Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Et après ces choses il arriva que Naboth, de Jizréel, ayant à Jizréel une vigne touchant au palais d'Achab, roi de Samarie, Achab parla à Naboth en ces termes : Cède-moi ta vigne pour en faire mon jardin potager, car elle est proche, à côté de mon habitation, et je te donnerai en échange une vigne meilleure que celle-là ; si cela t'agrée, je te donnerai de l'argent en paiement. Mais Naboth dit à Achab : A l'Éternel ne plaise que je te cède le patrimoine de mes pères ! Alors Achab rentra dans son palais, chagrin et irrité du langage que lui avait tenu Naboth de Jizréel en disant : Je ne te cède point le patrimoine de mes pères. Et il se coucha sur son lit et détourna la tête, et ne prit aucune nourriture. Alors Jézabel, sa femme, entra chez lui et lui dit : D'où vient ton humeur sombre et que tu ne prends point de nourriture ? Et il lui dit : J'ai parlé à Naboth de Jizréel et lui ai dit : Cède-moi ta vigne pour de l'argent, ou, si tu préfères, je te donnerai une vigne pour celle-là. Mais il a dit : Je ne te cède point ma vigne. Alors Jézabel, sa femme, lui dit : Exerces-tu maintenant, toi, la souveraineté sur Israël ? Lève-toi, prends de la nourriture, aie le cœur à l'aise ; moi, je saurai te donner la vigne de Naboth de Jizréel. Et elle écrivit des lettres au nom d'Achab et les scella de son sceau, et elle expédia les lettres dans sa ville aux Anciens et aux notables qui y habitaient avec Naboth. Et dans ces lettres elle écrivait en s'exprimant ainsi : Publiez un jeûne et donnez à Naboth la première place du peuple, et apostez deux hommes, gens de rien, en face de lui pour qu'ils déposent contre lui en ces termes : Tu as maudit Dieu et le roi. Puis menez-le dehors, et le lapidez à mort. Et les hommes de sa ville, les Anciens et les notables qui habitaient dans sa ville, s'y prirent comme le leur avait mandé Jézabel, d'après le contenu des lettres qu'elle leur avait envoyées ; ils publièrent un jeûne et donnèrent à Naboth la première place du peuple, et les deux hommes, gens de rien, vinrent s'asseoir en face de lui, et ces hommes de rien déposèrent contre Naboth devant le peuple en ces termes : Naboth a maudit Dieu et le roi. Et ils le menèrent en dehors de la ville, et ils le lapidèrent, et il mourut. Alors ils expédièrent à Jézabel un message : Naboth est lapidé et mort. Et lorsque Jézabel apprit que Naboth était lapidé et mort, Jézabel dit à Achab : Lève-toi, prends possession de la vigne de Naboth de Jizréel, qu'il refusait de te céder pour de l'argent, car Naboth n'est plus en vie, car il est mort. Et lorsque Achab apprit que Naboth était mort, Achab se leva pour descendre à la vigne de Naboth de Jizréel, afin d'en prendre possession. Alors la parole de l'Éternel fut adressée à Élie, de Thisbé, en ces termes : Lève-toi, descends à la rencontre d'Achab, roi d'Israël, qui réside à Samarie. Voilà qu'il est dans la vigne de Naboth où il est descendu pour en prendre possession, et tiens-lui ce langage : Ainsi parle l'Éternel : Es-tu meurtrier et usurpateur ? Parle-lui et dis-lui : Ainsi parle l'Éternel : A l'endroit où les chiens ont lapé le sang de Naboth, les chiens laperont ton sang aussi à toi. Et Achab dit à Élie : M'as-tu donc atteint, mon ennemi ? Et il répondit : Je [t']ai atteint, parce que tu t'es vendu pour faire ce qui est mal aux yeux de l'Éternel. Voici, je vais amener la calamité sur toi et ravager après toi, et exterminer à Achab ce qui pisse à la muraille, mineur et émancipé en Israël, et réduire ta maison à l'état de la maison de Jéroboam, fils de Nebat, et à l'état de la maison de Baësa, fils d'Ahia, pour les provocations dont tu [M']as provoqué, et parce que tu as entraîné Israël à pécher. Sur Jézabel aussi l'Éternel parle et dit : Les chiens dévoreront Jézabel sur le rempart de Jizréel. Ceux qui mourront à Achab dans la ville, seront mangés par les chiens, et ceux qui mourront dans les champs, par les oiseaux du ciel. Sauf Achab il n'y en eut point qui se soit vendu comme lui pour faire ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, parce qu'il fut séduit par Jézabel, sa femme. Et il commit nombre d'abominations, et adhéra aux idoles tout comme le faisaient les Amorites que l'Éternel avait chassés devant les enfants d'Israël. Et lorsque Achab entendit ce discours, il déchira ses vêtements et appliqua le cilice sur son corps et jeûna, et coucha dans le cilice et prit une démarche lente. Alors la parole de l'Éternel fut adressée à Élie, de Thisbé, en ces termes : As-tu vu que Achab s'est courbé devant moi ? Aussi, puisqu'il s'est courbé devant moi, je ne ferai pas venir la calamité de son vivant, c'est au temps de son fils que j'amènerai la calamité sur sa maison.
Épître
Sirach 24:5;14:7;14:9-11;24:30-31
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Alone I compassed the circuit of heaven, And walked in the depth of the abyss. Even if he does good, he does it in forgetfulness; And at the last he shows forth his wickedness. A covetous man’s eye is not satisfied with his portion; And wicked injustice dries up his soul. An evil eye is grudging of bread, And he is miserly at his table My son, according as you have, do well to yourself, And bring offerings to the Lord worthily. And I came out as a stream from a river, And as a conduit into a garden. I said, I will water my garden, And will water abundantly my garden bed; And, behold, my stream became a river, And my river became a sea.
Première lecture
et il prêchait immédiatement Jésus dans les synagogues en disant : « C'est lui qui est le fils de Dieu. » Mais tous ceux qui l'entendaient étaient dans l'étonnement, et ils disaient : « N'est-ce pas cet homme qui maltraitait dans Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et qui était venu ici dans le but de les amener chargés de chaînes devant les grands prêtres ? » Quant à Saul, il prenait toujours plus de puissance, et il confondait les Juifs qui habitaient Damas en démontrant cette vérité : « C'est lui qui est le Christ. » Mais, au bout d'un certain temps, les Juifs complotèrent de le faire périr ; mais leur projet vint à la connaissance de Saul. Or on faisait même la garde aux portes, jour et nuit, afin de le faire périr ; mais ses disciples le prirent de nuit, et le firent descendre par la muraille en le dévalant dans une corbeille. Cependant, quand il fut arrivé à Jérusalem, il tâchait de frayer avec les disciples, et tous le craignaient, ne croyant pas qu'il fût disciple. Mais Barnabas s'étant emparé de lui le conduisit auprès des apôtres, et il leur raconta comment sur la route il avait vu le seigneur, et que celui-ci lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché avec assurance au nom de Jésus. Et il était en rapport avec eux dans Jérusalem, prêchant avec assurance au nom du seigneur ; et il parlait et discutait avec les Hellénistes ; mais ceux-ci tâchaient de le faire périr. Ce que les frères ayant su, ils le conduisirent à Césarée, et l'envoyèrent à Tarse. Tandis que l'Église était donc en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s'édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et qu'elle s'accroissait par l'assistance du Saint Esprit,
Prière du matin — première lecture
Après ces événements, le roi Assuérus agrandit Aman, fils de Medatha, l'Agagite, et il l'éleva et plaça son siège au-dessus de tous les Grands de son entourage. Et tous les serviteurs du roi qui se tenaient à la porte du roi, se courbaient et se prosternaient devant Aman, car tel était l'ordre du roi à son égard. Mais Mardochée ne se courbait, ni ne se prosternait. Alors les serviteurs du roi qui se tenaient à la porte du roi, dirent à Mardochée : Pourquoi contreviens-tu à l'ordre du roi ? Et comme ils le lui disaient chaque jour, et qu'il ne les écoutait point, ils informèrent Aman pour voir si les discours de Mardochée tiendraient. Car il leur avait découvert qu'il était Juif. Et Aman voyant que Mardochée ne se courbait ni ne se prosternait devant lui, il fut rempli de fureur. Mais Aman trouvait indigne de lui de mettre la main sur Mardochée seul ; car on lui avait découvert quel était le peuple de Mardochée, et Aman chercha à exterminer tous les Juifs qui se trouvaient dans tout l'empire d'Assuérus, le peuple de Mardochée. Au premier mois, qui est le mois de Nisan, la douzième année du roi Assuérus, on consulta le Pur, c'est-à-dire le sort, devant Aman pour tous les jours et pour tous les mois jusqu'au douzième mois qui est le mois d'Adar. Et Aman dit au roi Assuérus : Il est un peuple séparé, et disséminé parmi les peuples dans toutes les provinces de ton empire, dont les lois diffèrent de celles de tous les peuples, et il ne pratique point les lois du roi ; et il ne convient point au roi de le tolérer. Si le roi le trouve bon, qu'on rédige l'édit de leur destruction ; et je paierai dix mille talents d'argent pesant, entre les mains des intendants pour les faire entrer au trésor royal. Alors le roi tira son anneau de son doigt, et le donna à Aman, fils de Medatha, l'Agagite, l'ennemi des Juifs. Et le roi dit à Aman : L'argent t'est donné, le peuple aussi, pour que tu en fasses ce que tu voudras. Alors furent convoqués les Secrétaires du roi, le premier mois, le treizième jour du mois, et l'on écrivit en tout point dans le sens que prescrivait Aman, aux satrapes du roi et aux gouverneurs de chaque province, et aux chefs de chaque peuple, province par province, dans leur écriture, et peuple par peuple, dans sa langue ; c'est au nom du roi Assuérus que l'on écrivit, et on scella avec l'anneau du roi. Et des lettres furent expédiées par courriers dans toutes les provinces du roi, à l'effet d'exterminer, massacrer et faire périr tous les Juifs, de l'adolescent au vieillard, petits enfants et femmes, en un jour, le treizième du douzième mois, c'est-à-dire du mois d'Adar, et de livrer leurs dépouilles au pillage. Une copie du rescrit, afin que l'ordre fût donné dans toutes les provinces, fut communiquée à tous les peuples, afin qu'ils se tinssent prêts pour cette journée. Les courriers partirent aussitôt sur l'ordre du roi, et l'édit fut promulgué dans Suse, la ville capitale. Et le roi et Aman s'attablèrent et burent ; mais toute la ville de Suse était dans la consternation.
Première lecture
En ce même jour, l'Éternel châtiera avec sa dure, grande et forte épée le léviathan, serpent fuyard, et le léviathan, serpent tortueux, et tuera le dragon de la mer. En ce même jour, chantez ainsi sur la vigne : « Moi, l'Éternel, je suis son gardien, je l'arrose en tout temps, contre les attaques nuit et jour je la garderai. Je suis sans colère ! Qu'on m'oppose des ronces et des épines ! en combattant je fondrai sur eux et les consumerai en entier ; à moins qu'ils ne saisissent mon appui, et ne fassent leur paix avec moi, ne fassent leur paix avec moi. » A l'avenir Jacob poussera des racines, et Israël des bourgeons et des fleurs, et de leurs fruits ils rempliront le monde. Frappa-t-Il [Israël] des coups dont Il frappa ceux qui l'ont frappé ? ou fut-il égorgé comme furent égorgés ceux qui l'ont égorgé ? Ce fut modérément, en le répudiant, que tu le punis, qu'il fut emporté par ton souffle violent au jour du vent d'Orient. C'est aussi par là que fut expié le crime de Jacob ; et c'est là justement le fruit de l'abandon qu'il fit de son péché, quand Il rendit toutes les pierres des autels pareilles à des pierres calcinées, concassées, pour qu'il ne s'élève plus d'aschères ni de colonnes solaires. Car la cité [jadis] forte est dévastée ; c'est un séjour abandonné et désolé comme le désert, le veau y pâture, il s'y couche et broute ses rameaux. Quand ses branches sèchent, elles sont brisées, des femmes viennent et y mettent le feu. Car il ne fut pas un peuple sage ; aussi son créateur n'eut pas pitié de lui, et son formateur ne lui fut pas propice. Mais en ce même jour, l'Éternel secouera des fruits depuis les flots du Fleuve jusqu'au torrent d'Egypte, et vous serez ramassés un à un, enfants d'Israël. Et en ce même jour la grande trompette sonnera, et ceux qui étaient perdus au pays d'Assyrie et bannis au pays d'Egypte, viendront et adoreront l'Éternel sur la montagne sainte à Jérusalem.
Première lecture
Et à l'approche du septième mois, comme les enfants d'Israël étaient dans leurs villes, tout le peuple se rassembla comme un seul homme dans la place qui est devant la Porte de l'Eau. Et ils dirent à Esdras, le Scribe, d'apporter le livre de la Loi de Moïse, prescrite par l'Éternel à Israël. Et le Prêtre Esdras apporta la Loi devant l'Assemblée composée d'hommes et de femmes et de tous ceux qui étaient capables de l'entendre, le premier jour du septième mois. Et il en fit la lecture en face de la Place qui est devant la Porte de l'Eau, depuis l'aube jusqu'à midi, en présence des hommes et des femmes et de tous ceux qui étaient capables d'entendre. Et les oreilles de tout le peuple se dirigeaient vers le livre de la Loi. Et Esdras, le Scribe, se tenait sur une estrade en bois qu'on avait faite pour cet objet. Et à côté de lui se tenaient Matthithia et Sema et Anaïa et Uri et Hilkia et Maaseïa à sa droite ; et à sa gauche étaient Pedaïa et Misaël et Malchiia et Hasum et Hasbaddana, Zacharie, Mesullam. Et Esdras ouvrit le volume devant les yeux de tout le peuple, car il était placé plus haut que tout le peuple ; et quand il l'ouvrit, tout le peuple se leva. Et Esdras bénit l'Éternel, le Grand Dieu, et tout le peuple répondit : Ainsi soit-il ! Ainsi soit-il ! en élevant leurs mains, et ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant l'Éternel la face contre terre. Et Jésuah et Bani et Sérébia, Jamin, Accub, Sabthaï, Hodia, Maaseïa, Kelita, Azaria, Jozabad, Hanan, Pelaïa et les Lévites interprétaient la Loi au peuple, et le peuple restait en place. Et ils lurent dans le livre de la Loi de Dieu distinctement et indiquaient le sens, et expliquaient en faisant lecture. Et Néhémie, le Thirsatha, et le Prêtre Esdras, le Scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple : Ce jour est consacré à l'Éternel, votre Dieu. Ne soyez ni dans le deuil ni dans les larmes ! (car tout le peuple pleurait en écoutant les paroles de la Loi.) Et il leur dit : Allez, faites chère grasse et buvez des boissons douces, et envoyez des parts à ceux qui n'ont rien d'apprêté, car ce jour est consacré à notre Seigneur. Et ne vous tourmentez pas, — car la joie que vous donne l'Éternel, doit être votre réconfort. Et les Lévites calmèrent tout le peuple et dirent : Silence ! car le jour est Saint ! et ne vous tourmentez pas ! Là-dessus tout le peuple s'en alla manger et boire et envoyer des portions et faire une grande réjouissance. Car ils avaient compris les paroles dont il leur avait été donné connaissance. Et le second jour s'assemblèrent les chefs des maisons patriarcales de tout le peuple, les Prêtres et les Lévites, auprès d'Esdras, le Scribe, pour étudier les paroles de la Loi. Et ils trouvèrent consigné dans la Loi, que l'Éternel avait prescrite par l'organe de Moïse : que les enfants d'Israël devaient se loger dans des huttes, à la fête du septième mois, et qu'ils devaient publier et faire circuler dans toutes leurs villes et à Jérusalem cet appel : Allez à la montagne et en rapportez des rameaux d'olivier à huile et des rameaux d'olivier sauvage, et des rameaux de myrte et des branches de palmier et des branches d'arbres touffus pour en faire des loges, comme c'est écrit. Et le peuple sortit et en rapporta, et ils se firent des loges, chacun sur sa terrasse, et dans leurs cours et dans les cours de la Maison de Dieu, et dans la Place de la Porte de l'Eau, et dans la Place de la Porte d'Éphraïm. Et toute l'Assemblée de ceux qui étaient revenus de la captivité, fit des loges, et habita dans des loges. Car depuis l'époque de Josué, fils de Nun, jusqu'à ce jour, les enfants d'Israël n'avaient rien fait de pareil, et ce fut une très grande réjouissance. Et on lut dans le livre de la Loi de Dieu chaque jour, du premier au dernier jour. Et ils firent la fête pendant sept jours, et le huitième jour eut lieu la Grande Convocation selon l'usage.
Psaume responsorial
Cantique graduel.Quand l'Éternel ramenait les captifs de Sion, c'était pour nous comme un songe. Alors nos bouches se remplirent de cris de joie, et notre langue, de chants d'allégresse. On disait parmi les nations : « L'Éternel a fait de grandes choses pour eux. » Oui, l'Éternel a fait de grandes choses pour nous, c'est ce qui nous rend joyeux. Éternel, ramène nos captifs, comme des ruisseaux dans la terre du midi. Ceux qui sèment avec larmes, moissonneront avec des cris de joie : le semeur s'avance en pleurant, portant la semence qu'il jette ; il revient tout joyeux chargé de ses gerbes.
Psaume responsorial
Venez, élevons nos chants à l'Éternel, et nos cris d'allégresse à notre rocher sauveur ! Présentons-nous à lui avec des louanges, offrons-lui nos joyeux cantiques. Car l'Éternel est un grand Dieu, et un Roi grand par dessus tous les dieux ; Il tient en sa main l'intérieur de la terre, et les trésors des montagnes sont à lui ; la mer est à lui, Il l'a faite, et ses mains ont formé les continents. Venez, adorons et nous prosternons, et nous agenouillons devant l'Éternel, notre créateur ! Car Il est notre Dieu, et nous le peuple dont Il est le pasteur, le troupeau conduit par sa main.Puissiez-vous aujourd'hui écouter sa voix ! « N'endurcissez pas votre cœur, comme aux Eaux de la querelle, et dans les jours de la Tentation au désert, où vos pères me tentèrent, et me mirent à l'épreuve, quoiqu'ils vissent mes hauts faits. Quarante années j'eus cette race en dégoût, et je dis : « C'est un peuple qui a le cœur égaré, et qui ne connaît pas mes voies. » Là je fis serment dans ma colère qu'ils n'entreraient point dans mon repos. »
Psaume responsorial
Heureux l'homme qui ne suit point le conseil des impies, et ne pratique point la voie des pécheurs, et ne prend point place au cercle des moqueurs ; mais qui fait son plaisir de la loi de l'Éternel, et médite sa loi le jour et la nuit ! Il est comme un arbre planté près d'une eau courante, qui donne son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit point : tout ce qu'il fait, est suivi de succès. Tels ne sont point les impies, mais ils sont comme la balle dissipée par le vent : aussi ne tiennent-ils pas devant le jugement, non plus que les pécheurs dans l'assemblée des justes ; car l'Éternel a l'œil sur la voie des justes, mais la voie des impies mène à la ruine.
Évangile
Or, au sixième mois l'ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme nommé Joseph, qui appartenait à la famille de David, et le nom de la vierge était Marie. Et étant entré auprès d'elle, il lui dit : « Salut, toi qui es comblée de grâces, le Seigneur est avec toi ! » Mais elle fut troublée de cette parole, et elle réfléchissait sur ce que pouvait signifier une telle salutation. Et l'ange lui dit : « Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu ; et voici, tu concevras en ton sein et tu mettras au monde un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, et il sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père, et il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles, et son règne n'aura point de fin. »
Psaume responsorial
Alléluia ! Chantez à l'Éternel un cantique nouveau, ses louanges dans l'assemblée des saints ! Qu'Israël se réjouisse de son créateur, que les fils de Sion tressaillent pour leur Roi ! Qu'ils célèbrent son nom par des chœurs, et qu'ils Le chantent au son des cymbales et des harpes ! Car l'Éternel se complaît dans son peuple, Il donne aux affligés la parure du salut. Que les saints se réjouissent de la gloire, que sur leurs lits ils poussent des cris d'allégresse ! Que les louanges de Dieu soient dans leur bouche, et l'épée à deux tranchants dans leurs mains, pour exercer des vengeances sur les nations, et des châtiments sur les peuples ; pour lier leurs rois de chaînes, et leurs princes avec des ceps de fer ; pour exécuter sur eux la loi écrite ! C'est une gloire pour tous Ses saints. Alléluia !
Deuxième lecture
Quant à toi, proclame ce qui est conforme à l'enseignement salutaire : Que les vieillards doivent être sobres, dignes, sages, attachés à une foi saine, à la charité, à la patience : Que les femmes âgées doivent de même avoir la tenue qui convient à des saints, n'être ni médisantes, ni asservies par les excès du vin ; qu'elles doivent enseigner ce qui est bien, afin d'apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, à être sages, chastes, bonnes ménagères, soumises à leurs propres maris, afin que la parole de Dieu ne soit point calomniée. Exhorte de même les jeunes gens à être sages, te montrant toi-même en toutes choses comme un modèle de bonnes œuvres, et faisant preuve dans l'enseignement de pureté, de dignité, d'une doctrine saine et irrépréhensible, afin que l'adversaire ait la confusion de ne pouvoir dire aucun mal de vous. Que les esclaves soient soumis à leurs propres maîtres, qu'ils leurs plaisent en toutes choses, qu'ils ne soient point récalcitrants, qu'ils ne détournent rien, mais qu'ils se montrent à tous égards honnêtes et fidèles, afin de faire honneur, sous tous les rapports, à l'enseignement de Dieu notre sauveur. Elle a été en effet manifestée, la grâce de Dieu, source du salut pour tous les hommes, et elle nous apprend, après que nous avons renoncé à l'impiété et aux convoitises mondaines, à vivre dans le présent siècle sagement, justement et pieusement, en attendant la réalisation de notre bienheureuse espérance et l'apparition de la gloire de notre grand Dieu et sauveur Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de s'acquérir, en le purifiant, un peuple qui lui appartînt, zélé pour les bonnes œuvres. Enseigne ces choses, exhorte, et reprends avec tout pouvoir ; que personne ne te dédaigne.
Deuxième lecture
Allons maintenant, les riches ! Pleurez en poussant des cris à cause des malheurs qui vont survenir : vos richesses sont putréfiées, et vos vêtements ont été rongés par les vers, votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille portera témoignage contre vous, et elle dévorera vos chairs comme le feu. C'est au moment des derniers jours que vous avez thésaurisé ! Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos campagnes, retenu par vous crie, et les clameurs des moissonneurs sont entrées dans les oreilles du Seigneur Sabaoth. Vous avez vécu sur la terre dans les délices et dans la débauche, vous avez repu vos cœurs en un jour de tuerie. Vous avez condamné, vous avez fait mourir le juste, il ne vous résiste pas. Prenez donc patience, frères, jusques à l'avènement du seigneur. Voici, l'agriculteur sait attendre le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard jusques à ce qu'il ait recueilli le précoce et le tardif. Vous aussi prenez patience, fortifiez vos cœurs, car l'avènement du Seigneur s'approche. Ne murmurez pas, frères, les uns contre les autres, afin que vous ne soyez pas jugés ; voici, le juge est à la porte. Frères, prenez pour modèle de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
Prière du soir — première lecture
Et lorsque Mardochée apprit tout ce qui s'était fait, il déchira ses habits, et revêtit le cilice et la cendre, et parut au milieu de la ville et poussa un haut et lamentable cri. Et il vint jusque devant la porte du roi, car il n'était pas permis d'entrer en cilice dans la porte du roi. Et dans toutes les provinces où parvinrent l'ordre du roi et son édit, il y eut une grande désolation parmi les Juifs, et jeûne et pleurs et deuil, et beaucoup se couvrirent du cilice et de la cendre. Et les compagnes d'Esther et ses eunuques vinrent l'informer. Alors la reine fut dans une angoisse extrême, et elle envoya des habits pour en vêtir Mardochée, et lui faire déposer le cilice, mais il ne les accepta pas. Alors Esther appela Hathach, l'un des eunuques que le roi avait placés auprès d'elle, et le dépêcha à Mardochée pour savoir ce que c'était et à quel sujet. Et Hathach alla trouver Mardochée dans la Place de la ville, qui est devant la porte du roi. Et Mardochée lui raconta tout ce qui lui était survenu, en indiquant la somme d'argent qu'Aman avait promis de payer pour le prix des Juifs au trésor du roi, afin de les détruire. Et il lui remit aussi la copie du rescrit publié dans Suse pour leur massacre, afin qu'il le montrât à Esther, qu'il la mît au fait de tout, et lui enjoignît de se rendre chez le roi pour implorer sa pitié et le prier en faveur de son peuple. Et Hathach vint rapporter à Esther les paroles de Mardochée. Et Esther répondant à Hathach lui donna ce message pour Mardochée : Tous les serviteurs du roi et les peuples des provinces du roi savent que quiconque, homme et femme, entre chez le roi dans la cour intérieure, sans être appelé, est, en vertu d'une loi spéciale, passible de la mort, à moins que le roi ne lui tende son sceptre d'or pour lui laisser la vie. Or je n'ai point été appelée à entrer chez le roi voici trente jours. Et l'on rapporta à Mardochée les paroles d'Esther. Et Mardochée renvoya cette réponse à Esther : Ne te figure pas en ton âme pouvoir être sauvée dans le palais du roi plus que tous les Juifs. Que si tu restais neutre à cette heure-ci, le secours et la délivrance arriveraient aux Juifs d'autre part, et toi et la maison de ton père vous péririez. Et qui sait si ce n'est pas pour cette heure-ci que tu es parvenue au rang de reine ? Et Esther dit en réponse à Mardochée : Va et rassemble tous les Juifs qui se trouvent dans Suse, et jeûnez pour moi, et ne mangez ni ne buvez pendant trois jours, ni jour, ni nuit. Moi aussi avec mes compagnes je jeûnerai de même, et ensuite j'irai chez le roi, malgré la loi ; et si je péris, je périrai. Et Mardochée s'en alla et exécuta tous les ordres que lui donnait Esther.
Deuxième lecture
Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus ; car la loi de l'Esprit de vie t'a affranchi en Christ-Jésus de la loi du péché et de la mort. En effet, ce qui était impossible à la loi, parce que la chair la rendait impuissante, Dieu, en envoyant Son propre fils avec une chair semblable à celle du péché, et à cause du péché, a condamné le péché dans la chair, afin que ce qu'a décrété la loi s'accomplit en nous, qui ne nous conduisons pas selon la chair, mais selon l'Esprit. Car ceux qui vivent selon la chair s'intéressent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'Esprit s'intéressent aux choses de l'Esprit. En effet l'affection de la chair donne la mort, tandis que l'affection de l'Esprit donne la vie et la paix, parce que l'affection de la chair est inimitié contre Dieu ; en effet elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ; car aussi bien ne le peut-elle pas. Or ceux qui vivent dans la chair ne peuvent plaire à Dieu ; mais pour vous, vous ne vivez pas dans la chair, mais dans l'Esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu'un ne possède pas l'Esprit de Christ, celui-là ne lui appartient point. Au contraire, si Christ est en vous, votre corps est mort, il est vrai, à cause du péché, mais votre esprit est vie, à cause de la justice. Or, si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, à cause de Son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons contracté une obligation, non pas envers la chair pour vivre selon la chair, car si vous vivez selon la chair, vous devez mourir, tandis que, si par l'esprit vous faites mourir les actes du corps, vous vivrez ; car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu, ce sont ceux-là qui sont fils de Dieu. En effet vous n'avez pas reçu un esprit d'esclavage pour derechef vivre sous la crainte, mais vous avez reçu un esprit d'adoption, dans lequel nous nous écrions : Abba ! Père ! L'Esprit lui-même atteste avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ; héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si du moins nous souffrons avec lui, afin d'être aussi glorifiés avec lui. Car je pense que les souffrances du temps actuel ne méritent pas d'être mises en balance avec la gloire qui va nous être révélée ; car la création, dans une inquiète expectative, attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. La création a en effet été soumise à la vanité, non de son gré mais à cause de Celui qui l'y a soumise, avec l'espoir que la création, elle aussi, sera affranchie de l'esclavage de la corruption pour jouir de la liberté de la gloire des enfants de Dieu ; car nous savons que la création tout entière est jusques à présent dans les gémissements et les douleurs de l'enfantement. Or, ce n'est pas elle seulement ; mais nous-mêmes aussi, qui possédons les prémices de l'esprit ; nous-mêmes aussi nous gémissons au dedans de nous en attendant avec impatience l'adoption, la rédemption de notre corps. En effet, c'est en espérance que nous avons été sauvés. Or, une espérance que l'on voit n'est pas une espérance, car ce que voit quelqu'un, qu'a-t-il affaire de l'espérer ? Mais si c'est ce que nous ne voyons pas que nous espérons, nous l'attendons avec patience. De même, l'Esprit s'unit aussi à nous pour subvenir à notre faiblesse ; car nous ne savons pas comment nous devons prier selon le besoin, mais c'est l'Esprit lui-même qui intercède par des soupirs inexprimables. Or, Celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints. Or, nous savons que, pour ceux qui aiment Dieu, Dieu mène tout à bien, pour ceux, dis-je, qui sont appelés en vertu de Son décret ; car ceux que d'avance Il a connus, Il les a aussi d'avance destinés à reproduire l'image de Son Fils, afin qu'il fût le premier-né parmi plusieurs frères ; mais ceux qu'il a prédestinés, Il les a aussi appelés, et ceux qu'il a appelés, Il les a aussi justifiés, et ceux qu'il a justifiés, Il les a aussi glorifiés. Que dirons-nous donc de plus ? Si Dieu est pour nous, qui est-ce qui est contre nous ? Celui même qui n'a pas épargné Son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-Il pas encore gratuitement toutes choses avec lui ? Qui est-ce qui accusera les élus de Dieu ? C'est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? C'est Christ qui est mort, bien plus, qui est aussi ressuscité ; c'est lui qui se tient aussi à la droite de Dieu ; c'est lui qui intercède aussi pour nous ! Qui est-ce qui nous séparera de l'amour de Dieu manifesté en Christ-Jésus ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée, selon qu'il est écrit : « Car c'est à cause de Toi que nous sommes mis à mort tout le long du jour ; nous avons été regardés comme des brebis de tuerie ? » Mais au contraire en tout cela nous sommes plus que vainqueurs grâce à Celui qui nous a aimés ; car je suis convaincu que ni la mort ni la vie, ni anges ni dominations, ni choses présentes ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Christ-Jésus notre Seigneur.
Deuxième lecture
Recherchez la paix avec tous et la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur, veillant à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu, à ce qu'aucune racine d'amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que par elle le plus grand nombre ne soit souillé ; à ce que personne ne soit impudique, ou profane comme Ésaü qui vendit pour un simple aliment ses droits de premier-né ; vous savez en effet que, plus tard, lorsqu'il voulut recevoir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes, car il ne trouva plus l'occasion de se repentir. Ce n'est pas, en effet, d'un feu tangible et brûlant que vous vous êtes approchés, ni de l'obscurité, ni des ténèbres, ni de la tempête, ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles qui fît refuser par ceux qui l'entendirent qu'on leur en adressât une de plus, car ils ne supportaient pas cette déclaration : « Si même un animal touche la montagne, il sera lapidé ; » et l'apparition était si effrayante que Moïse dit : « Je suis effrayé et tout tremblant. » Ne vous êtes-vous pas, en effet, approchés de la montagne de Sion et de la ville du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste, et des myriades dont se compose le grand chœur des anges, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, et du juge qui est le Dieu de tous, et des esprits des justes qui ont été amenés à la perfection, et de Jésus qui est le médiateur d'une nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion qui parle mieux qu'Abel ? Prenez garde de ne pas refuser d'écouter Celui qui parle ; car si ceux-là n'échappèrent pas, pour avoir refusé d'écouter Celui qui, sur la terre, rendait des oracles, à combien plus forte raison n'échapperons-nous pas si nous nous détournons de Celui qui en rend du haut des cieux, Lui, dont la voix ébranla alors la terre, tandis que maintenant Il a fait cette promesse : « Une fois encore Je ferai trembler non seulement la terre, mais aussi le ciel. » Or les mots « une fois encore » indiquent le changement des choses qui peuvent être ébranlées parce qu'elles ont été faites. C'est pourquoi, comme nous sommes mis en possession d'un royaume inébranlable, soyons pénétrés d'une reconnaissance qui nous fasse rendre à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec vénération et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant.
Prière du soir — deuxième lecture
Poursuivez la charité, tout en ambitionnant les dons spirituels, mais surtout celui de prophétie. En effet celui qui parle en langue ne parle pas pour les hommes mais pour Dieu, car personne ne l'entend, mais c'est en esprit qu'il profère des mystères, tandis que celui qui prophétise parle aux hommes pour les édifier, et les exhorter, et les consoler. Celui qui parle en langue s'édifie lui-même, tandis que celui qui prophétise édifie l'église. Je veux bien que tous vous parliez en langues, mais plus encore que vous prophétisiez. Or celui qui prophétise l'emporte sur celui qui parle en langues, à moins qu'il n'interprète afin que l'église en reçoive de l'édification. Et maintenant, frères, si je venais auprès de vous pour vous parler en langues, en quoi vous serais-je utile, à moins que je ne vous parlasse sous forme de révélation, ou de connaissance, ou de prophétie, ou d'instruction ? Ainsi les objets inanimés qui rendent un son, une flûte par exemple, ou une harpe, s'ils n'expriment une diversité de ton, comment reconnaître ce que joue la flûte, ou ce que joue la harpe ? Et en effet, si une trompette rend un son indistinct, qui est-ce qui se prépare au combat ? De même aussi, si vous ne faites pas entendre avec la langue des paroles bien distinctes, comment reconnaîtra-t-on ce que vous dites, car vous parlerez en l'air ? Combien ne peut-il pas y avoir de variétés d'idiomes dans le monde ? et chacun est un langage ; si donc je ne connais pas la valeur de l'idiome, je serai un barbare aux yeux de celui qui le parle, et celui-ci sera un barbare à mes yeux. Ainsi, vous aussi, puisque vous êtes ambitieux des esprits, cherchez, pour l'édification de l'église, à en posséder le plus qu'il est possible ; c'est pourquoi, que celui qui parle en langue demande la grâce d'interpréter. Si je prie en langue, mon esprit prie, mais mon intelligence demeure stérile. Qu'y a-t-il donc à faire ? Je prierai par l'esprit, mais je prierai aussi avec l'intelligence ; je chanterai par l'esprit, je chanterai aussi avec l'intelligence. Autrement, si tu rends grâces par l'esprit, comment celui qui occupe la place du simple fidèle dira-t-il l'Amen après ton action de grâces, puisqu'il ne sait ce que tu dis ? En effet, tu rends, il est vrai, d'excellentes actions de grâces, mais l'autre n'est pas édifié. J'en rends grâces à Dieu : je parle en langues plus que vous tous, mais j'aimerais mieux proférer dans une assemblée d'église cinq paroles avec mon intelligence, afin d'instruire aussi d'autres personnes, que dix mille paroles en langue. Frères, ne devenez pas de petits enfants pour le jugement, mais pour la malice restez en bas âge, tandis que pour le jugement il vous faut devenir des hommes. Il est écrit dans la loi : « C'est avec des gens d'une autre langue et avec les lèvres d'autres nations que Je parlerai à ce peuple, et même sous cette forme ils ne M'écouteront pas, dit le Seigneur. » Ainsi donc les langues sont destinées à être un signe, non pour ceux qui croient, mais pour les incrédules, tandis que la prophétie s'adresse, non aux incrédules, mais à ceux qui croient. Si donc l'église se réunissait tout entière, et que tous parlassent en langues, les simples fidèles qui pourraient survenir ne diront-ils pas que vous êtes en délire ? Au contraire, si tous prophétisent, et qu'il survienne quelque incrédule ou un simple fidèle, il est censuré par tous, il est jugé par tous, les secrets de son cœur sont mis en lumière, de telle sorte que, tombant la face contre terre, il adorera Dieu, en proclamant que Dieu est réellement au milieu de vous. Qu'y a-t-il donc à faire, frères ? Quand vous vous assemblez, chacun a un psaume, a une instruction, a une révélation, a une langue, a une interprétation ; que tout se fasse en vue de l'édification. Quelqu'un parle-t-il en langue, qu'il n'y en ait que deux, ou tout au plus trois, qui le fassent, chacun à son tour, et qu'un seul interprète ; mais s'il ne se trouve pas d'interprète, qu'il se taise dans l'assemblée d'église et qu'il parle pour lui-même et pour Dieu. Quant aux prophètes, que deux ou trois prennent la parole et que les autres en jugent ; mais si l'un de ceux qui sont assis reçoit une révélation, que le premier se taise ; car vous pouvez tous prophétiser l'un après l'autre, afin que tous soient instruits, et que tous soient encouragés ; et les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes, car Dieu ne veut pas le désordre, mais la paix. Comme dans toutes les églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées d'église ; car il ne leur est pas permis de parler ; mais qu'elles demeurent soumises, comme le dit aussi la loi ; mais si elles veulent s'instruire sur quelque point, qu'elles interrogent chez elles leurs propres maris, car il est malséant pour une femme de parler dans une assemblée d'église. Ou bien est-ce de chez vous qu'est sortie la parole de Dieu ? Est-ce à vous seul qu'elle est parvenue ? Si quelqu'un s'imagine être prophète ou être en possession des dons spirituels, qu'il sache que ce que je vous écris est un commandement du seigneur ; mais si quelqu'un l'ignore, qu'il l'ignore ! Ainsi donc, mes frères, recherchez avec ardeur le don de prophétie, et n'empêchez pas qu'on parle en langues, mais que tout se fasse avec décence et avec ordre.
Évangile
Or, comme on était déjà vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple, et il enseignait. Les Juifs donc s'en émerveillaient, et disaient : « Comment celui-ci connaît-il les lettres, sans les avoir étudiées ? » Jésus leur répliqua donc : « Ma doctrine n'est pas la mienne, mais celle de Celui qui m'a envoyé ; si quelqu'un veut faire Sa volonté, il connaîtra, quant à ma doctrine, si elle vient de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef recherche sa propre gloire ; mais celui qui recherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est véridique, et il n'y a pas d'injustice en lui. Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et pourtant nul d'entre vous ne pratique la loi ! Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? » La foule lui répliqua : « Tu as un démon ; qui est-ce qui cherche à te faire mourir ? » Jésus leur répliqua : « J'ai fait une seule œuvre, et vous êtes tous dans l'étonnement à cause de cela. Moïse vous a donné la circoncision (non qu'elle vienne de Moïse, mais des pères), et vous circoncisez un homme un jour de sabbat ; si l'homme subit la circoncision un jour de sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi m'en voulez-vous de ce que j'ai guéri un homme tout entier un jour de sabbat ? Ne jugez pas selon l'apparence, mais portez le juste jugement. »
Évangile
Mais après avoir entendu cela l'un des conviés lui dit : « Heureux quiconque prendra un repas dans le royaume de Dieu ! » Mais il lui dit : « Un homme donnait un grand repas, et il invita plusieurs personnes, et il envoya son esclave à l'heure du repas dire aux conviés : « Venez, car c'est déjà prêt. » Et tous, d'un même accord, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : « J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le visiter ; je te prie, veuille m'excuser. » Et un autre dit : « J'ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer ; je te prie, veuille m'excuser. » Et un autre dit : « J'ai pris femme, et à cause de cela je ne puis pas aller. » Et l'esclave vint rapporter cela à son maître. Alors le chef de famille irrité dit à son esclave : « Va promptement dans les rues et les ruelles de la ville, et amène ici les pauvres, et les estropiés, et les aveugles et les boiteux. » Et l'esclave dit : « Seigneur, ce que tu as ordonné est fait, et il y a encore de la place. » Et le maître dit à l'esclave : « Va le long des chemins et des clôtures, et contrains d'entrer afin que la maison soit pleine ; je vous déclare en effet qu'aucun de ces hommes que j'avais conviés ne goûtera de mon repas. » Or une foule nombreuse cheminait avec lui, et s'étant retourné il leur dit : « Si quelqu'un vient à moi et ne hait pas son propre père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères, et ses sœurs, et en outre encore sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Quiconque donc ne porte pas sa propre croix et ne marche pas derrière moi ne peut pas être mon disciple. Quel est en effet celui d'entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne s'asseye d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi en venir à bout ? De peur que, si, après avoir posé la fondation, il ne peut achever, tous les spectateurs ne se mettent à le bafouer, en disant : « Cet homme a commencé à bâtir et il n'a pu achever ! » Ou bien quel est le roi qui, se mettant en marche pour faire la guerre à un autre roi, ne s'asseye d'abord afin de délibérer s'il peut avec dix mille hommes affronter celui qui s'avance contre lui avec vingt mille ? Autrement, pendant que l'autre est encore éloigné, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. Ainsi donc quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple. Le sel est donc bon ; mais si le sel même s'est affadi, avec quoi l'assaisonnera-t-on ? Il n'est bon ni pour la terre ni pour le fumier ; on le jettera dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.
Évangile
Or, ce fut en ce temps-là que le roi Hérode prit des mesures pour maltraiter quelques-uns des membres de l'Église. Il fit périr Jacques, le frère de Jean, par l'épée, et, voyant que cela plaisait aux Juifs, il fit en outre arrêter Pierre ; (or c'étaient les jours des pains sans levain) ; l'ayant aussi fait saisir il le jeta en prison, en chargeant de le garder quatre escouades de quatre soldats, avec l'intention de le faire comparaître après la Pâque devant le peuple. Pierre donc était gardé dans la prison, tandis que l'Église adressait pour lui d'incessantes prières. Mais, lorsque Hérode allait le faire comparaître, Pierre se trouvait, cette nuit-là, endormi entre deux soldats ; il avait été chargé d'une double chaîne, et des gardes placés devant la porte veillaient sur la prison. Et voici, un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans le cachot, et ayant frappé Pierre sur le flanc il l'éveilla en disant : « Lève-toi promptement, » et les chaînes tombèrent de ses mains. Mais l'ange lui dit : « Ceins ta ceinture et chausse tes sandales ; » c'est ce qu'il fît ; puis il lui dit : « Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi, » et étant sorti il le suivit. Et il ignorait que ce qui s'était fait par l'ange fût vrai, mais il s'imaginait avoir une vision. Après qu'ils eurent traversé la première et la seconde porte, ils arrivèrent à la porte de fer qui conduisait dans la ville ; elle s'ouvrit d'elle-même devant eux, et étant sortis, ils s'avancèrent dans une rue, et aussitôt l'ange le quitta. Et Pierre étant revenu à lui, dit : « Maintenant je sais certainement que le Seigneur a envoyé Son ange, et qu'il m'a délivré des mains d'Hérode et de tout ce qu'attendait le peuple juif. » Après s'être reconnu, il vint à la maison de Marie mère de Jean surnommé Marc, où beaucoup de gens se trouvaient réunis en prière. Lorsqu'il eut heurté à la porte du porche, une servante, nommé Rhode, s'avança pour écouter, et, ayant reconnu la voix de Pierre, de la joie qu'elle en eut elle n'ouvrit pas le porche, et s'en vint tout courant raconter que Pierre était devant le porche. Mais on lui dit : « Tu es folle. » Mais elle affirmait qu'il en était ainsi, et on dit : « C'est son ange. » Cependant Pierre continuait à heurter, et ayant ouvert ils le virent et furent tout hors d'eux-mêmes ; mais lui, leur ayant de la main fait signe de se taire, leur raconta comment le Seigneur l'avait tiré de la prison et il dit : « Informez-en Jacques et les frères. » Puis étant sorti, il se rendit dans un autre lieu. Cependant, quand le jour fut venu, une grande agitation s'empara des soldats qui ne savaient ce que Pierre était devenu. Quant à Hérode, après l'avoir fait quérir sans pouvoir le trouver, il fit faire aux gardes leur procès et ordonna qu'on les suppliciât ; puis, ayant quitté la Judée, il séjournait à Césarée. Or, il se trouvait en hostilité avec les Tyriens et les Sidoniens ; ceux-ci se rendirent ensemble auprès de lui, et, ayant gagné Blastus le chambellan du roi, ils sollicitaient la paix parce que leur pays tirait sa subsistance de celui du roi. Or, au jour fixé, Hérode, revêtu de ses habits royaux, les haranguait assis dans sa tribune, et le peuple s'écriait : « Voix de dieu et non d'homme ! » Mais aussitôt un ange du Seigneur le frappa, pour n'avoir pas rapporté la gloire à Dieu, et il expira rongé des vers. Cependant la parole du seigneur croissait et grandissait. Et Barnabas et Saul revinrent à Jérusalem, après avoir rempli leur mission, et pris avec eux Jean surnommé Marc.
Évangile
Et comme il sortait du temple un de ses disciples lui dit : « Maître, regarde ; quelles pierres ! et quels édifices ! » Et Jésus lui dit : « Vois-tu ces grands édifices ? Il ne sera certainement pas laissé ici pierre sur pierre qui ne soit certainement démolie. Et pendant qu'il était assis sur la montagne des Oliviers, en face du temple, Pierre, et Jacques, et Jean, et André lui demandèrent en particulier : « Dis-nous, quand cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe que toutes ces choses seront sur le point de s'accomplir ? » Or Jésus commença à leur dire : « Prenez garde que personne ne vous égare ; beaucoup viendront en mon nom, disant c'est moi qui le suis, et ils en égareront plusieurs. Mais quand vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres, ne vous en laissez pas troubler ; il faut que cela arrive, mais ce n'est pas encore la fin. En effet une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; il y aura ici et là des tremblements de terre ; il y aura des famines ; ces choses-là sont le commencement des douleurs. Mais prenez garde à vous-mêmes : ils vous livreront aux tribunaux, et vous serez battus de verges dans les synagogues, et vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois à cause de moi, pour leur servir de témoignage ; et il faut premièrement que l'évangile soit prêché à toutes les nations. Et lorsqu'ils vous entraîneront pour vous livrer, ne vous inquiétez pas d'avance de ce que vous aurez à dire, mais dites ce qui vous sera donné en ce moment-là ; en effet ce n'est pas vous qui parlez, mais l'esprit saint. Et un frère livrera son frère à la mort, et un père son enfant, et des enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir ; et vous serez haïs de tous, à cause de mon nom. Mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Or, quand vous aurez vu l'œuvre abominable de la dévastation établie où il ne faut pas (que le lecteur y réfléchisse), alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes ; que celui qui est sur le toit ne descende pas, et n'entre pas pour sortir quoi que ce soit de sa maison, et que celui qui est aux champs ne revienne pas en arrière pour prendre son manteau. Mais malheur à celles qui sont enceintes, et à celles qui allaitent en ces jours-là ! Priez, afin que cela n'ait pas lieu en hiver. Car ces jours-là seront une tribulation telle, qu'il n'y en a pas eu de semblable depuis le commencement de la création que Dieu a créée jusques à maintenant, et qu'il n'y en aura certainement jamais ; et si le Seigneur n'eût raccourci ces jours-là, qui que ce soit n'eût été sauvé ; mais à cause des élus qu'il s'est choisis Il a raccourci ces jours-là. Et alors si quelqu'un vous dit : « Regardez, le Christ est ici, et regardez, il est là, » ne le croyez pas ; car il surgira de faux christs, et de faux prophètes, et ils feront des miracles et des prodiges, afin d'égarer, s'il est possible, les élus. Pour vous, soyez sur vos gardes ; je vous ai tout prédit. « Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s'obscurcira, et la lune ne donnera pas sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. Et alors ils verront le fils de l'homme venant dans des nuées avec beaucoup de puissance et de gloire. Et alors il enverra les anges, et il rassemblera ses élus des quatre vents, de l'extrémité de la terre jusqu'à l'extrémité du ciel. Or, instruisez-vous par cette comparaison tirée du figuier : Lorsque ses branches commencent à se ramollir et qu'il pousse ses feuilles, vous savez que l'été est proche ; de même vous aussi, lorsque vous aurez vu ces choses arriver, sachez qu'il est proche, qu'il est à la porte. En vérité je vous déclare que cette génération-ci ne disparaîtra certainement point jusques à ce que toutes ces choses se soient réalisées. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. Or, quant à ce jour-là ou à l'heure personne n'en sait rien, pas même un ange dans le ciel, pas même le Fils, mais le Père. Soyez sur vos gardes ; veillez ; car vous ne savez pas quand c'est le moment. Comme un voyageur, après avoir quitté sa maison et remis l'autorité à ses esclaves, à chacun selon sa besogne, à aussi donné des ordres au portier afin qu'il veille, veillez donc ; car vous ignorez quand doit venir le maître de la maison, si c'est le soir, ou à minuit, ou au chant du coq, ou le matin ; de peur qu'arrivant à l'improviste, il ne vous trouve endormis. Or ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : Veillez. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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