Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
La vingt-cinquième année de notre déportation, au commencement de l'année, le dixième jour du mois, quatorze ans après la ruine de la ville, en ce jour-là, la main de l'Éternel se fit sentir à moi, et m'y transporta. Ce fut en vision divine qu'il me transporta au pays d'Israël, et me plaça sur une montagne très élevée, de laquelle [on voyait] comme une ville construite au midi. Il m'y transporta, et voici, il s'y trouvait un homme dont l'aspect était comme l'aspect de l'airain, et il avait en sa main un cordeau de lin et une perche à mesurer, et il se tenait à la porte. Et l'homme me dit : Fils de l'homme, considère de tes yeux, et écoute de tes oreilles, et observe attentivement tout ce que je vais te montrer ; car c'est pour qu'on te le montre, que tu as été transporté ici. Rapporte tout ce que tu verras à la maison d'Israël. Et voici, un mur régnait extérieurement autour de la maison, tout à l'entour. Or l'homme tenait en sa main une perche de six coudées, dont chacune était d'une coudée et une palme. Et il mesura la largeur de cette construction ; elle était d'une perche, et la hauteur d'une perche. Puis il vint à la porte qui donne à l'orient, et en monta les degrés et mesura le seuil de la porte ; il avait une perche en largeur ; c'était là l'un des seuils ; sa largeur était d'une perche ; et chaque appartement avait une perche en longueur, et une perche en largeur ; et entre les appartements il y avait cinq coudées ; et le seuil intérieur de la porte à côté du vestibule de la porte avait une perche. Et il mesura le vestibule de la porte intérieurement ; il avait une perche. Et il mesura le vestibule de la porte ; il avait huit coudées, et ses piliers deux coudées ; c'était le vestibule de la porte en dedans. Quant aux appartements de la porte qui donnait à l'orient, il y en avait trois d'un côté et trois de l'autre : ils étaient tous trois de la même dimension, et les piliers de l'un et de l'autre côté avaient la même dimension. Puis il mesura la largeur de l'ouverture de la porte ; elle était de dix coudées ; la longueur de la voie de la porte était de treize coudées ; et il y avait devant les appartements un bord d'une coudée, et un bord d'une coudée de l'autre côté ; et chaque appartement avait six coudées d'un côté et six coudées de l'autre. Puis il mesura toute la porte depuis le toit d'un appartement jusqu'au toit de l'autre, c'était une largeur de vingt-cinq coudées entre les deux ouvertures opposées ; et il trouva pour les piliers soixante coudées ; et près des piliers il y avait une cour, la porte étant tout autour ; et depuis le devant de la porte d'entrée jusqu'au devant du vestibule de la porte intérieure il y avait cinquante coudées. Et il y avait aux appartements des fenêtres fermées, et à leurs piliers en dedans de la porte tout autour ; et de même au vestibule il y avait des fenêtres tout autour intérieurement, et sur les piliers étaient [sculptés] des palmiers. Alors il m'introduisit dans le parvis extérieur ; et voici, il y avait des chambres, et un pavé fait dans le parvis tout autour ; il y avait trente chambres sur le pavé. Or le pavé était à côté des portes, parallèle à la longueur des portes, c'était le pavé inférieur. Et il mesura extérieurement la largeur, depuis le devant de la porte inférieure jusqu'au devant du parvis intérieur ; c'étaient cent coudées à l'orient et au nord. Il mesura aussi en longueur et en largeur la porte qui donnait au nord, dans le parvis extérieur, et ses appartements dont il y avait trois d'un côté et trois de l'autre. Et ses piliers et ses vestibules avaient la dimension de la première porte ; sa longueur cinquante coudées, et sa largeur vingt-cinq coudées : et ses fenêtres, et son vestibule, et ses palmiers avaient les mêmes dimensions qu'à la porte de l'orient ; et on y montait par sept degrés, et son vestibule était en dedans. Et il y avait une porte au parvis intérieur, vis-à-vis de la porte du nord et de l'orient ; et il mesura d'une porte à l'autre porte cent coudées. Ensuite il me conduisit au midi ; et voici, il y avait une porte au midi : et il mesura ses piliers et ses vestibules ; c'étaient les mêmes dimensions ; et elle avait, ainsi que son vestibule, des fenêtres de tous côtés, pareilles aux autres fenêtres ; la longueur était de cinquante coudées, et la largeur de vingt-cinq coudées ; et sept marches formaient son escalier, et son vestibule était en dedans ; il y avait aussi des palmiers, un d'un côté et un de l'autre, à ses piliers. Et le parvis intérieur avait une porte du côté du midi. Et il mesura d'une porte à l'autre porte au côté du midi cent coudées. Ensuite il m'introduisit dans le parvis intérieur par la porte du midi ; et il trouva à la porte du midi les mêmes dimensions, et à ses appartements et à ses piliers et à ses vestibules les mêmes dimensions. Elle avait, ainsi que son vestibule, des fenêtres tout autour ; la longueur était de cinquante coudées et la largeur de vingt-cinq coudées. (Et il y avait tout autour un vestibule de vingt-cinq coudées en longueur et de cinq de largeur.) Or son vestibule était du côté du parvis extérieur, et ses piliers avaient des palmiers, et huit marches formaient son escalier. Alors il m'introduisit dans le parvis intérieur du côté de l'orient, et il trouva à cette porte les mêmes dimensions, et à ses appartements et à ses piliers et à ses vestibules les mêmes dimensions ; et elle avait, ainsi que son vestibule, des fenêtres tout autour ; la longueur était de cinquante coudées, et la largeur de vingt-cinq coudées. Or son vestibule était du côté du parvis extérieur, et il y avait des palmiers sur ses piliers d'un côté et de l'autre, et huit marches formaient son escalier. Puis il m'introduisit dans la porte du nord, et il trouva les mêmes dimensions, à ses appartements, à ses piliers et à ses vestibules, et elle avait des fenêtres de tous côtés ; la longueur était de cinquante coudées, et la largeur de vingt-cinq coudées. Or son vestibule était du côté du parvis extérieur, et il y avait des palmiers à ses piliers d'un côté et de l'autre, et huit marches formaient son escalier. Or il y avait une chambre avec sa porte entre les piliers aux portes ; c'est là qu'on devait laver les holocaustes. Et dans le vestibule de la porte se trouvaient deux tables d'un côté, et deux tables de l'autre, pour y égorger l'holocauste et les victimes pour le péché et pour le délit. De plus, au côté extérieur, près de l'escalier qui montait à l'ouverture de la porte du nord, il y avait deux tables, et à l'autre côté qui appartenait au vestibule de la porte, il y avait deux tables : quatre tables de ci et quatre tables de là, à côté de la porte ; en tout huit tables, où l'on devait égorger les victimes. Il y avait aussi quatre tables à l'escalier, de pierre de taille, longues d'une coudée et demie, et larges d'une coudée et demie, et hautes d'une coudée : on y devait déposer les instruments avec lesquels on égorge les holocaustes et les autres victimes ; et des crochets larges d'une palme étaient fixés au dedans de la maison de toutes parts ; et les tables devaient recevoir la chair des sacrifices. Et en dehors de la porte intérieure il y avait des chambres pour les chantres dans le parvis intérieur, elles étaient à côté de la porte du nord, ayant leur façade au midi, et une autre à côté de la porte de l'orient, ayant sa façade au nord. Alors il me dit : « Cette chambre dont la façade est au midi, est pour les prêtres chargés du service de la maison, et la chambre dont la façade est au nord, est pour les prêtres chargés du service de l'autel. Ce sont les enfants de Tsadok qui entre les enfants de Lévi auront accès auprès de l'Éternel pour le servir. » – Alors il mesura le parvis qui avait en longueur cent coudées et en largeur cent coudées, en carré. Or l'autel était devant la maison. Alors il me conduisit au vestibule de la maison, et il mesura les piliers de ce vestibule : il y avait cinq coudées d'un côté et cinq coudées de l'autre. Et la largeur de la porte était de trois coudées d'un côté et trois coudées de l'autre ; la longueur du vestibule était de vingt coudées, et la largeur de onze coudées, et on y montait par des degrés ; et il y avait des colonnes près des piliers, l'une d'un côté, l'autre de l'autre.
Première lecture
Et l'Éternel me dit : Trouve-toi une grande table et y écris en caractères vulgaires : « Pillage prompt, proie subite. » Je dus aussi me trouver des témoins dignes de foi, Urie le sacrificateur, et Zacharie, fils de Barachie. Et je m'approchai de la prophétesse, et elle conçut et enfanta un fils ; et l'Éternel me dit : Donne-lui pour nom Pillage-prompt-proie-subite. Car, avant que l'enfant sache dire : Mon père et ma mère, on portera les richesses de Damas et le pillage de Samarie devant le roi d'Assyrie. Et l'Éternel me parla encore et me dit : Parce que ce peuple dédaigne les eaux de Siloë dont le courant est doux, et se réjouit à la vue de Retsin et du fils de Remalia, pour cela, voici, le Seigneur fera avancer contre vous les puissantes et grandes eaux du fleuve (le roi d'Assyrie et toute sa magnificence), et il s'élèvera au-dessus de son lit, et passera par-dessus toutes ses rives, et il pénétrera en Juda, il débordera et inondera, à hauteur d'homme il atteindra, et le déploiement de ses ailes remplira dans toute son étendue ton pays, ô Immanuel ! Peuples, grondez ! mais soyez effrayés ! entendez-le, vous tous, habitants des terres reculées, équipez-vous ! mais soyez effrayés ! équipez-vous ! mais soyez effrayés ! Formez un plan ! et il sera déjoué ; annoncez un projet ! et il sera sans effet, car Dieu est avec nous. Car ainsi me parla l'Éternel, quand sa main me saisit, et qu'il m'avertit de ne pas m'engager dans la voie de ce peuple, en me disant : N'appelez pas ligue tout ce que ce peuple appelle ligue, et ne craignez pas ce qu'il craint, et ne répandez pas l'effroi ! L'Éternel des armées, lui, honorez-le comme Saint ! qu'il soit l'objet de votre crainte, et soit celui de votre frayeur :
Première lecture
Or Jéricho s'était fermée, et était fermée aux enfants d'Israël : personne n'entrait ni ne sortait. Alors l'Éternel dit à Josué : Vois ! j'ai livré entre tes mains Jéricho et son Roi, milice guerrière. Vous tous les hommes de guerre, vous exécuterez une marche autour de la ville dont vous ferez une fois le tour, et ainsi pendant six jours. Et sept Prêtres porteront sept trompettes en avant de l'Arche, et le septième jour vous ferez sept fois le tour de la ville, et les Prêtres sonneront des trompettes. Et quand on donnera du cor, et que vous entendrez le son de la trompette, tout le peuple poussera un grand cri, et le mur de la ville croulera sur lui-même, et le peuple l'escaladera, chacun droit devant soi. Alors Josué, fils de Nun, manda les Prêtres et leur dit : Chargez-vous de l'Arche de l'Alliance et que sept Prêtres portent sept trompettes devant l'Arche de l'Éternel. Et ils dirent au peuple : Marchez et faites le tour de la ville et que les soldats équipés précèdent l'Arche de l'Éternel. Et Josué ayant parlé au peuple, sept Prêtres portant sept trompettes devant l'Éternel, se mirent en marche et sonnèrent des trompettes, et l'Arche de l'Alliance de l'Éternel les suivait et les soldats équipés marchaient en tête des Prêtres sonnant des trompettes, et ceux qui fermaient la marche suivaient l'Arche, les trompettes sonnant toujours. Or Josué avait donné au peuple cet ordre : Vous ne crierez pas, et ne ferez pas entendre votre voix, et pas un son ne sortira de votre bouche jusqu'au jour où je vous dirai : Criez ! Alors poussez le cri ! L'Arche de l'Éternel tourna autour de la ville dont elle fit une fois le tour ; puis on rentra au camp et l'on passa la nuit au camp. Et Josué se leva le matin et les Prêtres portaient l'Arche de l'Éternel. Et sept Prêtres portant sept trompettes devant l'Arche de l'Éternel, allaient sonnant toujours des trompettes et les soldats équipés les précédaient, et ceux qui fermaient la marche suivaient l'Arche de l'Éternel, les trompettes sonnant toujours. Ainsi firent-ils le tour de la ville le second jour une seule fois, puis ils revinrent au camp, et de même pendant six jours. Mais le septième jour ils se levèrent à l'apparition de l'aurore, et ils firent le tour de la ville en cette manière, sept fois ; ce jour-là seul ils firent sept fois le tour de la ville. Et au septième tour, comme les Prêtres sonnaient des trompettes, Josué dit au peuple : Poussez le cri ! car l'Éternel vous a livré cette ville. Et cette ville va être dévouée à l'Éternel, elle et tout ce qui y est : la vie ne sera laissée qu'à Rahab, la courtisane, qu'à elle et à tous ceux qui sont chez elle dans la maison, parce qu'elle a caché les émissaires que nous avions envoyés. Seulement abstenez-vous de ce qui sera dévoué, afin qu'après avoir dévoué vous ne preniez rien de ce qui sera dévoué, et que vous n'attiriez pas l'anathème sur le camp d'Israël, et n'ameniez pas sa ruine. Et la totalité de l'argent et de l'or et des ustensiles d'airain et de fer sera consacrée à l'Éternel, entrera dans le trésor de l'Éternel. Alors le peuple poussa le cri et les trompettes sonnaient. Et le peuple entendant le son de la trompette poussa un grand cri, et la muraille croula sur elle-même, et le peuple escalada la ville, chacun droit devant soi ; et ils prirent la ville.
Première lecture
Et maintenant, Israël, écoute les statuts et les lois que je vous inculque pour les observer, afin que vous viviez et parveniez à conquérir le pays que vous donne l'Éternel, Dieu de vos pères. Ne faites aux commandements que je vous donne, aucune addition, ni aucun retranchement, gardant les commandements de l'Éternel, votre Dieu, que je vous prescris. Vos yeux ont vu ce que l'Éternel a fait à l'occasion de Bahal-Pehor ; car tous les hommes qui se firent les sectateurs de Bahal-Pehor, l'Éternel, ton Dieu, les extermina du milieu de toi, tandis que vous qui êtes restés attachés à l'Éternel, votre Dieu, vous êtes tous en vie aujourd'hui. Voici, je vous ai enseigné des statuts et des lois, comme l'Éternel, mon Dieu, m'a ordonné, pour que vous vous y conformiez dans le pays dont vous venez faire la conquête. Gardez-les donc et pratiquez-les, car ce sera votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples, qui entendront parler de tous ces statuts et diront : Il n'y a de peuple sage et intelligent que cette grande nation-là. Car quelle est la grande nation dont la Divinité soit aussi près, que l'Éternel, notre Dieu, l'est de nous, toutes les fois que nous l'invoquons ? Et quelle est la grande nation qui ait des statuts et des lois justes comme toute cette Loi que je vous propose en ce jour ? Seulement prends garde à toi et veille bien sur toi-même pour ne pas oublier les choses que tes yeux ont vues, afin qu'elles ne sortent pas de ton cœur pendant toute la durée de ta vie ; mais que tu les fasses connaître à tes fils et aux fils de tes fils, cette journée [surtout] où tu parus devant l'Éternel, ton Dieu, en Horeb, lorsque l'Éternel me dit : Assemble-moi ce peuple, afin que je leur fasse entendre mes Paroles qu'ils apprendront pour me craindre pendant toute la durée de leur vie sur la terre, et qu'ils enseigneront à leurs enfants. Alors vous vous êtes approchés et tenus debout au pied de la montagne, et la montagne était embrasée d'un feu qui s'élevait jusqu'au sein des Cieux, entre les ténèbres, les nuages et l'obscurité. Et du centre du feu l'Éternel vous parla ; vous entendiez le son des paroles, mais vous ne vîtes aucune figure : il n'y avait qu'une voix. Et Il vous promulgua son alliance qu'il vous ordonnait d'observer, les Dix Paroles, et Il les écrivit sur deux tables de pierre. Et dans ce même temps l'Éternel m'ordonna de vous enseigner des statuts et des lois, pour que vous les pratiquiez dans le pays où vous allez passer pour en faire la conquête. Ainsi, veillez bien sur vous-mêmes, puisque vous ne vîtes aucune figure le jour où l'Éternel vous parla en Horeb du milieu du feu, afin de ne pas vous pervertir et de ne pas vous faire d'idole, image d'une figure quelconque, point d'effigie d'un mâle ou d'une femelle, d'effigie d'aucun animal terrestre, d'effigie d'aucun oiseau ailé qui vole dans le ciel, d'effigie de rien qui rampe sur le sol, d'effigie d'aucun poisson habitant des eaux au-dessous de la terre ; et afin de ne pas élever tes yeux vers le ciel pour te laisser entraîner par l'aspect du soleil, de la lune et des astres et de toute l'armée des Cieux à les adorer et à les servir, eux, que l'Éternel, ton Dieu, a donnés en partage à tous les peuples sous le ciel entier. Car l'Éternel vous a pris et vous a retirés de la fournaise de fer, de l'Egypte, pour que vous fussiez son peuple particulier, comme [vous l'êtes] dans ce jour. Et l'Éternel se courrouça contre moi à cause de vous et jura que je ne passerai point le Jourdain et n'entrerai point dans le beau pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en propriété ; car je dois mourir dans ce pays-ci et ne passerai point le Jourdain ; mais vous, vous le passerez, et vous ferez la conquête de cet excellent pays. Veillez sur vous afin de ne pas oublier l'alliance de l'Éternel, votre Dieu, qu'il a conclue avec vous, et de ne vous faire aucune idole, aucune effigie de rien de ce que l'Éternel, ton Dieu, t'a interdit. Car l'Éternel, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux. Lorsque vous aurez eu des enfants et des petits-enfants et que vous serez établis dans le pays, si vous vous corrompez, si vous vous fabriquez quelque image ou une effigie quelconque, et faites ainsi ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, ton Dieu, pour le provoquer, je prends aujourd'hui à témoin contre vous les Cieux et la terre que vous serez bientôt exterminés du pays dont, après le passage du Jourdain, vous ferez la conquête ; vous n'y passerez pas de longs jours, mais vous serez détruits, exterminés. Et l'Éternel vous disséminera parmi les peuples et vous survivrez en petit nombre au milieu des nations où l'Éternel vous emmènera ; et là, vous servirez des dieux, ouvrage des mains de l'homme, le bois et la pierre, qui ne voient, ni n'entendent, ni ne mangent, ni n'odorent. Mais de là tu chercheras l'Éternel, ton Dieu, et tu le trouveras si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme. Dans ta détresse et lorsque toutes ces choses t'atteindront dans la suite des temps, tu reviendras à l'Éternel, ton Dieu, et tu écouteras sa voix. Car c'est un Dieu miséricordieux, que l'Éternel, ton Dieu ; Il ne te laissera pas, ne te perdra pas, et n'oubliera pas l'alliance de tes pères, qu'il leur a jurée. Hé ! demande en effet aux temps primitifs qui t'ont précédé, depuis le jour où Dieu créa des hommes sur la terre, et d'une extrémité du ciel à l'autre, si jamais advint si grande chose, ou s'il en a été entendu une pareille, si jamais peuple ouït la voix d'un Dieu parlant du milieu du feu, comme tu l'as ouïe, et en demeurant en vie ! ou si jamais un Dieu tenta de venir se choisir une nation au sein d'une autre, par des épreuves, des signes et des prodiges, et la guerre, et d'une main forte et d'un bras étendu, et par des exploits grands et terribles, comme tout ce qu'a fait pour vous l'Éternel, votre Dieu, en Egypte devant vos yeux. Tu en as été rendu spectateur pour reconnaître que l'Éternel est Dieu et que hors lui il n'en est point. Des Cieux Il t'a fait entendre sa voix pour t'instruire, et sur la terre Il t'a fait voir son feu majestueux, et c'est du feu que tu entendis sortir ses paroles. Et parce qu'il aima tes pères et qu'il fit choix de leur race après eux, en personne et par sa grande vertu Il te fit sortir de l'Egypte pour chasser devant toi des nations grandes et fortes plus que toi, pour t'amener, pour te donner leur pays en propriété, comme [il arrive] aujourd'hui. Reconnais donc maintenant et mets-le dans ton cœur, que l'Éternel est Dieu, en haut dans les Cieux, et en bas sur la terre, qu'il n'en est pas d'autre. Et garde ses statuts et ses commandements que je te prescris en ce jour, afin que tu sois heureux toi et tes fils après toi, et que tu passes de longs jours dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne pour toujours. Alors Moïse sépara trois villes au delà du Jourdain vers le soleil levant, dans lesquelles pût se réfugier l'homicide qui aurait tué son prochain sans intention, et sans avoir été son ennemi ni d'hier ni d'avant-hier, afin qu'il pût se réfugier dans l'une de ces villes, et conserver la vie, Betser, dans le désert, dans la contrée de la plaine pour les Rubénites, et Ramoth en Galaad pour les Gadites, et Golan en Basan pour les Manassites. Et voici la Loi que Moïse présenta aux enfants d'Israël, voici les ordonnances, les statuts et les lois que Moïse adressa aux enfants d'Israël à leur sortie de l'Egypte, au delà du Jourdain, dans la vallée, vis-à-vis de Beth-Pehor, dans le pays de Sihon, Roi des Amoréens qui résidait à Hesbon, que battirent Moïse et les enfants d'Israël à leur sortie de l'Egypte. Et ils conquirent son pays et le pays de Og, Roi de Basan, des deux rois des Amoréens au delà du Jourdain, au soleil levant, depuis Aroër située sur la rive du torrent de l'Arnon, jusqu'au mont Sijon qui est l'Hermon, et toute la plaine au delà du Jourdain à l'orient et jusqu'à la mer de la plaine au pied du Pisga.
Épître
Et étant partie elle arriva chez l'homme de Dieu au mont Carmel.Et lorsque l'homme de Dieu la vit de loin, il dit à Gehazi, son valet : Voici cette Sunamite ! Maintenant cours donc à sa rencontre et lui dis : Tout va-t-il bien pour toi, bien pour ton mari, bien pour l'enfant ? Et elle dit : Bien. Et elle arriva chez l'homme de Dieu à la montagne, et elle embrassa ses pieds. Alors Gehazi s'approcha pour la repousser, mais l'homme de Dieu dit : Laisse-la faire ! car elle a dans l'âme une amère douleur ; et l'Éternel m'en a fait un secret et ne m'a point mis au fait. Et elle dit : Est-ce que j'ai demandé un fils à mon Seigneur ? N'ai-je pas dit : Ne me trompe pas ? Et il dit à Gehazi : Ceins tes reins et prends mon bâton dans ta main et pars ! Si tu rencontres quelqu'un, ne le salue point, et si quelqu'un te salue, ne lui réponds point, et tu mettras mon bâton sur la figure de l'enfant. Et la mère de l'enfant dit : Par la vie de l'Éternel et par ta propre vie, je ne te quitte pas ! Alors il se leva et la suivit. Or Gehazi les avait devancés et avait posé le bâton sur la figure de l'enfant ; mais pas un son, pas un signe d'attention. Et il rebroussa à leur rencontre, et il l'informa et dit : L'enfant ne s'est pas réveillé. Et lorsque Elisée entra dans la maison, voilà que l'enfant était mort, gisant sur son lit. Alors il entra et ferma la porte sur eux deux, et il invoqua l'Éternel. Et étant monté il se coucha sur l'enfant et appliqua sa bouche sur sa bouche, et ses yeux sur ses yeux et ses mains sur ses mains, et il s'étendit sur lui de manière à réchauffer le corps de l'enfant. Et il se releva, et marcha dans la maison une fois d'un côté, une fois de l'autre ; puis étant remonté il s'étendit sur lui. Alors l'enfant éternua sept fois, et l'enfant ouvrit les yeux. Et il appela Gehazi et dit : Appelle cette Sunamite ! Et il l'appela et elle vint à lui et il dit : Reprends ton fils ! Alors elle vint tomber à ses pieds et s'inclina jusqu'à terre et emmena son fils et s'en alla. Cependant Elisée revint à Guilgal et la famine régnait dans le pays, et les fils des prophètes demeuraient devant lui. Et il dit à son valet : Mets en place la grande marmite et fais cuire un légume pour les fils des prophètes.
Psaume responsorial
Alléluia ! Chantez à l'Éternel un cantique nouveau, ses louanges dans l'assemblée des saints ! Qu'Israël se réjouisse de son créateur, que les fils de Sion tressaillent pour leur Roi ! Qu'ils célèbrent son nom par des chœurs, et qu'ils Le chantent au son des cymbales et des harpes ! Car l'Éternel se complaît dans son peuple, Il donne aux affligés la parure du salut. Que les saints se réjouissent de la gloire, que sur leurs lits ils poussent des cris d'allégresse ! Que les louanges de Dieu soient dans leur bouche, et l'épée à deux tranchants dans leurs mains, pour exercer des vengeances sur les nations, et des châtiments sur les peuples ; pour lier leurs rois de chaînes, et leurs princes avec des ceps de fer ; pour exécuter sur eux la loi écrite ! C'est une gloire pour tous Ses saints. Alléluia !
Psaume responsorial
Hymne de Ethan Esrahite.Je veux chanter à jamais les grâces de l'Éternel, et d'âge en âge de ma bouche publier Ta fidélité ! Car je me dis : La grâce est édifiée pour jamais, le ciel est la base que Tu donnes à ta fidélité. « J'ai fait une alliance en faveur de mon élu, je l'ai juré à David, mon serviteur : J'affermirai ta race à jamais, et je fonderai ton trône pour tous les âges. » (Pause) « Et les Cieux, Éternel, célèbrent tes merveilles, et disent ta fidélité dans l'assemblée des Saints. Car, dans les lieux éthérés, qui s'égale à l'Éternel ? qui ressemble à l'Éternel, parmi les Fils de Dieu, à ce Dieu, redouté dans la vaste société des Saints, et plus formidable que tous ceux qui L'entourent ? Éternel, Dieu des armées, qui est comme toi puissant, ô Dieu ? Et ta fidélité t'environne. Tu domines l'orgueil de la mer ; quand ses flots se soulèvent, tu les apaises. Tu as écrasé l'Egypte d'un coup mortel, et de ton bras puissant dissipé tes ennemis. A toi sont les Cieux, et à toi la terre ; c'est toi qui as fondé le monde et ce qu'il enserre. Tu as créé l'Aquilon et le Midi ; le Thabor et l'Hermon se réjouissent à ton nom. Tu as un bras armé de vigueur, ta main est forte, ta droite élevée. La justice et l'équité sont la base de ton trône, la grâce et la vérité marchent devant ta face. Heureux le peuple qui connaît l'appel de la trompette ! Éternel, il marche à la clarté de ta face ; à ton nom il se réjouit toujours, et il se glorifie de ta justice. Car tu es sa glorieuse parure ; et par ta faveur tu nous fais porter la tête levée. Car c'est de l'Éternel que vient notre bouclier, et du Saint d'Israël que vient notre Roi. Alors tu parlas en vision à ton bien-aimé, et tu dis : « J'ai prêté secours à un héros, et suscité un adolescent du milieu du peuple. J'ai trouvé David, mon serviteur, et je l'ai oint de mon huile sainte. Ma main lui est assurée, et mon bras le soutiendra. L'ennemi ne le surprendra pas, et le méchant ne l'humiliera point. Je déferai devant lui ses adversaires, et je battrai ses ennemis. Et ma fidélité et ma grâce seront avec lui, et à mon nom il lèvera la tête ; et je mettrai sa main sur la mer, et sa droite sur les fleuves. Il m'invoquera ainsi : « Tu es mon père, mon Dieu, et mon rocher sauveur ! » – Bien plus, je l'instituerai mon premier-né, le plus éminent des rois de la terre, Je lui garderai ma grâce éternellement, et mon alliance pour lui sera perpétuelle. Je rendrai sa race éternelle, et je donnerai à son trône la durée des Cieux. Si ses fils abandonnent ma loi, et ne se dirigent pas selon mes jugements, s'ils violent mes commandements, et n'observent pas mes préceptes ; Je punirai de la verge leur désobéissance, et de fléaux, leur crime ; mais je ne lui retirerai point ma faveur, et ne démentirai point ma fidélité ; je ne violerai point mon alliance, et ne changerai point la parole émise par mes lèvres. Je l'ai juré une fois par ma sainteté : Jamais envers David je ne serai menteur ! sa race subsistera éternellement, et son trône, comme le soleil, subsistera devant moi ; comme la lune, pour jamais il est consolidé ; et le témoin qui est dans la nue, est véridique. » Et Tu nous as rejetés, nous as répudiés, tu t'es irrité contre ton Oint ; tu as méprisé l'alliance faite avec ton serviteur ; tu as souillé, fait tomber son diadème en terre ; tu as abattu toutes ses murailles, mis ses boulevards en ruines. Tous les passants le pillent, il est l'opprobre de ses voisins. Tu as exalté la droite de ses oppresseurs, réjoui tous ses ennemis ; et tu as fait céder le tranchant de son glaive, et tu ne l'as pas soutenu dans le combat. Tu as réduit sa splendeur, et précipité son trône sur la terre ; tu as abrégé les jours de sa jeunesse, tu l'as couvert d'ignominie. (Pause) Éternel, jusques à quand te cacheras-tu toujours, et ton courroux sera-t-il enflammé comme un feu ? Pense à moi ! qu'est-ce que la vie ? Pour quel néant tu as créé les enfants des humains ! Quel homme vit, et ne voit pas la mort ? dégage son âme de la main des Enfers ? (Pause) Où sont tes grâces premières, Seigneur, qu'en ta fidélité tu promis par serment à David ? Souviens-toi, Seigneur, de l'opprobre de tes serviteurs ; songe que je porte en mon cœur tous ces peuples nombreux, que tes ennemis insultent, Éternel, insultent aux pas de ton Oint ! \csp{ Béni soit l'Éternel a jamais ! Ainsi soit-il ! Oui ! Ainsi soit-il !}
Évangile
Et il advint ensuite qu'il se rendit dans une ville appelée Naïn, et ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui. Mais quand il approcha de la porte de la ville, voici, on emportait un mort, fils unique de sa mère ; et celle-ci était veuve, et une foule considérable de la ville était avec elle. Et le Seigneur l'ayant vue fut ému de compassion envers elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » Et s'étant approché, il toucha le cercueil ; or les porteurs s'arrêtèrent, et il dit : « Jeune homme, je te dis : lève-toi ! » Et le mort s'assit, et commença à parler ; et il le rendit à sa mère. Mais tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : « Un grand prophète s'est élevé parmi nous, » et : « Dieu a visité Son peuple. »
Psaume responsorial
Au maître chantre préposé aux Jeduthunites. Cantique d'Asaph.Ma voix s'élève à Dieu, et je prie ; ma voix s'élève à Dieu, ô qu'il m'écoute ! Dans mon jour d'angoisse je cherche le Seigneur ; la nuit mes mains sont tendues, et ne se lassent point ; mon âme repousse la consolation. Je pense à Dieu, et je gémis, je réfléchis, et mon esprit se voile. (Pause) Tu tiens mes paupières éveillées, je suis agité, et je ne puis parler. Je repasse les jours de jadis, les années d'autrefois, je me rappelle mes chants de la nuit, je réfléchis en mon cœur, et mon esprit cherche. Le Seigneur rejettera-t-Il à jamais, ne sera-t-Il plus désormais propice ? Pour toujours sa grâce a-t-elle cessé, en est-ce fait de la promesse à perpétuité ? Dieu a-t-Il oublié la pitié, et dans sa colère arrêté le cours de ses compassions ? (Pause) Et je dis : Voici ce qui me fait souffrir : la droite du Très-haut n'est plus la même… Je veux rappeler les actes de l'Éternel ; car je me rappelle tes miracles d'autrefois ; et je veux méditer sur toutes tes œuvres, et considérer tes hauts faits. O Dieu, ta voie est sainte ; quel Dieu est grand comme Dieu ? Tu es le Dieu qui fais des miracles ! Tu as manifesté ta puissance parmi les peuples. De ton bras tu délivras ton peuple, les enfants de Jacob et de Joseph. (Pause) Les eaux t'ont vu, ô Dieu, les eaux t'ont vu, et ont tremblé, et les flots ont été ébranlés. Les nuages ont épandu les eaux, et les nues ont fait entendre une voix, et tes flèches volèrent. Ton tonnerre éclata en roulements, les éclairs illuminèrent le monde. La terre s'émut et trembla. La mer fut ton chemin, et les grandes eaux, tes sentiers ; et l'on ne put reconnaître tes traces. Comme un troupeau tu conduisis ton peuple, par les mains de Moïse et d'Aaron.
Psaume responsorial
Dieu des vengeances, Éternel, Dieu des vengeances, apparais ! Lève-toi, juge de la terre, rends aux orgueilleux un salaire ! Jusques à quand les impies, Éternel, jusques à quand les impies seront-ils triomphants ? Ils profèrent, ils vomissent des discours violents, et tous les méchants se glorifient. Éternel, ils écrasent ton peuple, et humilient ton héritage ; ils égorgent la veuve et l'étranger, et mettent à mort les orphelins ; puis ils disent : « L'Éternel ne le voit pas, et le Dieu de Jacoh n'y prend pas garde. » Prenez-y garde, vous, les plus stupides des hommes ! et vous, insensés, quand aurez-vous la sagesse ? Celui qui a planté l'oreille, n'entendrait-Il pas ? Celui qui a formé l'œil, ne verrait-Il pas ? Celui qui fait la leçon aux peuples, ne punirait-Il pas, lui qui instruit l'intelligence de l'homme ? L'Éternel connaît les pensées des hommes ; Il sait qu'elles sont un néant. Heureux l'homme que tu instruis, Éternel, et que tu enseignes par tes leçons, pour le calmer en face des jours mauvais, jusqu'à ce que la fosse soit creusée à l'impie ! Car l'Éternel ne délaisse point son peuple, et n'abandonne point son héritage ; car les jugements rentreront dans la justice, et tous ceux qui ont le cœur droit, la suivront. Qui est-ce qui prend mon parti contre les méchants ? Qui est-ce qui m'assiste contre les artisans du mal ? Si Dieu n'était mon aide, bientôt mon âme habiterait le séjour du silence. Si je dis : Mon pied chancelle ; alors ta grâce, Éternel, vient me soutenir. Dans les mille anxiétés de mon cœur, tes consolations restaurent mon âme. Te ferais-tu l'allié d'une tyrannie funeste qui complote la ruine en dépit de la loi ? Ils se liguent contre la vie du juste, et ils condamnent le sang innocent. Mais l'Éternel est mon rempart, et mon Dieu, mon rocher de refuge. Il leur paiera le salaire de leur crime, et par leur malice même Il les détruira, Il les détruira, l'Éternel, notre Dieu.
Deuxième lecture
Éternel, tu es mon Dieu, je t'exalte, je célèbre ton nom, car tu as opéré des prodiges, tes plans conçus de loin furent vérité et fidélité. Car tu as fait de la ville une masure et de la forte cité une ruine ; les palais des étrangers ne forment plus de ville, jamais ils ne seront relevés. Aussi des peuples puissants te louent, et les cités des nations fortes te révèrent. Car tu fus le refuge du faible, le refuge du misérable dans sa détresse, un abri contre la tempête, un ombrage contre la chaleur, quand le souffle des tyrans était comme l'ouragan qui bat la muraille. Ainsi que la chaleur dans une terre brûlante, tu abats les menaces des étrangers, ainsi que la chaleur par l'ombre d'un nuage, ainsi sont étouffés les chants de triomphe des tyrans. Et l'Éternel des armées apprête à tous les peuples, sur cette montagne, un festin de mets succulents, un festin de vin pris sur sa lie, de mets succulents et de moelle, de vin pris sur sa lie et limpide, et sur cette montagne Il anéantit le voile qui voile tous les peuples, et la mante qui couvre toutes les nations. Il anéantit la mort pour toujours, et le Seigneur Éternel essuie les larmes de tout visage, et fait disparaître de toute la terre l'opprobre de son peuple, car l'Éternel l'a prononcé. Et dans ce jour l'on dira : « Voici, c'est notre Dieu en qui nous avons eu confiance qu'il nous sauverait ; c'est notre Dieu en qui nous avons eu confiance : soyons dans l'allégresse et réjouissons-nous de son secours ! »
Deuxième lecture
Frères, j'attire votre attention sur l'évangile que je vous ai annoncé, que de votre côté vous avez reçu, auquel en outre vous êtes fermement attachés, et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous vous tenez aux paroles par lesquelles je vous l'ai annoncé, à moins que ce ne soit inutilement que vous avez cru ! Je vous ai en effet transmis, avant tout, ce que de mon côté j'avais reçu, c'est que Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures, et qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les écritures, et qu'il a été vu par Céphas, puis par les douze ; ensuite il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart vivent encore maintenant, mais dont quelques-uns sont morts ; ensuite il a été vu par Jacques, puis par tous les apôtres, enfin, après eux tous, il a été vu aussi par moi, qui suis comme l'avorton, car je suis le moindre des apôtres, moi qui ne mérite pas de porter le nom d'apôtre, parce que j'ai persécuté l'église de Dieu. Mais c'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et la grâce qu'il m'a faite n'a pas été vaine, mais j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi, toutefois, mais la grâce de Dieu avec moi. Ainsi donc, que ce soit moi, que ce soit eux, voilà ce que nous prêchons, et voilà ce que vous avez cru. Mais, si l'on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment y a-t-il parmi vous des gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection des morts ? Mais, s'il n'y a pas de résurrection des morts, Christ non plus n'est pas ressuscité ; or, si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, vaine aussi est votre foi, et il se trouve en outre que nous sommes de faux témoins à l'égard de Dieu, car nous avons témoigné contre Dieu qu'il a ressuscité Christ ; tandis qu'il ne l'a pas ressuscité, si, en effet, les morts ne ressuscitent pas ; car si les morts ne ressuscitent pas, Christ non plus n'est pas ressuscité ; or si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est chimérique, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ ont péri. Si c'est seulement pendant cette vie-ci, que nous espérons en Christ, nous sommes plus à plaindre que tout le reste des hommes. Mais maintenant Christ est ressuscité des morts, comme prémices de ceux qui sont morts ! En effet, comme la mort vient d'un homme, c'est d'un homme aussi que vient la résurrection des morts ; car, de même que c'est en Adam que meurent tous les hommes, de même aussi c'est en Christ que tous ils reprendront vie, mais chacun dans son propre rang : les prémices, c'est Christ, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement ; ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à Dieu son Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité, et toute puissance ; car il faut qu'il règne jusques à ce qu'il ait mis tous les ennemis sous ses pieds ; comme dernier ennemi est détruite la mort, car Il a tout placé sous ses pieds. Or quand il aura dit : « tout est soumis, » il est évident que c'est sauf Celui qui lui a soumis toutes choses ; mais quand toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils même sera soumis à Celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. Ou bien que feront ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi se font-ils encore baptiser pour eux ? Pourquoi nous-mêmes, de notre côté, bravons-nous le péril à toute heure ? Je meurs tous les jours ; j'en atteste, frères, le droit de m'enorgueillir de vous, que je possède en Christ Jésus notre seigneur. Si c'est humainement que j'ai combattu contre les bêtes à Éphèse, quel avantage m'en revient-il ? Si les morts ne ressuscitent point, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Ne vous laissez pas séduire : « mauvaises compagnies gâtent bonnes mœurs ; soyez sobres, comme il convient, et ne péchez pas ; car quelques-uns de vous ne connaissent pas Dieu ; c'est à votre honte que je le dis. Mais, dira quelqu'un : « Comment ressuscitent les morts ? Et avec quelle espèce de corps viennent-ils ? » Insensé ! Ce que, toi, tu sèmes ne reprend pas vie s'il ne meurt, et, quant à ce que tu sèmes, ce n'est pas le corps qui renaîtra, que tu sèmes, mais un simple grain, de blé peut-être, ou de toute autre semence ; mais c'est Dieu qui lui donne un corps, selon qu'il Lui a plu, et à chaque semence un corps qui lui est propre. Toute chair n'est pas la même chair, mais autre est celle des hommes, autre la chair des quadrupèdes, autre la chair des volatiles, autre celle des poissons ; et il y a des corps célestes et des corps terrestres ; mais différente est la gloire des célestes et différente celle des terrestres ; autre est l'éclat du soleil, et autre l'éclat de la lune, autre l'éclat des étoiles, car une étoile diffère en éclat d'une autre étoile. Il en est de même pour la résurrection des morts : il est semé dans la corruption, il ressuscite dans l'incorruptibilité ; il est semé dans le déshonneur, il ressuscite dans la gloire ; il est semé dans la faiblesse, il ressuscite dans la force ; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel ; s'il existe un corps animal, il en existe aussi un spirituel ; aussi est-il écrit : « Le premier Adam fut fait pour devenir une âme vivante, » le dernier Adam pour devenir un esprit vivifiant. Or ce qui est spirituel ne précède pas ce qui est animal, mais vient après ; le premier homme tiré de la terre est terrestre, le second homme vient du ciel ; tel qu'est le terrestre, tels aussi sont les terrestres ; et tel qu'est le céleste, tels aussi sont les célestes ; et de même que nous avons porté l'image du terrestre, nous porterons aussi l'image du céleste. Or je vous déclare ceci, frères, c'est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n'héritera pas non plus l'incorruptibilité. Voici, je vous annonce un mystère : nous tous, nous ne mourrons pas, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'œil, à la dernière trompette, car on sonnera de la trompette, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés ; car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité ; mais, quand ce corps corruptible aura revêtu l'incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la parole de l'écriture : « La mort a été engloutie dans la victoire. Où est, ô mort, ta victoire ? Où est, ô mort, ton aiguillon ? » Or l'aiguillon de la mort, c'est le péché, tandis que la puissance du péché, c'est la loi ; mais grâces soient rendues à Dieu qui nous donne la victoire par notre seigneur Jésus-Christ ! Ainsi donc, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant toujours davantage à l'œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n'est pas inutile dans le Seigneur.
Deuxième lecture
En effet, ce Melchisédec, roi de Salem, prêtre du Dieu très haut, — lui, qui, après qu'il fut allé au-devant d'Abraham lorsque celui-ci revenait de la défaite des rois, et qu'il l'eut béni, reçut aussi d'Abraham une dîme prélevée sur tout, — lui, qui premièrement, d'après l'interprétation de son nom, est roi de justice, et ensuite, de plus, roi de Salem, c'est-à-dire roi de paix, — lui, qui est sans père, sans mère, sans généalogie, — lui, qui n'a ni commencement de temps, ni fin de vie, mais qui a été rendu semblable au fils de Dieu, — il demeure prêtre à perpétuité. Or considérez combien est grand ce personnage, auquel Abraham donna une dîme prise sur les prémices du butin, lui, le patriarche ! Tandis que ceux des fils de Lévi qui exercent la prêtrise ont, d'après la loi, l'ordre de lever une dîme sur le peuple, c'est-à-dire sur leurs frères, quoique ceux-ci soient issus des reins d'Abraham, lui, qui ne tire point d'eux sa généalogie, il a levé la dîme sur Abraham, et il a béni celui qui possédait les promesses. Or, il est absolument incontestable que c'est l'inférieur qui est béni par le supérieur. Et, tandis qu'ici ce sont des hommes mortels qui perçoivent les dîmes, là, au contraire, c'est quelqu'un dont il est attesté qu'il est vivant ; et c'est aussi, pour ainsi dire, sur Lévi, lui qui perçoit les dîmes, que, par l'intermédiaire d'Abraham, est levée la dîme ; car il était encore dans les reins de son père, quand Melchisédec vint au-devant de celui-ci. Si donc la perfection eût été réalisée par la prêtrise lévitique, (car c'est à celle-ci que se rapporte la loi donnée au peuple), il n'eût pas encore été nécessaire que ce fût selon le rang de Melchisédec que s'installât un autre prêtre, et qu'il ne fût pas désigné selon le rang d'Aaron ; car, une fois la prêtrise changée, il en résulte nécessairement aussi un changement de loi. Celui auquel s'appliquent ces paroles appartient, en effet, à une autre tribu, dont aucun membre n'a jamais fait le service de l'autel ; car il est notoire que c'est de Juda qu'a surgi notre seigneur, tribu pour laquelle Moïse n'a rien dit qui concernât les prêtres. Et cela devient encore plus évident, si l'on remarque que c'est à la ressemblance de Melchisédec que s'installe un autre prêtre, qui l'est devenu, non pas selon la loi d'un commandement charnel, mais selon la puissance d'une vie impérissable ; car voici le témoignage qui lui est rendu : « Tu es prêtre pour l'éternité selon le rang de Melchisédec. » En effet, tandis qu'un commandement antérieur est abrogé, à cause de son impuissance et de son inefficacité, (car la loi n'a rien amené à la perfection), il s'introduit en revanche une espérance meilleure, grâce à laquelle nous nous approchons de Dieu. Et, en tant que cela n'a pas eu lieu sans serment, — ( car, tandis que les autres sont devenus prêtres sans qu'il y ait eu de serment, pour lui, il l'est devenu avec un serment prêté par Celui qui lui dit : « Le Seigneur en a fait le serment, et Il ne s'en repentira pas : Tu es prêtre pour l'éternité »), — Jésus est, par cela même, devenu le garant d'une alliance d'autant plus excellente. Et, tandis que les autres ont formé une pluralité de prêtres, parce que la mort empêche la permanence, pour lui, comme il demeure pour l'éternité, il possède la prêtrise indéfectible, en sorte qu'il peut aussi sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, car il est toujours vivant pour intercéder pour eux. C'est bien, en effet, un tel grand prêtre qui nous convenait : saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et qui est devenu plus élevé que les cieux ; il n'a pas journellement besoin, comme les grands prêtres, d'offrir des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, puis pour ceux du peuple ; car ceci il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même en sacrifice. En effet, tandis que la loi institue, pour grands prêtres, des hommes pleins de faiblesse, la parole du serment, prêté après la loi, institue un Fils qui est parvenu à la perfection pour l'éternité.
Deuxième lecture
Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je vous le répète : Réjouissez-vous. Que votre mansuétude se fasse connaître à tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais, qu'en toute chose, vos demandes se fassent connaître à Dieu par la prière et l'intercession, avec actions de grâces, et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, tiendra sous sa garde en Christ Jésus vos cœurs et vos pensées. Au reste, frères, que toutes les choses qui sont vraies, toutes celles qui sont honorables, toutes celles qui sont justes, toutes celles qui sont pures, toutes celles qui sont aimables, toutes celles qui sont approuvées, qu'en un mot toute vertu et toute louange fassent l'objet de vos pensées ; et ce que vous avez appris et reçu, ouï et vu de moi, pratiquez-le ; et le Dieu de paix sera avec vous.
Évangile
Et quand le sabbat fut passé Marie la Magdalène, et Marie mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin de venir l'embaumer. Et de très grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil venait de se lever. Et elles se disaient entre elles : « Qui est-ce qui nous roulera la pierre de devant l'entrée du sépulcre ? » Et ayant levé les yeux, elles voient que la pierre avait été roulée ; car elle était très grande. Et étant arrivées au sépulcre, elles voient un jeune homme assis sur la droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent dans l'épouvante. Mais il leur dit : « Ne vous épouvantez point ; vous cherchez Jésus le Nazarénien qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n'est pas ici ; voici la place où ils l'avaient mis. Mais allez, dites à ses disciples et à Pierre : « Il vous devance en Galilée ; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. » Et étant sorties, elles s'enfuirent du sépulcre, car la terreur et l'effroi les avaient saisies. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. Or étant ressuscité sur le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d'abord à Marie la Magdalène, de laquelle il avait chassé sept démons. Celle-ci s'en alla en informer ceux qui, ayant été avec lui, se trouvaient dans le deuil et les larmes. Et ceux-ci, en entendant dire qu'il vivait et qu'il avait été vu par elles, furent incrédules. Mais après cela il se manifesta sous une autre forme à deux d'entre eux qui étaient en marche pour se rendre aux champs ; et ceux-ci s'en allèrent en informer les autres, mais ils ne crurent pas non plus ceux-ci. Mais enfin il se manifesta aux onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table, et il leur fit honte de leur incrédulité et de leur dureté de cœur, pour n'avoir pas cru ceux qui l'avaient contemplé ressuscité des morts ; et il leur dit : « Allez dans le monde entier prêcher l'évangile à toute la création ; celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; mais celui qui n'aura pas cru sera condamné. Or voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents ; lors même qu'ils boiraient quelque breuvage mortel, il ne leur nuira certainement pas ; ils imposeront les mains aux malades, et ils guériront. » Ainsi donc, tandis que le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé dans le ciel et s'assit à la droite de Dieu, ceux-ci de leur côté s'en allèrent prêcher partout ; le Seigneur coopérant avec eux et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient.]
Évangile
Et l'un des scribes, qui, ayant entendu leur discussion, avait reconnu qu'il leur avait bien répliqué, s'approcha et lui demanda : « Quel commandement est le premier de tous ? » Jésus lui répliqua : « Le premier est : Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu est seul Seigneur ; et, tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe lui dit : « Bien, maître ; tu as dit avec vérité qu'il l'est seul, et qu'il n'y en a point d'autre que Lui, et que L'aimer de tout son cœur, et de. tout son esprit, et de toute sa force, et aimer le prochain comme soi-même, l'emporte de beaucoup sur tous les holocaustes et les sacrifices. » Et Jésus, voyant qu'il avait répliqué avec sagacité, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger.
Évangile
Et quand Jésus eut de nouveau traversé sur l'autre rive dans une barque, une foule nombreuse se rassembla près de lui, et il se tenait auprès la mer. Alors survient un des chefs de synagogue, nommé Jaïrus ; et l'ayant vu, il tombe à ses pieds, et il lui adressait beaucoup de sollicitations, en disant : « Ma fille est à l'extrémité, viens poser les mains sur elle, afin qu'elle soit guérie et qu'elle vive. » Et il s'en alla avec lui, et une foule nombreuse le suivait, et elle le pressait fortement. Et une femme, qui depuis douze ans avait une perte de sang, et qui avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins, et qui avait dépensé tout son bien et n'y avait rien gagné, mais avait été plutôt de mal en pis, ayant ouï ce qu'on disait de Jésus, vint dans la foule toucher par derrière son manteau ; car elle disait : « Si je puis toucher ses vêtements, je serai guérie. » Et aussitôt l'écoulement de son sang se dessécha, et elle sentit en son corps qu'elle était guérie de son infirmité ; et aussitôt Jésus ayant senti en lui-même la force qui était sortie de lui, s'étant retourné au milieu de la foule, disait : « Qui est-ce qui a touché mes vêtements ? » Et ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui est-ce qui m'a touché ? » Et il portait autour de lui ses regards pour voir celle qui avait fait cela. Mais la femme effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint, et se jeta à ses pieds, et lui dit toute la vérité. Mais il lui dit : « Ma fille, ta foi t'a guérie ; va-t-en en paix et sois rétablie de ton infirmité. »
Évangile
Après cela eut lieu une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. Or il existe à Jérusalem, près de la porte des brebis, une piscine, celle qui est nommée en hébreu Bethsaïda ; elle est entourée de cinq portiques, dans lesquels était couchée une multitude de malades, aveugles, boiteux, paralysés. [Car un ange du Seigneur descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l'eau ; celui donc qui entrait le premier dans la piscine après l'agitation de l'eau était guéri, de quelque maladie qu'il fût atteint.] Or il se trouvait là un homme qui était depuis trente-huit ans en état de maladie ; Jésus l'ayant vu couché, et ayant su qu'il l'était déjà depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répliqua : « Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine quand l'eau a été agitée ; mais pendant que j'y vais moi-même un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, emporte ta couchette, et marche. » Et aussitôt l'homme fut guéri, et il emporta sa couchette, et il marchait ; or ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs disaient donc au guéri : « C'est un jour de sabbat, il ne t'est pas permis d'emporter ta couchette. » Mais il leur répliqua : « Celui qui m'a guéri m'a dit lui-même : Emporte ta couchette, et marche. » Ils lui demandèrent : « Qui est l'homme qui t'a dit : Emporte, et marche ? » Mais le guéri ne savait qui c'était, car Jésus s'était esquivé grâce à la foule qui se trouvait en cet endroit. Ensuite Jésus le trouve dans le temple et il lui dit : « Voici, tu as été guéri, ne pèche plus, afin qu'il ne t'arrive pas pire. » L'homme s'en alla, et il informa les Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri ; c'est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus, parce qu'il avait fait cela un jour de sabbat. Mais Jésus leur répliqua : « Mon Père travaille jusques à maintenant, et moi aussi je travaille. » A cause de cela les Juifs cherchaient donc encore plus à le faire mourir, parce que non seulement il anéantissait le sabbat, mais encore parce qu'il appelait Dieu son propre père, se faisant lui-même égal à Dieu. Il reprit donc la parole et il leur disait : « En vérité, en vérité je vous le déclare : le Fils ne peut rien faire de lui-même, s'il ne le voit faire au Père ; car quoi que fasse Celui-ci, le Fils aussi le fait pareillement ; car le Père aime le Fils, et Il lui montre tout ce qu'il fait lui-même, et Il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez émerveillés ; car comme le Père ressuscite et vivifie les morts, de même aussi le Fils vivifie qui il veut ; le Père non plus ne juge personne, mais Il a remis au Fils le jugement tout entier, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père ; celui qui n'honore point le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé. En vérité, en vérité je vous déclare que celui qui écoute ma parole, et qui croit en Celui qui m'a envoyé possède la vie éternelle, et il ne subit pas de jugement, mais il est passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité je vous déclare que l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les morts entendront la voix du fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront ; car, comme le Père a la vie en Lui-même, ainsi Il a donné aussi au Fils d'avoir la vie en lui-même, et Il lui a donné pouvoir de juger, parce que c'est un fils d'homme. Ne vous en étonnez pas, car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront, ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie, ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement. Je ne puis, quant à moi, rien faire de moi-même ; comme j'entends je juge, et mon jugement est juste, parce que je ne recherche pas ma propre volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé. Si c'est moi qui témoigne en ma faveur, mon témoignage n'est pas véridique ; c'est un autre qui témoigne pour moi, et je sais que le témoignage qu'il porte en ma faveur est véridique. Pour vous, vous avez envoyé auprès de Jean, et il a rendu témoignage à la vérité ; mais moi, ce n'est pas d'un homme que je reçois le témoignage qui m'est rendu ; si j'en parle, c'est afin que vous soyez sauvés ; il était la lampe qui brûle et qui luit, mais vous, vous avez voulu vous égayer un instant à sa lumière. Quant à moi, j'ai un témoignage qui est plus grand que celui de Jean, car les œuvres que le Père m'a données afin que je les accomplisse, ces œuvres mêmes que je fais témoignent pour moi que le Père m'a envoyé ; et le Père qui m'a envoyé, c'est Lui qui a témoigné pour moi. Jamais vous n'avez entendu Sa voix, ni vous n'avez vu Sa figure, et vous n'avez pas Sa parole demeurant en vous, car vous ne croyez pas en celui que Lui-même a envoyé. Vous scrutez les Écritures, parce que vous pensez posséder en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui témoignent pour moi, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! Ce n'est pas que j'accepte une gloire dispensée par les hommes, mais j'ai connu que vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu ; moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez. Comment pouvez-vous croire, vous qui acceptez une gloire que vous vous dispensez mutuellement, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient de l'Unique ? Ne pensez pas que ce soit moi qui vous accuserai auprès du Père ; votre accusateur auprès du Père, c'est Moïse en qui vous avez espéré ; car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car il a écrit sur moi ; mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment pouvez-vous croire à mes paroles ? »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.

