Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
La main de l'Éternel se fit sentir à moi, et l'Éternel m'emmena en esprit, et me déposa dans le milieu de la vallée. Or elle était remplie d'ossements ; et Il m'en fit faire le tour, tout le tour, et voici, il y en avait beaucoup sur le sol de la vallée, et voici, ils étaient extrêmement secs. Et Il me dit : Fils de l'homme, ces ossements reprendront-ils vie ? Et je dis : Seigneur Éternel, c'est toi qui le sais ! Et Il me dit : Prophétise sur ces ossements et dis-leur : Ossements desséchés, entendez la parole de l'Éternel ! Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel, à ces ossements : Voici, j'introduirai en vous un esprit, afin que vous repreniez vie ; et je vous donnerai des nerfs, et ferai croître sur vous de la chair, et vous recouvrirai de peau, et je mettrai en vous un esprit, afin que vous repreniez vie, et que vous sachiez que je suis l'Éternel. Et je prophétisai suivant l'ordre qui m'en était donné. Et pendant que je prophétisais, voici, il se fit un bruissement et une rumeur, et les os s'assemblèrent, os avec os. Et je regardai, et voici, il leur vint des nerfs, la chair crût, et une peau les recouvrit par dessus, mais un esprit ne les pénétrait pas. Et Il me dit : Adresse la prophétie à l'esprit ; prophétise, fils de l'homme, et dis à l'esprit : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Esprit, arrive des quatre vents, et pénètre ces morts, afin qu'ils reprennent vie ! Et je prophétisai selon l'ordre qui m'était donné, et l'esprit les pénétra et ils reprirent vie, et ils se tinrent sur leurs pieds ; c'était une grande, très grande multitude. Et Il me dit : Fils de l'homme, ces ossements, c'est toute la maison d'Israël. Voici, ils disent : « Nos ossements sont desséchés, et notre espoir s'est évanoui, nous sommes anéantis ! » Prophétise donc et dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, j'ouvrirai vos tombeaux et vous ferai sortir de vos tombeaux, ô mon peuple, et je vous ramènerai au pays d'Israël ; et vous reconnaîtrez que je suis l'Éternel, quand j'ouvrirai vos tombeaux, et que je vous ferai, ô mon peuple, sortir de vos tombeaux ; et je mettrai mon esprit en vous, afin que vous repreniez vie, et je vous établirai dans votre pays, afin que vous reconnaissiez que c'est moi, l'Éternel, qui l'aurai dit et fait, dit l'Éternel. Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Toi, fils de l'homme, prends une pièce de bois, et inscris-y : « Pour Juda et les enfants d'Israël qui lui sont associés. » Prends encore une pièce de bois, et inscris-y : « Pour Joseph, bois d'Éphraïm et de toute la maison d'Israël qui lui est associée. » Et rapproche-les l'une de l'autre pour en former une seule pièce, afin qu'elles ne fassent qu'un en ta main. Et quand les enfants de ton peuple te diront : « Ne nous expliqueras-tu pas ce que cela signifie ? » disleur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, je prendrai le bois de Joseph qui est entre les mains d'Éphraïm, et les tribus d'Israël qui lui sont associées, et je l'assemblerai avec lui, avec le bois de Juda, et j'en formerai une seule pièce, afin qu'ils ne fassent qu'un en ma main. Et tu tiendras en ta main sous leurs yeux les pièces de bois où tu auras mis l'inscription, et tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, je retirerai les enfants d'Israël d'entre les peuples au milieu desquels ils vivent, et je les rassemblerai de toutes parts, et les ramènerai dans leur pays ; et je ferai d'eux un seul peuple dans le pays, sur les montagnes d'Israël ; et un seul roi sera le roi d'eux tous ; et ils ne formeront plus deux peuples, et ne se diviseront plus en deux royaumes ; et ils ne se souilleront plus par leurs abominations, et leurs infamies, et tous leurs péchés ; et je les délivrerai de toutes les demeures où ils ont péché, et je les purifierai ; et ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu : et mon serviteur David sera leur roi, et leur seul pasteur pour eux tous ; et ils suivront mes lois et garderont mes commandements, et les pratiqueront ; et ils habiteront le pays que j'ai donné à mon serviteur Jacob, où vos pères ont habité, et où ils habiteront, eux et leurs enfants, et les enfants de leurs enfants, éternellement ; et David mon serviteur sera leur prince éternellement ; et je leur donnerai une alliance de paix ; c'est une alliance éternelle qu'ils auront ; et je les établirai, et les ferai se multiplier, et fixerai mon sanctuaire au milieu d'eux pour l'éternité ; et je demeurerai avec eux, et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Et les nations reconnaîtront que je suis l'Éternel qui sanctifie Israël, quand mon sanctuaire sera au milieu d'eux pour l'éternité.
Première lecture
Et c'est ici l'histoire des fils de Noé, Sem, Cham et Japheth.Et il leur naquit des fils après le déluge. Les fils de Japheth sont : Gomer et Magog et Madai et Javan et Thubal et Mésech et Thiras. Et les fils de Gomer : Askénas et Riphat et Thogarma. Et les fils de Javan : Elisah et Tharsis, et Dodanim : d'eux sont issus ceux qui se sont répandus sur les terres maritimes des nations dans les pays qu'ils occupent, chacun selon sa langue, sa filiation, sa nationalité. Et les fils de Cham : Cus et Mistraïm et Phut et Canaan. Et les fils de Cus : Saba et Havila et Sabtha et Rahema et Sabtcha. Et les fils de Rahemah : Séba et Dedan. Cus engendra Nemrod ; c'est lui qui commença à être un potentat sur la terre. C'est lui qui devint un puissant chasseur à la face de l'Éternel ; c'est pourquoi il se dit : Comme Nemrod, puissant chasseur à la face de l'Éternel. Et le commencement de son empire fut Babel et Erech et Accad et Chalneh au pays de Sinear. De ce pays-là il marcha sur Assur, et bâtit Ninive et Rechoboth-Hir et Calah et Resen entre Ninive et Calah ; c'est la grande ville. Et Mitsraïm engendra les Ludim et les Hanamin et les Lehabim et les Naphthaïm et les Pathrusim et les Casluhim, d'où sont sortis les Philistim et les Caphthorim. Et Canaan engendra Sidon, son premier-né, et Heth et Jebusi et Amori et Gergesi et Hivi et Arki et Sini et Arvadi et Tsemari et Hamathi, et ensuite les familles des Cananéens s'étendirent. Et les limites des Cananéens furent de Sidon du côté de Gérar à Gaza, du côté de Sodome et de Gomorrhe et d'Adama et de Tseboïm à Lasah.
Première lecture
Et Josué, fils de Nun, envoya secrètement de Sittim deux éclaireurs avec cette instruction : Allez explorer le pays, surtout Jéricho. Et ils partirent et arrivèrent chez une courtisane nommée Rahab, et y couchèrent. Et l'avis en fut donné au Roi de Jéricho en ces termes : Voilà que cette nuit il est arrivé ici deux hommes de la part des enfants d'Israël pour reconnaître le pays. Alors le Roi de Jéricho fit faire ce message à Rahab : Livre les hommes arrivés chez toi et introduits dans ta maison, car c'est pour explorer tout le pays qu'ils sont venus. Mais cette femme prit les deux hommes et les cacha et dit : En effet, ces hommes sont arrivés chez moi, mais sans que je sache d'où ils sont, et comme la porte allait être fermée à la tombée de la nuit, ces hommes s'en sont allés ; j'ignore où ils se sont rendus ; courez vite après eux, car vous les atteindrez. Or elle les avait fait monter sur le toit et cachés sous des tiges de lin étendues par elle sur le toit. Et ces gens se mirent à leur poursuite sur le chemin qui mène au Jourdain par les gués, et l'on ferma la porte après la sortie des gens qui allaient à leur poursuite. Et avant qu'ils se couchassent, elle monta vers eux sur le toit, et elle dit à ces hommes : Je sais que l'Éternel vous a donné le pays ; et que vous nous inspirez la terreur et que tous les habitants du pays tremblent devant vous. Car nous avons appris comment l'Éternel a desséché les eaux de la Mer aux algues devant vous lorsque vous sortiez de l'Egypte, et comment vous avez traité les deux rois des Amoréens au delà du Jourdain, Sihon et Og, que vous avez dévoués. A cette nouvelle notre cœur a été déconcerté, et il n'existe plus chez personne aucun courage pour vous tenir tête, car c'est l'Éternel, votre Dieu, qui est Dieu, en haut dans les Cieux, et en bas sur la terre. A présent jurez-moi donc par l'Éternel, que comme je vous ai montré de la bonté, vous montrerez aussi de la bonté à la maison de mon père, et donnez-moi une preuve de loyauté, et laissez la vie à mon père et à ma mère et à mes frères et à mes sœurs et à tous ceux qui leur appartiennent, et sauvez nos âmes de la mort. Et ces hommes lui dirent : Que nos âmes soient livrées à la mort pour vous ! Si vous ne dénoncez pas notre démarche présente, nous agirons envers toi, quand l'Éternel nous livrera le pays, avec bonté et bonne foi. Alors au moyen d'une corde, elle les dévala par la fenêtre, car sa maison était sur la muraille de la ville, et elle logeait sur la muraille de la ville. Et elle leur dit : Gagnez la montagne pour n'être pas atteints par ceux qui vous poursuivent, et restez-y cachés trois jours jusqu'au retour des gens qui sont à votre poursuite, et ensuite continuez votre route. Et ces hommes lui dirent : Nous allons nous acquitter du serment que tu nous as fait faire. Voici, à notre entrée dans le pays attache ce cordon rouge à la fenêtre par laquelle tu nous as dévalés et recueille chez toi dans ton logis ton père et ta mère et tes frères et toute la maison de ton père, et si quelqu'un d'eux passe la porte de ta maison et paraît dans la rue, c'est sur sa tête que retombera la faute de sa mort, et nous-mêmes nous en serons innocents ; mais si on met la main sur aucun de ceux qui seront avec toi dans la maison, la faute de sa mort retombera sur notre tête. Et si tu dénonces notre démarche présente, nous sommes déliés envers toi du serment que tu as exigé de nous. Et elle dit : Comme vous le dites, ainsi soit fait ; et elle les congédia, et ils partirent. Et elle attacha le cordon rouge à la fenêtre. Étant donc partis, ils arrivèrent à la montagne où ils restèrent trois jours jusqu'au retour de ceux qui les poursuivaient. Et ceux-ci les cherchèrent sur toute la route, mais ne les trouvèrent pas. Alors les deux hommes s'en retournant descendirent la montagne et repassèrent [le Jourdain] ; et étant venus auprès de Josué, fils de Nun, ils lui racontèrent tout ce qui leur était avenu. Et ils dirent à Josué : Oui, l'Éternel a livré tout ce pays entre nos mains, et même devant nous tous les habitants du pays tremblent.
Première lecture
Ce sont ici les discours que Moïse adressa à tout Israël au delà du Jourdain dans le désert, dans la plaine vis-à-vis de Suph entre Paran et Thophel et Laban et Hatseroth et Dizahab. Il y a onze journées de marche de Horeb, par la route de la montagne de Séir, à Cadès-Barnéa. Et dans la quarantième année, dans le onzième mois, le premier jour du mois, Moïse exposa aux enfants d'Israël toutes les choses dont l'Éternel l'avait chargé pour eux, après qu'il eut défait Sihon, Roi des Amoréens, qui résidait à Hesbon, et Og, Roi de Basan, qui résidait à Astharoth, près de Edrei. Au delà du Jourdain, dans le pays de Moab, Moïse commença à expliquer cette Loi en ces termes : L'Éternel, notre Dieu, nous parla sur Horeb en ces termes : Vous avez assez séjourné dans cette montagne. Faisant volte-face mettez-vous en marche et gagnez les Monts Amoréens et tous les lieux adjacents de la plaine, de la montagne, du Pays-bas et du Midi et du bord de la mer, le pays des Cananéens et le Liban jusqu'au Grand-Fleuve, le fleuve Phrath. Voici, je vous livre ce pays, marchez à la conquête du pays que l'Éternel a juré à vos pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob de leur donner et à leur race après eux. Et dans ce temps-là je vous dis : Je ne puis, à moi seul, être chargé de vous. L'Éternel, votre Dieu, vous a multipliés et voilà que vous êtes aujourd'hui égaux en nombre aux étoiles du ciel. Que l'Éternel, Dieu de vos pères, augmente mille fois votre nombre présent, et qu'il vous bénisse, comme Il vous l'a promis. Mais comment serais-je, à moi seul, chargé de votre poids et de votre fardeau et de vos contestations ? Donnez-vous donc des hommes sages, intelligents et connus tirés de vos Tribus, et je les mettrai à votre tête. Et vous me répondîtes et dîtes : La chose que tu nous proposes de faire est bonne. Alors je pris les chefs de vos Tribus, hommes sages et connus, et je les préposai sur vous comme supérieurs, comme chefs de mille, et chefs de cent, et chefs de cinquante, et chefs de dix, et comme officiers de vos Tribus. Et dans le même temps je donnai à vos Juges mes instructions en ces termes : Donnez audience à vos frères en cause l'un avec l'autre, et dites justice entre un homme et son prochain et son étranger ; ne faites point acception des personnes dans le jugement ; écoutez le petit comme le grand ; n'ayez peur de personne ; car c'est le tribunal de Dieu. Et les causes qui seront trop difficiles pour vous, portez-les devant moi, pour que j'en connaisse. C'est ainsi que dans ce temps je vous prescrivis toutes les choses que vous aviez à faire. Puis étant partis d'Horeb nous parcourûmes tout le désert, ce grand et affreux désert que vous avez vu sur le chemin des Monts Amoréens, ainsi que l'Éternel, notre Dieu, nous l'avait commandé, et nous arrivâmes à Cadès-Barnéa. Et je vous dis : Vous êtes parvenus aux Monts Amoréens que l'Éternel, notre Dieu, va nous donner. Vois, l'Éternel, ton Dieu, t'a livré ce pays, montes-y, fais-en la conquête, comme te l'a dit l'Éternel, Dieu de tes pères ; sois sans crainte et sans peur. Alors vous vîntes tous vous présenter à moi, et vous dîtes : Envoyons des hommes en avant de nous, qui examinent pour nous ce pays, et reviennent nous informer de la route par où nous devons y monter et des villes où nous arriverons. Et j'agréai la chose, et je choisis parmi vous douze hommes, un homme par Tribu. Et ils partirent et gravirent la montagne, et s'avancèrent jusqu'à la vallée d'Escol, et ils firent la reconnaissance de ce pays. Et ils prirent dans leurs mains des fruits de ce pays et nous les rapportèrent et nous rendirent compte en ces mots : C'est un bon pays que l'Éternel, notre Dieu, veut nous donner. Mais vous ne voulûtes pas y monter, et vous fûtes rebelles à l'ordre de l'Éternel, votre Dieu. Et murmurant dans vos tentes vous dîtes : C'est parce que l'Éternel nous hait, qu'il nous a retirés du pays d'Egypte pour nous livrer aux mains des Amoréens, afin de nous détruire. Où irons-nous ? Nos frères ont amolli notre courage en disant : C'est un peuple plus nombreux et de plus haute taille que nous, ce sont des villes grandes et fortifiées jusqu'au ciel ; et nous y avons aussi vu les fils des Anakites. Et je vous dis : Ne vous épouvantez pas et n'ayez pas peur d'eux. L'Éternel, votre Dieu, qui marche à votre tête, combattra lui-même pour vous, comme Il a toujours fait pour vous en Egypte à vos yeux, et dans le désert où tu as vu que l'Éternel, ton Dieu, t'a porté ainsi qu'un père porte son fils, tout le long de la route que vous avez parcourue, jusqu'à votre arrivée en ce lieu. Mais malgré cela vous n'eûtes pas foi dans l'Éternel, votre Dieu, qui vous précédait dans le trajet pour vous explorer un lieu où pouvoir camper, la nuit dans la colonne de feu pour vous faire voir la route que vous aviez à suivre, et le jour dans la nuée. Et l'Éternel entendit vos propos et se courrouça et prononça ce serment : Pas un de ces hommes dans cette race méchante ne verra ce beau pays que je promis par serment, de donner à leurs pères, sauf Caleb, fils de Jephunné ; lui, il le verra et je lui donnerai la contrée qu'il a touchée de ses pieds, ainsi qu'à ses fils, parce qu'il a eu pour l'Éternel une pleine obéissance. Même contre moi l'Éternel fut irrité à cause de vous et Il dit : Toi non plus tu n'y entreras pas ; Josué, fils de Nun, qui se tient debout en ta présence, lui, y entrera ; encourage-le, car c'est lui qui en fera le partage à Israël. Et vos enfants desquels vous dites qu'ils seront un butin, et vos fils qui aujourd'hui n'ont pas la connaissance du bien et du mal, ce sont eux qui y entreront, et c'est à eux que je le donnerai, et eux qui en feront la conquête. Quant à vous, faites volte-face et partez pour le désert du côté de la Mer aux algues. Alors vous répondîtes et me dîtes : Nous avons péché contre l'Éternel, nous irons en avant et nous battrons absolument comme l'Éternel, notre Dieu, nous l'a commandé. Et vous ceignîtes chacun ses armes, et eûtes la témérité de vous avancer dans la montagne. Et l'Éternel me dit : Dis-leur : N'avancez pas, et ne livrez pas bataille, car je ne suis pas au milieu de vous, afin que vous ne soyez pas mis en déroute par vos ennemis. Et je vous parlai, mais vous n'écoutâtes point et vous contrevîntes à l'ordre de l'Éternel, et vous eûtes l'audace de vous avancer dans la montagne. Alors les Amoréens, habitants de cette montagne, sortirent à votre rencontre, et vous donnèrent la chasse comme font les abeilles et ils vous défirent en Séir jusqu'à Horma. Et vous revîntes et pleurâtes devant l'Éternel, mais l'Éternel n'écouta point votre voix et ne prit point garde à vous. Ainsi vous restâtes longtemps à Cadès, le temps que vous y avez passé.
Épître
Alors deux prostituées arrivèrent chez le Roi et parurent devant lui. Et l'une des femmes dit : J'ai recours à toi, mon Seigneur ! Moi et cette femme nous habitions le même logis, et j'accouchai chez elle dans la maison. Et le troisième jour après mes couches, cette femme accoucha aussi. Et nous étions ensemble et aucune personne étrangère n'était avec nous dans la maison ; il n'y avait que nous deux dans la maison. Et le fils de cette femme mourut pendant la nuit, parce qu'elle s'était couchée sur lui. Et au milieu de la nuit elle se leva et prit mon fils à mes côtés pendant le sommeil de ta servante, et elle le mit sur son sein, et sur mon sein elle mit son enfant mort. Et lorsque le matin je me disposais à allaiter mon enfant, voilà qu'il était mort ! mais l'ayant regardé attentivement le matin, je vis que ce n'était pas le fils que j'avais enfanté. Et l'autre femme dit : Nullement ! c'est l'enfant vivant qui est mon fils, et l'enfant mort est ton fils. Et l'autre reprit : Nullement ! mais ton fils est l'enfant mort, et mon enfant est celui qui est en vie. Et elles disputaient devant le Roi. Alors le Roi dit : L'une dit : C'est mon fils qui est l'enfant vivant et ton fils est le mort. Et l'autre dit : Nullement ! mais c'est ton fils qui est le mort, et le mien qui est le vivant. Et le Roi dit : Allez me chercher une épée ! Et l'on apporta une épée devant le Roi. Et le Roi dit : Coupez en deux l'enfant qui vit, et donnez-en une moitié à l'une, et une moitié à l'autre. Alors la femme dont l'enfant vivant était le fils, s'adressant au Roi (car ses entrailles bouillaient pour son enfant) dit : Je t'en supplie, mon Seigneur ! Donnez-lui l'enfant qui vit, mais ne le faites pas mourir ! Et l'autre femme dit : Qu'il ne soit ni à moi, ni à toi ! coupez-le ! Alors le Roi prit la parole et prononça : Redonnez-lui l'enfant qui vit ! et ne le faites pas mourir ! c'est sa mère. Et tous les Israélites entendirent le jugement rendu par le Roi, et ils conçurent un grand respect pour lui ; car ils apercevaient en lui la sagesse de Dieu pour l'exercice de la justice.
Psaume responsorial
Alléluia ! Mon âme, loue l'Éternel ! Je louerai l'Éternel, tant que je vivrai ; je chanterai mon Dieu, tant que je serai. Ne vous confiez pas dans les princes, dans les enfants des hommes, qui ne peuvent secourir ! Leur souffle s'exhale, ils rentrent dans leur poudre : ce jour-là, c'en est fait de leurs plans. Heureux celui à qui le Dieu de Jacob est en aide, et dont l'espoir repose sur l'Éternel son Dieu ! Il a fait les Cieux et la terre, la mer et tout ce qu'elle contient ; Il garde fidélité éternellement ; Il rend justice aux opprimés, donne du pain à ceux qui ont faim ; l'Éternel délivre les captifs. L'Éternel ouvre les yeux aux aveugles, l'Éternel relève ceux qui sont affaissés ; l'Éternel aime les justes. L'Éternel prend les étrangers sous sa garde ; Il restaure la veuve et l'orphelin ; mais Il fait dévier la voie de l'impie. L'Éternel règne éternellement. Ton Dieu, ô Sion, subsiste dans tous les âges. Alléluia !
Psaume responsorial
Ecrit de David.Garde-moi, ô Dieu, car je me retire vers toi ! J'ai dit à l'Éternel : Tu es le Seigneur, en toi j'ai mon souverain bien. Les saints, qui sont dans le pays, sont les nobles en qui je prends tout mon plaisir. Nombreux sont les maux de ceux qui courent ailleurs ; je n'offre point leurs libations de sang, et leurs noms ne sont jamais sur mes lèvres. L'Éternel est mon lot, et la coupe qui est ma part ; c'est toi qui m'assures mon héritage. Mon domaine m'est échu dans de beaux lieux, et mon patrimoine est aussi mon délice. Je bénis l'Éternel qui a été mon conseil ; et, les nuits même, mon cœur me donne ses avis. Je me suis proposé l'Éternel devant moi constamment ; car s'Il est à ma droite, je ne serai pas ébranlé. Aussi la joie est dans mon cœur, et l'allégresse dans mon âme, et ma chair aussi repose sûrement ; car tu n'abandonneras pas mon âme aux Enfers, et tu ne permettras pas que celui qui t'aime voie le tombeau. Tu me montreras les sentiers de la vie. En ta présence on trouve plénitude de joie, et dans ta droite, des plaisirs pour toujours.
Évangile
Et la Pâque des Juifs était proche ; et Jésus monta à Jérusalem, et il trouva dans le temple ceux qui vendaient des bœufs et des brebis et des colombes, ainsi que des changeurs sur leurs sièges ; et ayant fait un petit fouet avec des cordes, il les expulsa tous du temple ainsi que les brebis et les bœufs, et il dispersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables, et il dit à ceux qui vendaient les colombes : « Emportez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! » — Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : « Le zèle pour Ta maison me dévore. » — Les Juifs donc prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-tu pour agir de la sorte ? » Jésus leur répliqua : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs dirent donc : « Il a fallu quarante-six ans pour que ce sanctuaire fût construit et toi, tu le relèveras en trois jours ! » — Mais lui parlait du sanctuaire de son corps ; lors donc qu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole qu'avait dite Jésus. – Or, pendant qu'il était à Jérusalem, durant la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, en voyant les miracles qu'il opérait ; mais, quant à Jésus, il ne se fiait pas à eux, parce qu'il connaissait tout le monde, et qu'il n'avait pas besoin que personne rendît témoignage sur tel ou tel homme ; car lui-même savait ce qui était dans l'homme.
Psaume responsorial
Hymne d'Asaph.Pourquoi, ô Dieu, rejettes-tu toujours, ta colère fume-t-elle sur le troupeau dont tu es le pasteur ? Aie souvenir de ton peuple que tu acquis autrefois, réclamas comme ta tribu d'héritage, de la montagne de Sion, où tu fixas ta demeure ! Dirige tes pas vers des ruines déjà vieilles ! L'ennemi dévaste tout dans le Sanctuaire. Tes adversaires rugissent au sein de tes parvis : c'est leur culte qu'ils érigent en culte. On dirait des hommes qui lèvent et font retomber les haches dans l'épaisseur d'un bois. Et ils en brisent déjà les sculptures, sous les cognées et les marteaux à la fois. Ils mettent en feu ton Sanctuaire ; sacrilèges ils renversent la demeure de ton nom. Ils disent en leur cœur : « Accablons-les tous ensemble ! » Ils brûlent dans le pays tous les saints lieux d'assemblée. Nous ne voyons plus notre culte, il n'y a plus de prophète, nous n'avons personne qui sache jusques à quand… ! Jusques à quand, ô Dieu, l'ennemi sera-t-il insultant ? Toujours l'ennemi méprisera-t-il ton nom ? Pourquoi retires-tu ta main et ta droite ? Tire-la de ton sein, et extermine ! Cependant Dieu est mon Roi dès les temps de jadis, opérant des délivrances dans le sein du pays. Par ta puissance tu entr'ouvris la mer, tu brisas les têtes des dragons dans ses eaux. Tu fracassas les têtes des Léviathans, et les livras en proie aux hôtes du désert. Tu fis jaillir des sources et des torrents, tu desséchas des fleuves qui ne tarissent jamais. A toi est le jour, et à toi la nuit ; tu disposas les luminaires et le soleil. Tu as placé toutes les bornes de la terre ; l'été et l'hiver, c'est toi qui les as faits. Souviens-t'en : l'ennemi outrage l'Éternel, et un peuple en délire insulte à ton nom. Ne livre pas aux bêtes l'âme de ta tourterelle, et n'oublie pas pour toujours la vie de tes affligés ! Considère l'alliance ! car les retraites du pays sont pleines de repaires de la violence. Ne renvoie pas l'opprimé confus ! Que l'affligé et le pauvre aient à louer ton nom ! Lève-toi, ô Dieu, défends ta cause ! Pense aux outrages que te fait l'impie tous les jours ! N'oublie pas la clameur de tes ennemis, la rumeur de tes adversaires qui s'élève sans cesse.
Psaume responsorial
Assis dans l'asile du Très-haut, on repose à l'ombre du Tout-puissant. Je dis à l'Éternel : O mon refuge et mon fort, ô mon Dieu en qui je me confie ! Oui, Il te dégage des rets de l'oiseleur, de la peste meurtrière ; Il te couvre de ses plumes, et sous ses ailes tu trouves un abri ; sa vérité est un bouclier et un rempart. Tu n'as pas à redouter l'épouvante de la nuit, ni la flèche qui vole durant le jour, ni la peste qui s'avance dans les ténèbres, ni la contagion qui sévit au milieu du jour. Que mille hommes tombent à ton côté, et des myriades à ta droite, tu es hors des atteintes. De tes yeux seulement tu en es spectateur, et tu assistes à la rétribution des impies. C'est, ô Éternel, que tu es mon refuge ; tu t'es choisi le Très-baut pour appui. Le malheur n'arrive point jusqu'à toi, et la plaie n'approche point ta tente. Car Il donne pour toi l'ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs bras, de peur que ton pied ne heurte contre la pierre, Tu marcheras sur le lion et la vipère, tu fouleras le lionceau et le dragon. « Puisqu'il s'attache à moi, je veux le sauver, le mettre en lieu sûr, puisqu'il connaît mon nom, Il m'invoque, et je l'exauce ; je suis près de lui dans la détresse, je le délivrerai et je le glorifierai. De longs jours je le rassasierai, et je lui ferai voir mon secours. »
Deuxième lecture
Et tu diras en ce jour-là : « Je te loue, Éternel, car tu fus irrité contre moi, et ta colère cessa, et tu pris pitié de moi ! Voici, Dieu m'est en aide ; j'ai de l'assurance et je suis sans peur ; car l'Éternel, l'Éternel est ma force et ma louange ; Il me fut en aide. » Et vous puiserez de l'eau avec allégresse aux sources du salut, et vous direz en ce jour-là : « Louez l'Éternel ! invoquez son nom ! publiez parmi les peuples ses exploits, rappelez que son nom est souverain ! Célébrez l'Éternel, car Il a fait des choses magnifiques ; qu'elles soient connues par toute la terre ! Crie de joie et chante, habitante de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d'Israël ! »
Deuxième lecture
Que dirons-nous donc ? Demeurons dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de nous cette pensée ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ou bien, ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, de même que Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous entrions dans un renouvellement de vie, car si nous nous sommes par ressemblance identifiés à sa mort, nous nous identifierons plus encore à sa résurrection. Sachant en outre que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps où règne le péché fût détruit, pour que nous ne fussions plus asservis au péché ; car celui qui est mort est soustrait à la juridiction du péché. Mais si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ, une fois ressuscité des morts, ne meurt plus ; la mort n'a plus de puissance sur lui ; car la mort qu'il a soufferte, c'est pour le péché qu'il l'a soufferte une fois pour toutes, tandis que la vie dont il vit, il en vit pour Dieu. De même, vous aussi, regardez-vous comme étant morts pour le péché, mais comme vivant pour Dieu en Christ-Jésus. Que le péché ne règne donc plus dans votre corps mortel, pour que vous obéissiez aux convoitises de celui-ci, et ne mettez pas non plus vos membres à la disposition du péché comme des instruments d'iniquité, mais mettez-vous vous-mêmes à la disposition de Dieu, comme de morts étant devenus vivants, et mettez aussi vos membres à la disposition de Dieu comme des instruments de justice. Car le péché n'aura pas de puissance sur vous, parce que vous n'êtes pas sous la loi, mais sous la grâce. Quoi donc ? Péchons, parce que nous ne sommes pas sous la loi mais sous la grâce ? Loin de nous cette pensée ! Ne savez-vous pas qu'en vous mettant comme esclaves à la disposition de quelqu'un pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui auquel vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice ? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que vous, qui étiez esclaves du péché, vous avez obéi de cœur au modèle d'enseignement qui vous a été transmis, et de ce qu'après avoir été affranchis du péché vous avez été asservis à la justice ; je parle d'une manière humaine à cause de la faiblesse de votre chair. Eh bien, de même que vous avez mis vos membres comme esclaves à la disposition de l'impureté et du désordre, de même mettez maintenant vos membres comme esclaves à la disposition de la justice pour parvenir à la sanctification. Car lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres quant à la justice. Quel fruit retiriez-vous donc alors des choses dont vous rougissez maintenant ? Elles n'ont en effet d'autre résultat que la mort, tandis que maintenant que vous avez été affranchis du péché et asservis à Dieu, le fruit que vous retirez a pour effet la sanctification et pour résultat la vie éternelle. Car le salaire que paie le péché, c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur.
Deuxième lecture
Craignons donc, puisque la promesse d'entrer dans Son repos subsiste encore, que quelqu'un de vous ne paraisse y avoir renoncé ; car, nous aussi, nous avons reçu cette bonne nouvelle comme ceux-là, mais la parole qu'ils ont ouïe ne leur a servi de rien, parce qu'ils ne se sont pas intimement unis par la foi à ceux qui l'ont écoutée : En effet, nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu'il dit : « Voici le serment que J'ai fait dans Ma colère : Jamais ils n'entreront dans Mon repos, » quoique Ses œuvres fussent accomplies depuis la fondation du monde ; car, touchant le septième jour, Il s'exprime quelque part ainsi : « Et Dieu se reposa le septième jour de toutes Ses œuvres ; et Il dit, d'un autre côté, dans ce passage-là : « Jamais ils n'entreront dans Mon repos. » Puis donc qu'on doit encore s'attendre à ce que quelques-uns y entrent, et puisque ceux qui avaient, les premiers, reçu la bonne nouvelle n'y sont pas entrés à cause de leur désobéissance ; Il fixe derechef un certain jour, « aujourd'hui, » en disant dans la personne de David, après un si long espace de temps, comme Il l'a dit ci-dessus : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs ; en effet, si Josué leur avait donné le repos, Il n'aurait certes pas, après cela, parlé d'un autre jour. Ainsi un repos sabbatique attend encore le peuple de Dieu, car celui qui entre dans Son repos, se repose, lui aussi, de ses œuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes. Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos, afin que personne ne donne, en tombant, le même exemple de désobéissance ; car la parole de Dieu est vivante, et évidente, et plus tranchante que toute épée à deux tranchants, et si pénétrante qu'elle divise l'âme et l'esprit, jusques dans les jointures et les moelles, et elle juge les pensées et les dispositions du cœur, et aucune créature ne lui est cachée ; mais toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de Celui avec qui nous avons affaire. Ayant donc un grand prêtre suprême qui a traversé les cieux, Jésus le fils de Dieu, restons fermement attachés à notre confession ; car nous n'avons pas un grand prêtre qui ne peut pas compatir à nos faiblesses, mais il a au contraire été tenté en toutes choses d'une manière semblable, sans pécher ; approchons-nous donc, avec une ferme assurance, du trône de la grâce, afin de recevoir, par la miséricorde et la grâce, un secours opportun.
Deuxième lecture
Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, que ce ne soit pas seulement en ma présence, mais bien plus encore maintenant en mon absence, que vous travailliez à votre propre salut avec crainte et tremblement, car c'est Dieu qui effectue en vous, et la volonté, et l'action, d'après Son bon plaisir. Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, afin de devenir irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d'une génération pervertie et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des luminaires dans le monde, en portant avec vous la parole de vie, ce qui sera pour moi un motif de m'enorgueillir, lors de la journée de Christ, de n'avoir ni couru en vain, ni travaillé en vain. Mais, dussé-je servir de libation en officiant dans le sacrifice de votre foi, je m'en réjouis, et je suis dans la joie avec vous tous ; vous aussi, réjouissez-vous de même, et soyez avec moi dans la joie.
Évangile
Or le premier jour de la semaine, Marie la Magdalène vient de bon matin, pendant qu'il faisait encore obscur, vers le sépulcre, et elle voit la pierre enlevée du sépulcre. Elle court donc et vient vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : « Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l'ont mis. » Pierre sortit donc, ainsi que l'autre disciple ; et ils se rendaient vers le sépulcre ; or ils couraient tous deux ensemble, et l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre ; et s'étant baissé il voit les bandelettes par terre ; cependant il n'entra pas. Arrive donc aussi Simon Pierre qui le suivait, et il entra dans le sépulcre. Et il voit les bandelettes par terre, et le linge qui avait été sur sa tête, non point par terre avec les bandelettes, mais roulé à part dans un coin. Alors donc entra aussi l'autre disciple qui, le premier, était arrivé au sépulcre, et il vit et il crut ; car ils n'avaient pas encore compris que, d'après l'Écriture, il fallait qu'il ressuscitât des morts. Les disciples s'en retournèrent donc chez eux. Mais Marie se tenait dehors près du sépulcre en pleurant ; comme donc elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l'un à la tête, et l'autre aux pieds, là où avait été couché le corps de Jésus ; et ils lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Et elle leur dit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l'ont mis. » Après avoir dit cela elle se retourna en arrière, et elle voit Jésus debout, et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, s'imaginant que c'est le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'irai prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » S'étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni », ce qui signifie, Maître. Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie la Magdalène vient annoncer aux disciples qu'elle a vu le Seigneur, et qu'il lui a dit ces choses. Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.
Évangile
Et ils arrivent derechef à Jérusalem, et pendant qu'il se promenait lui-même dans le temple les grands prêtres et les scribes et les anciens viennent à lui, et ils lui disaient : « En vertu de quelle autorité fais-tu ces choses ? Ou qui est-ce qui t'a donné cette autorité pour faire ces choses ? » Mais Jésus leur dit : « Je vous adresserai une seule question ; et répondez-moi, et je vous dirai en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Et ils réfléchissaient entre eux, en disant : « Si nous disons : du ciel, il dira : Pourquoi donc ne l'avez-vous pas cru ? Au contraire, disons-nous : des hommes ?… » Ils craignaient la foule, car tous tenaient Jean pour avoir été réellement un prophète. Et ils répliquent à Jésus : « Nous ne savons. » Et Jésus leur dit : « Moi non plus je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ces choses. »
Évangile
Et il leur disait : « Prenez garde à ce que vous entendez ; avec la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré, et on vous ajoutera du surcroît ; car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. » Et il disait : « Il en est du royaume de Dieu, comme d'un homme qui aurait jeté la semence sur la terre, et, soit qu'il dorme, soit qu'il veille, nuit et jour, la semence germe et se développe, sans que lui-même sache comment ; d'elle-même la terre produit, d'abord de l'herbe, puis un épi ; puis il y a dans l'épi plénitude de blé ; or quand le fruit s'est montré, aussitôt on envoie la faucille, car la moisson est venue. Et il disait ; « Comment comparerons-nous le royaume de Dieu, ou dans quelle parabole le placerons-nous ? Il est comme un grain de moutarde, qui, lorsqu'il a été semé sur la terre, quoiqu'il soit plus petit que toutes les semences qui sont sur la terre, lors, dis-je, qu'il a été semé, monte et devient plus grand que toutes les plantes potagères, et pousse de grandes branches, en sorte que les oiseaux du ciel peuvent s'abriter sous son ombre. » Et c'était par beaucoup de paraboles de ce genre qu'il leur annonçait la parole, selon ce qu'ils pouvaient entendre. Et il ne leur parlait point sans parabole ; mais dans le particulier il expliquait tout à ses propres disciples.
Évangile
Et le troisième jour il y eut une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus s'y trouvait. Or Jésus avait aussi été invité à la noce ainsi que ses disciples. Et le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont plus de vin ; » et Jésus lui dit : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, femme ? Mon heure n'est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Quoique ce soit qu'il vous dise, faites-le. » Or il y avait là six vases de pierre destinés aux ablutions en usage chez les Juifs, contenant chacun deux ou trois métrètes. Jésus leur dit : « Remplissez ces vases d'eau. » Et ils les remplirent jusques en haut. Et il leur dit : « Puisez maintenant, et portez au chef de la salle à manger. » Et ils portèrent. Mais quand le chef de la salle à manger eut goûté l'eau devenue du vin, (et il ne savait d'où il venait, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau), le chef de la salle à manger appelle l'époux et lui dit : « Tout le monde sert d'abord le bon vin, et quand on est ivre, le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusques à présent. » Jésus fit ainsi son premier miracle à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ; après cela il descendit à Capharnaoum, lui, et sa mère, et ses frères, et ses disciples, et ils y demeurèrent un petit nombre de jours. Et la Pâque des Juifs était proche ; et Jésus monta à Jérusalem, et il trouva dans le temple ceux qui vendaient des bœufs et des brebis et des colombes, ainsi que des changeurs sur leurs sièges ; et ayant fait un petit fouet avec des cordes, il les expulsa tous du temple ainsi que les brebis et les bœufs, et il dispersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables, et il dit à ceux qui vendaient les colombes : « Emportez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! » — Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : « Le zèle pour Ta maison me dévore. » — Les Juifs donc prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-tu pour agir de la sorte ? » Jésus leur répliqua : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs dirent donc : « Il a fallu quarante-six ans pour que ce sanctuaire fût construit et toi, tu le relèveras en trois jours ! » — Mais lui parlait du sanctuaire de son corps ; lors donc qu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole qu'avait dite Jésus. – Or, pendant qu'il était à Jérusalem, durant la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, en voyant les miracles qu'il opérait ; mais, quant à Jésus, il ne se fiait pas à eux, parce qu'il connaissait tout le monde, et qu'il n'avait pas besoin que personne rendît témoignage sur tel ou tel homme ; car lui-même savait ce qui était dans l'homme.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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