Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
Morning Prayer — First Lesson
2 Kings 6
Et les fils des prophètes dirent à Elisée : Daigne considérer que le local où nous habitons devant toi, est trop restreint pour nous ; permets-nous donc d'aller au Jourdain, et d'y prendre chacun une solive, et nous nous ferons ici un local pour notre habitation. Et il dit : Allez ! Et l'un d'eux dit : Consens donc à venir avec tes serviteurs. Et il dit : J'irai. Et il s'achemina avec eux et ils arrivèrent au Jourdain et ils coupèrent les bois. Et comme l'un d'eux abattait une solive, le fer tomba dans l'eau, et il s'écria disant : Hélas ! mon Seigneur, il était emprunté. Alors l'homme de Dieu dit : Où est-il tombé ? Et quand il lui eut montré la place, Elisée coupa un morceau de bois et l'y jeta et fit surnager le fer. Et il dit : Ramasse-le ! Et étendant la main il le prit. Cependant le roi de Syrie faisait la guerre en Israël et il se consulta avec ses serviteurs et dit : Dans tel lieu j'aurai mon camp. Alors l'homme de Dieu envoya au roi d'Israël cet avis : Prends garde de négliger cette position-là, car les Syriens vont s'y embusquer. Alors le roi d'Israël fit occuper le lieu que lui indiquait et signalait l'homme de Dieu, et s'y tint en observation, et cela non pas à une seule, ni à deux reprises. Et cette manœuvre inquiéta le cœur du roi de Syrie, qui manda ses serviteurs et leur dit : Ne me dénoncerez-vous pas celui des nôtres qui est pour le roi d'Israël ? Et l'un de ses serviteurs dit : Non ! ô roi, mon Seigneur, car c'est Elisée, le prophète, qui en Israël rapporte au roi d'Israël les mots que tu dis dans ta chambre à coucher. Sur ce il dit : Allez voir où il est, afin que j'envoie le saisir. Et il lui vint cet avis : Voici, il est à Dothan. Alors il y expédia chevaux et chars et une grosse armée ; et ils arrivèrent de nuit et cernèrent la ville. Et lorsque le matin celui qui servait l'homme de Dieu, se leva et sortit, voilà qu'une armée avec chevaux et chars enveloppait la ville. Et son valet lui dit : Ah ! mon Seigneur, comment ferons-nous ? Et il répondit : N'aie pas peur ! car nous en avons plus pour nous qu'ils n'en ont pour eux. Et Elisée fit sa prière et dit : Éternel, daigne lui ouvrir les yeux pour qu'il voie ! Et l'Éternel ouvrit les yeux au valet, et il regarda, et voilà que la montagne était remplie de chevaux et de chars de feu entourant Elisée. Alors ils descendirent vers lui, et Elisée fit cette prière à l'Éternel : A ma prière frappe cette troupe-là d'aveuglement. Alors Il les frappa d'aveuglement selon la demande d'Elisée. Et Elisée leur dit : Ce n'est ni le chemin, ni la ville : suivez-moi, et je vous mènerai vers l'homme que vous cherchez. Et il les mena à Samarie. Et quand ils arrivèrent à Samarie, Elisée dit : Éternel, ouvre-leur les yeux pour qu'ils voient. Alors l'Éternel leur ouvrit les yeux, et ils virent : et voilà qu'ils étaient au milieu de Samarie. Et le roi d'Israël, lorsqu'il les vit, dit à Elisée : Frapperai-je ? frapperai-je, mon père ? Et Elisée dit : Tu n'as pas à frapper : est-ce ceux que tu as faits prisonniers avec ton épée et ton arc, que tu frappes ? Sers-leur du pain et de l'eau, et qu'ils mangent et boivent, puis s'en aillent vers leur Seigneur. Alors il leur fit grande chère, et ils mangèrent et burent, et il les congédia et ils partirent vers leur Seigneur. Dès lors les bandes Syriennes n'infestèrent plus le territoire d'Israël. Et plus tard Ben-Hadad, roi de Syrie, rassembla toute son armée et se mit en campagne et vint assiéger Samarie. Et il y avait grande famine à Samarie ; et voici, ils la serrèrent de près jusqu'à faire monter à quatre-vingts sicles d'argent une tête d'âne, et à cinq sicles le quart d'un cab de fiente de pigeon. Et comme le roi d'Israël passait sur le rempart, une femme lui cria : Au secours ! roi, mon Seigneur. Et il dit : L'Éternel ne te secourt-Il pas ? De quoi t'assisterais-je ? de l'aire ou du pressoir ? Et le roi lui dit : Que t'arrive-t-il ? Et elle répondit : Cette femme-là m'a dit : Donne-moi ton fils et nous le mangerons aujourd'hui, et demain nous mangerons le mien. Alors nous fîmes cuire mon fils et nous l'avons mangé ; et le jour suivant je lui ai dit : Donne ton fils et nous le mangerons ; mais elle a caché son fils. Et lorsque le roi ouït le discours de la femme, il déchira ses habits ; et comme il passait sur la muraille, le peuple le vit et voilà qu'il portait intérieurement un cilice sur son corps. Et il dit : Que Dieu me fasse ceci et pis encore si aujourd'hui la tête d'Elisée, fils de Schaphat, reste sur sa personne ! Cependant comme Elisée était assis dans sa maison et les Anciens assis auprès de lui, [le roi] envoya un homme avant lui. Mais avant que le messager arrivât chez lui, il dit aux Anciens : Voyez-vous que ce fils d'assassin envoie quelqu'un pour faire tomber ma tête ? Observez quand le messager viendra ; alors fermez la porte et repoussez-le à l'aide de la porte. N'entendez-vous pas le bruit des pas de son maître qui le suit ? Il leur parlait encore que voilà que le messager descendit chez lui et dit : Voici, ce mal procède de l'Éternel : pourquoi m'attendrai-je encore à l'Éternel ?
Morning Prayer — Second Lesson
Matthew 10
Et ayant appelé à lui ses douze disciples, il leur donna autorité sur les esprits impurs, de manière à les chasser et à guérir toute espèce de maladies et d'infirmités. Or, voici les noms des douze apôtres : le premier est Simon appelé Pierre, et André son frère ; et Jacques fils de Zébédée et Jean son frère ; Philippe et Barthélémy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques fils d'Alphée et Thaddée ; Simon le Cananéen et Judas l'Iscariote, celui-là même qui le livra. Ce sont ces douze que Jésus envoya après leur avoir donné ses ordres, en disant : « N'allez pas du côté des gentils, et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ; mais dirigez-vous plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Or, une fois en route, prêchez en disant : Le royaume des cieux s'approche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, guérissez les lépreux, chassez les démons. C'est gratuitement que vous avez reçu, donnez gratuitement. Ne prenez ni or, ni argent, ni cuivre dans vos ceintures, ni besace pour le chemin, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton ; car l'ouvrier mérite sa nourriture. Mais dans quelque ville ou village que vous entriez, enquérez-vous qui il s'y trouve de digne, et demeurez là jusques à ce que vous partiez. Or, en entrant dans la maison saluez-la, et si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne à vous. Et celui qui ne vous aura pas reçu et n'aura pas écouté vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville-là et secouez la poussière de vos pieds. En vérité je vous le déclare : le sort du pays de Sodome et de Gomorrhe sera, au jour du jugement, plus supportable que le sort de cette ville-là. Voici, je vous envoie comme des brebis parmi des loups. Devenez donc prudents comme les serpents et purs comme les colombes ; mais soyez en garde contre les hommes ; car ils vous livreront aux tribunaux et ils vous fustigeront dans leurs synagogues ; et même vous serez conduits devant des gouverneurs et devant des rois à cause de moi, pour servir de témoignage à eux et aux gentils. Mais quand ils vous auront livrés, ne vous inquiétez ni de la manière ni des choses dont vous devrez parler ; car à cette heure-là ce que vous aurez à dire vous sera donné ; en effet, ce n'est pas vous qui parlez, mais l'esprit de votre Père qui parle en vous. Or un frère livrera son frère à la mort, et un père son enfant, et des enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom. Mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Or, quand ils vous persécuteront dans cette ville-ci, fuyez dans la suivante. Car, en vérité je vous le déclare : Vous n'en n'aurez pas fini avec les villes d'Israël jusques à ce que le fils de l'homme soit venu. Un disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni un esclave au-dessus de son seigneur ; il suffit au disciple qu'il devienne comme son maître, et l'esclave comme son seigneur. S'ils ont surnommé Béézéboul le chef de famille, à combien plus forte raison les membres de sa famille ? Ne les craignez donc pas ; car rien n'est couvert qui ne doive être révélé, ni caché qui ne doive être connu ; ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière, et ce que vous entendez à l'oreille, prêchez-le sur les toits ; et ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais qui ne peuvent tuer l'âme ; mais craignez plutôt Celui qui peut faire périr dans la géhenne et l'âme et le corps. Est-ce qu'on ne vend pas deux passereaux pour un as ? Eh bien, un seul d'entre eux ne tombera pas à terre sans que votre Père le veuille. Mais pour vous, les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux. Ainsi donc quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque m'aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée ; car je suis venu désunir un homme d'avec son père, et une fille d'avec sa mère, et une bru d'avec sa belle-mère, et l'homme aura pour ennemis les membres de sa famille. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Celui qui aura trouvé sa vie la perdra, et celui qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit reçoit Celui qui m'a envoyé. Celui qui reçoit un prophète à titre de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste à titre de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui aura donné à boire à l'un de ces petits un seul verre d'eau froide à titre de disciple, en vérité je vous le déclare, il ne perdra certainement pas sa récompense. »
Evening Prayer — First Lesson
2 Kings 7
Alors Elisée dit : Écoutez la parole de l'Éternel ! Ainsi parle l'Éternel : Demain à pareille heure un boisseau de fleur de farine vaudra un sicle et deux boisseaux d'orge un sicle à la Porte de Samarie. Et l'adjudant sur la main duquel le roi s'appuyait, répondit à l'homme de Dieu et dit : Voici, quand l'Éternel ouvrirait des fenêtres dans le ciel, la chose arriverait-elle ? Et il reprit : Voici, tu le verras de tes yeux, mais tu n'en mangeras pas. Or quatre hommes qui avaient la lèpre, se tenaient à l'avenue de la Porte et ils se dirent l'un à l'autre : Que faisons-nous d'attendre ici jusqu'à notre mort ? Si nous disions : Nous entrerons dans la ville ! la famine y est, et nous y mourrions, et si nous restons ici, nous mourons. Eh bien ! venez et passons au camp des Syriens ; s'ils nous laissent vivre, nous vivrons ; s'ils nous font mourir, nous mourrons. Ils se levèrent donc au crépuscule pour passer au camp des Syriens, et quand ils atteignirent l'extrémité du camp des Syriens, voilà qu'il n'y avait personne. Car le Seigneur avait fait entendre à l'armée des Syriens un fracas de chars et un fracas de chevaux, un fracas de grandes troupes, et ils se dirent l'un à l'autre : Voici, le roi d'Israël a pris à sa solde contre nous les rois des Héthiens et les rois d'Egypte pour fondre sur nous. Puis ils se levèrent et fuirent au crépuscule, abandonnant leurs tentes et leurs chevaux et leurs ânes, et leur camp, tel quel, et fuyant pour sauver leur vie. Et ces lépreux ayant atteint l'extrémité du camp, pénétrèrent dans une tente, et mangèrent et burent, et en emportèrent de l'argent et de l'or et des habillements qu'ils allèrent cacher ; puis revenant ils pénétrèrent dans une autre tente et y firent des captures qu'ils allèrent cacher. Alors ils se dirent l'un à l'autre : Nous n'agissons pas bien ! Ce jour est un jour de bonne nouvelle, et si nous nous taisons et attendons jusqu'à l'aube du matin, nous nous trouverons en état de délit. Venez donc et entrons et informons la maison du roi. Et ils vinrent et appelèrent la garde de la Porte de la ville et l'informèrent en ces termes : Nous avons pénétré dans le camp des Syriens, et voilà qu'il n'y avait personne, ni voix d'hommes, mais les chevaux attachés et les ânes attachés et les tentes telles quelles. Et la chose fut répétée par les gardes de la Porte, puis transmise à l'intérieur du palais du roi. Alors le roi se leva dans la nuit et dit à ses serviteurs : Je veux vous découvrir ce que les Syriens entreprennent contre nous : sachant que nous sommes affamés, ils sont sortis du camp pour se cacher dans la campagne avec cette idée : Qu'ils sortent, et nous les prenons vivants et envahissons la ville. Et l'un de ses serviteurs prit la parole et dit : Mais ! que l'on prenne cinq des chevaux restants qui survivent dans la ville (hé ! ils sont comme toute la multitude d'Israël restée dans la ville, comme toute la multitude d'Israël qui dépérit) ; et envoyons en reconnaissance. Et ils prirent un double attelage de chevaux, et le roi les envoya sur les traces de l'armée des Syriens avec cet ordre : Allez et voyez ! Et ils les suivirent jusqu'au Jourdain, et voilà que toute la route était jonchée d'habillements et de meubles que les Syriens avaient jetés dans leur précipitation. Ensuite les courriers revinrent et firent rapport au roi. Alors le peuple sortit et pilla le camp des Syriens, et l'on eut un boisseau de fleur de farine pour un sicle et deux boisseaux d'orge pour un sicle selon la parole de l'Éternel. Et le roi avait confié la garde de la Porte à l'adjudant sur la main duquel il s'appuyait ; et celui-ci fut écrasé contre la Porte par le peuple et il mourut, comme l'avait annoncé l'homme de Dieu, qui avait parlé lorsque le roi descendit chez lui. En effet, lorsque l'homme de Dieu parlait au roi en ces termes : On aura deux boisseaux d'orge pour un sicle et un boisseau de fleur de farine pour un sicle demain à pareille heure dans la Porte de Samarie, l'adjudant répondit à l'homme de Dieu en ces termes : L'Éternel va-t-Il ouvrir des fenêtres dans le ciel ? pareille chose arrivera-t-elle ? Et Elisée répondit : Voici, tu le verras de tes yeux, mais tu n'en mangeras pas. Et il en fut ainsi pour lui, et il fut écrasé par le peuple dans la Porte, et il mourut.
Evening Prayer — Second Lesson
Romans 11
Je me dis donc : Dieu n'a-t-il point rejeté Son peuple ? Loin de nous cette pensée ! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benjamin. Dieu n'a point rejeté Son peuple que d'avance Il avait élu. Ou bien ignorez-vous ce que dit l'Écriture dans le passage où Élie implore Dieu contre Israël ? « Seigneur, ils ont tué Tes prophètes, ils ont renversé Tes autels ; et moi je suis demeuré seul, et ils en veulent à ma vie. » Mais que lui dit la réponse divine ? « J'ai laissé subsister pour Moi sept mille hommes, qui n'ont pas fléchi le genou devant la déesse Baal. » De même donc, il y a eu aussi dans les circonstances actuelles un restant selon l'élection de la grâce ; mais si c'est par grâce, cela ne vient plus des œuvres ; puisque dans ce cas la grâce ne serait plus grâce. Si, au contraire, cela vient des œuvres, il n'y a plus de grâce ; puisque l'œuvre n'est plus une grâce. Qu'y a-t-il donc à dire ? C'est que ce qu'Israël recherche, il ne l'a pas obtenu ; mais les élus l'ont obtenu, tandis que les autres ont été endurcis, conformément à ce qui est écrit : « Dieu leur a donné un esprit d'étourdissement, des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre, jusques au jour d'aujourd'hui. » Et David dit : « Que leur table devienne pour eux un piège, une chasse, une pierre d'achoppement, et une rétribution ; que leurs yeux soient plongés dans des ténèbres qui les empêchent de voir ; et tiens leur dos constamment courbé. » Je me dis donc : n'ont-ils point trébuché, afin qu'ils tombassent ? Loin de nous cette pensée ! Mais c'est à leur faute qu'est dû le salut des Gentils, afin d'exciter leur jalousie. Or, si leur faute fait la richesse du monde, et si leur défaite fait la richesse des Gentils, à combien plus forte raison leur pleine restauration ! Or, c'est pour vous, Gentils, que je parle. En tant que je suis donc l'apôtre des Gentils, je glorifie mon ministère en cherchant, s'il est possible, à exciter la jalousie de ma race et à en sauver quelques-uns. Car si leur rejet fut la réconciliation du monde, que sera leur réhabilitation, sinon une vie surgissant d'entre les morts ? Or, si les prémices sont saintes, la pâte l'est aussi ; et si la racine est sainte, les rameaux le sont aussi. Mais si quelques-uns des rameaux ont été arrachés, et si toi, qui es un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et si tu as été mis en communication avec la racine d'où l'olivier tire son suc, ne prends pas les rameaux en pitié. Mais si tu le fais, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte. Tu diras donc : « Les rameaux ont été arrachés, afin que moi je fusse greffé. » Sans-doute ; mais c'est pour cause d'incrédulité qu'ils ont été arrachés, et toi, c'est par la foi que tu subsistes ; n'en conçois pas d'orgueil, mais sois dans la crainte ; car si Dieu n'a pas épargné les rameaux naturels, Il ne t'épargnera pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu ; d'un côté la sévérité envers ceux qui sont tombés ; de l'autre envers toi la bonté de Dieu, si tu persistes à t'en montrer digne ; autrement, toi aussi, tu seras retranché. Et eux de même, s'ils ne persistent pas dans l'incrédulité, seront greffés ; car Dieu est puissant pour les greffer de nouveau. En effet, si toi, tu as été retranché de l'olivier naturellement sauvage, et as été greffé contre nature sur un olivier franc, à combien plus forte raison, ceux-ci, qui sont les rameaux naturels, seront-ils greffés sur leur propre olivier ? Car je ne veux pas que vous ignoriez, frères, le mystère que voici, afin que vous ne vous complaisiez pas dans vos propres pensées : c'est que l'endurcissement s'est partiellement emparé d'Israël, jusques à ce que tout l'ensemble des Gentils soit entré ; et c'est ainsi que tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit : « Le libérateur viendra de Sion, il éloignera les impiétés de Jacob ; et telle est l'alliance que Je leur octroierai, quand J'aurai enlevé leurs péchés. » D'un côté, en ce qui concerne l'évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; de l'autre, en ce qui concerne les promesses, ils sont aimés à cause de leurs pères ; car les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables. En effet, de même que vous avez jadis désobéi à Dieu, tandis que maintenant vous avez obtenu miséricorde à cause de leur désobéissance, de même ceux-ci ont aussi désobéi maintenant à cause de la miséricorde qui vous est faite, afin qu'eux aussi obtiennent maintenant miséricorde ; car Dieu a renfermé tous les hommes sous la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous. O profondeur de la richesse, et de la sagesse, et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont incompréhensibles et Ses voies impénétrables ! Car qui est-ce qui a connu la pensée du Seigneur ; ou bien, qui est-ce qui a été Son conseiller ; ou bien, qui est-ce qui d'avance Lui a rien donné, et on l'en dédommagera ! Car c'est de Lui que procèdent, c'est par Lui et pour Lui que sont toutes choses. A lui soit rendue la gloire pour les siècles ! Amen !
Readings follow the 1662 Book of Common Prayer (public domain). Scripture text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Today's readings, every morning
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