Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Acts 13:1-12
Or, il y avait à Antioche, dans l'église qui s'y trouvait, des prophètes et des docteurs, à savoir Barnabas et Siméon appelé Niger, et Lucius le Cyrénéen, et Manahen compagnon d'enfance d'Hérode le tétrarque, et Saul. Et, pendant qu'ils étaient occupés au culte du Seigneur et qu'ils jeûnaient, l'esprit saint dit : « Mettez immédiatement à part pour moi Barnabas et Saul, en vue de l'œuvre à laquelle je les ai appelés. » Alors, après avoir jeûné et prié et leur avoir imposé les mains, ils les congédièrent. Eux donc, ayant été députés par le saint esprit, descendirent à Séleucie, et de là naviguèrent vers l'île de Chypre ; arrivés à Salamine, ils annonçaient la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs ; or ils avaient aussi Jean comme auxiliaire. Ayant ensuite traversé toute l'île jusques à Paphos, ils rencontrèrent un certain personnage, magicien et faux prophète, Juif, nommé Barjésus, lequel vivait auprès du proconsul Sergius Paulus, qui était un homme intelligent. Celui-ci, ayant fait venir Barnabas et Saul, témoigna le désir d'entendre la parole de Dieu. Mais Élymas, (le magicien, car c'est ainsi que se traduit son nom) s'opposait à eux, en cherchant à détourner le proconsul de la foi. Mais Saul, qui est aussi appelé Paul, rempli d'esprit saint, ayant fixé sur lui ses regards, dit : « O toi, qui es plein de toute espèce de ruse et de malice, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de pervertir les voies droites du Seigneur ? Et maintenant, voici, la main du Seigneur est sur toi, et tu seras aveugle et tu ne verras point le soleil pour un certain temps. » Aussitôt il fut enveloppé d'un brouillard et de ténèbres, et, allant ici et là, il cherchait des guides. Alors le proconsul, ayant vu ce qui s'était passé, crut, et il était tout rempli de stupéfaction de la doctrine du seigneur.
First Reading
Isaiah 23
Oracle contre Tyr.Gémissez, navires de Tarsis ! car elle est détruite : plus de maisons ! personne n'y entre : la nouvelle leur en vient du pays de Cittim. Frissonnez, habitants de la côte que remplissaient les marchands de Sidon, qui parcourent les mers ! Sur les vastes eaux flottait le blé du fleuve noir, les moissons du Nil, son revenu ; et elle était le marché des nations. Sois honteuse, Sidon ! car la mer, le fort de la mer, tient ce langage : « Je n'eus point les douleurs, et n'enfantai point, je ne nourris point de jeunes hommes et n'élevai point de vierges. » Quand la nouvelle en viendra en Egypte, ils trembleront aux nouvelles de Tyr. Passez à Tarsis, gémissez, habitants de la côte ! Est-ce là votre ville joyeuse, dont l'origine remontait à l'antiquité ? Ses pieds la mènent demeurer au loin comme étrangère. Qui a porté cet arrêt contre Tyr, la distributrice des couronnes, dont les marchands étaient des princes, et les trafiquants les notables de la terre ? L'Éternel des armées a porté cet arrêt, pour profaner toute grandeur brillante, et couvrir de mépris tous les notables de la terre. Parcours librement ton pays, pareille au Nil, fille de Tarsis ! Il n'y a plus de chaînes ! Il étendit sa main sur la mer, ébranla les royaumes ; l'Éternel commanda à Canaan de détruire ses forts, et Il dit : Désormais tu ne te réjouiras plus, vierge déshonorée, fille de Sidon ! Lève-toi ! passe chez les Cittiens ! là non plus nul repos pour toi ! Vois le pays des Chaldéens ! Ce peuple [naguère] n'était pas ; l'Assyrien assigna ce pays aux habitants du désert : ils élèvent leurs vedettes, détruisent ses palais et les mettent en ruines. Gémissez, navires de Tarsis, car votre boulevard est détruit. Et en ce temps-là Tyr sera oubliée soixante-dix ans, le temps de la vie d'un roi ; mais au bout de soixante-dix ans, il en arrivera à Tyr selon la chanson de la courtisane : « Prends le luth, parcours la ville, courtisane oubliée, tire de beaux sons de la lyre, redouble tes chants, pour qu'on se souvienne de toi ! » Et au bout de soixante-dix ans, l'Éternel jettera les yeux sur Tyr, et ses gains impurs lui reviendront, et elle aura commerce avec tous les royaumes du monde sur la face de la terre. Mais ses profits et ses gains impurs seront consacrés à l'Éternel ; ils ne seront ni accumulés ni mis en réserve, mais ses profits seront la part de ceux qui habitent devant l'Éternel, pour les nourrir abondamment, et pour les vêtir avec magnificence.
First Reading
1 Kings 18:1-19
Et longtemps après, la parole de l'Éternel fut adressée à Élie, la troisième année, en ces termes : Va et te présente à Achab, puis je laisserai la pluie descendre sur la face de la terre. Alors Élie alla se présenter à Achab. Or la famine était extrême dans Samarie ; et Achab manda Obadia, préfet du palais (or Obadia avait une très grande crainte de l'Éternel, et lorsque Jézabel extermina les prophètes de l'Éternel, Obadia recueillit cent prophètes et les cacha, cinquante hommes par grotte, et les fournit de pain et d'eau) ; et Achab dit à Obadia : Va dans le pays à toutes les sources et à tous les courants d'eau, peut-être se trouvera-t-il quelque herbe pour faire vivre nos chevaux et nos mulets, et n'avoir pas à nous défaire d'une partie du bétail. Et ils se distribuèrent entre eux le pays pour le parcourir ; Achab s'achemina par une voie seul, et Obadia s'achemina par l'autre voie, seul. Et comme Obadia était en route, voilà qu'Élie le rencontra ; et le reconnaissant, Obadia se jeta la face contre terre et dit : Est-ce toi, mon seigneur Élie ? Et il lui répondit : Moi-même. Va, dis à ton maître : Voici Élie ! Et il dit : En quoi ai-je péché que tu veuilles livrer ton serviteur aux mains d'Achab pour qu'il me fasse mourir ? Par la vie de l'Éternel, ton Dieu, il n'est ni peuple, ni royaume où mon maître ne t'ait envoyé chercher, et quand on disait : Il n'est pas ici, le roi faisait jurer au royaume et au peuple qu'on ne te trouvait pas. Et maintenant tu dis : Va, dis à ton maître : Voici Élie ! et si je te quitte et que l'Esprit de l'Éternel te transporte j'ignore où, et que je vienne donner l'avis à Achab, et qu'il ne te trouve pas, alors il me fera mourir, et pourtant ton serviteur a craint l'Éternel dès sa jeunesse. Mon seigneur n'a-t-il pas été informé de ce que j'ai fait lorsque Jézabel massacra les prophètes de l'Éternel, que je cachai cent hommes d'entre les prophètes de l'Éternel, cinquante par grotte, et les fournis de pain et d'eau ? Et maintenant tu dis : Va, dis à ton maître : Voici Élie ! Il me fera mourir. Mais Élie dit : Par la vie de l'Éternel des armées, aux ordres de qui je me tiens, aujourd'hui je me présenterai à lui. Alors Obadia alla au-devant d'Achab et lui fit rapport. Et Achab vint au-devant d'Élie. Et à la vue d'Élie, Achab lui dit : Est-ce toi, perturbateur d'Israël ? Et il répondit : Je ne suis point le perturbateur d'Israël, c'est toi au contraire et la maison de ton père, en désertant les commandements de l'Éternel, et quand tu as pris ton chemin après les Baals. Maintenant donc dépêche et convoque devant moi tout Israël au mont Carmel et les quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes d'Astarté qui mangent à la table de Jézabel.
Morning Prayer — First Lesson
Nehemiah 5
Et il y eut grande réclamation du peuple et des femmes auprès de leurs frères les Juifs. Et il y en avait qui disaient : De nos fils et de nos filles nous avons un grand nombre : fournissez-nous donc de blé afin que nous ayons de quoi manger pour vivre. Et il y en avait qui disaient : Nous allons engager nos champs et nos vignes et nos maisons pour nous procurer du blé dans la disette. Puis il y en avait qui disaient : Nous avons emprunté de l'argent, pour les impôts à payer au roi, sur nos champs et nos vignes. Et pourtant notre corps est comme le corps de nos frères, et nos enfants comme leurs enfants. Et voilà que nous devons soumettre à l'esclavage nos fils et nos filles ; et il y a déjà de nos filles qui le subissent, et nous ne possédons absolument rien, et nos champs et nos vignes sont à d'autres. Alors j'eus une colère extrême, lorsque j'entendis leur clameur et ces discours. Et mon cœur me fit prendre la résolution de réprimander les nobles et les chefs, et je leur dis : Vous pratiquez l'usure l'un envers l'autre. Et je provoquai contre eux une grande assemblée et je leur dis : Nous avons racheté nos frères, les Juifs, qui avaient été vendus aux nations, selon nos moyens ; et vous aussi vous voulez vendre nos frères ! et ils devront se vendre à nous ! Alors ils se turent, et ils ne trouvèrent mot à dire. Et je dis : Il n'est pas bien à vous d'en agir de la sorte ! Ne devriez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu, pour n'être pas honnis par les peuples, nos ennemis ? Moi aussi, mes frères et mes écuyers nous leur avons prêté de l'argent et du blé. Faisons donc abandon de ce dû ! Restituez-leur donc aujourd'hui leurs champs, leurs vignes, leurs olivaies et leurs maisons et le centième de l'argent et du blé et du moût et de l'huile, que vous avez reçu d'eux comme intérêt. Alors ils dirent : Nous voulons le restituer et ne rien exiger d'eux, nous voulons nous conformer à ce que tu as dit. Et j'appelai les Prêtres et leur fis jurer d'agir en ce sens. Et je secouai aussi le pan de mon manteau et dis : Qu'ainsi Dieu secoue quiconque n'exécutera pas cette promesse, hors de sa maison et de ses biens, et qu'il soit ainsi secoué et vidé ! Alors toute l'Assemblée s'écria : Ainsi soit-il ! Et ils louèrent l'Éternel et le peuple agit dans ce sens. De même, à partir du jour où l'on me préposa comme gouverneur du pays, depuis la vingtième jusqu'à la trente-deuxième année du roi Arthachsastha, douze années durant, ni moi, ni mes frères ne mangeâmes la pension de gouverneur. Car les premiers gouverneurs, mes prédécesseurs, avaient opprimé le peuple, et reçu de lui du pain et du vin outre quarante sicles d'argent ; leurs écuyers aussi tyrannisaient le peuple. Mais moi je n'agis point ainsi, par crainte de Dieu. Et je m'appliquai fortement à la restauration de ces murs ; et nous n'achetâmes point de champs, et tous mes écuyers étaient réunis là pour l'ouvrage. Et [chaque jour] j'avais à ma table cent cinquante hommes, Juifs et Chefs, outre ceux qui arrivaient chez moi des peuples d'alentour. Et l'ordinaire de chaque jour, un bœuf, six moutons gras et de la volaille, était préparé à mes frères ; et aussi de dix jours en dix jours tout le vin en abondance ; et avec cela je ne réclamai point le traitement de gouverneur, car le service pesait lourdement sur ce peuple. — Garde-moi bonne mémoire, ô mon Dieu, de tout ce que j'ai fait pour ce peuple.
Epistle
Acts 5:12-16
Or il se faisait par les apôtres de nombreux miracles et de nombreux prodiges parmi le peuple ; et ils se tenaient tous ensemble dans le portique de Salomon ; toutefois aucun des autres n'osait s'attacher à eux, mais le peuple les exaltait. Cependant il s'agrégeait toujours plus de gens qui croyaient au Seigneur, des multitudes d'hommes et de femmes ; en sorte que l'on apportait les malades même dans les rues, et qu'on les plaçait sur des couchettes et des grabats, afin que, au passage de Pierre, son ombre tout au moins couvrît quelqu'un d'eux. Or la multitude des villes voisines accourait aussi à Jérusalem, apportant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs, qui tous étaient guéris.
First Reading
Nehemiah 4
Et lorsque Saneballat apprit que nous relevions les murs, il fut irrité et très chagrin, et il se moqua des Juifs. Et il parla devant ses frères et les puissants de Samarie en ces termes : Que font les Juifs impuissants ? les laissera-t-on faire ? Sacrifieront-ils ? achèveront-ils maintenant ? feront-ils renaître les pierres du sein des décombres poudreux, quand elles sont brûlées ? Et Tobie, l'Ammonite, se tenait à ses côtés et dit : Aussi bien qu'est-ce qu'ils bâtissent ? Quand un renard sauterait dessus, il ferait crouler leur mur de pierres ! — Entends, ô notre Dieu, que nous sommes méprisés, et fais retomber leurs outrages sur leur tête, et livre-les au pillage dans le pays de la captivité ! Ne couvre pas leur forfait, et que leur péché ne soit pas effacé devant toi, car ils t'ont provoqué en s'opposant aux réparateurs. — Cependant nous relevâmes le mur, et tout le mur fut achevé jusqu'à la moitié ; et le peuple avait cœur au travail. Et lorsque Saneballat et Tobie et les Arabes et les Ammonites et les Asdodites apprirent que le mur de Jérusalem était remis en état et que les brèches commençaient à se fermer, ils en eurent une colère extrême. Et ils se liguèrent tous entre eux pour venir attaquer Jérusalem et lui porter dommage. Alors nous priâmes notre Dieu, et nous fîmes le guet jour et nuit par précaution contre eux. Mais Juda dit : La vigueur des porteurs cède, et il y a trop de décombres : nous ne pouvons plus travailler au mur ! Et nos adversaires avaient cette idée : il faut qu'ils ne se doutent, ne s'aperçoivent de rien, jusqu'à ce que nous soyons arrivés au milieu d'eux, et que nous les massacrions, et fassions cesser l'ouvrage. Et comme il vint des Juifs qui habitaient près d'eux, et qu'ils nous le répétèrent bien dix fois, de tous les lieux d'où ils allaient et venaient chez nous, je posai des postes dans l'enfoncement à l'endroit qui est derrière le mur, dans les places exposées au soleil, et je postai le peuple par familles avec leurs épées, leurs lances et leurs arcs. Et j'examinai, puis je me levai et dis aux nobles et aux chefs et au reste du peuple : N'ayez pas peur d'eux ! Pensez au Seigneur, le Grand et le Redoutable, et combattez pour vos frères, vos fils et vos filles, vos femmes et vos maisons ! Et lorsque nos ennemis apprirent que nous étions informés, par là Dieu déjoua leur plan, et nous retournâmes tous au mur, chacun à sa besogne. Et à partir de ce jour, la moitié de mes écuyers travaillaient à l'ouvrage, et l'autre moitié restait sous les armes avec lances, boucliers, et arcs et cuirasses. Et les chefs se tenaient derrière toute la Maison de Juda. Ceux qui travaillaient au mur et ceux qui portaient et chargeaient les fardeaux, d'une main travaillaient à l'ouvrage et de l'autre tenaient leur armure. Les constructeurs avaient chacun son épée ceinte autour de ses reins, et travaillaient. Et celui qui sonnait de la trompette, était à mes côtés. Et je dis aux nobles et aux chefs et au reste du peuple : L'ouvrage est considérable et étendu, et nous sommes épars sur les murs, l'un à distance de l'autre : au lieu donc d'où vous entendrez partir le son de la trompette, réunissez-vous-y à nous ! Notre Dieu combattra pour nous. Et c'est ainsi que nous travaillions à l'ouvrage ; et une moitié des hommes tenaient la lance depuis le lever de l'aurore jusqu'à l'apparition des étoiles. Et dans le même temps je dis aussi au peuple : Que chacun avec son écuyer passe la nuit dans Jérusalem, et que la nuit il fasse le guet pour nous, et que le jour il soit à l'ouvrage. Ni moi, ni mes frères, ni mes écuyers, ni les hommes de la garde qui me suivaient, ne quittâmes nos habits ; pour bain — chacun avait son armure.
Morning Prayer — Second Lesson
Matthew 25
Alors le royaume des cieux ressemblera à dix vierges qui, après avoir pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux. Or cinq d'entre elles étaient étourdies, et cinq étaient prudentes. En effet les étourdies, après avoir pris leurs lampes, ne prirent pas d'huile avec elles, tandis que les prudentes prirent de l'huile dans leurs burettes avec leurs lampes. Mais comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent, et elles dormaient. Or, au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : « Voici l'époux ! sortez à sa rencontre ! » Alors toutes ces vierges s'éveillèrent et arrangèrent leurs lampes. Or les étourdies dirent aux prudentes : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes sont éteintes ; » mais les prudentes répliquèrent : « Jamais il n'y en aura assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous. » Or, pendant qu'elles allaient en acheter, survint l'époux, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui à la noce, et la porte fut fermée. Mais plus tard surviennent aussi les autres vierges disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. » Mais il leur répliqua : « En vérité je vous le déclare, je ne vous connais point. » Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l'heure. De même en effet qu'un homme partant pour un voyage appela ses esclaves, et leur remit ses biens, et qu'à l'un il donna cinq talents, et à un autre deux, et à un troisième un, à chacun selon sa capacité particulière, et qu'il partit pour son voyage ; aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres. De même aussi celui qui avait reçu les deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla faire un creux en terre, et y cacha l'argent de son maître. Or, après un long espace de temps, le maître de ces esclaves revient et leur fait rendre compte. Et celui qui avait reçu les cinq talents s'étant approché apporta cinq autres talents, en disant : « Seigneur, tu m'as remis cinq talents, regarde, j'ai gagné cinq autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Celui qui avait reçu les deux talents s'étant aussi approché dit : « Seigneur, tu m'as remis deux talents, regarde, j'ai gagné deux autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Mais celui qui avait reçu le seul talent s'étant aussi approché dit : « Seigneur, je te connaissais pour être un homme dur, moissonnant où tu n'as pas semé, et serrant le grain de là où tu n'as pas vanné, et tout craintif j'ai été cacher ton talent dans la terre, regarde, tu récupères ce qui est à toi. » Mais son maître lui répliqua : « Méchant et paresseux esclave, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé et que je serre le grain de là où je n'ai pas vanné ? Il te fallait donc porter mon argent aux banquiers, et à mon retour j'aurais retiré ce qui était à moi avec l'intérêt. Enlevez-lui donc le talent et donnez-le à celui ; qui a les dix talents. Car à quiconque a il sera donné, et il regorgera ; mais quant à celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. Et jetez cet esclave inutile dans les ténèbres extérieures ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Or, quand le fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s'assiéra sur le trône de sa gloire, et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les unes d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les chevreaux, et il placera les brebis à sa droite et les chevreaux à sa gauche, Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli ; nu, et vous m'avez vêtu ; j'ai été malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus auprès de moi. » Alors les justes lui répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous nourri ? Ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Mais quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli ? Ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Et quand t'avons-nous vu malade ou en prison, et sommes-nous venus auprès de toi ? » Et le roi leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous l'avez fait pour un seul de ces tout petits, vous l'avez fait pour moi. » Alors il dira aussi à ceux qui seront à gauche : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges ! Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; et j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. » Alors eux aussi répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim ou avoir soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas servi ? » Alors il leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous ne l'avez pas fait pour un seul de ces tout petits, vous ne l'avez pas non plus fait pour moi. » Et ceux-ci s'en iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »
Responsorial Psalm
Psalm 90
Prière de Moïse, homme de Dieu.Éternel, tu as été notre refuge d'une génération à l'autre génération ; avant que les montagnes fussent enfantées, et que tu eusses engendré la terre et le monde, oui, de l'éternité à l'éternité tu es, ô Dieu. Tu fais rentrer l'homme dans la poudre, et tu dis : « Rentrez-y, enfants des hommes ! » Car mille ans sont à tes yeux comme le jour d'hier, quand il est passé, et comme une veille dans la nuit. Tu les emportes, ils sont un rêve ; le matin, comme l'herbe, l'homme lève ; le matin il fleurit et lève ; le soir il est tranché, et il sèche. Car nous sommes consumés par ta colère, et par ton courroux nous sommes terrassés. Tu produis nos péchés à ta vue, et nos secrets à la lumière de ta face. Car tous nos jours fuient devant ta fureur, nous perdons nos années, comme une pensée. Les jours de notre vie, ce sont soixante-dix années, et, pour les forts, quatre-vingts années ; et ce qui fait leur orgueil est peine et néant ; car il passe vite, et nous nous envolons. Qui connaît la puissance de ta colère, et mesure ton courroux sur la crainte qui t'est due ? Apprends-nous à faire un tel compte de nos jours, que nous acquérions un cœur sage ! Reviens, Éternel ! Jusques à quand ?… \ Et prends pitié de tes serviteurs ! Rassasie-nous bientôt de ta grâce, et nous serons triomphants et joyeux durant tous nos jours ! Donne-nous de la joie pour le temps que tu nous affligeas, pour les années où nous connûmes le malheur ! Rends ton action visible à tes serviteurs, et ta majesté à leurs enfants ! Que la faveur du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous ! Et consolide pour nous l'œuvre de nos mains, oui, consolide l'œuvre de nos mains !
Gospel
John 6:44-52
personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m'a envoyé ne l'attire, et c'est moi qui le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : « Et ils seront tous enseignés de Dieu ; » quiconque a écouté le Père et a été instruit par Lui vient à moi ; ce n'est pas que personne ait vu le Père, si ce n'est celui qui est auprès de Dieu ; celui-là a vu le Père. En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui croit possède la vie éternelle. C'est moi qui suis le pain de la vie ; vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts ; le pain qui descend du ciel est tel, qu'on doit en manger et ne point mourir ; c'est moi qui suis le pain vivant qui est descendu du ciel ; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra pour l'éternité ; mais le pain aussi que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde. » Les Juifs discutaient donc entre eux en disant : « Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Responsorial Psalm
Psalm 138
De David. Je veux Te louer de tout mon cœur, et te célébrer en la présence de Dieu ; me prosterner dans ton saint temple, et louer ton nom, car tu es bon et fidèle ! Tu as donné à ta promesse des effets qui dépassent toute ta renommée. Quand je criai, tu m'exauças, tu m'enhardis, donnant force à mon âme. Éternel, tous les rois de la terre te loueront, à l'ouïe des promesses sorties de ta bouche ; et ils célébreront les voies de l'Etemel, car la gloire de l'Éternel est grande. L'Éternel est élevé, Il découvre l'humble, et de loin Il reconnaît le superbe. Si je chemine au milieu des angoisses, tu me redonnes la vie, tu opposes ta main à la fureur de mes ennemis, et ta droite me délivre. L'Éternel agira pour moi jusques au bout. Seigneur, ta miséricorde est éternelle, ne laisse pas tomber les œuvres de tes mains !
Responsorial Psalm
Psalm 147
Louez l'Etemel ! car il est beau de chanter notre Dieu ; c'est une douceur, la louange est séante. L'Éternel relève Jérusalem ; Il rassemble les bannis d'Israël. Il guérit ceux dont le cœur est blessé, et Il adoucit leurs douleurs. Il fixe le nombre des étoiles, et à toutes Il donne leur nom. Notre Seigneur est grand, sa puissance est immense, et son intelligence sans mesure. L'Éternel restaure les affligés, et Il humilie les impies jusques à terre. Chantez l'Éternel en lui rendant grâces, célébrez notre Dieu avec la harpe ! Il couvre le ciel de nuages, prépare la pluie pour la terre, fait croître l'herbe sur les montagnes ; Il donne aux animaux leur pâture, aux petits du corbeau qui appellent. Ce n'est pas la force du coursier qui lui plaît, ni les jambes du piéton qui lui sont agréables ; l'Éternel se complaît dans ceux qui le craignent, dans ceux qui espèrent en sa grâce. Jérusalem, loue l'Éternel ! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! Car Il affermit les verroux de tes Portes, et bénit tes fils dans ton enceinte. Il met la paix à tes frontières, Il te rassasie de la moelle du froment. Il envoie ses ordres à la terre, sa parole court avec célérité. Il fait tomber la pluie, comme de la laine, et Il répand le givre, comme de la cendre. Il précipite sa glace en parcelles menues ; qui pourra tenir devant ses frimas ? Il émet sa parole, et Il les fait fondre, Il fait souffler le vent, et les eaux sont fluides. Il a révélé sa parole à Jacob, ses statuts et ses lois à Israël. Il ne l'a pas fait pour tous les peuples, qui de ses lois n'ont point connaissance. Louez l'Éternel !
Responsorial Psalm
Psalm 145
Cantique de louanges. De David.Je l'exalterai, ô mon Dieu, ô mon Roi ! et je bénirai ton nom toujours, à jamais. Chaque jour je te bénirai, et je louerai ton nom éternellement, à jamais. L'Éternel est grand et très glorieux, et sa grandeur est incommensurable. Qu'un âge à l'autre âge annonce tes œuvres, et publie tes exploits ! C'est la glorieuse majesté de ta magnificence, ce sont tes merveilles que je veux méditer. Qu'on redise la puissance de tes exploits terribles, et je veux raconter ta grandeur ! Que l'on proclame la mémoire de ta grande bonté, et que l'on chante ta justice ! L'Éternel est miséricordieux et clément, lent à s'irriter, et riche en grâce. L'Éternel est bon envers tous, et sa miséricorde s'étend à toutes ses œuvres. Éternel, toutes tes œuvres te célèbrent, et tes saints te bénissent ; ils disent la gloire de ton empire, et publient ta puissance, pour annoncer ta puissance aux enfants des hommes, et le glorieux éclat de ton règne. Ton régne est un règne de tous les siècles, et ton empire se perpétue d'âge en âge. L'Éternel soutient tous ceux qui tombent, et Il redresse ceux qui sont affaissés. Les yeux de tous s'attendent à toi, et tu leur donnes leur nourriture en son temps. Tu ouvres ta main, et tu rassasies de faveurs tous les vivants. L'Éternel est juste en toutes ses voies, et miséricordieux en tout ce qu'il fait. L'Éternel est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent avec sincérité. Il accomplit les vœux de ceux qui le craignent, Il entend leur cri, et leur est secourable. L'Éternel garde tous ceux qui l'aiment, et Il détruit tous les impies. Que ma bouche redise la louange de l'Éternel, et que toute chair bénisse son saint nom, éternellement, à jamais !
Evening Prayer — First Lesson
Nehemiah 6
Et lorsque Saneballat et Tobie et Gésem, l'Arabe, et nos autres ennemis eurent appris que j'avais restauré les murs, et qu'il n'y restait plus de brèche, quoique jusqu'à ce moment-là je n'y eusse point encore posé les battants aux portes, Saneballat et Gésem m'adressèrent ce message : Viens, et ayons une conférence dans les bourgs du val d'Ono ! Or ils pensaient à me faire un mauvais parti. Alors je leur dépêchai des messagers pour leur dire : Une grande affaire m'occupe et je ne puis descendre : pourquoi faire cesser l'ouvrage en me relâchant et en descendant auprès de vous ? Et ils me firent faire le même message quatre fois, et je leur renvoyai la même réponse. Alors Saneballat m'adressa le même message une cinquième fois par son écuyer, porteur d'une lettre ouverte. Elle était conçue en ces termes : « Parmi les nations court ce bruit, et Gasmu dit : Toi et les Juifs vous pensez à vous révolter ; c'est pourquoi tu relèves les murs, et tu dois devenir leur roi d'après ces dires. Tu as aussi aposté des prophètes pour te proclamer à Jérusalem en disant : Roi de Juda ! Et maintenant ces propos viendront aux oreilles du roi. Viens donc afin que nous nous concertions ensemble ! » Et je lui envoyai ce message : Il ne s'est rien fait dans le sens que tu dis ; mais c'est une imagination de ton cœur. Car tous ils voulaient nous intimider, et ils se disaient : De guerre lasse ils quitteront l'ouvrage qui ne s'achèvera pas. Eh bien ! ô Dieu, prête force à mes mains ! Et j'entrai chez Semaïa, fils de Delaia, fils de Meheitabéel, or il s'était renfermé. Et il dit : Réunissons-nous dans la Maison de Dieu, dans l'intérieur du Temple, et fermons les portes du Temple, car il vient des gens pour t'assassiner, et c'est cette nuit qu'ils arrivent pour t'assassiner. Et je dis : Un homme comme moi fuirait ! Et quel est mon pareil qui pénétrerait dans le Temple et resterait en vie ? Je n'entre point. Et je reconnus, et voilà que ce n'était pas Dieu qui l'envoyait, et il prononçait une prophétie contre moi parce que Saneballat et Tobie l'avaient soudoyé. Et le but pour lequel il avait été soudoyé, c'était que je prisse peur et agisse en conséquence, et commisse un péché, et que, m'étant fait un mauvais nom, ils eussent de quoi me calomnier. O mon Dieu, garde de Tobie et de Saneballat un souvenir conforme à leurs œuvres, et aussi de la prophétesse Noadia et des autres prophètes qui prétendaient m'intimider ! Et le mur fut achevé le vingt-cinq Elul au bout de cinquante-deux jours. Et quand tous nos ennemis l'apprirent, tous les peuples d'alentour prirent peur, et ils furent extrêmement découragés, et ils comprirent que cette œuvre s'était accomplie de par notre Dieu. Et il y eut aussi dans ce même temps beaucoup de nobles Juifs qui adressèrent des lettres à Tobie et en reçurent de Tobie. Car plusieurs en Juda s'étaient conjurés avec lui. Car il était beau-frère de Sechania, fils d'Arach, et son fils Jochanan avait épousé la fille de Mesullam, fils de Béréchia. Même ils parlaient devant moi de ses bonnes qualités, et ils lui rapportaient mes discours. C'est pourquoi Tobie envoya des lettres pour m'intimider.
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Acts 27
Or, quand il eut été décidé que nous nous rendrions par mer en Italie, on remit Paul et quelques autres prisonniers à un centurion nommé Julius, de la cohorte Auguste ; puis nous étant embarqués sur un vaisseau d'Adramytte, qui devait faire escale dans les ports d'Asie, nous partîmes, ayant avec nous Aristarque, Macédonien de Thessalonique. Le jour suivant nous touchâmes à Sidon, et Julius, par bienveillance pour Paul, lui permit de se rendre auprès des amis pour profiter de leurs bons soins. Partis de là, nous rangeâmes la côte de Chypre parce que les vents étaient contraires, et, traversant la mer qui baigne la Cilicie et la Pamphylie, nous abordâmes à Myrrha en Lycie. Et là, le centurion ayant trouvé un vaisseau d'Alexandrie en partance pour l'Italie, il nous y embarqua. Mais, après plusieurs jours d'une lente navigation, nous arrivâmes à grand'peine à la hauteur de Cnide, et le vent ne nous ayant pas permis d'y aborder nous rangeâmes la côte de la Crète du côté de Salmone ; et, après l'avoir côtoyée avec peine, nous arrivâmes à un endroit appelé Beauxports, près duquel était la ville de Lasée. Cependant, un temps considérable s'étant écoulé et la navigation étant devenue dangereuse, car l'époque même du jeûne était déjà passée, Paul leur adressait des représentations en disant : « Je prévois que c'est au péril et au grand détriment, non seulement de la cargaison et du navire, mais encore de nos vies, que se fera la navigation. » Mais le centurion se fia au pilote et au patron plutôt qu'à ce que disait Paul. D'ailleurs le port étant impropre pour un hivernage, la plupart émirent l'avis de s'en éloigner et de chercher à atteindre, pour passer l'hiver, Phénix, port de Crète qui regardait le sud-ouest et le nord-ouest. Le vent du sud s'étant légèrement levé, ils s'imaginèrent réussir dans leur projet, et, ayant levé l'ancre, ils côtoyèrent la Crète de plus près. Mais bientôt, un vent impétueux, nommé Euraquilon, se déchaîna contre le rivage, et, comme le navire était entraîné sans pouvoir tenir contre le vent, nous nous voyions aller à la dérive. Et, ayant dépassé une petite île nommé Cauda, nous réussîmes avec peine à nous rendre maîtres du canot ; après l'avoir hissé, ils se servirent d'engins pour ceindre le navire. Puis, craignant d'être jetés sur la Syrte, ils descendirent les agrès et ils voguaient ainsi ; mais, comme nous étions violemment battus par la tempête, ils lancèrent le lendemain la cargaison à la mer, et le jour suivant ils y jetèrent de leurs propres mains le mobilier du navire. Privés, pendant plusieurs jours, de la vue du soleil et des étoiles, et constamment en butte à une violente tempête, tout espoir de salut nous était ravi. Et, comme on se livrait à une grande abstinence, Paul, s'étant alors levé au milieu d'eux, dit : « Il aurait fallu, sans doute, suivre le conseil que je vous avais donné de ne point quitter la Crète, et éviter ainsi cette détresse et cette perte ; toutefois, dans l'état des choses, je vous invite à prendre courage, car aucune de nos vies ne sera perdue, mais seulement le navire. En effet, cette nuit même, un ange du Dieu auquel j'appartiens et à qui je rends un culte, m'est apparu, en disant : « Ne crains point, Paul, il faut que tu comparaisses devant l'empereur, et voici, Dieu t'a octroyé tous ceux qui naviguent avec toi. » C'est pourquoi prenez courage, car j'ai cette foi en Dieu qu'il en sera comme il m'a été dit ; c'est sur quelque île que nous devons être jetés. » Or, la quatorzième nuit, comme nous étions ballottés sur l'Adriatique, vers le milieu de la nuit, les matelots se crurent dans le voisinage d'une terre, et, ayant jeté la sonde, ils trouvèrent vingt brasses, puis, s'étant un peu éloignés et l'ayant jetée de nouveau, ils trouvèrent quinze brasses. Craignant alors que nous ne fussions jetés sur des récifs, ils jetèrent quatre ancres de la poupe et implorèrent l'arrivée du jour. Mais, comme les matelots cherchaient à s'enfuir du navire, et qu'ils avaient mis le canot à la mer, sous prétexte de porter en avant des ancres de la proue, Paul dit au centurion et aux soldats : « Si ces gens-là ne restent pas dans le navire, vous ne pouvez être sauvés. » Alors les soldats coupèrent les cordes du canot et le laissèrent s'éloigner. Cependant, en attendant le jour, Paul exhortait tout le monde à prendre de la nourriture, en disant : « Voici aujourd'hui le quatorzième jour d'attente que vous passez dans l'abstinence sans rien prendre ; c'est pourquoi je vous invite aussi à prendre de la nourriture, car votre salut en dépend ; en effet il ne se perdra pas un cheveu de la tête d'aucun de vous. » Après avoir ainsi parlé, il prit du pain, et ayant rendu grâces à Dieu devant tous, il le rompit et se mit à manger ; et tous, reprenant courage, prirent aussi de la nourriture. Nous étions en tout dans le navire environ soixante-seize personnes. Quand ils se furent rassasiés de nourriture, ils allégèrent le navire en jetant les provisions à la mer. Mais, lorsque le jour fut venu, ils ne reconnaissaient pas la terre ; cependant ils aperçurent un golfe avec une plage sur laquelle ils résolurent, si cela leur était possible, de mettre le navire à l'abri ; puis, ayant coupé les ancres, ils les abandonnèrent à la mer ; en même temps, relâchant les attaches des gouvernails, et mettant la voile au vent, ils se dirigèrent vers la plage. Mais, ayant touché sur une langue de terre, ils firent échouer le navire, et, tandis que, d'un côté, la proue soulevée demeurait hors de l'eau, de l'autre, la poupe était fracassée par la violence du choc. Alors les soldats formèrent le projet de tuer les prisonniers, de peur que l'un d'eux ne s'échappât à la nage ; mais le centurion, qui voulait sauver Paul, les empêcha d'exécuter ce dessein, et il ordonna que ceux qui savaient nager se jetassent les premiers dans l'eau pour parvenir à terre, et, quant aux autres, qu'ils s'aidassent, ceux-ci de planches, et ceux-là de quelque pièce du navire. Et de cette manière il advint que tous arrivèrent à terre sains et saufs.
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Romans 4
Que dirons-nous donc d'Abraham notre ancêtre selon la chair ? Car si Abraham a été justifié en conséquence des œuvres, il a de quoi s'enorgueillir, mais non pas relativement à Dieu. En effet que dit l'écriture ? « Or Abraham crut à Dieu, et cela lui fut compté pour justice. » Mais pour celui qui accomplit des œuvres, son salaire ne lui est pas compté à titre de grâce, mais de dette, tandis que pour celui qui n'accomplit pas d'œuvres, mais qui croit en Celui qui justifie l'impie, sa foi lui est comptée pour justice. C'est de même aussi que David parle de la béatitude de l'homme auquel Dieu attribue la justice sans les œuvres ; « Heureux ceux dont les crimes ont été pardonnés et dont les péchés ont été couverts ! Heureux l'homme auquel le Seigneur n'imputera certainement pas son péché ! » Est-ce que cette béatitude n'a donc trait qu'à la circoncision, ou bien également à l'incirconcision ? Nous disons en effet : La foi a été comptée à Abraham pour justice. Comment donc lui a-t-elle été comptée pour telle ? Est-ce quand il était circoncis ou incirconcis ? Ce n'est pas quand il eut été circoncis, mais lorsqu'il était incirconcis. Et il reçut le signe de la circoncision comme un sceau de la justice de la foi qu'il avait eue quand il était incirconcis, afin d'être le père de tous ceux qui croient, quoiqu'incirconcis, de sorte que la justice leur est attribuée ; et afin d'être aussi le père de la circoncision, pour ceux qui non seulement sont circoncis, mais qui marchent sur les traces de la foi qu'a eue, quand il était incirconcis, notre père Abraham. En effet, ce n'est pas par la loi qu'a été faite à Abraham ou à sa postérité, la promesse qu'il serait héritier du monde, mais c'est par la justice de la foi ; car, si ce sont ceux qui relèvent de la loi qui sont héritiers, la foi est mise à néant et la promesse abolie ; en effet la loi produit la colère, mais là où n'est pas là loi il n'y a pas non plus de transgression ; c'est pourquoi cela vient de la foi, afin que ce soit à titre de grâce, en sorte que la promesse est irréfragable pour toute la postérité, non seulement pour celle qui relève de la loi, mais encore pour celle qui se rattache à la foi d'Abraham qui est notre père à tous (selon qu'il est écrit : « Car J'ai fait de toi le père de plusieurs nations »), devant Celui auquel il a cru, le Dieu qui vivifie les morts, et qui évoque comme si elles existaient les choses qui n'existent point. Il a, contre toute espérance, cru avec espérance, en sorte qu'il est devenu le père de plusieurs nations, selon cette parole : Telle sera ta postérité, » et il a vu, sans faiblir dans sa foi, la caducité de son propre corps, âgé qu'il était d'environ cent ans, et celle des organes de Sarra ; mais, relativement à la promesse de Dieu, il n'hésita point par incrédulité ; il fut au contraire fortifié par la foi, rendant gloire à Dieu, et étant convaincu que ce qu'il promet, Il peut aussi l'accomplir. C'est pourquoi cela lui a été compté pour justice. Or ce n'est pas à cause de lui seul qu'il est écrit que « cela lui a été compté, » mais c'est aussi à cause de nous, auxquels cela doit être compté, pour autant que nous croyons en Celui qui a ressuscité d'entre les morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos fautes, et qui est ressuscité pour notre justification.
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Hebrews 11:1-16
Or, la foi est une persuasion de ce qu'on espère, une conviction de choses qu'on ne voit point. C'est parce qu'ils possédaient une telle foi que les anciens ont reçu un bon témoignage. C'est par la foi que nous reconnaissons que l'univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce n'est pas de choses visibles que ce qu'on voit a été fait. C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice préférable à celui de Caïn ; c'est par elle qu'il reçut le témoignage d'être juste, lui-même rendant témoignage à Dieu par ses offrandes ; c'est par elle que, quoique trépassé, il parle encore. C'est par la foi qu'Enoch fut enlevé afin qu'il ne vît pas la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l'avait enlevé ; en effet, avant cet enlèvement, il lui est rendu le témoignage d'avoir plu à Dieu ; or, sans la foi, il est impossible de Lui plaire, car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie qu'il existe, et qu'il devient le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. C'est par la foi que Noé, instruit par un oracle des choses qu'on ne voyait point encore, construisit avec une pieuse prévoyance une arche pour sauver sa famille ; c'est par elle qu'il condamna le monde, et qu'il devint héritier de la justice que procure la foi. C'est par la foi que celui qui est appelé Abraham se soumit à émigrer dans le pays qu'il devait recevoir en héritage, et il émigra sans savoir où il allait ; c'est par la foi qu'il s'établit dans la terre qui lui était promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; car il attendait avec impatience la ville qui a les fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le fabricateur. C'est par la foi que Sara elle-même reçut, même au delà de l'âge ordinaire, la capacité de créer une postérité, parce qu'elle avait cru à la fidélité de Celui qui avait fait la promesse. De là vient encore que c'est d'un seul homme, et même d'un homme décrépit, qu'ils sont nés aussi nombreux que les étoiles du ciel et que le sable qui est sur le bord de la mer, lequel est innombrable. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir vu se réaliser pour eux les promesses, mais après en avoir de loin aperçu et salué la réalisation, et avoir confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu'ils soupirent après leur patrie. Et, si c'eût été de celle qu'ils avaient quittée qu'ils faisaient mention, ils auraient eu le temps d'y retourner ; mais on voit bien que c'en est une meilleure qu'ils désirent, je veux dire la patrie céleste ; c'est pourquoi Dieu n'a point honte, en ce qui les concerne, d'être appelé « leur Dieu », car Il leur a préparé une ville.
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2 John 7:1-10
Gospel
Mark 9
Et il leur disait : « En vérité je vous déclare qu'il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents, qui ne goûteront certainement point la mort jusques à ce qu'ils aient vu le royaume de Dieu inauguré avec puissance. » Et six jours après Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et il les conduit seuls à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré en leur présence, et ses vêtements devinrent éblouissants ; si blancs qu'il n'est pas sur la terre de foulon qui puisse ainsi blanchir. Et Élie leur apparut avec Moïse, et ils conversaient avec Jésus ; et Pierre prenant la parole dit à Jésus : « Rabbi, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; faisons trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas en effet ce qu'il devait dire, car ils avaient été saisis d'effroi. Et une nuée survint qui les couvrit, et de la nuée sortit une voix : « Celui-ci est Mon Fils bien-aimé ! Écoutez-le. » Et ayant sur-le-champ regardé autour d'eux, ils ne virent plus personne avec eux, sauf Jésus seul. Et pendant qu'ils descendaient de la montagne, il leur donna des ordres, afin qu'ils ne racontassent à personne ce qu'ils avaient vu, si ce n'est lorsque le fils de l'homme serait ressuscité des morts. Et ils s'attachèrent à cette parole se demandant entre eux : Que signifie : « ressusciter des morts ? » Et ils l'interrogeaient en disant : « Pourquoi les scribes disent-ils qu'il faut qu'Élie vienne premièrement ? » Mais il leur dit : « Il est vrai qu'Élie, après être premièrement venu, doit rétablir toutes choses. Et comment est-il écrit à propos du Fils de l'homme qu'il doit souffrir beaucoup et être compté pour rien ? Mais je vous déclare qu'Élie aussi est venu, et qu'ils lui ont fait tout ce qu'ils voulaient, selon qu'il est écrit à propos de lui. » Et quand ils furent arrivés vers les disciples ils virent autour d'eux une foule nombreuse et des scribes qui discutaient avec eux. Et aussitôt toute la foule l'ayant vu fut dans l'épouvante, et elle accourait pour le saluer. Et il leur demanda : « Sur quoi discutez-vous avec eux ? » Et quelqu'un de la foule lui répliqua : « Maître, je t'ai amené mon fils qui a un esprit muet ; et où que ce soit qu'il s'empare de lui, il le terrasse ; et il écume et grince les dents et devient tout roide ; et j'ai parlé à tes disciples afin qu'ils le chassassent, et ils n'ont pas pu. » Et lui leur réplique : « O génération incrédule, jusques à quand serai-je avec vous ? Amenez-le moi. » Et on le lui amena. Et quand il l'eut vu, l'esprit le jeta aussitôt en convulsion, et étant tombé à terre, il se roulait en écumant. Et il demanda au père : « Combien de temps y a-t-il que cela lui arrive ? » Et il dit : « Depuis son enfance ; et souvent il l'a jeté soit dans le feu soit dans les eaux, afin de le faire périr ; mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours par compassion pour nous. » Or Jésus lui dit : « Quant à ton : « Si tu peux, » toutes choses sont possibles pour celui qui croit. » Aussitôt le père du jeune enfant de s'écrier : « Je crois ; viens au secours de mon incrédulité. » Mais Jésus ayant vu accourir la multitude réprimanda l'esprit impur, en lui disant : « Esprit muet et sourd, c'est moi, c'est moi qui te l'ordonne, sors de lui et ne rentre plus en lui. » Et ayant poussé des cris et l'ayant jeté en de violentes convulsions, il sortit ; et il devint comme un cadavre, en sorte que la plupart disaient : « Il est mort. » Mais Jésus lui ayant pris les mains le fit lever, et il se tint debout. Et lorsqu'il fut rentré au logis, ses disciples lui demandaient en particulier : « Pourquoi n'avons-nous pas pu le chasser nous-mêmes ? » Et il leur dit : « Cette espèce-là ne peut sortir par aucun autre moyen que par la prière. » Et étant sortis de là ils cheminaient au travers de la Galilée, et il ne voulait pas que personne le sût ; car il instruisait ses disciples et disait : « Le fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, et ils le feront mourir, et, quand il aura été mis à mort, au bout de trois jours il ressuscitera. » Mais eux ne comprenaient pas cette parole, et ils craignaient de l'interroger. Et ils arrivèrent à Capharnaoum. Et lorsqu'il fut dans la maison, il leur demandait : « Sur quoi discutiez-vous en chemin ? » Mais ils se taisaient ; car ils avaient discuté entre eux en chemin quel était le plus grand. Et s'étant assis, il appela les douze, et il leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. » Et ayant pris un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux, et l'ayant serré dans ses bras, il leur dit : « Celui qui aura reçu en mon nom l'un de ces petits enfants-là, me reçoit, et celui qui me reçoit, ce n'est pas moi qu'il reçoit, mais Celui qui m'a envoyé. » Jean lui dit : « Maître, nous avons vu quelqu'un qui chassait des démons en ton nom, et nous l'en empêchions parce qu'il ne nous suivait pas. » Mais Jésus dit : « Ne l'en empêchez pas ; car il n'est personne qui fasse un miracle en mon nom, et qui puisse aussitôt après dire du mal de moi ; car quiconque n'est pas contre nous est pour nous. En effet celui qui vous aura donné à boire un verre d'eau, par la raison que vous êtes à Christ, en vérité je vous déclare qu'il ne perdra certainement pas sa récompense. Et celui qui aura scandalisé un seul de ces petits qui croient en moi, beaucoup mieux vaudrait pour lui qu'on passât autour de son col une meule de moulin à âne, et qu'on le jetât dans la mer. Et si ta main a été pour toi une occasion de scandale, coupe-la ; il est bon que tu entres estropié dans la vie, plutôt que d'aller, en ayant tes deux mains, dans la géhenne, dans le feu inextinguible ; [ là où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point.] Et si ton pied est pour toi une occasion de scandale, coupe-le ; il est bon que tu entres boiteux dans la vie, plutôt que d'être jeté, en ayant tes deux pieds, dans la géhenne ; [ là où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point.] Et si ton œil est pour toi une occasion de scandale, arrache-le ; il est bon que tu entres borgne dans le royaume de Dieu, plutôt que d'être jeté, en ayant deux yeux, dans la géhenne, là où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point ; car chacun sera salé de feu. Le sel est bon ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ?
Evening Prayer — Second Lesson
1 Corinthians 10
En effet je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que nos pères étaient tous sous la nuée et que tous ils ont traversé la mer, et que tous ils ont été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, et que tous ils ont mangé le même aliment spirituel, et que tous ils ont bu le même breuvage spirituel, car ils s'abreuvaient à un rocher spirituel qui les suivait, or ce rocher était Christ. Toutefois ce ne fut pas au plus grand nombre d'entre eux que Dieu prit plaisir, car ils demeurèrent gisants dans le désert. Or toutes ces choses ont eu lieu pour nous servir d'exemples, afin que nous ne convoitions point de mauvaises choses, comme eux-mêmes l'ont fait. Ne devenez pas non plus idolâtres, comme quelques-uns d'entre eux, selon qu'il est écrit : « Le peuple s'assit pour manger et boire, et ils se levèrent pour jouer. » Ne nous livrons pas non plus à l'impudicité, comme s'y livrèrent quelques-uns d'entre eux, et ils périrent en un seul jour au nombre de vingt-trois mille. Ne tentons pas non plus le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d'entre eux, et ils étaient tués par les serpents. Ne murmurez pas non plus, comme murmurèrent quelques-uns d'entre eux, et ils furent tués par l'exterminateur. Or ces choses leur arrivaient figurément, mais elles ont été écrites pour notre instruction, pour nous, auxquels a abouti la fin des siècles ; ainsi donc que celui qui s'imagine rester debout prenne garde qu'il ne tombe ! Vous n'avez pas été exposés à des tentations surhumaines, et, Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; au contraire, avec la tentation Il vous donnera le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter. C'est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l'idolâtrie. Je vous parle comme à des gens sensés ; jugez vous-mêmes de ce que je dis : La coupe de la bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas une participation au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas une participation au corps de Christ ? Car, comme il y a un seul pain, de même notre pluralité ne forme qu'un seul corps, car tous nous participons à ce seul pain. Voyez l'Israël selon la chair : est-ce que ceux qui se nourrissent des sacrifices n'entrent pas en partage avec l'autel ? Que dis-je donc ? Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose, ou bien qu'une idole est quelque chose ? Non, mais que ce qu'ils sacrifient, c'est à des démons, et non à Dieu, qu'ils le sacrifient ; or je ne veux pas que vous entriez en partage avec les démons ; vous ne pouvez boire la coupe du seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez prendre part à la table du seigneur et à la table des démons. Ou bien, voulons-nous provoquer le Seigneur ? Est-ce que nous sommes plus forts que Lui ? Tout est permis, mais tout ne convient pas ; tout est permis, mais tout n'édifie pas. Que personne ne recherche son propre intérêt, mais celui d'autrui. Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience, car c'est au Seigneur qu'appartient la terre et tout ce qui la remplit. Si un incrédule vous invite et que vous vouliez y aller, mangez de tout ce qui est servi, sans vous enquérir de rien par motif de conscience ; mais si quelqu'un vous dit : « Ceci a été offert en sacrifice, » n'en mangez pas à cause de celui qui vous en a averti, et de la conscience, non que ce soit de votre conscience que je parle, mais de celle de l'autre. En effet, pourquoi ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère ? Si moi-même je prends part au repas avec action de grâces, pourquoi serais-je calomnié à propos de ce dont je rends grâces ? Ainsi donc, soit que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque chose, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne soyez en scandale ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l'église de Dieu, comme moi-même je m'applique en toutes choses à plaire à tous, ne recherchant point mon avantage particulier, mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés.
Gospel
Luke 12:49-59
Je suis venu apporter du feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer si déjà il est allumé ? Mais il est un baptême dont je dois être baptisé ; et dans quelle angoisse ne suis-je pas, jusques à ce qu'il ait été accompli ! Vous imaginez-vous que je suis venu pour mettre la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais plutôt la discorde ; car désormais il y en aura cinq dans une maison qui seront en discorde, trois contre deux, et deux contre trois ; le père sera en discorde avec le fils et le fils avec le père, la mère avec la fille, et la fille avec la mère, la belle-mère avec sa bru, et la bru avec la belle-mère. » Or il disait aussi à la foule : « Quand vous voyez un nuage qui se lève au couchant, vous dites aussitôt : « la pluie va venir, » et c'est ce qui arrive ; et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dites : « il y aura une grande chaleur, » et c'est ce qui arrive. Hypocrites ! vous savez discerner l'aspect de la terre et du ciel, mais comment ne savez-vous pas discerner le temps actuel ? Mais pourquoi ne jugez-vous pas non plus par vous-mêmes de ce qui est juste ? Car lorsque tu vas avec ton adversaire devant un magistrat, fais tes efforts pendant la route pour te réconcilier avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge ; et le juge te livrera au recors et le recors te jettera en prison. Je te déclare que tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé jusqu'à la dernière pite. »
Gospel
John 10:1-10
En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui n'entre pas par la porte dans l'enclos des brebis, mais qui l'escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un brigand ; mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis ; c'est à lui qu'ouvre le portier, et les brebis entendent sa voix, et il appelle ses propres brebis par leur nom, et il les fait sortir ; lorsqu'il les a toutes fait sortir, il marche devant elles, et ses brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voie ; mais elles ne suivront certainement pas un étranger, elles le fuiront au contraire, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus leur adressa cette similitude, mais pour eux ils ne comprirent pas ce dont il leur parlait. Jésus dit donc derechef : « En vérité, en vérité je vous le déclare, c'est moi qui suis la porte des brebis ; tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés ; c'est moi qui suis la porte ; si quelqu'un est entré par moi, il sera sauvé, et il entrera et il sortira et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour dérober, pour égorger et pour détruire ; moi, je suis venu afin qu'elles aient la vie, et qu'elles l'aient surabondamment.
Gospel
Acts 8
Or Saul avait pris plaisir à son supplice.Or, ce jour-là, une grande persécution fut dirigée contre l'église qui était à Jérusalem ; mais tous se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie, sauf les apôtres. Toutefois des hommes pieux enterrèrent Etienne et le pleurèrent bruyamment. Saul, de son côté, ravageait l'église ; envahissant les maisons, il en arrachait hommes et femmes et les livrait pour être jetés en prison. Ceux donc qui s'étaient dispersés s'en allèrent de côté et d'autre annonçant la bonne nouvelle de la parole. Or Philippe, étant venu dans la ville de Samarie, leur prêchait le Christ. La foule s'accordait à prêter attention à ce que disait Philippe, parce qu'elle entendait parler et était témoin des miracles qu'il faisait ; en effet les esprits impurs sortirent de plusieurs de ceux qui en étaient possédés, en poussant de grands cris, tandis que plusieurs paralytiques et impotents furent guéris. Et ce fut une grande joie dans cette ville. Mais un homme nommé Simon, qui déjà auparavant habitait la ville, y exerçait la magie et tenait sous le charme la nation des Samaritains, en se disant un grand personnage. Tous, du petit au grand, lui prêtaient attention, et disaient : « Celui-ci est la puissance de Dieu, qui est appelée grande. » Et ils lui prêtaient attention, parce que pendant longtemps il les avait tenus sous le charme par ses sortilèges. Mais quand ils eurent cru Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se faisaient baptiser. Or Simon lui-même crut aussi, et après avoir été baptisé il s'attacha à Philippe ; la vue des miracles et des grands prodiges qui s'opéraient le tenait sous le charme. Or, les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie accueillait la parole de Dieu, leur envoyèrent Pierre et Jean, qui, lorsqu'ils furent arrivés, prièrent pour eux, afin qu'ils reçussent l'esprit saint ; car il n'était encore tombé sur aucun d'eux, mais ils avaient seulement été baptisés au nom du seigneur Jésus ; alors ils leur imposèrent les mains et ils recevaient l'esprit saint. Or Simon, ayant vu que l'esprit était donné par l'imposition des mains des apôtres, leur offrit de l'argent en disant : « Octroyez-moi aussi cette autorité, afin que celui à qui j'aurai imposé les mains reçoive l'esprit saint. » Mais Pierre lui dit : « Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru acquérir le don de Dieu avec de l'argent ; il n'y a pour toi ni portion ni lot dans cette affaire, car ton cœur n'est pas droit devant Dieu ; repens-toi donc de ta méchanceté dont tu viens de faire preuve, et prie le Seigneur, pour voir si le projet de ton cœur te sera pardonné ; car je vois que tu te trouves dans du fiel amer et dans les nœuds de l'injustice. » Et Simon répliqua : « Priez vous-mêmes pour moi le Seigneur, afin que rien de ce dont vous avez parlé ne m'arrive. » Pour eux donc, après avoir rendu témoignage et proclamé la parole du Seigneur, ils revinrent à Jérusalem, et ils annoncèrent la bonne nouvelle dans plusieurs villages des Samaritains. Or, un ange du Seigneur s'adressa à Philippe en disant : « Lève-toi, et va du côté du midi sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et s'étant levé il se mit en chemin ; et voici, un Éthiopien, principal eunuque de Candace, reine des Éthiopiens, et qui était son trésorier général, était venu à Jérusalem pour adorer. Or il s'en retournait, et, assis sur son char, il lisait le prophète Ésaïe ; or l'Esprit dit à Philippe : « Approche-toi et tiens-toi collé à ce char. » Et Philippe étant accouru l'entendit qui lisait Ésaïe le prophète, et il dit : « Est-ce que tu comprends bien ce que tu lis ? » Mais l'autre dit : « Eh, comment le pourrais-je, si personne ne me guide ? » Et il invita Philippe à monter et à s'asseoir à côté de lui. Or voici quel était le contenu du texte qu'il lisait : « C'est comme une brebis qu'il a été conduit à la tuerie ; et, de même qu'un agneau est muet devant celui qui le tond, de même il n'ouvre point la bouche ; c'est dans l'humiliation que s'est consommé son jugement. Qui dépeindra les hommes de sa génération ? Car sa vie est enlevée de dessus la terre. » L'eunuque s'adressant à Philippe : « Je te prie, dit-il, de qui le prophète parle-t-il ainsi ? Est-ce de lui-même, ou de quelque autre ? » Là-dessus Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce texte-là, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus. Or, comme ils cheminaient le long de la route, ils arrivèrent vers de l'eau, et l'eunuque dit : « Voici de l'eau ; qu'est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? » Et il fit arrêter son char, et ils descendirent l'un et l'autre dans l'eau, Philippe et l'eunuque, et il le baptisa. Mais, quand ils furent ressortis de l'eau, l'esprit du Seigneur enleva Philippe, et l'eunuque ne le vit plus, car tandis qu'il continuait sa route plein de joie, Philippe se trouva dans Azot. Et il s'en allait de côté et d'autre, évangélisant toutes les villes jusques à ce qu'il arrivât à Césarée.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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