Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, tourne ton visage du côté de Gog, au pays de Magog, prince de Rosch, Mésech et Thubal, et prophétise contre lui et dis : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : J'en veux à toi, Gog, prince de Rosch, Mésech et Thubal. Je te détournerai, et mettrai un anneau à tes mâchoires, et t'emmènerai, toi et toute ton armée, chevaux et cavaliers, tous vêtus magnifiquement, foule immense portant le pavois et le bouclier, tous maniant l'épée ; Perses, Éthiopiens et Libyens, avec eux, ayant tous le bouclier et le casque ; Gomer et tous ses bataillons, la maison de Thogarma venue du fond du nord avec tous ses bataillons, tout autant de peuples qui t'accompagnent. Tiens-toi prêt et t'équipe, toi et toutes les troupes qui sont attroupées autour de toi, et sois leur général ! Pendant un longtemps tu seras désiré ; mais dans la suite des années tu viendras dans le pays, soustrait à l'épée, où ses habitants auront été rassemblés du milieu de peuples nombreux, sur les montagnes d'Israël longtemps désertes, dans le pays où les habitants auront été ramenés du milieu des peuples et dans lequel ils habiteront tous en sécurité. Et tu arriveras, tu fondras comme un ouragan, pareil à une nuée, pour couvrir le pays, toi et tous tes bataillons, et les peuples nombreux qui sont avec toi. Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Dans ce temps-là, des pensées s'élèveront dans ton cœur, et tu formeras de funestes projets et tu diras : J'envahirai le pays ouvert, je fondrai sur ces hommes paisibles, vivant tous dans la sécurité, habitant sans murailles, et n'ayant ni verrous ni portes, pour enlever du butin, et emporter des dépouilles, pour porter ta main sur des ruines de nouveau habitées, sur un peuple recueilli du milieu des peuples, qui s'est remis au soin des troupeaux et au négoce, et habite les hauteurs du pays. Séba et Dedan et les marchands de Tarsis, et tous leurs hommes puissants te diront : « Est-ce pour enlever du butin que tu arrives ? pour emporter des dépouilles que tu as réuni tes troupes ? pour prendre de l'argent et de l'or, des troupeaux et des biens, pour faire un grand butin ? » Aussi prophétise, fils de l'homme, et dis à Gog : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, en ce jour-là, tandis que mon peuple d'Israël vivra en sécurité, tu l'auras vu, et tu viendras de ta demeure, du fond du nord, toi et beaucoup de peuples avec toi, tous montés sur des chevaux, troupe nombreuse, armée immense, et tu t'avanceras contre mon peuple d'Israël comme une nuée pour couvrir le pays. Dans la suite des temps il arrivera que je t'amènerai contre mon pays, afin que les nations me reconnaissent quand je donnerai sur toi une preuve de ma sainteté sous leurs yeux, ô Gog ! Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Est-ce toi dont j'ai parlé aux jours d'autrefois par mes serviteurs, les prophètes d'Israël, qui dans ces temps ont prophétisé pendant des années que je t'amènerai contre eux ? Et il arrivera en ce jour-là, au jour que Gog fondra sur la terre d'Israël, dit le Seigneur, l'Éternel, que la colère me montera dans les narines. Et je le dis avec indignation et une ardente colère ; dans ce jour il y aura un grand tremblement dans le pays d'Israël : à ma présence trembleront les poissons de la mer, et les oiseaux des Cieux, et les bêtes des champs, et tous les reptiles qui rampent sur la terre, et tous les hommes qui seront dans le pays ; et les montagnes s'ébouleront, et les pics des rochers s'écrouleront, et toutes les murailles s'écrouleront jusqu'en terre ; et contre lui sur toutes mes montagnes j'appellerai l'épée, dit le Seigneur, l'Éternel ; ils croiseront l'épée l'un contre l'autre, et j'exécuterai mes jugements sur lui par la peste et le carnage ; et d'une pluie d'inondation et des pierres de la grêle, de feu et de soufre, je le couvrirai, lui et tous ses bataillons, et les peuples nombreux qui seront avec lui. Et ainsi je manifesterai ma majesté et ma sainteté, et me révélerai aux yeux de beaucoup de nations, afin qu'elles sachent que je suis l'Éternel.
Première lecture
Et il arriva au temps d'Achaz, fils de Jotham, fils d'Hosias, roi de Juda, que Retsin, roi de Syrie, et Pékach, fils de Remalia, roi d'Israël, se mirent en campagne contre Jérusalem pour l'attaquer ; mais ils ne purent l'attaquer. Et l'on donna cet avis à la maison de David, en ces mots : Le Syrien est campé en Éphraïm. – Alors son cœur et le cœur de son peuple trembla, comme tremblent les arbres de la forêt au souffle du vent. Alors l'Éternel dit à Ésaïe : Va donc te présenter à Achaz, toi et Schear-jaschoub ton fils, au bout de l'aqueduc de l'étang supérieur, vers le sentier du champ du foulon, et dis-lui : Sois sur tes gardes, mais sois tranquille ! ne crains rien ! et que ton cœur ne faiblisse pas devant ces deux bouts de tisons fumants, parce que s'est allumée la colère de Retsin et du Syrien, et du fils de Remalia, et que la Syrie médite ta ruine, ainsi que Éphraïm et le fils de Remalia, disant : Marchons contre Juda, et donnons-lui l'alarme, et battons [la ville] en brèche pour y entrer, et établissons-y pour roi le fils de Tabeel. Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Cela n'aura pas lieu et il n'en sera rien ; car le chef-lieu de la Syrie sera encore Damas, et le chef de Damas Retsin (et encore soixante-cinq ans, et Éphraïm sera mis en pièces et cessera d'être un peuple) ; et le chef-lieu d'Éphraïm sera encore Samarie, et le chef de Samarie le fils de Remalia. Que si vous ne croyez pas, vous ne vous soutiendrez pas. Et l'Éternel parla encore à Achaz et lui dit : Demande à l'Éternel ton Dieu qu'un signe te soit donné ; demande qu'il paraisse dans les lieux bas, ou en haut dans les lieux élevés. Et Achaz dit : Je ne veux ni demander, ni tenter l'Éternel ! Alors il dit : Eh bien ! écoutez, maison de David ! Est-ce trop peu pour vous de lasser les hommes, que vous lassez aussi mon Dieu ?
Première lecture
Et le matin Josué se leva, et ils partirent de Sittim et ils arrivèrent au Jourdain, lui et tous les enfants d'Israël, et là ils firent une halte avant de passer. Et au bout de trois jours les Officiers parcoururent l'intérieur du camp et donnèrent les ordres au peuple en ces termes : Dès que vous apercevrez l'Arche d'Alliance de l'Éternel, votre Dieu, portée par les Prêtres, les Lévites, partez vous-mêmes de votre station, et suivez-la. Mais qu'il reste entre vous et Elle un espace d'environ deux mille coudées. Ne vous en rapprochez pas, afin de pouvoir découvrir le chemin où vous devez marcher, car vous n'avez passé par ce chemin ni hier ni avant-hier. Et Josué dit au peuple : Mettez-vous en état de sainteté, car demain l'Éternel opérera des miracles au milieu de vous. Et Josué parla aux Prêtres en ces termes : Transportez l'Arche de l'Alliance et précédez le peuple. Et ils transportèrent l'Arche de l'Alliance et marchèrent en avant du peuple. Et l'Éternel dit à Josué : Aujourd'hui je veux commencer à te grandir devant les yeux de tout Israël, afin qu'ils comprennent que je suis avec toi, de même que j'ai été avec Moïse. Et toi, donne cet ordre aux Prêtres qui portent l'Arche de l'Alliance : Quand vous atteindrez la limite des eaux du Jourdain, arrêtez-vous dans le lit du Jourdain. Et Josué dit aux enfants d'Israël : Approchez et écoutez les paroles de l'Éternel, votre Dieu. Et Josué dit : A ceci vous reconnaîtrez qu'un Dieu Vivant est au milieu de vous, et qu'il chassera devant vous les Cananéens et les Héthiens et les Hévites et les Perizzites et les Girgasites et les Amoréens et les Jébusites : voici, l'Arche de l'Alliance du Seigneur de toute la terre vous devancera dans le Jourdain. Et à présent choisissez-vous douze hommes dans les Tribus d'Israël, un homme par Tribu. Et aussitôt que la plante des pieds des Prêtres, porteurs de l'Arche de l'Éternel, Seigneur de toute la terre, se posera dans les eaux du Jourdain, les eaux du Jourdain seront coupées dans leur cours, les eaux qui descendent d'en haut, et s'amoncelleront. Et au départ du peuple sorti de ses tentes pour passer le Jourdain, les Prêtres chargés de l'Arche de l'Alliance devançant le peuple, au moment où les porteurs de l'Arche atteignirent le Jourdain, et où se mouillèrent les pieds des Prêtres, porteurs de l'Arche, plongèrent à la limite de l'eau (or le Jourdain est rempli jusqu'au-dessus de ses berges pendant tout le temps de la moisson), alors les eaux qui descendaient d'en haut s'arrêtèrent ; elles s'élevèrent en un monceau, à une très grande distance, près de Adam, ville située à côté de Tsarthan ; et les eaux qui descendaient à la mer de la plaine, la Mer Salée, furent complètement détachées, et le peuple passa vis-à-vis de Jéricho. Et les Prêtres chargés de l'Arche de l'Alliance de l'Éternel s'arrêtèrent de pied ferme sur le sec dans le lit du Jourdain, et tout Israël marcha sur le sec, jusqu'à ce que tout le peuple eût achevé de passer le Jourdain.
Première lecture
Faisant donc volte-face nous partîmes pour le désert du côté de la Mer aux Algues, comme l'Éternel me l'avait dit, et nous tournâmes longtemps autour de la montagne de Séir. Et l'Éternel me parla en ces termes : Vous avez assez tourné autour de cette montagne, dirigez-vous vers le Nord. Et donne au peuple cet ordre : Vous allez passer à la frontière de vos frères, les fils d'Esaü, établis en Séir, et ils ont peur de vous ; aussi tenez-vous bien sur vos gardes ! N'entrez pas en conflit avec eux, car je ne vous donnerai rien de leur pays, pas même l'espace de la plante d'un pied, car j'ai donné les montagnes de Séir en propriété à Esaü. Vous achèterez d'eux des vivres à prix d'argent pour avoir à manger, et aussi l'eau vous l'achèterez d'eux à prix d'argent pour votre boisson ; car l'Éternel, ton Dieu, t'a béni dans tout le travail de tes mains : Il a surveillé ton voyage dans ce grand désert : voici quarante ans que l'Éternel, ton Dieu, a été avec toi, tu n'as manqué de rien. C'est pourquoi nous passâmes outre à distance de nos frères, les fils d'Esaü, établis en Séir, du chemin de la plaine, d'Elath et de Etsion-Géber, et tournant nous prîmes la direction du désert de Moab. Alors l'Éternel me dit : N'attaque pas Moab et n'engage pas le combat avec lui, car de son pays je ne t'accorde rien en propriété, puisque j'ai donné Ar en propriété aux fils de Lot. (Il était jadis habité par les Emites, peuple grand et nombreux et de haute taille, comme les Anakites ; ils sont aussi regardés comme des géants, ainsi que les Anakites ; et les Moabites les appellent Emites. Et jadis Séir fut habité par les Horites, et les fils d'Esaü les expulsèrent, et les exterminèrent de devant eux, et s'établirent à leur place, comme l'ont fait les Israélites dans leur pays de conquête que leur a donné l'Éternel.) Maintenant debout ! et passez le torrent de Zared. Nous passâmes donc le torrent de Zared. Et le temps écoulé depuis notre départ de Cadès-Barnéa jusqu'à notre passage du torrent de Zared fut de trente-huit ans, ayant duré jusqu'à ce que toute la génération des hommes de guerre fut disparue du camp, comme l'Éternel leur en avait fait le serment. Et la main de l'Éternel aussi agit contre eux pour les faire disparaître du milieu du camp jusqu'à leur extinction. Et lorsque tous les gens de guerre furent disparus du peuple, étant morts, l'Éternel me parla en ces termes : Tu vas passer maintenant à la frontière de Moab, à Ar, et te rapprocher des fils d'Ammon ; ne les attaque pas et n'entre pas en conflit avec eux ; car du pays des fils d'Ammon je ne t'accorde rien en propriété, puisque je l'ai donné en propriété aux fils de Lot. (Il est aussi regardé comme un pays de géants ; jadis des géants l'habitaient, et les Ammonites les appellent Zamsumites, peuple grand et nombreux et de haute taille, comme les Anakites, et l'Éternel les extermina de devant eux, et ils les expulsèrent et s'établirent à leur place, comme Il avait fait pour les fils d'Esaü établis en Séir, lorsqu'il détruisit les Horites devant eux ; et ils les chassèrent et se sont établis à leur place jusqu'aujourd'hui. Et les Avites qui habitaient dans des bourgs jusqu'à Gaza furent détruits par des Caphthorites venus de Caphthor, qui s'établirent à leur place.) Levez-vous, partez et passez le torrent de l'Arnon. Voici, je livre entre tes mains Sihon, Roi de Hesbon, l'Amoréen et son pays : commence ! fais-en la conquête, et engage le combat avec lui. Aujourd'hui je commence à inspirer de toi une terreur et une peur telle à tous les peuples qui sont sous le ciel entier, qu'au bruit de ta renommée ils seront terrifiés et angoissés par toi. Alors, du désert de Kedémoth, j'envoyai des messagers à Sihon, Roi de Hesbon, avec des paroles de paix, en ces termes : Laisse-moi passer par ton pays ! je ne suivrai que la grand'route, sans m'écarter ni à droite ni à gauche. Tu me vendras des vivres à prix d'argent pour ma nourriture, et tu me fourniras de l'eau contre de l'argent pour ma boisson ; je ne passerai que de mes pieds ; ainsi en ont agi avec moi les fils d'Esaü établis en Séir, et les Moabites établis à Ar, jusqu'à ce qu'ayant passé le Jourdain je sois dans le pays que nous donne l'Éternel, notre Dieu. Mais Sihon, Roi de Hesbon, ne voulut pas nous laisser passer chez lui ; car l'Éternel, ton Dieu, avait roidi son esprit et endurci son cœur pour le livrer entre tes mains, comme [on le voit] aujourd'hui. Et l'Éternel me dit : Vois, je commence aujourd'hui à te livrer Sihon et son pays ; commence la conquête par la conquête de son pays. Et Sihon sortit à notre rencontre, lui et tout son peuple, pour nous attaquer à Jahaths. Mais l'Éternel, notre Dieu, nous le livra, et nous le vainquîmes lui et ses fils et tout son peuple, nous emparant en même temps de toutes ses villes ; et nous dévouâmes toute ville, hommes, femmes et enfants, sans laisser survivre aucun réchappé. Seulement nous fîmes notre butin du bétail et de la dépouille des villes prises par nous. Depuis Aroër située sur le bord du torrent de l'Arnon et la ville dans la vallée, jusqu'à Galaad il n'y eut pas une ville trop haut placée pour nous. L'Éternel, notre Dieu, nous livra tout. Seulement tu ne t'es pas approché du pays des Ammonites, de tous les bords du torrent de Jabbok, ni des villes de la montagne ni d'aucun des lieux que l'Éternel, notre Dieu, nous avait interdits.
Épître
Alors l'Éternel parla à Moïse : Va, descends, car il forfait ton peuple que tu as tiré du pays d'Egypte : ils se sont promptement écartés de la voie que je leur ai prescrite : ils se sont fabriqué un veau de fonte et l'ont adoré, et lui ont fait des sacrifices et ont dit : Israël, c'est là ton Dieu qui t'a tiré du pays d'Egypte. Et l'Éternel dit à Moïse : Je regarde ce peuple, et voici, c'est un peuple au col roide ; or maintenant donc laisse-moi agir ; il faut que ma colère s'allume contre eux et que je les détruise, mais de toi je ferai une grande nation. Et Moïse chercha à apaiser l'Éternel, son Dieu, et dit : Éternel, pourquoi ta colère s'allumerait-elle contre ton peuple que tu as tiré du pays d'Egypte par une grande force et d'une main puissante ? Pourquoi les Égyptiens diraient-ils : C'est pour leur perte qu'il les a fait partir, afin de les tuer dans les montagnes et de les exterminer de la face de la terre ? Reviens de ton courroux qui s'enflamme, et repens-toi de la menace que tu as faite à ton peuple. Souviens-toi d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, tes serviteurs, auxquels tu as juré par toi-même et auxquels tu as dit : Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, et tout ce pays que j'ai promis, je le donnerai à vos descendants en propriété éternelle. Alors l'Éternel se repentit de la menace qu'il avait dit vouloir exécuter sur son peuple.
Psaume responsorial
Louez l'Etemel ! car il est beau de chanter notre Dieu ; c'est une douceur, la louange est séante. L'Éternel relève Jérusalem ; Il rassemble les bannis d'Israël. Il guérit ceux dont le cœur est blessé, et Il adoucit leurs douleurs. Il fixe le nombre des étoiles, et à toutes Il donne leur nom. Notre Seigneur est grand, sa puissance est immense, et son intelligence sans mesure. L'Éternel restaure les affligés, et Il humilie les impies jusques à terre. Chantez l'Éternel en lui rendant grâces, célébrez notre Dieu avec la harpe ! Il couvre le ciel de nuages, prépare la pluie pour la terre, fait croître l'herbe sur les montagnes ; Il donne aux animaux leur pâture, aux petits du corbeau qui appellent. Ce n'est pas la force du coursier qui lui plaît, ni les jambes du piéton qui lui sont agréables ; l'Éternel se complaît dans ceux qui le craignent, dans ceux qui espèrent en sa grâce. Jérusalem, loue l'Éternel ! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! Car Il affermit les verroux de tes Portes, et bénit tes fils dans ton enceinte. Il met la paix à tes frontières, Il te rassasie de la moelle du froment. Il envoie ses ordres à la terre, sa parole court avec célérité. Il fait tomber la pluie, comme de la laine, et Il répand le givre, comme de la cendre. Il précipite sa glace en parcelles menues ; qui pourra tenir devant ses frimas ? Il émet sa parole, et Il les fait fondre, Il fait souffler le vent, et les eaux sont fluides. Il a révélé sa parole à Jacob, ses statuts et ses lois à Israël. Il ne l'a pas fait pour tous les peuples, qui de ses lois n'ont point connaissance. Louez l'Éternel !
Psaume responsorial
Louez l'Éternel ! car Il est bon, car sa grâce demeure à jamais. Qu'Israël dise : Sa grâce demeure à jamais ! Que la maison d'Aaron dise : Sa grâce demeure à jamais ! Que ceux qui craignent l'Éternel disent : Sa grâce demeure à jamais ! Dans les angoisses j'invoquai l'Éternel ; l'Éternel m'exauça en me mettant au large. L'Éternel est pour moi, je suis sans crainte ; qu'est-ce que l'homme me ferait ? L'Éternel est mon aide, et mes ennemis réjouiront mes regards. Mieux vaut se réfugier auprès de l'Éternel, que de se confier dans les hommes ; mieux vaut se réfugier auprès de l'Éternel, que de se confier dans des princes. Tous les peuples m'ont assiégé ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. Ils m'ont assiégé, et encore assiégé ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. Ils m'ont assiégé comme des abeilles : ils s'éteignent comme un feu d'épines ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. par tes assauts tu voulais me terrasser, mais l'Éternel a été mon aide. Que l'Éternel soit le sujet de mes louanges et de mes chants ; Il a été mon salut. Ecoutez ! dans les tentes des justes retentissent des cris de joie et des chants de triomphe : « La droite de l'Éternel a montré sa puissance ; la droite de l'Éternel s'est levée, la droite de l'Éternel a montré sa puissance. » Je ne mourrai point, mais je vivrai, et je raconterai les actes de l'Éternel ! L'Éternel m'a châtié, mais Il ne m'a pas livré à la mort. Ouvrez-moi les Portes de la Justice je veux y entrer et louer l'Etemel ! Voici la Porte de l'Éternel, c'est par elle qu'entrent les justes. Je te rends grâces de m'avoir exaucé, et d'avoir été mon libérateur ! « La pierre rejetée par les architectes est devenue la pierre angulaire. De par l'Éternel il en est ainsi, c'est une merveille à nos yeux. C'est la journée que l'Éternel a faite ; soyez-en réjouis et transportés ! O ! exauce, Éternel, sauve ! O ! exauce, Éternel, donne la prospérité ! » « Béni soit celui qui arrive au nom de l'Éternel ! Nous vous bénissons de la maison de l'Éternel. L'Éternel est Dieu, et Il nous donne sa clarté. Liez la victime avec des cordes, {[}et l'amenez{]} jusqu'aux cornes de l'autel ! » Tu es mon Dieu, et je te loue ; mon Dieu, je t'exalte ! Louez l'Éternel, car Il est bon, car sa grâce demeure à jamais.
Évangile
Or, comme on était déjà vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple, et il enseignait. Les Juifs donc s'en émerveillaient, et disaient : « Comment celui-ci connaît-il les lettres, sans les avoir étudiées ? » Jésus leur répliqua donc : « Ma doctrine n'est pas la mienne, mais celle de Celui qui m'a envoyé ; si quelqu'un veut faire Sa volonté, il connaîtra, quant à ma doctrine, si elle vient de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef recherche sa propre gloire ; mais celui qui recherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est véridique, et il n'y a pas d'injustice en lui. Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et pourtant nul d'entre vous ne pratique la loi ! Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? » La foule lui répliqua : « Tu as un démon ; qui est-ce qui cherche à te faire mourir ? » Jésus leur répliqua : « J'ai fait une seule œuvre, et vous êtes tous dans l'étonnement à cause de cela. Moïse vous a donné la circoncision (non qu'elle vienne de Moïse, mais des pères), et vous circoncisez un homme un jour de sabbat ; si l'homme subit la circoncision un jour de sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi m'en voulez-vous de ce que j'ai guéri un homme tout entier un jour de sabbat ? Ne jugez pas selon l'apparence, mais portez le juste jugement. » Quelques-uns des Hiérosolymitains disaient donc : « N'est-ce pas celui qu'ils cherchent à faire mourir ? Et voici, il parle librement et ils ne lui disent rien ; est-ce que par hasard les chefs ont vraiment reconnu que c'est lui qui est le Christ ? Mais nous savons d'où sort celui-ci, tandis que lorsque le Christ vient personne ne sait d'où il sort. » Jésus éleva donc la voix dans le temple en enseignant et en disant : « Vous me connaissez et vous savez aussi d'où je sors ; et ce n'est pas de mon chef que je suis venu, mais Celui qui m'a envoyé est véritable, lequel vous ne connaissez pas ; moi, je Le connais, parce que je viens de Lui, et que c'est Lui qui m'a envoyé. » Ils cherchaient donc à le saisir, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue. Mais plusieurs de la foule crurent en lui, et ils disaient : « Le Christ, quand il sera venu, fera-t-il plus de miracles que celui n'en a fait ? »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Sur « Ne détruis pas ». Cantique d'Asaph.Nous te louons, ô Dieu, nous te louons : car ton Nom est présent, tous racontent tes merveilles. « Quand j'aurai fixé l'époque, je rendrai droite justice : la terre tremble avec ceux qui l'habitent : c'est moi qui affermis ses colonnes. » (Pause) Je dis donc aux superbes : Ne soyez point superbes ! et aux impies : Ne portez point le front haut ! Ne portez point le front haut, et le col renversé ne parlez point avec audace ! Car ce n'est ni du Levant, ni du Couchant, ni du désert, que peut venir la hauteur ; mais Dieu est celui qui juge ; Il abaisse l'un, et Il élève l'autre. Car un calice est dans la main de l'Éternel, et le vin y écume, il est plein d'un mélange ; et Il en verse ; Oui, jusqu'à la lie, tous les impies de la terre devront s'en abreuver, en boire. Et c'est ce que j'annoncerai incessamment, en célébrant le Dieu de Jacob. « Et J'abattrai toutes les têtes des méchants ; que les têtes des justes se lèvent ! »
Psaume responsorial
Cantique pour le jour du repos.Il est beau de louer l'Éternel, et de chanter ton nom, ô Très-haut ! le matin de redire ta faveur, et ta fidélité durant les nuits, aux sons du décachorde et du luth, aux accords de la harpe. Car tu me réjouis, Éternel, par tes hauts faits, et je suis ravi des ouvrages de tes mains. Que tes œuvres sont grandes, ô Éternel, et tes pensées profondes ! L'homme stupide l'ignore, et l'insensé ne le comprend pas. Que les impies lèvent comme la plante, et que tous les méchants fleurissent, c'est pour être détruits à jamais. Et toi, tu es éternellement élevé, ô Dieu ! Car voici, tes ennemis, Seigneur, voici, tes ennemis périssent, tous ceux qui font le mal, sont dissipés. Mais tu relèves mon front, comme celui des taureaux, je suis arrosé d'une huile nouvelle ; mes adversaires réjouissent mes regards, et la chute de mes méchants ennemis flatte mon oreille. Le juste verdit comme le palmier, il croît comme un cèdre au Liban. Planté dans la maison de l'Éternel, il prospère dans les parvis de notre Dieu, et pousse encore des jets dans la vieillesse même ; il est plein de sève, et son feuillage est épais ; pour proclamer que l'Éternel est juste, qu'il est mon rocher, et ne fait rien d'inique.
Deuxième lecture
Oracle contre Babylone, qui fut révélé à Ésaïe, fils d'Amots. Sur une montagne nue dressez un étendard, élevez la voix pour les appeler, agitez la main pour qu'ils envahissent les portes des tyrans ! Moi-même j'ai donné l'ordre à ma sainte milice, et j'ai appelé mes héros pour exécuter mes vengeances, ceux qui tressaillent fièrement pour moi. On entend une rumeur sur les montagnes, comme celle d'un peuple nombreux ; on entend le tumulte de royaumes, de peuples rassemblés : l'Éternel des armées fait la revue de sa milice guerrière. Ils arrivent d'un pays lointain, de l'extrémité des Cieux, l'Éternel et les instruments de sa vengeance, pour dévaster toute la terre. Gémissez ! car la journée de l'Éternel est proche ; comme une ruine de par le Tout-Puissant elle arrive. Aussi toutes les mains sont lâches, et le cœur de tout homme se fond. Ils sont dans l'épouvante, saisis de douleurs et d'angoisses, ils souffrent les maux de la femme en travail ; stupéfaits ils se regardent l'un l'autre, leur visage a l'aspect de la flamme. Voici, la journée de l'Éternel arrive cruelle, avec la fureur et l'ardente colère, pour faire de la terre une solitude, et Il en exterminera les pécheurs. Car les étoiles du Ciel et ses astres ne font plus briller leur lumière, le soleil s'obscurcit à son lever, et la lune ne fait plus luire sa lumière. Et je punirai le monde de sa méchanceté, et les impies de leurs crimes ; et je mettrai fin à l'orgueil des superbes, et j'humilierai la hauteur des tyrans. Je rendrai les hommes plus rares que l'or fin, et les humains que les trésors d'Ophir. C'est pourquoi je ferai trembler les Cieux, et la terre sera ébranlée sur sa base, lors du courroux de l'Éternel des armées, et au jour de son ardente colère.
Deuxième lecture
Ou bien ignorez-vous, frères (car je parle à des gens qui connaissent la loi), que la loi n'a puissance sur l'homme que pendant qu'il vit ? En effet la femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il vit, mais si le mari vient à mourir, elle est dégagée de la loi qui la liait au mari. C'est pourquoi, pendant la vie du mari, elle méritera le nom d'adultère si elle se donne à un autre mari ; mais si son mari vient à mourir, elle est affranchie de la loi, en sorte qu'elle n'est pas adultère en se donnant à un autre mari. Ainsi donc, vous aussi, mes frères, vous avez été mis à mort en ce qui concerne la loi par le moyen du corps de Christ, pour que vous vous donniez à un autre, à celui qui est ressuscité d'entre les morts afin que nous portions des fruits pour Dieu ; car lorsque nous vivions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de manière à porter des fruits pour la mort. Mais maintenant nous avons été dégagés de la loi, en mourant à ce qui nous retenait captifs, en sorte que nous servons sous le régime nouveau de l'Esprit et non sous le régime ancien de la lettre. Que dirons-nous donc ? Que la loi est un principe de péché ? Loin de nous cette pensée ! Cependant je n'aurais pas connu le péché sans l'entremise de la loi ; et en effet je ne connaîtrais pas la convoitise, si la loi ne disait : « Tu ne convoiteras point. » Mais le péché saisissant l'occasion a développé en moi, grâce à ce commandement, toute sorte de convoitise ; car sans la loi le péché est mort. Pour moi, je vivais une fois sans la loi ; mais quand le commandement est survenu, le péché a repris vie, et moi je suis mort, et le commandement qui conduit à la vie s'est précisément trouvé pour moi conduire à la mort ; car le péché saisissant l'occasion m'a trompé par le moyen du commandement, et m'a fait mourir par son moyen. Ainsi, la loi, il est vrai, est sainte, et le commandement est saint, juste et bon… Ce qui est bon est-il donc devenu pour moi une cause de mort ? Loin de nous cette pensée ! Mais c'est le péché ; afin qu'il se manifestât comme péché en se servant de ce qui est bon pour me donner la mort, et qu'ainsi le péché devînt, par le moyen du commandement, excessivement pécheur. Nous savons en effet que la loi est spirituelle, mais, pour moi, je suis charnel, vendu au péché ; en effet je ne sais pas ce que je fais, car je n'exécute point ce que je veux, mais c'est ce que je hais que je pratique. Or, si c'est ce que je ne veux pas que je pratique, je conviens avec la loi qu'elle est bonne. Mais maintenant ce n'est plus moi qui fais cela, mais c'est le péché qui habite en moi ; car je sais qu'en moi, c'est-à-dire, en ma chair, il n'habite pas de bien ; en effet, vouloir le bien m'est naturel, mais ce qui ne l'est pas, c'est de le faire ; car le bien que je veux, je ne le pratique pas, mais c'est le mal que je ne veux pas, que j'exécute. Or, si c'est ce que je ne veux pas, que je pratique, ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : que, lorsque je veux pratiquer le bien, c'est le mal qui m'est naturel ; en effet j'acquiesce avec joie, à la loi de l'intelligence, selon l'homme intérieur, mais je vois une loi différente dans mes membres, laquelle lutte contre la loi de mon intelligence et me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera du corps sujet à cette mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! Ainsi donc, laissé à moi-même, je m'asservis, il est vrai par l'intelligence, à la loi de Dieu, mais par la chair à la loi du péché.
Deuxième lecture
En effet, tout grand prêtre, pris du milieu des hommes, est chargé pour les hommes du service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés, lui, qui peut montrer de l'indulgence pour ceux qui sont ignorants et égarés, puisqu'il est lui-même aussi enveloppé de faiblesse ; et c'est à cause de cette faiblesse qu'il doit offrir pour lui-même, aussi bien que pour le peuple, des oblations pour les péchés. Et personne ne s'approprie de lui-même cette dignité, mais il y est appelé de Dieu, comme le fut aussi Aaron ; de même aussi, ce n'est pas à lui-même que Christ a attribué la gloire d'avoir été fait grand prêtre, mais à Celui qui lui a dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ; » comme Il dit encore dans un autre passage : « Tu es prêtre pour l'éternité selon le rang de Melchisédec ; » lui, qui, dans les jours de sa chair, après avoir présenté, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort, et après avoir été exaucé à cause de sa piété, a appris, quoiqu'il fût fils, l'obéissance par ce qu'il a souffert, et qui, après avoir été amené à la perfection, est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur d'un salut éternel, ayant reçu de Dieu le titre de grand prêtre selon le rang de Melchisédec. Nous avons là-dessus beaucoup de choses à vous dire, et elles sont difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus paresseux pour entendre. Et, en effet, vous, qui, depuis le temps, devriez, être des maîtres, vous avez derechef besoin que quelqu'un vous enseigne les rudiments des oracles de Dieu, et vous êtes devenus tels, que vous avez besoin de lait et non de nourriture solide ; car quiconque en est encore au lait est sans expérience de la parole de justice ; car il est un enfant ; tandis que la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux qui, grâce à la capacité qu'ils ont acquise, ont les sens exercés à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.
Deuxième lecture
Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur. Je ne me lasse point, quant à moi, de vous écrire les mêmes choses, et, quant à vous, cela importe à votre sûreté. Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde à l'incision, car c'est nous qui sommes la circoncision, nous qui, par l'Esprit de Dieu, rendons un culte, et qui nous glorifions en Christ Jésus, et qui ne mettons point notre confiance en la chair, quoique, pour moi, je puisse mettre aussi ma confiance en la chair ; si quelque autre s'imagine mettre sa confiance en la chair, moi, je le puis davantage, moi, qui ai été circoncis le huitième jour, qui suis de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d'Hébreux, quant à la loi, pharisien, quant au zèle, persécuteur de l'Église, quant à la justice qui gît dans la loi, demeuré irréprochable. Mais toutes les choses qui, pour moi, étaient des gains, je les ai regardées, à cause de Christ, comme une perte ; mais il y a plus : je regarde même toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Christ Jésus mon Seigneur, à cause duquel je les ai toutes perdues, et je les regarde comme des ordures, afin de gagner Christ et d'être trouvé uni à lui, ne possédant point pour ma justice celle qui vient de la loi, mais celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu en conséquence de la foi, afin de le connaître, et de connaître aussi la puissance de sa résurrection et l'union avec ses souffrances, en m'assimilant à sa mort, pour tâcher de parvenir à la résurrection d'entre les morts. Non que j'aie déjà remporté le prix, ou que je sois déjà arrivé à la perfection, mais je me hâte pour tâcher de le saisir, car c'est pour cela que j'ai été aussi saisi par Christ. Frères, pour moi, je ne crois point l'avoir moi-même saisi ; mais, occupé d'une seule chose, oubliant ce qui est derrière moi et me portant vers ce qui est devant moi, je me hâte pour atteindre au but, et pour remporter le prix de l'appel que, d'en haut, Dieu nous adresse en Christ Jésus.
Évangile
Après cela Jésus se manifesta lui-même aux disciples près de la mer de Tibériade ; or voici comment il se manifesta : Ensemble étaient Simon Pierre, et Thomas qui est appelé Didymos, et Nathanaël de Cana en Galilée, et les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui disent : « Nous allons aussi avec toi. » Ils sortirent et montèrent dans la barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien. Or, quand le matin fut venu, Jésus se trouva debout sur le rivage ; cependant les disciples ne savaient pas que ce fût Jésus. Jésus leur dit donc : « Enfants ! N'avez-vous rien à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Mais il leur dit : « Jetez le filet sur la droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et ils ne purent plus le retirer à cause de la quantité des poissons. Le disciple que Jésus aimait dit donc à Pierre : « C'est le Seigneur. » Simon Pierre, ayant donc appris que c'était le Seigneur, ceignit son sarrau, car il était nu, et il se jeta dans la mer. Mais les autres disciples vinrent avec la barque, (car ils n'étaient éloignés de la terre que d'environ deux cents coudées), en entraînant le filet des poissons. Lors donc qu'ils furent descendus à terre, ils voient un brasier établi, et du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre. » Simon Pierre monta donc, et il tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois gros poissons ; et, malgré ce grand nombre, le filet ne se déchira pas. Jésus leur dit : « Venez, faites collation. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » sachant bien que c'était le Seigneur. Jésus vient et prend le pain et le leur donne, et il fait de même des poissons. Ce fut là la troisième fois que Jésus apparut aux disciples, depuis qu'il fut ressuscité des morts. Lors donc qu'ils eurent fait collation, Jésus dit à Simon Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Il lui dit : « Oui, Seigneur ; tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Pais mes agneaux. » Il lui redit une seconde fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui dit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Fais paître mes brebis. » Il lui dit pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois : « M'aimes-tu ? » et il dit : « Seigneur, tu sais toutes choses, tu connais que je t'aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis. En vérité, en vérité je te le déclare, lorsque tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te portera là où tu ne veux pas. » Or il dit cela pour indiquer par quel genre de mort il glorifierait Dieu, et après avoir dit cela, il dit : « Suis-moi. » Pierre, s'étant retourné, se voit suivi par le disciple que Jésus aimait, et qui, pendant le repas, s'était appuyé contre sa poitrine, et qui avait dit : « Seigneur, quel est celui qui doit te livrer ? » Pierre donc l'ayant vu dit à Jésus : « Seigneur, mais celui-ci, qu'en sera-t-il ? » Jésus lui dit : « Si je veux qu'il demeure jusques à ce que je vienne, que t'importe ? Quant à toi, suis-moi. » Le bruit se répandit donc parmi les frères, que ce disciple ne devait pas mourir ; mais Jésus ne lui dit pas : « Il ne doit point mourir, » mais : « Si je veux qu'il demeure jusques à ce que je vienne, que t'importe ? » C'est lui qui est le disciple qui atteste ces choses, et qui a aussi écrit ces choses, et nous savons que son témoignage est véridique ; mais il y a encore beaucoup d'autres choses qu'a faites Jésus, lesquelles, si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres où elles seraient écrites.
Évangile
Et il commença à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne, et il l'entoura d'une clôture, et il creusa un pressoir, et il construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Et il dépêcha auprès des vignerons au temps voulu un esclave, afin qu'il reçût des vignerons une part de la récolte de la vigne ; et s'étant saisis de lui ils le battirent, et le renvoyèrent les mains vides. Et il dépêcha derechef auprès d'eux un autre esclave, et celui-là ils le frappèrent à la tête et l'outragèrent ; et il en dépêcha un autre, et celui-là ils le tuèrent ; et plusieurs autres, dont ils battirent ceux-ci et tuèrent ceux-là. Il avait encore un seul fils bien-aimé. Il le dépêcha le dernier auprès d'eux, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais ces vignerons se dirent entre eux : « Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et l'héritage nous appartiendra. » Et s'étant saisis de lui, ils le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Que fera le propriétaire de la vigne ? Il viendra et fera périr les vignerons, et il donnera la vigne à d'autres. Vous n'avez pas lu non plus ce passage de l'écriture : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable à nos yeux. Et ils cherchaient à s'emparer de lui, et ils craignirent la foule, (ils avaient en effet compris que c'était contre eux qu'il avait prononcé la parabole), et l'ayant quitté, ils s'en allèrent.
Évangile
Et ce même jour le soir étant venu il leur dit : « Passons sur l'autre rive. » Et ayant quitté la foule, ils le prennent avec eux, tel qu'il était dans la barque ; et d'autres barques étaient avec lui. Et il se leva un grand tourbillon de vent, et les flots se jetaient dans la barque, en sorte que la barque en était déjà remplie. Quant à lui, il dormait à la poupe sur le coussin, et ils le réveillent et lui disent : « Maître, ne te soucies-tu point de ce que nous périssons ? » Et s'étant réveillé, il gourmanda le vent et dit à la mer : « Tais-toi, fais silence. » Et le vent tomba, et il se fit un grand calme. Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous effrayés ? N'avez-vous pas encore foi ? » Et ils furent saisis d'une grande terreur, et ils se disaient les uns aux autres : « Qui est donc celui-ci, que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Évangile
Or il y avait un homme d'entre les pharisiens, dont le nom était Nicodème, et qui était un chef des Juifs ; il vint vers lui de nuit et lui dit : « Rabbi, nous savons que tu es venu de Dieu comme docteur, car personne ne peut opérer les miracles que tu opères, si Dieu n'est avec lui. » Jésus lui répliqua : « En vérité, en vérité je te le déclare : si quelqu'un n'est né d'en haut, il ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui dit : « Comment un homme peut-il naître, quand il est vieux ? Est-ce qu'il peut entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? » Jésus répliqua : « En vérité, en vérité je te le déclare : si quelqu'un n'est né d'eau et d'esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ; ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit ; ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit : il vous faut naître d'en haut ; le vent souffle où il veut, et tu en entends le son, mais tu ne sais d'où il vient et où il va ; il en est de même pour quiconque est né de l'Esprit. » Nicodème lui répliqua : « Comment ces choses se peuvent-elles faire ? » Jésus lui répliqua : « Tu es le docteur d'Israël, et tu ne connais pas ces choses ! En vérité, en vérité je te déclare que ce que nous savons, nous le disons, et que ce que nous avons vu, nous en rendons témoignage, et vous ne recevez pas notre témoignage ; si je vous ai parlé des choses terrestres, et que vous ne croyez pas, comment croirez-vous, si je vous parle des choses célestes ? Et personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le fils de l'homme. Et de même que Moïse a élevé le serpent dans le désert, ainsi faut-il que le fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. En effet Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle ; car Dieu n'a pas envoyé Son Fils dans le monde afin qu'il jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui. Celui qui croit en lui n'est point jugé ; celui qui ne croit pas a déjà été jugé parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Or voici en quoi consiste ce jugement, c'est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises ; car quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas vers la lumière, afin que ses œuvres ne soient pas dévoilées ; mais celui qui pratique la vérité vient vers la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées parce qu'elles sont faites en Dieu. » Après cela Jésus vient, ainsi que ses disciples, dans le pays de Judée et il y séjournait avec eux, et il baptisait. Or Jean baptisait aussi à Énon près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau ; et on venait, et on se faisait baptiser ; car Jean n'avait pas encore été jeté en prison. Il y eut donc de la part des disciples de Jean une dispute avec un Juif au sujet de l'ablution. Et ils vinrent vers Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi au delà du Jourdain, auquel tu as rendu témoignage, c'est lui qui baptise, et tous viennent vers lui. » Jean répliqua : « Un homme ne peut pas s'attribuer la moindre chose, si cela ne lui a été donné du ciel ; vous-mêmes vous m'êtes témoins que j'ai dit : Ce n'est pas moi qui suis le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui. Celui qui possède l'épouse est l'époux ; mais l'ami de l'époux, qui est présent et qui l'entend, est plein de joie à cause de la voix de l'époux ; cette joie donc, qui est la mienne, a été accomplie ; il faut qu'il croisse, mais que moi je diminue. Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous ; celui qui est de la terre est de la terre et parle de la terre ; celui qui vient du ciel, est au-dessus de tous ; ce qu'il a vu et entendu, c'est ce dont il rend témoignage, et personne ne reçoit son témoignage ! Celui qui a reçu son témoignage a scellé que Dieu est vrai ; en effet celui que Dieu a envoyé profère les paroles de Dieu, car ce n'est pas avec mesure qu'il donne l'Esprit. Le Père aime le Fils, et Il a tout mis dans sa main ; celui qui croit au Fils a la vie éternelle, mais celui qui désobéit au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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