Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Acts 13:13-25
Après s'être embarqués à Paphos, Paul et ses compagnons vinrent à Perge de Pamphylie. Mais Jean, s'étant séparé d'eux, retourna à Jérusalem. Pour eux, ayant, depuis Perge, poursuivi leur route, ils vinrent à Antioche de Pisidie, et, étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s'assirent. Après la lecture de la loi et des prophètes, les chefs de la synagogue leur firent faire ce message : « Frères, si vous avez quelque parole d'exhortation à adresser au peuple, parlez. » Et Paul, s'étant levé et ayant fait signe de la main, dit : « Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez : Le Dieu du peuple d'Israël S'est choisi nos pères, et Il a relevé le peuple pendant qu'il vivait en étranger dans le pays d'Egypte, et Il l'en a fait sortir à bras élevé, et, pendant environ quarante ans, Il s'est accommodé à eux dans le désert ; après avoir anéanti sept nations dans le pays de Chanaan, Il les a mis en possession de leur territoire, pendant environ quatre cent cinquante ans ; et, après cela, Il leur donna des juges jusques à Samuel le prophète. Ce fut alors qu'ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fil de Kis, membre de la tribu de Benjamin, pendant quarante ans ; puis, l'ayant détrôné, Il leur suscita David pour roi, auquel Il a rendu témoignage en disant : « J'ai trouvé David fils de Jessé selon Mon cœur, il fera toute Ma volonté. » C'est de la postérité de celui-ci que Dieu, selon Sa promesse, a fait sortir Jésus pour être le sauveur d'Israël, après que Jean eut prêché, avant son avènement, un baptême de repentance à tout le peuple d'Israël. Et, comme Jean achevait sa course, il disait : « Ce que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais, voici, il en vient un après moi, des pieds duquel je ne suis pas digne de délier la chaussure. »
First Reading
Isaiah 24
Voici, l'Éternel vide le pays et le dévaste, et il en bouleverse la surface et en disperse les habitants. Et il en sera du sacrificateur comme du peuple, du maître comme du serviteur, de la maîtresse comme de la servante, du vendeur comme de l'acheteur, du prêteur comme de l'emprunteur, du créancier comme du débiteur. Le pays sera vidé, et il sera mis au pillage, car l'Éternel a prononcé cette parole. Le pays gémit et languit, le monde est dans la langueur et dans le deuil, les sommités du peuple du pays languissent. Or le pays était profané par ses habitants ; car ils violaient les lois, transgressaient les ordonnances, rompaient l'alliance éternelle. Aussi, la malédiction dévore le pays et les habitants en portent la peine ; c'est pourquoi les habitants du pays sont consumés, et il n'en survit qu'un petit nombre. Le moût est triste, et la vigne dépérit ; tous ceux qui avaient le cœur joyeux, soupirent. Les joies des cymbales ont cessé, et le bruit de la gaieté a fini, les joies de la harpe ont cessé. On ne boit plus de vin en chantant, la cervoise est amère aux buveurs. La ville en ruine est une cité déserte ; toute maison est fermée, on n'y entre plus. Sur le vin on se lamente dans les rues, toute joie est disparue, et la gaieté du pays est bannie. Ce qui reste dans la ville, c'est la désolation, et les portes brisées sont en ruines. Car il en est dans le pays, au milieu des peuples, comme à l'abattis des olives, comme au grappillage quand la vendange est finie. Les autres élèvent leurs voix, poussent des cris d'allégresse ; depuis la mer ils célèbrent la majesté de l'Éternel. Aussi glorifiez l'Éternel dans l'orient, dans les îles de la mer le nom de l'Éternel, Dieu d'Israël. Des bouts de la terre nous entendons des chants : « Gloire au juste ! » Mais moi je dis : Ruine sur moi ! ruine sur moi ! malheur à moi ! Les pillards pillent, et les pillards enlèvent du pillage. Effroi, et fosse, et filet devant toi, habitant du pays ! Qui fuit l'effroi, tombe dans la fosse, et qui se tire de la fosse, se prend au filet, car les écluses des lieux très-hauts s'ouvrent, et les fondements de la terre branlent. La terre se brise, la terre se rompt, la terre est ébranlée. La terre chancelle comme un homme ivre, elle se balance comme un hamac, et son péché pèse sur elle, et elle tombe pour ne pas se relever. Et en ce même jour, l'Éternel châtiera l'armée des lieux très-hauts dans les lieux très-hauts, et les rois de la terre sur la terre, et ils seront réunis captifs dans la prison, et enfermés dans le cachot, et après un long temps ils seront châtiés. Alors la lune sera honteuse et le soleil confus ; car l'Éternel des armées règne sur la montagne de Sion et à Jérusalem, et devant ses anciens resplendira la gloire.
First Reading
1 Kings 18:20-40
Et Achab dépêcha chez tous les enfants d'Israël et convoqua les prophètes au mont Carmel. Alors Élie s'avança vers le peuple entier et dit : Jusques à quand boiterez-vous sur les deux jarrets ? Si l'Éternel est Dieu, suivez-le ! Si c'est Baal, suivez-le. Et le peuple ne lui répondit mot. Et Élie dit au peuple : Je suis resté seul prophète de l'Éternel, et de prophètes de Baal il y a quatre cent cinquante hommes. Qu'on nous procure deux taureaux, ils en choisiront l'un pour eux, puis le dépèceront et le placeront sur le bûcher, mais sans y mettre le feu ; moi j'immolerai l'autre taureau et le placerai sur le bûcher, mais sans y mettre le feu. Ensuite invoquez le nom de votre dieu et moi j'invoquerai le nom de l'Éternel, et que le dieu qui répondra par le feu, que celui-là soit Dieu ! Et le peuple entier répondit : Bien parlé ! Et Élie dit aux prophètes de Baal : Choisissez pour vous l'un des taureaux, et sacrifiez les premiers, car vous faites nombre, et invoquez le nom de votre dieu ; mais ne mettez pas le feu. Et ils prirent le taureau laissé à leur choix, et l'immolèrent et invoquèrent le nom de Baal du matin à midi, en disant : Baal, réponds-nous ! Mais pas un son, et personne qui réponde. Et ils marchaient en se balançant autour de l'autel qu'on avait élevé. Et à midi Élie les railla et dit : Invoquez à voix forte, car c'est un dieu ; il est sans doute préoccupé ; il est allé à l'écart ; sans doute il est en voyage ; peut-être sommeille-t-il ; alors il se réveillera. Et ils invoquèrent à voix forte, et ils se firent des incisions selon leur rite avec des poignards et avec des piques jusqu'à faire effusion de leur sang sur eux. Et quand midi fut passé, ils furent en frénésie jusqu'à l'oblation de l'offrande ; mais pas un son et personne qui répondît et personne qui écoutât. Alors Élie s'adressa à tout le peuple : Approchez-vous de moi ! Et le peuple entier s'approcha de lui ; et il remit en état l'autel de l'Éternel, démoli. Et Élie prit douze pierres d'après le nombre des Tribus des fils de Jacob, à qui la parole de l'Éternel avait été adressée en ces termes : Israël sera ton nom ; et avec les pierres il construisit un autel au Nom de l'Éternel, et il pratiqua autour de l'autel une rigole de la dimension de deux émines de grain, et il arrangea le bûcher, et il dépeça le taureau et il le plaça sur le bûcher. Et il dit : Remplissez quatre brocs d'eau, que vous verserez sur l'holocauste et sur le bûcher. Puis il dit : Réitérez ! Et ils réitérèrent. Puis il dit : Faites-le une troisième fois. Et ils le firent pour la troisième fois. Et l'eau circula autour de l'autel et l'on remplit aussi d'eau la rigole. Et au moment de l'oblation de l'offrande, Élie, le prophète, s'avança et dit : Éternel, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, qu'il soit notoire aujourd'hui que tu es Dieu en Israël et que je suis ton serviteur et que c'est par ton ordre que j'ai fait toutes ces choses. Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que tu es l'Éternel, le Dieu, et que c'est toi qui, derrière eux, convertissais leur cœur. Alors le feu de l'Éternel descendit et consuma l'holocauste et le bûcher et les pierres et la terre, et il absorba aussi l'eau dans la rigole. Et à ce spectacle le peuple entier se jeta la face contre terre en disant : C'est l'Éternel qui est Dieu, l'Éternel qui est Dieu ! Et Élie leur dit : Arrêtez les prophètes de Baal ! que pas un d'eux n'échappe ! Et ils les arrêtèrent et Élie les fit descendre dans le ravin du Kison et là il les immola.
Morning Prayer — First Lesson
Nehemiah 8
Et à l'approche du septième mois, comme les enfants d'Israël étaient dans leurs villes, tout le peuple se rassembla comme un seul homme dans la place qui est devant la Porte de l'Eau. Et ils dirent à Esdras, le Scribe, d'apporter le livre de la Loi de Moïse, prescrite par l'Éternel à Israël. Et le Prêtre Esdras apporta la Loi devant l'Assemblée composée d'hommes et de femmes et de tous ceux qui étaient capables de l'entendre, le premier jour du septième mois. Et il en fit la lecture en face de la Place qui est devant la Porte de l'Eau, depuis l'aube jusqu'à midi, en présence des hommes et des femmes et de tous ceux qui étaient capables d'entendre. Et les oreilles de tout le peuple se dirigeaient vers le livre de la Loi. Et Esdras, le Scribe, se tenait sur une estrade en bois qu'on avait faite pour cet objet. Et à côté de lui se tenaient Matthithia et Sema et Anaïa et Uri et Hilkia et Maaseïa à sa droite ; et à sa gauche étaient Pedaïa et Misaël et Malchiia et Hasum et Hasbaddana, Zacharie, Mesullam. Et Esdras ouvrit le volume devant les yeux de tout le peuple, car il était placé plus haut que tout le peuple ; et quand il l'ouvrit, tout le peuple se leva. Et Esdras bénit l'Éternel, le Grand Dieu, et tout le peuple répondit : Ainsi soit-il ! Ainsi soit-il ! en élevant leurs mains, et ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant l'Éternel la face contre terre. Et Jésuah et Bani et Sérébia, Jamin, Accub, Sabthaï, Hodia, Maaseïa, Kelita, Azaria, Jozabad, Hanan, Pelaïa et les Lévites interprétaient la Loi au peuple, et le peuple restait en place. Et ils lurent dans le livre de la Loi de Dieu distinctement et indiquaient le sens, et expliquaient en faisant lecture. Et Néhémie, le Thirsatha, et le Prêtre Esdras, le Scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple : Ce jour est consacré à l'Éternel, votre Dieu. Ne soyez ni dans le deuil ni dans les larmes ! (car tout le peuple pleurait en écoutant les paroles de la Loi.) Et il leur dit : Allez, faites chère grasse et buvez des boissons douces, et envoyez des parts à ceux qui n'ont rien d'apprêté, car ce jour est consacré à notre Seigneur. Et ne vous tourmentez pas, — car la joie que vous donne l'Éternel, doit être votre réconfort. Et les Lévites calmèrent tout le peuple et dirent : Silence ! car le jour est Saint ! et ne vous tourmentez pas ! Là-dessus tout le peuple s'en alla manger et boire et envoyer des portions et faire une grande réjouissance. Car ils avaient compris les paroles dont il leur avait été donné connaissance. Et le second jour s'assemblèrent les chefs des maisons patriarcales de tout le peuple, les Prêtres et les Lévites, auprès d'Esdras, le Scribe, pour étudier les paroles de la Loi. Et ils trouvèrent consigné dans la Loi, que l'Éternel avait prescrite par l'organe de Moïse : que les enfants d'Israël devaient se loger dans des huttes, à la fête du septième mois, et qu'ils devaient publier et faire circuler dans toutes leurs villes et à Jérusalem cet appel : Allez à la montagne et en rapportez des rameaux d'olivier à huile et des rameaux d'olivier sauvage, et des rameaux de myrte et des branches de palmier et des branches d'arbres touffus pour en faire des loges, comme c'est écrit. Et le peuple sortit et en rapporta, et ils se firent des loges, chacun sur sa terrasse, et dans leurs cours et dans les cours de la Maison de Dieu, et dans la Place de la Porte de l'Eau, et dans la Place de la Porte d'Éphraïm. Et toute l'Assemblée de ceux qui étaient revenus de la captivité, fit des loges, et habita dans des loges. Car depuis l'époque de Josué, fils de Nun, jusqu'à ce jour, les enfants d'Israël n'avaient rien fait de pareil, et ce fut une très grande réjouissance. Et on lut dans le livre de la Loi de Dieu chaque jour, du premier au dernier jour. Et ils firent la fête pendant sept jours, et le huitième jour eut lieu la Grande Convocation selon l'usage.
Epistle
Acts 8:5-8
Or Philippe, étant venu dans la ville de Samarie, leur prêchait le Christ. La foule s'accordait à prêter attention à ce que disait Philippe, parce qu'elle entendait parler et était témoin des miracles qu'il faisait ; en effet les esprits impurs sortirent de plusieurs de ceux qui en étaient possédés, en poussant de grands cris, tandis que plusieurs paralytiques et impotents furent guéris. Et ce fut une grande joie dans cette ville.
First Reading
Nehemiah 5
Et il y eut grande réclamation du peuple et des femmes auprès de leurs frères les Juifs. Et il y en avait qui disaient : De nos fils et de nos filles nous avons un grand nombre : fournissez-nous donc de blé afin que nous ayons de quoi manger pour vivre. Et il y en avait qui disaient : Nous allons engager nos champs et nos vignes et nos maisons pour nous procurer du blé dans la disette. Puis il y en avait qui disaient : Nous avons emprunté de l'argent, pour les impôts à payer au roi, sur nos champs et nos vignes. Et pourtant notre corps est comme le corps de nos frères, et nos enfants comme leurs enfants. Et voilà que nous devons soumettre à l'esclavage nos fils et nos filles ; et il y a déjà de nos filles qui le subissent, et nous ne possédons absolument rien, et nos champs et nos vignes sont à d'autres. Alors j'eus une colère extrême, lorsque j'entendis leur clameur et ces discours. Et mon cœur me fit prendre la résolution de réprimander les nobles et les chefs, et je leur dis : Vous pratiquez l'usure l'un envers l'autre. Et je provoquai contre eux une grande assemblée et je leur dis : Nous avons racheté nos frères, les Juifs, qui avaient été vendus aux nations, selon nos moyens ; et vous aussi vous voulez vendre nos frères ! et ils devront se vendre à nous ! Alors ils se turent, et ils ne trouvèrent mot à dire. Et je dis : Il n'est pas bien à vous d'en agir de la sorte ! Ne devriez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu, pour n'être pas honnis par les peuples, nos ennemis ? Moi aussi, mes frères et mes écuyers nous leur avons prêté de l'argent et du blé. Faisons donc abandon de ce dû ! Restituez-leur donc aujourd'hui leurs champs, leurs vignes, leurs olivaies et leurs maisons et le centième de l'argent et du blé et du moût et de l'huile, que vous avez reçu d'eux comme intérêt. Alors ils dirent : Nous voulons le restituer et ne rien exiger d'eux, nous voulons nous conformer à ce que tu as dit. Et j'appelai les Prêtres et leur fis jurer d'agir en ce sens. Et je secouai aussi le pan de mon manteau et dis : Qu'ainsi Dieu secoue quiconque n'exécutera pas cette promesse, hors de sa maison et de ses biens, et qu'il soit ainsi secoué et vidé ! Alors toute l'Assemblée s'écria : Ainsi soit-il ! Et ils louèrent l'Éternel et le peuple agit dans ce sens. De même, à partir du jour où l'on me préposa comme gouverneur du pays, depuis la vingtième jusqu'à la trente-deuxième année du roi Arthachsastha, douze années durant, ni moi, ni mes frères ne mangeâmes la pension de gouverneur. Car les premiers gouverneurs, mes prédécesseurs, avaient opprimé le peuple, et reçu de lui du pain et du vin outre quarante sicles d'argent ; leurs écuyers aussi tyrannisaient le peuple. Mais moi je n'agis point ainsi, par crainte de Dieu. Et je m'appliquai fortement à la restauration de ces murs ; et nous n'achetâmes point de champs, et tous mes écuyers étaient réunis là pour l'ouvrage. Et [chaque jour] j'avais à ma table cent cinquante hommes, Juifs et Chefs, outre ceux qui arrivaient chez moi des peuples d'alentour. Et l'ordinaire de chaque jour, un bœuf, six moutons gras et de la volaille, était préparé à mes frères ; et aussi de dix jours en dix jours tout le vin en abondance ; et avec cela je ne réclamai point le traitement de gouverneur, car le service pesait lourdement sur ce peuple. — Garde-moi bonne mémoire, ô mon Dieu, de tout ce que j'ai fait pour ce peuple.
Morning Prayer — Second Lesson
Matthew 26
Et il advint, lorsque Jésus eut terminé tous ces discours, qu'il dit à ses disciples : « Vous savez que dans deux jours a lieu la Pâque, et que le fils de l'homme doit être livré pour être crucifié. » Alors les grands prêtres et les anciens du peuple se rassemblèrent dans la cour du grand prêtre appelé Caiaphas, et ils délibérèrent en commun, afin de se saisir par ruse de Jésus et de le mettre à mort. Mais ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'émeute parmi le peuple. » Or Jésus s'étant trouvé à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme s'approcha de lui tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de grand prix, et elle le versait sur sa tête pendant qu'il était à table. Ce que les disciples ayant vu ils s'en indignèrent en disant : « Pourquoi cette profusion ? Car il pouvait être vendu très cher, et être donné aux pauvres. » Mais Jésus l'ayant su, leur dit : « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Car elle a accompli une bonne œuvre envers moi ; en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais moi, vous ne devez pas m'avoir toujours ; car celle-ci, en jetant ce parfum sur mon corps, l'a fait en vue de mes funérailles. Mais en vérité je vous le déclare : où que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, s'étant rendu auprès des grands prêtres, leur dit : « Que voulez-vous me donner, et de mon côté je vous le livrerai ? » Et ils lui pesèrent trente pièces d'argent. Et dès lors il cherchait une bonne occasion pour le livrer. Or le premier jour de la fête des pains sans levain les disciples vinrent à Jésus en disant : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dit : « Allez dans la ville auprès d'un tel, et dites-lui : « Le maître dit : Mon temps est proche ; je vais faire chez toi la pâque avec mes disciples. » Et les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit, et ils préparèrent la pâque. Or, quand le soir fut venu, il était à table avec les douze ; et pendant qu'ils mangeaient, il dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous me livrera. » Et vivement attristés ils se mirent chacun à lui dire : « Est-ce que c'est moi, Seigneur ? » Mais il répliqua : « Celui qui a trempé avec moi la main dans le plat, celui-là me livrera. Le Fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été écrit de lui, mais malheur à cet homme par qui le Fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et Judas qui le livrait répliqua : « Est-ce que c'est moi, Rabbi ? » Il lui dit : « Tu l'as dit. » Or, pendant qu'ils mangeaient, Jésus, ayant pris du pain et prononcé une bénédiction, le rompit, et après l'avoir donné aux disciples, il dit : « Prenez, mangez ; ceci est mon corps. » Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs, en vue de la rémission des péchés. Mais je vous le déclare : désormais je ne boirai certainement plus de ce produit de la vigne, jusqu'à ce jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous à cause de moi cette nuit-ci ; car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui répliqua : « Si tous viennent à trébucher à cause de toi, pour moi je ne trébucherai jamais. » Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que cette nuit-ci, avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois. » Pierre lui dit : « Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas. » Tous les disciples aussi parlèrent de même. Alors Jésus arrive avec eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Asseyez-vous ici, jusques à ce que, après m'être rendu là, j'aie prié. » Et ayant pris avec lui Pierre, et les deux fils de Zébédée, il commença à être triste et abattu. Alors il leur dit : « Mon âme est triste jusqu'à la mort ; demeurez ici, et veillez avec moi. » Et s'étant un peu avancé il se prosterna le visage contre terre, priant et disant : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi. Toutefois non pas comme moi je veux, mais comme Toi. » Et il vient vers les disciples, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Ainsi vous n'avez pas pu veiller une seule heure avec moi ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » S'étant retiré derechef une seconde fois, il fit cette prière : « Mon Père, si elle ne peut pas s'éloigner sans que je la boive, que Ta volonté se fasse. » Et étant revenu, il les retrouva endormis ; leurs yeux en effet s'étaient appesantis. Et les ayant laissés, il s'en alla derechef, et pria une troisième fois, en répétant encore les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; car voici, l'heure s'approche, et le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et pendant qu'il parlait encore, voici, Judas l'un des douze survint, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Or, celui qui le livrait leur avait donné une indication en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le. » Et s'étant aussitôt approché de Jésus il dit : « Salut, Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Mais Jésus lui dit : « Camarade, sois à ce qui t'amène ! » Alors s'étant approchés ils mirent la main sur Jésus et se saisirent de lui. Et voici, l'un de ceux qui étaient avec lui ayant étendu la main tira son épée, et ayant frappé l'esclave du grand prêtre, il lui enleva l'oreille. Alors Jésus lui dit : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui auront pris l'épée périront par l'épée ; ou bien t'imagines-tu que je ne puis invoquer mon Père, et Il me fournira tout de suite plus de douze légions d'anges ? Mais dans ce cas comment les écritures se fussent-elles accomplies ? Car il faut qu'il en advienne ainsi. » En ce moment-là Jésus dit à la foule : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais assis dans le temple, occupé à enseigner, et vous ne vous êtes pas saisis de moi. Mais tout cela est advenu, afin que les écritures des prophètes fussent accomplies. » Alors tous ses disciples l'ayant abandonné s'enfuirent. Mais ceux qui s'étaient saisis de Jésus l'amenèrent chez Caiaphas le grand prêtre, où les scribes et les anciens étaient rassemblés. Or Pierre le suivait de loin jusqu'à la cour du grand prêtre, et y étant entré, il se tenait assis avec les valets pour voir la fin. Mais les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un faux témoignage contre Jésus, afin de le faire mourir, et ils n'en trouvèrent pas, quoiqu'il se fût présenté beaucoup de faux témoins. Mais à la fin il se présenta deux faux témoins qui dirent : « Celui-ci a dit : « Je peux détruire le sanctuaire de Dieu, et le rebâtir en trois jours. » Et le grand prêtre s'étant levé, lui dit : « Est-ce que tu ne réponds rien à ce dont ceux-ci témoignent contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Et le grand prêtre lui dit : « Je t'adjure, au nom du Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le fils de Dieu ? » Jésus lui dit : « C'est toi qui l'as dit. D'ailleurs je vous le déclare : dès à présent vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements en disant : « Il a blasphémé. Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voyez ; maintenant vous venez d'entendre le blasphème. Que vous en semble ? » Et eux répliquèrent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage, et ils le souffletèrent, et il y en eut qui le fustigèrent en disant : « Prophétise-nous, Christ, qui est celui qui t'a frappé. » Cependant Pierre se tenait assis dehors dans la cour, et une servante s'approcha de lui en disant : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. » Mais il le nia devant tous en disant : « J'ignore de quoi tu parles. » Et une autre le vit comme il se retirait sous le porche, et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus le Nazoréen. » Et il nia derechef en disant avec serment : « Je ne connais pas cet homme. » Et peu de temps après, ceux qui étaient là s'étant approchés dirent à Pierre : « Vraiment, tu es aussi des leurs, car ton langage encore te fait reconnaître. » Alors il se mit à proférer des imprécations et à dire : « Je jure que je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : « Avant que le coq ait chanté tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti, il pleura amèrement.
Responsorial Psalm
Psalm 91
Assis dans l'asile du Très-haut, on repose à l'ombre du Tout-puissant. Je dis à l'Éternel : O mon refuge et mon fort, ô mon Dieu en qui je me confie ! Oui, Il te dégage des rets de l'oiseleur, de la peste meurtrière ; Il te couvre de ses plumes, et sous ses ailes tu trouves un abri ; sa vérité est un bouclier et un rempart. Tu n'as pas à redouter l'épouvante de la nuit, ni la flèche qui vole durant le jour, ni la peste qui s'avance dans les ténèbres, ni la contagion qui sévit au milieu du jour. Que mille hommes tombent à ton côté, et des myriades à ta droite, tu es hors des atteintes. De tes yeux seulement tu en es spectateur, et tu assistes à la rétribution des impies. C'est, ô Éternel, que tu es mon refuge ; tu t'es choisi le Très-baut pour appui. Le malheur n'arrive point jusqu'à toi, et la plaie n'approche point ta tente. Car Il donne pour toi l'ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs bras, de peur que ton pied ne heurte contre la pierre, Tu marcheras sur le lion et la vipère, tu fouleras le lionceau et le dragon. « Puisqu'il s'attache à moi, je veux le sauver, le mettre en lieu sûr, puisqu'il connaît mon nom, Il m'invoque, et je l'exauce ; je suis près de lui dans la détresse, je le délivrerai et je le glorifierai. De longs jours je le rassasierai, et je lui ferai voir mon secours. »
Gospel
Luke 9:1-6
Or ayant appelé les douze, il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et pour guérir des maladies. Et il les envoya prêcher le royaume de Dieu et opérer des guérisons ; et il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni besace, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques ; et dans quelque maison que vous entriez, c'est là que vous devez rester et de là que vous devez sortir. Et tous ceux qui ne vous recevront pas… étant sortis de cette ville-là, secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux. » Or, étant partis, ils parcouraient les villages en annonçant la bonne nouvelle et en opérant partout des guérisons.
Responsorial Psalm
Psalm 139
Au maître chantre. Cantique de David. Éternel, tu me pénètres et me connais. Tu sais quand je m'assieds et quand je me lève, de loin tu découvres ma pensée. Tu me vois marcher et me reposer, et tu as connaissance de toutes mes voies. Car la parole n'est pas encore sur ma langue, que déjà, Éternel, tu la connais tout entière. Tu m'enserres par devant et par derrière, et tu tiens ta main sur moi. Cette science est une merveille pour moi ; elle est trop élevée, je ne puis la saisir. Où irai-je loin de ton Esprit, et où fuirai-je loin de ta face ? Si je monte aux Cieux, tu y es ; si je prends les Enfers pour ma couche, tu es là ! Si, me soulevant sur les ailes de l'aurore, j'allais me loger au bout de la mer, là aussi ta main me conduirait, et ta droite me saisirait. Et si je dis : Qu'autour de moi il n'y ait que ténèbres et que la clarté qui m'entoure se change en nuit ! les ténèbres mêmes ne seront pas sombres pour toi, et la nuit sera claire comme le jour, les ténèbres seront ce qu'est la lumière. C'est toi en effet qui as formé mes reins, m'as tissé dans le sein maternel. je te loue de la merveille de ma structure. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le reconnaît profondément. Mon corps n'était point caché à tes yeux, quand j'étais formé mystérieusement dans les entrailles de la terre, comme des fils qui s'entrelacent. Quand je n'étais qu'une matière informe, tes yeux me voyaient ; et dans ton livre étaient marqués tous ensemble mes jours déjà déterminés, lorsque aucun d'eux n'existait. Que tes pensées, ô Dieu, sont incompréhensibles pour moi ! que la somme en est immense ! Veux-je les compter, les grains de sable sont moins nombreux ; je m'éveille, et je suis encore avec toi. O Dieu, puisses-tu faire mourir l'impie ! Hommes de sang, éloignez-vous de moi ! Eux, qui parlent de toi en commettant le crime, disent ton nom pour mentir, ce sont tes ennemis. Ne haïrais-je pas, Éternel, ceux qui te haïssent, et n'aurais-je pas de l'horreur pour tes adversaires ? Je les hais d'une haine sans réserve ; ils sont des ennemis pour moi ! Sonde-moi, ô Dieu, et pénètre mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées ! Et vois si le chemin que je suis, est celui du crime, et conduis-moi sur la voie des anciens temps !
Responsorial Psalm
Psalm 148
Alléluia ! Des Cieux louez l'Éternel ! Louez-le dans les lieux très-hauts ! Louez-le, vous tous ses anges ! Louez-le, vous toutes ses armées ! Louez-le, soleil et lune ! Louez-le, vous toutes les étoiles brillantes ! Louez-le, Cieux des Cieux, et vous les eaux, qui êtes au-dessus des Cieux ! Qu'ils louent le nom de l'Éternel ! Car Il commanda, et ils furent créés, et Il les établit pour jamais, pour l'éternité ; Il leur donna des lois, et ils ne les transgressent pas. De la terre louez l'Éternel ! bêtes de la mer, et vous tous les abîmes, feu et grêle, neige et brouillard, vent des tempêtes, qui exécutez ses ordres, montagnes et toutes les collines, arbres à fruit, et vous tous les cèdres, animaux, et vous tous les bestiaux, reptiles et oiseaux ailés, rois de la terre, et vous tous les peuples, princes, et vous tous les juges de la terre, jeunes hommes et vierges, vieillards de concert avec les enfants ! Qu'ils louent le nom de l'Éternel ! Car son nom seul est éminent, sa magnificence est plus haute que la terre et les Cieux ; et Il relève la tête de son peuple, la gloire de tous ses saints, des enfants d'Israël, du peuple qui Lui tient de près. Alléluia !
Responsorial Psalm
Psalm 146
Alléluia ! Mon âme, loue l'Éternel ! Je louerai l'Éternel, tant que je vivrai ; je chanterai mon Dieu, tant que je serai. Ne vous confiez pas dans les princes, dans les enfants des hommes, qui ne peuvent secourir ! Leur souffle s'exhale, ils rentrent dans leur poudre : ce jour-là, c'en est fait de leurs plans. Heureux celui à qui le Dieu de Jacob est en aide, et dont l'espoir repose sur l'Éternel son Dieu ! Il a fait les Cieux et la terre, la mer et tout ce qu'elle contient ; Il garde fidélité éternellement ; Il rend justice aux opprimés, donne du pain à ceux qui ont faim ; l'Éternel délivre les captifs. L'Éternel ouvre les yeux aux aveugles, l'Éternel relève ceux qui sont affaissés ; l'Éternel aime les justes. L'Éternel prend les étrangers sous sa garde ; Il restaure la veuve et l'orphelin ; mais Il fait dévier la voie de l'impie. L'Éternel règne éternellement. Ton Dieu, ô Sion, subsiste dans tous les âges. Alléluia !
Evening Prayer — First Lesson
Nehemiah 9
Et le vingt-quatrième jour de ce mois-là les enfants d'Israël s'assemblèrent en jeûne, et vêtus de cilices, et ils se couvrirent de poussière. Et la race d'Israël fut séparée de tous les enfants de l'étranger. Et ils se présentèrent et confessèrent leurs péchés et les égarements de leurs pères. Et ils se levèrent à leur place et lurent dans le livre de la Loi de l'Éternel, leur Dieu, pendant le quart de la journée, et pendant l'autre quart ils firent leur confession et se prosternèrent devant l'Éternel, leur Dieu. Et à l'estrade des Lévites parurent Jésuah et Bani, Cadmiel, Sebania, Bunni, Sérébia, Bani, Chenani, et à voix forte ils crièrent vers l'Éternel, leur Dieu. Et les Lévites Jésuah et Cadmiel, Bani, Hasabnia, Sérébia, Hodia, Sebania, Pethahia, dirent : Sus ! bénissez l'Éternel, votre Dieu, de l'Éternité jusqu'à l'Éternité ! Que l'on bénisse Ton Nom glorieux élevé au-dessus de toute bénédiction et louange ! C'est Toi, Éternel, toi seul qui as fait les Cieux, les Cieux des Cieux, et toute leur armée, la terre et tout ce qui la couvre, les mers et tout ce qui est en elles. Et tu fais vivre tous ces êtres, et l'armée des Cieux t'adore. C'est toi, Éternel, ô Dieu, qui fis choix d'Abram et le tiras d'Ur en Chaldée et lui conféras le nom de Abraham. Et tu trouvas son cœur fidèle devant toi et tu conclus avec lui l'engagement de lui donner le pays des Cananéens, des Héthiens, des Amoréens et des Phérézites et des Jébusites et des Girgésiens, de le donner à sa postérité. Et tu as tenu Ta Parole, car tu es juste ! Et tu vis la misère de nos pères en Egypte et entendis leurs cris vers la mer aux Algues ; et tu opéras des signes et des miracles sur Pharaon et sur tous ses serviteurs et sur tout le peuple de son pays ; car tu savais qu'ils les traitaient avec orgueil, et tu te fis un Nom tel qu'il est aujourd'hui. Et tu partageas la mer devant eux, et ils passèrent à sec par le milieu de la mer, et ceux qui les poursuivaient, tu les abîmas dans les flots comme une pierre dans les eaux puissantes. Et dans une colonne de nuée tu les guidais le jour, et la nuit dans une colonne de feu pour leur éclairer la voie où ils avaient à marcher. Et tu descendis sur le mont Sinaï, et du Ciel tu parlas avec eux et leur donnas des lois justes, et des règles vraies, et des statuts et commandements excellents. Et tu leur révélas ton saint Sabbat, et leur prescrivis des commandements, des statuts et une Loi par l'organe de Moïse, ton serviteur. Et pour leur faim tu leur donnas un pain céleste, et pour leur soif tu leur fis sourdre l'eau du rocher. Et tu leur dis de marcher à la conquête du pays que tu avais levé la main de leur donner. Et eux, nos pères, ils furent orgueilleux et roidirent leur col et n'obéirent point à tes commandements. Et ils refusèrent l'obéissance et ne se souvinrent plus de tes merveilles que tu avais opérées pour eux, et ils roidirent leur col, et dans leur rébellion se donnèrent un chef pour rentrer sous leur esclavage. Mais tu es un Dieu qui pardonnes, clément et miséricordieux, patient et riche d'amour, et tu ne les abandonnas pas. Même quand ils se fabriquèrent un veau en fonte et dirent : Voilà ton Dieu qui t'a retiré de l'Egypte ! et qu'ils firent de grands blasphèmes, alors même, dans ton immense miséricorde, tu ne les abandonnas pas au Désert. La colonne de nuée ne leur fit point défaut le jour pour les guider dans le trajet, ni de nuit la colonne de feu pour leur éclairer la voie où ils avaient à marcher. Et tu leur donnas ton bon esprit pour les instruire, et ne refusas point ta manne à leur bouche, et tu leur fournis de l'eau pour leur soif. Et quarante ans tu les entretins au Désert ; ils n'eurent point de disette ; leurs habits ne s'usèrent point, et leurs pieds n'enflèrent point. Et tu leur livras des royaumes et des peuples, et tu les répartis dans tous les sens ; et ils conquirent le pays de Sihon, et le pays du roi de Hesbon, et le pays de Og, roi de Basan. Et tu multiplias leurs fils comme les étoiles du ciel, et tu les introduisis dans le pays que tu avais promis à leurs pères pour qu'ils en vinssent faire la conquête. Et les fils vinrent faire la conquête du pays. Et tu fis plier devant eux les habitants du pays, les Cananéens, et tu les livras à leurs mains, ainsi que leurs rois et les peuples du pays pour les traiter à leur gré. Et ils occupèrent des villes fortes et un sol gras, et s'emparèrent de maisons remplies de tous les biens, de puits creusés, de vignes, d'olivaies et d'arbres à fruit en quantité. Et ils mangèrent et se rassasièrent et s'engraissèrent et vécurent dans les délices par ta grande bonté. Mais ils furent rebelles et s'insurgèrent contre toi, et jetèrent ta Loi derrière leur dos et massacrèrent tes prophètes qui les sommaient de revenir à toi, et ils se portèrent à de grands blasphèmes. Alors tu les livras aux mains de leurs ennemis qui les opprimèrent. Mais à l'heure de leur détresse ils crièrent vers toi, et toi des Cieux tu exauças, et en vertu de la grande miséricorde tu leur accordas des libérateurs qui les sauvèrent des mains de leurs oppresseurs. Mais quand ils avaient trêve, de nouveau ils faisaient le mal devant toi ; alors tu les abandonnais aux mains de leurs ennemis qui les subjuguaient. Alors de nouveau ils criaient vers toi, et toi du ciel tu exauçais, et dans ta grande miséricorde tu les sauvas à maintes époques. Et tu les sommais de revenir à ta Loi ; mais eux ils étaient orgueilleux, et n'écoutaient point tes commandements, et ils péchaient contre tes lois, que l'homme doit pratiquer pour vivre par elles, et ils opposaient une épaule rebelle et raidissaient leur col, et n'obéissaient pas. Et tu différas avec eux de longues années et tu les sommas par ton Esprit, par l'organe de tes prophètes, mais ils ne prêtèrent point l'oreille. Alors tu les livras aux mains des peuples des nations. Mais en vertu de ta grande miséricorde tu n'en as point fini avec eux, et tu ne les as point abandonnés, parce que tu es un Dieu clément et miséricordieux. Et maintenant, ô notre Dieu, ô toi, le Grand Dieu, le puissant et le redoutable, qui gardes l'alliance et la grâce, ne tiens pas pour peu de chose toute la tribulation qui nous a atteints, nous, nos Rois, nos Chefs et nos Prêtres et nos Prophètes, et nos pères et tout ton peuple, depuis le jour des rois d'Assyrie jusqu'à ce jour. Mais tu as été juste dans tout ce qui nous est advenu ; car tu agis fidèlement, et c'est nous qui sommes coupables. Et nos Rois, nos Chefs, nos Prêtres et nos pères n'ont point pratiqué ta Loi, ni pris garde à tes commandements et à tes sommations par lesquelles tu les as adjurés. Et dans leur gouvernement et au milieu des bienfaits nombreux dont tu les as comblés, et dans le pays spacieux et fertile que tu avais mis à leur disposition, ils ne t'ont point servi, et n'ont point renoncé à leurs mauvaises œuvres. Voici, nous sommes aujourd'hui esclaves, et dans le pays que tu as donné à nos pères, pour jouir de ses fruits et de ses biens, voilà que nous y sommes esclaves ; et il multiplie ses produits pour les rois que tu as établis sur nous à cause de nos péchés. Et ils dominent sur nos personnes et sur notre bétail, selon leur bon plaisir, et nous sommes dans une grande angoisse. Et avec tout cela nous stipulâmes un pacte que nous mîmes par écrit et qui fut revêtu du seing de nos Chefs, de nos Lévites, de nos Prêtres.
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Acts 28
Et, quand nous nous fûmes tirés d'affaire, nous reconnûmes que l'île s'appelait Malte ; et les barbares nous montrèrent une humanité plus qu'ordinaire ; car, ayant allumé un feu, ils nous en firent tous approcher à cause de la pluie qui était tout à coup survenue, et à cause du froid. Or Paul ayant saisi un paquet de broussailles et l'ayant mis dans le feu, la chaleur en fit sortir une vipère qui s'attacha à sa main ; mais, lorsque les barbares virent l'animal suspendu à sa main, ils se dirent entre eux : « Certainement cet homme est un meurtrier que la Justice n'a pas voulu laissé vivre, après qu'il est sorti de la mer sain et sauf. » Quant à lui, ayant secoué l'animal dans le feu, il ne ressentait aucun mal, tandis que ces gens s'attendaient à ce qu'il enflerait ou tomberait mort incontinent. Mais, après avoir longtemps attendu, voyant qu'il ne lui arrivait aucun mal, ils changèrent d'opinion et dirent que c'était un dieu. Or, dans les environs de ce lieu-là se trouvaient des propriétés appartenant au premier personnage de l'île, appelé Poplius, qui nous fit un bon accueil et nous hébergea amicalement pendant trois jours. Or il advint que le père de Poplius était retenu au lit par des accès de fièvre et par une dyssenterie ; Paul, s'étant rendu auprès de lui, lui imposa les mains après avoir prié et le guérit ; là-dessus tous ceux qui, dans l'île, avaient des infirmités accoururent, et ils étaient guéris ; ils nous rendirent aussi toute sorte d'honneurs, et, quand nous partîmes, ils nous fournirent ce dont nous avions besoin. Ce fut au bout de trois mois que nous partîmes sur un navire d'Alexandrie qui avait hiverné dans l'île et qui portait le signe des Dioscures. Arrivés à Syracuse, nous y restâmes trois jours ; et de là, rangeant la côte, nous vînmes à Rhegio. Le lendemain, un vent du sud s'étant levé, nous arrivâmes en deux jours à Pouzzoles, où nous trouvâmes des frères qui nous pressèrent de rester avec eux sept jours, et c'est ainsi que nous arrivâmes à Rome. De cette dernière ville vinrent à notre rencontre, jusques au Forum d'Appius et aux Trois-Tavernes, des frères qui avaient entendu parler de nous ; leur vue fut pour Paul une occasion de rendre grâces à Dieu et de prendre courage. Lorsque nous fûmes entrés dans Rome, on permit à Paul de demeurer seul avec le soldat qui le gardait. Cependant, au bout de trois jours, il convoqua les principaux des Juifs, et, quand ils furent réunis, il leur dit : « Frères, moi qui n'avais commis aucun crime, ni contre le peuple, ni contre les coutumes de nos pères, on m'a, de Jérusalem, livré comme prisonnier entre les mains des Romains, qui, après m'avoir interrogé, voulaient m'élargir parce qu'il n'y avait rien en moi qui méritât la mort ; mais, les Juifs s'y étant opposés, j'ai été forcé d'en appeler à l'empereur, sans avoir toutefois l'intention de porter aucune plainte contre ma nation. C'est pourquoi donc je vous ai mandés afin de vous voir et de vous parler, car c'est à cause de l'espérance d'Israël que je porte cette chaîne. » Mais ils lui dirent : « Nous n'avons reçu à ton sujet aucune lettre de Judée, et il n'est venu aucun frère qui ait transmis sur ton compte un rapport ou un bruit défavorable ; mais nous désirons apprendre de toi quelles sont tes opinions, car, quant à cette secte, nous savons qu'elle est partout contredite. » Ayant pris jour avec lui, ils se rendirent en plus grand nombre auprès de lui dans la maison de son hôte, et, du matin jusqu'au soir, il leur exposait, en rendant témoignage, le royaume de Dieu, cherchant à les persuader, d'après la loi de Moïse et les prophètes, de ce qui concerne Jésus. Et les uns se laissaient convaincre par ses paroles, tandis que les autres demeuraient incrédules. Comme ils étaient en désaccord entre eux, ils se séparèrent, après que Paul eut cité une seule autorité : « L'esprit saint a admirablement parlé par Ésaïe le prophète à vos pères, lorsqu'il dit : Va vers ce peuple, et dis : Vous entendrez par l'ouïe et vous ne comprendrez certainement pas, et en voyant vous verrez et vous n'apercevrez certainement pas, car le cœur de ce peuple s'est épaissi, et ils ont difficilement ouï avec les oreilles, et ils ont fermé leurs yeux ; de peur qu'ils ne voient avec les yeux et qu'ils n'entendent avec les oreilles, et qu'ils ne comprennent avec le cœur, et qu'ils ne se convertissent, et Je les guérirai. Sachez donc que ce salut de Dieu a été envoyé aux Gentils ; pour eux, certes, ils l'écouteront. » [Et quand il eut ainsi parlé, les Juifs s'en allèrent en ayant entre eux une vive discussion.] Or, il resta deux années entières dans son logement à lui, et il recevait tous ceux qui venaient le voir, prêchant le royaume de Dieu et enseignant, avec une pleine assurance, ce qui concernait le seigneur Jésus-Christ, sans qu'on l'en empêchât.
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Romans 5
Ayant donc été justifiés par la foi, soyons en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par lequel nous avons aussi obtenu l'accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous nous enorgueillissons à cause de l'espérance de la gloire de Dieu, et non seulement à cause de cela, mais encore nous nous enorgueillissons des tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, et la patience le mérite, et le mérite l'espérance. Or l'espérance ne trompe pas, parce que l'amour de Dieu a été versé dans nos cœurs par l'Esprit saint qui nous a été donné, s'il est vrai que Christ, alors que nous étions encore faibles, est mort au moment voulu pour des impies. C'est à grand'peine, en effet, que quelqu'un mourra pour un juste, car il se peut bien faire que quelqu'un se décide à mourir pour l'homme de bien ; mais Il prouve Son amour envers nous, par ce fait-ci, que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous ; à combien plus forte raison par conséquent, maintenant que nous avons été justifiés par son sang, serons-nous préservés par lui de la colère ? Car, si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de Son Fils, à combien plus forte raison, une fois que nous avons été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie ! Non seulement nous le serons, mais ce sera encore en nous enorgueillissant en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par lequel nous avons maintenant obtenu la réconciliation. C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue à tous les hommes, parce que tous ont péché, car jusques à la loi le péché a été dans le monde ; … mais le péché n'est pas imputé là où n'est pas la loi, et cependant la mort a régné depuis Adam jusques à Moïse, même sur ceux qui n'ont pas commis de péchés semblables à la transgression d'Adam, lequel est l'image de celui qui devait venir… Mais il n'en est pas du pardon gratuit comme de la faute ; car si par la faute d'un seul tous les autres sont morts, à combien plus forte raison la grâce de Dieu et Son don gratuit se sont-ils abondamment répandus par la grâce d'un seul homme, Jésus-Christ, sur tous les autres ! Et il n'en est pas de ce don comme de ce qui est advenu par le fait d'un seul qui a péché ; car tandis que c'est par une seule faute que le jugement est devenu condamnation, c'est en revanche par plusieurs fautes que le pardon gratuit est devenu acquittement. En effet, si, par la faute d'un seul, la mort a régné par lui seul, à combien plus forte raison ceux qui reçoivent en abondance la grâce et la justice, régneront-ils dans la vie par le seul Christ-Jésus ! Ainsi donc, comme une seule faute a valu à tous les hommes la condamnation, de même aussi un seul acquittement a valu à tous les hommes la justification qui donne la vie ; car, comme par la désobéissance d'un seul homme tous les autres ont été constitués pécheurs, de même aussi par l'obéissance d'un seul tous les autres seront constitués justes. Or la loi est intervenue afin que la faute abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ; afin que, comme le péché a régné dans la mort, de même aussi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle par Christ-Jésus notre Seigneur.
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Hebrews 11:17-31
C'est par la foi qu'Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac en sacrifice, et qu'il offrit son fils unique ; lui, qui avait accepté les promesses, et auquel il avait été dit : « C'est en Isaac que se réalisera pour toi le nom de postérité ; » mais il pensa que Dieu peut relever, même d'entre les morts ; d'entre lesquels (figurément, il est vrai,) il recouvra son fils. C'est par la foi, et en vue de l'avenir, qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü. C'est par la foi que Jacob, en mourant, bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, en s'appuyant sur l'extrémité de son bâton. — C'est par la foi que Joseph, en mourant, fit mention de la sortie des fils d'Israël, et donna des ordres relatifs à ses propres ossements. C'est par la foi que Moïse, après sa naissance, fut, pendant trois mois, tenu caché par ses parents (car ils voyaient la beauté de l'enfant), et qu'ils ne craignirent point le décret du roi. C'est par la foi que Moïse, étant devenu grand, se refusa à être appelé le fils d'une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu, que de goûter momentanément une jouissance coupable, et regardant comme une richesse plus grande que les trésors de l'Egypte l'opprobre de Christ, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C'est par la foi qu'il quitta l'Egypte, sans redouter le courroux du roi, car il tint ferme comme s'il voyait l'Invisible. C'est par la foi qu'il institua la pâque et l'aspersion du sang, afin que l'exterminateur ne touchât pas leurs premiers-nés. C'est par la foi qu'ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, tandis que les Égyptiens qui s'y risquèrent furent engloutis. C'est par la foi que les murs de Jéricho tombèrent, après avoir été investis pendant sept jours. C'est par la foi que Rahab l'impudique ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait pacifiquement reçu les espions.
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3 John 7:1-10
Gospel
Mark 10
Et s'étant éloigné de là, il vient dans le territoire de la Judée et au delà du Jourdain, et une foule accourt de nouveau vers lui, et selon sa coutume il les enseignait de nouveau. Et des pharisiens s'étant approchés lui demandaient : « Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? » voulant ainsi le mettre à l'épreuve. Mais il leur répliqua : « Que vous a prescrit Moïse ? » Et ils lui dirent : « Moïse a permis de rédiger un acte de divorce, et de répudier. » Mais Jésus leur dit : « C'est à cause de votre dureté de cœur qu'il vous a donné ce commandement ; mais à l'origine de la création Il les fit mâle et femelle ; à cause de cela l'homme quittera son père et sa mère, et les deux deviendront une seule chair ; en sorte qu'ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ainsi donc que ce que Dieu a conjoint, l'homme ne le sépare pas. » Et de retour à la maison les disciples l'interrogeaient sur ce sujet ; et il leur dit : « Celui qui aura répudié sa femme, et en aura épousé une autre, est coupable d'adultère envers elle ; et si elle-même, après avoir répudié son mari, en épouse un autre, elle commet un adultère. » Et on lui amenait de petits enfants afin qu'ils les touchât ; mais les disciples leur en firent des remontrances. Or Jésus l'ayant vu en fut indigné, et leur dit : « Laissez les petits enfants venir à moi ; ne les en empêchez pas, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume de Dieu ; en vérité je vous le déclare, celui qui n'aura pas reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera certainement point. » Et, les ayant serrés dans ses bras, il les bénit en posant les mains sur eux. Et au moment où il se remettait en chemin, quelqu'un accourut, et se jetant à ses genoux il lui demandait : « Bon maître, que ferai-je pour hériter la vie éternelle ? » Mais Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon, si ce n'est un seul, Dieu. Tu connais les commandements : Ne tue point ; ne commets point d'adultère ; ne dérobe point ; ne fais point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » Et l'autre lui dit : « Maître, j'ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. » Or Jésus l'ayant regardé l'aima, et lui dit ; « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu possèdes, et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel, puis viens, suis-moi. » Mais-lui, chagriné de cette parole, s'en alla tout triste, car il avait de nombreuses propriétés. Et Jésus, ayant porté autour de lui ses regards, dit à ses disciples : « Avec quelle difficulté ceux qui possèdent les richesses entreront-ils dans le royaume de Dieu ! » Mais les disciples étaient terrifiés de son langage ; sur quoi Jésus, prenant derechef la parole leur dit : « Mes enfants, qu'il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile qu'un chameau entre par le trou de l'aiguille, qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu. » Mais ils étaient encore plus stupéfaits, et ils lui disaient : « Et qui peut être sauvé ? » Jésus, ayant fixé sur eux ses regards, leur dit : « Quant aux hommes, cela est impossible, mais non quant à Dieu ; car tout est possible quant à Dieu. » Pierre se mit à lui dire : « Voici, pour nous, nous avons tout abandonné, et nous t'avons suivi. » Jésus lui dit : « En vérité je vous le déclare, il n'est personne qui, ayant abandonné maison, ou frères, ou sœurs, ou mère, ou père, ou enfants, ou champs, à cause de moi et de l'évangile, ne reçoive au centuple maintenant dans ce temps-ci maisons, et frères et sœurs, et mères, et enfants, et champs, avec des persécutions, et dans le siècle à venir la vie éternelle. Mais plusieurs seront des premiers, quoique des derniers, et les derniers, quoique des premiers. » Or ils étaient en chemin pour monter à Jérusalem, et Jésus les précédait, et ils étaient terrifiés ; mais il y en eut qui le suivaient avec effroi. Et ayant derechef pris à lui les douze, il se mit à leur annoncer ce qui allait lui arriver : « Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux Gentils, et ils le bafoueront, et ils cracheront sur lui, et ils le fustigeront, et ils le mettront à mort, et au bout de trois jours il ressuscitera. » Et Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, s'approchent de lui, en lui disant : « Maître, nous désirons que tu fasses pour nous tout ce que nous te demanderons. » Et il leur dit : « Que désirez-vous que je fasse pour vous ? » Et ils lui dirent : « Accorde-nous d'être assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche dans ta gloire. » Mais Jésus leur dit : « Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je dois boire, ou être baptisés du baptême dont moi je dois être baptisé ? » Et ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Mais Jésus leur dit : « Vous boirez la coupe que moi je dois boire, et vous serez baptisés du baptême dont moi je dois être baptisé ; mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne dépend pas de moi de l'accorder, sauf à ceux pour-lesquels cela a été préparé. » Ce que les dix ayant entendu, ils commencèrent à s'indigner contre Jacques et Jean ; et Jésus les ayant appelés à lui leur dit : « Vous savez que ceux qui s'imaginent commander aux peuples les tyrannisent, et que leurs grands les oppriment ; mais il n'en est pas de même parmi vous ; au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous sera l'esclave de tous. En effet le fils de l'homme non plus n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie comme une rançon pour plusieurs. » Et ils arrivent à Jéricho, et comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, se trouvait assis sur le bord du chemin. Et ayant ouï que c'était Jésus le Nazarénien, il se mit à s'écrier : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! » Et plusieurs lui faisaient des remontrances, afin de le faire taire, mais il criait beaucoup plus fort : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Et Jésus s'étant arrêté, dit : « Appelez-le. » Et ils appellent l'aveugle, en lui disant : « Prends courage, lève-toi, il t'appelle. » Et lui, ayant jeté son manteau, vint en sautant auprès de Jésus. Et Jésus prenant la parole lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Et l'aveugle lui dit : « Rabbouni, que je recouvre la vue ? » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t'a guéri. »
Evening Prayer — Second Lesson
1 Corinthians 11
Soyez mes imitateurs, comme je suis moi-même celui de Christ ! Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez les traditions, telles que je vous les ai transmises. Je veux cependant que vous sachiez que la tête de tout homme c'est Christ, tandis que la tête d'une femme, c'est son mari, et que la tête de Christ, c'est Dieu. Tout homme qui prie ou qui prophétise en ayant la tête recouverte, déshonore sa tête, tandis que toute femme qui prie ou qui prophétise sans avoir la tête voilée, déshonore sa propre tête ; car elle est une seule et même chose que la femme qui est rasée. En effet, si la femme n'est pas voilée, il faut qu'elle se fasse tondre ou qu'elle se fasse raser ; mais s'il est honteux pour une femme d'être tondue ou rasée, il faut qu'elle soit voilée. En effet, si l'homme ne doit pas, parce qu'il est l'image et la gloire de Dieu, avoir la tête voilée, la femme en revanche est la gloire de l'homme ; — en effet l'homme n'est pas issu de la femme, mais la femme de l'homme, car l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l'homme ; — c'est pourquoi la femme doit avoir une suprématie sur la tête à cause des anges. Néanmoins, ni la femme n'existe séparément de l'homme, ni l'homme séparément de la femme, dans le seigneur ; car, de même que la femme est issue de l'homme, de même aussi l'homme naît par l'entremise de la femme, mais le tout procède de Dieu. Jugez-en par vous-mêmes : est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée ? La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que si l'homme porte une longue chevelure, c'est une honte pour lui, tandis que si la femme porte une longue chevelure, c'est une gloire pour elle, parce que la chevelure lui a été donnée en guise de voile. Mais si quelqu'un paraît disposé à contester, pour nous, telle n'est pas notre habitude, non plus que celle des églises de Dieu. Or ce sont ici des ordres, et non des éloges, que j'ai à vous donner, car vous faites tourner vos réunions, non à votre amélioration, mais à votre détriment. J'apprends en effet, en premier lieu, que, lorsque vous vous réunissez en assemblée d'église, il existe des divisions parmi vous, — et je le crois en partie, car il faut qu'il y ait aussi des schismes parmi vous, afin que l'on reconnaisse aussi ceux qui chez vous ont tenu bon ; — lors donc que vous vous réunissez ensemble, on ne peut pas manger un repas dominical, car, en mangeant, chacun prend pour lui-même son propre repas, en sorte que l'un est affamé, tandis que l'autre est ivre. Est-ce que vous n'avez pas des maisons pour y manger et boire ? Ou bien méprisez-vous l'église de Dieu, et voulez-vous outrager les indigents ? Que vous dirai-je ? Est-ce que je vous loue ? Sur ce point, je ne vous loue pas, car j'ai moi-même reçu du seigneur ce que je vous ai aussi transmis, c'est que le seigneur, dans la nuit où il fut livré, prit un pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous, faites ceci en mémoire de moi ; » de même aussi la coupe après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, faites ceci, toutes les fois que vous en buvez, en mémoire de moi. » Toutes les fois, en effet, que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du seigneur, jusques à ce qu'il soit venu ; en sorte que quiconque aura mangé le pain, ou bu la coupe du seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du seigneur. Mais que chacun s'examine lui-même, et qu'en conséquence il mange le pain et boive la coupe, car celui qui mange et boit mange et boit pour lui-même une condamnation, s'il ne reconnaît pas ce qu'est le corps ; c'est pourquoi il y en a plusieurs parmi vous qui sont infirmes et malades, et qu'un grand nombre sont morts. Mais si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés ; toutefois en étant jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur afin de n'être pas condamnés avec le monde. Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres ; si quelqu'un a faim qu'il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour votre condamnation. Quant au reste, dès que je serai arrivé, je le réglerai.
Gospel
Luke 13:1-17
Or, en ce moment même, quelques personnes vinrent lui faire un rapport sur ces Galiléens, dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs victimes. Et il leur répliqua : « Vous imaginez-vous que ces Galiléens fussent plus pécheurs que tout le reste des Galiléens, parce qu'ils ont souffert de la sorte ? Non, vous dis-je, mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de même. Ou bien, ces dix-huit individus sur lesquels est tombée la tour dans les environs de Siloam, et qui en sont morts, vous imaginez-vous qu'ils fussent plus coupables que tous les hommes qui habitent Jérusalem ? Non, vous dis-je, mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de la même manière. » Or il disait cette parabole : « Quelqu'un possédait un figuier planté dans sa vigne, et il vint y chercher du fruit et n'en trouva pas ; or il dit au vigneron : « Voici trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et que je n'en trouve point ; coupe-le ; pourquoi occupe-t-il encore inutilement la place ? » Mais l'autre lui répliqua : « Seigneur, laisse-le encore cette année, jusques à ce que j'aie creusé alentour et que j'y aie mis du fumier ; peut-être portera-t-il du fruit l'an qui vient ; autrement tu le feras couper. » Or il enseignait dans une des synagogues le jour du sabbat ; et voici une femme possédée depuis dix-huit ans d'un esprit qui la rendait infirme, en sorte qu'elle se tenait courbée sans pouvoir se redresser du tout. Mais Jésus l'ayant vue, l'appela et lui dit : « Femme, sois délivrée de ton infirmité ! » Et il lui imposa les mains, et immédiatement elle se redressa, et elle glorifiait Dieu. Mais le chef de la synagogue indigné de ce que Jésus avait opéré une guérison le jour du sabbat, disait à la foule : « Il y a six jours pendant lesquels il faut travailler, venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Mais le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites, est-ce que chacun de vous ne détache pas de la crèche son bœuf ou son âne le jour du sabbat, pour le mener boire ? Et celle-ci, qui est une fille d'Abraham, et que Satan tenait liée voici dix-huit ans, il ne fallait pas la détacher de cette chaîne le jour du sabbat ! » Et pendant qu'il parlait ainsi tous ses adversaires étaient couverts de confusion, et toute la foule se réjouissait de toutes les merveilles opérées par lui.
Gospel
John 10:11-18
C'est moi qui suis le bon berger ; le bon berger sacrifie sa propre vie pour ses brebis ; le mercenaire, qui n'est pas un berger et auquel les brebis n'appartiennent pas en propre, voit le loup venir, et il abandonne les brebis, et il s'enfuit, et le loup les enlève et les disperse, car c'est un mercenaire, et il n'a cure des brebis. C'est moi qui suis le bon berger, et je connais celles qui sont à moi, et celles qui sont à moi me connaissent comme mon Père me connaît et que moi je connais mon Père ; et je sacrifie ma propre vie pour mes brebis. Je possède encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos ; il faut que je les amène aussi, et elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. Mon Père m'aime, parce que moi je sacrifie ma vie, afin de la reprendre ; personne ne me l'a enlevée, mais je la sacrifie de moi-même ; j'ai le pouvoir de la sacrifier, et j'ai le pouvoir de la reprendre ; j'ai reçu cet ordre de mon Père. »
Gospel
Acts 9
Or Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, vint trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il trouvait quelques adhérents de la doctrine, hommes et femmes, il les ramenât chargés de chaînes à Jérusalem. Et, comme il était en chemin, il advint, lorsqu'il approchait de Damas, que, tout à coup, une lumière venue du ciel l'enveloppa comme un éclair, et qu'étant tombé à terre il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » Mais il dit : « Qui es-tu, Seigneur ? » Et lui : « Je suis Jésus que tu persécutes ; mais lève-toi, et entre dans la ville, et l'on te dira ce qu'il faut que tu fasses. » Or les hommes qui faisaient route avec lui étaient demeurés muets ; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne. Cependant Paul se releva de terre, mais, les yeux ouverts, il ne voyait rien, et ce fut en le conduisant par la main qu'on le fit entrer à Damas. Il resta trois jours sans voir clair, et il ne mangeait ni ne buvait. Or il y avait à Damas un disciple nommé Ananias, et le seigneur lui dit, dans une vision : « Ananias ! » et il dit : « Me voici, Seigneur ! » Mais le Seigneur lui dit : « Lève-toi, et va dans la rue appelée droite et cherche, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse ; car, voici, il est en prière, et il a vu en vision un homme nommé Ananias, qui entrait et lui imposait les mains, afin qu'il recouvrât la vue. » Mais Ananias répliqua : « Seigneur, j'ai ouï parler à bien des gens de tous les maux que cet homme a fait souffrir à tes saints dans Jérusalem ; et il apporte ici une autorisation des grands prêtres pour charger de chaînes tous ceux qui invoquent ton nom. » Mais le seigneur lui dit : « Va, parce que cet homme est pour moi un instrument de choix destiné à porter mon nom devant les Gentils et devant des rois, et devant les fils d'Israël ; car je lui montrerai tout ce qu'il faut qu'il souffre pour mon nom. » Là-dessus Ananias s'en vint et entra dans la maison, et, lui ayant imposé les mains, il dit : « Saul, mon frère, c'est le Seigneur qui m'a envoyé, — Jésus qui t'est apparu sur la route par laquelle tu venais, — afin que tu recouvres la vue et que tu sois rempli d'esprit saint. » Et aussitôt il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue, et s'étant levé il fut baptisé, et ayant pris de la nourriture il se fortifia.Or il demeura quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas, et il prêchait immédiatement Jésus dans les synagogues en disant : « C'est lui qui est le fils de Dieu. » Mais tous ceux qui l'entendaient étaient dans l'étonnement, et ils disaient : « N'est-ce pas cet homme qui maltraitait dans Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et qui était venu ici dans le but de les amener chargés de chaînes devant les grands prêtres ? » Quant à Saul, il prenait toujours plus de puissance, et il confondait les Juifs qui habitaient Damas en démontrant cette vérité : « C'est lui qui est le Christ. » Mais, au bout d'un certain temps, les Juifs complotèrent de le faire périr ; mais leur projet vint à la connaissance de Saul. Or on faisait même la garde aux portes, jour et nuit, afin de le faire périr ; mais ses disciples le prirent de nuit, et le firent descendre par la muraille en le dévalant dans une corbeille. Cependant, quand il fut arrivé à Jérusalem, il tâchait de frayer avec les disciples, et tous le craignaient, ne croyant pas qu'il fût disciple. Mais Barnabas s'étant emparé de lui le conduisit auprès des apôtres, et il leur raconta comment sur la route il avait vu le seigneur, et que celui-ci lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché avec assurance au nom de Jésus. Et il était en rapport avec eux dans Jérusalem, prêchant avec assurance au nom du seigneur ; et il parlait et discutait avec les Hellénistes ; mais ceux-ci tâchaient de le faire périr. Ce que les frères ayant su, ils le conduisirent à Césarée, et l'envoyèrent à Tarse. Tandis que l'Église était donc en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s'édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et qu'elle s'accroissait par l'assistance du Saint Esprit, il advint que Pierre, qui faisait une tournée, arriva aussi auprès des frères qui habitaient Lydda, et il y trouva un homme nommé Énée couché depuis huit ans sur un grabat, et qui était paralytique ; et Pierre lui dit : « Énée, Jésus-Christ te guérit ; lève-toi, et fais-toi toi-même ton lit. » Et aussitôt il se leva, et tous ceux qui habitaient Lydda et la plaine de Saron le virent, lesquels se convertirent au seigneur. Or il y avait à Joppé, parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui, étant traduit, signifie Gazelle ; elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu'elle faisait ; mais il advint qu'en ce temps-là elle tomba malade et mourut ; après l'avoir lavée on la déposa dans une chambre haute ; mais, comme Lydda est près de Joppé, les disciples ayant appris que Pierre était dans cette ville, dépêchèrent auprès de lui deux hommes pour lui dire avec instances : « Ne tarde pas à venir jusques à nous. » Or Pierre s'étant levé revint avec eux. Dès qu'il fut arrivé, on le conduisit dans la chambre haute, et là se présentèrent à lui toutes les veuves en larmes, qui lui montraient toutes les tuniques et les manteaux auxquels Gazelle travaillait pendant qu'elle était avec elles. Mais Pierre fit sortir tout le monde, et, s'étant mis à genoux, il fit une prière, puis, s'étant tourné vers le corps, il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Celle-ci ouvrit les yeux, et ayant vu Pierre, elle s'assit ; mais il lui donna la main, et la fit mettre debout, et, ayant appelé les saints et les veuves, il la leur présenta vivante. Cela fut connu de tout Joppé, et plusieurs crurent au seigneur. Or il resta plusieurs jours à Joppé chez un certain Simon corroyeur.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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