu, que de goûter momentanément une jouissance coupable, et regardant comme une richesse plus grande que les trésors de l'Egypte l'opprobre de Christ, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C'est par la foi qu'il quitta l'Egypte, sans redouter le courroux du roi, car il tint ferme comme s'il voyait l'Invisible. C'est par la foi qu'il institua la pâque et l'aspersion du sang, afin que l'exterminateur ne touchât pas leurs premiers-nés. C'est par la foi qu'ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, tandis que les Égyptiens qui s'y risquèrent furent engloutis. C'est par la foi que les murs de Jéricho tombèrent, après avoir été investis pendant sept jours. C'est par la foi que Rahab l'impudique ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait pacifiquement reçu les espions. Et que dire encore ? Car le temps me manquera si je parle de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, et de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu des promesses, fermé la gueule des lions, éteint la puissance du feu, échappé au fil de l'épée, recouvré les forces perdues, montré leur vaillance dans la guerre et fait décamper l'ennemi. Des femmes entrepris, par une résurrection, possession de leurs morts ; d'autres ont été torturés, après s'être refusés au rachat, afin d'obtenir une meilleure résurrection ; d'autres ont eu à subir des outrages et des coups, et même des chaînes et la prison ; ils ont été lapidés, sciés, tentés ; ils sont morts par l'épée ; ils ont erré, vêtus de peaux de mouton, de peaux de chèvre, dénués de tout, persécutés, maltraités ; ils ont été, eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts, les montagnes, les cavernes, et les crevasses de la terre. Et tous ceux-là, quoiqu'ils eussent reçu, à cause de leur foi, un bon témoignage, n'ont point vu se réaliser pour eux les promesses, car Dieu avait d'avance arrêté pour nous quelque chose de meilleur, afin qu'ils ne fussent pas amenés à la perfection sans nous.

Deuxième lecture

1 Thessaloniciens 5

Quant à ce qui concerne les temps et les époques, frères, vous n'avez pas besoin qu'on vous en écrive ; car vous savez parfaitement vous-mêmes que le jour du seigneur doit venir, comme un voleur pendant la nuit. Or, quand ils diront : « Paix et sûreté ! » alors une perdition subite les surprendra, comme le mal d'enfant la femme enceinte, et ils n'échapperont certainement pas. Mais, pour vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme des voleurs ; car vous êtes tous fils de la lumière et fils du jour. Nous n'appartenons ni à la nuit, ni aux ténèbres ; ainsi donc ne sommeillons pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres ; car ceux qui sommeillent sommeillent la nuit, et ceux qui s'enivrent s'enivrent la nuit, mais nous, qui appartenons au jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de la charité, et, pour casque, l'espérance du salut, car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l'acquisition du salut, par notre seigneur Jésus qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous sommeillions, nous vivions tous avec lui. C'est pourquoi consolez-vous les uns les autres, et édifiez-vous l'un l'autre, comme effectivement vous le faites. Toutefois nous vous prions, frères, de distinguer ceux qui travaillent parmi vous, et qui président sur vous dans le Seigneur, et qui vous avertissent, et d'avoir pour eux une charité sans bornes à cause de leur œuvre.Gardez la paix entre vous ; toutefois nous vous y exhortons, frères : avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont découragés, supportez les faibles, soyez patients envers tous ; prenez garde que personne ne rende à personne mal pour mal, mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit à l'égard de tous. Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; rendez pour toutes choses des actions de grâces ; car telle est la volonté de Dieu en Christ Jésus à votre égard. N'éteignez pas l'Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. Abstenez-vous de toute espèce de mal. Or, que le Dieu de paix Lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme, et le corps, soient conservés sans reproche lors de l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ. Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est Lui aussi qui le fera. Frères, priez aussi pour nous. Saluez tous les frères par un saint baiser. Je vous en adjure au nom du Seigneur : que cette lettre soit lue à tous les frères. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous !

Deuxième lecture

Galates 4:1-7

Or je dis que l'héritier, pendant tout le temps où il est encore un enfant, ne l'emporte en rien sur un esclave, quoiqu'il soit propriétaire universel, mais il est placé sous des tuteurs et des gérants jusques à l'époque fixée par son père. Nous aussi de même, quand nous étions des enfants, nous étions tenus en esclavage sous les rudiments du monde ; mais, lorsque est arrivé l'accomplissement du temps, Dieu a envoyé Son fils, né d'une femme, né sous la loi, afin qu'il rachetât ceux qui sont sous la loi pour que nous reçussions l'adoption filiale. Or c'est parce que vous êtes des fils, qu'il a envoyé l'esprit de Son fils dans nos cœurs, lequel s'écrie : Abba ! Père ! En sorte que tu n'es plus un esclave, mais un fils ; or, si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.

Deuxième lecture

Ésaïe 2:1-11

La parole qui fut révélée à Ésaïe, fils d'Amots, sur Juda et Jérusalem. Et il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l'Éternel aura ses fondements sur le sommet des montagnes, et s'élèvera au-dessus des éminences, et que tous les peuples y afflueront. Et des nations nombreuses s'achemineront en disant : « Venez, et montons à la montagne de l'Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, et Il nous enseignera ses voies, et nous suivrons ses sentiers ! » Car la Loi sortira de Sion, et la parole de l'Éternel de Jérusalem ; et Il sera le juge des peuples et l'arbitre de nations nombreuses : et ils forgeront leurs épées en hoyaux, et leurs lances en serpes ; un peuple contre un peuple ne lèvera plus l'épée, et ils n'apprendront plus la guerre. Maison de Jacob, venez, et marchons à la lumière de l'Éternel ! Car, [ô Éternel], tu as abandonné ton peuple, la maison de Jacob, parce qu'ils sont pleins de l'Orient, et divinateurs comme les Philistins, et qu'ils donnent la main aux enfants de l'étranger : et son pays est plein d'argent et d'or, et ses trésors sont infinis ; et son pays est plein de chevaux, et ses chars sont innombrables ; et son pays est plein d'idoles ; ils se prosternent devant l'œuvre de leurs mains, devant ce qu'ont façonné leurs doigts. Mais l'homme sera abaissé et le personnage humilié, et tu ne saurais leur pardonner. Fuis dans les rochers et te cache dans la poussière, devant les terreurs de l'Éternel et devant l'éclat de sa majesté. Le fier regard de l'homme sera humilié, et l'orgueil du personnage abaissé, et l'Éternel en ce jour sera seul élevé.

Évangile

Luc 5

Or il advint, pendant que la foule se pressait autour de lui et écoutait la parole de Dieu, et que lui-même se tenait debout auprès du lac de Gennèsareth, qu'il vit deux barques qui stationnaient au bord du lac ; mais les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Or étant monté dans l'une des barques, qui appartenait à Simon, il le pria de s'éloigner un peu de la terre, et s'étant assis, il enseignait la foule de dedans la barque. Mais, lorsqu'il eut cessé de parler, il dit à Simon : « Pousse au large, et jetez vos filets pour pêcher. » Et Simon lui répliqua : « Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais sur ta parole je jetterai les filets. » Et l'ayant fait, ils ramenèrent une grande quantité de poissons ; mais leurs filets se déchiraient, et ils firent signe à leurs camarades dans l'autre barque de venir les aider ; et ils vinrent, et les deux barques furent tellement remplies, qu'elles enfonçaient. Ce que Simon Pierre ayant vu, il se jeta aux genoux de Jésus en disant : « Éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur, seigneur. » Il était en effet saisi d'épouvante, ainsi que tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la capture des poissons qu'ils avaient pris. Or, il en était aussi de même de Jacques et de Jean fils de Zébédée, qui étaient associés de Simon. Et Jésus dit à Simon : « Ne crains point ; désormais tu seras un preneur d'hommes. » Et ayant ramené les barques vers la terre, ils quittèrent tout et ils le suivirent. Et il advint, pendant qu'il se trouvait dans une des villes, que, voici, un homme couvert de lèpre ayant vu Jésus tomba la face contre terre, et le supplia en disant : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me guérir. » Et ayant étendu la main, il le toucha en disant : « Je le veux, sois guéri ! » Et aussitôt la lèpre le quitta. Et il lui enjoignit de n'en parler à personne ; « mais va, » lui dit-il, « te montrer au sacrificateur, et présente l'offrande pour ta purification conformément à ce qu'a prescrit Moïse pour leur servir d'attestation. » Or le bruit de sa renommée ne faisait que se répandre de plus en plus, et une foule nombreuse accourait pour l'entendre, et pour être guérie de ses infirmités. Quant à lui, il se retirait dans les déserts et priait. Et il advint un jour, pendant que lui-même enseignait et que les pharisiens et les docteurs de la loi, qui étaient venus de tous les villages de Galilée et de Judée et de Jérusalem, se trouvaient présents, et qu'une puissance du Seigneur se montrait dans ses guérisons, que, voici, des hommes apportent sur un lit un homme qui était paralytique, et ils cherchaient à l'introduire et à le placer devant lui. Et n'ayant pas trouvé le moyen de l'introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit, et ils le descendirent au travers des tuiles avec son petit lit, tout au milieu en présence de tous. Et ayant vu leur foi, il dit : « O homme, tes péchés t'ont été pardonnés ! » Et les scribes et les pharisiens se mirent à se demander : « Qui est celui-ci, qui profère des blasphèmes ? Qui est-ce qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ? » Mais Jésus connaissant leurs pensées, leur répliqua : « A quoi pensez-vous dans vos cœurs ? Quel est le plus facile, de dire : Tes péchés t'ont été pardonnés, ou de dire : Lève-toi et marche. Or, pour que vous sachiez que le fils de l'homme a sur la terre l'autorité de pardonner les péchés… » il dit au paralytique : « Je te le dis, lève-toi, prends ton petit lit, et va-t-en dans ta maison. » Et aussitôt s'étant levé devant eux, il prit sa couche, et s'en alla dans sa maison en glorifiant Dieu. Et tous furent saisis de surprise, et ils glorifiaient Dieu, et ils furent remplis de crainte, « car, » disaient-ils, « nous avons vu aujourd'hui des choses étranges. » Et après cela il sortit, et vit un publicain, nommé Lévis, assis au bureau des péages, et il lui dit : « Suis-moi ! » Et ayant tout quitté, il se leva, et il le suivait. Et Lévis lui donna un grand festin dans sa maison ; et il y avait une grande foule de publicains et d'autres personnes qui étaient attablés avec eux. Et les pharisiens et leurs scribes s'en plaignaient à ses disciples, en disant : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Et Jésus leur répliqua : « Ce ne sont pas ceux qui sont en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les mal portants ; je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs à la repentance. » Mais ils lui dirent : « Les disciples de Jean jeûnent souvent, et ils font des prières ; il en est aussi de même de ceux des pharisiens, mais les tiens mangent et boivent. » Mais Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les fils de la chambre nuptiale pendant que l'époux est avec eux ? Mais des jours viendront… et quand l'époux leur sera enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. » Mais il leur adressait encore une parabole : « Personne n'arrache une pièce à un habit neuf pour la mettre à un vieil habit ; autrement d'un côté on déchirera le neuf, et de l'autre la pièce du neuf ne s'accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans des outres vieilles, autrement le vin nouveau rompra les outres, et lui-même se répandra, et les outres seront perdues ; mais on doit mettre du vin nouveau dans des outres neuves. Personne en buvant du vieux ne désire du nouveau, car il dit : le vieux est bon. »

Prière du soir — deuxième lecture

1 Thessaloniciens 2

Vous-mêmes, en effet, vous savez, mes frères, que notre arrivée parmi vous n'a pas été sans efficace ; mais, après avoir auparavant souffert et avoir été maltraités à Philippes, comme vous le savez, nous avons pris assurance en notre Dieu pour vous annoncer, au milieu d'une grande lutte, l'évangile de Dieu. Notre prédication n'a, en effet, ni l'erreur ni l'impureté pour origine, ni la ruse pour objet, mais, comme Dieu nous a jugés dignes de nous confier l'Evangile, nous parlons en conséquence, non pour plaire aux hommes, mais à Dieu qui juge nos cœurs. Jamais, en effet, comme vous le savez, nous n'avons usé de paroles flatteuses, ni de prétextes intéressés, Dieu en est témoin ; nous n'avons pas davantage recherché une gloire d'origine humaine, ni auprès de vous, ni auprès de personne, quoique nous eussions pu nous imposer comme apôtres de Christ ; mais, au contraire, nous avons vécu en toute simplicité au milieu de vous. Comme une nourrice prend soin de ses propres enfants, de même, dans notre tendresse pour vous, nous voulions vous faire part non seulement de l'évangile de Dieu, mais encore de nos propres vies, parce que vous nous étiez devenus chers. Vous vous rappelez, en effet, frères, notre labeur et notre peine ; c'est en travaillant jour et nuit, afin de n'être à charge à aucun de vous, que nous avons prêché parmi vous l'évangile de Dieu. Vous êtes témoins, ainsi que Dieu, de la manière pieuse, juste, et irréprochable, dont nous avons agi envers vous qui croyez, puisque vous savez que, comme un père le fait pour ses propres enfants, nous avons exhorté, et encouragé, et conjuré chacun de vous de se conduire d'une manière digne de Dieu, qui vous appelle à entrer dans Son propre royaume et dans Sa gloire. Et c'est pourquoi, nous aussi, nous rendons sans cesse des actions de grâces à Dieu, de ce qu'ayant accueilli la parole de Dieu que nous vous avons fait entendre, vous l'avez reçue, non comme une parole d'hommes, mais, ainsi qu'elle l'est vraiment, comme une parole de Dieu, laquelle aussi déploie son efficace en vous qui croyez. En effet, frères, vous êtes devenus les imitateurs des églises de Dieu qui sont en Christ Jésus dans la Judée, car, vous aussi, vous avez eu à souffrir, de la part de vos propres compatriotes, les mêmes souffrances qu'elles ont elles-mêmes endurées de la part des Juifs, qui, ayant aussi fait mourir le seigneur Jésus et les prophètes, et nous ayant persécutés, et déplaisant à Dieu, et étant hostiles à tous les hommes, nous empêchent de parler aux Gentils afin qu'ils soient sauvés, en sorte qu'ils mettent constamment le comble à leurs péchés. Mais la colère a fini par les atteindre. Pour nous, frères, après avoir été séparés un instant de vous, de visage et non de cœur, nous avons cherché, avec d'autant plus d'ardeur, à satisfaire notre vif désir de voir votre visage ; c'est pourquoi nous avons voulu, je parle de moi, Paul, nous rendre à deux reprises auprès de vous, et Satan nous en a empêché. Qui sera en effet notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de glorification, si vous ne l'êtes aussi devant notre seigneur Jésus lors de son avènement ? Car c'est vous qui êtes notre gloire et notre joie !

Évangile

Marc 4:35-41

Et ce même jour le soir étant venu il leur dit : « Passons sur l'autre rive. » Et ayant quitté la foule, ils le prennent avec eux, tel qu'il était dans la barque ; et d'autres barques étaient avec lui. Et il se leva un grand tourbillon de vent, et les flots se jetaient dans la barque, en sorte que la barque en était déjà remplie. Quant à lui, il dormait à la poupe sur le coussin, et ils le réveillent et lui disent : « Maître, ne te soucies-tu point de ce que nous périssons ? » Et s'étant réveillé, il gourmanda le vent et dit à la mer : « Tais-toi, fais silence. » Et le vent tomba, et il se fit un grand calme. Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous effrayés ? N'avez-vous pas encore foi ? » Et ils furent saisis d'une grande terreur, et ils se disaient les uns aux autres : « Qui est donc celui-ci, que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Évangile

Marc 1:1-8

Commencement de l'évangile de Jésus-Christ fils de Dieu : Selon qu'il est écrit dans le prophète : « Voici, J'envoie devant toi Mon messager, lequel frayera ton chemin, Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers, Jean le baptiseur apparut dans le désert, prêchant un baptême de repentance pour la rémission des péchés. Et tout le pays de Judée et tous les Hiérosolymitains se portaient vers lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain. Et Jean était vêtu de poils de chameau, et d'une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Et il prêchait en disant : « Il vient après moi, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier en me baissant la courroie de ses sandales ; pour moi je vous ai baptisés d'eau, mais lui vous baptisera d'esprit saint. »

Évangile

Marc 13

Et comme il sortait du temple un de ses disciples lui dit : « Maître, regarde ; quelles pierres ! et quels édifices ! » Et Jésus lui dit : « Vois-tu ces grands édifices ? Il ne sera certainement pas laissé ici pierre sur pierre qui ne soit certainement démolie. Et pendant qu'il était assis sur la montagne des Oliviers, en face du temple, Pierre, et Jacques, et Jean, et André lui demandèrent en particulier : « Dis-nous, quand cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe que toutes ces choses seront sur le point de s'accomplir ? » Or Jésus commença à leur dire : « Prenez garde que personne ne vous égare ; beaucoup viendront en mon nom, disant c'est moi qui le suis, et ils en égareront plusieurs. Mais quand vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres, ne vous en laissez pas troubler ; il faut que cela arrive, mais ce n'est pas encore la fin. En effet une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; il y aura ici et là des tremblements de terre ; il y aura des famines ; ces choses-là sont le commencement des douleurs. Mais prenez garde à vous-mêmes : ils vous livreront aux tribunaux, et vous serez battus de verges dans les synagogues, et vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois à cause de moi, pour leur servir de témoignage ; et il faut premièrement que l'évangile soit prêché à toutes les nations. Et lorsqu'ils vous entraîneront pour vous livrer, ne vous inquiétez pas d'avance de ce que vous aurez à dire, mais dites ce qui vous sera donné en ce moment-là ; en effet ce n'est pas vous qui parlez, mais l'esprit saint. Et un frère livrera son frère à la mort, et un père son enfant, et des enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir ; et vous serez haïs de tous, à cause de mon nom. Mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Or, quand vous aurez vu l'œuvre abominable de la dévastation établie où il ne faut pas (que le lecteur y réfléchisse), alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes ; que celui qui est sur le toit ne descende pas, et n'entre pas pour sortir quoi que ce soit de sa maison, et que celui qui est aux champs ne revienne pas en arrière pour prendre son manteau. Mais malheur à celles qui sont enceintes, et à celles qui allaitent en ces jours-là ! Priez, afin que cela n'ait pas lieu en hiver. Car ces jours-là seront une tribulation telle, qu'il n'y en a pas eu de semblable depuis le commencement de la création que Dieu a créée jusques à maintenant, et qu'il n'y en aura certainement jamais ; et si le Seigneur n'eût raccourci ces jours-là, qui que ce soit n'eût été sauvé ; mais à cause des élus qu'il s'est choisis Il a raccourci ces jours-là. Et alors si quelqu'un vous dit : « Regardez, le Christ est ici, et regardez, il est là, » ne le croyez pas ; car il surgira de faux christs, et de faux prophètes, et ils feront des miracles et des prodiges, afin d'égarer, s'il est possible, les élus. Pour vous, soyez sur vos gardes ; je vous ai tout prédit. « Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s'obscurcira, et la lune ne donnera pas sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. Et alors ils verront le fils de l'homme venant dans des nuées avec beaucoup de puissance et de gloire. Et alors il enverra les anges, et il rassemblera ses élus des quatre vents, de l'extrémité de la terre jusqu'à l'extrémité du ciel. Or, instruisez-vous par cette comparaison tirée du figuier : Lorsque ses branches commencent à se ramollir et qu'il pousse ses feuilles, vous savez que l'été est proche ; de même vous aussi, lorsque vous aurez vu ces choses arriver, sachez qu'il est proche, qu'il est à la porte. En vérité je vous déclare que cette génération-ci ne disparaîtra certainement point jusques à ce que toutes ces choses se soient réalisées. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. Or, quant à ce jour-là ou à l'heure personne n'en sait rien, pas même un ange dans le ciel, pas même le Fils, mais le Père. Soyez sur vos gardes ; veillez ; car vous ne savez pas quand c'est le moment. Comme un voyageur, après avoir quitté sa maison et remis l'autorité à ses esclaves, à chacun selon sa besogne, à aussi donné des ordres au portier afin qu'il veille, veillez donc ; car vous ignorez quand doit venir le maître de la maison, si c'est le soir, ou à minuit, ou au chant du coq, ou le matin ; de peur qu'arrivant à l'improviste, il ne vous trouve endormis. Or ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : Veillez. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.