Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

Acts 12:20-25

Or, il se trouvait en hostilité avec les Tyriens et les Sidoniens ; ceux-ci se rendirent ensemble auprès de lui, et, ayant gagné Blastus le chambellan du roi, ils sollicitaient la paix parce que leur pays tirait sa subsistance de celui du roi. Or, au jour fixé, Hérode, revêtu de ses habits royaux, les haranguait assis dans sa tribune, et le peuple s'écriait : « Voix de dieu et non d'homme ! » Mais aussitôt un ange du Seigneur le frappa, pour n'avoir pas rapporté la gloire à Dieu, et il expira rongé des vers. Cependant la parole du seigneur croissait et grandissait. Et Barnabas et Saul revinrent à Jérusalem, après avoir rempli leur mission, et pris avec eux Jean surnommé Marc.

First Reading

Isaiah 22

Oracle contre la vallée des visions.Que t'arrive-t-il donc, que tous tes habitants sont montés sur les toits, ville pleine de tumulte, cité bruyante et joyeuse ? Tes morts ne seront pas percés par l'épée, ni tués dans le combat. Tous tes généraux fuient ensemble, sont pris par les archers, tous ceux qui se trouvent en ton sein sont pris à la fois, ils fuient au loin. Aussi dis-je : Détournez les yeux de moi ; j'ai à pleurer amèrement : n'insistez pas pour me consoler de la ruine de la fille de mon peuple ! Car c'est une journée de commotion et d'écrasement et de confusion que tient le Seigneur, l'Éternel des armées, dans la vallée des visions ; on sape les murs, et les cris de détresse vont frapper les montagnes. Elam porte le carquois sur des chars pleins d'hommes et de cavaliers, et Kir tire le bouclier du fourreau. Et tes plus belles vallées sont remplies de chars, et les cavaliers prennent position entre tes portes. Et le voile de Juda est levé, et en ce jour tu portes tes regards vers les munitions de la maison de cèdre. Et vous apercevez les brèches de la ville de David, qui sont nombreuses, et vous recueillez les eaux de l'étang inférieur ; et vous comptez les maisons de Jérusalem, et vous en abattez pour fortifier les murs, et vous faites un réservoir entre les deux murs pour les eaux de l'antique étang. Mais vous ne regardez pas vers l'auteur de ces choses, et ne tournez pas les yeux vers Celui qui de loin en a formé le plan. Et en ce jour le Seigneur, l'Éternel des armées, vous convie à pleurer, à gémir, à couper vos cheveux et à ceindre le cilice. Mais voici, plaisir et joie ; on tue des taureaux, on égorge des brebis, on mange de la chair, et on boit du vin : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons ! » Cependant l'Éternel des armées s'est révélé à mes oreilles : Non, ce crime ne sera pas expié que vous ne soyez morts, dit le Seigneur, l'Éternel des armées. Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel des armées : Va, rends-toi vers ce courtisan, vers Sebna préposé au palais ! « Qu'as-tu à faire ici ? et qui as-tu ici, que tu te creuses ici un tombeau, creusant un tombeau sur la hauteur, te taillant dans le roc une demeure ? Voici, l'Éternel te jettera bas d'un coup vigoureux, et te saisira ; Il te fera rouler, rouler, comme une balle sur une terre vaste et spacieuse ; là tu mourras, et là seront tes chars magnifiques, toi l'opprobre de la maison de ton maître. Et je te culbuterai de ton poste, et Il te débusquera de ta place. » Et en ce jour même j'adresserai vocation à mon serviteur Eliacim, fils de Hilkia ; et je le revêtirai de ton manteau et le ceindrai de ta ceinture, et je mettrai ton pouvoir en sa main, et il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda. Et je mettrai la clef de la maison de David sur son épaule, et il ouvrira, et personne ne fermera ; il fermera, et personne n'ouvrira. Et je l'enfoncerai comme un clou en lieu sûr, et il sera un trône glorieux pour la maison de son père ; et il sera le soutien de tout ce qui est la gloire de la maison de son père, des rejetons et des surgeons, de tous les petits vases depuis les bassins jusqu'à toutes les coupes. En ce même jour, dit l'Éternel des armées, sera ôté le clou enfoncé en lieu sûr ; il sera abattu et tombera, et le fardeau qu'il portait croulera, car l'Éternel l'a prononcé.

First Reading

1 Kings 17:17-24

Et sur ces entrefaites, le fils de la femme, maîtresse de la maison, tomba malade, et sa maladie était très intense, au point qu'il ne lui restait plus un souffle de vie. Alors elle dit à Élie : Que peut-il y avoir entre moi et toi, homme de Dieu ? Es-tu venu chez moi pour rappeler la mémoire de ma faute, et faire mourir mon fils ? Et il lui dit : Confie-moi ton fils. Et il le prit d'entre ses bras et le porta dans la chambre supérieure où il logeait, et il le coucha sur son lit. Et il implora l'Éternel et dit : Éternel, mon Dieu, est-ce que même cette veuve chez qui je trouve l'hospitalité, tu veux l'affliger en faisant mourir son fils ? Puis il s'étendit sur l'enfant par trois fois et implora l'Éternel en disant : Éternel, mon Dieu, oh ! que l'âme de cet enfant revienne au dedans de lui ! Et l'Éternel écouta la voix d'Élie et l'âme de l'enfant revint au dedans de lui et il reprit vie. Alors Élie prit l'enfant et le descendit de l'étage supérieur dans l'habitation, et le rendit à sa mère en disant : Vois ! ton fils est vivant. Et la femme dit à Élie : Maintenant je reconnais que tu es un homme de Dieu et que la parole de l'Éternel dans ta bouche est vérité.

Morning Prayer — First Lesson

Joel 2:21

N'aie point de peur, ô pays ! sois dans l'allégresse et la joie ! car l'Éternel se montrera glorieux !

Epistle

Acts 8:14-17

Or, les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie accueillait la parole de Dieu, leur envoyèrent Pierre et Jean, qui, lorsqu'ils furent arrivés, prièrent pour eux, afin qu'ils reçussent l'esprit saint ; car il n'était encore tombé sur aucun d'eux, mais ils avaient seulement été baptisés au nom du seigneur Jésus ; alors ils leur imposèrent les mains et ils recevaient l'esprit saint.

First Reading

Nehemiah 3

Alors se mirent à l'œuvre le Grand-Prêtre Eliasib et ses frères, les Prêtres, et ils construisirent la Porte des Brebis. Ils la consacrèrent et en établirent les battants ; et ils la consacrèrent jusqu'à la Tour Mea, jusqu'à la Tour Hananeël. Et à côté de lui bâtirent les hommes de Jéricho ; et à côté de lui bâtit Zaccur, fils d'Imri. Et la Porte des Poissons fut construite par les fils de Senaa. Et ils en firent la charpente et en établirent les battants, les serrures et les verrous. Et à côté d'eux restaurait Merémoth, fils d'Urie, fils de Haccots ; et à côté d'eux restaurait Mesullam, fils de Beréchia, fils de Meseizabeël ; et à côté d'eux restaurait Tsadoc, fils de Baëna. Et à côté d'eux restauraient les Thékôïtes, mais leurs notables ne prêtèrent pas leur dos au service de leur maître. Et la Porte Ancienne fut restaurée par Joiada, fils de Paseach, et Mesullam, fils de Besodia : ils en firent la charpente, et en posèrent les battants, les serrures et les verrous. Et à côté d'eux restauraient Melathia, le Gabaonite, et Jadon, le Méronothite, les gens de Gabaon et de Mitspa ressortissant au siège du gouverneur de ce côté du Fleuve. A côté d'eux restaurait Uzziel, fils de Charaïa, [l'un] des orfèvres ; et à côté de lui restaurait Hanania, fils du parfumeur. [Or ils (les Chaldéens) avaient laissé Jérusalem debout jusqu'au large mur.] Et à côté d'eux restaurait Rephaïa, fils de Hur, chef de la moitié du Cercle de Jérusalem. Et à côté d'eux restaurait Jedaïa, fils de Harumaph, vis-à-vis de sa maison ; et à côté de lui restaurait Hattus, fils de Hasabenia. Malchiia, fils de Harim, et Hassub, fils de Pachath-Moab, restauraient une section et la Tour des Fourneaux. Et à côté de lui restaurait Sallum, fils de Halloës, chef de l'autre moitié du Cercle de Jérusalem, lui et ses filles. La Porte de la Vallée fut restaurée par Hanun et les habitants de Zanoah ; ils la bâtirent et en posèrent les battants, les serrures et les verrous, et mille coudées au mur jusqu'à la Porte du Fumier. Et la Porte du Fumier fut restaurée par Malchiia, fils de Rechab, chef du Cercle de Beth-Haccarem ; il la bâtit et en posa les battants, les serrures et les verrous. Et la Porte de la Source fut restaurée par Sallun, fils de Col-Hozeh, chef du Cercle de Mitspa ; il la bâtit, en fit la toiture, et en posa les battants, les serrures et les verrous, et le mur de l'Étang de Siloé près du Jardin Royal jusqu'à la rampe qui descend de la Cité de David. Après lui restaurait Néhémie, fils de Azbuc, chef de la moitié du Cercle de Beth-Tsur, jusque vis-à-vis des tombeaux de David vis-à-vis jusqu'à l'étang artificiel et jusqu'à l'hôtel des héros. Après lui restauraient les Lévites, Rehum, fils de Bani. A côté de lui restaurait Hasabia, chef de la moitié du Cercle de Kehila, pour son Cercle. Après lui restauraient ses frères, Bavvaï, fils de Hénadad, chef de l'autre moitié du Cercle de Kehila. Et à côté de lui restaurait Eser, fils de Jésuah, chef de Mitspa, une autre section vis-à-vis de la montée de l'arsenal de l'angle. Après lui avec ardeur restaurait Baruch, fils de Zabbaï, une seconde section à partir de l'angle jusqu'à la porte de la maison d'Eliasib, le Grand-Prêtre. Après lui restaurait Merémoth, fils de Urie, fils de Haccots, une seconde section à partir de la porte de la maison d'Eliasib jusqu'à l'extrémité de la maison d'Eliasib. Et après lui restauraient les Prêtres, les hommes du District [du Jourdain]. Après eux restauraient Benjamin et Hassub vis-à-vis de leur maison. Après eux restaurait Azaria, fils de Mahaseïa, fils d'Ananias, à côté de sa maison. Après lui restaurait Binnuï, fils de Hénadad, une seconde section à partir de la maison d'Azaria jusqu'à l'angle et jusqu'au coin. Palal, fils de Usaï, vis-à-vis de l'angle et de la Tour qui sort de la maison supérieure du roi dans la cour de la prison. Après lui Pedaïa, fils de Paréos. Or les assujettis habitaient sur la colline vis-à-vis de la Porte de l'Eau au Levant, et de la Tour saillante. Après eux restauraient les Thékôïtes, une seconde section vis-à-vis de la Grande Tour saillante jusqu'au mur de la colline. Au-dessus de la Porte des Chevaux restauraient les Prêtres, chacun vis-à-vis de sa maison. Après eux restaurait Tsadoc, fils de Immer, vis-à-vis de sa maison, et après lui restaurait Semaïa, fils de Sechania, garde de la Porte du Levant. Après lui restauraient Hanania, fils de Sélémia, et Hanun, le sixième fils de Tsalaph, une seconde section. Après eux restaurait Mesullam, fils de Béréchia, vis-à-vis de sa cellule. Après lui restaurait Malchiia, l'orfèvre, jusqu'à la maison des assujettis et des marchands, vis-à-vis de la Porte de la Revue, jusqu'à la haute chambre de l'angle. Et entre la haute chambre de l'angle et la Porte des Brebis restauraient les orfèvres et les marchands.

Morning Prayer — Second Lesson

1 Thessalonians 5:12-24

Toutefois nous vous prions, frères, de distinguer ceux qui travaillent parmi vous, et qui président sur vous dans le Seigneur, et qui vous avertissent, et d'avoir pour eux une charité sans bornes à cause de leur œuvre.Gardez la paix entre vous ; toutefois nous vous y exhortons, frères : avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont découragés, supportez les faibles, soyez patients envers tous ; prenez garde que personne ne rende à personne mal pour mal, mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit à l'égard de tous. Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; rendez pour toutes choses des actions de grâces ; car telle est la volonté de Dieu en Christ Jésus à votre égard. N'éteignez pas l'Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. Abstenez-vous de toute espèce de mal. Or, que le Dieu de paix Lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme, et le corps, soient conservés sans reproche lors de l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ. Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est Lui aussi qui le fera.

Responsorial Psalm

Psalm 89

Hymne de Ethan Esrahite.Je veux chanter à jamais les grâces de l'Éternel, et d'âge en âge de ma bouche publier Ta fidélité ! Car je me dis : La grâce est édifiée pour jamais, le ciel est la base que Tu donnes à ta fidélité. « J'ai fait une alliance en faveur de mon élu, je l'ai juré à David, mon serviteur : J'affermirai ta race à jamais, et je fonderai ton trône pour tous les âges. » (Pause) « Et les Cieux, Éternel, célèbrent tes merveilles, et disent ta fidélité dans l'assemblée des Saints. Car, dans les lieux éthérés, qui s'égale à l'Éternel ? qui ressemble à l'Éternel, parmi les Fils de Dieu, à ce Dieu, redouté dans la vaste société des Saints, et plus formidable que tous ceux qui L'entourent ? Éternel, Dieu des armées, qui est comme toi puissant, ô Dieu ? Et ta fidélité t'environne. Tu domines l'orgueil de la mer ; quand ses flots se soulèvent, tu les apaises. Tu as écrasé l'Egypte d'un coup mortel, et de ton bras puissant dissipé tes ennemis. A toi sont les Cieux, et à toi la terre ; c'est toi qui as fondé le monde et ce qu'il enserre. Tu as créé l'Aquilon et le Midi ; le Thabor et l'Hermon se réjouissent à ton nom. Tu as un bras armé de vigueur, ta main est forte, ta droite élevée. La justice et l'équité sont la base de ton trône, la grâce et la vérité marchent devant ta face. Heureux le peuple qui connaît l'appel de la trompette ! Éternel, il marche à la clarté de ta face ; à ton nom il se réjouit toujours, et il se glorifie de ta justice. Car tu es sa glorieuse parure ; et par ta faveur tu nous fais porter la tête levée. Car c'est de l'Éternel que vient notre bouclier, et du Saint d'Israël que vient notre Roi. Alors tu parlas en vision à ton bien-aimé, et tu dis : « J'ai prêté secours à un héros, et suscité un adolescent du milieu du peuple. J'ai trouvé David, mon serviteur, et je l'ai oint de mon huile sainte. Ma main lui est assurée, et mon bras le soutiendra. L'ennemi ne le surprendra pas, et le méchant ne l'humiliera point. Je déferai devant lui ses adversaires, et je battrai ses ennemis. Et ma fidélité et ma grâce seront avec lui, et à mon nom il lèvera la tête ; et je mettrai sa main sur la mer, et sa droite sur les fleuves. Il m'invoquera ainsi : « Tu es mon père, mon Dieu, et mon rocher sauveur ! » – Bien plus, je l'instituerai mon premier-né, le plus éminent des rois de la terre, Je lui garderai ma grâce éternellement, et mon alliance pour lui sera perpétuelle. Je rendrai sa race éternelle, et je donnerai à son trône la durée des Cieux. Si ses fils abandonnent ma loi, et ne se dirigent pas selon mes jugements, s'ils violent mes commandements, et n'observent pas mes préceptes ; Je punirai de la verge leur désobéissance, et de fléaux, leur crime ; mais je ne lui retirerai point ma faveur, et ne démentirai point ma fidélité ; je ne violerai point mon alliance, et ne changerai point la parole émise par mes lèvres. Je l'ai juré une fois par ma sainteté : Jamais envers David je ne serai menteur ! sa race subsistera éternellement, et son trône, comme le soleil, subsistera devant moi ; comme la lune, pour jamais il est consolidé ; et le témoin qui est dans la nue, est véridique. » Et Tu nous as rejetés, nous as répudiés, tu t'es irrité contre ton Oint ; tu as méprisé l'alliance faite avec ton serviteur ; tu as souillé, fait tomber son diadème en terre ; tu as abattu toutes ses murailles, mis ses boulevards en ruines. Tous les passants le pillent, il est l'opprobre de ses voisins. Tu as exalté la droite de ses oppresseurs, réjoui tous ses ennemis ; et tu as fait céder le tranchant de son glaive, et tu ne l'as pas soutenu dans le combat. Tu as réduit sa splendeur, et précipité son trône sur la terre ; tu as abrégé les jours de sa jeunesse, tu l'as couvert d'ignominie. (Pause) Éternel, jusques à quand te cacheras-tu toujours, et ton courroux sera-t-il enflammé comme un feu ? Pense à moi ! qu'est-ce que la vie ? Pour quel néant tu as créé les enfants des humains ! Quel homme vit, et ne voit pas la mort ? dégage son âme de la main des Enfers ? (Pause) Où sont tes grâces premières, Seigneur, qu'en ta fidélité tu promis par serment à David ? Souviens-toi, Seigneur, de l'opprobre de tes serviteurs ; songe que je porte en mon cœur tous ces peuples nombreux, que tes ennemis insultent, Éternel, insultent aux pas de ton Oint ! \csp{ Béni soit l'Éternel a jamais ! Ainsi soit-il ! Oui ! Ainsi soit-il !}

Gospel

John 10:1-10

En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui n'entre pas par la porte dans l'enclos des brebis, mais qui l'escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un brigand ; mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis ; c'est à lui qu'ouvre le portier, et les brebis entendent sa voix, et il appelle ses propres brebis par leur nom, et il les fait sortir ; lorsqu'il les a toutes fait sortir, il marche devant elles, et ses brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voie ; mais elles ne suivront certainement pas un étranger, elles le fuiront au contraire, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus leur adressa cette similitude, mais pour eux ils ne comprirent pas ce dont il leur parlait. Jésus dit donc derechef : « En vérité, en vérité je vous le déclare, c'est moi qui suis la porte des brebis ; tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés ; c'est moi qui suis la porte ; si quelqu'un est entré par moi, il sera sauvé, et il entrera et il sortira et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour dérober, pour égorger et pour détruire ; moi, je suis venu afin qu'elles aient la vie, et qu'elles l'aient surabondamment.

Responsorial Psalm

Psalm 137

Sur les bords des fleuves de Babel nous étions assis, et nous pleurions en pensant à Sion. Aux saules de la contrée nous suspendîmes nos harpes ; car là nos vainqueurs nous demandaient des chants, et nos oppresseurs, de joyeux, cantiques : « Chantez-nous {[}disaient-ils{]} des hymnes de Sion ! » Comment chanter les hymnes de l'Éternel sur une terre étrangère ?… Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite m'oublie ! Que ma langue s'attache à mon palais, si de toi, Jérusalem, je perds le souvenir si je ne mets pas Jérusalem au-dessus de la première de mes joies ! Éternel, garde aux enfants d'Edom la mémoire de la journée de Jérusalem ! Alors ils disaient : « Rasez ! rasez jusqu'à ses fondements ! » Fille de Babel, qui nous as saccagés, heureux qui te rendra tout ce que tu nous as fait ! Heureux qui saisira, et écrasera tes enfants sur le roc !

Responsorial Psalm

Psalm 146

Alléluia ! Mon âme, loue l'Éternel ! Je louerai l'Éternel, tant que je vivrai ; je chanterai mon Dieu, tant que je serai. Ne vous confiez pas dans les princes, dans les enfants des hommes, qui ne peuvent secourir ! Leur souffle s'exhale, ils rentrent dans leur poudre : ce jour-là, c'en est fait de leurs plans. Heureux celui à qui le Dieu de Jacob est en aide, et dont l'espoir repose sur l'Éternel son Dieu ! Il a fait les Cieux et la terre, la mer et tout ce qu'elle contient ; Il garde fidélité éternellement ; Il rend justice aux opprimés, donne du pain à ceux qui ont faim ; l'Éternel délivre les captifs. L'Éternel ouvre les yeux aux aveugles, l'Éternel relève ceux qui sont affaissés ; l'Éternel aime les justes. L'Éternel prend les étrangers sous sa garde ; Il restaure la veuve et l'orphelin ; mais Il fait dévier la voie de l'impie. L'Éternel règne éternellement. Ton Dieu, ô Sion, subsiste dans tous les âges. Alléluia !

Responsorial Psalm

Psalm 144

De David.Béni soit l'Éternel, mon rocher, qui forme mes mains au combat, et mes doigts à la bataille, lui, mon bienfaiteur et ma citadelle, ma forteresse, et mon libérateur, mon bouclier, mon refuge, lui qui m'assujettit des peuples ! Éternel, qu'est-ce que l'homme, pour que tu le connaisses ? l'enfant d'Adam, pour que tu t'occupes de lui ? L'homme est semblable au souffle, et ses jours, à une ombre qui passe. Éternel, incline tes Cieux, et descends ! Touche les montagnes, et qu'elles fument ! Darde la foudre, et disperse-les ! Lance tes flèches, et les mets en déroute ! D'en haut étends ta main ! Délivre-moi, et me tire des grandes eaux, de la main des enfants de l'étranger, dont la bouche profère le mensonge, et dont la droite est une droite parjure ! O Dieu, je veux te chanter un cantique nouveau, sur le luth à dix cordes je veux te célébrer, toi, qui accordes au Roi la victoire, toi, qui sauvas ton serviteur David de la funeste épée ! Délivre-moi, et me tire de la main des enfants de l'étranger, dont la bouche profère le mensonge, et dont la droite est une droite parjure ! Afin que nos fils soient comme des plantes grandissant dans leur jeunesse, et nos filles comme des colonnes angulaires sculptées en figures dans les palais. Que nos greniers soient remplis, fournissant toutes sortes de biens ! Que nos brebis multiplient par milliers, qu'elles soient par myriades dans nos champs ! Que nos chefs soient élevés ! qu'il n'y ait ni brèche, ni attaque, ni clameurs dans nos rues ! Heureux le peuple dont il en est ainsi ! Heureux le peuple dont l'Éternel est le Dieu !

Evening Prayer — First Lesson

Micah 4:8

Et toi, vedette du troupeau, colline de la fille de Sion, à toi parviendra, reviendra l'empire de jadis, la royauté de la fille de Jérusalem.

Second Reading

Acts 26

Agrippa dit à Paul : « Il t'est permis de parler pour te défendre. » Alors Paul, ayant étendu la main, se justifiait en ces termes : « Je m'estime heureux, roi Agrippa, d'avoir à me justifier aujourd'hui devant toi sur tout ce dont je suis accusé par les Juifs, parce que tu connais à fond toutes les coutumes et toutes les discussions qui existent parmi les Juifs. C'est pourquoi je te prie de m'écouter avec patience : Que j'aie, dès mon enfance, passé la première partie de ma vie au milieu de ma nation à Jérusalem, c'est ce que savent tous les Juifs qui, me connaissant dès l'origine, peuvent témoigner, s'ils le veulent, que j'ai vécu en pharisien, selon les principes de la secte la plus austère de notre religion. Et maintenant je suis mis en jugement pour avoir espéré en la promesse que Dieu a faite à nos pères, et dont nos douze tribus, qui rendent nuit et jour un culte fervent, attendent la réalisation. C'est pour cette espérance, ô roi, que je suis accusé par des Juifs ! Pourquoi regarde-t-on parmi vous comme incroyable que Dieu ressuscite des morts ? Pour en revenir à moi, j'ai cru devoir me livrer à toutes sortes d'attaques contre le nom de Jésus le Nazoréen ; c'est pourquoi j'ai agi en conséquence à Jérusalem, et j'ai jeté plusieurs des saints dans les prisons, après en avoir reçu l'autorisation des grands prêtres, et, quand on les mettait à mort, j'y ai joint mon suffrage, et, dans toutes les synagogues, sévissant souvent contre eux, je les forçais de blasphémer ; dans ma fureur envers eux je les ai même poursuivis jusques dans les villes étrangères. C'est en me rendant pour ce motif à Damas, muni de l'autorisation et de la permission des grands prêtres, qu'au milieu du jour je vis sur la route, ô roi, une lumière venant du ciel, d'un éclat plus vif que celui du soleil, et qui m'enveloppa ainsi que ceux qui voyageaient avec moi. Et, étant tous tombés à terre, j'entendis une voix qui me disait en hébreu : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il t'est dangereux de regimber contre des coups d'aiguillon. » Mais je dis : « Qui es-tu, Seigneur ? » Et le seigneur dit : « Je suis Jésus que tu persécutes ; mais lève-toi sur tes pieds ; car je te suis apparu afin de te choisir pour ministre, et pour témoin tant de ce que tu as vu de moi, que de ce que je te ferai voir, en te protégeant contre le peuple et contre les Gentils, vers lesquels je t'envoie pour leur ouvrir les yeux, afin qu'ils passent des ténèbres à la lumière, et de l'autorité de Satan à Dieu, pour recevoir, par la foi en moi, la rémission des péchés et un lot parmi ceux qui ont été sanctifiés. » En conséquence, roi Agrippa, je ne résistai point à la céleste vision, mais, m'adressant d'abord à ceux qui étaient à Damas et à Jérusalem, et dans toute la Judée, puis aux Gentils, je les exhortai à se repentir et à se convertir à Dieu, en faisant des œuvres conformes à la repentance ; c'est à cause de cela que des Juifs m'ayant surpris dans le temple voulaient se défaire de moi. C'est donc grâce à la protection de Dieu que j'ai subsisté jusques à ce jour, rendant témoignage devant petits et grands, sans rien dire qui fût contraire à ce qu'ont dit soit les prophètes, soit Moïse, sur ce qui devait arriver, à savoir si le Messie devait souffrir, si, ressuscité le premier d'entre les morts, il devait proclamer la lumière au peuple et aux Gentils…  » A cet endroit de la justification, Festus s'écrie d'une voix forte : « Paul, tu es fou, ton grand savoir te jette dans le délire. » Mais Paul : « Je ne suis point fou, excellent Festus, mais je prononce des paroles vraies et réfléchies ; car le roi est instruit sur ces sujets, et c'est à lui que je m'adresse avec assurance parce que je suis convaincu qu'il n'ignore rien de tout cela ; car ce n'est pas une chose qui se soit passée dans un coin. Crois-tu aux prophètes, roi Agrippa ?… Je sais que tu y crois. » Mais Agrippa dit à Paul : « C'est à peu de frais que tu veux me persuader de me faire chrétien. » Et Paul : « Plût à Dieu, qu'avec peu ou beaucoup de frais, non seulement toi, mais tous ceux qui m'écoutent aujourd'hui, vous devinssiez tels que je suis moi-même, sauf ces chaînes. » Et le roi, le gouverneur et Bérénice se levèrent, ainsi que ceux qui étaient assis avec eux, et s'étant retirés, ils se disaient entre eux : « Cet homme n'a rien fait qui mérite la mort ou les chaînes. » Et Agrippa dit à Festus : « Cet homme pouvait être relâché, s'il n'en avait appelé à l'empereur. »

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Romans 3

Quelle est donc la prérogative du Juif ? Ou quelle est l'utilité de la circoncision ? Elle est grande de toute manière. Et d'abord, parce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. Qu'importe en effet que quelques-uns aient été infidèles ? Est-ce que leur infidélité anéantira la fidélité de Dieu ? Loin de nous cette pensée ! Mais au contraire ; que Dieu soit tenu pour véridique et tout homme pour menteur selon qu'il est écrit : « Afin que Tu sois justifié dans Tes paroles, et que Tu triomphes quand on Te juge. » Mais si notre injustice établit la justice de Dieu, que dirons-nous ? Est-ce qu'en laissant agir Sa colère Dieu est injuste ? Je parle d'une manière tout humaine. Loin de nous cette pensée ! Car en ce cas comment Dieu juge-t-Il le monde, puisque, si la vérité de Dieu a par mon mensonge surabondé pour Sa gloire, pourquoi suis-je moi-même encore condamné comme pécheur ? Et que n'agissons-nous comme nous en sommes calomnieusement accusés, puisque quelques personnes prétendent que nous disons : Faisons le mal afin qu'il en résulte le bien ; ce qui est digne de condamnation ? Eh bien ! Avons-nous quelque chose à alléguer ? Absolument rien ; car nous avons déjà convaincu les Juifs et les Grecs d'être tous sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit : « Il n'existe point de juste, pas même un seul ; il n'existe point de sage, il n'existe personne qui cherche Dieu ; tous, ils se sont dévoyés, ils se sont tous ensemble pervertis ; il n'en existe point qui fasse le bien, fût-ce même un seul. C'est un sépulcre béant que leur gosier ; avec leurs langues ils ont rusé ; un venin d'aspics est sous leurs lèvres ; leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume ; leurs pieds sont rapides pour verser le sang ; l'oppression et la misère sont sur leur route, et ils n'ont pas connu le chemin de la paix ; la crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux. » Or nous savons que tout ce que dit la loi, elle l'adresse à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que le monde entier tombe sous le châtiment de Dieu, parce que personne ne sera justifié devant Lui par les œuvres de la loi ; car c'est par la loi que vient la connaissance du péché. Or, maintenant c'est sans la loi qu'est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, mais c'est la justice de Dieu par la foi en Christ pour tous ceux qui croient. En effet il n'y a point de différence, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, étant gratuitement justifiés par Sa grâce, par le moyen de la rédemption accomplie en Christ-Jésus, dont Dieu a fait une victime expiatoire, par la foi en son propre sang, afin de manifester Sa justice, parce qu'il n'avait pas été tenu compte des péchés antérieurs à cause de l'indulgence de Dieu, afin de manifester, dis-je, Sa justice dans les circonstances présentes, pour se montrer Lui-même juste et justifiant celui qui croit en Jésus. Que devient donc la raison de s'enorgueillir ? Elle a été exclue. Par quelle loi ? Celle des œuvres ? Non, mais par la loi de la foi. Nous pensons donc que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. Ou bien Dieu ne l'est-Il que des seuls Juifs ? Ne l'est-Il pas aussi des Gentils ? Oui, aussi des Gentils, puisqu'il n'y a qu'un seul Dieu qui justifiera la circoncision en conséquence de la foi, et l'incirconcision par le moyen de la foi. Anéantissons-nous donc la loi par la foi ? Loin de nous cette pensée, au contraire nous établissons la loi.

Second Reading

Hebrews 10:19-39

Pouvant donc, frères, grâce au sang de Jésus, compter avec une ferme assurance sur l'entrée dans le sanctuaire, qu'il nous a ouverte, comme une route nouvelle et vivante au travers du voile, qui est sa chair, et ayant un prêtre suprême établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, nous qui avons reçu sur nos cœurs l'aspersion qui purifie d'une mauvaise conscience, et qui avons eu notre corps lavé d'une eau pure. Retenons, sans fléchir, la confession de notre espérance, car Celui qui a fait la promesse est fidèle ; et étudions-nous les uns les autres pour rivaliser de charité et de bonnes œuvres, ne désertant point notre association, comme c'est la coutume de quelques-uns, mais nous exhortant réciproquement, et cela d'autant plus, que vous voyez s'approcher le jour. En effet, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais, au contraire, une redoutable attente du jugement, et l'ardeur d'un feu qui doit dévorer les adversaires. Celui qui a violé la loi de Moïse meurt, sans miséricorde, sur la déclaration de deux ou trois témoins ; combien, (pensez-y), sera jugé digne d'un pire châtiment celui qui aura foulé aux pieds le fils de Dieu, regardé comme impur le sang de l'alliance, et insulté l'esprit de la grâce ? Car nous connaissons Celui qui a dit : « A Moi la vengeance, c'est Moi qui rétribuerai, dit le Seigneur ; » et derechef : « Car le Seigneur jugera Son peuple. Il est effrayant de tomber dans les mains du Dieu vivant. Mais souvenez-vous de ces premiers temps où, après avoir été illuminés, vous avez supporté une grande lutte de souffrances, étant, d'un côté, donnés en spectacle par des outrages et des tribulations, et vous associant, de l'autre, à ceux qui se trouvaient dans la même position. En effet, vous avez tour à tour compati aux souffrances des prisonniers, et accepté avec joie le rapt de vos biens, sachant que vous possédez une meilleure fortune, et qu'elle subsiste à toujours. Ne vous dépouillez donc point de votre ferme assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. C'est de patience, en effet, que vous avez besoin, afin que, après avoir accompli la volonté de Dieu, vous voyiez la promesse se réaliser pour vous. Car, encore très peu, très peu de temps : « Celui qui doit venir viendra, et il ne se fera certainement pas attendre ; mais Mon juste vivra par la foi, et s'il fait défection, Mon âme ne prend pas plaisir en lui. » Pour nous, nous ne sommes pas sous l'empire de la défection pour périr, mais sous celui de la foi pour acquérir la vie.

Second Reading

1 John 7:1-10

Gospel

Mark 8

En ces jours-là une foule nombreuse se trouvant de nouveau réunie, et n'ayant rien à manger, il appela à lui ses disciples et leur dit : J'ai compassion de cette foule, car voilà déjà trois jours qu'ils persistent, et ils n'ont rien à manger ; et si je les renvoie à jeun dans leurs demeures, ils défailleront en chemin ; et quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. » Et ses disciples lui répliquèrent : « Comment quelqu'un pourra-t-il les rassasier de pains, ici, dans un désert ? » Et il leur demandait : « Combien avez-vous de pains ? » Et ils disent : « Sept. » Et il invite la foule à s'asseoir sur la terre, et ayant pris les sept pains, après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait à ses disciples afin qu'ils les offrissent, et ils les offrirent à la foule ; et ils avaient quelques petits poissons, et après les avoir bénis, il dit qu'on les offrît aussi. Et ils mangèrent et ils furent rassasiés, et on emporta les restes des morceaux dans sept paniers. Or ils étaient environ quatre mille ; et il les congédia. Et aussitôt étant monté lui-même dans la barque avec ses disciples il vint dans le territoire de Dalmanountha. Et les pharisiens sortirent, et se mirent à discuter avec lui, réclamant de lui un signe qui vînt du ciel, afin de le mettre à l'épreuve. Et ayant profondément gémi en son esprit, il dit : « Pourquoi cette génération réclame-t-elle un signe ? En vérité je déclare qu'aucun signe ne sera donné à cette génération. » Et les ayant quittés, il se rembarqua et passa sur l'autre rive. Et ils oublièrent de prendre des pains, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Et il les exhortait fortement en disant : « Ayez soin d'être en garde contre le levain des pharisiens et contre le levain d'Hérode. » Et ils réfléchissaient entre eux sur ce qu'ils n'avaient pas de pains. Et s'en étant aperçu, il leur dit : « Pourquoi réfléchissez-vous sur ce que vous n'avez pas de pains ? Ne comprenez-vous pas encore, et êtes-vous sans intelligence ? Avez-vous le cœur endurci ? Ayant des yeux ne voyez-vous pas ? Et ayant des oreilles n'entendez-vous pas ? Et ne vous souvenez-vous pas ? Quand je rompis les cinq pains pour les cinq mille, combien de corbeilles pleines de morceaux emportâtes-vous ? » Ils lui disent : « Douze. » « Quand les sept pour les quatre mille, combien de paniers remplis de morceaux emportâtes-vous ? » Et ils lui disent : « Sept. » Et il leur disait : « Comment ne comprenez-vous pas ? » Et ils arrivent à Bethsaïda. Et on lui amène un aveugle, et on le sollicitait afin qu'il le touchât. Et ayant pris la main de l'aveugle, il l'emmena hors du village, et ayant craché sur ses yeux, il lui demandait, après lui avoir imposé les mains, s'il voyait quelque chose. Et ayant regardé, il disait : « Je vois les hommes ; car je vois comme des arbres qui marchent. » Ensuite il plaça derechef les mains sur ses yeux, et il vit clair, et il fut guéri et il apercevait nettement toutes choses. Et il le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre pas même dans le village. » Et Jésus sortit pour se rendre, ainsi que ses disciples, dans les villages de Césarée de Philippe, et chemin faisant il interrogeait ses disciples, en leur disant : « Qui disent les gens que je suis ? » Et eux lui dirent : « Jean le baptiste, et d'autres, Elie, et d'autres, l'un des prophètes. » Et il leur demandait : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » Pierre lui réplique : « Tu es le Christ. » Et il leur fit des remontrances, afin qu'ils ne parlassent de lui à personne. Et il commença à leur enseigner qu'il fallait que le fils de l'homme souffrît beaucoup, et qu'il fût réprouvé par les anciens et les grands prêtres et les scribes, et qu'il fût mis à mort, et qu'au bout de trois jours il ressuscitât. Et il proférait ce discours avec assurance. Et Pierre, l'ayant pris à part, se mit à lui faire des remontrances. Mais lui, s'étant retourné, et ayant vu ses disciples, adressa des remontrances à Pierre, et dit : « Va-t-en arrière de moi, Satan, car tu ne penses pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. » Et ayant appelé à lui la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera ; en effet, que sert-il à un homme d'avoir gagné le monde entier et perdu sa vie ? Car que donnerait l'homme pour racheter sa vie ? En effet, celui qui aura eu honte de moi et de mes paroles parmi cette génération adultère et pécheresse, le fils de l'homme aura aussi honte de lui, quand il sera venu entouré de la gloire de son Père avec les saints anges. »

Evening Prayer — Second Lesson

1 John 4:1-14

Bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit ; mais examinez les esprits pour voir s'ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes ont fait irruption dans le monde. Voici à quoi vous reconnaissez l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse que Jésus-Christ est venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, et tel est celui de l'antechrist, dont vous avez ouï dire qu'il doit venir, et maintenant il est déjà dans le monde. Pour vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. Pour eux, ils sont du monde ; c'est pourquoi ils parlent d'après le monde, et le monde les écoute. Pour nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute point : c'est à cela que nous reconnaissons l'esprit de vérité et l'esprit d'égarement. Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, parce que l'amour vient de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu ; « celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l'amour de Dieu a été manifesté envers nous : c'est que Dieu a envoyé Son fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Voici en quoi consiste cet amour : c'est que ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais que c'est Lui qui nous a aimés et qui a envoyé son fils comme victime expiatoire pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous aussi nous devons nous aimer les uns les autres. Personne n'a jamais contemplé Dieu ; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous et Son amour est accompli en nous. Voici à quoi nous connaissons que nous demeurons en Lui et Lui en nous : c'est qu'il nous a donné de Son Esprit. Et nous-mêmes nous avons vu, et nous l'attestons, que le Père a envoyé Son fils comme sauveur du monde.

Gospel

Luke 12:35-48

« Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées, et soyez vous-mêmes semblables à des hommes qui attendent le moment où leur maître reviendra des noces, afin que, lorsqu'il sera arrivé et qu'il aura heurté, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces esclaves-là que le maître à son arrivée trouvera veillant ! En vérité je vous déclare qu'il se ceindra, et les fera mettre à table, et qu'il viendra les servir. Et, soit qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, et qu'il les trouve en cet état, bien heureux sont-ils ! Mais sachez ceci, c'est que si le chef de famille savait à quelle heure le voleur devait venir, il aurait veillé, et n'aurait pas laissé forcer sa maison. Vous aussi soyez prêts, car le fils de l'homme doit venir à l'heure dont vous ne vous doutez pas. ». Mais Pierre dit : « Seigneur, est-ce à nous que tu adresses cette parabole, ou aussi à tous. » Et le seigneur dit : « Quel est donc l'économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens pour donner la ration à propos ? Heureux cet esclave que son maître, à son arrivée, trouvera agissant de la sorte ! En vérité je vous déclare qu'il le mettra à la tête de tous ses biens. Mais si cet esclave-là se dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, et qu'il se mette à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, le maître de cet esclave arrivera le jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas, et il le pourfendra, et il lui assignera son lot parmi les infidèles. Mais cet esclave qui, ayant connu la volonté de son maître, ne s'est pas tenu prêt ou n'a pas agi selon sa volonté, sera battu de plusieurs coups ; tandis que celui qui, ne l'ayant pas connue, a fait néanmoins des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. Or, à quiconque il a été beaucoup donné, il lui sera beaucoup redemandé, et à qui on a beaucoup confié, on lui demandera encore davantage.

Gospel

John 9:26-38

Ils lui dirent donc : « Que t'a-t-il fait ? Comment t'a-t-il ouvert les yeux ? » Il leur répliqua : « Je vous l'ai déjà dit, et vous ne l'avez pas écouté ; pourquoi donc voulez-vous l'entendre derechef ? Est-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples ? » Et ils l'injurièrent et dirent : « C'est toi qui es le disciple de cet homme-là ; mais pour nous c'est de Moïse que nous sommes les disciples ; nous savons que Dieu a parlé à Moïse, mais pour celui-là nous ne savons d'où il vient. » L'homme leur répliqua : « Après ce qui s'est passé il est en effet étrange que vous ne sachiez d'où il vient, et cependant il a ouvert mes yeux : nous savons que Dieu n'écoute point les pécheurs, mais si quelqu'un est pieux et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il écoute ; jamais on n'a ouï dire que personne eût ouvert les yeux d'un aveugle-né. Si celui-ci n'était pas venu de la part de Dieu, il ne pouvait rien faire. » Ils lui répliquèrent : « Tu es né tout rempli de péchés, et tu nous fais la leçon ! » Et ils l'expulsèrent. Jésus apprit qu'ils l'avaient expulsé, et l'ayant rencontré il dit : « Est-ce que tu crois au fils de l'homme ? » « Et qui est-il, » dit-il, « Seigneur, afin que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Non seulement tu l'as vu, mais celui-là même qui parle avec toi, c'est lui. » L'autre dit : « Je crois, Seigneur, » et il l'adora.

Gospel

Acts 7

Mais le grand prêtre dit : « Ces choses sont-elles exactes ? » — Et il dit :« Frères et pères, écoutez : Le Dieu de la gloire est apparu à notre père Abraham, pendant qu'il se trouvait en Mésopotamie, avant de s'établir à Charran, et Il lui a dit : « Sors de ton pays et de ta famille, et rends-toi dans le pays que Je t'indiquerai. » Alors étant sorti du pays des Chaldéens il s'établit à Charran. De là, après que son père fut mort, il se transféra dans ce pays-ci que vous habitez maintenant, et Il ne lui y donna point d'héritage, pas même de quoi poser son pied ; et Il lui promit qu'il l'en mettrait en possession, ainsi que sa postérité après lui, quoiqu'il n'eût pas d'enfant. Or voici comment Dieu s'exprima : « Sa postérité vivra en étrangère dans un pays étranger, et on l'asservira et on la maltraitera pendant quatre cents ans ; et la nation par laquelle ils auront été asservis, c'est Moi qui la jugerai, dit Dieu ; et après cela ils sortiront et Me rendront un culte dans ce lieu-ci. » Et Il lui donna l'alliance de la circoncision ; et c'est ainsi qu'il engendra Isaac et qu'il le circoncit le huitième jour, et Isaac Jacob, et Jacob les douze patriarches. Et les patriarches, jaloux de Joseph, le vendirent pour être emmené en Egypte ; et Dieu était avec lui, et Il le tira de toutes ses tribulations, et Il le dota de grâce et de sagesse en présence de Pharaon roi d'Egypte, et Il le plaça à la tête de l'Egypte et de toute cette maison. Or il survint une famine dans toute l'Egypte et dans Chanaan, et une grande tribulation, et nos pères ne trouvaient pas de quoi subsister. Mais Jacob, ayant appris qu'il y avait des vivres en Egypte, y envoya nos pères une première fois, et, au second voyage, Joseph fut reconnu par ses frères, et la race de Joseph devint manifeste pour Pharaon. Puis Joseph envoya chercher son père Jacob et toute sa famille, composée de soixante et quinze personnes. Or Jacob descendit, puis il mourut, lui et nos pères, » et ils furent transportés à Sichem, et déposés dans le sépulcre qu'Abraham avait acquis à prix d'argent des fils d'Emmor à Sichem. Mais, à mesure que s'approcha le temps de la promesse dont Dieu était convenu avec Abraham, le peuple s'accrut et se multiplia en Egypte, jusques à ce que surgit pour régner sur l'Egypte un autre roi qui ne savait rien de Joseph ; ce roi, usant de ruse avec notre race, maltraita nos pères, afin de leur faire exposer leurs enfants pour qu'ils ne restassent pas en vie. Ce fut alors que naquit Moïse, et il était beau aux yeux de Dieu ; il fut élevé pendant trois mois dans la maison de son père ; mais ayant été exposé, la fille de Pharaon s'en chargea et l'éleva pour elle-même comme un fils. Et Moïse fut instruit dans toutes les branches de la sagesse des Égyptiens, et il était puissant par ses paroles et par ses œuvres. Mais, quand il eut atteint l'âge de quarante ans, il lui vint dans le cœur de visiter ses frères, fils d'Israël ; et en ayant vu un qui était maltraité, il prit sa défense, et vengea celui qui était terrassé, en frappant l'Égyptien. Or il pensait que ses frères comprendraient que Dieu, par son moyen, leur procurait une délivrance ; mais ils ne le comprirent pas. Et le jour suivant il se montra à eux comme ils se battaient, et il cherchait à les réconcilier pour qu'ils fissent la paix, en disant : « Vous êtes frères, pourquoi vous maltraitez-vous réciproquement ? » Mais celui qui maltraitait son prochain le repoussa en disant : « Qui est-ce qui t'a établi chef et juge sur nous ? Veux-tu me tuer comme tu as tué hier l'Égyptien ? » Mais Moïse s'enfuit à ces mots et il vécut en étranger dans le pays de Madiam, où il engendra deux fils. Et, au bout de quarante ans, un ange lui apparut dans le désert du mont Sina dans la flamme d'un buisson en feu, Et Moïse l'ayant vu fut étonné de cette apparition, et comme il s'approchait pour examiner, une voix du Seigneur se fit entendre : « C'est Moi qui suis le Dieu de tes pères, le Dieu d'Abraham, et d'Isaac, et de Jacob ! » Mais Moïse, saisi d'effroi, n'osait plus examiner. Et le Seigneur lui dit : « Détache la chaussure de tes pieds, car le lieu où tu te trouves est une terre sainte ; J'ai vu de Mes yeux l'oppression de Mon peuple en Egypte, et J'ai entendu ses gémissements, et Je suis descendu pour le délivrer ; et maintenant va, Je t'enverrai en Egypte. » Ce Moïse, qu'ils avaient renié en disant : « Qui est-ce qui t'a établi chef et juge ? » c'est lui que Dieu envoya comme chef et comme libérateur avec l'assistance de l'ange qui lui était apparu dans le buisson ; c'est lui qui les fit sortir, en opérant des prodiges et des miracles en Egypte, et dans la mer Rouge, et dans le désert, pendant quarante ans. C'est ce Moïse qui a dit aux fils d'Israël : « Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi ; » c'est lui qui, dans l'assemblée au désert, a eu affaire avec l'ange qui lui parlait sur le mont Sina, et avec nos pères, lui qui avait été choisi pour vous donner de vivants oracles ; c'est à lui que nos pères refusèrent d'obéir, mais ils le repoussèrent et ils tournèrent leurs cœurs vers l'Egypte, en disant à Aaron : « Fais-nous des dieux qui marcheront devant nous ; car ce Moïse qui nous a fait sortir du pays d'Egypte, nous ne savons ce qui lui est advenu. » Et ce fut alors qu'ils fabriquèrent un veau, et qu'ils offrirent un sacrifice à l'idole, et qu'ils se réjouissaient des œuvres de leurs mains. Mais Dieu se détourna, et Il les livra au culte de l'armée du ciel, comme il est écrit dans le livre des prophètes : « Ne M'avez-vous pas offert des sacrifices et des offrandes dans le désert pendant quarante ans, ô maison d''Israël, en même temps que vous transportiez le tabernacle de Moloch et l'étoile du dieu Rompha, ces images que vous aviez faites pour les adorer ? Eh bien, Je vous déporterai par delà Babylone. » Le tabernacle du témoignage était, pour nos pères dans le désert, tel que Celui qui parlait à Moïse lui avait prescrit de le construire, d'après le modèle qu'il avait vu ; nos pères, auxquels il fut transmis, l'introduisirent aussi avec Josué dans le pays conquis sur les nations que Dieu chassa de devant nos pères, jusques à l'époque de David, qui obtint grâce devant Dieu et demanda de trouver une demeure pour la maison de Jacob ; mais ce fut Salomon qui Lui bâtit une maison. Toutefois le Très-Haut n'habite point dans des édifices faits de main d'homme, comme dit le prophète : « Le ciel est Mon trône, et la terre le marchepied de Mes pieds ; quelle maison M'avez-vous bâtie, dit le Seigneur, ou quel est le lieu de Mon repos ? N'est-ce pas Ma main qui a fait toutes ces choses ? » Hommes de col roide, et incirconcis du cœur et des oreilles, vous aussi vous résistez toujours à l'esprit saint, comme vos pères. Quel prophète vos pères n'ont-ils pas persécuté ? Et ils ont fait mourir ceux qui d'avance annonçaient la venue de ce juste envers lequel vous vous êtes montrés naguère traîtres et meurtriers, vous qui avez reçu la loi comme des commandements d'anges, et qui ne l'avez pas observée ! » En entendant ces paroles ils devenaient furieux en leurs cœurs et grinçaient des dents contre lui. Mais, étant lui-même rempli d'esprit saint et fixant ses regards sur le ciel, il vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu, et il dit : « Voici, je vois les cieux ouverts et le fils de l'homme debout à la droite de Dieu. » Poussant alors de grands cris ils se bouchèrent les oreilles, puis ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, et, l'ayant jeté hors de la ville, ils le lapidaient. Et les témoins déposèrent leurs manteaux aux pieds d'un jeune homme appelé Saul, et ils lapidaient Etienne, qui disait dans son invocation : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! » Puis, s'étant mis à genoux, il s'écria à haute voix : « Seigneur, ne leur impute point ce péché ! » Et après ces mots il mourut.

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

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