Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Ézéchiel 41

Alors il m'introduisit dans le temple même, et il mesura les piliers ; il y avait six coudées de largeur d'un côté, et six coudées de largeur de l'autre, largeur du tabernacle. Et la largeur de la porte était de dix coudées, et entre les panneaux de la porte il y avait cinq coudées d'un côté, et cinq coudées de l'autre. Et il mesura sa longueur qui était de quarante coudées, et la largeur de vingt coudées. Puis il entra dans l'intérieur, et il mesura les piliers de la porte, deux coudées, et l'ouverture six coudées, et la largeur de la porte sept coudées. Et il mesura vingt coudées en longueur et vingt coudées en largeur, devant le temple, et il me dit : C'est ici le lieu très saint. Alors il mesura le mur de la maison ; il avait six coudées, et la largeur des chambres latérales régnant tout autour de la maison était de quatre coudées. Quant aux chambres latérales, elles étaient à côté les unes des autres ; il y en avait trente, et trois étages, et elles entraient dans un mur construit intérieurement pour ces chambres, afin qu'elles fussent adhérentes et non inhérentes au mur de la maison. Or l'espace qui régnait tout autour s'élargissait de plus en plus en s'élevant avec les chambres, car un escalier tournant s'élevait en suivant les contours intérieurs de la maison, de manière que la maison allait s'élargissant à mesure qu'on s'élevait ; et ainsi, de l'étage inférieur on montait à l'étage supérieur par celui du milieu. Puis je considérai la hauteur intérieure tout autour ; les fondements des chambres latérales avaient une perche entière, six coudées jusqu'à la jonction. La largeur du mur extérieur aux chambres latérales était de cinq coudées, et le vide entre les chambres latérales de la maison et les chambres, avait vingt coudées de largeur tout autour de la maison. Or la porte des chambres latérales s'ouvrait sur l'espace libre : il y avait une porte au nord et une porte au midi, et la largeur de l'espace libre était de cinq coudées tout autour. Ainsi l'édifice placé sur le devant de l'aire fermée avait, du côté de l'occident, une largeur de soixante-dix coudées, et le mur de l'édifice avait tout autour une largeur de cinq coudées, et sa longueur était de quatre-vingt-dix coudées. Et il mesura la maison : sa longueur était de cent coudées, et l'aire fermée, avec ses constructions et ses murailles, avait cent coudées de longueur, et la largeur du front de la maison et de l'aire fermée était, du côté de l'orient, de cent coudées. Et il mesura la longueur de l'édifice devant l'aire fermée, ce qui était sur son côté de derrière, et les chambres latérales de l'un et de l'autre côté ; elle était de cent coudées. Et le temple intérieur et son vestibule extérieur, les seuils et les fenêtres fermées, et les appartements latéraux du pourtour, à tous les trois étages, parallèlement au seuil, étaient recouverts de bois tout autour. Et du sol jusqu'aux fenêtres, savoir aux fenêtres cachées, au-dessus de la porte et jusque dans l'intérieur de la maison, et en dehors, et à toutes les parois tout autour, à l'intérieur et à l'extérieur, les dimensions étaient exactes. Et on y avait sculpté des Chérubins et des palmiers, un palmier entre deux Chérubins, et chaque Chérubin avait deux faces, c'est-à-dire une face d'homme tournée vers l'un des palmiers d'un côté, et une face de lion tournée vers l'autre palmier de l'autre côté ; c'est ce qui avait été fait tout autour de la maison. Du sol jusqu'au-dessus de la porte, des Chérubins et des palmiers avaient été faits au mur du temple. Les jambages du temple étaient de forme carrée, et la façade du sanctuaire avait l'aspect qu'elle avait eu. L'autel était de bois, de trois coudées en hauteur et de deux coudées en longueur, et ses angles, son piédestal, et ses parois étaient de bois ; et il me dit : « C'est la table dressée devant l'Éternel. » Et le temple et le sanctuaire avaient deux portes ; et ces deux portes avaient deux battants mobiles ; une porte avait deux battants, et l'autre aussi deux battants. Et on y avait fait, aux portes du temple, des Chérubins et des palmiers, tels que ceux qui avaient été faits au mur, et un seuil en bois était devant le vestibule en dehors. Et il y avait des fenêtres fermées et des palmiers d'un côté et de l'autre aux parois latérales du vestibule, et aux chambres latérales de la maison et à leurs poutres.

Première lecture

Genèse 12:1-20

Et l'Éternel dit à Abram : Quitte ton pays et ta patrie et la maison de ton père pour aller au pays que je te montrerai. Et je te ferai devenir un grand peuple et je te bénirai et te donnerai un grand nom et tu seras une bénédiction. Et je bénirai qui te bénira, et qui te maudira je le maudirai, et c'est en toi que toutes les familles de la terre seront bénies. Alors Abram s'achemina conformément à ce que lui avait dit l'Éternel, et Lot s'achemina avec lui. Or Abram avait soixante-quinze ans à son départ de Charan. Et Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, et tout le bien qu'ils avaient acquis et le personnel qu'ils s'étaient fait à Charan, et ils partirent pour gagner le pays de Canaan et ils entrèrent au pays de Canaan. Et Abram pénétra dans le pays jusqu'au lieu [nommé] Sichem, jusqu'à la chênaie de Moreh. Or les Cananéens étaient alors dans le pays. Alors l'Éternel apparut à Abram et dit : Je donnerai ce pays à ta postérité. Et il bâtit là un autel à l'Éternel qui lui était apparu. Et il se transporta de là vers la montagne à l'orient de Béthel, et tendit sa tente, ayant Béthel à l'occident et Aï à l'orient, et bâtit là un autel à l'Éternel, et invoqua le nom de l'Éternel. Et de station en station Abram s'avançait vers le Midi. – Et il y eut famine dans le pays : alors Abram descendit en Egypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. Et comme il était près d'entrer en Egypte, il dit à Saraï, sa femme : Eh bien ! voici, je sais que tu es une femme belle de figure. Et il arrivera que lorsque les Egyptiens te verront, ils diront : C'est sa femme ! et ils me tueront, mais à toi ils laisseront la vie. Dis donc que tu es ma sœur, afin que l'on me traite bien pour l'amour de toi, et que mon âme vive grâce à toi. Et lorsque Abram fut arrivé en Egypte, les Égyptiens virent que c'était une femme d'une très grande beauté. Et les Grands de Pharaon la virent et la vantèrent à Pharaon ; et la femme fut enlevée et menée dans la demeure de Pharaon. Et pour l'amour d'elle il traita bien Abram, qui eut des brebis et des bœufs et des ânes et des serviteurs et des servantes et des ânesses et des chameaux. Mais l'Éternel frappa Pharaon de grandes plaies ainsi que sa maison, au sujet de Saraï, femme d'Abram. Alors Pharaon manda Abram et lui dit : Pourquoi en as-tu agi de la sorte envers moi ? pourquoi ne pas m'avouer que c'est ta femme ? Pourquoi dire : C'est ma sœur ; aussi me suis-je emparé d'elle pour en faire ma femme ? Eh bien ! voici, puisque c'est ta femme, prends-la et t'en va. Et Pharaon lui assigna des gens, qui l'escortèrent lui et sa femme et tout ce qu'il avait.

Première lecture

Josué 23:1-16

Et un long temps s'étant écoulé, après que l'Éternel eut donné le repos à Israël vis-à-vis de tous ses ennemis à la ronde, et lorsque Josué fut devenu vieux et avancé en âge, Josué convoqua tout Israël, ses Anciens et ses Chefs et ses Juges et ses Officiers, et il leur dit : Je suis vieux et avancé en âge. Et vous avez vu tout ce que l'Éternel, votre Dieu, a fait à tous ces peuples devant vous. Car l'Éternel, votre Dieu, lui-même, a combattu pour vous. Voyez, je vous ai fait échoir en propriété pour vos Tribus ces peuples qui ont survécu, depuis le Jourdain, et tous les peuples que j'ai exterminés jusqu'à la Grande Mer, où le soleil se couche. Et l'Éternel, votre Dieu, lui-même, leur donnera la chasse devant vous et les dépossédera devant vous, et vous vous emparerez de leur pays, comme l'Éternel, votre Dieu, vous l'a promis. Tenez ferme à l'observation et à la pratique de tout ce qui est écrit dans le livre de la loi de Moïse, sans vous écarter ni à droite ni à gauche, sans vous mêler à ces nations qui restent près de vous, et sans rappeler le nom de leurs dieux, et sans faire jurer par eux, et sans leur rendre ni culte, ni hommage ; mais c'est à l'Éternel, votre Dieu, que vous vous attacherez, ainsi que vous l'avez fait jusqu'à ce jour. Aussi bien l'Éternel a chassé devant vous de grandes et fortes nations, et personne ne vous a tenu tête jusqu'à ce jour. Un seul d'entre vous en poursuit mille, parce que l'Éternel, votre Dieu, lui-même, combat pour vous, comme il vous l'a promis. Faites donc bien attention en vous-mêmes d'aimer l'Éternel, votre Dieu. Car, si vous vous détournez et vous vous attachez au résidu de ces nations qui ont été laissées près de vous, et si vous contractez des mariages chez elles, et que vous vous mêliez à elles et elles à vous, sachez bien que l'Éternel, votre Dieu, ne continuera pas à chasser ces nations devant vous, et elles seront pour vous un piège et un lacs et une verge pour vos flancs et des épines dans vos yeux, jusqu'à ce que vous soyez exterminés de ce beau pays que vous a donné l'Éternel, votre Dieu. Et voici, je fournis maintenant la carrière de tout ce qui est de la terre. Reconnaissez donc de tout votre cœur et de toute votre âme qu'aucune des belles promesses que vous a faites l'Éternel, votre Dieu, n'est tombée : tout s'est accompli pour vous, pas un mot n'en est tombé. Mais de même que se sont accomplies pour vous toutes les promesses que vous a faites l'Éternel, votre Dieu, de même l'Éternel accomplira sur vous toutes les menaces, jusqu'à ce qu'il vous ait exterminés de ce beau pays que l'Éternel, votre Dieu, vous a donné. Dès que vous transgresserez l'alliance que l'Éternel, votre Dieu, vous a prescrite et dès que vous irez vous mettre au service d'autres dieux et les adorer, la colère de l'Éternel s'allumera contre vous, et vous serez bientôt exterminés du beau pays qu'il vous a donné.

Première lecture

Deutéronome 5

Et Moïse convoqua tous les Israélites et leur dit : Écoute, Israël, les statuts et les lois que je vais redire à vos oreilles en ce jour, et apprenez-les et veillez à les pratiquer. L'Éternel, notre Dieu, conclut avec nous une alliance en Horeb. Ce n'est pas avec nos pères que l'Éternel conclut cette alliance, mais avec nous, nous ici présents et tous vivant aujourd'hui. L'Éternel vous parla face à face sur la montagne du milieu du feu. J'étais alors intermédiaire entre l'Éternel et vous, pour vous transmettre la parole de l'Éternel, car vous eûtes peur à l'aspect du feu et vous ne montâtes point sur la montagne. Et Il dit : Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai retiré du pays d'Egypte, de la maison de servitude. Tu n'auras point d'autres dieux en face de moi. Tu ne te feras point de sculpture, aucune effigie de ce qui est en haut dans le ciel et en bas sur la terre et dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne les adoreras point et ne te laisseras point aller à les servir, car je suis l'Éternel, ton Dieu, un Dieu jaloux qui châtie l'iniquité des pères sur les fils et sur la troisième et sur la quatrième génération de ceux qui me haïssent et qui fais grâce à la millième génération de ceux qui m'aiment et gardent mes commandements. Tu ne proféreras pas le nom de l'Éternel, ton Dieu, légèrement, car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui proférera son nom légèrement. Observe le jour du repos pour le sanctifier, comme l'Éternel, ton Dieu, te l'a commandé. Six jours tu travailleras et feras tout ton travail. Mais le septième jour est le sabbat de l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni la servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucun de tes bestiaux, ni ton étranger qui est dans tes Portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent, ainsi que toi, te souvenant que tu fus esclave au pays d'Egypte et que l'Éternel, ton Dieu, t'a retiré de là d'une main forte et d'un bras étendu ; c'est pourquoi l'Éternel, ton Dieu, t'a commandé d'observer le jour du repos. Honore ton père et ta mère, comme te l'a commandé l'Éternel, ton Dieu, afin que tes jours se prolongent et que tu sois heureux dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. Tu ne seras point meurtrier. Tu ne seras point adultère. Tu ne seras point larron. Tu ne seras point faux témoin contre ton prochain. Et tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, et tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui est à ton prochain. Telles sont les Paroles que l'Éternel a dites à toute votre Assemblée sur la montagne, du milieu du feu, de la nuée, de l'obscurité, à haute voix ; et Il ne l'a plus fait ; et Il les écrivit sur deux Tables de pierre qu'il me donna. Et comme vous entendîtes cette voix sortant de l'obscurité, et comme un feu embrasait la montagne, vous vous approchâtes de moi, tous vos Chefs de Tribus et vos Anciens, et vous dîtes : Voilà que l'Éternel, notre Dieu, nous a fait voir sa gloire et sa majesté, et nous avons entendu sa voix sortir du feu ; en ce jour nous avons vu que Dieu parle à l'homme, et que celui-ci peut vivre. Or maintenant pourquoi mourrions-nous ? car ce grand feu nous consumera ; si nous continuons à ouïr encore la voix de l'Éternel, notre Dieu, nous mourrons. Car en toute chair qui pourrait entendre comme nous la voix du Dieu vivant parlant du milieu du feu et vivre ? Va, toi, plus près, et écoute tout ce que dira l'Éternel, notre Dieu, et toi, tu nous rediras tout ce que t'aura dit l'Éternel, notre Dieu, et nous voulons l'écouter et le faire. Et l'Éternel entendit vos discours, quand vous me parliez. Et l'Éternel me dit : J'ai entendu les paroles que ce peuple t'a adressées ; tout ce qu'ils ont dit, est bien. Puisse leur cœur rester tel pour me craindre et garder tous mes commandements dans tous les temps, afin qu'ils soient heureux, eux et leurs enfants éternellement ! Va et dis-leur : Retournez-vous-en dans vos tentes. Mais, toi, reste ici avec moi et je te dirai la totalité des commandements, des statuts et des lois que tu leur enseigneras, afin qu'ils les pratiquent dans le pays que je vais leur donner en propriété. Veillez donc à vous conformer aux ordres de l'Éternel, votre Dieu, ne déviez ni à droite ni à gauche ; suivez entièrement la voie que vous a prescrite l'Éternel, votre Dieu, afin que vous viviez, et soyez heureux, et ayez de longs jours dans le pays dont vous ferez la conquête.

Épître

1 Rois 17:17-24

Et sur ces entrefaites, le fils de la femme, maîtresse de la maison, tomba malade, et sa maladie était très intense, au point qu'il ne lui restait plus un souffle de vie. Alors elle dit à Élie : Que peut-il y avoir entre moi et toi, homme de Dieu ? Es-tu venu chez moi pour rappeler la mémoire de ma faute, et faire mourir mon fils ? Et il lui dit : Confie-moi ton fils. Et il le prit d'entre ses bras et le porta dans la chambre supérieure où il logeait, et il le coucha sur son lit. Et il implora l'Éternel et dit : Éternel, mon Dieu, est-ce que même cette veuve chez qui je trouve l'hospitalité, tu veux l'affliger en faisant mourir son fils ? Puis il s'étendit sur l'enfant par trois fois et implora l'Éternel en disant : Éternel, mon Dieu, oh ! que l'âme de cet enfant revienne au dedans de lui ! Et l'Éternel écouta la voix d'Élie et l'âme de l'enfant revint au dedans de lui et il reprit vie. Alors Élie prit l'enfant et le descendit de l'étage supérieur dans l'habitation, et le rendit à sa mère en disant : Vois ! ton fils est vivant. Et la femme dit à Élie : Maintenant je reconnais que tu es un homme de Dieu et que la parole de l'Éternel dans ta bouche est vérité.

Psaume responsorial

Psaumes 150

Alléluia ! Louez Dieu dans son Sanctuaire ! Louez-le dans son glorieux firmament ! Louez-le pour ses hauts faits ! Louez-le à proportion de sa grandeur ! Louez-le au son de la trompette ! Louez-le avec le luth et la harpe ! Louez-le avec les cymbales et en chœur ! Louez-le au son des cordes et du chalumeau ! Louez-le avec les cymbales sonores ! Louez-le avec les cymbales bruyantes ! Que tout ce qui respire loue l'Éternel ! Alléluia !

Psaume responsorial

Psaumes 90

Prière de Moïse, homme de Dieu.Éternel, tu as été notre refuge d'une génération à l'autre génération ; avant que les montagnes fussent enfantées, et que tu eusses engendré la terre et le monde, oui, de l'éternité à l'éternité tu es, ô Dieu. Tu fais rentrer l'homme dans la poudre, et tu dis : « Rentrez-y, enfants des hommes ! » Car mille ans sont à tes yeux comme le jour d'hier, quand il est passé, et comme une veille dans la nuit. Tu les emportes, ils sont un rêve ; le matin, comme l'herbe, l'homme lève ; le matin il fleurit et lève ; le soir il est tranché, et il sèche. Car nous sommes consumés par ta colère, et par ton courroux nous sommes terrassés. Tu produis nos péchés à ta vue, et nos secrets à la lumière de ta face. Car tous nos jours fuient devant ta fureur, nous perdons nos années, comme une pensée. Les jours de notre vie, ce sont soixante-dix années, et, pour les forts, quatre-vingts années ; et ce qui fait leur orgueil est peine et néant ; car il passe vite, et nous nous envolons. Qui connaît la puissance de ta colère, et mesure ton courroux sur la crainte qui t'est due ? Apprends-nous à faire un tel compte de nos jours, que nous acquérions un cœur sage ! Reviens, Éternel ! Jusques à quand ?… \ Et prends pitié de tes serviteurs ! Rassasie-nous bientôt de ta grâce, et nous serons triomphants et joyeux durant tous nos jours ! Donne-nous de la joie pour le temps que tu nous affligeas, pour les années où nous connûmes le malheur ! Rends ton action visible à tes serviteurs, et ta majesté à leurs enfants ! Que la faveur du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous ! Et consolide pour nous l'œuvre de nos mains, oui, consolide l'œuvre de nos mains !

Évangile

Jean 11:1-45

Or il y avait un malade, Lazare de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. — Or Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et qui essuya ses pieds avec ses cheveux ; c'était son frère Lazare qui était malade. — Les sœurs envoyèrent donc auprès de lui en lui faisant dire : « Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. » Ce que Jésus ayant ouï, il dit : « Cette maladie ne doit pas entraîner la mort, mais servir à la gloire de Dieu, afin que le fils de Dieu soit glorifié par elle. » Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. Lors donc qu'il eut appris qu'il était malade, il demeura, il est vrai, pour le moment pendant deux jours dans l'endroit où il se trouvait, puis ensuite il dit aux disciples : « Retournons en Judée. » Les disciples lui disent : Rabbi, naguère les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là derechef ! » Jésus répliqua : « Est-ce qu'il n'y a pas douze heures au jour ? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais si quelqu'un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n'est pas en lui. » Il parla ainsi, et après il leur dit : « Lazare notre ami s'est endormi, mais je vais pour l'éveiller. » Les disciples lui dirent donc : « Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé. » — Mais Jésus avait parlé de sa mort ; tandis qu'eux s'imaginèrent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil. — Alors donc Jésus leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis à cause de vous, afin que vous croyiez, de ce que je n'étais pas là ; mais allons vers lui. » Thomas, qui est appelé Didymos, dit donc aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, afin que nous mourrions avec lui. » Jésus étant donc arrivé trouva qu'il était depuis déjà quatre jours dans le sépulcre. Or Béthanie était rapprochée de Jérusalem d'environ quinze stades, et plusieurs d'entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie, afin de les consoler au sujet de leur frère. Marthe donc, lorsqu'elle apprit que Jésus arrivait, vint à sa rencontre, tandis que Marie demeurait assise dans la maison. Marthe dit donc à Jésus : « Si tu avais été ici, mon frère ne serait point mort ; et maintenant je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe lui dit : « Je sais qu'il ressuscitera lors de la résurrection au dernier jour. » Jésus lui dit : « C'est moi qui suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort et tout vivant qui croit en moi ne mourra certainement jamais. Crois-tu cela ? » Elle lui dit : « Oui, Seigneur, pour moi je crois que c'est toi qui es le Christ, le fils de Dieu, celui qui doit venir dans le monde. » Et après avoir dit cela elle s'en alla, et elle appela Marie sa sœur en lui disant en secret : « Le maître est ici et il t'appelle. » Celle-ci, dès qu'elle eut entendu, se leva en toute hâte et vint vers lui. Or Jésus n'était pas encore entré dans le village, mais il était encore à l'endroit où l'avait rencontré Marthe. Les Juifs donc qui étaient avec elle dans la maison et qui la consolaient, voyant que Marie s'était levée en toute hâte et était sortie, la suivirent en pensant qu'elle allait au sépulcre afin d'y pleurer. Marie donc, lorsqu'elle fut arrivée là où était Jésus, l'ayant vu tomba à ses pieds, en lui disant : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Jésus donc, lorsqu'il la vit pleurer, et les Juifs venus avec elle pleurer aussi, fut irrité en son esprit, et il tressaillit et dit : « Où l'avez-vous mis ? » On lui dit : « Seigneur, viens et vois. » Jésus pleura. Les Juifs donc disaient : « Voyez comme il l'aimait. » Mais quelques-uns d'entre eux dirent : « Est-ce que celui-ci qui a ouvert les yeux de l'aveugle ne pouvait pas faire que celui-ci aussi ne mourût point ? » Jésus donc, derechef irrité en lui-même, se rend au sépulcre ; or c'était une grotte, et une pierre était placée dessus. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » La sœur du mort, Marthe, lui dit : « Seigneur, il donne déjà de l'odeur ; car voici quatre jours qu'il y est. » Jésus lui dit : « Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » Ils enlevèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : « Père, je Te rends grâce de ce que Tu m'as écouté ; pour moi je savais bien que Tu m'écoutes toujours, mais c'est à cause de la foule qui m'entoure que j'ai parlé, afin qu'ils croient que c'est Toi qui m'as envoyé. » Et après avoir dit cela il s'écria à haute voix : « Lazare, viens dehors ! » Le mort sortit, avec les pieds et les mains attachés par des bandelettes, et son visage était enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Plusieurs donc d'entre les Juifs, qui étaient venus auprès de Marie, et qui avaient vu ce qu'il avait fait, crurent en lui ;

Psaume responsorial

Psaumes 78

Hymne d'Asaph. Mon peuple, écoute mes leçons ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche ! Je vais ouvrir la bouche par des chants, et du passé faire jaillir des sentences. Ce que nous avons entendu et appris, et que nos pères nous ont raconté, nous ne le cèlerons point à leurs enfants, redisant à la race future les louanges de l'Éternel, et sa puissance, et les miracles qu'il fit. Il érigea un témoignage en Jacob, et Il déposa une loi en Israël, qu'il ordonna à nos pères d'enseigner à leurs enfants, pour qu'elle fût connue de l'âge qui suivrait, des enfants qui naîtraient, grandiraient pour la redire à leurs enfants ; afin qu'ils missent en Dieu leur confiance, et n'oubliassent point les œuvres de Dieu, et qu'ils gardassent ses commandements, et ne fussent pas, comme leurs pères, une race réfractaire et rebelle, une race qui n'avait pas un cœur constant, et dont l'âme ne Lui était pas fidèle. Les enfants d'Ephraïm furent des tireurs armés de l'arc, qui tournent le dos au jour du combat. Ils ne gardèrent point l'alliance de Dieu, et refusèrent de suivre ses lois ; et ils oublièrent ses hauts faits et ses miracles, dont Il les rendit témoins. Sous les yeux de leurs pères, Il fit des miracles, dans le pays d'Egypte, aux campagnes de Zoan. Il entrouvrit la mer et les fit passer, et Il fit tenir les eaux comme une digue ; et Il les guidait le jour par la nuée, et toute la nuit, à la clarté de la flamme ; Il fendit les rochers au désert, et les abreuva comme de flots abondants, et Il fit sortir des ruisseaux du rocher, et couler les eaux comme des torrents. Mais ils continuèrent encore à pécher contre Lui, à être rebelles au Très-haut dans le désert. Et ils tentèrent Dieu dans leur cœur, demandant d'être nourris selon leur fantaisie ; et ils parlèrent contre Dieu, ils dirent : « Dieu pourra-t-Il dresser une table au désert ? Voici, Il frappa le rocher, et l'eau a ruisselé, et les fleuves ont coulé ; pourra-t-Il aussi donner du pain et fournir de la viande à son peuple ? » Et à l'ouïe de ces propos, l'Éternel s'irrita, et un feu s'alluma contre Jacob, et la colère s'éleva contre Israël, parce qu'ils n'avaient pas foi en Dieu, et ne comptaient pas sur son secours. Cependant Il commanda aux nuées d'en haut, et Il ouvrit les portes des Cieux ; et Il fit pleuvoir sur eux la manne pour les nourrir, et Il leur donna le froment céleste ; ils mangèrent chacun le pain des princes ; Il leur envoya de quoi se nourrir à rassasiement. Il fit lever dans le ciel le vent d'Orient, et amena par sa puissance le vent du Midi, et Il fit pleuvoir sur eux la chair comme de la poussière et des oiseaux ailés, comme le sable des mers, et Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs habitations. Alors ils mangèrent et se rassasièrent pleinement, Il avait ainsi satisfait leur désir. Ils ne s'étaient pas encore dépris de leur désir, ils avaient encore leur aliment dans leur bouche, que la colère de Dieu s'éleva contre eux, et qu'il fit un massacre parmi leurs hommes forts, et qu'il coucha par terre la jeunesse d'Israël. Néanmoins ils péchèrent encore, et ne crurent point à ses miracles. Et d'un souffle Il consuma leurs jours, et leurs années par une ruine soudaine. Lorsqu'il les tuait, ils s'enquéraient de Lui, et revenaient, et cherchaient Dieu, et se rappelaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais leurs bouches le trompaient, et leurs langues lui mentaient, et leur cœur ne Lui fut pas fermement uni, et ils ne furent pas fidèles à son alliance. Toutefois, dans sa clémence, Il pardonna le crime et ne les détruisit pas ; et souvent Il contint son courroux, et ne donna pas cours à toute sa colère. Il se souvint donc qu'ils étaient des mortels, un souffle qui s'en va, et ne revient plus. Que de fois ils Lui furent rebelles au désert, et ils L'irritèrent dans la solitude ! Et de nouveau ils tentèrent le Seigneur, et provoquèrent le Saint d'Israël. Ils ne pensaient plus à ce qu'avait fait son bras, le jour où Il les délivra de l'ennemi, lorsque en Egypte Il opéra des prodiges, et des miracles dans les campagnes de Zoan. Il changea ses fleuves en sang, et de leurs eaux ils ne purent plus boire. Parmi eux Il envoya des moucherons qui les dévorèrent, et des grenouilles qui furent leur fléau ; et Il livra leur récolte à l'insecte vorace, et le fruit de leur labeur à la sauterelle. Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les fourmis, et Il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre. Il lança contre eux le feu de sa colère, le courroux, la fureur et l'angoisse, une cohorte d'anges des malheurs. Il donna carrière à son courroux, ne refusa point leur âme à la mort, mais livra leur vie en proie à la peste, et frappa tous les premiers-nés en Egypte, et les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham. Il fit ainsi partir son peuple comme des brebis, et le guida comme un troupeau dans le désert, et le mena sûrement, et ils furent sans crainte, et la mer recouvrit leurs adversaires. Et Il les fit arriver dans ses limites saintes, à cette montagne que sa droite conquit ; et devant eux Il chassa les nations, et les leur fit échoir en portion d'héritage, et Il établit dans leurs tentes les tribus d'Israël. Mais, rebelles ils tentèrent Dieu, le Très-haut, et ne gardèrent point ses commandements ; ils furent déserteurs et perfides, comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc trompeur ; ils excitèrent sa colère par leurs hauts-lieux, et sa jalousie par leurs idoles. Dieu l'entendit, et fut irrité, et conçut pour Israël une grande aversion. Alors Il quitta la demeure de Silo, la tente qu'il avait dressée parmi les hommes, et Il laissa sa gloire s'en aller captive, et sa majesté tomber aux mains de l'ennemi, et Il livra son peuple à l'épée, et contre son héritage Il fut irrité ; le feu dévora ses jeunes hommes, et ses vierges ne furent plus chantées ; ses prêtres succombèrent à l'épée, et ses veuves ne pleurèrent pas. Alors, comme celui qui a dormi, le Seigneur s'éveilla, tel que le héros dont le vin avait triomphé ; et Il repoussa ses ennemis, et les chargea d'une honte éternelle. Cependant Il répudia la tente de Joseph, et n'élut point la tribu d'Ephraïm ; et Il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion qu'il aimait. Et Il affermit son sanctuaire à l'égal des Cieux, à l'égal de la terre, dont Il posa les fondements éternels ; et Il élut David, son serviteur, et le tira des parcs des troupeaux ; Il lui fit quitter les brebis qui allaitent, pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et d'Israël, son héritage. Et il en fut le pasteur avec un cœur pur, et d'une main prudente il le conduisit.

Psaume responsorial

Psaumes 95

Venez, élevons nos chants à l'Éternel, et nos cris d'allégresse à notre rocher sauveur ! Présentons-nous à lui avec des louanges, offrons-lui nos joyeux cantiques. Car l'Éternel est un grand Dieu, et un Roi grand par dessus tous les dieux ; Il tient en sa main l'intérieur de la terre, et les trésors des montagnes sont à lui ; la mer est à lui, Il l'a faite, et ses mains ont formé les continents. Venez, adorons et nous prosternons, et nous agenouillons devant l'Éternel, notre créateur ! Car Il est notre Dieu, et nous le peuple dont Il est le pasteur, le troupeau conduit par sa main.Puissiez-vous aujourd'hui écouter sa voix ! « N'endurcissez pas votre cœur, comme aux Eaux de la querelle, et dans les jours de la Tentation au désert, où vos pères me tentèrent, et me mirent à l'épreuve, quoiqu'ils vissent mes hauts faits. Quarante années j'eus cette race en dégoût, et je dis : « C'est un peuple qui a le cœur égaré, et qui ne connaît pas mes voies. » Là je fis serment dans ma colère qu'ils n'entreraient point dans mon repos. »

Deuxième lecture

Ésaïe 26:1-12

En ce même jour, on chantera cet hymne dans le pays de Juda : « Nous avons une ville forte ; le secours qu'il donne, nous est un rempart et un fossé. Ouvrez les portes, afin qu'entre un peuple juste, gardien de la fidélité. Au cœur affermi tu réserves la paix, la paix, parce qu'il se confie en toi. Confiez-vous en l'Éternel perpétuellement, car l'Éternel est l'Éternel, un rocher pour tous les siècles. Car Il précipita les habitants du lieu élevé, de la ville éminente, Il l'étendit, l'étendit par terre, la coucha dans la poussière. Elle est foulée par les pieds, les pieds des malheureux, sous les pas des petits. » « Le sentier du juste est une voie unie ; du juste tu nivelles et aplanis l'ornière. Sur la voie de tes jugements nous t'attendons aussi, Éternel, et ton nom et ton souvenir sont les vœux de notre âme. Mon âme te désire la nuit, et en moi mon esprit te cherche ; car dès que [tu révèles] tes jugements à la terre, les habitants du monde sont instruits de la justice. Quand l'impie obtient grâce, il n'apprend pas la justice ; il est pervers dans le pays de la droiture, et ne considère point la grandeur de l'Éternel. » « Éternel, ta main fut levée : ils ne l'ont pas vu ! ils verront, et en seront confus, ton zèle pour le peuple, et le feu dévorera tes adversaires. Éternel, tu nous donnes la paix, car c'est toi qui opères pour nous tout ce que nous faisons.

Deuxième lecture

1 Corinthiens 16

Quant à la collecte destinée aux saints, suivez, de votre côté, les prescriptions que j'ai données aux églises de la Galatie : Que le premier jour de la semaine chacun de vous mette à part chez lui les épargnes qu'il lui plaît de faire, afin qu'on n'attende pas que je sois arrivé pour commencer les collectes. Mais quand je serai arrivé, ceux que vous aurez choisis, je les enverrai avec une lettre porter votre offrande à Jérusalem, et s'il convenait que je m'y rendisse aussi, ils feront route avec moi. Je viendrai chez vous quand j'aurai traversé la Macédoine ; car je dois traverser la Macédoine, tandis que je séjournerai peut-être chez vous, ou même que j'y passerai l'hiver, afin que ce soit vous qui m'escortiez là où je me rendrai. Je ne veux pas en effet vous visiter maintenant en passant, car j'espère séjourner quelque temps parmi vous, si le Seigneur le permet ; mais je séjournerai à Éphèse, jusques à la Pentecôte, car une grande et puissante porte m'a été ouverte, et les adversaires sont nombreux. Cependant si Timothée arrive, veillez à ce qu'il soit sans inquiétude parmi vous, car il travaille à l'œuvre du seigneur comme moi ; que personne donc ne le méprise, mais escortez-le pacifiquement afin qu'il revienne vers moi, car je l'attends. Quant au frère Apollos, je l'ai souvent exhorté à se rendre auprès de vous avec les frères, mais la volonté de s'y rendre maintenant n'y était décidément pas ; cependant il partira dès qu'il en aura l'occasion. Veillez, soyez fermes dans la foi, comportez-vous virilement, fortifiez-vous ; que toutes vos affaires se fassent avec charité. Or je vous exhorte, frères,… vous savez que la famille de Stéphanas forme les prémices de l'Achaïe et qu'elle s'est elle-même consacrée au service des saints,… je vous exhorte, dis-je, à vous soumettre de votre côté à de tels ministres et à tous ceux qui agissent et travaillent avec eux. Pour moi, je me suis réjoui de l'arrivée de Stéphanas, de Fortounatus et d'Achaïcus, parce qu'ils ont suppléé à votre absence, car ils ont tranquillisé mon esprit et le vôtre ; reconnaissez donc le mérite de tels hommes ! Les églises d'Asie vous saluent. Aquilas et Prisca vous adressent de nombreuses salutations dans le seigneur, ainsi que l'église qui se trouve dans leur maison. Tous les frères vous saluent. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. La salutation de la main de moi Paul : Si quelqu'un n'aime pas le seigneur, qu'il soit anathème ! Maranatha. Que la grâce du seigneur Jésus soit avec vous ! Ma charité est avec vous tous en Christ Jésus.

Deuxième lecture

Hébreux 8

Mais le point capital de ce que nous disons, c'est que nous possédons un grand prêtre tel, qu'il s'est assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle qui a été dressé par le Seigneur, non par un homme. En effet tout grand prêtre est institué pour présenter des offrandes et des sacrifices, en sorte qu'il était nécessaire que celui-ci eût aussi quelque chose à présenter. Si donc il était sur la terre, il ne serait pas même prêtre, — puisque là se trouvent ceux qui présentent les offrandes selon la loi, lesquels rendent un culte à une copie et à une ombre des choses qui sont dans le ciel, selon l'oracle par lequel il fut répondu à Moïse, qui allait, construire le tabernacle : « Aie soin, dit-Il en effet, de tout exécuter selon le modèle qui t'a été montré sur la montagne ; » — mais maintenant il a obtenu un ministère bien supérieur, d'autant plus qu'il est médiateur d'une alliance encore plus excellente, et dont la loi repose sur de bien meilleures promesses. En effet, si cette première loi était irréprochable, il n'y avait pas à chercher la place d'une autre, tandis que c'est d'un ton de reproche qu'il leur dit : « Voici, des jours viennent, dit le Seigneur, où Je conclurai avec la maison d'Israël et avec la maison de Juda une alliance nouvelle, non plus comme l'alliance que J'ai faite avec leurs pères dans le temps où Je les pris par la main pour les faire sortir de la terre d'Egypte, parce qu'ils n'ont pas persévéré dans Mon alliance, et que, de Mon côté, Je les ai négligés, dit le Seigneur. Car voici l'alliance que Je ferai avec la maison d'Israël, après ce temps-là, dit le Seigneur : Je mettrai Mes lois dans leur pensée, et Je les écrirai sur leurs cœurs, et Je serai leur Dieu, et ils seront Mon peuple ; et ils n'enseigneront plus chacun son concitoyen, et chacun son frère, en disant : Apprends à connaître le Seigneur, car tous Me connaîtront parmi eux, depuis le petit jusqu'au grand, parce que Je me montrerai miséricordieux pour leurs injustices, et que Je ne me souviendrai absolument plus de leurs péchés. » En disant : « une nouvelle, » Il a frappé la première de décrépitude ; or ce qui est décrépit et vieilli est près de disparaître.

Deuxième lecture

Philippiens 4:10-20

Quant à moi, je me suis grandement réjoui dans le Seigneur de ce que vous avez enfin repris de l'intérêt pour moi ; vous y pensiez bien, mais l'occasion vous manquait. Ce n'est pas que je parle par motif de dénuement ; car j'ai appris à me suffire à moi-même dans la position où je me trouve ; je sais vivre dans l'humiliation, et je sais aussi vivre dans l'abondance ; en toutes choses et en toutes circonstances, je suis initié, soit à être rassasié, soit à avoir faim, soit à vivre dans l'abondance, soit à vivre dans la disette ; je peux tout en Celui qui me rend fort. Néanmoins, vous avez bien fait de prendre part à ma tribulation ; d'ailleurs, vous aussi, Philippiens, vous savez que, au commencement de la prédication de l'Évangile, quand je quittai la Macédoine, aucune église n'ouvrit avec moi un compte réciproque de don et de recette, si ce n'est vous seuls, car, déjà à Thessalonique, vous m'avez envoyé, à deux reprises, de quoi subvenir à mes besoins. Ce n'est pas que je recherche les cadeaux, mais je recherche le fruit qui surabonde pour votre compte. D'ailleurs j'ai reçu tout ce qu'il me faut, et je suis dans l'abondance ; je suis comblé, depuis que j'ai reçu par Épaphrodite ce qui vient de vous, parfum d'agréable odeur, sacrifice agréé et approuvé de Dieu. Mais c'est mon Dieu qui, selon Sa richesse, satisfera pleinement tous vos besoins avec gloire en Christ Jésus. Qu'à Dieu notre Père soit rendue la gloire pour les siècles des siècles. Amen !

Évangile

Luc 24

mais le premier jour de la semaine, dès l'aube, elles vinrent au sépulcre portant les aromates qu'elles avaient préparés. Mais elles trouvèrent la pierre déplacée de devant le sépulcre, et étant entrées elles ne trouvèrent pas le corps du seigneur Jésus. Et il advint, pendant qu'elles ne savaient qu'en penser, que voici, deux hommes se présentèrent à elles, vêtus d'un habit étincelant ; et, comme elles étaient saisies de crainte et abaissaient leurs visages vers la terre, ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n'est pas ici, mais il est ressuscité ; souvenez-vous de la manière dont il vous a parlé lorsqu'il était encore en Galilée, disant du fils de l'homme : il faut qu'il soit livré aux mains des hommes pécheurs, et qu'il soit crucifié, et qu'il ressuscite le troisième jour. » Et elles se souvinrent de ses paroles, et s'étant éloignées du sépulcre elles rapportèrent toutes ces choses aux onze et aux autres ; or c'étaient la Magdalène Marie, et Jeanne, et Marie mère de Jacques ; et les autres qui étaient avec elles disaient les mêmes choses aux apôtres, et ces paroles leur parurent du radotage, et ils ne les en croyaient pas. Mais Pierre s'étant levé courut au sépulcre, et s'étant courbé il vit les linges seuls ; et il s'en retourna, émerveillé en lui-même de ce qui était advenu. Et voici, deux d'entre eux se rendaient le même jour dans un village éloigné de soixante stades de Jérusalem, et nommé Emmaous ; et ils causaient ensemble de tous ces événements. Et il advint, pendant qu'ils causaient et discutaient, que Jésus s'étant approché cheminait avec eux, mais leurs yeux étaient offusqués de manière à ne le pas reconnaître. Mais il leur dit : « Quels sont ces discours que vous échangez entre vous, tout en marchant ? » Et ils demeurèrent tout chagrins. Mais l'un d'eux, nommé Cléopas, lui répliqua : « Séjournes-tu seul à Jérusalem, que tu n'aies pas eu connaissance des choses qui s'y sont passées ces jours-ci ? » Et il leur dit : « Lesquelles ? » Or ils lui dirent : « Celles qui concernent Jésus le Nazarénien, qui fut un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, et comme quoi nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort, et l'ont crucifié, tandis que nous, nous espérions qu'il était celui qui doit racheter Israël. Mais avec tout cela, voici le troisième jour depuis que ces choses ont eu lieu ; et de plus quelques femmes d'entre nous nous ont mis hors de nous-mêmes, car, s'étant rendues de grand matin au sépulcre, et n'ayant pas trouvé le corps, elles sont venues nous dire en outre qu'elles avaient vu une apparition d'anges qui disent qu'il est vivant ; et quelques-uns de nos compagnons sont allés au sépulcre, et ont trouvé les choses telles que les femmes les avaient dites, mais quant à lui ils ne l'ont point vu. » Et lui-même leur dit : « O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce dont ont parlé les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ soutînt ces choses, et qu'il entrât dans sa gloire ? » Et ayant commencé depuis Moïse et depuis tous les prophètes, il leur interpréta dans toutes les écritures ce qui le concernait. Et ils approchèrent du village où ils se rendaient, et lui-même feignit de se rendre plus loin ; et ils le retinrent de force, en disant : « Reste avec nous ; car voici le soir, et le jour a déjà baissé. » Et il entra pour rester avec eux. Et il advint, au moment où il se mit à table avec eux, qu'ayant pris le pain il prononça une bénédiction, et après l'avoir rompu il le leur distribuait. Mais leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent, et lui-même devint invisible pour eux ; et ils se dirent l'un à l'autre : « Est-ce que notre cœur ne brûlait pas quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les écritures ? » Et s'étant levés sur l'heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et trouvèrent réunis les onze et leurs compagnons, qui disaient : « Le Seigneur est réellement ressuscité, et il s'est fait voir à Simon. » Et eux-mêmes racontaient ce qui leur était arrivé en chemin, et comment il avait été reconnu par eux à la fraction du pain. Or, pendant qu'ils parlaient ainsi, lui-même se présenta au milieu d'eux, et leur dit : « Paix pour vous ! » Mais saisis d'épouvante et de crainte ils s'imaginaient voir un esprit ; et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi des pensées montent-elles dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds, car c'est bien moi-même ; touchez-moi et voyez ; car un esprit n'a ni chair ni os comme vous voyez que je les ai. » Et en disant cela il leur montra ses mains et ses pieds. Mais, comme dans leur joie ils doutaient encore et étaient émerveillés, il leur dit : « Avez–vous ici quelque chose à manger ? » Or ils lui servirent une portion de poisson rôti ; et l'ayant prise, il mangea devant eux. Mais il leur dit : « Ce sont ici les paroles que je vous ai adressées pendant que j'étais encore avec vous, vous disant qu'il fallait que fussent accomplies toutes les choses écrites à mon sujet dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes. » Alors il leur ouvrit l'esprit pour comprendre les écritures, et il leur dit : « C'est ainsi qu'il a été écrit que le Christ souffrirait, et qu'il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance en vue de la rémission des péchés serait prêchée en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui êtes témoins de ces choses, et voici, moi, j'envoie sur vous la promesse de mon Père, mais, pour vous, demeurez dans la ville jusques à ce que vous ayez été revêtus d'une puissance venue d'en haut. » Et il les conduisit hors de la ville jusques à Béthanie, et ayant élevé ses mains il les bénit. Et il advint, pendant qu'il les bénissait, qu'il se sépara d'eux ; et il était enlevé au ciel ; et eux, après l'avoir adoré, retournèrent à Jérusalem avec joie ; et'ils étaient constamment dans le temple occupés à bénir Dieu. Amen !

Évangile

Marc 12:35-44

Et Jésus ayant repris la parole, disait en enseignant dans le temple : « Comment les scribes disent-ils que le Christ est fils de David ? David lui-même a dit par l'esprit saint : Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis sous tes pieds. David lui-même l'appelle seigneur ; eh bien, d'où vient qu'il est son fils ? » Et la foule nombreuse l'écoutait avec plaisir. Et il disait dans son enseignement : « Soyez en garde contre les scribes qui aiment à se promener en robes, et les salutations dans les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas. Ceux qui dévorent les maisons des veuves et qui par dissimulation font de longues prières, ceux-là recevront une punition d'autant plus sévère. » Et s'étant assis en face du trésor, il regardait comment la foule jetait de la monnaie dans le trésor, et plusieurs riches en jetaient beaucoup ; et une veuve pauvre étant venue jeta deux pites, ce qui fait un quadrant. Et ayant appelé à lui ses disciples, il leur dit : « En vérité je vous déclare que cette veuve pauvre a jeté plus que tous ceux qui jetaient dans le trésor ; car tous ont jeté de leur superflu, tandis que cette femme a jeté, de son dénuement, tout ce qu'elle avait, toute sa subsistance. »

Évangile

Marc 5:35-43

Comme il parlait encore surviennent de chez le chef de synagogue des gens qui disent : « Ta fille est morte, pourquoi importunes-tu encore le maître ? » Mais Jésus, sans faire attention à ce qu'on venait de dire, dit au chef de synagogue : « Ne crains point, crois seulement. » Et il ne permit pas que personne l'accompagnât, sinon Pierre, et Jacques, et Jean le frère de Jacques. Et ils arrivent à la maison du chef de synagogue, et il voit du bruit et des gens qui pleuraient et lamentaient beaucoup ; et étant entré il leur dit : « Pourquoi faites-vous du bruit et pleurez-vous ? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui. Mais les ayant chassés, il prend avec lui le père de l'enfant et sa mère et ceux qui étaient avec lui, et il entra là où était l'enfant, et ayant pris la main de l'enfant, il lui dit : Talitha koum, ce qui signifie étant traduit : « Petite fille, je te le dis, lève-toi. » Et aussitôt la petite fille se leva, et elle marchait ; en effet elle avait douze ans. Et ils furent aussitôt saisis d'un grand étonnement ; et il leur enjoignit fortement que personne ne le sût, et il dit qu'on lui donnât à manger.

Évangile

Jean 6

Après cela Jésus s'en alla de l'autre côté de la mer de Galilée, de Tibériade. Or une foule nombreuse suivait, parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur les malades ; mais Jésus monta sur la montagne, et il s'y tenait assis avec ses disciples. Or la Pâque était proche, la fête des Juifs. Jésus ayant donc levé les yeux et ayant vu qu'une foule nombreuse venait vers lui, il dit à Philippe : « Où pourrons-nous acheter des pains afin que ces gens-là se nourrissent ? » — Or il parlait ainsi afin de l'éprouver, car pour lui il savait ce qu'il allait faire. — Philippe lui répliqua ; « Deux cents deniers de pains ne leur suffisent pas pour que chacun en reçoive un peu. » Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit : « Il y a ici un jeune enfant qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ? » Jésus dit : « Faites étendre les gens. » Or il y avait beaucoup d'herbe en cet endroit. Les hommes au nombre d'environ cinq mille s'étendirent donc. Jésus prit donc les pains ; et après avoir rendu grâces, il les distribua à ceux qui étaient couchés, de même fit-il aussi avec les poissons, tant qu'ils en voulaient. Mais lorsqu'ils furent repus, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux qui restent, afin que rien ne soit perdu. » Ils les rassemblèrent donc, et remplirent douze corbeilles avec les morceaux des cinq pains d'orge, que laissèrent ceux qui avaient mangé. Les gens ayant donc vu les miracles qu'il avait faits disaient : « Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde. » Jésus donc, ayant su qu'ils devaient venir et l'enlever afin de le faire roi, se retira derechef seul sur la montagne. Mais, quand le soir fut venu, ses disciples descendirent vers la mer, et étant montés dans une barque ils se dirigeaient de l'autre côté de la mer vers Capharnaoum ; et l'obscurité était déjà survenue, et Jésus n'était pas encore venu à eux, et la mer, sur laquelle soufflait un grand vent, était agitée. Après donc qu'ils eurent ramé pendant environ vingt-cinq ou trente stades, ils voient Jésus marchant sur la mer et arrivé près de la barque, et ils eurent peur. Mais il leur dit : « C'est moi, n'ayez pas peur. » Ils voulaient donc le prendre dans la barque, et aussitôt la barque aborda sur le rivage vers lequel ils se rendaient. Le lendemain, la foule qui se trouvait de l'autre côté de la mer vit qu'il n'y avait eu là de barque qu'une seule, et que Jésus n'était point entré dans la barque avec ses disciples, mais que ses disciples seuls étaient partis ; d'autres barques étaient venues de Tibériade près de l'endroit où ils avaient mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâces. Lors donc que la foule vit que Jésus n'était pas là non plus que ses disciples, ils montèrent eux-mêmes dans les barques et vinrent à Capharnaoum à la recherche de Jésus ; et l'ayant trouvé de l'autre côté de la mer, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu venu ici ? » Jésus leur répliqua : « En vérité, en vérité je vous le déclare, vous me recherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés ; travaillez à vous procurer, non la nourriture qui périt, mais la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle, laquelle le fils de l'homme vous donnera ; car c'est lui que le Père, je veux dire Dieu, a marqué de Son sceau. » Ils lui dirent donc : « Qu'avons-nous à faire pour accomplir l'œuvre de Dieu ? » Jésus leur répliqua : « C'est ici l'œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » Ils lui dirent donc : « Quel miracle fais-tu donc, toi, afin que nous le voyions et que nous te croyions ? Que travailles-tu à nous procurer ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, comme il est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. » Jésus leur dit donc : « En vérité, en vérité je vous le déclare, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel, mais mon Père vous donne le véritable pain venu du ciel ; car le pain de Dieu est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent donc : « Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. » Jésus leur dit : « C'est moi qui suis le pain de la vie ; celui qui vient à moi n'aura certainement jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura certainement jamais soif ; mais je vous ai dit que, quoique vous m'ayez vu, vous ne croyez cependant pas. Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne me mettrai certainement pas dehors celui qui vient à moi, car je suis descendu du ciel, non pour faire ma propre volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé ; or c'est ici la volonté de Celui qui m'a envoyé, que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour ; car c'est ici la volonté de mon Père, que quiconque contemple le Fils et croit en lui possède la vie éternelle, et c'est moi qui le ressusciterai au dernier jour. » Les Juifs murmuraient donc à son sujet, parce qu'il avait dit : « Je suis le pain qui est descendu du ciel, » et ils disaient : « Est-ce que celui-ci n'est pas Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ? Comment maintenant dit-il : je suis descendu du ciel ? » Jésus leur répliqua : « Ne murmurez pas entre vous ; personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m'a envoyé ne l'attire, et c'est moi qui le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : « Et ils seront tous enseignés de Dieu ; » quiconque a écouté le Père et a été instruit par Lui vient à moi ; ce n'est pas que personne ait vu le Père, si ce n'est celui qui est auprès de Dieu ; celui-là a vu le Père. En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui croit possède la vie éternelle. C'est moi qui suis le pain de la vie ; vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts ; le pain qui descend du ciel est tel, qu'on doit en manger et ne point mourir ; c'est moi qui suis le pain vivant qui est descendu du ciel ; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra pour l'éternité ; mais le pain aussi que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde. » Les Juifs discutaient donc entre eux en disant : « Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus donc leur dit : « En vérité, en vérité je vous le déclare, si vous ne mangez la chair du fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez pas la vie en vous-mêmes ; celui qui mange ma chair et qui boit mon sang possède la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour ; car ma chair est une vraie nourriture, et mon sang est un vrai breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui ; de même que le Père qui est vivant m'a envoyé et que moi aussi je vis à cause du Père, de même aussi celui qui me mange vivra à cause de moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel ; ce n'est pas comme les pères qui ont mangé et qui sont morts, celui qui mange ce pain-là vivra pour l'éternité. » Il dit ces choses en enseignant dans la synagogue à Capharnaoum. Plusieurs donc de ses disciples l'ayant ouï dirent : « Ce discours est choquant, qui peut l'écouter ? » Mais Jésus, connaissant en lui-même que ses disciples murmuraient là-dessus, leur dit : « Cela vous scandalise-t-il ? Si donc vous voyez le fils de l'homme remonter là où il était premièrement… ? C'est l'esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien ; les paroles que je vous ai adressées sont esprit et sont vie ; mais il y en a quelques-uns parmi vous qui ne croient pas. » Jésus en effet savait dès le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas et quel était celui qui le livrerait, et il dit : « C'est à cause de cela que je vous ai dit que personne ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père. » En conséquence plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ne marchaient plus avec lui. Jésus donc dit aux Douze : « Et vous aussi, ne voulez-vous point vous en aller ? » Simon Pierre lui répliqua : « Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu possèdes les paroles de la vie éternelle, et nous, nous avons cru et nous avons connu que c'est toi qui es le saint de Dieu. » Jésus leur répliqua : « N'est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les Douze ? Et pourtant l'un d'entre vous est un traître ! » — Or il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote ; car c'était lui qui devait le livrer, lui, un des Douze. –

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.